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Nouvelles

Remise de diplômes Honoris Causa à l’Université Toulouse III : Le professeur Norbert Hounkonnou de l’Uac honore le Bénin
Le professeur de mathématiques et physique Mahouton Norbert Hounkonnou de l’Université d’Abomey-Calavi est fait docteur honoris causa de l’université Toulouse III Paul Sabatier en France. Il a été honoré, mardi 21 juin dernier, aux côtés de trois autres personnalités du monde scientifique : les professeurs Alessandro Bottaro de l’Italie, Mats Trulsson de la Suède et Zoia Voitenko de l’Ukraine. « Je suis fier pour mon pays révélé une fois de plus dans l’excellence académique », a confié le professeur après avoir reçu son diplôme honorifique. Cette distinction décernée à l’éminent professeur qui fait la fierté du Bénin dans le monde scientifique en Afrique et dans le monde, est une marque de reconnaissance de la compétence et de l’excellence à l’endroit de cet universitaire au riche et inspirant parcours, mais aussi à toute la communauté scientifique du Bénin. Le professeur Mahouton Norbert Hounkonnou a consacré de nombreux travaux aux mathématiques non-commutatives et non linéaires (y compris les systèmes Hamiltoniens intégrables), aux équations différentielles, à la théorie des opérateurs, aux états cohérents., à la théorie des graphes, aux techniques de quantification, aux méthodes géométriques en physique… Au total, il a publié plus de 200 articles de recherche dans d’importantes revues internationales de premier plan, dans des domaines des mathématiques et de la physique. Aussi, a-t-il supervisé 34 doctorats et 38 masters of sciences d’étudiants de divers pays tels que le Bénin, la Belgique, le Burkina Faso, le Burundi, le Cameroun, la République démocratique du Congo, le Niger, le Nigeria, le Sénégal, le Togo et la Zambie. Le professeur est aussi connu pour son attachement à la formation scientifique, technologique et technique inclusive et équilibrée. Il est question, selon lui, de «former à la maîtrise des enjeux éthiques, sociaux et sociétaux du développement technoscientifique exponentiel de la quatrième révolution industrielle et à leurs conséquences … ». Claude Urbain PLAGBETO Education 23 juin 2022


Enseignement supérieur : le Bénin institue un organe national de Contrôle et d’Ethique
  Un organe national de Contrôle et d’Ethique sera bientôt mis en place dans l’Enseignement supérieur. La décision a été prise lors du Conseil des ministres de ce mercredi 22 juin 2022. Le gouvernement de Patrice Talon a décidé ce mercredi 22 juin 2022 de mettre sur pied un organe national de Contrôle et d’Ethique dans l’Enseignement supérieur. Il aura pour mission « de faire respecter les normes prescrites en matière d’éducation dans les établissements d’enseignement supérieur aussi bien publics que privés » et de « garantir le respect de la déontologie et l’éthique dans l’exercice de la profession d’enseignant du Supérieur ». Il va également s’assurer de la qualité des enseignements, contribuer à l’évaluation des activités pédagogiques et scientifiques à tous les niveaux et veiller à l’actualisation des curricula, des techniques et méthodes d’enseignement et de formation par des missions d’expertise. L’organe va soumettre « selon une périodicité triennale, chaque enseignant à une évaluation pédagogique et en transmet le rapport au ministre chargé de l’Enseignement supérieur ainsi qu’au Conseil national de l’Education. Ce rapport est pris en compte dans la promotion de l’enseignant », a précisé le Conseil. Entre autres, cet organe va aussi superviser « la conception, la gestion et le contrôle du Fichier national des aspirants à l’Enseignement supérieur ». Il est placé sous la tutelle de la Présidence de la République. Actualités 22 juin 2022


Démographie et développement : le 5e recensement de la population annoncé
  Le nouvel effectif de la population béninoise sera connu dans les prochains mois. Au cours du Conseil des ministres de ce mercredi, le gouvernement a annoncé l’organisation du 5e Recensement général de la population et de l’habitation (Rgph5) et installé les membres du comité national qui devra s’en charger. Grâce aux résultats de cette activité d’envergure, le gouvernement parviendra à mettre à jour les diverses données aux fins de planifier le développement dans tous ses aspects. Le recensement est aussi un outil qui offre l’opportunité d’avoir une connaissance parfaite de l’effectif, de la structure, de la dynamique et des perspectives d’évolution de la population. Ces données aideront aussi les décideurs à assurer un meilleur suivi des indicateurs des différents agendas tels que l’agenda 2030 des Nations Unies sur les Objectifs du développement durable (Odd), l’agenda 2063 de l’Union africaine, la Stratégie décennale de la Banque Africaine de Développement et l’accord de Paris sur les changements climatiques.   Actualités 22 juin 2022


Préservation de la dignité féminine: le combat d’un groupe de jeunes filles et hommes
  La jeunesse africaine est à la base de la dégradation de ses valeurs culturelles et morales. Le phénomène ‘‘ Porta porty ’’ en est un exemple palpable, regrette Worthy girls forum qui a organisé un panel sur le sujet, samedi 18 juin dernier, à Abomey-Calavi, afin d’identifier ses causes et solutions. « La conception de la dignité féminine face aux nouvelles pratiques sexuelles : cas de porta porty ». C’est autour de ce thème que les membres de Worthy girls forum, un groupe de jeunes membres de l’association Aiesec Cotonou, Abomey-Calavi et Porto-Novo soutenus par U-report Bénin, ont échangé, samedi dernier. Pourquoi certaines jeunes filles s’adonnent-elles à la débauche et comment contrer le phénomène pour éviter que l’on en arrive au pire? Le panel entend apporter un essai de réponses à ces deux questions. «Nous avons constaté que la dignité de la femme, aujourd’hui, perd de sa valeur. C’est pourquoi, nous nous sommes dit pourquoi ne pas en discuter pour ramener nos jeunes sœurs à la raison. Nous pensons qu’il faut restaurer notre image et notre dignité en tant que femme…», a expliqué Mélissa Assion, présidente du comité d’organisation du panel de discussions. Face aux participants, les panélistes (qui sont aussi des jeunes de Aiesec) ont d’abord donné leur conception de la notion de dignité avant d’évoquer les causes éventuelles du phénomène ‘‘ Porta porty ’’. A les en croire, l’un des problèmes majeurs à la base du fléau est le chômage des jeunes, suivi de la tendance actuelle, au sein de la société, qui accorde plus d’importance à l’argent qu’aux valeurs culturelles, morales et humaines. La réponse à ce mal, préconisent-ils, c’est l’éducation à la base. De plus, les panélistes conseillent à leurs frères et sœurs d’avoir la crainte de Dieu ; de mettre un point d’honneur sur le travail, seul capable de libérer l’homme ; de fréquenter des personnes dignes et d’adopter des principes et valeurs dignes également. Et pour les personnes déjà plongées dans la débauche, il faut au-delà de la punition, des centres de réinsertion sociale et professionnelle qui leur permettront de retrouver le bon chemin. Après ces échanges, un second panel constitué de sachants à savoir Jircano Dohou, Me Valentin Akoha et son épouse Nathalie (parrain et marraine de la rencontre), s’est penché sur les dispositions légales qui répriment les actes portant atteinte à la dignité de la femme au Bénin. Là aussi, les panélistes sont revenus sur la question de la débauche des jeunes filles, due peut-être à une « méconnaissance de soi ». Dans certains cas, font-ils savoir, la faute incombe aux parents qui doivent se faire éduquer pour éduquer à leur tour. Parlant du cadre législatif, Me Valentin Akoha est revenu sur les dernières réformes engagées par le gouvernement actuel en matière de promotion et de protection de la femme. Ce fut une rencontre d’échanges assez riche, d’après les panélistes et participants qui se sont engagés à poursuivre ce genre d’initiative et à organiser des séminaires toujours dans le but d’éveiller la conscience collective. Société 22 juin 2022


 Le Cnhu annonce une mission gratuite de chirurgie cardiaque à cœur ouvert
  Bonne nouvelle pour les patients souffrant de cardiopathies. Le Cnhu-Hkm accueille dans quelques jours la sixième mission gratuite de chirurgie cardiaque à cœur ouvert. Ce sera du 1er au 10 juillet 2022. La chirurgie cardiaque est une intervention délicate et rare en Afrique subsaharienne. Depuis 2016, grâce aux réformes en cours dans le secteur de la santé, elle est possible au Bénin. Plusieurs dizaines de personnes ont été déjà sauvées.   Communiqué I CNHU-HKM: SIXIÈME MISSION GRATUITE DE CHIRURGIE CARDIAQUE A CŒUR OUVERT Le Directeur Général de la Médecine Hospitalière et des explorations diagnostiques informe la population béninoise que le Ministère de la santé avec l'appui de ses partenaires, organise du 1er au 10 juillet 2022 au CNHU/HKM de Cotonou, la sixième mission gratuite de chirurgie cardiaque à coeur ouvert. Les bénéficiaires de cette opportunité du Gouvernement du Bénin sont les patients référés au CNHU-HKM par un médecin et présentant une pathologie cardiovasculaire ayant une indication chirurgicale. Cher patient, décide-toi et sauve ton coeur. Info line :  +229 95 94 97 00  +229 69 36 71 92  +229 66 25 50 71 Santé 22 juin 2022


L’He Gbénonchi au sujet des législatives libres, transparentes et apaisées : « La balle est dans le camp des acteurs politiques… »
A quelques mois des législatives de janvier 2023, la question préoccupe. Seront-elles libres, transparentes et apaisées ? Le député à l’Assemblée nationale, Gérard Gbénonchi de l’Union progressiste, apporte des éléments de réponses et insiste sur la responsabilité des partis politiques. Travailler pour des législatives libres, transparentes et apaisées est un enjeu majeur pour les différents maillons de la chaîne électorale. A quelques mois du scrutin du 8 janvier, la question est au cœur des débats. « Que les peurs relatives aux législatives de 2023 soient fondées ou pas, ces élections méritent d’être bien préparées, pour avoir lieu dans les meilleures conditions afin de constituer un pas en avant sur le long chemin du processus de la réforme du système partisan entamé depuis 2016… », a indiqué l’honorable Gérard Gbénonchi. Il fait savoir que le pari peut être tenu en raison de l’existence du cadre légal et renvoie la balle aux acteurs politiques dont les propos et comportements seront déterminants. L’élu de la 11e circonscription électorale rappelle que tous les textes législatifs qui encadrent les élections au Bénin sont établis à savoir la Constitution, la Charte des partis politiques, le Code électoral, la loi sur le statut de l’opposition, et la loi portant financement des partis politiques. Mieux, il renseigne que les institutions jouent leur partition, aussi bien la Commission électorale nationale autonome (Cena) qui organise le scrutin, que les institutions de recours et de régulation notamment la Cour constitutionnelle, la Cour suprême. « Il reste maintenant le comportement des acteurs politiques vis-à-vis du cadre légal. Il faut que tous les partis politiques y conforment leurs actes, adoptent des comportements citoyens, civiques, de recherche de la paix à travers le discours que les uns et les autres tiennent», recommande-t-il avant d’ajouter: « Si nous disons que nous voulons des élections apaisées, et que sur le terrain, nos comportements et actes ne reflètent pas la recherche de la paix, nous n’aurons pas la paix. Donc, la balle est dans le camp des acteurs politiques. A partir de maintenant jusqu’à janvier 2023, il faut que les discours des acteurs visent la paix ». Transparence et dialogue politique En ce qui concerne la transparence du processus électoral, Gérard Gbénonchi relève que des échanges ont eu lieu entre les partis politiques et la Cena, et des assurances ont été données par le président de l’institution. Il note que les acteurs de la Cena sont conscients de leur rôle, et ne trouve pas justifiée la polémique autour de la confection de la Liste électorale informatisée (Léi) par l’Agence nationale d’identification des personnes (Anip). « L’Anip qui est un instrument administratif, technique et apolitique qui fait son travail de confection de la liste électorale et le processus suit son cours. Elle a repoussé à maintes reprises les délais pour permettre que les retardataires s’inscrivent. Cela dénote de la volonté de ratisser large, de n’exclure personne », souligne Gérard Gbénonchi qui explique que la phase de correction n’interviendra qu’après l’affichage des listes. A ce stade, renseigne-t-il, les partis politiques pourraient organiser avec leurs militants la consultation des listes en vue des réclamations, à prendre en compte par l’Anip. « L’Agence corrigera pour que nous ayons une liste électorale consensuelle qui rassure tout le monde afin que nous puissions aller aux élections dans la paix. On ne peut faire à ce stade de procès à l’Anip parce qu’elle est dans une phase technique. La phase politique viendra, et tous les acteurs auront le loisir de faire leurs réclamations», rassure l’honorable Gbénonchi. Probable révision des textes La question des 10 % de suffrages, une condition d’éligibilité au partage des sièges par les politiques, est aussi soulevée comme préoccupation pouvant concourir au maintien de la paix. Mais elle fera appel inexorablement à une révision des textes électoraux, ce qui relève de l’incertitude. « Une partie de l’opposition réclame la révision des textes pour lui permettre de passer. Est-ce faisable ? Bien malin qui puisse le dire, étant donné que nous appartenons à un espace régional ou le protocole additionnel de la Cedeao sur la bonne gouvernance interdit de toucher aux textes électoraux à moins de six mois des élections. Après le 8 juillet prochain, nous serons à moins de 6 mois des élections. Sauf l’exception prévue par le protocole, un large consensus national, ce ne sera plus possible », explique le député de l’Union progressiste. Parvenir à un consensus politique pour la révision des textes électoraux est une hypothèse peu plausible mais en matière électorale, seuls les acteurs sont maîtres du jeu, et il est bien difficile de prédire. Actualités 22 juin 2022


Audience au palais de la marina : Patrice Talon reçoit le nouveau bureau du patronat
Avant d’être officiellement installés dans leurs fonctions, les nouveaux membres du bureau du Conseil national du patronat du Bénin (Cnp-Bénin) étaient, hier au cabinet du président de la République. C’était l’occasion pour Eustache Kotingan et ses collaborateurs de présenter leur vision au chef de l’Etat. Les portes du palais de la Marina se sont ouvertes, hier lundi 20 juin, aux membres du nouveau bureau du Conseil national du patronat du Bénin (Cnp-Bénin). Elus le 25 mai dernier, ils sont allés se présenter au chef de l’Etat avant leur investiture prévue pour ce jour au palais des Congrès de Cotonou. C’était aussi l’occasion pour Eustache Kotingan et sa suite de tenir une séance de travail avec le chef de l’Etat qui n’a pas manqué de féliciter le bureau. Selon le président élu du Cnp-Bénin, les échanges ont porté essentiellement sur certains sujets. D’abord, le patronat a exposé sa vision au président Patrice Talon. Une vision qui reste claire et bien élaborée. Sous le sceau de la renaissance, le président du Cnp-Bénin promet de mettre ce nouveau quinquennat à profit pour faire du secteur privé un secteur organisé autour du développement durable et de la promotion de la paix. « Nous lui avons remis un document en neuf points et qui constitue nos doléances. Dans un dialogue permanent, nous aurons à ajuster au fur à mesure ces doléances », a déclaré Eustache Kotingan. Mais les membres du patronat ont aussi suivi la vision du chef de l’Etat sur les initiatives pour une amélioration de l’environnement économique et l’éclosion de grandes entreprises et industries. « Nous avons eu à aborder tout ce qui concerne la compétitivité des entreprises dans le pays. Nous avons aussi écouté ses idées sur la renaissance que nous voulons impulser au niveau du patronat et qui peut coïncider avec sa vision afin que nous ramenions de nouvelles industries et de nouveaux investissements dans le pays », renchérit le président du patronat nouvellement élu mais qui avait assumé pendant quelques mois l’intérim de son prédécesseur. D’ores et déjà, le patronat et le gouvernement sont bien partis pour de bonnes relations avec la convergence de leurs visions et de leurs actions. Mieux, le président du Cnp-Bénin rappelle que le régime de la Rupture a déjà donné satisfaction à toute la plateforme qu’elle avait présentée par le passé. Ce qui augure réellement d’une renaissance de son institution. « Le président a beaucoup travaillé au point où notre plateforme a été épuisée. Nous sommes à une renaissance où il faut remettre d’autres points à l’ordre du jour qui permettront d’améliorer le fonctionnement de nos entreprises et de contribuer à la création de richesse et d’emplois dans le pays », annonce-t-il. Avec cette audience, le nouveau patronat s’installe avec beaucoup d’espoir. Ses membres annoncent déjà une aube nouvelle avec des innovations majeures dès leur entrée en fonction. En fait, c’est une cérémonie d’investiture en grande pompe que prévoit le nouveau bureau du Conseil national du patronat du Bénin (Cnp-Bénin) pour ce mardi au palais des Congrès de Cotonou. Des invités de marque sont attendus. Entre autres, on peut citer les patronats de pays amis notamment la Fédération des organisations patronales de l’Afrique de l’Ouest (Fopao), la Confédération générale des entreprises de la Côte d’Ivoire (Cgeci), l’Union nationale des opérateurs économiques du Congo (Unoc), les patronats du Maroc, du Burkina Faso, du Niger et du Sénégal, le Mouvement des entreprises de France (Medef). ----------------------- Nouveau bureau du CNP-Bénin ----------------------- - Président : Eustache Kotingan - 1er vice-président : Régis Facia - 2e vice-président : Lazare Noulekou - 3e vice-président : Uche Ofodile - Secrétaire general : Francine Aissi Houangni - Secrétaire général adjoint : Clovis Agossou - Trésorier général : Max Fabrice Agbota Gbètoho - Trésorier général adjoint : Justin Azodogbèhou - Conseiller spécial du Président : Nicolas Adagbè - Conseiller à la santé : Dr Philipe Johnson Actualités 21 juin 2022


Clôture de la 1re session ordinaire de la Haac : Plusieurs rapports examinés et six décisions prises
La Haute autorité de l’audiovisuel et de la commu-nication (Haac) a clôturé, hier lundi 20 juin, sa 1re session ordinaire au titre de l’année 2022. En présence des responsables d’associations professionnelles et de ceux des organes de service public, Rémi Prosper Moretti, président de l’institution, a fait le point des différentes activités menées par le collège des conseillers. La 1re session ordinaire de l’année 2022 de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication est close. Au cours de cette session qui a duré cinq mois, des activités importantes ont été menées. Plus d’une dizaine de rapports ont été examinés et adoptés et six décisions prises dont trois dans le cadre du suivi déontologique et qui ont mis en demeure ou rappelé à l’ordre certains directeurs de publication, une décision portant création de la commission temporaire chargée de l’organisation de la campagne médiatique des élections législatives de 2023 et une décision portant création de la commission temporaire chargée de poursuivre les activités de la 3e phase de l’attribution de nouvelles fréquences aux promoteurs de radiodiffusions sonores privées. Concernant le suivi déonto-logique des médias, Fernand Gbaguidi, premier rapporteur de la Haac, a précisé que dans son souci de veiller au respect de la déontologie en matière d’information, la plénière des conseillers a examiné et adopté le rapport relatif à l’auto-saisine de la Haac par rapport à l’émission interactive dénommée ‘’Top au féminin’’ de la chaîne de télévision privée commerciale Tvc Bénin, le rapport relatif à la plainte de M. Blanchard Soglonou, officier de police judiciaire, contre le journal «Communal info» et le rapport relatif à la plainte de M. Pierre Hinvi, président par intérim de la Fédération béninoise de boxe, contre le journal «Le Pays émergent». En adoptant ces rapports, précise-t-il, les conseillers ont mis en demeure par décision n°22-012/Haac du 2 mars 2022 le directeur de la télévision privée commerciale Tvc Bénin et suspendu pour une période d’un mois l’émission ‘’Top au féminin’’. Ils ont aussi mis en demeure le directeur de publication du journal « Communal info » par décision n°22-018/Haac du 9 juin 2022 et aussi rappelé à l’ordre le directeur de publication du journal « Le Pays émergent » par décision n°22-19/Haac du 9 juin. Ce dernier, à l’en croire, a été invité à respecter les textes législatifs et réglementaires régissant la presse et la communication en République du Bénin. Bonds qualitatifs « Les sessions se succèdent mais ne se ressemblent pas. Nos différentes initiatives et actions au service de la régulation sont orientées vers le souci permanent de connecter les acteurs de presse à l’exigence de la responsabilité, du professionnalisme, de l’éthique et de la déontologie. Nous nous rendons compte que des bonds qualitatifs sont enregistrés dans l’espace médiatique de notre pays. Chers conseillers, merci pour votre engagement », a lancé Rémi Prosper Moretti, président de la Haac. Tout en congratulant les différents acteurs pour les efforts fournis au cours de cette session, il les invite à ne pas dormir sur leurs lauriers et à continuer sur cette lancée pour des prouesses encore plus grandes. Le président de la Haac a tenu à remercier les responsables des structures faitières des médias pour leur coopération avec l’institution. Laquelle coopération, à l’en croire, se bonifie constamment. « Quoiqu’étant une instance de régulation, la Haac est avant tout votre partenaire et le dialogue doit être constamment intensifié et vivifié. Nous sommes sur un chantier commun. Seule notre communion agissante et transformatrice permettra d’obtenir des résultats pérennes », a-t-il souligné. Pour finir, le président de la Haac a invité les uns et les autres à se mettre résolument au travail pour que l’institution maintienne et entretienne son rayonnement. Actualités 21 juin 2022


Conseil national du patronat du Bénin : Eustache Kotingan installé ce mardi
Le 5e président du Conseil national du patronat du Bénin sera installé par ses pairs, ce mardi à Cotonou, à la faveur d’une cérémonie empreinte de solennité et à laquelle sont conviés plusieurs patronats africains et européens. Le directeur exécutif du Conseil national du patronat du Bénin, Bernard Kossi Hounnouvi a dévoilé le menu de la cérémonie d’installation du 5e président du Patronat du Bénin, Eustache Kotingan. « La date du 21 juin 2022 sera inscrite dans les annales du Conseil national du patronat du Bénin, comme une date qui va connaître la fin d'un processus de renaissance de l’institution enclenché depuis 2021 », a-t-il déclaré, vendredi dernier, devant les hommes des médias à Cotonou. Le Cnp-Bénin s’est engagé sur la voie de la Renaissance, notamment à travers la relecture des textes de l’institution, la tenue de l’assemblée générale d’adoption desdits textes, la mise en place des instances dirigeantes du conseil à savoir le conseil d’administration et le bureau exécutif que préside Eustache Kotingan. Le Conseil d’administration composé de 25 entreprises membres, désignées sur le mode de quota en raison de leurs cotisations annuelles, a procédé, conformément aux nouveaux textes, à l’élection des 8 membres du Bureau exécutif le 25 mai 2022. Ce mardi à Cotonou, ce bureau que préside Eustache Kotingan sera officiellement installé à la faveur d’une cérémonie solennelle et en présence de plusieurs patronats étrangers. L’homme qui a assuré, en qualité de premier vice-président de l’institution, l’intérim du président sortant sera dès le 21 juin au-devant de la scène au palais des Congrès, où il prendra l’engagement de défendre les intérêts des entreprises et de promouvoir l’amélioration du climat des affaires. Tout ceci sous le sceau de la renaissance. A l’occasion, Bernard Kossi Hounnouvi renseigne qu’il sera procédé à la présentation des 25 membres du conseil d’administration au public. Seront également présents à cette cérémonie, le président de la Fédération des organisations patronales de l’Afrique de l’Ouest (Fopao), Jean-Marie Ackan, le président de la Confédération générale des entreprises de la Côte d'Ivoire (Cgeci), le président de l’Union nationale des opérateurs économiques du Congo (Unoc) et sa suite, les patronats du Maroc, du Burkina, du Niger et du Sénégal. Le Mouvement des entreprises de France (Medef) est aussi annoncé. Selon le directeur exécutif du Conseil national du patronat du Bénin, le président du Medef et président de l’Alliance des patronats francophones, Geoffroy Roux de Bézieux, va adresser un message audio aux participants à cette cérémonie d’installation du président Eustache Kotingan qui recevra le fanion et l’écharpe des mains du premier vice-président du Cnp-Bénin. Il faut noter que le bureau exécutif est composé du président Eustache Kotingan, du premier vice-président Régis Facia, du deuxième vice-président, Lazare Noulekou, du troisième vice-président Uche Ofodile, du secrétaire général Francine Aïssi Houangni, du secrétaire général adjoint Clauvis Agossou, du trésorier général Fabrice Agbota et du trésorier général adjoint, Justin Azodogbèhou. Société 20 juin 2022


Développement de la filière mangue: la campagne des variétés Kent et Amélie lancée à Covè
La campagne de plantation de manguiers de variétés Kent et Amélie au titre de cette année a été lancée, jeudi 16 juin dernier, dans le village Koussingo dans la commune de Covè où la pratique de l’arboriculture fruitière est une réalité. A Koussingo dans la commune de Covè, c’est une exploitation de trois hectares appartenant à Apollinaire Amoussou, qui a accueilli la campagne de plantation de manguiers de variétés Kent et Amélie au titre de l’année 2022. Le choix de cette ferme qui a bénéficié pour la circonstance de plants greffés subventionnés est une source de motivation pour les producteurs qui ont commencé par s’investir dans cette filière afin de pouvoir augmenter en quantité et en qualité la production de cette commune. Cette campagne qui en est à sa deuxième édition est la preuve que la filière mangue trouve toute sa pertinence dans la diversification des produits d’exportation du Bénin. Le but visé est de conjuguer au passé le spectacle désolant des pertes post-récoltes énormes de mangues dont les conséquences économiques sont importantes et de développer une filière mangue à l’exportation, couplée à une transformation locale de grande envergure. Selon le ministère de l’Agriculture, le défi est d’atteindre à l’horizon 2024, 4 000 ha de plantations pour une production annuelle de 24 000 tonnes de mangues de variétés Kent et Amélie et d’en exporter 5 000 tonnes. La mangue, 2e fruit tropical Procédant au lancement de la campagne, Sylvestre Fandohan, conseiller technique à la recherche, à l’agriculture et à l’alimentation (Ctraa) et représentant du ministre de l’Agriculture, a fait observer que la mangue est le 2e fruit tropical après la banane et comporte d’innombrables chaînes de valeur ajoutée. Mieux, précise-t-il, en Afrique, le Bénin est parmi les pays les mieux lotis en matière de production de mangue. Malheureusement, il ne compte même pas parmi les cinq premiers producteurs en Afrique de l’Ouest. Il explique que c’est pour inciter les Béninois à s’intéresser à la mise en place de vergers de manguiers greffés que le gouvernement a subventionné l’achat des plants à hauteur de 60 %. Au titre de la campagne 2022-2023, le gouvernement, souhaitant toujours voir une forte implication des acteurs, a encore décidé de prendre en charge 80 % du prix d’un pied de manguier greffé, c’est-à-dire qu’au lieu de 500 F, le plant est cédé à 100 F, annonce Sylvestre Fandohan. A Covè, plusieurs agriculteurs intervenant dans cette filière naissante se sont mobilisés pour afficher tout l’intérêt qu’ils portent à la filière mangue. Le plus heureux, c’est Apollinaire Amoussou dont le site a accueilli le lancement de la campagne et qui a témoigné des nombreuses qualités des variétés Kent et Amélie et leur capacité à résister aux mouches de fruits. Il a par ailleurs encouragé tous ceux qui avaient des doutes à s’y mettre. « J’avais déjà 1 ha de plantation. L’expérience est belle. Je la renouvelle avec les 3,5 ha. Je suis persuadé que dans trois ou quatre ans, j’en aurai un grand sourire », assure l’homme de Koussingo n Des opportunités pour la filière fruit Lors du lancement de cette campagne, Sylvestre Fandohan du ministère de l’Agriculture a levé un coin de voile sur les ambitions du gouvernement pour cette filière naissante. Il a annoncé que « l’objectif est de hisser le Bénin au niveau des pays comme le Mali, le Sénégal et d’aller au-delà comme nous avons su le faire en ce qui concerne le coton ». A cet effet, il est prévu sur les ressources du Programme de la filière arboriculture fruitière l’acquisition et la mise en place de 1 500 kits de pièges au profit des planteurs pour la lutte contre les mouches de fruits dans les vergers de manguiers et d’agrumes; la mise en place de 25 hectares d’unités pilotes de modèles d’irrigation soutenables et rentables dans les vergers de manguiers; l’acquisition d’équipements au profit de 7 brigades de service pour l’installation et l’entretien de nouvelles plantations de manguiers. A l’horizon 2026, la combinaison de ces différentes actions permettra de faire passer la production de mangue de 16 610 tonnes l’an à 22 160 tonnes dont au moins 8 % seront transformées en différents dérivés avec le respect des normes de qualité et 25 % exportées vers le marché international. Environnement 20 juin 2022


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