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Nouvelles

« Le Bénin n’est pas en proie au terrorisme », selon Wilfried Léandre Houngbédji
  Wilfried Léandre Houngbédji, porte-parole du gouvernement, a affirmé que le terrorisme est sous contrôle au Bénin. Face à la presse, ce 15 juillet 2022, il a éclairé la lanterne des hommes des médias sur ce sujet qui agite l’actualité depuis quelques semaines. Depuis quelques mois le Bénin subit des actes de terrorisme qui troublent la quiétude de la population, en particulier celle du Nord. Cette partie du pays constitue actuellement la zone d’action des terroristes qui sèment la terreur dans les différentes localités frontalières. Malgré les nombreux cas de décès enregistrés, le porte-parole du gouvernement est convaincu que « le Bénin n’est pas en proie au terrorisme ». A son avis, « nous faisons davantage de dégâts dans leur rang. C’est cela qui montre que l’Etat est présent ». Il estime « que le pays accorde une riposte, une réponse à la hauteur de la forfaiture des auteurs de ces genres d’actes ». A l’en croire, le Bénin maîtrise la situation et est présent au front. Il explique que « les personnes qui s’adonnent à ce genre d’acte n’ont même pas eu la possibilité de venir s’installer chez nous ». « On ne peut pas dire que nous sommes en proie au terrorisme », déduit-il. Les dirigeants sont engagés à travailler en étroite collaboration avec les forces de défense et de sécurité, avec la contribution de la population afin de stopper toute personne mal intentionnée qui va s’en prendre à la sécurité, aux citoyens et à l’intégrité de la Nation. « Les réponses appropriées sont là et vont monter en puissance avec les équipements de pointe, les équipements dédiés que nous sommes en train de chercher », a assuré le secrétaire général du gouvernement. Actualités 15 juil. 2022


Héritage World Cup 2022 : Cotonou Golf Club porte haut l’étendard du Bénin
Deux golfeurs de Cotonou Golf Club (Cgc) ont représenté dignement le Bénin à l’édition 2022 d’Héritage World Cup du 4 au 9 juillet dernier en Ile Maurice. Il s’agit de Zwane Glen et Daeyeon Yung alias ‘’Yégué’’ qui ont porté haut l’étendard du Bénin en le hissant dans le top 10 des meilleures nations de cette compétition internationale. En finale de l’édition 2022 d’Héritage World Cup du 4 au 9 juillet dernier en Ile Maurice, le Bénin, à travers deux de ses emblématiques golfeurs, sociétaires de Cotonou Golf Club, Zwane Glen et Daeyeon Yung alias ‘’Yégué’, a réussi à s’inscrire dans le top 10 des meilleures nations de cette compétition. Au terme de la compétition, les golfeurs béninois ont réalisé un score de 278. Ils ont fait parler du Bénin au milieu des nations comme l’Espagne, la France, le Mozambique, l’Indonésie, le Ghana, le Maroc, le Japon, la Belgique et autres. Cette performance, à cette compétition de Golf amateur qui rassemble plus de 20 pays pour une finale internationale, n’est pas le fruit d’un hasard. Selon ces golfeurs, c’est un exploit pour des joueurs qui viennent d’un pays sans parcours professionnel d’atteindre ce niveau. « En vérité, cette performance au Heritage World Cup est la résultante des sacrifices consentis par les joueurs de Cotonou Golf Club, du sérieux qui caractérise les membres du club, de leur volonté de révéler le Bénin à travers le golf combinés à leur assiduité dans le travail », a confié Daeyeon Yung alias ‘’Yégué. Pour lui, cette prouesse est le fruit des compétitions comme le tournoi dénommé « Trophées Aom » du nom du vice-président, Michel Olufèmi Awunou ; le tournoi Moov sponsorisé par l’un des plus grands partenaires du club, le tournoi Deloitte et autres qui s’organisent au plan local à la fin de chaque mois? Sports 15 juil. 2022


Base militaire française au Bénin : L'ambassadeur de France dément
Des informations faisant état de ce que la France, chassée du Mali, a installé l’une de ses bases militaires au nord Bénin, avaient fait le tour de plusieurs médias sociaux il y a quelques semaines. A la faveur d’une interview à La Nation, l’ambassadeur de France au Bénin, Marc Vizy réfute et dénonce une infox fabriquée depuis des usines à troll pour nuire à la réputation de son pays.
« …On a lu qu’il y a des bases françaises au Bénin. Vous en avez vu ? Il n’y en a pas et il n’est pas question qu’il y en ait », martèle l'ambassadeur avant de préciser, par contre, qu’ « il y a bien quelques militaires français qui viennent donner des formations au Bénin et une poignée de coopérants qui aident dans l’armée béninoise. C’est tout ». Marc Vizy n’arrive pas à croire que tout le monde voit cette infox comme une vérité. Mais le mensonge ne s’arrête pas là, déplore-t-il. « On va expliquer que l’armée française est présente au Burkina Faso ou au Bénin pour exploiter les mines d’or. Ça doit faire peut-être 60 ans qu’il n’y a plus d’entreprises en France qui exploitent de l’or. Il n’y en a plus. Même en Guyane, territoire français, où il y a de l’or, ce sont les entreprises canadiennes qui y sont présentes. Donc, on raconte absolument n’importe quoi tout le temps, et ça c’est alimenté », regrette le diplomate français. Avant d’évoquer le cas du Bénin, l’ambassadeur a donné l’exemple du Mali où « on fait porter le chapeau » de la situation sécuritaire du pays à la France. « Et puis, il y a des Etats pour ne pas nommer la Russie qui ont décidé de dénigrer l’action de la France aux yeux de ses partenaires africains. Et nous, nous ne sommes pas naïfs, nous savons très bien qui paye combien à qui pour faire des usines à troll pour diffuser n’importe quels types d’infox sur la France », fait savoir Marc Vizy qui informe, par ailleurs, que la stratégie de son pays en termes de partenariats avec les pays africains reste la « persuasion ».
Actualités 14 juil. 2022


Secteur de la santé : les inégalités salariales entre hommes et femmes relevés
  Selon un rapport conjoint de l'Organisation internationale du Travail (Oit) et de l'Organisation mondiale de la Santé (Oms), au niveau mondial, environ 67,2 % des travailleurs dans ce secteur de la santé et des soins étaient des femmes en 2020 alors qu’il était d’environ 70,3 % en 2013. Cela indique que plus d'hommes ont rejoint le domaine au cours de cette période. Malgré cela, l’écart de 24 % constaté entre le salaire des hommes et celui des femmes, dans la profession, révèle que l’inégalité est plus importante que dans les autres secteurs économiques. Intitulé « L’Écart salarial entre hommes et femmes dans le secteur de la santé et des soins : Analyse de la situation dans le monde à l’ère du Covid-19 le document rédigé conjointement par l’Oms et l’Oit, constate que, malgré la pandémie de Covid-19 et le rôle crucial joué par les travailleurs de la santé et des soins, l'égalité salariale n'a connu que des améliorations marginales entre 2019 et 2020. Une grande partie de l'écart salarial est inexpliquée. On se demande s’il est lié à la discrimination à l'égard des femmes qui représentent 67 % du personnel de ce secteur d’activité. Source d’emploi Dans presque tous les pays et territoires du monde, le secteur de la santé et des soins constitue une source d'emploi majeure. Les travailleurs de ce domaine représentent environ 3,4 % de l'emploi mondial total. Les estimations montrent clairement que le domaine constitue une source importante d'emplois pour les femmes dans les régions où elles représentent 40 % ou plus de la population active. Ecart de salaire lié au genre L’analyse exhaustive sur les inégalités salariales entre hommes et femmes dans le domaine de la santé, révèle un écart de rémunération brut d'environ 20%. La différence passe à 24 % si l'on tient compte de facteurs tels que l'âge, l'éducation et le temps de travail. Ces résultats montrent que les femmes sont sous-payées par rapport aux hommes sur le marché du travail. Inégalités au niveau mondial et régional Le secteur représente environ 10 % de l'emploi total dans les pays à haut revenu, contre moins de 1,0 % dans les pays à faible revenu. Dans toutes les régions, la proportion d'emploi dans le secteur par rapport à l'emploi total est la plus faible en Afrique, en Asie et dans le Pacifique (1,6 %) et la plus élevée en Europe et en Asie centrale (8,8 %). Elle représente 3,7% dans les États arabes et 7,4% dans les Amériques. Mères de famille pénalisées Des pénalités supplémentaires semblent être attribuées aux mères travaillant dans le secteur car les écarts de rémunération sont particulièrement importants pendant les années de procréation d'une femme. Les différences persistent durant le reste de la vie professionnelle. Le rapport indique qu'un partage plus équitable des tâches familiales entre les hommes et les femmes pourrait, dans de nombreux cas, amener les femmes à faire des choix professionnels différents. Origine des écarts Selon le rapport, les raisons pour lesquelles les femmes sont moins payées que les hommes à profil similaire sur le marché du travail dans le secteur de la santé et des soins à travers le monde restent, dans une large mesure, inexpliquées par les facteurs du marché du travail. Les différences d'âge, d'éducation, de temps de travail et la différence de participation des hommes et des femmes dans les secteurs public et privé ne traitent qu'une partie du problème. Avenir D’après les auteurs du rapport. Manuela Tomei (Oit) et Jim Campbell (Oms), la sortie de la pandémie devrait être centrée sur l'humain. Pour ce faire, il faudrait accroître l'investissement mondial dans les protections sociales universelles, accélérer la création d'emplois décents et s'engager à réduire les inégalités entre les sexes. Cela implique aussi, entre autres, de reconsidérer la façon dont est valorisé le travail des femmes et l'importance relative des secteurs de l'économie. International 14 juil. 2022


Transformation digitale de l’administration publique: le programme de formation des cadres au standard Icdl lancé
  Adidjatou Mathys, ministre de la Fonction publique et du Travail, et Aurélie Adam Soulé Zoumarou, ministre du numérique et de la digitalisation ont procédé, mardi 12 juillet dernier à Cotonou, au lancement du programme de formation et de certification Icdl des cadres de l’administration publique béninoise. Pendant 9 mois, 1 540 agents seront dotés de compétences et aptitudes en vue de la transformation digitale de l’administration publique. Le programme de formation et de certification Icdl des cadres de l’administration publique béninoise a été lancé, mardi 12 juillet dernier à Cotonou. Au cours de la cérémonie, Adidjatou Mathys, ministre de la Fonction publique et du Travail, s’est réjouie de la mise en œuvre de ce programme destiné au renforcement des capacités des agents de l’Etat. « Le monde est devenu un village planétaire et depuis 2016, le gouvernement est resté fidèle à sa vision de renforcer les compétences numériques du personnel de l’administration publique », a-t-elle souligné. Pour elle, il n’est plus question pour les cadres de l’Etat d’être en marge de la transformation digitale de l’administration publique. C’est alors qu’elle a encouragé les participants à suivre cette formation afin d’être utiles pour l’administration béninoise. « Le renforcement aux compétences du numérique va impulser davantage la modernisation de notre administration », a-t-elle indiqué. Pour Aurelie Adam Soulé Zoumarou, ministre du Numérique et de la Digitalisation, cette cérémonie est la preuve que le gouvernement nourrit de grandes ambitions pour la modernisation de l’administration. « Les compétences numériques ne sont plus un luxe mais une nécessité », a-t-elle ajouté. C’est le lieu pour elle de rappeler que ce programme a démarré par une phase d’évaluation où 1 540 agents de l’administration publique sur divers modules. A l’en croire, face aux besoins, et conscient que le numérique améliore la productivité de l’administration, le gouvernement a décidé de former et de certifier aux standards International Certification for Digital Literacy (Icdl) les compétences numériques du personnel de l’administration béninoise. « La norme Icdl est un standard de certification de compétences numériques utilisées dans le système des Nations Unies et dans plusieurs administrations publiques dans le monde entier », a-t-elle justifié. Il s’agira, pendant 9 mois, de doter 1 540 cadres béninois de compétences et aptitudes d’utilisation efficace des outils informatiques. Pour Daris Gbaguidi, représentant d’Icdl-Africa, partenaire technique du gouvernement dans ce programme, cette formation va non seulement aider les cadres de l’administration dans leur travail quotidien mais aussi favoriser leur développement personnel. « C’est un devoir pour nous de vous donner ces compétences numériques pour vous rendre davantage performants », a-t-il déclaré. Selon lui, compte tenu des besoins énormes au niveau de l’administration, un programme spécifique a été élaboré pour former les cadres béninois pour la maitrise de l’outil informatique, la connaissance de l’univers de l’ordinateur, la sécurité informatique et les logiciels les plus utilisés par les agents de l’administration. « L’idée, c’est de permettre à terme à tous les agents de l’administration béninoise de disposer de compétences numériques nécessaires pour faire face aux défis actuels », a-t-il conclu. Actualités 14 juil. 2022


Conseil des ministres : 15 nominations prononcées ce mercredi 13 juillet
  Le conseil des ministres de ce mercredi 13 juillet 2022 a nommé de nouvelles personnes au titre des mesures individuelles. A l’issue de la session, des nominations sont intervenues à la Présidence de la République, au ministère de l’Economie et des Finances, au ministère de la Santé et au ministère des Affaires sociales et de la Microfinance. Voici ci-dessous la liste des nouvelles têtes ayant rejoint le gouvernement béninois. A la présidence de la République Collège de l’Autorité de Régulation du secteur de la Santé Président Monsieur Lucien DOSSOU GBETE Membres ●Monsieur Delphin Kuassi MEHINTO ●Monsieur Pakidaba Jacob M. NAMBONI ●Monsieur Marie Epiphane SOHOUENOU ●Monsieur Aholidji Boris Achille GBAGUIDI ●Monsieur David ALAPINI ●Madame Nicole PERIER ●Monsieur Mohamed Salah BEN AMMAR Secrétariat exécutif de l’Autorité de Régulation du secteur de la Santé Secrétaire exécutif Monsieur Richard Venance GANDAHO Membres Monsieur Blaise AHIVI Au ministère de l’Economie et des Finances Directeur national du Contrôle des Marchés publics Monsieur Eric YETONGNON Directeur national du Contrôle financier Monsieur Aristide Aboyi EDAH SOHOU Directeur général de l’Agence nationale de Surveillance des Systèmes Financiers Décentralisés Monsieur Abdou Rafiou BELLO Secrétaire technique de la Cellule de Suivi des Programmes économiques et financiers Monsieur Pierrot SEGO Au ministère des Affaires Sociales et de la Microfinance Directeur général du Fonds national de microfinance Monsieur Louis BIAO     Actualités 13 juil. 2022


Chambre des métiers et de l’artisanat : La campagne électorale démarre ce 13 juillet
  La campagne électorale pour l’élection et la mise en place des membres de la Chambre des métiers de l’artisanat du Bénin (CMA-Bénin) est officiellement lancée. Elle démarre le 13 juillet prochain. C’est ce qu’a annoncé le président du Comité interministériel d’Organisation des élections à la Cma-Bénin à travers un communiqué. Les candidats en lice pour le compte des élections de la première mandature de l’Assemblée consulaire de la Chambre des métiers de l’Artisanat commencent leur campagne électorale dès ce mercredi 13 juillet 2022 à 00H. Elle va durer 10 jours et prendra donc fin le vendredi 22 juillet 2022 à minuit. Ils auront le temps de convaincre alors l'ensemble des acteurs du sous-secteur de l'artisanat. Le corps électoral, appelé à élire les membres de I’Assemblée consulaire, comprend tous les artisans en activité et inscrits sur la liste électorale de leur branche d’activités et de leur sous-branche d’activités artisanales et remplissant les conditions fixées à l’article 6 du présent décret. Aucun électeur ne peut être inscrit simultanément dans deux branches d’activités et sous branches, même s’il exerce son activité dans plusieurs branches d’activités ou sous branches d’activités artisanales. De même, aucun électeur ne peut être inscrit simultanément dans deux départements ou communes même s’il exerce son activité artisanale dans plusieurs départements ou communes. L’artisan électeur, au moment des inscriptions sur la liste électorale, devra se faire inscrire dans sa branche ou sous branche d’activités principale dans le département et dans la commune de son principal établissement. Les conditions d’exercice de la campagne électorale sont définies dans les articles 17, 18 19 et 20 du décret n° 2022 – 193 du 23 mars 2022, portant régime électoral à la Chambre des Métiers de l’Artisanat du Bénin. A noter que le Comité interministériel d’Organisation des élections à la Cma-Bénin exhorte chaque coalition en compétition à bien s’imprégner des dispositions de ces articles afin que tous les candidats soient au même niveau d’information. Actualités 12 juil. 2022


Approbation du Plan de Travail annuel de l'INF : Voici les grandes réalisations en vue
  La présidente de l’Institut national de la Femme, Claudine Afiavi Prudencio, a donné quelques détails sur le Plan de travail annuel 2022. Ceci dans un discours qu’elle a fait ce 11 juillet à la suite de la validation du PTA lors du Conseil des ministres du mercredi 6 juillet 2022. Patrice Talon et son gouvernement ont donné le feu vert pour la mise en exécution du PTA 2022 de l'INF. A cet effet, la présidente de l’institut a rendu publiques quelques actions phares planifiées pour le compte de cette année 2022. Il s’agit des actions « dont la réalisation dans les prochaines semaines, nécessite une mobilisation sociale, en vue de l'atteinte des objectifs visés », a-t-elle précisé. Au nombre des activités, on peut noter la mise en place du cadre de concertation pour le dialogue social en faveur de l'élimination des violences à l'égard des femmes ; la mise en mouvement du dialogue communautaire en faveur du changement des mentalités via la vulgarisation des lois, des procédures et de la réglementation sur les violences faites aux femmes et aux filles, et la sensibilisation dans les universités publiques et privées, les lycées, les collèges, l'administration publique et privée, l'éducation à la santé sexuelle et la mutualisation des efforts avec les acteurs locaux. Il faut aussi y mentionner l'installation des points focaux de l'INF dans les communes, les arrondissements, les établissements d'enseignement secondaire général et de formation professionnelle, les établissements d'enseignement supérieur, et les administrations publiques et privées. Pour faire de ce projet une réalité concrète et efficace, chaque Béninois doit jouer sa partition. « Chacune d’entre nous doit œuvrer à être une actrice active de cette ère d’espoirs que nous inaugurons pour l’histoire », a rappelé Claudine Prudencio pour finir. Actualités 12 juil. 2022


Examen du Baccalauréat 2022 : les résultats disponibles en ligne ce mercredi
  La date de la première délibération de l’examen du Bac, session unique de juin 2022 est confirmée. D’après le chronogramme de l’Office du Baccalauréat, les grandes tendances seront communiquées à la presse ce mercredi 13 juillet. Les candidats à l’examen du Baccalauréat 2022 seront en effet fixés sur leur sort demain. Pour cette première délibération, l’Office du baccalauréat va procéder à la publication des statistiques et mettre les résultats sur la plateforme E-RESULTATS. Pour consulter vos résultats, rendez-vous sur la page d’accueil du site E-resultats.bj. Recherchez et choisissez l’examen concerné (BAC 2022). Renseignez votre numéro de table ou d’inscription et accéder à votre résultat. Les épreuves facultatives vont se dérouler le samedi 16 Juillet. La composition des épreuves physiques et sportives est programmée pour les lundi 18 et mardi 19 juillet 2022. La deuxième délibération quant à elle est prévue pour le mercredi 20 juillet 2022. Actualités 12 juil. 2022


Charmant Rovinis Ouidodjiché au sujet de son essai sur la cyberarnaque
  « C’est un ouvrage qui contribuera à la lutte corsée contre le phénomène » L’ouvrage intitulé : « Jeunesse ouest-africaine et cyberarnaque : un dévoiement incoercible ? » est la contribution du juge Charmant Rovinis Ouidodjiché à la lutte contre la cybercriminalité au Bénin et dans la sous-région ouest-africaine en vue de sensibiliser et conscientiser la jeunesse prise à l’appât du gain facile. Parti de constats et statistiques alarmants, le magistrat expose dans son premier essai la genèse, le mode opératoire et les conséquences de ce phénomène qui prend de l'ampleur en dépit des efforts de lutte consentis. La Nation : Vous avez publié votre premier essai sur la cyberarnaque au Bénin et dans la sous-région ouest-africaine. Qu’est-ce qui vous a motivé à sortir cet ouvrage ? Charmant Rovinis Ouidodjiché : Certains faits, réalités sociales et statistiques nous ont amené à réfléchir sur cette problématique souvent peu évoquée et à la circonscrire dans le cadre ouest-africain. D’abord, nous nous sommes rendu compte que le phénomène est grandissant. Ce n’est pas parce qu’il n’y a plus de crimes rituels et de disparition d’enfants comme on le notait par le passé qu’il faut penser que la cybercriminalité, et donc la cyberarnaque a régressé. Les cyberarnaqueurs ou «Gayman » sont toujours en activité et de jeunes gens sont de plus en plus enrôlés. Ensuite, nous avons exploité les fruits de nos recherches sur les infractions économiques et financières dans le cadre de notre formation à l’ex-Ecole nationale d’Administration et de Magistrature (Enam), notamment certaines données statistiques recueillies auprès d’institutions et offices en charge de la lutte contre la cybercriminalité dans notre pays mais aussi à l’échelle internationale (IC3, Interpol, etc.). Ces statistiques alarmantes qui nous ont conduit à faire le lien avec les réalités sociales et constats faits. Enfin, nous avons tenu compte du fait que les pays de l’Afrique de l’Ouest comme le Nigeria, la Côte d’Ivoire, le Bénin, le Togo et autres sont fréquemment cités comme étant des ‘’nids de cyberarnaqueurs’’pour affiner notre analyse. Quelles sont la structuration de cet ouvrage et les thématiques abordées ? C’est un ouvrage de 102 pages édité par la maison d’édition française Jet d’Encre. Il est subdivisé en plusieurs titres à savoir : la genèse de la cyberarnaque dans la sous-région, les causes de la persistance du phénomène, son ampleur et les procédés, les bénéfices générés par la cyberarnaque et leur blanchiment, l’impact économique et social et enfin les pistes de solutions. La substance de l’entretien que nous avons eu avec le directeur de l’Office central de répression de la cybercriminalité achève l’œuvre. Il faut dire qu’il ne s’agit pas d’un essai destiné seulement aux professionnels du droit. C’est un ouvrage destiné au plus grand nombre de Béninois et de populations ouest-africaines et ayant vocation à leur permettre de comprendre véritablement le phénomène, de le percevoir autrement au travers de ses manifestations, des risques encourus par les cyberdélinquants, des obligations leur incombant dans le cadre de la lutte et des moyens et stratégies à mettre en œuvre pour l’endiguer. Selon vous, quelles sont les causes du phénomène ? Plusieurs raisons expliquent ce phénomène. Des statistiques indiquent que, dans la plupart des pays de l’Afrique de l’ouest, ce sont de jeunes chômeurs qui ont majoritairement recours à cette pratique. A côté du chômage, il y a le sous-emploi. Les universités déversent des milliers de diplômés sur le marché chaque année, mais il n’y a pas autant d’emplois qui se créent. Ces jeunes s’occupent donc autrement, négativement malheureusement. Le paradoxe est que parfois des personnes qui ont un emploi y ont également recours. Celles-là estiment que leurs salaires ne sont pas consistants et qu’il faut les arrondir en spoliant leurs semblables. Hormis cela, il y a que certaines personnes aident, encouragent les cyberarnaqueurs et profitent des bénéfices que procure la cyberarnaque. La dénonciation de ces délinquants n’est donc plus systématique, et on note de plus en plus une sorte de tolérance et de laxisme. D’autres personnes justifient également le phénomène par des considérations historiques en faisant le parallèle avec l’esclavage et la colonisation par lesquels l’Afrique a été considérablement pillée. Il s’agit donc pour ces gens d’une aubaine pour rendre aux Occidentaux la monnaie de leur pièce. Tout bien considéré, le déclin de l’éducation, la perte ou l’ignorance des valeurs et principes de vie devant la quête de l’argent facile, l’immatérialité du cyberespace, l’adaptation constante des cyberarnaqueurs aux mécanismes de lutte sont autant de facteurs qui favorisent le fléau. Que pensez-vous de la lutte que mène le gouvernement contre ce phénomène au Bénin ? C’est un travail louable qui se fait actuellement au Bénin avec les différentes structures, institutions et juridiction installées dans le cadre de cette lutte à savoir l’Office central de répression de la cybercriminalité (Ocrc) en étroite collaboration avec l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (Anssi), la Cellule nationale de traitement des informations financières (Centif) et la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet) et bien d’autres. Mais tous ces jeunes cyberarnaqueurs savent qu’il y a des structures qui luttent contre le phénomène ; ils ne capitulent pas pour autant. La lutte devra donc être corsée et devenir une affaire de tous. Chacun jouera sa partition pour que le cyberespace soit davantage sécurisé. En quoi ce livre peut accompagner le combat du gouvernement contre ce phénomène ? Cet essai se veut un outil de sensibilisation et de conscientisation en vue d’une éradication durable du fléau. Je crois fermement qu’il apportera sa touche au renforcement de la lutte et à l’endiguement de cet égarement de la jeunesse. C’est un ouvrage qui contribuera à une lutte corsée contre le phénomène au Bénin. Face à l’ampleur du fléau, quels sont vos conseils pour enrayer ce phénomène au Bénin ? L’éducation des parents est la chose la plus importante. Il faut éduquer les enfants afin qu’ils sachent que seul le travail dur, sincère, sérieux et soutenu procure la satisfaction matérielle et libère l’homme. Il faut ensuite sensibiliser davantage les uns et les autres, car tout le monde peut être victime de cyberarnaque. La dénonciation systématique des cyberarnaqueurs par les populations, leur incarcération, leur dépossession des ressources générées par l’infraction et le suivi en vue de leur réinsertion sociale sont autant de pistes à explorer si on tient à juguler ce mal. Que dire pour conclure ? Il faut que ce dévoiement qui paraît incoercible ne le soit pas. Il faut qu’on arrive à arrêter la saignée. Nous avons la ferme conviction que des efforts supplémentaires seront faits afin que ces jeunes ouest-africains rebroussent chemin pour devenir de vrais créateurs de richesses pour leurs pays. C’est un sentiment d’espoir qui m’anime donc quant à l’éradication de ce phénomène au Bénin et dans la sous-région? Société 12 juil. 2022


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