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Nouvelles

Programme d’adaptation des villes aux changements climatiques : des chèques de compensation aux populations affectées de Comé 
Des chèques de compensation sont remis, mercredi 1er juin dernier, aux personnes affectées, à Comé, par le Programme d’adaptation des villes aux changements climatiques. En marge de ce geste, les bénéficiaires ayant répondu présents au siège de l’arrondissement central ont été invités par le coordonnateur du Programme d’adaptation des villes aux changements climatiques (Pavicc), Abraham Avakoudjo et le maire Bernard Adanhokpe à jouer leur partition.
D’un montant global de 56 823 750 francs Cfa, des chèques sont remis, à Comé, aux personnes affectées par le Programme d’adaptation des villes aux changements climatiques (Pavicc). Quelque cent personnes sont concernées par ce geste du Pavicc qui encourage ainsi à libérer les emprises de ses projets destinés à améliorer les conditions de vie à Comé. Précisément à Kandé, Hongodé, Azannou, Nongo et à Djacoté, cinq localités d’où sont issus les bénéficiaires.
Les montants inscrits sur les différents chèques représentent l’intégralité de ce qui est retenu, au titre de compensation, entre chacune des personnes affectées par le Pavicc et les parties prenantes de sa mise en œuvre, explique le coordonnateur Abraham Avakoudjo. Comé étant la première des quatre communes ciblées par le Pavicc, où la remise de chèque est devenue réalité, le coordonnateur a tenu à saluer l’adhésion des populations aux actions de développement de leurs localités. Ses mots de gratitude sont allés aussi au maire et aux élus pour leur implication dans les négociations.
La remise des chèques fera place à l’exécution physique des projets du Pavicc dans la cité des Waci. A cet effet, le coordonnateur invite à procéder à la libération effective des emprises. Il souligne que «La prochaine étape consiste en ce que l’entreprise adjudicataire des chantiers entame la construction des ouvrages d’assainissement, le pavage des voies sélectionnées, suivi de l’aménagement paysager et la pose des lampadaires». Font également partie des projets, l’aménagement des placettes traditionnelles ainsi que la construction de salles de classe et de bloc administratif au Ceg4.
Bernard Adanhokpe, maire de Comé et le secrétaire exécutif de la mairie, Touré Djaloud Boni Tessi, soulignent que la réception des chèques marque l’accord définitif des bénéficiaires à dégager les emprises. Ils les ont exhortés, à tour de rôle, à jouer leur partition, celle de sauvegarder ce qui peut l’être au risque de faire face à la pression des engins de l’entreprise en charge de l’exécution des travaux. Pour eux, il est question de faire en sorte que Comé demeure dans le même élan. Celui d’une commune disciplinée, modèle d’engagement pour la vision de développement du gouvernement, allusion faite au premier rang qu’occupe la commune dans la facilitation du paiement des compensations.
Environnement 03 juin 2022


L’Esprit saint au cœur de la Trinité : « Rien de ce qui est, n’est sans lui »
Dieu le Père, Dieu le Fils et Dieu l’Esprit Saint : trois Personnes, et pourtant un seul et vrai Dieu. C’est la foi de l’Eglise catholique qui célèbre ce dimanche 5 juin la solennité de la Pentecôte, la descente de l’Esprit Saint. Quelle est sa place au sein de la Trinité ? Y a-t-il une hiérarchie entre les trois Personnes ?
« Dieu le Père, Dieu le Fils et Dieu l’Esprit Saint ne sont pas les mêmes Personnes. Ce sont des Personnes bien distinctes. Et ce n’est pas du trithéisme parce qu’on se retrouverait devant trois Dieux. Non ! Il s’agit d’une seule et même nature divine en trois Personnes bien distinctes. Le Père ne se confond pas au Fils, et le Fils ne se confond pas non plus à l’Esprit Saint », fait observer le père Irenée Tigo, fidei donum dans le diocèse de N’Dali.
A l’en croire, il y a souvent deux hérésies qui guettent les personnes qui tentent d’expliquer la Trinité. Il s’agit du modalisme et du subordinationisme. « Le modalisme ou la conception modaliste consiste à considérer l’Esprit Saint comme un mode de manifestation, c’est-à-dire une manière pour Dieu le Père ou Dieu le Fils de se manifester. Donc l’Esprit Saint ne serait au fond que Dieu le Père ou le Fils qui se manifesteraient autrement sous le nom de l’Esprit Saint. Le subordinationisme ou la conception subordinationiste consiste à subordonner l’Esprit Saint au Fils et le Fils au Père.
Et comme tel, le Fils et l’Esprit Saint seraient inférieurs à Dieu le Père, autrement dit, ils ne partageraient pas la pleine nature divine avec le Père ! », relève le père Irenée Tigo. Des conceptions erronées qui peuvent conduire à des hérésies. C’est pourquoi le clerc conseille : « Quand nous voulons parler du Saint Esprit, il nous faut bien faire attention à ce que nous disons pour ne pas faire des hérésies et être littéralement dans l’erreur. Notre bonne volonté d’expliquer la Trinité et notamment le Saint Esprit aux gens ne suffit pas, il faut encore maitriser ce dont il est question ».

Qui est l’Esprit Saint ?

De l’Esprit Saint, il convient de retenir qu’Il est la troisième hypostase de la Trinité et partage la même nature divine que Dieu le Père et Dieu le Fils. « L’Esprit Saint est Dieu. A la création du monde, il planait sur les eaux pour faire advenir la vie et rien de ce qui est, n’est sans lui.
Le Saint Esprit est désigné dans l’Ancien Testament par le terme hébreu « Rouah » qui signifie l’air en mouvement, le souffle, le vent, le dynamisme, une force, la respiration, l’haleine. Ce terme Rouah est traduit dans le Nouveau Testament par le terme grec «pneuma» qui signifie le vent (Jn 3, 8), le souffle, la respiration (Lc 23, 46), l’intelligence (Mc 2, 8) », explique le père Irenée Tigo. Il fait remarquer que Jésus-Christ désigne l’Esprit Saint sous les vocables de : «le Défenseur, le Paraclet, le Consolateur, l’Esprit de Vérité».
C’est pourquoi en recevant le Saint Esprit, les Apôtres ont été libérés de la peur et ont porté avec courage la bonne nouvelle aux extrémités de la Terre. « La figure du Saint Esprit a été plus mise en exergue au Concile de Constantinople (381). En effet, si Jésus-Christ est consubstantiel au Père, l’Esprit Saint, quant à lui, procède du Père et du Fils. Et comme le disent les Pères conciliaires à Constantinople : Avec le Père et le Fils, il reçoit même adoration et même gloire, il a parlé par les prophètes », précise le clerc.
Société 03 juin 2022


Fin des audiences foraines du Médiateur de la République: un taux de couverture encourageant de 81,81 % enregistré
  Le Médiateur de la République a clos, ce jeudi 2 juin à Parakou, les audiences foraines thématiques dans les départements de l’Alibori, de l’Atacora et de la Donga. Commencé depuis mardi 25 janvier dernier, le travail accompli a permis de réaliser un taux de couverture des arrondissements à hauteur de 81,81 %. Lancées le 25 janvier dernier dans les départements du septentrion, les audiences foraines du Médiateur de la République, édition 2022, ont pris fin hier jeudi 2 juin à Parakou. C’est au cours d’une cérémonie placée sous la présidence du Médiateur de la République, Pascal Essou. En effet, dans le cadre de la mise en œuvre du Programme régional d’appui aux pays côtiers (Prapc) financé par les Usa à travers l’Usaid, le Médiateur de la République a organisé des audiences foraines dans l’Alibori, l’Atacora et la Donga. C’est en vue de la sensibilisation des populations de ces départements à la nécessité de la cohabitation intercommunautaire, la prévention des risques liés à l’extrémisme violent, la gestion pacifique des questions foncières et des conflits opposant les agro-éleveurs. Tenues de janvier à mai 2022, ces audiences ont permis, selon le médiateur de la République, Pascal Essou, de sensibiliser près de 6 000 personnes dans 110 arrondissements au niveau des trois départements ciblés. Les objectifs visés par cette campagne, a-t-il rappelé, étaient de sensibiliser les populations afin de les protéger contre les risques potentiels du phénomène de l’extrémisme violent, puis de promouvoir les valeurs du vivre ensemble. Appréciant la démarche du médiateur de la République, le secrétaire général de la préfecture du Borgou, Sanni Bio Bayé, a indiqué qu’elle s’inscrit dans le cadre de la promotion de la culture de la paix et de la non-violence. Selon lui, le taux de couverture de 81,81 % est un résultat encourageant. « Appelé à produire un grand impact au sein des communautés, il dénote du succès obtenu et nécessite une extension de ce projet aux communes du Borgou », insiste-t-il. Il s’est ensuite réjoui des dispositions prises en vue de l’intégration de cinq communes du Borgou dans la deuxième phase. Mission accomplie A sa suite, le manager du Programme régional d’appui aux pays côtiers, Simplice Kuassi, a remercié le médiateur de la République pour sa franche collaboration et son investissement personnel pour la réussite du projet. «Tout en nous satisfaisant des résultats obtenus, l’une des leçons apprises de ces audiences foraines est la soif des populations pour un dialogue accru avec les autorités. Nous restons donc conscients qu’il y a encore du travail à faire », a-t-il poursuivi. L’ambassadeur des Etats-Unis près le Bénin, Brian Shukan, abonde dans le même sens. Il réaffirme l’engagement de son pays à œuvrer au profit des communautés du Bénin, pour soutenir les initiatives de renforcement de la paix et de la cohésion sociale. C’est le directeur de cabinet du Médiateur de la République, Pascal Tchiwanou, qui a présenté les résultats des audiences. Les 45 arrondissements concernés dans l’Atacora ont tous été parcourus, soit un taux de réalisation de 100 %. Dans la Donga, les 22 arrondissements programmés ont également été parcourus, soit 100 %. Sur les 43 prévus dans l’Alibori, des audiences n’ont eu lieu que dans 23. Les conflits liés aux droits successoraux, l’occupation sauvage des terres par des populations étrangères et le non-respect des textes sur la transhumance sont les autres problèmes posés par les populations rencontrées. Elles sont également préoccupées par les questions de la délimitation des frontières intercommunales et celles avec le Nigeria. Actualités 03 juin 2022


30 ans de Canal+ : une belle aventure dans plusieurs domaines
Canal+ fête son trentième anniversaire cette année. Pour marquer l’événement, la chaîne Canal+ réserve des surprises à ses abonnés. Celles-ci ont été annoncées au cours d’une conférence de presse organisée, mardi 31 mai dernier, par les responsables de la chaîne au Bénin. Ils étaient assistés de Me Octave Tokpanou, huissier de justice.
Canal+, pour ses trente ans d’anniversaire a pensé au bien-être de ses abonnés en leur permettant de profiter du meilleur de la télévision et surtout d’une programmation exceptionnelle en ces débuts de vacances.
Les offres de télévision de Canal+ sont disponibles au Bénin depuis 1991, via la présence de EIT, une société partenaire que Canal+ Bénin a fini par acheter le 1er mars 2015, devenant la 9e filiale de Canal+ Afrique après la Côte d’Ivoire, le Sénégal, le Cameroun, Madagascar, la République démocratique du Congo, le Burkina Faso, le Gabon et le Congo.
Canal+ Bénin marque sa présence sur le territoire national à travers douze Canal+ stores et 1 200 points de vente. En tant qu’entreprise citoyenne, Canal + Bénin s’investit dans trois domaines clés à savoir : l’audiovisuel et le cinéma, le sport et la formation des jeunes.
Pour son anniversaire, cette entreprise cède du 1er au 30 juin le décodeur au prix promotionnel de 5 000 frs Cfa à partir de la formule Access. En plus, chaque jour, trente mois d’abonnement sont offerts au 300e abonné actif du 1er au 30 juin inclus, parmi les abonnés actifs hors exclusion. Une offre valable bien sûr dans la limite du stock disponible. Les populations sont alors invitées à se rendre dans les boutiques Canal+ ou chez le distributeur agréé le plus proche pour profiter de ladite offre.
Les nouveautés pour cette fête ne s’arrêtent pas à cette offre. Jusqu’au 30 juin, un réabonnement à la formule actuelle donne droit à trente jours offerts à la formule supérieure.
C’est dire que Canal+, à l’occasion de ses trente ans d’existence, entend renouveler son engagement d’être au service des populations et du développement de l’Afrique à travers ses prestations et son désir d’être une entreprise citoyenne. Cela passe par des programmes alléchants, notamment en sport, cinéma et surtout la formation des jeunes.
Canal+ est présente sur tous les continents à travers des programmations variées avec des offres de services bien spécifiques. Un service de réparation technique est à la disposition des clients qui peuvent avoir des solutions à toutes leur difficulté liées à leurs abonnements ou à la qualité des prestations.
Canal+ a certainement encore de beaux jours devant elle en Afrique et dans le monde.
Société 03 juin 2022


Assemblée nationale: une nouvelle loi pour mieux régir les activités statistiques
Le Parlement a examiné et adopté, hier jeudi 2 juin, la loi n°2022-07 portant organisation et réglementation des activités statistiques au Bénin. Le texte vise à mieux encadrer les opérations d’enquêtes ou de sondages avec le souci d’éviter leur manipulation à des fins notamment pernicieuses. Une nouvelle loi encadre mieux dorénavant les activités statistiques au Bénin. Il s’agit de la loi n°2022-07 portant organisation et réglementation des activités statistiques en République du Bénin, adoptée ce jeudi 2 juin, par le Parlement. Le texte abroge la loi n°99-014 du 12 avril 2000 portant création, organisation et fonctionnement du Conseil national de la statistique jusqu’ici en vigueur. Il comporte 79 articles regroupés en cinq titres à travers treize chapitres. La loi aborde notamment le cadre institutionnel du système statistique national en mettant l’accent sur la mission du système statistique national, les attributions du Conseil national de la statistique, les prérogatives de l’Institut national en charge de la statistique, la clarification sur les institutions nationales de formation de statisticiens et de démographes, les sources de financement des activités du système statistique national ; les principes fondamentaux et règles essentielles de l’exercice des activités statistiques publiques et les dispositions pénales assorties de condamnations à des amendes et/ou des peines privatives de liberté. Selon le rapport présenté à la plénière par la Commission du Plan, de l’Equipement et de la Production qui a étudié le projet de loi initié par le gouvernement, cette loi vise à corriger les insuffisances notoires de la loi n°99-014 du 12 avril 2000 portant création, organisation et fonctionnement du Conseil national de la statistique. Ces insuffisances ont créé d’énormes difficultés dans la pratique des activités statistiques au Bénin, souligne le rapport. L’avènement de la loi adoptée permettra de pallier les dysfonctionnements constatés. Débat houleux autour de l’article 64 L’adoption de la loi permettra au Bénin de connaître des avancées sur les plans institutionnel et organisationnel, notamment la conformité des textes régissant les activités statistiques au plan national aux standards régionaux et internationaux que sont la Charte africaine de la statistique ratifiée par notre pays en avril 2012 et les Principes fondamentaux de la statistique officielle des Nations Unies ; la clarification des attributions du système statistique national et du conseil national statistique; l’instauration de mécanismes innovants nécessaires pour un financement conséquent et stable aux activités statistiques ; l’institutionnalisation des grands recensements qui fournissent des informations détaillées au niveau géographique et qui servent de base à la planification du développement économique et social. L’article 64 traitant notamment de l’obtention préalable du visa statistique avant toute opération d’enquête ou de sondage a suscité un débat houleux. A l’issue des discussions, il sera amendé. L’article 64 en question devient: « Toute enquête par sondage, tout recensement ou toute étude statistique ou socioéconomique nécessitant la collecte des données auprès des tiers dont les résultats peuvent être généralisés au moins à l’échelle d’une commune de la République du Bénin, menés par des services publics ou parapublics, des privés et des organismes internationaux à l’exclusion des travaux statistiques internes et à des fins académiques diplomantes est astreint à un visa statistique avant son exécution. Les modalités de demande de l’obtention et l’obtention du visa statistique sont définies par voie réglementaire ». Le dossier a été défendu par le ministre de la Justice et de la Législation, Séverin Quenum, représentant le gouvernement. La séance plénière a été présidée par le président de l’Assemblée nationale, Louis Vlavonoun. Actualités 03 juin 2022


Renforcement de capacités de 54 guides touristiques : de nouveaux profils pour faire rayonner la destination Bénin
Le programme de renforcement de capacités de 54 guides touristiques rentre dans sa phase active. Il a été lancé, ce mardi 31 mai, à Cotonou, par le ministre du Tourisme, des Arts et de la Culture, Jean-Michel Abimbola, soutenu par son collègue de l’Enseignement technique, Kouaro Yves Chabi. La cérémonie a eu lieu en présence des bénéficiaires, partenaires et autres acteurs impliqués.
Professionnaliser les guides touristiques pour des services qui font rayonner la destination Bénin. C’est l’un des objectifs du programme de renforcement de capacités de 54 guides touristiques, lancé mardi dernier.
Pendant dix semaines, ces acteurs vont se familiariser avec de nouveaux outils et techniques leur permettant de mieux accomplir leur mission. Ils seront aguerris sur des thématiques concoctées par des experts confirmés par l’Organisation mondiale du Tourisme (Omt). A travers ces thématiques, 24 modules ont été préparés dont l’histoire, le patrimoine et la culture ; les techniques de guidage ; la déontologie ; etc.
Des apprentissages pratiques sont également au menu, et les sites de Ouidah, Abomey et Ganvié serviront de cas pratiques au cours des travaux. « Les différentes sessions de formation permettront aux participants de découvrir les meilleures pistes et pratiques pour améliorer la qualité technique et la productivité de leurs talents », explique la directrice du développement du Tourisme, Faizath Kora.
En initiant ce programme de renforcement de capacités des 54 guides sélectionnés après appel à candidatures, le gouvernement béninois entend corriger les insuffisances qui ont prévalu pendant plusieurs années dans le secteur du tourisme en termes de ressources humaines de qualité, et proposer une solution durable aux questions liées à l’accroissement du tourisme transfrontalier et aux investissements du secteur privé dans certaines destinations et chaînes de valeurs.
Atou Seck, représentant résident de la Banque mondiale, partenaire du Bénin, salue les efforts du gouvernement et rappelle le rôle crucial du guide dans la promotion du tourisme. «…Sans les guides, il n’y aura pas de valorisation… En tourisme, il faut que la personne qui est venue revienne. Et c’est le guide qui fait revenir la personne…», insiste-t-il.
Le ministère de l’Enseignement secondaire, Technique et de la Formation professionnelle, contribue à la mise en œuvre du programme. Son premier responsable, Kouaro Yves Chabi, s’estime heureux, car le programme traduit, en partie, la vision du gouvernement béninois de faire de l’enseignement technique le principal levier de la transformation de l’économie nationale. « Ce que nous faisons aujourd’hui participe de cela (…) et cela va se poursuivre », rassure Kouaro Yves Chabi.
Après avoir reprécisé le contexte et l’importance du programme, Jean-Michel Abimbola, ministre du Tourisme, des Arts et de la Culture, rappelle que « l’objectif du gouvernement à travers le déploiement de ce programme de formation intensive est de disposer in fine de ressources humaines qualifiées en vue de soigner l’image de la destination Bénin et d’accroître sa fréquentation ».
Il exhorte donc les participants à être assidus, attentifs pour capter les enseignements qui feront d’eux, des guides de tourisme de type nouveau pour le rayonnement du tourisme béninois.
Actualités 03 juin 2022


Hadj 2022 : les inscriptions ouvertes
Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Aurélien Agbénonci, a lancé l’édition 2022 du pèlerinage à la Mecque. Ce jeudi 2 juin, à Cotonou, il a exhorté les sociétés agréées à procéder ‘’le plus rapidement possible’’ à l’enregistrement des candidats sur la plateforme y dédiée.
3 400 000 F Cfa par pèlerin. C'est le coût du Hadj 2022. « Le pèlerinage de cette année se tient dans un contexte d’inflation généralisée. Les diverses taxes ainsi que les coûts relatifs à l’hébergement, à la restauration et aux prestations fournies par Mouassassa ont tous connu des hausses importantes», a expliqué Aurélien Agbénonci, ministre des Affaires étrangères lors du lancement de l’édition 2022 du voyage à la Mecque, ce jeudi 2 juin à Cotonou.
A l’en croire, en raison de cette inflation, le prix net du voyage devrait passer à près de 4 millions par pèlerin contre 2 300 000 francs en 2019. Mais conscient des difficultés que rencontre la population en raison de la cherté de la vie, et dans la droite ligne de la politique sociale, indique le ministre Agbénonci, le président Patrice Talon a décidé que l’Etat prenne en charge certains frais afin de réduire le coût par pèlerin de la participation au Hadj.
Cette décision est intervenue suite au rapport de la mission de concertation et de prospection qui s’est rendue en Arabie saoudite du 20 au 29 mai, pour discuter avec les autorités saoudiennes compétentes et recueillir les informations qui permettraient de déterminer le coût de participation au Hadj 2022. « La mission a pris tous les contacts nécessaires pour que les pèlerins qui partiront du Bénin puissent accomplir le Hadj dans les meilleures conditions possibles.
Le gouvernement a fait preuve de diligence et de célérité au regard de l’exigence posée par l’Arabie saoudite pour la signature des différents contrats de services…», fait savoir Aurélien Agbénonci.
En effet, les autorités saoudiennes ont réclamé le remboursement des dettes vis-à-vis de Mouassassa au plus tard le 31 mai. Les instructions ont été données et les dispositions nécessaires prises par le gouvernement pour le décaissement immédiat des montants attendus, pour faciliter la participation des pèlerins béninois, et recouvrer plus tard cette créance auprès des opérateurs économiques agréés.
En relevant ces actes qui témoignent de l’engagement du gouvernement à soutenir les fidèles musulmans dans l’accomplissement de ce rite essentiel de l’Islam qu’est le Hadj, le ministre Agbénonci a déclaré que « plus aucun obstacle ne se dresse devant leur participation». Le prix du Hadj fixé par pèlerin couvre toutes les dépenses à savoir les frais de transport par avion, les transports inter et intra-urbains, l’hébergement, la restauration sur les sites, le visa, l’assurance ainsi que les différentes taxes en vigueur en Arabie saoudite.
A juste titre, Aurélien Agbénonci va inviter les 27 sociétés agréées par l’Etat à faire toutes les diligences nécessaires pour que le Bénin puisse utiliser tout le quota de 2 083 pèlerins à lui attribué. Il rappelle à l’endroit des sociétés qui ne peuvent mobiliser à elles seules le minimum de 200 pèlerins tel que prévu par les textes, qu’elles doivent se mettre ensemble pour atteindre ce seuil. « Je remercie toutes les personnes qui travaillent sans relâche pour une participation réussie de nos compatriotes au Hadj.
C’est le moment de maintenir le même élan afin qu’ensemble nous puissions révéler davantage notre pays par la discipline, la cohésion et la solidarité de ses filles et fils », a conclu le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération.
Actualités 03 juin 2022


Match Sénégal-Bénin: La délégation béninoise a quitté Cotonou ce soir
En prélude au match Sénégal-Bénin comptant pour la première journée des éliminatoires de la Can 2023, les Écureuils viennent de quitter Cotonou pour Dakar. L'avion qui transportait la délégation béninoise a décollé à 20h 03 (Heure béninoise). Faut-il le signaler le match Sénégal vs Bénin prévu pour le 4 juin 2022, à 19h au stade Abdoulaye Wade, sera dirigé par un quatuor arbitral marocain composé de : Karim Sabry, juge central de Yahya Nouali (Assist 1), Hamza Naciri (Assist 2), et de Jalal Jayed (Assist 4). Sports 03 juin 2022


Mathias Tégbé dit ‘’Gentile’’, international de football: phénoménal footballeur de charme
  Joueur offensif, passeur invétéré, Mathias Tégbé appartient à la classe des attaquants qui offrent du plaisir aux spectateurs et de la fierté à leurs coéquipiers en jouant. Courte mais riche a été la carrière qui l’immortalise. C’est comme toute autre scène banale dans la vie d’un homme. Mais Mathias Tégbé a toujours du mal à se débarrasser de la sienne si « précieuse, et si marquante » dans sa vie et dont les souvenirs lui collent aux méninges comme une sangsue. Il aime à raconter que son géniteur, bien que non alphabétisé en français, a suivi depuis les gradins une de ses rencontres de football. Les oreilles collées au poste transistor, il criait et donnait régulièrement des coups de pieds dans le dos des spectateurs assis devant lui. Il ne comprenait pourtant rien à la retransmission si ce n’est le nom de son fils que le reporter hurlait régulièrement et parfois avec frénésie. Au terme de la rencontre, le sexagénaire a attendu que son rejeton sorte des vestiaires pour le congratuler et lui « donner sa bénédiction », ajoute Mathias Tégbé, ancien international béninois, l’un des plus doués techniquement de sa génération. Le fait a marqué le joueur. Et il avoue en garder le souvenir comme le plus précieux des trophées de sa carrière. Svelte, taille moyenne et la démarche altière, Tégbé est un joueur de charme. Il est un fin technicien, dont le talent a contribué à l’écriture des plus belles pages de l’histoire du football béninois des années 80-90. « Des qualificatifs, même au superlatif pour raconter les prouesses de Mathias Tégbé dans le football béninois, n’auraient pas suffi pour rendre compte de l’immensité du talent du sportif aux allures d’un Sahélien !» s’exclame Martin Falola, un des férus supporters des Requins. Si plus d’un quart de siècle après sa retraite sportive, son nom est déjà rangé aux oubliettes, Mathias Tégbé est, sans conteste, l’un des meilleurs footballeurs de sa génération. Et il dit avoir « souffert pour atteindre le sommet ». Fils d’un pêcheur (Tégbé Lokossou) et d’une ménagère (Gbéssi Galoba), l’écolier footballeur de la Mission catholique d’Akodéha ; petit village des bords du lac Ahémé dans le Mono, a très tôt délaissé les classes pour s’accrocher à son jeu favori dans les rues des quartiers de Cotonou (Sikècondji-Hindé-Akpakpa), en tant que jeune apprenti électricien-auto. Passionné des petites rencontres de football inter-quartiers, Mathias a toujours traîné sa silhouette de gamin désœuvré dans les environs des aires de jeux. Sociétaire du club de quartier Hindé retenu parmi ceux devant prester en lever de rideau des matches des championnats nationaux et autres grandes rencontres internationales, la chance lui a souri. Et l’une de ces rencontres finit par révéler, sur le tard, Mathias Tégbé Moussoukoko. L’ex-joueur de Sikècondji à Cotonou tape dans l’œil des dirigeants du mythique club de Cotonou : les Requins de l’Atlantique. Vu son âge avancé, le natif d’Akodéha bénéficie d’abord d’une dispense d’âge, avant d’intégrer les « Awissi Wassa ». Autre vie, autre facette Au sein de la famille des Rouge et Blanc des Requins de l’Atlantique, le joueur a d’abord évolué dans les rangs des juniors. Puis la sélection nationale junior l’enrôle aussitôt. Ainsi, le très longiligne joueur fera merveille avec les Antoine Zinsalo, Blaise Codjia, Abel Mensah…. Sans tarder, le longiligne avant-centre a totalement explosé et se révèle. Attaquant retors, fin dribbleur doté d’une force de frappe impressionnante, Mathias Tégbé est également réputé être un excellent finisseur et surtout passeur décisif. Les Requins et la sélection nationale en font l’éloge. Alors que beaucoup craignaient une rivalité entre le nouvel arrivant et la vedette du club, ce fut plutôt une complémentarité hors pair entre Gentile et Dossou Gbété. Car durant toute sa carrière, le lutin d’Akodéha a été plutôt le complice avéré du leader et star Expédit Dossou Gbété, l’un des plus grands joueurs de tous les temps de ce club : «Mathias est un joueur complet. Un partenaire de tous les temps », reconnait-il. Des joueurs les plus proches l’un de l’autre aussi bien en club qu’en sélection. Expédit Dossou Gbété raconte avec sourire l’anecdote d’une rencontre livrée à Niamey au cours de laquelle les deux acolytes étaient remplaçants, malgré leur statut de leaders. Le club était en difficulté, le coach a fini par les lancer. Comme des zombis, ils ont marqué chacun un but sur des actions similaires. Signe tangible de leur complicité. « Mathias, c’est un joueur complet. C’est un bon joueur. S’il décide de jouer, alors il vous régale… », ajoute, tout sourire, son coéquipier et acolyte, Expédit Dossou-Gbété. Sur les qualités de Mathias Tégbé, l’ancien capitaine des Requins, Bernard Hounnouvi ne tarit pas d’éloges : « Outre sa bonne pointe, une pointe de vitesse, Mathias est un joueur complet. Il est doté d’une bonne frappe. Et avec sa morphologie féminine, il se faufile bien entre ses adversaires et marque de buts. Il joue lorsque l’envie lui prend de jouer ». Mathias Tégbé, ancien attaquant des Requins, fait donc partie de la génération de footballeurs de classe exceptionnelle des Requins d’antan qui ont donné du piquant aux épiques confrontations Requins-Dragons qui ont longtemps marqué l’histoire du foot du Bénin dans les années 80 et 90. La période de gloire de ce club avec des joueurs comme : Euloge Sacramento, le phénoménal gardien de but Oumorou Soumaïla, l’opportuniste Charles Ahouandjinou ou autres grands noms comme les frères Cosme et Damien Folly, et le capitaine: Bernard Hounnouvi. C’était la période faste du club de l’Atlantique. Et Mathias Tégbé, chouchou du public, faisait la pluie et le beau temps. Les aficionados l’ont adopté pour sa vision simpliste du jeu, ses frappes puissantes, son calme et surtout le charme qu’il dégage. C’était un joueur élégant tout simplement ! Et sa morphologie nourrissait la comparaison avec deux éminents docteurs dans le football africain et mondial : Théophile Abéga (Cameroun) et Socrates (Brésil). Et cela lui a valu le surnom de « Gentile » en référence au redoutable défenseur italien des années 80. Mais pour l’ancien sociétaire des Requins, l’explication est autre. Le surnom est venu lors d’une séance d’entrainement où il s’est transformé en défenseur taclant et rudoyant tout sur son passage. « Sois moins rude. Tu n’es pourtant pas Gentile ! », ont vociféré certains coéquipiers à l’endroit du faux défenseur d’occasion, faisant référence au rugueux défenseur italien Claudio Gentile ; un des plus intraitables à son poste à l’époque. C’est là l’origine de ce surnom à consonance italienne qui a fait disparaître l’identité réelle du frêle attaquant des Requins. « Se sentir aimé et adulé par le public, en ajoutait davantage à ma responsabilité. Puisque j’en avais déjà une de très lourde ; celle de remplacer au poste, mon ainé et grand joueur Johnson Fernando », confie le joueur pour qui jouer au foot est un plaisir. Des souvenirs au sein des Requins, Mathias Tégbé dit Gentile évoque les nombreuses joutes africaines infructueuses auxquelles aussi bien son club que la sélection nationale ont pris part : Bénin -Mali, Bénin- Côte d’Ivoire, Burkina Faso - Bénin, Requins- Africa Sports d’Abidjan de la Côte d’Ivoire. Requins-As Sogara du Gabon …. Le phénomène,… un capricieux ! Talent irréprochable, homme calme, blagueur à souhait et bouffon quelquefois, Mathias Tégbé a aussi les qualités de ses défauts. Il lui est souvent reproché ses sauts d’humeur et son caractère primesautier. Vedette adulée, le numéro 10 des Requins appartient à la catégorie des joueurs lunatiques sur qui il est difficile de compter. Beaucoup le prennent pour un sportif difficile, capable qu’il est de choisir ses matches. « Lors d’un tournoi à Lomé, au Togo, le jour du match contre Asko de Kara, Mathias passe du baume, s’attache des rameaux de palmier au cou et refuse de jouer sous prétexte qu’il est malade », confie son ancien capitaine Bernard Hounnouvi qui évoque les nombreux prétextes fallacieux du joueur pour éviter de jouer certains matches. Il est coutumier des faits, ajoute son alter ego, Expédit Dossou Gbété, qui précise, que parfois, « quand l’envie lui prend de ne pas jouer des rencontres, vous pouvez tout dire, il n’exécutera pas ». C’est dire que rien ni personne n’arrive à le convaincre… Encadrement technique, coéquipiers, staff médical, dirigeants se sont résignés à accepter le «phénomène» tel qu’il se présente, regrette Bernard Hounnouvi qui insiste que c’est là, le défaut du sportif. Des faits reconnus par le joueur qui refuse d’y apporter des explications. « Moi, je joue mes matches. Parfois, je joue mieux sans avoir pris part à aucune séance d’entrainement », confie-t-il, l’air intéressé. Caprice de star ou superstition ? Mystère ! Mathias Tégbé cumule plus d’une quinzaine d’années de présence dans l’élite du football au Bénin dont une dizaine en sélection nationale. Après avoir ébloui de son talent le championnat national et certains tournois internationaux, sous-régionaux ainsi que des compétitions statutaires de la Confédération africaine, « Gentile » ne nourrit aujourd’hui que des regrets : n’avoir rien gagné dans le foot. « Je n’ai gagné que renommée et popularité », se résigne-t-il, le regard perdu dans le vide. Puis, il sanglote un instant avant de fondre en larmes. « C’est le destin », lâche-t-il en guise de consolation. Avant de raccrocher définitive-ment les crampons vers la fin des années 90, Mathias s’est résigné à faire un bref détour en 2e division, avec l’Association sportive du Port autonome de Cotonou (Aspac), et en a même été le capitaine. Il a également traîné, plus tard, sa bosse à Sobemap Fc avec les Didier Adoukonou, Antoine Dékpato….. Aujourd’hui footballeur retraité, et sans emploi donc sans revenu fixe, Mathias Tégbé, sportif adulé et socialement affable et sympa, vivote. Et comme la plupart des sportifs de sa génération, l’espoir du mieux-vivre semble être un vain mot. Découragé de tout, l’ex-vedette des Ecureuils s’est retranché dans l’un des quartiers populaires de Cotonou. Il dit ne plus vouloir «perdre son temps pour aller au stade ni même regarder le foot à la télé ». Signe certain de l’indicible dépit de ce joueur pour la chose sportive. Lui qui pourtant a fait la pluie et le beau temps dans le foot béninois dans les années 80. Archives et autres souvenirs matériels de sa longue carrière de footballeur, le sportif confie ne pas en avoir et ne souhaite même plus en parler. Pour Mathias, «le football, c’est du passé ». Et le souvenir de ce passé, glorieux soit-il, loin de le réjouir, semble lui être nocif. Lui qui était un bon viveur aimant l’ambiance, les blagues, les moments de discussions biens arrosés entre copains, se retrouve maintenant dans un autre monde: celui de la discrétion. Il passe ses journées en famille ou dans des activités ludiques. « Passer sa jeunesse à égayer le peuple et se retrouver plus tard dans l’anonymat et l’indigence est le propre des sportifs africains », regrette un de ses anciens coéquipiers. « Même si Mathias n’est pas si heureux dans sa vie après le foot, il garde néanmoins la tête sur les épaules et demeure dans la vie ordinaire un monsieur calme, cultivant simplicité, honnêteté et loyauté. Nos liens vont au-delà de la simple amitié. Nous sommes plus que des frères jumeaux. Nous nous voyons tout le temps. Notre complicité va au-delà des aires de jeux », confie son ancien capitaine Expédit Dossou Gbété qui exhorte les autorités sportives à prêter une oreille attentive aux doléances des anciens internationaux. Société 03 juin 2022


Protection de l’enfant au Bénin: renfoncer les investissements dans le secteur devient nécessaire
De la nécessité d’investir Investir dans la protection de l’enfant va au-delà d’une œuvre sociale ou d’une obligation légale et morale. C’est une stratégie de développement économique qui garantit une meilleure contribution des enfants à l’âge adulte, au développement socio-économique et politique de leur pays. Les coûts économiques directs et indirects liés aux différents méfaits et privations (les abus et la négligence, le travail, le mariage et les grossesses précoces des enfants, y compris les enfants handicapés et ceux en conflit avec la loi) à l’endroit des enfants, impactent négativement leur vie, le développement de la communauté et du pays dans son ensemble. Conscient de ces risques, le Bénin a pris diverses mesures à travers la ratification de lois supranationales, l’adoption de lois protégeant les enfants et l’élaboration de plusieurs documents de stratégie, à court, moyen et long termes, dans plusieurs secteurs touchant la protection de l’enfant. Les défis à relever La protection de l’enfant fait intervenir une approche systémique qui implique huit (08) ministères dont le principal acteur est celui des Affaires sociales et de la Microfinance (MASM) doté d’une Direction de la Famille, de l’Enfant et de l’Adolescent (DFEA) et des Centres de Promotion sociale. Aussi, les ministères en charge de l’éducation (MEMP et MESTFP), de la Justice et de la Législation (MJL), de l’Intérieur et de la Sécurité publique (MISP), de la Santé (MS), du Travail et de la Fonction publique (MTFP), du Numérique et de la Digitalisation (MND) participent à travers différentes interventions à la protection de l’enfant. Malgré les efforts conséquents que le Bénin a déployés ces dernières années dans le domaine de la protection de l’enfant, il reste d’importants défis à relever. En effet, on note une progression inquiétante entre 2019 et 2021 des cas de mariages précoces enregistrés (de 283 à 675); des cas de grossesses précoces enregistrées dans les structures de prise en charge (de 402 à 1435) ; du nombre d’enfants recensés en situation de travail (de 257 à 827) ; du nombre d’enfants face à la justice reçus par les structures de répression (de 165 à 658) et du nombre de filles victimes d’excision recensées (de 2 à 92). Baisse des ressources accordées par l’Etat au secteur de la protection des enfants Les allocations budgétaires en faveur de la protection de l’enfant varient en faible proportion du Budget général de 0,35% à 0,26 % avec une tendance à la baisse sur la période 2017-2021. En moyenne annuelle, elles représentent 0,29 % du budget général. Les allocations en faveur des interventions sensibles représentent en moyenne 0,21 % du budget général soit 3142,9 millions FCFA contre 0,08 % soit 1132,4 millions FCFA pour les allocations aux interventions spécifiques à la protection de l’enfant. Entre 2019 et 2021, les allocations budgétaires pour la lutte contre les violences, les abus et les négligences à l’endroit des enfants, ont connu une évolution mitigée en baisse passant de 404,5 millions à 242,7 millions. En ce qui concerne la lutte contre le travail des enfants, la tendance est à la baisse, passant de 303,6 millions en 2019 à 76 millions en 2021. Le constat est le même pour la prise en charge des enfants en situation de handicap dont les allocations budgétaires sont passées de 81 millions en 2019 à 53,1 millions en 2021. Les allocations spécifiques à la protection des enfants contre les mariages et grossesses précoces ont enregistré une baisse sensible, passant de 158,4 millions FCFA en 2017 à 17,1 millions FCFA en 2018. Elles ont évolué à la hausse jusqu’en 2020 et ont atteint 120,6 millions FCFA avant de chuter à 74,4 millions FCFA en 2021. Les activités de protection des enfants en conflit avec la loi ont bénéficié d’une allocation budgétaire de 1815 millions FCFA en 2017, mais cette allocation a baissé pour afficher 246,9 millions FCFA en 2018 avant d’augmenter pour atteindre 368,4 millions FCFA en 2021. L’idéal aurait été d’allouer des ressources pour la prévention de ces fléaux à travers l’éducation des enfants et l’orientation des ressources vers l’insertion socioprofessionnelle des enfants en conflit avec la loi. Le financement du secteur de la protection de l’enfant est quasi entièrement pris en charge par les ressources propres du pays car 91% des allocations budgétaires proviennent du financement intérieur entre 2017 et 2021. Notons qu’en 2020, 29 % des ressources allouées au secteur proviennent du financement extérieur, notamment l’appui financier de l’UNICEF à travers le Programme Cash plus care afin de réduire les cas de mariages des enfants qui se sont accrus à la suite de la fermeture des écoles en réponse à la propagation du virus de la COVID-19. Le ministère de la Législation et de la Justice a la plus grande contribution (608 millions de FCFA en moyenne par an) aux allocations spécifiques à la protection de l’enfant et le MASM a la grande contribution (244,4 millions de FCFA) aux dépenses spécifiques à la protection de l’enfant. Quelques pistes d’actions pour améliorer la protection des enfants La situation de la protection de l’enfant appelle des actions des acteurs en charge de la budgétisation et de la mise en œuvre des actions de protection. Il est donc recommandé : - la vulgarisation du code de l’enfant et le plan d’action de la Politique Nationale de Protection de l’Enfant (PNPE) pour une appropriation par les structures de mise en œuvre ; - le renforcement de la coordination des interventions en matière de protection de l’enfant afin d’assurer un meilleur suivi de la mise en œuvre du nouveau plan d’action de la PNPE ; - une extension aux autres départements des actions du Partenariat Mondial pour l’Education qui finance dans les départements du Zou et des Collines des activités qui facilitent l’inscription des enfants en situation de handicap dans les écoles et leur encadrement afin de renforcer l’éducation inclusive au Bénin ; - des actions de sensibilisation, de vulgarisation des droits des enfants, d’éducation et de formation des communautés en vue de la mobilisation des populations pour un changement de comportement et le respect des droits des enfants ; - la planification dans son budget et l’exécution par le ministère du Numérique et de la Digitalisation (MND) à travers la Direction des Médias des actions de sensibilisation des communautés et de vulgarisation des droits des enfants à tous les niveaux ; - l’inscription des dépenses pour la prise en charge des enfants en conflit avec la loi comme dépenses sociales prioritaires et donc entièrement exécutées. 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