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Nouvelles

Hadj 2022 : Liste des sites de vaccination et de visite médicale des pèlerins dans les 12 départements
Les candidats au Hadj 2022 peuvent se faire vacciner contre la Covid-19 et effectuer leur visite médicale dans tous les départements du Bénin. A travers un communiqué, le ministre de la santé, Benjamin Hounkpatin, informe des centres retenus à cet effet sur l'ensemble du territoire national. Consultez les centres retenus pour la vaccination et la visite médicale dans chaque département : Actualités 11 juin 2022


Cérémonie d’adieu au dramaturge Ernest Kaho : Abimbola rend hommage à un grand interprète
Les acteurs de l’écosystème Arts et Culture ont rendu, mercredi 8 juin, un dernier hommage à leur camarade de lutte, le conteur, écrivain et dramaturge Ernest Kaho, emporté par une longue maladie, mercredi 25 mai dernier. Présent à la cérémonie d’adieu, Jean Michel Abimbola, ministre de la Culture, a loué les mérites d’un artiste brillant.Artistes comédiens, conteurs, dramaturges, chanteurs, plasticiens,… bref, les acteurs et responsables du sous-secteur des Arts et de la Culture ont fait leurs adieux à feu Ernest Guy Kaho. A la salle du Fitheb, ce mercredi, devant la dépouille de l’illustre disparu, ils ont loué son immense talent d’acteur et dit tout le bien qu’ils pensent de lui. « Le rappel à Dieu de notre frère Guy Ernest Kaho ne nous a pas seulement plongés dans le chagrin. Cela nous prive d’un ami, d’un époux, d'un père de famille ; et nous arrache aussi et malheureusement un artiste brillant, l’un des plus grands interprètes de la scène dramatique de notre pays », regrette le ministre du Tourisme, des Arts et de la Culture, Jean Michel Abimbola. Il fait par la suite la synthèse du long parcours du comédien et acteur du téléfilm Taxi-Brousse. Guy Ernest Kaho part six mois après le décès tragique de son aîné Camille A. Amouro, un autre monument du sous-secteur. Le ministre de la Culture rappelle le lien fraternel et professionnel qui existait entre les deux regrettés artistes avant d’en venir à la cause de son départ éternel. « Après son exceptionnel parcours, Guy Ernest Kaho aurait pu continuer à nous gratifier de ses prestations de haute volée. Ses élans poétiques, portés par sa voix chaude et métallique, auraient pu continuer de nous raconter la vie des hommes et femmes pris dans le tourbillon inévitable du destin. Ses rires gais aussi bien que sa gestuelle cassante auraient bien pu continuer à nous tenir compagnie, mais les maladies qui le guettaient en ont décidé autrement», affirme-t-il d’une voix lourde et pleine d’émotions. Mais la mort est déjà intervenue, la faucheuse a déjà agi et il n’y a plus rien à faire à part souhaiter que l’âme du défunt repose en paix. « En partant pour l’éternité, tu nous prives à ton tour de ta lumière et de ton talent. Puisses-tu trouver là-bas, dans le ciel constellé, les autres étoiles qui nous ont quittés, particulièrement celle de ton ami Camille. De là-haut, vous nous distillerez vos lumières pour éclairer nos pas», souhaite également le ministre Jean Michel Abimbola. Guy Ernest Kaho a trépassé, mercredi 25 mai dernier, à l’âge de 56 ans, des suites d’une insuffisance rénale qu’il a combattue pendant un an. Société 10 juin 2022


Personnes victimes en missions commandées: ce que prévoit le projet de loi
Le gouvernement met les bouchées doubles pour une meilleure protection des soldats au front. Le projet de loi portant régime de prise en charge et de protection des personnes victimes en missions commandées porte bien des espoirs. Lors des hommages de l’État aux soldats tombés le 11 avril dernier sur une mine artisanale, Fortunet Alain Nouatin a rassuré les orphelins et veuves des victimes. « La patrie que vous avez servie jusqu’à vos derniers souffles, jusqu’au sacrifice suprême, ne laissera pas pour compte vos familles. Les mesures nécessaires seront prises pour accompagner vos différentes progénitures. Le Bénin vous le doit bien », a dit dans son oraison funèbre le ministre délégué en charge de la Défense nationale. Ce ne sont pas de vains mots. Cette assurance provient entre autres de la volonté de l’État traduite dans le projet de loi portant régime de prise en charge et de protection des personnes victimes en missions commandées transmis à l’Assemblée nationale. En effet, le projet de loi vise à créer un cadre légal adapté pour la protection et la prise en charge efficaces des personnes ayant subi des préjudices au cours des missions de maintien d’ordre, de sauvetage ou de défense de l’intégrité territoriale, de même que lors de missions extérieures exécutées dans le cadre des accords bilatéraux ou multilatéraux. Ce dispositif légal envisagé intervient donc pour combler une insuffisance de l’actuelle règlementation qui ne prévoit qu’une somme symbolique en guise de frais d’obsèques des victimes ayant perdu la vie dans les missions de défense et de sécurisation de la nation. La loi qui devra être votée par les députés instaure un mécanisme de paiement d’un capital décès aux ayants droit des personnes visées et une prise en charge des enfants mineurs jusqu’à l’âge de 21 ans, à travers un soutien matériel, financier et moral de l’État sous forme de subventions d’entretien, d’études et une assurance médicale gratuite ou prise en charge par l’État. En plus des personnels militaires des Forces armées béninoises blessés, décédés ou portés disparus à l’occasion des opérations susvisées ou leurs ayants droit, d’autres catégories sont prises en compte. Il s’agit des personnels des Forces de sécurité publique et assimilées blessés, décédés ou portés disparus dans les mêmes types d’opérations ou leurs ayants droit; des civils blessés, décédés ou disparus impliqués ou associés par les Forces armées béninoises auxdites opérations ou leurs ayants droit. Les ayants droit des victimes enregistrées au cours des missions extérieures dans le cadre des accords bilatéraux ou multilatéraux lorsque lesdits accords ne prévoient pas une mesure de prise en charge sont aussi concernés. Selon le Conseil des ministres, le projet de loi prévoit une protection au profit des personnels civils impliqués dans les missions de sécurisation et de défense et y ayant perdu la vie ainsi qu’une reconnaissance nationale à travers des avancements à titre posthume. Promesse tenue Le chef de l’Etat, Patrice Talon, a donc tenu sa promesse. Alors qu’il recevait, le 21 janvier 2022, les vœux des forces de défense et de sécurité, le président de la République avait rassuré le chef d’état-major général d’alors, le contre-amiral Patrick Jean-Baptiste Aho, de la prise en compte de sa doléance pour l’élaboration d’une loi portant régime de prise en charge et de protection des personnes victimes en missions commandées. « Je veux ici exprimer ma profonde compassion à l’endroit des familles affectées, tout en les rassurant que la République ne les abandonnera pas. Et à cet effet, je prends note de vos suggestions d’une loi spécifique», avait-il rassuré. Cinq mois plus tard, les lignes ont bougé. Le 25 mai 2022, le Conseil des ministres a transmis à l’Assemblée nationale, pour examen et vote, le projet de loi en question. Les regards sont désormais tournés vers le parlement pour son adoption, afin que les ayants droit puissent en bénéficier. Actualités 10 juin 2022


Procédures et pratiques parlementaires: les députés s’approprient les documents de l’Ipab
Les députés ont pris connaissance du contenu de trois documents de l’Institut parlementaire du Bénin (Ipab), notamment le recueil du droit des procédures et des pratiques parlementaires au Bénin ; le Guide méthodologique du député pour la réduction de la pauvreté au Bénin et le plan stratégique 2022-2026 de l’Ipab. C’est à la faveur d’un séminaire dont les travaux ont été clôturés ce jeudi à l’hémicycle. Faire approprier par les députés le recueil du droit des procédures et des pratiques parlementaires au Bénin, le Guide méthodologique du député pour la réduction de la pauvreté au Bénin et le Plan stratégique 2022-2026 de l’Institut parlementaire du Bénin (Ipab). Et recueillir éventuellement leurs observations sur les trois documents produits et se projeter dans l’avenir en termes de productions d’outils d’aide dans les prises de décision. Tels sont les objectifs du séminaire qui s’est tenu les 8 et 9 juin derniers à l’Assemblée nationale. L’atelier a été organisé en faveur des députés par l’Ipab et ses partenaires. Pour le président de l’Assemblée nationale, Louis Vlavonou, qui a lancé les travaux, chacun des trois documents est d’une importance capitale. « Le Recueil de droit des procédures et des pratiques parlementaires au Bénin met à la disposition des députés, des chercheurs et de tout usager, les principales pratiques et procédures qui caractérisent le droit parlementaire ; ces pratiques et procédures prennent leur source dans la riche expérience du parlementarisme au Bénin depuis une trentaine d’années et constituent un pertinent outil pour le député tout au long de sa fonction», a-t-il souligné. La production de ce recueil, poursuit Louis Vlavonou, répond à une recommandation de la Commission des affaires parlementaires de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie qui en a fait un instrument d’échange d’expériences et de travail des parlementaires dans la plupart des États de l’espace francophone à régime démocratique. C’est donc un défi vieux d’une vingtaine d’années qu’a relevé l’Ipab en produisant cet ouvrage, a martelé le président de l’Assemblée nationale. Ouvrages de grand intérêt Quant au Guide méthodologique des députés pour la réduction de la pauvreté au Bénin, il se veut un véritable outil de travail du parlementaire en termes d’orientations stratégiques du député béninois pour la réduction de la pauvreté, reconnait Louis Vlavonou. Le document rappelle quelques généralités sur le fonctionnement de l’Assemblée nationale, donne à l’élu du peuple quelques repères d’analyse et outils parlementaires pour la réduction de la pauvreté au Bénin. Le Plan stratégique quinquennal 2022-2026 de l’Ipab présente la vision de l’institut et décline la problématique majeure de son développement à l’horizon 2026, de même que ses orientations stratégiques, précise Louis Vlavonou. « L’Ipab, créé sur les cendres de l’ex-Capan, sera d’ici 2026, une structure fonctionnelle et performante qui accompagne le Parlement dans sa mission de représentation, du vote de la loi et du contrôle de l’action du gouvernement », indique-t-il. Le président de l’Assemblée nationale, au regard de l’importance des trois documents qui ont fait l’objet d’une série de communications participatives, a sollicité l’attention de tous les députés afin de mieux cerner leur contenu et de savoir quel usage en faire pour un accomplissement qualitatif de leur mandat législatif. Le directeur de l’Ipab, Djima Fataou, pour sa part, a remercié le Programme des Nations Unies pour le Développement (Pnud) pour son soutien à la réalisation des trois ouvrages à travers le programme Parcpoge. Actualités 10 juin 2022


Mobilisation des recettes intérieures au Bénin: un potentiel fiscal encore faible
  Le potentiel fiscal du Bénin reste faible (de l’ordre de 6 % du Pib contre 20 % prescrit dans l’Uemoa), selon une étude menée sur la période 1989-2019. Des mesures coercitives permettront d’asseoir durablement un civisme fiscal et de favoriser la collecte des ressources domestiques. Le Bénin n’a collecté les recettes fiscales qu’à hauteur de 66,15 % de ses capacités sur la période 1989-2019, selon l’Examen du potentiel fiscal du Bénin. L’effort fiscal moyen qui représente la performance ou l’efficacité dans la mobilisation des recettes fiscales, a été de 63,57 % en moyenne sur les cinq dernières années de l’étude (2015-2019), précise le « document de travail » signé par Moïse Lawin, publié par le ministère de l’Economie et des Finances. Cela met en évidence une possibilité de mobilisation fiscale supplémentaire de 36,43 %, indique l’auteur de l’étude. Le potentiel fiscal (recettes additionnelles pouvant être collectées) est de l’ordre de 5,83 % du produit intérieur brut (Pib) en moyenne sur la période 1989-2019 et 5,76 % en moyenne sur la période 2015-2019, suivant les estimations issues de la base de données de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bceao). La situation du Bénin a révélé une sous-mobilisation des recettes fiscales et une transition fiscale inachevée. Les recettes totales collectées se sont établies à 13 % du Pib en 2016, 13,2 % en 2017 (Banque mondiale, 2018), 15,7 % en 2018 selon l’édition 2019 de Bilan et perspectives à court et à moyen termes de l’économie nationale (Bipen). La Banque mondiale a indiqué que la pression fiscale est restée comprise entre 14,9 % et 13,2 % du Pib, entre 2010 et 2017, dénotant ainsi une inefficacité des politiques de mobilisation des ressources. Secteur informel prépondérant Ce faible niveau de collecte des recettes fiscales se justifie, entre autres, par la prépondérance du secteur informel, des problèmes de gouvernance et de corruption. En effet, l’Enquête régionale intégrée sur l’emploi et le secteur informel (Eri-Esi 2018) a révélé que le secteur informel reste prédominant, ce qui laisse échapper une grande partie des recettes que devrait engranger l’Etat au titre des impôts et taxes. L’analyse par type d’impôts révèle que sur la période de l’étude, le potentiel fiscal relatif aux impôts directs est de 3,36 % du Pib, et de 3,01 % du Pib en moyenne sur la période 2015-2019. De même, les résultats ont révélé que le potentiel fiscal relatif aux impôts sur le commerce extérieur est de 1,06 % du Pib, et de 0,5 % du Pib en moyenne sur les cinq dernières années de l’étude. L’évolution des recettes totales laisse apparaître globalement une tendance haussière sur la période 1989- 2019. De 34,4 milliards F Cfa en 1989, elles se sont établies à 713,09 4 milliards F Cfa en 2015, soit un taux de croissance annuel de 12,36 % sur la période 1989-2015. Puis, elles affichent une baisse de 71,99 milliards F Cfa en 2016, soit une régression de 11,23 % en raison de la baisse des impôts et des recettes douanières collectés au cours de ladite année. La période 2017-2019 a été marquée par une amélioration des recettes qui, de 641,1 milliards F Cfa en 2016, se sont établies à 712,82 milliards F Cfa en 2017, puis à 811,3 milliards de francs Cfa en 2018 et à 935,6 milliards F Cfa en 2019, soit un taux de croissance de 11,18 %, 13,81 % et 15,32, respectivement en 2017, 2018 et 2019. Pour l’analyste M. Lawin, cela traduit l’efficacité des politiques de mobilisation des ressources fiscales. Mesures La pression fiscale (les recettes fiscales rapportées au Pib) a globalement suivi la même tendance, passant de 5,4 % du Pib à 16 % du Pib entre 1990 et 2008, avec un creux de 14 % en 2006. Elle a chuté par la suite à 9,1 % du Pib en 2016, avant de s’accroître depuis 2016 : 10,6 % du Pib en 2019. Mais les niveaux atteints restent en deçà de la moyenne des pays de l’Afrique sub-saharienne et largement en dessous de la barre des 20 % du Pib, seuil fixé par l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) comme critère de convergence macroéconomique. Par ailleurs, l’étude montre que les secteurs non agricoles sont fortement fiscalisés au Bénin par rapport au secteur agricole. De 8,8 % en 1990, la pression fiscale hors secteur agricole s’est établie à 15,2 % en 1998, puis à 16 % en 2008, son niveau le plus élevé. Elle est retombée à 12,2 % en 2016 avant de s’établir à 14,7 % en 2019. Une politique visant la transformation structurelle de l’économie béninoise pourra permettre de rattraper le potentiel perdu, préconise l’étude. Pour améliorer efficacement l’effort fiscal et rattraper le potentiel perdu, estime l’auteur, l’Etat pourra envisager une politique d’élargissement des assiettes fiscales directes à travers une accélération des procédures de formalisation des entreprises. A l’en croire, la mise en place de mesures coercitives, en cas de fraude fiscale, permettra d’améliorer les recettes fiscales. L’Etat pourra également intensifier les actions de communication afin de démystifier la matière fiscale, de chasser la peur de l’impôt et d’asseoir durablement un civisme fiscal, indispensable à la collecte des ressources domestiques, ajoute-t-il. Economie 10 juin 2022


Gestion du contentieux électoral dans la sous-région: la création d’un réseau des hautes juridictions actée
La mise en place d’un réseau des juridictions constitutionnelles ouest-africaines en charge du contentieux électoral. C’est l’une des résolutions contenues dans la Déclaration de Cotonou, adoptée au terme des Premières rencontres des hautes juridictions ouest- africaines en charge du contentieux électoral qui se sont tenues du 7 au 9 juin au Palais des Congrès à Cotonou. « Nous, Juridictions constitutionnelles en charge du contentieux électoral en Afrique de l’Ouest, présentes, retenons par consensus ce qui suit : la création d’un réseau des juridictions constitutionnelles ouest-africaines en charge du contentieux électoral… » ; ainsi en ont décidé les participants aux Premières rencontres des hautes juridictions ouest-africaines en charge du contentieux électoral qui se sont tenues à Cotonou. Organisées par la Division Assistance électorale de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest en collaboration avec la Cour constitutionnelle du Bénin, ces assises ont été un cadre d’échanges et de partage entre les différentes juridictions de la sous-région. Faut-il le préciser, la sous-région ouest-africaine comprend trois différents héritages juridictionnels, notamment les juridictions de pratiques lusophone, francophone et anglophone. Ce qui donne lieu à diverses pratiques dans la gestion du contentieux électoral, dans les procédures... Certaines juridictions installent l’élu même si le contentieux n’est pas encore vidé et d’autres vident le contentieux avant d’installer l’élu… Toutes ces pratiques ont fait l’objet de discussions pour une recherche de solution adaptée aux réalités et partagée de tous. C’est ce qui a d’ailleurs motivé la création d’un réseau. La déclaration de Cotonou, adoptée hier jeudi 9 juin au terme des travaux, renseigne également sur la mise en place d’un comité de suivi composé des juridictions membres des différents espaces linguistiques. La présidence de ce comité de suivi est confiée à la Cour constitutionnelle du Bénin. Au titre des membres, ledit comité comprend le Conseil constitutionnel de Côte d’Ivoire; la Cour suprême du Ghana; la Cour suprême de Sierra Leone; la Cour suprême de Guinée Bissau. « Le mandat de ce Comité est, en liaison avec la Cedeao, de désigner une équipe de consultants pour rédiger les textes fondamentaux, statuts et règlements intérieurs, et recueillir les observations du groupe d’experts provenant des différents espaces linguistiques ainsi que de toutes les juridictions constitutionnelles de l’espace Cedeao », précise la Déclaration de Cotonou. C’est ce comité qui préparera et convoquera les deuxièmes rencontres des juridictions constitutionnelles en charge du contentieux électoral en vue de l’approbation des textes. Étaient présentes aux assises la Cour constitutionnelle du Bénin, la Cour suprême de la Sierra Leone, la Cour constitutionnelle du Niger, la Cour suprême de la Gambie, la Cour suprême du Liberia, la Cour constitutionnelle du Togo, la Cour suprême du Ghana, le Conseil constitutionnel de Côte d’Ivoire et la Cour suprême de la Guinée-Bissau. Les travaux ont été enrichis par les contributions des organes de gestion des élections du Bénin, de la Côte d’Ivoire, du Niger, du Togo, de la Sierra Leone, du Libéria, de la Gambie, de la Guinée-Bissau et du Nigéria, ainsi que des experts ayant une expérience avérée dans la gestion du contentieux électoral des pays anglophones, francophones et lusophones. Actualités 10 juin 2022


Journée mondiale de l’Océan : de l’attention pour les tortues marines 
« Revitaliser les océans par l'action collective ». C’est le thème choisi pour l’édition 2022 de la Journée mondiale de l’océan (Jmo), ce 8 juin 2022. Au Bénin, l’événement a été célébré officiellement à la plage de Tokplégbé à Cotonou, connue comme étant un lieu de ponte des tortues marines.
Ce mercredi matin, les bonnes dames en charge de la propreté de la plage de Tokplégbé n’ont pas été les seules à donner des coups de balai en ces lieux. A leurs côtés, des autorités en charge du Cadre de vie et la cheffe du 1er arrondissement de Cotonou ont fait le geste symbolique et précieux pour la santé de l’océan.
« Cela permet de susciter auprès de nos populations l’envie d’adopter des comportements écocitoyens pour une meilleure gestion des écosystèmes marins», a expliqué Prof. Martin Pépin Aïna, directeur général de l’Environnement et du Climat. Rendre propres les plages est en effet assez bénéfique pour les tortues marines, elles qui suffoquent du fait de l’encombrement de l’écosystème marin par des déchets de toutes sortes dont les sachets plastiques qu’elles prennent pour des méduses et les avalent. La célébration de la Journée mondiale de l’océan sur cette plage est donc une manière d’encourager les éco- gardes dans leurs actions de veille pour la préservation de l’océan.
Guidés par Joséa Bodjrènou, directeur de Nature Tropicale Ong, les autorités et autres acteurs de la société civile ont fait le tour de l’écloserie pour apprécier les efforts accomplis. «Avant, on trouvait les tortues seulement à la plage de Donaten. Mais aujourd’hui, avec la création des épis, on les retrouve tout au long de ces dispositifs à cause de la présence des algues. Nous avons ici des pêcheurs qui se consacrent essentiellement à sauver les tortues. Celui-ci ramasse certains jours, deux à quatre tortues. Avant, la tortue était tuée, mais maintenant, elle est libérée. Maintenant, le problème est que les tortues déchirent les filets de pêche. Il va falloir trouver un moyen pour aider ces pêcheurs », a fait comprendre Joséa Bodjrènou.
L’océan produit au moins 50 % de l’oxygène de la planète et abrite la majeure partie de la biodiversité terrestre. Il est notamment la principale source de protéines pour plus d’un milliard de personnes dans le monde. C’est aussi la clé des économies des pays côtiers. L’homme a donc besoin de ces étendues d’eau pour survivre et l’océan a aujourd’hui, plus que jamais, en retour, besoin d’un soutien accru des hommes pour continuer à remplir ses fonctions. « L’océan est un excellent pôle stratégique de développement du Bénin. Il fournit beaucoup de services écosystémiques.
La pêche et l’aquaculture contribuent à 3 % au produit intérieur brut (Pib). Le Port de Cotonou participe à plus de 90 % aux échanges avec l’extérieur et engendre 60 % du Pib. Mais malheureusement, nos côtes subissent des pressions anthropiques qui tendent à réduire les services écosystémiques », a relevé Martin Pépin Aina avant de souligner les actions de protection mises en œuvre par le gouvernement, dont la création de deux aires marines protégées.
«Revitaliser les océans par l'action collective» est le thème choisi pour cette édition de la Jmo qui s'inscrit dans le cadre de la Décennie des Nations unies pour les sciences océaniques au service du développement durable (2021-2030), au cours de laquelle se déroulera la Conférence sur les océans à Lisbonne du 27 juin au 1er juillet 2022.
Environnement 09 juin 2022


Renouvellement de son partenariat avec l’epac: Bénin Terminal présente ses activités aux étudiants
  Une délégation de Bénin Terminal, conduite par son directeur général Yann Magarian, s’est rendue, vendredi 3 juin dernier, à l’École polytechnique d’Abomey-Calavi (Epac), en vue de présenter, ses activités pour mieux faire connaître cette filiale de Bolloré Ports, aux étudiants et au personnel d’encadrement. La rencontre entre Bénin Terminal, les étudiants et le personnel d’encadrement de l’École polytechnique d’Abomey-Calavi (Epac) s’inscrit dans le cadre de la convention de partenariat entreprise-école renouvelée à l’occasion entre la société et cet établissement de l’Université d’Abomey-Calavi en charge de la formation de près de 3000 étudiants. Pendant environ deux heures, des cadres de Bénin Terminal se sont relayés pour expliquer aux étudiants, les activités de Bolloré Transport & Logistics au Bénin et particulièrement celles de Bénin Terminal en charge de la manutention des conteneurs au port de Cotonou. Ils ont surtout indiqué les niches d’opportunités qui s’offrent aux étudiants dans la maîtrise des technologies liées aux métiers du transport, de la logistique et singulièrement de la manutention. Pour Yann Magarian, directeur général de Bénin Terminal, l’intérêt de ce partenariat est de rapprocher le monde étudiant et celui professionnel : « Ce partenariat permet de nous faire connaître, de faire connaître Bolloré Transport & Logistics à travers ses activités dans le monde, et plus particulièrement au Bénin. Il est important que les étudiants béninois connaissent l’ensemble de nos activités ». Pour Guy Alain Alitonou, directeur général de l’Epac : « Ce partenariat est un bon signe, car il offre aux étudiants la possibilité de confronter leurs connaissances académiques au milieu professionnel. À travers ce partenariat, Bénin Terminal offre aux étudiants des possibilités de stage, de recrutement et l’organisation de sessions de formations sur des thématiques liées à ses activités ». --------------------- A propos de Bénin Terminal Grâce à 95 milliards de F Cfa (145 millions d’euros) investis depuis 2013 par Bénin Terminal, le terminal à conteneurs du port de Cotonou est devenu un hub logistique régional de croissance pour le Niger, le Mali, le Burkina Faso et le Nigéria. Acteur majeur de la chaîne logistique du pays, Bénin Terminal emploie 419 Béninois et développe une politique de sous-traitance qui permet de générer un millier d’emplois indirects. Bénin Terminal mène également des actions en faveur des populations en partenariat avec des Ong, par exemple le soutien à la scolarisation des jeunes affectés par le Vih, l’appui à l’autonomisation des jeunes et la sensibilisation à la préservation de l’environnement. Société 09 juin 2022


Avogbana : un bus de transport complètement consumé
Une scène inhabituelle s’est produite dans l’après-midi du mardi 7 juin à Avogbana dans la commune de Bohicon. Un bus de transport en commun a complètement brûlé. Pas de victimes mais de lourds dégâts matériels.
Par Valentin SOVIDE, AR/Zou-Collines
Le bus en question portant les inscriptions Express Etvt appartient à la compagnie transafricaine de transport groupe Babati. En provenance de Cotonou, il transportait une cinquantaine de voyageurs en partance pour Niamey au Niger. Après une pause marquée à la gare de Bohicon, le véhicule a repris sa route ce mardi après-midi. Mais à peine a-t-il atteint la localité d’Avogbana que le feu s’y est signalé. La scène s’est produite précisément en face de la gare routière d’Avogbana. Dans la confusion, les voyageurs se sont débattus pour échapper au feu qui envahit le bus. Tous ont réussi à descendre avant que le feu n’embrase totalement le bus. Les voyageurs n’ont pas compris ce qui s’était réellement passé. A terre, ils sont devenus des spectateurs impuissants du drame qui se déroulait sous leurs yeux. Le bus s’est complètement consumé et ses passagers n’ont même pas eu le temps de récupérer leurs bagages rangés dans la soute.
Bilan, pas de perte en vie humaine, mais les bagages de certains passagers et le bus sont complètement réduits en cendres.
Jusqu’à hier mercredi, les causes de l’incendie ne sont toujours pas connues et la carcasse du bus occupe toujours le tronçon au niveau d’Avogbana.
Société 09 juin 2022


Episodes de diarrhée et de vomissements : plus de peur que de mal dans le Borgou
Le département du Borgou a connu tout récemment des cas de diarrhée et de vomissements. Cinq de ses communes étaient touchées. Mais actuellement, la situation est sous contrôle.
Suspecté, il y a quelque temps, de connaître des cas de choléra, le Borgou est revenu de très loin. Ce n’était donc qu’une fausse alerte. Toutefois, ce département a connu des épisodes de diarrhée et de vomissements avec plus de 1 300 cas enregistrés. « Au niveau du département, des foyers de cette maladie avaient été relevés dans cinq communes. Il s’agit de Parakou, de N’Dali, de Nikki, de Pèrèrè et de Tchaourou », a rappelé le chef section santé communautaire à la direction départementale de la Santé du Borgou, Sylvain Dossa. « Au total, plus de 1 300 cas ont été enregistrés dont 13 cas confirmés », précise-t-il. La commune la plus touchée, poursuit-il, c’est celle de Parakou.
Avec les mesures mises en place, rassure le chef section santé communautaire, le département n’enregistre plus de cas à la date d’aujourd’hui. « La situation a été contenue », poursuit-il. N’empêche qu’au niveau de la direction départe-mentale de la Santé du Borgou, l’occasion a été saisie pour prendre les dispositions afin de riposter au choléra communément appelé «maladie des mains sales » ou maladie liée au manque d’hygiène. « C’est pour cela que les actions de sensibilisation, d’éducation et d’information sur le choléra sont importantes », a averti Sylvain Dossa.
Au moment où le département était suspecté de connaitre l’épidémie du choléra, des actions ont été menées. Il y a d’abord eu la prise en charge des cas. Ainsi, un centre de traitement a été installé au Centre de santé de Zongo à Parakou pour accueillir tous les cas de diarrhée et de vomissements. D’autres actions ont également été initiées au sein des communautés.
Sur le plan de l’hygiène et d’assainissement, beaucoup d’activités ont été organisées comme le traitement des puits, la désinfection des ménages, la distribution d’aquatabs et de pains de savon.
Société 09 juin 2022


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