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Nouvelles

Loi sur le droit de grève et statut de la Fonction publique: Les observations de la Cstb
[caption id="attachment_31394" align="alignnone" width="1024"]déclaration de KASSA MAPO NAGNIMI SG CSTB[/caption]

La Confédération syndicale des travailleurs du Bénin (Cstb) a exprimé sa position sur les lois portant exercice du droit de grève en République du Bénin et statut de la Fonction publique. Au cours d’un point de presse animé, vendredi 9 novembre dernier, à la Bourse du Travail, la confédération a relevé des insuffisances.

Le secrétaire général de la Confédération syndicale des travailleurs du Bénin (Cstb), Kassa Mampo, affirme qu’au Bénin, le droit de grève est consacré par la Constitution, en son article 31 qui stipule que : « L’Etat reconnait et garantit le droit de grève. Tout travailleur peut défendre, dans les conditions prévues par la loi, ses droits et ses intérêts, soit individuellement, soit collectivement ou par l’action syndicale. Le droit de grève s’exerce dans les conditions définies par la loi ». L’encadrement de la grève par la législation d’un pays ne peut aller à l’interdiction ou à la fixation du nombre de jours de grève, fait-il savoir. « Dans nos recherches, nous ne trouvons nulle part, dans les pays démocratiques, une telle législation », a soutenu le syndicaliste face aux hommes des médias.

Au sujet des amendements apportés à la loi n°2015-35 modifiant et complétant la loi n°2015-18 du 1er septembre 2017 portant statut général de la Fonction publique, Kassa Mampo a expliqué que beaucoup de choses y sont cachées dont les travailleurs et la jeunesse ignorent les aspects. Le syndicaliste a clarifié que ces lois sont des lois sociales à l’origine. Il regrette que tout se fasse au gré des députés de la majorité présidentielle, qui votent des lois à la va-vite. « L’on assiste à la précarité de l’emploi et à la misère des citoyens», soutient-il. La Cstb appelle les travailleurs à lutter pour la restauration de leurs droits syndicaux en vue de la satisfaction de leurs revendications.

Actualités 12 nov. 2018


Réforme du système partisan: La coalition « Bénin en route » adhère au Bloc républicain
[caption id="attachment_31393" align="alignnone" width="1024"]Les militants de la coalition « Bénin en route[/caption]

Le Bloc républicain en création autour du président de la République enregistre un nouvel adhérent, la coalition « Bénin en route » de Jean-Baptiste Hounguè. La décision d’adhésion a été prise à l’issue du congrès extraordinaire de ce regroupement de partis et mouvements politiques tenu, samedi 10 novembre dernier, à Dangbo.

Un nouvel adhérent intègre le Bloc républicain. Il s’agit de la coalition « Bénin en route » composée de dizaines de partis et mouvements politiques soutenant les actions du président de la République. Ce regroupement décide désormais de se fondre dans le Bloc républicain en création dans le cadre de la mise en œuvre de la réforme du système partisan induite par l’adoption de la Charte des partis politiques et du Code électoral. La décision a été prise à l’issue du congrès extraordinaire du parti qui s’est tenu, samedi 10 novembre dernier, au stade omnisport de Dangbo. Les congressistes ont donné feu vert au président de la coalition « Ber » pour accomplir toutes les formalités nécessaires en vue de finaliser le processus d’intégration dans le Bloc républicain en gestation. La résolution a été rendue publique par le porte-parole du parti, Me Alain Orounla. Selon lui, les textes actuels obligent à opérer de grands rassemblements afin de ratisser large aux prochaines législatives. Le choix d’intégration de la coalition « Bénin en route » au sein du Bloc républicain est un passage obligé pour le parti, qui tient à avoir de nombreux députés, à l’issue des consultations législatives afin de permettre au chef de l’Etat, Patrice Talon, de poursuivre inlassablement sa politique de développement du Bénin. 

Ce choix politique est un motif de satisfaction pour le président de la coalition « Ber », Jean-Baptiste Hounguè. Il félicite les militants pour leur « oui » massif qui permet d’officialiser l’adhésion au Bloc républicain. Et cela, conformément à l’idéologie du parti qui est de « faire la politique autrement et de servir la nation », fait-il savoir. Mais pour l’instant, le président de la coalition « Bénin en route » mobilise sa troupe pour une victoire écrasante aux prochaines législatives. Jean-Baptiste Hounguè invite surtout les jeunes à intégrer massivement le Bloc républicain et à travailler pour son ancrage dans leurs localités respectives afin de gagner le pari de faire du Bénin un pays prospère.
Avant lui, le maire de Dangbo, Mathias Kouwanou, vice-président de la coalition Ber, a salué le choix porté sur sa commune pour abriter les travaux. Il a laissé entendre que les militants de la 20e circonscription électorale et de la commune de Dangbo en particulier sont déjà prêts pour le combat politique en perspective. Des représentants de partis amis dont le président de l’Union nationale démocrate (Und), Auguste Vidégla, les représentants de l’Alliance pour un Bénin triomphant (Abt) et du Résoatao ont apprécié ce pas fait dans l’intérêt de la mouvance au pouvoir.

Actualités 12 nov. 2018


Etude du projet de loi de finances gestion 2019 au Parlement: L’Ancb plaide pour la hausse des frais d’affirmation de parcelle

L’Association nationale des communes du Bénin (Ancb) plaide pour la hausse à 2% des taxes et impôts liés aux biens immobiliers fonciers bâtis ou non dorénavant harmonisés à 1% du coût de l’acquisition de la parcelle. Elle a fait cette doléance, vendredi 9 novembre dernier, lors de son passage devant la commission budgétaire de l’Assemblée nationale dans le cadre de l’étude du projet de loi de finances exercice 2019.

Le gouvernement a harmonisé les frais d’affirmation des conventions de vente des biens immobiliers bâtis ou non fixés à 1% du prix d’acquisition de la parcelle. Cette mesure va mettre fin à la pagaille qui s’observe sur le terrain et à travers laquelle les mairies fixent les taux de manière fantaisiste et à la tête du client. Tout en reconnaissant la pertinence de cette réforme qui est de nature à encourager les populations à sécuriser leurs biens immobiliers, les mairies constatent, cependant, qu’elle constitue un socle de chute libre de leurs ressources propres. Car, ces droits d’affirmation de parcelle représentent la majeure partie des ressources issues des transactions foncières. De même, ce taux de 1% ne serait pas en adéquation avec la consistance des prestations fournies par la commune pour la sécurisation foncière ainsi que les charges y afférentes. « Il y a des communes qui perdent et d’autres qui gagnent selon que le tarif initialement appliqué dans la commune est élevé ou selon que cela n’existe même pas », observe Innocent Akobi, maire de Bantè et trésorier général de l’Association nationale des communes du Bénin (Ancb). L’Ancb plaide pour que ce taux de 1% soit revu à 2%. Ce qui permettra aux communes d’augmenter leurs recettes afin de faire face à leurs charges de fonctionnement.
A défaut de cette augmentation, l’Ancb propose à l’Etat de réintroduire les taxes liées aux pylônes des réseaux Gsm qui pullulent partout dans les communes et qui ont été retirées aux mairies depuis la loi de finances de 2009. Le retour de ces taxes pourrait permettre aux communes de combler, un tant soit peu, le gap créé par la mesure d’harmonisation des frais d’affirmation des parcelles bâties ou non induisant la révision à la baisse des tarifs de délivrance des attestations de mutation de nom, des attestations de recasement et autres actes fonciers. L’Ancb observe, par ailleurs, que la fixation des frais de compulsion à dix mille F Cfa par le projet de loi, reste imprécise sur la structure bénéficiaire car la prestation objet desdits frais est fournie aussi bien par l’Agence nationale des domaines et du foncier (Andf) que par les mairies.

Le Fadec non affecté en hausse

Les maires souhaitent que cette mesure soit clarifiée pour permettre aux communes de recouvrer les produits de cette prestation. L’Ancb attire l’attention des députés à joindre à la liste des frais fonciers à harmoniser certaines prestations, bien que rares des mairies, dont la transcription des décisions de justice, les oppositions, les levées d’opposition et les radiations de gage.
Innocent Akobi note, tout de même, des points positifs dans le projet de loi de finance. Il s’agit surtout des ressources Fadec non affectées qui ont connu une amélioration de 13,36% en 2019 par rapport à 2018. En effet, les prévisions budgétaires pour la gestion 2019 s’élèvent à 33, 465 200 milliards F Cfa contre 29, 520 milliards F Cfa en 2018. Cette évolution se justifie prioritairement par la reprise de la nouvelle phase de l’ex-projet Psdcc qui a permis aux communes de bénéficier d’une prévision budgétaire du projet Access s’élevant à 2, 079 milliards F Cfa, analyse le trésorier général de l’Ancb.
Quant aux prévisions budgétaires au titre du Fadec-affecté, elles sont passées de 12, 391 500 milliards FCfa en 2019 contre 16, 129 milliards FCfa pour la gestion 2018, soit une augmentation de 23,17%. Ce qui porte à un total de 45, 856 700 milliards FCfa, les crédits ouverts au titre du Fonds d’appui au développement des communes (Fadec), correspondant à un taux de 4,03% des recettes globales du budget général de l’Etat exercice 2019 contre 4,29 en 2018 et une norme communautaire de 15% dans l’espace Uémoa. « Les maires veulent qu’on leur donne des ressources et qu’on les contrôle. Si quelqu’un se fait taper sur le doigt, c’est tant pis pour lui », rassure Innocent Akobi qui avait à ses côtés, lors du point de presse, son collègue de Dogbo, Vincent Akakpo.

Actualités 12 nov. 2018


Parquet de la République près le Tpi de Cotonou: Mario Metonou rappelle aux Opj leurs attributions

Dans le cadre d’une enquête, les Officiers de police judiciaire (Opj) et les avocats n’ont pas toujours un rapport facile. Il arrive bien souvent que le zèle de l’un ou l’autre prime sur les prérogatives qui leur sont reconnues par la loi. En présence du bureau de l’Ordre des avocats du Bénin, la question a été abordée lors de la première réunion de commandement du procureur de la République près le Tribunal de première instance de Cotonou, Elonm Mario Mètonou, avec les Officiers de police judiciaire de Cotonou.

La prérogative de la prorogation d’une garde à vue revient exclusivement au procureur de la République et à ses substituts. L’Officier de police judiciaire (Opj) n’a pas à apprécier, de son chef, l’opportunité ou non de maintenir un prévenu en garde à vue en dehors du délai légal. C’est un rappel sur lequel a insisté le procureur de la République près le Tribunal de première instance de Cotonou (Tpi), Elonm Mario Mètonou lors de sa première rencontre de commandement avec les Opj de Cotonou. Il les a invités à accomplir leur mission avec dévouement et responsabilité, dans le respect de leurs prérogatives et des droits humains dont doivent aussi bénéficier les prévenus. Car celui qui est en garde à vue a tout aussi droit à un minimum, notamment appeler son avocat, sa famille, son médecin... Sans occulter la nécessité de traiter le prévenu dans le respect de son intégrité physique.
Outre les tâches des Officiers de police judiciaire, la séance a également permis d’aborder le brûlant sujet des rapports de collaboration entre l’Officier de police judiciaire (Opj) chargé de l’enquête et l’avocat venu défendre son client.

Faire preuve de courtoisie

Comment parvenir à une collaboration qui permette à l’avocat d’agir dans le respect des droits de son client et aussi aux Officiers de police judiciaire d’agir avec promptitude et célérité ? De cette interrogation, il ressort que les comportements et réflexes qui doivent régir les relations entre les Opj et les avocats dans l’accomplissement de leurs missions respectives doivent être empreints de courtoisie. «La collaboration avec vous demande beaucoup de courtoisie. Nous faisons des travaux différents mais nous sommes dans une même contribution, celle de la justice. Cette collaboration demande un minimum de respect mutuel», a précisé Me Charles Badou.
Après avoir insisté sur la nécessité de rapports cordiaux, le bâtonnier a également rassuré les Opj. «Si un avocat se comporte mal à votre égard, n’hésitez pas à m’en parler. Sinon, il faut que le procureur de la République soit régulièrement saisi, qu’il en saisisse le procureur général et que le bâtonnier soit tenu informé. Car autant nous exigeons de vous des rapports cordiaux, autant les avocats doivent en faire preuve», a-t-il mentionné. Il souligne aussi que seuls les avocats inscrits au barreau national ou ceux de l’espace Uemoa peuvent directement venir assister un client. Pour les avocats qui ne sont pas rattachés au barreau du Bénin ou aux différents barreaux de l’espace Uemoa, ils ne peuvent agir que sous le couvert d’un cabinet de la place régulièrement inscrit au barreau national. Les Opj doivent donc toujours vérifier si l’avocat est régulièrement inscrit à l’Ordre national. Le procureur de la République près le Tribunal de première instance de Cotonou (Tpi) Elonm Mario Mètonou en dit autant. Il a rappelé aux Opj et avocats qu’en dépit de leurs rôles différents, les avocats et les Opj doivent être complémentaires.
Le temps de visite des avocats à leurs clients et les difficultés liées à la disponibilité des avocats ont également été au cœur des échanges.
Par ailleurs, Me Charlos Agossou rappelle: «Pour que l’avocat agisse, il faut absolument qu’il connaisse les charges, les éléments de poursuite retenus contre le prévenu». D’où la nécessité pour les Opj de communiquer franchement avec les avocats.

Actualités 12 nov. 2018


Visite officielle du président Talon en Norvège: Gains et honneurs pour le Bénin

Du 7 au 9 novembre dernier, le chef de l’Etat a entrepris une visite officielle en Norvège, consacrée au travail, mais qui, vue de près, a tout d’une visite d’Etat.

Sur des pas de charge. C’est l’allure qu’a prise la visite du président Talon en Norvège. Dès sa descente en effet d’avion, il a été reçu par le Premier ministre norvégien, Erna Solberg. Au menu de leurs échanges, le partenariat bénino-norvégien. Ce conciliabule a abouti à la signature d’un mémorandum d’accord qui ouvre désormais le marché norvégien aux produits béninois et permet au Bénin d’accéder aux programmes que la Norvège met à disposition des pays amis. Une première pour le Bénin qui engrange ainsi les gains d’une diplomatie active axée sur les résultats.

D’investissement

Le président Talon a été, chose notable, l’hôte d’honneur du Sommet nordique africain des affaires (NABA), un creuset de promotion des échanges commerciaux entre la Norvège et les pays africains. Occasion pour lui d’échanger avec les hommes d’affaires nordiques, à savoir des pays comme la Suède, la Finlande, les Pays-Bas. Notamment, le chef de l’Etat béninois a livré aux investisseurs un discours qui fait date par la profondeur des thèmes abordés. Tout en ayant vendu le marché béninois aux investisseurs des pays du Nord-européen, il les a appelés à appréhender l’Afrique autrement, avec des termes de référence autres que ceux évoquant les risques permanents, et à voir le continent sous un jour nouveau afin d’y investir en toute confiance. Ce sommet a été suivi d’une table ronde sur les atouts touristiques du Bénin présentés aux investisseurs. Présidée par le ministre des Affaires étrangères béninois, Aurélien Agbénonci, elle a connu la participation des acteurs qui ont en charge les questions d’investissements et du tourisme au Bénin.

Visite d’Etat

Le président Talon a été reçu par le roi de Norvège, Sa Majesté Harald V. Le tête-à-tête entre les deux hommes d’Etat leur a permis de passer en revue les termes de coopération entre le Bénin et la Norvège. Puis, s’en est suivi un déjeuner de travail qui a réuni les deux délégations au palais royal.
Le chef de l’Etat a été reçu au Parlement, marque exceptionnelle de considération, par sa présidente Tone Wilhelmsen Troen. Il a, à cette occasion, eu une séance de travail avec la commission des Affaires étrangères et de la Défense du Parlement norvégien.  « Leurs échanges ont permis aux uns et autres de mieux connaitre le Bénin, et surtout à la présidente de cette commission d’adresser un satisfecit pour les réformes courageuses en cours dans notre pays », a rapporté le ministre Agbénonci. Outre les consuls honoraires du Bénin en Suède et en Norvège, le président Patric Talon a reçu des Béninois résidant en Norvège. Moments de convivialité intenses et d’échanges sur les enjeux du Bénin.

D’investissement encore

Inscrites sur son agenda placé sous le sceau d’intenses activités en Norvège, également, les audiences du président de la République. Il a échangé avec des industriels des secteurs du pétrole et de l’énergie, entre autres. Certains de ces investisseurs ont pris l’engagement de venir au Bénin explorer les possibilités d’investissements. « Parmi les sujets qui ont été discutés, je puis citer la question de la sécurisation ou du démantèlement des installations pétrolifères aux larges de Sèmè. Je peux vous parler aussi des propositions d’investissements dans le secteur de l’énergie mais aussi dans d’autres secteurs qui sont porteurs pour notre économie », a confié, vendredi dernier, le chef de la diplomatie béninoise.

Actualités 12 nov. 2018


Eliminatoires de la CAN 2019: La liste des Scorpions de la Gambie face aux Ecureuils du Bénin

Dans le cadre des matches de la 5e journée des éliminatoires de la CAN, Cameroun 2019, les Ecureuils du Bénin seront les hôtes à jouer des Scorpions de la Gambie, samedi 17 novembre prochain à l’Independence stadium de Banjul. Après Michel Dussuyer, le mardi 6 novembre dernier, son homologue gambien, Tom Saintfiet, a aussi dévoilé la liste de ses joueurs, jeudi 8 novembre dernier.

La liste des Scorpions de la Gambie appelés à affronter les Ecureuils du Bénin, samedi 17 novembre prochain à l’Independence stadium de Banjul, à l’occasion de la 5e journée des éliminatoires de la CAN 2019, est désormais connue. Elle a été dévoilée, jeudi 8 novembre dernier, par Tom Saintfied.
Outre le retour d'Alasana Manneh, Bubacarr Jobe et Ebrima Colley connaissent leur première convocation en sélection. Par contre, blessé contre le Togo et en convalescence, Mustapha Carayol ne figure pas sur la liste.
Il y a quelques mois, à Cotonou, lors de la première journée des éliminatoires de cette compétition, les Scorpions avaient été battus (1-0). Lors de la 4e journée, les Gambiens s’étaient aussi fait surprendre (1-0) à domicile par les Eperviers du Togo qu’ils avaient pourtant contraints au partage des points (0-0) à Lomé, la journée précédente. Lanterne rouge avec seulement 2 points à leur compteur, les poulains de Tom Saintfiet ont donc besoin d’une victoire face aux Ecureuils du Bénin. Ce sera pour garder des espoirs de qualification dans le groupe D où, les jeux restent encore ouverts. A deux journées de la fin des éliminatoires, l’Algérie, 7 points (+2), le Bénin, 7 points (0), le Togo, 5 points et la Gambie, 2 points, ont leur destin en main. Ils peuvent toujours se qualifier.
En attendant cette confrontation, samedi 17 novembre prochain à Banjul, certains internationaux béninois se sont illustrés en fin de semaine dernière au niveau de leur club. C’est le cas de Jodel Dossou qui, en Coupe du Liechtenstein, a fait qualifier son club FC Vaduz pour les demi-finales. Rentré à la 45e min, mercredi 7 novembre dernier, au cours d’un match des quarts de finale de cette compétition, contre Balzers FC, il a offert le but de la qualification à son équipe. C’était son quatrième but consécutif en 3 matches, toutes compétitions confondues.
En Slovaquie, c’est son coéquipier, Désiré Sègbè Azankpo, également au mieux de sa forme, qui a pris une part active au succès éclatant (4-2) de son équipe, FK Senica, qui se déplaçait à Podbrezova pour confirmer sa belle série de trois matches sans défaite. Il a même inscrit le 4e but de son équipe, peu après l’heure de jeu, portant ainsi son total but à 5. Comme lui, Fabien Farnolle est en pleine réussite dans le championnat turc avec un 4e clean sheet d’affilée. En ouverture de la 12e journée de Süper Lig turc, vendredi 9 novembre dernier, son club Yeni Malatyaspor, qui recevait Trabzonspor, n’a pas fait de détails en l’emportant (5-0). Le portier des Ecureuils du Bénin qui était titulaire, enchainait à cette occasion son 4e match sans encaisser le moindre but, permettant à son club de monter à la 2e place avec 21 points.
Pendant ce temps, Cebio Soukou et son équipe se baladaientt (4-1) face à Kaiserslautern, lors de la 15e journée du championnat allemand de troisième division, vendredi 9 novembre dernier. Titulaire, le néo Ecureuil a même inscrit l’un des buts de son club, Hansa Rostock. C’est sa 7e réalisation?

La liste des Scorpions de la Gambie

Gardiens: Modou Jobe (El Kanemi Warriors, Nigeria), Baboucarr Gaye (Arminia Bielefeld, Allemagne)

Défenseurs: Bubacarr Sanneh (R.S.C. Anderlecht, Belgique), Pa Modou Jagne (FC Zürich, Suisse), Mamadou ‘Futty’ Danso (UiTM, Malaysie), Mohammed Jallow Mbye (Mjällby AIF, Suède), Simon Richter et Dawda Ngum (BK Bronshoj, Danemark)
Milieux: Sulayman Marreh (KAS Eupen, Belgique), Ebrima ‘Ebou’ Adams (Ebbsfleet United, Angleterre), Ebrima Sohna (Kesla FK, Azerbaijan), Yusupha Bobb (A.C. Cuneo 1905, Italie), Ebrima Colley (Atalanta, Italie), Alasana Manneh (SFC Etar VelikoTarnovo, Bulgarie)

Attaquants: Lamin Jallow (Salernitana, Italie), Assan Ceesay (FC Zürich, Suisse), Ablie Jallow (FC Metz, France), Musa Barrow (Atalanta, Italie), Bubacarr Jobe (Mjällby AIF, Suède), Adama Jammeh (Étoile Sportive du Sahel, Tunisie).
M.G

Sports 12 nov. 2018


Edito: Talon, tel Sankara ?

Du petit-lait, à consommer sans modération. Un pur nectar ! En tout cas, de quoi estomaquer tous ceux qui sont convaincus de ce que le colon d’hier, bref, le yovo (sous entendu le Blanc, les pays occidentaux par extension) constitue aujourd’hui encore la source du mal africain. Et que les gouvernants africains sont des pantins, manipulés selon le bon vouloir des pays du Nord. La dernière livraison de L’émission d’Afrique d’Alain Foka sur Rfi, renseigne à foison là-dessus, car à en croire le panel d’experts réunis, la bonne vieille politique à papa, celle des barbouzes et des réseaux africains, est bien révolue. Fini le temps où Paris, quelque autre métropole occidentale, avait main-mise absolue sur les présidents africains, soutiennent ces experts de la question.

Preuve de cette indépendance retrouvée, en effet, la tonalité du discours prononcé par le président de la République la semaine dernière en Norvège devant différents officiels. Sans idéologie, sans se revendiquer ni de Lumumba ni de Sankara, il a pu dire, en toute cordialité, des choses que l’ensemble de ses pairs devrait oser désormais. « J’ai dit au Premier ministre…que je ne suis venu demander ni de l’aide au développement ni un accompagnement particulier». Mais que fait-on, sinon la manche, du ‘’laalaa! soumi ! laïlaï !’’ (Demander la charité) quand on est dirigeant africain en voyage en Europe, aux Etats-Unis ou…en Asie? On demande, c’est connu, de l’aide. C’est presque un devoir de le faire. Autrement, le soleil ne se lève plus à l’Est. Mais le N°1 béninois, lui, s’est permis, droit dans ses bottes, de dire : « Je suis venu demander au gouvernement norvégien un peu d’attention, d’observer le Bénin, de constater combien ce pays est en train de changer...Et une fois que les uns et les autres auraient constaté que ce pays en matière de gouvernance, de transparence, de sérieux, d’ordre, d’assainissement de la justice, de la santé, une fois que cette perception serait nouvelle, je viendrai leur demander ce dont j’ai besoin…». Cette expression, fière, du président de la République, n’est pas sans rappeler un slogan sankariste qui exhorte les Africains à ne compter que sur leurs propres forces…Il faut avoir la témérité et la finesse qui font le trait de caractère de Patrice Talon pour adopter une telle position, avec la batterie de chantiers inscrits au Programme d’actions du gouvernement...Et un pays debout et pressé de voir les infrastructures sortir de terre comme des champignons ! Quelqu’un d’autre, à sa place, se serait couché pour avoir l’obole. L’aide, en général conditionnée par le donneur, l’est pour une fois par le demandeur, qui se permet le luxe de choisir son moment : le monde à l’envers ? Non ! Du Patrice Talon pur jus. Tout en clamant son patriotisme, de voir son président porter si fièrement le drapeau national, on résiste à peine de dire, non sans jubilation : « Il est gonflé tout de même le prégo! ». La chose est peu commune, car la coutume reste, pour les chefs d’Etat africains, de cirer les bottes à leurs homologues des autres continents, sur fond de discours misérabiliste, réducteur, mettant en exergue la pauvreté de son pays et soulignant combien l’aide dite au développement est précieuse, indispensable pour la survie des « pauvres populations », etc. Le président Patrice Talon, lui, préconise une toute autre approche : « Il est impératif pour nous de nous révéler autrement à nous-mêmes puis de révéler autrement nos pays aux autres », indique-t-il, renseignant encore à l’occasion sur le sens et la portée de son programme ‘’Bénin révélé’’, une vision au-delà d’un simple leitmotiv. D’ailleurs, le président Talon s’est fait sa religion sur le développement en Afrique, qui peut bien se passer de l’aide dite au développement, plus coûteuse en réalité qu’elle ne le laisse entrevoir. En vérité, les appendices et les accessoires qui accompagnent l’aide font plus de tort que de bien, en tout cas contribuent si peu à l’objet. L’investissement privé « génère plus de résultats», tranche-t-il.

Société 12 nov. 2018


Top 100 des meilleures entreprises innovantes du Bénin et de l’Uémoa: L’Onip distingué dans la catégorie presse

L’Office national d’imprimerie et de presse (Onip) est haut perché sur le toit de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uémoa). L’office éditeur du quotidien de service public La Nation est dans le Top 100 des meilleures entreprises de l’Uémoa et s’est arrogé la plus grande distinction en matière d’entreprise de presse innovante. Samedi 10 novembre au cours d’une soirée de gala, les mérites de l’office ont été reconnus et distingués.

Il faudra, mieux que par le passé, compter avec l’Office national d’imprimerie et de presse (Onip) en matière de médias au sein de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uémoa). Le cabinet d’étude et de conseil en finance et en gestion (Ecofie) lui a décerné, dans le cadre de la distinction des 100 meilleures entreprises de l’espace, la palme d’or de l’entreprise de presse la plus innovante et la plus dynamique. Une reconnaissance tout à fait méritée, quand on sait que cet office, sur le plan national, bat bien des records dans son secteur d’activité. Il édite en effet le quotidien de service public La Nation, le réservoir des meilleures plumes du pays. Mieux, en matière de vente, ce journal plane tout haut et constitue la meilleure offre pour les annonceurs avec un contenu diversifié.
Quotidien de référence au Bénin, La Nation l’est aussi et c’est bien ce que Bertin Sowakoudé, directeur général par intérim de l’office, a rappelé aux personnalités et invités de marque qui n’ont trouvé aucune gêne à ovationner longuement l’Onip lors de sa distinction. Mais cette entreprise n’est pas réduite à son journal. Il dispose aussi d’une imprimerie, la plus grande du Bénin, à la pointe de la technologie, hyper équipée avec des machines modernes qui battent les records en matière de livraison des produits.
Bertin Sowakoudé rappelle aussi qu’il n’est plus possible aujourd’hui au Bénin de faire un plan de communication sans intégrer l’Onip en raison de sa grande audience et de sa crédibilité. Aussi, le quotidien La Nation est présent partout, disponible à temps et l’office fonctionne suivant les exigences de la démarche qualité en alliant rigueur et innovation, souligne-t-il. Paul Amoussou, directeur de publication par intérim, dans un élément témoin diffusé à l’occasion de la soirée de distinction, tout aussi fier du journal sous sa tutelle, met en exergue les valeurs qui font de La Nation un journal en avance sur les autres titres.
Mais ce n’est pas tout. L’Onip a su également supplanter les autres entreprises de presse au Bénin et sans doute d’autres aussi au sein de l’espace Uémoa, en proposant à sa clientèle la version numérique de son support d’information. « Notre journal vous suit partout et vous permet d’être au parfum de l’actualité», dira à ce propos le directeur général par intérim de l’office, tenant fièrement la récompense faite à sa structure. Les moyens de paiement de l’abonnement sont des plus simplifiés et les procédures durent à peine le temps d’un clin d’œil. « Vous pouvez nous solliciter partout et à tout moment parce que nous avons l’expertise », assure-t-il. Pour lui, cette distinction vient clamer tout haut ce que nombre de Béninois pensent tout bas. « L’Onip fait beaucoup d’émules dans son domaine d’activité », sourit-il. Mais l’Onip n’entend pas dormir sur ses lauriers, maintenant que l’Uémoa le distingue comme le meilleur dans son secteur d’activité. Le patron de l’office, Bertin Sowakoudé jure que le cap de l’innovation et la marche vers le meilleur et le progrès seront maintenus pour mériter davantage cette confiance. L’Onip est certifié ISO 9001 : 2015.

Actualités 12 nov. 2018


Village de Wêrèkè: Des insectes verts créent la psychose au sein des populations

La présence d’insectes sur des manguiers dans le village de Wêrèkè, à environ 15 km de N’Dali, crée la panique au sein des populations. Trois personnes ont vu les parties de leur corps touchées par ces bestioles, s’enfler.

Dans le village de Wêrèkè, à N’Dali, des insectes pertubent la quiétude des populations. Apparus comme par enchantement sur les manguiers, ils ont déjà fait des victimes.

Il y a, fait remarquer le chef du village, Ounin Allagbé, près de trois semaines que les populations ont constaté que les manguiers ont commencé par être infestés par ces bêtes. « Mais, il y a cinq jours, la situation s’est beaucoup accentuée », informe-t-il. Depuis quelques jours, rapporte-t-il, il est désormais déconseillé de s’asseoir sous un manguier dans le village, au risque de voir un de ces insectes tomber sur vous. « Il suffit seulement qu’ils touchent une partie de votre corps et vous commencez à y sentir de vives douleurs et la partie s’enfle », avertit le chef du village. « Nous avons quelqu’un dont la moitié du bras est actuellement enflée, après qu’un de ses doigts a été touché par un des insectes », confie-t-il.
Préoccupé par la situation que vivent ses administrés, le chef du village a alors pris ses responsabilités, en tirant la sonnette d’alarme. Il invite les autorités compétentes à voler à leur secours et à les aider pour pouvoir exterminer ces insectes.
C’est pour la première fois, avouent les populations, qu’elles sont confrontées à ces insectes dangereux de couleur verte. Déjà, certains n’ont pas hésité à asperger leurs manguiers avec les pesticides destinés à traiter le cotonnier.

Société 09 nov. 2018


Déclaration d’état civil: La conférence départementale du Borgou s’imprègne du Pedec
[caption id="attachment_31383" align="alignnone" width="1024"]Le préfet Djibril Mama Cissé et Jean Aholou au cours de la séance[/caption]

Le Projet d’enregistrement à titre dérogatoire à l’état civil (Pedec) était au centre d’une séance d’imprégnation hier, jeudi 8 novembre, à la préfecture de Parakou, dans le département du Borgou. Initié par le gouvernement, il permet de prendre en compte le cas des populations qui, lors de l’opération du Récensement administratif à vocation d’identification de la population (Ravip), se sont fait enrôler sur témoignages et sont évaluées à 2 500 000.

La question de l’état civil reste encore préoccupante au Bénin. En dépit des efforts et des campagnes de sensibilisation qui se poursuivent, elle demeure toujours persistante. D’où l’importance du Projet d’enregistrement à titre dérogatoire de l’état civil (Pedec) initié par le gouvernement et dont la phase d’imprégnation a démarré depuis quelques jours. Pour présenter le mécanisme et le mode opératoire du projet, le président du Comité technique de pilotage du Ravip, Jean Aholou, était dans l’après-midi d’hier, à la préfecture de Parakou, face au préfet du Borgou et aux maires des communes de ce département et leurs adjoints. C’était, après avoir fait le même exercice dans la matinée, à la préfecture de Kandi, dans le département de l’Alibori.

Situant le contexte de la mise en œuvre du projet, Jean Aholou a indiqué que c’est suite à un constat effectué au cours de l’opération du Ravip. « A l’issue de l’opération du Ravip qui a permis d’enrôler plus de 10 millions de citoyens, nous avons constaté qu’il y a 2 500 000 personnes qui sont sans actes de naissance. Elles se sont fait enrôler sur témoignages », informe-t-il. C’est préoccupé par leur cas que le gouvernement a fait adopter la loi 2018-26 du 03 août 2018 par l’Assemblée nationale et pris tout récemment le décret 2018-471 du 10 octobre 2018 définissant les modalités du cadre administratif de réalisation du projet.
Selon Jean Aholou, le Pedec permettra de délivrer gratuitement des actes de naissance aux Béninois enrôlés sur témoignages lors du Ravip.
Au cours de la séance, le préfet et les maires ont été édifiés par rapport à leur implication dans l’exécution du projet. « Considérés comme des officiers de l’état civil, les maires et leurs adjoints sont au cœur du dispositif. Ainsi, c’est au niveau des arrondissements que les délivrances s’effectueront », a insisté Jean Aholou. La phase d’imprégnation étant en cours, il a indiqué que le processus a déjà démarré et va se poursuivre jusqu’au premier trimestre 2019. La délivrance des premiers actes de naissance aux personnes concernées est prévue pour fin novembre ou début décembre.
Selon le préfet du Borgou, Djibril Mama Cissé, ce projet entre en ligne de compte des mesures sociales du Programme d’actions du gouvernement (Pag). A sa suite, les maires du département du Borgou se sont préoccupés du sort qui sera réservé à ceux qui ont été omis par le Ravip ou dont les villages sont restés en rade. Ils ont également posé le problème des actes de naissance qui dorment dans les tiroirs au niveau de leurs administrations et que les parents ne vont pas chercher. Il y a aussi le cas des enfants sans actes qui vont à l’examen. Selon Jean Aholou, le gouvernement est conscient de la situation en prenant cette mesure.

Société 09 nov. 2018


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