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Nouvelles

Village de Wêrèkè: Des insectes verts créent la psychose au sein des populations

La présence d’insectes sur des manguiers dans le village de Wêrèkè, à environ 15 km de N’Dali, crée la panique au sein des populations. Trois personnes ont vu les parties de leur corps touchées par ces bestioles, s’enfler.

Dans le village de Wêrèkè, à N’Dali, des insectes pertubent la quiétude des populations. Apparus comme par enchantement sur les manguiers, ils ont déjà fait des victimes.

Il y a, fait remarquer le chef du village, Ounin Allagbé, près de trois semaines que les populations ont constaté que les manguiers ont commencé par être infestés par ces bêtes. « Mais, il y a cinq jours, la situation s’est beaucoup accentuée », informe-t-il. Depuis quelques jours, rapporte-t-il, il est désormais déconseillé de s’asseoir sous un manguier dans le village, au risque de voir un de ces insectes tomber sur vous. « Il suffit seulement qu’ils touchent une partie de votre corps et vous commencez à y sentir de vives douleurs et la partie s’enfle », avertit le chef du village. « Nous avons quelqu’un dont la moitié du bras est actuellement enflée, après qu’un de ses doigts a été touché par un des insectes », confie-t-il.
Préoccupé par la situation que vivent ses administrés, le chef du village a alors pris ses responsabilités, en tirant la sonnette d’alarme. Il invite les autorités compétentes à voler à leur secours et à les aider pour pouvoir exterminer ces insectes.
C’est pour la première fois, avouent les populations, qu’elles sont confrontées à ces insectes dangereux de couleur verte. Déjà, certains n’ont pas hésité à asperger leurs manguiers avec les pesticides destinés à traiter le cotonnier.

Société 09 nov. 2018


Déclaration d’état civil: La conférence départementale du Borgou s’imprègne du Pedec
[caption id="attachment_31383" align="alignnone" width="1024"]Le préfet Djibril Mama Cissé et Jean Aholou au cours de la séance[/caption]

Le Projet d’enregistrement à titre dérogatoire à l’état civil (Pedec) était au centre d’une séance d’imprégnation hier, jeudi 8 novembre, à la préfecture de Parakou, dans le département du Borgou. Initié par le gouvernement, il permet de prendre en compte le cas des populations qui, lors de l’opération du Récensement administratif à vocation d’identification de la population (Ravip), se sont fait enrôler sur témoignages et sont évaluées à 2 500 000.

La question de l’état civil reste encore préoccupante au Bénin. En dépit des efforts et des campagnes de sensibilisation qui se poursuivent, elle demeure toujours persistante. D’où l’importance du Projet d’enregistrement à titre dérogatoire de l’état civil (Pedec) initié par le gouvernement et dont la phase d’imprégnation a démarré depuis quelques jours. Pour présenter le mécanisme et le mode opératoire du projet, le président du Comité technique de pilotage du Ravip, Jean Aholou, était dans l’après-midi d’hier, à la préfecture de Parakou, face au préfet du Borgou et aux maires des communes de ce département et leurs adjoints. C’était, après avoir fait le même exercice dans la matinée, à la préfecture de Kandi, dans le département de l’Alibori.

Situant le contexte de la mise en œuvre du projet, Jean Aholou a indiqué que c’est suite à un constat effectué au cours de l’opération du Ravip. « A l’issue de l’opération du Ravip qui a permis d’enrôler plus de 10 millions de citoyens, nous avons constaté qu’il y a 2 500 000 personnes qui sont sans actes de naissance. Elles se sont fait enrôler sur témoignages », informe-t-il. C’est préoccupé par leur cas que le gouvernement a fait adopter la loi 2018-26 du 03 août 2018 par l’Assemblée nationale et pris tout récemment le décret 2018-471 du 10 octobre 2018 définissant les modalités du cadre administratif de réalisation du projet.
Selon Jean Aholou, le Pedec permettra de délivrer gratuitement des actes de naissance aux Béninois enrôlés sur témoignages lors du Ravip.
Au cours de la séance, le préfet et les maires ont été édifiés par rapport à leur implication dans l’exécution du projet. « Considérés comme des officiers de l’état civil, les maires et leurs adjoints sont au cœur du dispositif. Ainsi, c’est au niveau des arrondissements que les délivrances s’effectueront », a insisté Jean Aholou. La phase d’imprégnation étant en cours, il a indiqué que le processus a déjà démarré et va se poursuivre jusqu’au premier trimestre 2019. La délivrance des premiers actes de naissance aux personnes concernées est prévue pour fin novembre ou début décembre.
Selon le préfet du Borgou, Djibril Mama Cissé, ce projet entre en ligne de compte des mesures sociales du Programme d’actions du gouvernement (Pag). A sa suite, les maires du département du Borgou se sont préoccupés du sort qui sera réservé à ceux qui ont été omis par le Ravip ou dont les villages sont restés en rade. Ils ont également posé le problème des actes de naissance qui dorment dans les tiroirs au niveau de leurs administrations et que les parents ne vont pas chercher. Il y a aussi le cas des enfants sans actes qui vont à l’examen. Selon Jean Aholou, le gouvernement est conscient de la situation en prenant cette mesure.

Société 09 nov. 2018


Trois questions à Viviano Edoh au sujet de son 2e ouvrage: « Mystères paternels est un roman dont les pages attirent et captivent »
[caption id="attachment_31381" align="alignnone" width="1024"]Viviano Edoh[/caption]

On pourrait se demander de quel temps dispose un banquier pour écrire des ouvrages, régulièrement et les publier. Viviano Edoh répond à cette préoccupation par son activité livresque sans répit. Pur financier de formation, il est passé par plusieurs institutions financières et de microfinance de la place avant de se poser, depuis quelques années, au sein d’une banque de la place. Mais cela ne l’empêche pas de se consacrer à sa passion qu’est la lecture. Après « Saveurs maternelles », il propose aux lecteurs « Mystères paternels ». Un ouvrage dont le lancement aura lieu dans les prochains jours.

La Nation : Après « Saveurs maternelles », vous vous apprêtez à lancer un second ouvrage. Qu’en est-il ?

C’est une vérité. Suite à la pression et à la demande des lecteurs, je me suis décidé à satisfaire mon public. Le deuxième roman, qui paraît dans quelques semaines chez le même éditeur, Les Editions Savane, est la suite du premier. Pour faire échos au premier, je l’ai titré « Mystères paternels ». Tout ce que je peux en dire pour le moment est qu’il est riche en rebondissements. En un mot, c’est un roman dont les pages attirent et captivent du premier mot au dernier.

De quoi parlez-vous exactement dans cet ouvrage ?

Félix Mantanvi, le fautif dans le premier roman, faisait partie d’un gang. Suite au viol collectif sur Akouavi auquel il a participé, Don de Dieu est né et les résultats médicaux ont révélé qu’il en est le père. Ayant regretté son acte, il tente l’impossible pour obtenir le pardon d’Akouavi et de Don de Dieu. C’est un roman dont la trame est le pardon. Les plus graves plaies causées et engendrées peuvent être cicatrisées par le pardon. C’est la leçon à retenir.
Sur la couverture de l’ouvrage figure ce violeur à genoux, regrettant amèrement son passé et quémandant le pardon de ses victimes. La couverture est le premier contact entre le livre et le lecteur. Elle doit alors être bien élaborée pour refléter le contenu de l’œuvre.

Avez-vous d’autres projets d’écriture après ce roman, ou pensez-vous vous en arrêter là ?

Beaucoup de projets pour l’écriture. Un troisième roman est presque déjà achevé. Il y a aussi une anthologie de 17 poètes béninois qui verra le jour dans les mois prochains. J’y ai contribué avec cinq textes conscientisants qui doivent réveiller le continent africain. J’ai aussi cinq nouvelles en vue à faire paraître l’année prochaine. Enfin, des sujets de réflexion, les chroniques et autres ne cesseront pas de surgir dans la presse écrite.

Culture 09 nov. 2018


Festival Make Africa 2018: L'innovation technologique à la portée de tous
[caption id="attachment_31378" align="alignnone" width="1024"]le présidium à l'ouverture du festival de l’innovation technologique Make Africa 2018[/caption]

Du jeudi 8 au samedi 10 novembre se tient à l’Institut français de Cotonou le festival de l’innovation technologique Make Africa 2018. Cet événement, qui est à sa première édition, a été lancé, hier, en même temps que le Réseau francophone des Fablabs d'Afrique de l'Ouest (Reffao), en présence du ministre de l’Economie numérique et de la Communication, Aurélie Adam Soulé Zoumarou, et de l’ambassadrice de la France près le Bénin, Véronique Brumeaux.

Le secteur numérique au Bénin et en Afrique est de plus en plus dynamique. Le festival de l’innovation technologique Make Africa 2018 et le Réseau francophone des Fablabs d'Afrique de l'Ouest (Reffao) qui viennent d’être lancés à Cotonou sont des initiatives qui concourent à renforcer et à révéler le numérique au public. Organisé par le Fablab (laboratoire de fabrication numérique) Blolab et le Reffao, le festival Make Africa 2018 est un creuset de partages et d’appuis aux éducateurs, formateurs et porteurs de projets éducatifs. Il se tient sur trois jours et porte sur le thème « Eduquer, former et innover avec le numérique ». Au menu, divers ateliers de formation sur l’impression en 3D et autres technologies, des conférences, des présentations et des stands de démonstration autour des thèmes de la créativité, de la fabrication et des cultures, des soirées-débats… 

A en croire le coordonnateur du festival, Médard Agbayazon, Make Africa 2018 est ouvert à tout le monde, initié ou non au numérique, et sera un festival itinérant. Il explique aussi que l’idée de la mise en place d’un Réseau francophone des Fablabs d'Afrique de l'Ouest (Reffao) est inspirée de l’expérience du Réseau français des Fablabs. Le Reffao se veut alors un espace de prototypage au service des particuliers... « Il s'agit de démocratiser la technologie, de la rendre accessible à toutes les personnes », précise-t-il.
Pour l'ambassadrice de France près le Bénin, Véronique Brumeaux, l’initiative pour les Fablabs d’Afrique francophone de l’Ouest de se mettre en réseau est à saluer et mérite d’être soutenue. « Le soutien à l'innovation et au numérique est une priorité de la France exprimée par le président Emmanuel Macron dans son discours à Ouagadougou... » Elle ajoute que la France s'inscrit dans les priorités de l'Organisation internationale de la Francophone (Oif) sur la promotion de l'entrepreneuriat et l'économie numérique dans l'espace francophone. Des raisons qui fondent l’appui de l’ambassade de France aussi bien au festival de l’innovation technologique Make Africa 2018 qu’au Réseau francophone des Fablabs d'Afrique de l'Ouest (Reffao).
Le ministre de l’Economie numérique et de la Communication, Aurélie Adam Soulé Zoumarou, n’a d’ailleurs pas manqué de saluer l’accompagnement et l’intérêt de la République française aux initiatives sur le numérique. Un intérêt que le gouvernement béninois partage fortement. C’est pourquoi la vision du gouvernement actuel est de faire du Bénin une plateforme numérique dans la sous-région. « Ce que le gouvernement béninois porte comme vision, c'est cette Afrique numérique qui réussit et cela explique l'intérêt du Bénin pour le festival Make Africa et la mise en place du réseau Fablaab, en l'occurrence dans un contexte où la création des réseaux est perçue comme une opportunité», laisse-t-elle entendre avant d’exprimer son vœu de voir le Reffao vivace, dynamique et prospère.

Société 09 nov. 2018


Autosuffisance énergétique en Afrique de l’ouest: Mutualiser les moyens pour garantir l’électricité à moindre coût

L’autosuffisance énergétique est au centre d’une rencontre régionale entre les acteurs et les partenaires techniques et financiers (Ptf) à Cotonou. Les travaux ouverts ce jeudi 8 novembre par le ministre de l’Énergie, Dona Jean-Claude Houssou, sont consacrés à la 32e réunion de coordination des partenaires techniques et financiers du Système d'échange d'énergie électrique ouest africain (Eeeoa).

La tenue de cette rencontre de haut niveau s’inscrit dans le cadre des consultations périodiques pour connaître l’état d’avancement des projets de l’Eeeoa. Elle mobilise les partenaires au développement dont la Banque mondiale et l’Union européenne autour de l’appui souhaité et attendu pour accompagner les pays de la Cedeao. Une assistance qui vise à mieux mutualiser les moyens pour s’assurer une autosuffisance énergétique. 

Face au gratin de partenaires techniques et financiers, le ministre Dona Jean-Claude Houssou souligne l’importance de cette réunion. Au-delà des ressources qu’elle permet de mobiliser, « cette rencontre est une occasion de partager des expériences, d’évaluer le chemin parcouru et de coordonner les actions pour une cohérence d’ensemble pour une efficacité», a-t-il dit.
Rappelant le rôle de l’énergie électrique dans le développement d’une nation, le ministre Dona Jean-Claude Houssou affirme que la situation de précarité de sa fourniture dans la plupart des pays de la Cedeao doit interpeller. Pour lui, cette attention exige la détermination dans la mise en valeur des ressources énergétiques pour l’opérationnalisation d’un marché régional de l’électricité.
Le ministre affirme que l’énergie est au cœur du développement du Bénin, qui est désormais une terre d’opportunités. Il souligne qu'un dixième du Programme d’actions du gouvernement y est consacré. Cet investissement représente, a-t-il souligné, une mobilisation de près de 765 milliards de francs Cfa.

Tirer les conséquences pour les échéances futures

C’est autour du thème : « renforcement des capacités: un pilier essentiel pour la pérennité du marché de l’électricité » que les échanges se sont déroulés. Sediko Douka, commissaire de la Cedeao en charge de l’énergie et des mines, a souligné que la tâche est immense. Exhortant les acteurs à s’armer de courage et de persévérance, il note que la situation énergétique de la région Cedeao est peu enviable.
Pour lui, la crise que traverse le secteur présente plusieurs défis. Sediko Douka cite entre autres: « l’amélioration de la gouvernance et du cadre réglementaire; le déficit des moyens de production et de transport d’énergie électrique; l’accès limité à l’énergie; les performances limitées des sociétés d’électricité et des tarifs chers… ».
Pour lui, l’organisation périodique de réunions entre acteurs et partenaires donne l’opportunité de faire un bilan critique en vue de tirer les conséquences pour les échéances futures.
Le Système d’échange d’énergie électrique ouest-africain vise à intégrer l’exploitation des systèmes électriques nationaux dans un marché régional d’électricité unifié et durable. Cette vision garantit aux populations des pays membres de la Cedeao, un approvisionnement en électricité stable, fiable et à un coût abordable.

Société 09 nov. 2018


Signature du Pnuad 2019-2023: La grande marche du Bénin vers les Odd
[caption id="attachment_31376" align="alignnone" width="1024"]Le Bénin et l’Onu œuvrent pour l’atteinte des Odd[/caption]

Le Bénin fait un grand pas vers les Objectifs de développement durable. C’est dans ce cadre que le ministre d’Etat chargé du Plan et du Développement, Abdoulaye Bio Tchané et le coordonnateur résident du Système des Nations Unies, Siaka Coulibaly ont procédé ce jeudi 8 novembre, à la signature du document relatif au Plan cadre des Nations Unies pour l’assistance au développement (Pnuad 2019-2023). Le plan est l’outil conjoint des agences du Système des Nations Unies pour une mise en œuvre de l’agenda 2030 au Bénin.

Le Bénin accélère les pas vers les Objectifs de développement durable (Odd). En témoigne la signature du Plan cadre des Nations Unies pour l’assistance au développement (Pnuad 2019-2023). Par cet acte, le pays s’engage à réaliser pleinement l’agenda de développement à l’échéance fixée. Le Pnuad se veut une boussole de toutes les interventions des agences des Nations Unies résidentes et non résidentes au Bénin. 

« Ce sera le principal instrument des Agences du Système des Nations Unies (Snu) pour accompagner le gouvernement dans la mise en œuvre des priorités nationales en lien avec l’Agenda de développement 2030 et ses Objectifs de développement durable », explique le coordonnateur résident du Système des Nations Unies, Siaka Coulibaly.
Les options et les choix contenus dans le document s’arriment avec les priorités nationales. « Ce Plan a été conçu pour accompagner les efforts du gouvernement et renforcer l’opérationnalisation de l’Agenda 2030 des Nations Unies au Bénin », insiste-t-il.
Le Pnuad vise à accompagner les efforts du gouvernement pour les cinq prochaines années. Il favorisera l’amélioration des conditions de vie des populations, se réjouit le ministre d’Etat, chargé du Plan et du Développement, Abdoulaye Bio Tchané.
Le plan met l'accent sur trois priorités: la croissance économique inclusive, forte et durable ; le renforcement du capital humain et la consolidation de la démocratie, de l’Etat de droit et la promotion de la bonne gouvernance.
Fruit d’un large processus de consultation des différentes parties prenantes au développement, le plan est basé sur une approche participative et inclusive. « Il a permis de recenser les attentes de toute la société béninoise notamment les personnes identifiées comme susceptibles d’être ou à risque d’être ‘’laissées de côté’’ », apprécie Siaka Coulibaly.
L’exécution du Pnuad nécessite un investissement dont le financement est quasiment bouclé. « Au total, plus de 294 millions de dollars soit près de 176 milliards de FCFA seront mobilisés sur les 5 ans du Pnuad, pour la mise en œuvre de ces priorités et contribuer à assurer au Bénin la marche vers l’atteinte des Objectifs de développement durable», annonce le coordonnateur résident du Snu. Les ressources non encore disponibles pour sa mise en œuvre sont évaluées à environ 24 millions de dollars. «Elles seront mobilisées en lien avec le gouvernement et les différents Partenaires techniques et financiers sur la base d’une stratégie conjointe de mobilisation de ressources de toutes les agences du Système des Nations Unies », informe-t-il.
Le Plan cadre des Nations Unies pour l’assistance au développement est la résultante des réformes engagées par l’Organisation des Nations Unies «visant un repositionnement de l’organisation et un alignement des actions du Système des Nations Unies pour une mise en œuvre efficace de l’Agenda de Développement 2030 », développe Siaka Coulibaly.
Le plan s’appuie sur les principaux documents de planifications tels que le Programme d’actions du gouvernement, le Plan national de développement et le Programme de croissance pour le développement durable (2016-2023), ainsi que les études de contextualisation des Odd au Bénin.
Le ministre d’Etat chargé du Plan et du Développement, Abdoulaye Bio Tchané, invite tous les acteurs à œuvrer pour l’opérationnalisation effective du Pnuad dès janvier 2019 et à veiller à l’atteinte des objectifs dans les délais prescrits.

Société 09 nov. 2018


Prix IPAS de la Fédération internationale de gynécologie obstétrique (Figo): Le Pr Justin Lewis Dénakpo révèle le Bénin à Rio de Janeiro
[caption id="attachment_31375" align="alignnone" width="1024"]Le pr Justin Lewis Dénakpo posant, son prix en main, en compagnie des responsables de la Figo[/caption]

Une fois encore, le professeur de gynécologie obstétrique Justin Lewis Dénakpo vient d’honorer le Bénin. A l’occasion du congrès mondial de la Fédération internationale de gynécologie obstétrique tenu à Rio de Janeiro, le Prix IPAS de la Figo lui a été remis lors d’une séance spéciale.

C’est sur autorisation du Conseil des ministres que le Bénin a pris part à cet important rendez-vous scientifique mondial. Quatre spécialistes et scientifiques béninois sur plus de onze mille participants étaient présents dans la mégalopole brésilienne du 14 au 19 octobre 2018. Il s’agit du Pr René-Xavier Perrin, du Pr Justin Lewis Dénakpo et des professeurs assistants Véronique Tognifodé et Moufalilou 

Aboubakar. Ils ont tous fait de brillantes communications à ce congrès mondial. Il faut préciser que dix mois avant la tenue du congrès, la Fédération internationale de gynécologie obstétrique (Figo) reçoit les résultats de milliers de travaux réalisés dans le monde en gynécologie obstétrique et un comité scientifique sélectionne et publie, cinq mois avant l’évènement, les travaux qui méritent d’être présentés à ce congrès mondial.
Dans le cadre d’un partenariat continu avec la Figo, une institution américaine dénommée Ipas décerne un prix à dix récipiendaires des meilleurs travaux de la Figo issus des pays en développement, d’Amérique centrale et du sud, d’Afrique, d’Asie et d’Europe de l’Est. L’objectif visé est de mettre en valeur leur savoir, leur leadership et leur participation à cette importante conférence mondiale.
Pour l’édition 2018, notre compatriote, le professeur Justin Lewis Dénakpo a révélé la gynécologie obstétrique du Bénin en étant l’un des dix lauréats de Rio. La notification du prix lui a été faite en juin dernier et le vendredi 19 octobre 2018, le Prix Ipas de la Figo lui a été remis lors d’une séance spéciale à Rio de Janeiro. Une fierté pour le Bénin, surtout que le professeur Dénakpo est le seul francophone à recevoir ce prix au congrès mondial de la Figo au Brésil. Notons qu’il était déjà lauréat du même prix au congrès mondial de la Figo à Vancouver au Canada en octobre 2015, mais aussi lauréat du Prix du Collège national des gynécologues obstétriciens français en décembre 2007 à Paris.
Tout en remerciant le gouvernement du Bénin qui a facilité leur voyage et le séjour à Rio, Justin Lewis Dénakpo compte sur l’accompagnement du chef de l’Etat, Patrice Talon, pour concrétiser les projets nationaux et internationaux dont il est porteur.
La Figo est la plus grande structure mondiale qui traite des questions relatives à la santé des femmes, des mères, des couples et de la périnatalité. Constituée de 132 pays dont le Bénin, elle tient depuis 1958 son congrès mondial tous les trois ans. Le congrès mondial de gynécologie et d'obstétrique de la Figo est le plus grand congrès mondial sur la santé maternelle et infantile réunissant des obstétriciens, des gynécologues et des professionnels de la santé du monde entier.

Actualités 09 nov. 2018


Investissement: Le Bénin projette d’être le premier partenaire africain de la Norvège

Le séjour du président de la République en Norvège a été l’occasion de s’entretenir avec des investisseurs sur les opportunités qu’offre le Bénin et plus généralement le continent africain. Mais c’est surtout la transformation en cours au Bénin que le président Patrice Talon a vantée comme une chance à saisir.

Après ses entretiens avec les autorités au plus haut niveau de l’Etat norvégien, notamment le premier ministre et chef du gouvernement Erna Solberg, et sa majesté Harald V, roi de Norvège, le président Patrice Talon, invité d’honneur du huitième Sommet nordique et africain des affaires (Nordic African Business Summit), s’est adressé au monde des affaires de ce pays. Le chef de l’Etat a saisi cette occasion pour présenter le Bénin et surtout la vision de ses dirigeants actuels. Il leur a révélé que le Bénin est un pays dans lequel des réformes extraordinaires sont en cours. « J’ai dit au premier ministre que je ne suis venu demander rien du tout, mais un peu d’attention, d’observer le Bénin, de constater combien ce pays est en train de changer à l’instar de certains pays d’Afrique », a déclaré le président de la République. Ces changements, détaille-t-il, sont perceptibles en matière de gouvernance, de transparence, de sérieux, d’ordre, d’assainissement de la justice et de la santé…
Pour le président Patrice Talon, « il est impératif pour nous de nous révéler autrement à nous-mêmes, puis de révéler autrement nos pays aux autres ». Le Bénin est un pays-référence en Afrique de l’Ouest, poursuit-il. « C’est la porte d’entrée des pays de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest qui constitue l’un des plus grands marchés intégrés d’Afrique », enchaîne-t-il. En somme, soutient le chef de l’Etat, les opportunités sont immenses et il est intéressant d’investir en Afrique. Aussi, nourrit-il l’espoir « que dans quelques années, le Bénin sera peut-être le premier partenaire africain de la Norvège ».

Investir au Bénin

La présentation des opportunités qu’offre le Bénin ne s’est pas limitée à la seule intervention du chef de l’Etat. Une table ronde, organisée durant le huitième sommet nordique et africain des affaires a permis à Jean-
Baptiste Satchivi, président de la Chambre du commerce et d’industrie du Bénin (Ccib), représentant les opérateurs économiques, de rassurer les investisseurs norvégiens. Pour lui, ils ont tout intérêt à fouler le sol béninois pour leur business. Le président de la Ccib a notamment mis en exergue l’attrait du pays, ses atouts et bien d’autres opportunités. Comme lui, José Pliya, directeur de l’Agence nationale pour la promotion du patrimoine et le développement du tourisme (Anpt), a passé en revue les attraits et opportunités touristiques du Bénin devant les investisseurs norvégiens. Les actions prévues dans le secteur touristique, la construction de nouveaux musées, ont été exposées pour montrer au secteur privé norvégien que le Bénin actuel est une terre fertile pour accueillir et booster l’investissement privé.

Actualités 09 nov. 2018


Championnat national de football: Du chaud bouillant au stade Bio Guerra de Bembèrèkè

Le championnat national de football, Vitalor Ligue 1, aborde sa deuxième journée dès cet après-midi. Dans le septentrion, on assistera au derby qui se joue entre le Béké FC et les Buffles FC au stade Bio Guerra de Bembèrèkè, puis à l’entrée en lice des Panthères FC de Djougou face à Soleil FC.

Comme la plupart des stades du Bénin, deux du septentrion vibreront aux rythmes des matches de la deuxième journée de Vitalor Ligue 1, cette fin de semaine. Au stade Bio Guerra de Bembèrèkè, c’est Béké FC de la localité qui a rendez-vous avec le champion en titre, les Buffles FC, dimanche 11 novembre prochain, pour une explication qui aura valeur de derby du Borgou. Les retrouvailles entre ces deux clubs ont souvent été âprement disputées. Contraints tous les deux au partage des points, lors de la première journée, tout comme les protégés du président Francis Gbian, qui évolueront à domicile, Nabil Yarou et ses coéquipiers auront à cœur, sous la houlette de leur nouvel entraîneur, Bruno Goudjo Adula alias Mourhino, de remporter leur première victoire en ce début de compétition. On s’imagine déjà l’ambiance qu’entretiendront leurs nombreux supporters qui prendront d’assaut le stade.
Par ailleurs, le stade Bio Guerra ainsi que bien d’autres seront bientôt mis à neuf. Pour cela, il sera fermé pour quelques mois. Ce qui obligera les Guerriers de Bembèrèkè à délocaliser leurs rencontres à domicile vers un autre stade. A défaut du terrain du Ceg de la commune, ils se contenteront du stade de Kandi ou de celui de N’dali.
Au même moment, au stade Atchoukouma de Djougou, ce sont les Panthères FC de la localité qui effectueront leur première sortie dans la compétition. Mis au repos lors de la première journée, les protégés du président Radji Soumanou auront comme hôte, Soleil FC de Cotonou, auteur d’un match nul (1-1) face à l’USS Kraké, dimanche 4 novembre dernier. Ce match s’annonce prometteur.

Sports 09 nov. 2018


Centenaire de naissance de Nelson Mandela: La vie d’un héros africain célébrée

Le peuple sud-africain se souvient de Nelson Mandela, ancien président de ce pays, décédé le 5 décembre 2013. Une conférence publique initiée à Cotonou, dans le cadre de la célébration du centenaire de la naissance de ce héros a mobilisé hier acteurs politiques, enseignants et agents du Système des Nations Unies.

Moments de témoignage et de reconnaissances, hier à l’occasion de la célébration du centenaire de la naissance de Nelson Mandela. Le peuple sud-africain se souvient de ce héros qui a consacré 67 ans de sa vie au service de son pays. Madiba, comme il est affectueusement appelé, acteur de la lutte contre l’apartheid, occupe une place de choix en Afrique du Sud. Face à un parterre de personnalités composées du corps diplomatique, d’enseignants, de religieux et acteurs de la Société civile, les actions de l’ancien président de l’Afrique du Sud sont célébrées. Des actions qui font de lui une figure emblématique, ardent défenseur de la justice et de la paix. « Lorsque nous pensons à ce que cet homme était, ses origines et les facteurs qui l’ont forgé et l’ont transformé en un homme d’Etat, nous allons bien évidemment trouver des principes que nous pouvons appliquer dans nos vies au quotidien, afin d’aspirer au changement que nous désirons », a informé Mayende-Sibiya, ambassadeur de la République d’Afrique du Sud près le Bénin.
Considéré comme le père fondateur de la démocratie en Afrique du Sud, la diplomate note qu’aujourd’hui sa vie, ses sacrifices et ses nombreuses luttes pour la liberté continuent d’inspirer. Une raison pour laquelle Cyril Ramaphosa, président sud-africain, a encouragé ses concitoyens à célébrer partout dans le monde le centenaire de la naissance de Nelson Mandela ainsi que celui de maman Albertina Sisulu, l’épouse de Walter Sisulu, homme politique sud-africain, militant de l'Anc luttant contre l’apartheid.
Le représentant résident adjoint de l’Unicef, Dr François Kampundu, pour sa part, a confié que Nelson Mandela a été un ardent défenseur de la justice et de l’égalité, respecté dans le monde entier, après une brève présentation du parcours de Madiba. « Il a poursuivi sa lutte pour la résolution des conflits et la promotion des relations interraciales ; la promotion et la protection des droits humains et des droits de l’enfant ; la lutte contre la pauvreté, la justice sociale, l’égalité des sexes et l’équité », a-t-il témoigné. Rappelant qu’il était toujours aux côtés de l’Unicef, Dr François Kampundu appelle à rester dans la même dynamique que Nelson Mandela qui a affirmé : « Tout pays, toute société qui ne s’occupe pas de ses enfants, n’est pas une véritable nation. Nous devons prêter attention aux enfants précisément parce qu’ils sont la partie la plus exposée de la société (…). Ils doivent être la motivation pour chaque décision que nous prenons ».

Société 09 nov. 2018


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