La Nation Bénin...
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Le mouvement de grève en cours des magistrats et qui dure 96 heures c’est-à dire cinq jours sur cinq est désormais réduit à 72 heures dès la semaine prochaine. En d’autres termes, les hommes en robe observent le mot d’ordre de grève uniquement les mardis, mercredis et jeudis et vaquent normalement à leurs activités désormais les lundis et vendredis. La décision a été prise par le bureau exécutif de l’Union nationale des magistrats du Bénin (Unamab) qui invite ses syndiqués à rejoindre leur poste de travail dès le lundi 9 avril prochain à 8 heures, tout en respectant le mot d’ordre de grève de 72h, en attendant la convocation d’une assemblée générale qui analysera la situation et décidera de la suite. Le bureau de l’Unamab a rendu public à cet effet un communiqué en date du vendredi 6 avril dernier et signé de son président Marc Robert Dadaglo. Les magistrats poursuivent la grève de 72 heures, renouvelable par tacite reconduction, à compter du mardi 10 avril prochain à zéro heure pour exiger du gouvernement, selon le communiqué, la rétrocession de l’intégralité des fonds « illégalement, abusivement et arbitrairement défalqués sur les salaires des mois de février et mars 2018 ». En attendant la levée de la motion de grève, l’on peut déjà se réjouir de cette décision de réduction de la durée du mouvement de débrayage. C’est une bonne nouvelle pour les justiciables qui payent le lourd tribut de cette grève de cinq jours sur cinq parce que paralysant sérieusement depuis le 26 février dernier, les activités des cours et tribunaux du Bénin.
Société 07 avr. 2018

892 jeunes sélectionnés dans le Couffo et 595 retenus dans le Mono, soit au total 1 487 bénéficiaires ont effectivement reçu ce, jeudi 5 avril, sur leur téléphone portable le transfert de 200 000 francs Cfa au titre des subventions, à eux, promises dans le cadre de la mise en œuvre du Projet emploi des jeunes (Pej), un programme financé par la Banque mondiale.
Dernière étape de cette opération initiée pour le compte de tout le pays, le top du transfert des fonds dans la cité du bois blanc, a été donné au Centre de promotion sociale d’Athiémé, par le ministre en charge des petites et moyennes entreprises, Modeste Kérékou et le préfet du Mono, Komlan Zinsou. Si le montant transféré s’élève seulement à 200 000 francs Cfa, le ministre fait savoir qu’en réalité chacun des bénéficiaires a reçu plus d'un million si on incluait le coût de l’accompagnement non financier à savoir les formations dont ils ont préalablement bénéficié. Le coordonnateur du Pej, Maxime Sogbossi ajoutera que la mise à disposition des subventions n’est qu’une étape du long processus d’accompagnement des bénéficiaires désireux de devenir des micro-entrepreneurs dans les secteurs tels que l’artisanat et le tourisme. Les jeunes subventionnés, retient-il, constituent la première vague de la cible des personnes de la tranche d'âge de 15 à 35 ans peu scolarisées à impacter. « De la réussite de ces premiers bénéficiaires dépendra la pérennité du programme », a-t-il prévenu. Le préfet du Mono, Komlan Zinsou, exhortera à son tour à éviter tout détournement de la subvention à d’autres fins que des achats liés à la réalisation des projets d’activité soumis au Pej. A l’en croire, le gouvernement entend, à travers le Pej, apprendre aux jeunes à savoir pêcher du poisson, par eux-mêmes, plus tôt que de les réduire à la mendicité. Le ministre Modeste Kérékou insistera pour dire que le temps de l’amalgame où le social s’assimilait à de la distribution d'argent est révolue et que le social pour le gouvernement commande d’une part, d’élaborer et de conduire des appuis pertinents et cohérents en faveur des groupes cible et, d’autre part, de responsabiliser et respecter la dignité des groupes vulnérables. L’activation du transfert des subventions opérée à Athiémé, boucle une série de six étapes, qui a permis d’injecter au totale 1 milliard 500 millions francs Cfa au profit de 7 500 jeunes, dont 50% de femmes, dans les 77 communes du Bénin.
Désiré C. VIGAN A/R Mono-Couffo
Actualités 06 avr. 2018

A l’avènement du régime de la Rupture et du Nouveau départ, le secteur éducatif, comme tout autre secteur de la vie nationale, a fait l’objet de réformes. Chaque sous-secteur a eu sa dose de mesures durant ces deux ans de gouvernance Talon.
Pour redorer le blason de l’école béninoise dans tous les sous-secteurs, certaines mesures ont été prises. Parlant des réformes, Marie-Odile Attanasso indique que des défis doivent être relevés dans le secteur éducatif pour atteindre la qualité. Elle est à rechercher non seulement au niveau des élèves mais aussi au niveau des enseignants.
Fondamentalement, au niveau de l’enseignement supérieur, le constat est l’existence d’une pléthore d’instituts et d’établissements privés d’enseignement supérieur. « On dénombre près de 150 universités privées dont à peine 50 disposent d’agrément », signale la ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique. Ces universités et établissements privés, ajoutera Marie-Odile Attanasso, disposent chacun de son programme de formation et délivrent les diplômes selon leur bon vouloir. Ce qui a abouti au resserrement de la carte universitaire. Pour formaliser cette volonté, le Conseil des ministres du 27 juillet 2016 a décidé de la réorganisation de la carte universitaire du Bénin autour de quatre grandes universités publiques. Ainsi, leur nombre est passé de sept à quatre. Deux universités plurithématiques à savoir Abomey-Calavi et
Parakou et deux universités thématiques, l’Université polytechnique d’Abomey et l’Université des Sciences agronomiques de Porto-Novo. A ces universités sont rattachées des centres universitaires. Selon Marie-Odile Attanasso, cette réorganisation encore appelée « resserrement de la carte universitaire »devrait permettre l’utilisation rationnelle et efficiente des ressources humaines. Car, explique-t-elle, l’installation des anciennes universités publiques ne répond pas aux normes en matière d’infrastructures, d’équipement ni en termes de personnel enseignant.
Assainir le secteur privé de l’enseignement supérieur
Le secteur privé de cet ordre d’enseignement a commencé à enregistrer aussi son paquet de réformes. Il est question d’assainir le secteur. Cette action passe déjà par la réduction du nombre des universités privées en procédant à la fermeture de celles qui ne sont pas aux normes. En outre, pour régler le problème de la diversité des programmes enseignés aux étudiants d’une même promotion dans différents établissements supérieurs privés, le gouvernement de la Rupture a préconisé l’homologation des programmes et la fin de la co-signature des diplômes. Ce qui a débouché en 2017 sur l’organisation des examens nationaux de licences et de master pour les étudiants des universités privées. Des dispositions sont en cours pour aller à la suppression du Brevet de technicien supérieur(Bts) pour se conformer aux exigences du système Lmd où nulle part le Bts n’apparaît.
Les étudiants du public bénéficiaires de bourses reçoivent leurs allocations par virement bancaire, depuis l’avènement de la Rupture. On ne saurait omettre l’amélioration du mode de sélection des bacheliers pour l’accès en première année dans les établissements de formation professionnelle des Universités Nationales du Bénin. Depuis l’année 2007, en lieu et place des concours précédemment organisés, la sélection des bacheliers pour l’accès en première année dans les établissements de formation professionnelle des universités nationales du Bénin se fait autrement. Cette réforme consiste àrecueillir auprès de tous les candidats au Baccalauréat, avant la validation de leur candidature à l’examen, trois choix par ordre de préférence des filières dans lesquelles ils souhaiteraient poursuivre leurs études universitaires. Ensuite, suivra la publication des résultats de l’examen du Baccalauréat avec précision du classement par ordre de mérite des lauréats dans les trois filières universitaires de formation professionnelle qu’ils ont choisies.
Toujours concernant les bourses et secours universitaires, un changement de paradigme est intervenu et a fait monter la tension au sein de la communauté estudiantine. En effet, la bourse ne s’obtient plus avec 11,51 de moyenne dans les facultés classiques quand l’étudiant passe d’une classe à une autre.Elles sont désormais octroyées pour les trois ans de la licence. L’étudiant qui entre en première année avec une bourse la perdra s’il échoue mais la reprendrait l’année qui suit, s’il réussit, indique le ministre Marie-Odile Attanasso.
Par rapport à la collaboration entre le gouvernement et les organisations estudiantines du secteur public, l’Etat ne reconnaît désormais qu’un seul interlocuteur ; lequel doit être représentatif à 30 % au niveau du rectorat et à 40% au niveau national. Les élections au niveau des organisations d’étudiants auront lieu tous les trois ans désormais.
La rupture dans l’enseignement secondaire
L’une des grandes réformes que la Rupture a engagées au niveau de l’enseignement secondaire concerne le passage du premier cycle au second cycle. Pour accéder à la classe de Seconde, les élèves doivent remplir deux conditions simultanément: l’obtention du Brevet d’études du premier cycle (Bepc) et l’obtention d’au moins 10/20 de moyenne. Ce qui suppose que ceux qui satisfont l’une seulement des deux conditions ne sont plus autorisés à faire la Seconde. Cette double exigence de la moyenne de classe et du Bepc vise, selon l’ancien ministre des Enseignements secondaire et technique et de la formation professionnelle, Lucien Kokou, à améliorer la qualité de la formation des cadres de demain et surtout de créer les conditions pour l’excellence en milieu scolaire.
De même, l’enseignement secondaire a enregistré en janvier, une réforme règlementant l’usage de téléphone portable dans les collèges et lycées. Ainsi, par la note circulaire n°001/MESTFP/DC/SGM/SA du 03 janvier 2018, le ministre des Enseignements secondaire, technique et de la Formation professionnelle, le professeur Mahougnon Kakpo a formellement interdit l’usage du téléphone portable aux heures de travail aux enseignants. « Autant l’enseignant est le premier modèle de l’enfant, autant l’utilisation du téléphone portable dans ces conditions porte gravement préjudice à la gestion du temps de travail effectif au profit des différents acteurs du système, ce qui, par ricochet, constitue un élément de contre-performance », signale-t-il.
« Tout enseignant ou tout élève qui serait surpris en pleine utilisation d’un téléphone portable dans nos établissements scolaires, de même que tout enseignant qui ferait usage d’un téléphone portable à ses heures de cours, subirait les sanctions administratives conformément aux dispositions en vigueur », avertit le ministre.
Par ailleurs, il a recommandé aux enseignants de respecter les normes vestimentaires prescrites en matière de morale professionnelle et de législation scolaire.
A ces deux réformes, il faudra ajouter celle concernant l’utilisation des vacataires. Aussi bien leur recrutement que le mode de paiement de leurs rémunérations ont connu des réformes.
Primaire : les cantines scolaires pour réduire le taux d’abandon
Au niveau de l’enseignement primaire, la réforme s’est intéressée à la réduction du taux d’abandon. Pour ce faire, le gouvernement a trouvé comme solution de rehausser le taux de couverture des cantines scolaires au Bénin. De l’ordre de 30% jusqu’à la fin de l’année scolaire 2015-2016, le gouvernement Talon a pris des mesures pour l’augmenter à 51%.Grâce à cette mesure, plus de 351109 écoliers des douze départements, de 1574 écoles primaires publiques ont bénéficié des repas servis par les cantines scolaires gouvernementales installées par le Programme alimentaire mondial qui accompagne le gouvernement dans ce projet. Cette réforme coûte pour le gouvernement la somme de 27,2 milliards de francs Cfa pour la période 2017-2021. En termes de critères dont dépend la création d’écoles à cantine, il faut noter que l’école doit être dans une zone reculée et difficile d’accès. De plus, elle doit avoir un faible effectif d’apprenants, pour pouvoir encourager les écoliers à venir au cours, a expliqué Salimane Karimou, ministre des Enseignements maternel et primaire.
Actualités 06 avr. 2018
stade Charles de Gaulle de Porto-Novo[/caption]Les matchs de la troisième journée du tournoi international des centres de formations de football (Tic2f) se sont joués, ce mercredi, au stade Charles de Gaulle de Porto-Novo.
Les Béninois de l’Académie Poté Joseph et les Nigérians de Sunsel se sont séparés dos-à-dos (0-0) dans la poule A tandis que l’Aspa du Bénin a été battu par les Ivoiriens de Ceaf.
Résultats des matchs
Poule A :
Mbarakou (Mali) 0 - 1 Cefak (Togo)
Rising (Ghana) 0 - 2 Fc San Pedro (Côté d'Ivoire)
APJ (Bénin) 1 - 1 Sunsel (Nigeria)
Poule B:
Hearts (Nigeria) 2-0 Cefes (Benin)
Étoile (Mali) 3-1 Lizzy (Ghana)
Aspa (Benin) 1 - 5 Ceaf (Côte d'Ivoire)
Photo de famille des autorités de l'Ens et des meilleurs élèves-professeurs récompensés[/caption]L’Ecole normale supérieure (Ens) de Natitingou a célébré, dimanche 1er avril dernier, la neuvième Journée du normalien. A l’occasion de cet évènement marqué par des activités culturelles et sportives, les meilleurs élèves-professeurs au titre de l’année académique 2016-2017 ont été récompensés par la direction de l’école.
Les meilleurs élèves-professeurs de l’Ecole normale supérieure (Ens) de Natitingou au titre de l’année académique 2016-2017 ont été récompensés à l’occasion de la neuvième édition de la Journée du normalien, célébrée en mémoire des faits marquants de l’établissement. La cérémonie de distinction des plus méritants des différentes classes qui est à sa deuxième édition, selon Dr Serge Dègla, directeur de l’école, tient d’une volonté de l’administration de promouvoir l’excellence. L’initiative qu’il souhaite pérenne vise à reconnaître aux meilleurs normaliens leurs mérites et à susciter l’émulation au sein de l’école. Un établissement dont la vocation est de mettre à la disposition du système éducatif des enseignants compétents, prêts à administrer un savoir de qualité aux élèves dans les collèges et lycées du pays. Les élèves-professeurs sont appelés à se surpasser pour des résultats encourageants. Il s’agit en somme d’encourager le goût de l’effort, a indiqué le directeur qui salue par ailleurs la bonne collaboration entre l’administration et les normaliens. Passés les instants de mésententes connus naguère, il a salué l’accalmie observée depuis quelques années.
Tout autour de l’espace dédié aux spectacles dans l’enceinte de l’école, enseignants, élèves-professeurs ainsi que leurs parents ont marqué de leur présence l’évènement dont l’historique a été rappelé par Sosthène Bidojésussi Hounzinhin, président du Bureau de l'Union des élèves professeurs de Natitingou (Buepn). Pour lui, il convient de décerner un satisfécit aux autorités de l’Ens pour l’innovation que constitue la distinction des plus méritants et tout l’appui qu’elles apportent à l’organisation des manifestations artistiques, culturelles et sportives dans le cadre de la célébration.
Présentant le bilan de l’année académique 2016-2017, Dr Cyril Vodounon, directeur adjoint de l’école, a indiqué que sur 448 élèves professeurs inscrits, 372 passent en année supérieure, soit un taux d’admission de 83,03 % pour 77,61 % au titre de l’année académique 2015-2016.
Le meilleur des récipiendaires à la cérémonie s’est distingué avec 16,14 de moyenne. Il répond au nom de Firmin Dah Tognon et est en troisième année de SVT.
Le trophée mis en jeu pour une compétition de football a été remporté par la première année de Physique et Chimie (PC1).
Des concours de chants et de chorégraphie ont par ailleurs permis aux talents de l’école de se révéler au public satisfait de leurs prestations scéniques.

Le Tournoi international des centres de formation de football (Tic2f) a démarré lundi 2 avril dernier au stade Charles-de-Gaulle à Porto-Novo. Le top officiel de la compétition a été donné par Mounirou Daouda, président de la délégation générale du Tic2f ; Magloire Oké, président de l’Uss-Kraké et Dona Jean-Claude Houssou, ministre de l’Énergie, représentant le ministre en charge des Sports.
Le président Mounirou Daouda a saisi l’occasion pour remercier les autorités sportives béninoises et le gouvernement pour son souci constant marqué pour le développement du sport et du football en particulier.
Selon lui, « Le sport, c’est le développement et l’épanouissement de la jeunesse», a-t-il déclaré. Il a invité toutes les équipes au fair-play et à l’esprit sportif afin que le tournoi se déroule dans de meilleures conditions.
Pour le représentant du ministre en charge des Sports, cette compétition est un moment de convivialité qui se traduit par la pratique du football dans un esprit fair-play. Il souhaite que le tournoi ait une issue favorable avec une belle affiche dimanche prochain en finale.
Magloire Oké, vice-président de la Fédération béninoise de football, a témoigné son soutien aux promoteurs de centres de formation qui s’investissent dans le développement du sport à la base. Il va falloir que les responsables du football associent ceux-ci à la gestion du sport-roi à tous les niveaux. « Je vais me joindre à vous, pour combattre les dirigeants béninois qui ne veulent pas que le football des jeunes décolle. Vous êtes à votre huitième édition aujourd’hui. Mais, je n’ai pas souvenance que la fédération à laquelle j’appartiens ait déjà organisé un tournoi de football des jeunes », s’est-il offusqué.
Il faut souligner que pour le compte des deux premières journées, sur les trois représentants béninois, l’Académie Poté Joseph, seule a pu tirer son épingle du jeu en battant Mbarakou du Mali (2-0) en match inaugural et en contraignant les Ivoiriens de San Pedro au partage des points (0-0) lors de leur deuxième sortie?
Ch. H.
Résultats
Poule A
Cefak (Togo) 0 # 2 San Pedro (Côte d’Ivoire)
Apj (Bénin) 2 # 0 Mbarakou (Mali)
Rising (Ghana) 2 #0 Cefak (Togo)
Apj (Bénin) 0 # 0 San Pedro (Côte d’Ivoire)
Sunsel (Nigeria) 1 # 0 Mbarakou (Mali)
Poule B
Ceaf (Côte d’Ivoire) 1 # 0 Étoile Mandé (Mali)
Cefes (Bénin) 2 # 4 Lizzy (Ghana)
Aspa (Bénin) 0 # 1 FC Hearts (Nigeria)

Prévu pour être joué le samedi 7 avril prochain à huis-clos au stade municipal de Parakou, le match de barrage entre l’Asvo et l’Upib-Onm est annulé par la Fédération béninoise de football ce mardi 3 avril. Le secrétaire général de la Fbf, Rigobert Koutonin, à travers un courrier, a informé les présidents des deux clubs de la décision du comité exécutif de la Fbf de surseoir à cette rencontre. Le dossier sera renvoyé au Congrès ordinaire statutaire prévu pour le 18 avril prochain où une décision définitive sera prise.
En effet, le lundi 26 mars dernier, le comité exécutif de la Fbf avait pris sur lui, la responsabilité de faire jouer un match de barrage entre les deux clubs, ce qui n’a pas été du goût du président d’honneur de l’Upi-Onm Fc, Valère Kakaï-Glèlè, qui dénonce le choix de l’organisation d’un match de barrage entre son club et Asvo Football club, alors même que les deux équipes n’ont pas le même nombre de points, ni le même nombre de buts marqués et encaissés, encore moins des résultats identiques en confrontation directe.
Faut-il le rappeler, à la dernière journée de la Ligue 2, le 23 décembre 2017, Espoir de Savalou a perdu (5-0) face à Upi-Onm tandis que, Asvo et Delta se sont séparés dos-à-dos (0-0). Cette victoire d’Upi-Onm (11 points+6), le classe devant Asvo, 9 points+2. L’équipe de Pobè, vainqueur d’Entente, est championne, et Upi-Onm, vainqueur d’Espoir de Savalou, est vice-championne. En fustigeant cet état de choses dans les médias, le président Valère Kakaï-Glèlè avait saisi la Fbf et a souhaité l’arbitrage des autorités sportives à divers niveaux. Ce courrier sonne comme un nouveau rebondissement dans cette affaire qui défraie la chronique à quelques jours du congrès de relecture des textes de la Fbf et du démarrage du championnat national prévu pour le 5 mai prochain?
Christian HOUNONGBE (Stag.)
Actualités 04 avr. 2018
17e édition de la Fête « Gbédokpo[/caption]Dénommée « Gbédokpo », la fête des retrouvailles des ressortissants d’Agamé et de Koudo, deux arrondissements de Lokossa, était à sa dix-septième édition, du vendredi 30 mars au dimanche 1er avril dernier au Ceg1 Agamè. Placée sous le parrainage du ministre Romuald Wadagni, cette célébration qui sonne la mobilisation autour des actions de développement, a enregistré la participation du préfet du Mono, Komlan Zinsou, du député Dakpè Sossou et du maire de la ville de Lokossa, Pierre Awadji.
L’édition 2018 de la fête « Gbédokpo » revêt, pour ses organisateurs, une double importance. Au-delà des retrouvailles festives annuelles entre filles et fils d’Agamé et de Koudo, l’événement vise à célébrer, de leur vivant, des acteurs de développement des deux arrondissements, dira Norbert Gangbédji, président de l’Union pour le développement économique, social et culturel de l’arrondissement d’Agamè (Udesca).
Dans ce cadre, Dr Sotelle Houessou, l’opérateur économique Casimir Awadji qui a fait venir la star togolaise King Mensah en vue de rehausser l’ambiance de la célébration, et plusieurs autres personnalités ont été distingués. Pour le président de l’Udesca, les nominés sont ainsi reconnus comme « artisans de la paix et du développement local et effectuent leur entrée dans la classe privilégiée des sages qui doivent anticiper sur les crises et les missions de paix locales ». Ces missions de paix et de développement, précise-t-il, passent par la recherche de solution à la gestion tumultueuse de la coopérative d’aménagement rural d’Agamè. « Au lieu de les conduire vers le bonheur et le bien-être, regrette le président de l’Udesca, cette coopérative est le premier handicap à l’épanouissement des populations d’Agamè ». C’est pourquoi, en plus des nominés, il invitera les cadres, la diaspora et les autres ressortissants, ainsi que les autorités communales et préfectorales à « accompagner sincèrement la coopérative lors du renouvèlement de ses responsables prévu en juillet prochain dans un esprit de démocratie à la base ». Gage d’une gestion rationnelle de la coopérative, le renouvellement des membres du bureau, projette Norbert Gangbédji, marquera un nouvel essor du développement de leurs localités, voire de toute la commune de Lokossa ».
Cap : développement
Les arrondissements d’Agamè, de Koudo et de Houin, clame Norbert Gangbédji, ont tout ce qu’il leur faut pour se développer et impacter tout Lokossa, chef-lieu du Mono. « Pourtant, avec plus de 500 millions francs Cfa par an de recettes pour la coopérative, celle-ci n’arrive pas à réhabiliter des pistes rurales, à construire des salles de classe, à soutenir le budget communal, à soulager les peines de ses sociétaires incapables de payer les redevances locatives des terres et les salaires de leurs ouvriers », regrette-il. Autant de contre-performances qu’il a souhaitées voir corrigées, à partir de la présente édition, à travers des actions de développement.
En effet, la dix-septième édition de Gbédokpo annonce le changement de cap avec l’organisation d’une collecte de fonds en vue de contribuer au financement d’un ouvrage sociocommunautaire. Il s’agit du téléthon « un paquet de ciment pour la réalisation de la clôture du Ceg 1 Agamé » qui a rapporté plus de 228 000 francs Cfa. Se servir du creuset Gbédokpo pour promouvoir des valeurs de fraternité, de solidarité et soutenir les plus vulnérables, accompagner le développement local a été également le vœu de l’abbé qui a célébré le culte catholique de dimanche dernier, jour de l’apothéose des festivités démarrées depuis vendredi dernier par des libations dans des couvents de religions endogènes. Au regard de cela, il invitera les populations en fête à aller à l’école de Jésus-Christ, de la victoire du bien sur le mal. « S’il y a une chose à demander au cours de ce culte, soulignera-t-il, c’est de travailler à l’unité ». Car, pour lui, rien de beau ou de bien ne se fait sans l’endurance, l’humilité et l’abaissement qui mène vers son prochain.
Au cours de la messe, l’abbé Mathieu Messangbo, initiateur de Gbédokpo, a été également célébré, à titre posthume, pour rappeler l’objectif de pacifier les relations entre les filles et fils d’Agamè et de Koudo, ayant motivé sa vision.
Plusieurs activités récréatives ont jalonné la célébration de Gbédokpo 2018 dont les plus marquantes, dimanche, ont été les démonstrations des Zangbéto, les prestations des artistes de la musique moderne tels que King Mensah et Allézé Détonfo.
La journée du lendemain samedi 31 mars a été meublée, entre autres, par une soirée dansante et plusieurs jeux sportifs dont le match de football qui a opposé une équipe des femmes mariées à celle de jeunes filles. Remportée par les femmes mariées sur un score de 2-0, ce match insolite restera longtemps gravé dans les esprits. Aussi Dr Sotelle Houessou et Casimir Sossou se soucient-ils déjà de comment maintenir, au cours des prochaines éditions, la ferveur et la liesse populaires enregistrées au cours de Gbédokpo 2018?

Une délégation conjointe de l’Institut supérieur de formation sociale et de communication (Isfsc) et de l’École supérieure de formation des acteurs de l’audiovisuel, des métiers des médias et du multimédia au Bénin (Esfam-Bénin) conduite par Roger Mèdégan Fagla, était au siège de la Haac à Cotonou, vendredi 30 mars dernier. Au centre des échanges, la présentation d’un projet de création d’un groupe de presse spécialisé dans les droits des consommateurs et complémentaire à la formation des journalistes.
Le président et les conseillers à la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac), Adam Boni Tessi, ont échangé, vendredi 30 mars dernier, avec une délégation composée de responsables de l’Institut supérieur de formation sociale et de communication (Isfsc) et de l’École supérieure de formation des acteurs de l’audiovisuel, des métiers des médias et du multimédia au Bénin (Esfam-Bénin). La délégation conduite par Roger Mèdégan Fagla, promoteur de l’Esfam-Bénin, est allée présenter aux conseillers de l’institution de régulation de la communication et de l’audiovisuel au Bénin, l’évolution qu’a connue le projet de création d’un groupe de presse présenté comme complémentaire à la formation des journalistes et de défense des droits des consommateurs. L’objectif est de solliciter l'attribution de deux fréquences de radiodiffusion et de télévision pour la ville de Porto-Novo.
Au terme de cette audience, M. Mèdégan Fagla dit avoir le sentiment d’une grande satisfaction. Pour lui, le projet dont il est porteur avec ses partenaires belges est une initiative intégratrice et dynamique qui sort de l’ordinaire. Il explique que le projet appuie la formation que son école de journalisme Esfam-Bénin donne avec l’adéquation formation/emploi. « Cela veut dire que les étudiants, une fois ayant terminé leur formation, peuvent directement trouver l’emploi », affirme-t-il, soutenant que ce sont des milliers d’emplois pour ces deux chaînes qui sont à vocation panafricaine.
M. Mèdégan Fagla explique que la création de ces médias vient combler un vide sur le plan de la qualité des médias sur le plan national. « Nous voulons apporter une autre manière de faire de l’information, de faire de la radio et de la télévision en permettant aux populations d’avoir accès à des informations liées à leur vie, à leur existence, notamment les cinq besoins fondamentaux de l’homme », précise-t-il.
Présentant ces médias, M. Fagla souligne qu’il s’agit de « Fm Vie, la voie du consommateur et Cctv Africa dont nous sommes porteurs avec nos partenaires qui ont déjà investi de sommes colossales en équipement, en investissement de toutes sortes pour que nous ayons déjà les infrastructures déjà disponibles et prêtes à diffuser à Porto-Novo ».
Il se réjouit d’avoir reçu l’aval de toute la Haac et des cadres de l’institution de régulation pour octroyer effectivement ces deux fréquences à sa structure. Puis, il annonce : « Si tout va bien, nous allons pouvoir émettre avant la fin de l’année 2018 ».
Pascal Laviolette, enseignant et coordonnateur de la cellule internationale de l’Isfsc Bruxelles, explique que « La chose la plus importante qu’on peut retenir est que le président de la Haac s’est prononcé en faveur du projet et qu’il a engagé la Haac tout entière à soutenir le projet défendu par M. Fagla, le projet de radio et de télévision consuméristes au profit des citoyens du Bénin ».
Il précise que l’Isfsc présent dans ce projet est une école supérieure de journalisme et de communication qui travaille avec l’Esfam-Bénin depuis cinq ans sur des projets pédagogiques pour les journalistes du Bénin, mais aussi pour les journalistes de Belgique. Dans ce cadre-là, souligne-t-il, « Il y a des affinités, mais aussi des complémentarités entre les deux projets ».
Alain Dubois, directeur de l’Isfsc, témoigne pour sa part avoir des impressions positives et salue la qualité des questions qui ont été posées par les conseillers de la Haac. Pour lui, les conseillers ont mis en avant « la nécessité de s’appesantir sur le droit de la consommation ».

Le tournoi international des centres de formation de football (Tic2f) démarre dimanche 1er avril prochain, au stade Charles de Gaulle de Porto-Novo. Les délégations étrangères sont attendues dès ce vendredi à Porto-Novo. Deux équipes du Bénin vont prendre part à cette compétition destinée aux centres. Il s’agit de l’Aspa, Apj, et de Cefes.
Dix centres viendront d’autres pays pour ce tournoi. Il s’agit de Fc San Pedro, Ceaf d’Abidjan, (Côte d’Ivoire); Lizzy Sport de Marcel Dessailly, Rising Star d’Accra (champion en titre) (Ghana); Etoile de Mande 3e en 2017, Académie M’Barakou (Mali); Sunsel Fc, Fc Heart d’Abuja (Nigeria),Cefak (Togo). Cette compétition qui vise la promotion du football à la base est placée sous le haut parrainage des internationaux, Jean-Pierre Papin, Mikael Sylvestre, Japhet N’Doram, Olivier Kapo, de Oswald Homéky, ministre des Sports et du soutien de la Fédération béninoise de Football.
Sports 30 mars 2018