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Nouvelles

Développement durable du Bénin: l’élaboration du cadre de coopération enclenchée
  Le Système des Nations unies réaffirme son engagement et sa disponibilité à accompagner le gouvernement à ne laisser personne de côté dans le processus de développement durable du Bénin. Dans ce cadre, un atelier s’est tenu, jeudi 2 juin, entre les parties prenantes en vue de recueillir leurs attentes et suggestions quant à l’élaboration du cadre de coopération. Acteurs de proximité, société civile, acteurs privés, syndicats, médias, organisations de personnes vivant avec un handicap, de femmes et de jeunes expriment leurs attentes et suggestions dans le cadre de l’élaboration d’un nouveau document de coopération entre le Système des Nations unies et le gouvernement du Bénin pour la période 2023-2026. C’est au cours d’un atelier tenu, ce jeudi 2 juin à Cotonou. En effet, ce nouveau document dénommé ‘’Cadre de coopération des Nations unies pour le développement durable’’ constitue l’instrument de référence des Nations unies au niveau du pays pour contribuer à la mise en œuvre de l’Agenda 2030 et des Objectifs de développement durable. Salvator Niyonzima, coordonnateur résident du Système des Nations unies au Bénin, note qu’en tant qu’acteur de développement, le Système des Nations unies accorde une grande valeur à la coopération et au partenariat avec d’autres acteurs. Pour permettre d’atteindre le plus grand nombre, les acteurs du Système des Nations unies ont conçu cette concertation qui va se dérouler en deux phases. La première est une large consultation en ligne où ils utilisent un questionnaire pour recueillir des suggestions sur les priorités à inscrire dans leur prochain cadre de Coopération. Cette phase a commencé depuis quelques jours déjà. « Je remercie celles et ceux parmi vous qui ont répondu au questionnaire. Je vous encourage à diffuser le lien de l’enquête en ligne dans vos organisations et vos réseaux pour recueillir le plus de points de vue possible », a fait savoir le représentant résident du Système des Nations unies au Bénin. La deuxième phase, c’est l’atelier qui s’est tenu, ce jeudi. Sa conception en mode présentiel permet d’une part de discuter et d’expliciter les aspirations ; et d’autre part de les enrichir en les confrontant avec les aspirations des autres. « Il est impossible de promettre que chaque aspiration individuelle soit visible comme telle. Mais l’approche ‘’Développement durable’’ fait que les 17 Odd sont interconnectés. L’action intégrée qu’ils requièrent permet de répondre à plusieurs défis à la fois », a noté Salvator Niyonzima. S’adressant aux participants, il affirme qu’à travers cet atelier, ils contribuent déjà à l’élaboration du cadre de coopération des Nations unies pour le développement durable au Bénin. Il reste aussi persuadé qu’ils ne ménageront aucun effort pour l’atteinte des objectifs. Actualités 03 juin 2022


En fin de mission au Bénin: Fayçal Almonsseilime fait ses adieux à Aurélien Agbénonci
Fayçal Almonsseilime, ambassadeur du Koweït près le Bénin, est en fin de mission. Hier jeudi 2 juin, il est allé faire ses adieux à Aurélien Agbénonci, chef de la diplomatie béninoise. Sa mission est arrivée à son terme après sept ans passés en terre béninoise. Reçu, hier jeudi, par le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Fayçal Almonsseilime, ambassadeur du Koweït près le Bénin, a apprécié l’hospitalité dont il a bénéficié durant tout son séjour. Les deux personnalités ont profité de l’occasion pour faire le tour d’horizon de la coopération entre le Bénin et le Koweït au cours de ces dernières années. « Je pars du Bénin avec des souvenirs inoubliables et je suis venu dire au revoir au ministre des Affaires étrangères et de la Coopération», a-t-il dit. Fayçal Almonsseilime dit être fier d’avoir aidé à promouvoir les relations entre le Bénin et son pays. Il souligne que ces relations vont davantage se renforcer pour le bonheur des deux peuples. « La République du Bénin est un partenaire fiable et je voudrais davantage voir se poursuivre la coopération entre nos deux pays », a-t-il souhaité. L’ambassadeur en fin de mission n’a non plus manqué d’apprécier les nombreuses réformes qui s’opèrent au Bénin. « J’ai remarqué que le Bénin se métamorphose et c’est le fruit d’une volonté politique forte et d’une détermination à aller de l’avant », a-t-il conclu. Actualités 03 juin 2022


Chambre des métiers de l’artisanat du Bénin: les élections prévues pour le 24 juillet prochain
Les membres de la Chambre des métiers de l’artisanat du Bénin seront connus le 24 juillet prochain. Ainsi en a décidé le Conseil des ministres, mercredi dernier. Ils seront 80 élus qui seront installés au terme des élections à la Chambre des métiers de l’artisanat du Bénin, qui se tiendront le 24 juillet prochain. C’est l’une des principales décisions prises par le gouvernement, mercredi dernier. La Chambre des métiers de l’artisanat du Bénin verra donc un de ses organes opérationnel. Une fois les élections faites, cet établissement public à caractère professionnel, pourra démarrer l’exercice de sa mission qui est d’assurer « la défense, la représentation, la protection et la promotion des intérêts des artisans et des entreprises artisanales auprès des collectivités locales, des instances nationales, sous-régionales et internationales ». Dans la première phase du processus devant conduire aux élections, deux opérations de recensement des acteurs du secteur ont permis d’adresser 452 246 personnes provenant des huit branches d’activités répertoriées. A partir de ces recensements, le secteur est en bonne voie de sa structuration afin de faire face à ses défis, et conformément à la feuille de route, la suite devrait conduire à la mise en place de la Chambre des métiers de l’artisanat du Bénin. Déjà, le cadre légal pour les élections est déjà défini. Les conditions pour être électeur sont précisées par le décret n° 2022-193 du 23 mars 2022 portant régime électoral à la Chambre des métiers de l’artisanat du Bénin. Le corps électoral, appelé à élire les membres de l’Assemblée consulaire, comprend tous les artisans en activité et inscrits sur la liste électorale de leur branche d’activité et de leur sous branche d’activité artisanale et remplissant les conditions fixées à l’article 6 du présent décret. Aucun électeur ne peut être inscrit simultanément dans deux (2) branches d’activités et sous branches, même s’il exerce son activité dans plusieurs branches d’activités ou sous branches d’activités artisanales. De même, aucun électeur ne peut être inscrit simultanément dans deux (02) départements ou communes même s’il exerce son activité artisanale dans plusieurs départements ou communes. L’artisan électeur, au moment des inscriptions sur la liste électorale, devra se faire inscrire dans sa branche ou sous branche d’activité principale dans le département et dans la commune de son principal établissement. Actualités 03 juin 2022


Lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme: un plan d’action autour de neuf volets stratégiques
Au cours du Conseil des ministres du mercredi dernier, il a été adopté la mise en œuvre des recommandations du rapport d’évaluation mutuelle du dispositif national de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme au Bénin. Un plan d’action clair et porteur d’efficacité est élaboré pour définitivement inscrire le Bénin dans la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme. Il se décline en neuf points stratégiques validés par le Conseil des ministres lors de sa dernière session. Ce document stratégique permettra notamment le renforcement du cadre législatif et réglementaire de la lutte, de la politique et des stratégies nationales, des capacités opérationnelles et stratégiques, des capacités d’enquêtes et de poursuite, du contrôle et de la supervision des institutions financières, des systèmes de conformité des entreprises professionnelles non financières ainsi que de la lutte contre le financement du terrorisme. Cette décision est une nouvelle preuve de la détermination du président Patrice Talon à mettre fin à la corruption et l’impunité au Bénin. Déjà, la question était encadrée par la loi n°2020-25 du 02 Septembre 2020 portant modification de la loi 2018-17 du 25 juillet 2018 relative à la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme en République du Bénin. Dans sa nouvelle version, cette loi renforce les membres de la Cellule nationale de traitement des informations financières. De plus, pour réaliser son ambition d’instauration de la bonne gouvernance, le gouvernement a mis en place un dispositif législatif qui fait actuellement ses preuves. En dehors de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme dont les performances sont connues, il y a la création de la Cour des comptes et le renforcement du mécanisme d’inspection, etc. Tout ce dispositif législatif internalise la directive de l’Uemoa et rend conforme le cadre juridique de la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme (Lbc/Ft) du Bénin aux recommandations du Groupe d’action financière (Gafi). Actualités 03 juin 2022


Abdeslam Ouaddou, manager général de Loto-Popo Fc : "Le projet sportif du président Talon est unique en Afrique"
Le gouvernement du Bénin a bien fait de penser à la professionnalisation du sport au Bénin. Cette initiative est unique sur le continent africain, selon Abdeslam Ouaddou, manager général de Loto-Popo Football club. ''Le projet mis en place par son excellence le président Patrice Talon et son gouvernement est unique en Afrique", a-t-il fait remarquer. Pour lui, il n'y a aucun pays en Afrique où la volonté politique est aussi manifeste pour le sport. " Le Bénin est le seul pays en Afrique où on a construit 22 stades de qualité en moins de cinq années", a-t-il poursuivi. Toutes choses qui permettent aux joueurs de travailler dans de bonnes conditions, selon l'entraîneur du club de la Loterie nationale du Bénin. «Le Bénin veut être d'ici une dizaine d'années sur le toit de l'Afrique et vous savez que le sport est une vitrine pour une nation de rayonner sur le plan international », a  précisé l'ancien Lion de l'Atlas qui accompagne le projet sportif du Bénin aux côtés de Loto-Popo Fc depuis deux saisons. Rappelant son rôle à la tête du club champion en titre du Bénin, il pense qu'il est sur la bonne voie. Dans son rôle de directeur sportif, il travaille à la structuration du club sur le plan administratif et organisationnel. Mais, en sa qualité de coach, Abdeslam Ouaddou est également sur le terrain où il entraîne et fait progresser les joueurs. Il met en place la politique sportive, le projet de jeu sur le moyen et le long termes afin de permettre à Loto-Popo d'être l'un des meilleurs clubs du continent dans les années à venir. "Nous avons également une académie où  les jeunes joueurs sont formés", a fait savoir le directeur sportif de Loto-Popo. Sports 03 juin 2022


Gouvernance locale : L’acte final de la réforme de la décentralisation
C’est définitivement clos pour la réforme du processus de la décentralisation. Les décrets d’application du nouveau code de l’administration territoriale ont été pris, hier mercredi 1er juin, en conseil des ministres. La réforme de la décentralisation est à son étape ultime, celle de la prise des décrets d’application très attendus par les conseils communaux. Au cours du conseil des ministres de ce mercredi 1er juin, quatre décrets d’application de la loi n°202114 du 20 décembre 2021 portant code de l’administration territoriale en République du Bénin ont été pris. Parmi ces décrets, figurent ceux régissant le cadre général des règlements intérieurs des conseils communaux ainsi que les conditions et modalités de délégation de pouvoirs et de signature du maire au secrétaire exécutif. Ces actes viennent parachever la réforme du processus de décentralisation entamée depuis quelques mois et qui confère un nouveau visage à la gouvernance locale avec la séparation des fonctions administratives et techniques de celles politiques. Les premières relevant désormais des compétences du secrétaire exécutif nommé après tirage au sort sur une liste d’aptitude préalablement établie et les secondes qui reviennent au maire élu. Avec ces actes règlementaires, les nouveaux acteurs de la décentralisation et ceux qui étaient déjà dans le dispositif sont mieux situés sur les prérogatives ainsi que les conditions et modalités de leur collaboration dont les grandes orientations étaient déjà contenues dans la loi n°2021 – 14 du 20 décembre 2021 portant Code de l’administration territoriale en République du Bénin. Le 28 avril dernier, le ministre de la Décentralisation et de la Gouvernance locale rappelait à l’ordre certains conseils communaux qui faisaient dans la précipitation, en demandant à tous les maires d’attendre les orientations du gouvernement avant toutes opérations de réaménagement des commissions permanentes. Deux autres décrets pris procèdent à une classification formelle des communes suivant les statuts particulier, intermédiaire et ordinaire. Ils organisent aussi de façon exhaustive les critères de catégorisation des communes et prévoient une périodicité décennale pour leur évaluation en vue de l’actualisation. Parlant précisément des critères, les communes à statut particulier sont celles qui ont une population de plus de 200 000 habitants et ont pu mobiliser des ressources propres s’élevant à un milliard F Cfa. De leur côté, les communes à statut intermédiaire sont celles qui sont chefs-lieux de département ou abritent une population d’au moins 100 000 habitants et ont pu mobiliser durant les trois dernières années des ressources propres qui s’élèvent au moins à 500 millions F Cfa, ou encore ont joué un rôle prépondérant dans l’histoire du Bénin. Le reste des communes a le statut ordinaire jusqu’à la prochaine actualisation. En somme, cette répartition se base sur des critères qui non seulement sont objectifs mais motivent les communes à améliorer en permanence leurs performances afin de se hisser dans la catégorie supérieure ou de maintenir leur niveau. Une réforme planifiée La réforme du processus de la décentralisation a le mérite d’être bien coordonnée avec des objectifs et actions précis. Au début, c’est un diagnostic presque complet des 20 ans environ de gouvernance locale qui a été fait. Les principaux maux qui minent les communes ont ainsi été identifiés. « Les contre-performances relevées sont dues à plusieurs facteurs structurels dont la forte politisation des nominations aux fonctions techniques et administratives des mairies. Ce qui entrave la promotion d’une culture administrative moderne et professionnelle. De même, les recrutements de personnels ne tiennent pas souvent compte de la compétence ni des besoins réels des mairies. Ainsi, en général, nos communes ne disposent pas de cadres ayant des compétences en adéquation avec les exigences techniques des postes qu’ils occupent », relevait le gouvernement le 2 juin 2021. Il constate également que « malgré les sessions de renforcement de capacités et les contrôles assortis de sanctions, la mauvaise gouvernance persiste et des dysfonctionnements sont notés dans le processus de passation des marchés publics locaux. Par ailleurs, les communes rencontrent des difficultés dans la mobilisation de ressources propres et connaissent, pour la plupart, des insuffisances dans la planification budgétaire ». Les orientations essentielles de la réforme structurelle de la décentralisation ont été approuvées. Il s’agit de renforcer la séparation des fonctions politiques et techniques pour améliorer la reddition de comptes et lutter plus efficacement contre l’impunité, de mettre en place un dispositif opérationnel de relai des services publics entre les niveaux central, communal et infra-communal, d’améliorer les mécanismes de financement des investissements communaux puis de créer des synergies d’actions entre le conseil communal, ses démembrements, les associations de développement et les Ong. L’objectif final étant d’améliorer la gouvernance communale afin de créer une dynamique de valorisation des potentialités dont recèlent les communes. Avec méthode et un suivi régulier de la mise en œuvre, le gouvernement a adopté le 15 décembre 2021 les dispositifs institutionnels de mise en œuvre de la réforme structurelle du secteur de la décentralisation. « Ces dispositifs s’inscrivent dans le cadre de l’opérationnalisation de ladite réforme. Ils consistent en la création d’une Commission nationale de mise en œuvre, d’un Comité technique de suivi et d’un Comité stratégique de supervision qui auront la charge de conduire la réforme conformément aux orientations du gouvernement », avait annoncé le conseil des ministres. Une semaine plus tard, la loi 2021-14 du 20 décembre 2021 portant code de l’administration territoriale est promulguée, donnant ainsi un socle législatif à tout le processus de réforme. Toujours dans une lucidité constante, le gouvernement, voulant d’une réforme inclusive, a examiné et approuvé le 26 janvier 2022 le protocole d’accord de partenariat entre lui et l’Association nationale des communes du Bénin. Ce qui implique formellement la faîtière des communes dans la mise en œuvre de la réforme. Le 16 février 2022, il y a eu l’adoption de trois décrets portant attributions du préfet, organisation et fonctionnement des départements, attributions, organisation et fonctionnement de la Conférence administrative départementale puis attributions, organisation et fonctionnement du Conseil départemental de concertation et de coordination. Enfin, depuis le 1er avril dernier, les secrétaires exécutifs sont officiellement entrés en fonction et prennent déjà leurs marques dans l’administration des mairies Actualités 02 juin 2022


Tournée gouvernementale : Des réponses aux doléances recueillies
Le gouvernement a pris des décisions pour régler certaines préoccupations exprimées par les populations lors de la tournée dans les 77 communes. Les analyses et suggestions faites par les populations lors de la tournée gouvernementale sur la cherté de la vie organisée du 12 au 24 mai dernier, ne sont pas tombées dans l’oreille d’un sourd. Au cours de cette sortie savamment préparée en amont, 1 100 doléances et préoccupations ont été recueillies dans les 77 communes, a fait savoir le conseil des ministres de ce mercredi 1er juin 2022. Si certains sujets concernent directement la cherté de la vie, d’autres par contre sont d’ordre spécifique, c’est-à-dire qu’ils concernent le développement local ou structurel. Suite au point fait de cette tournée, des décisions subséquentes ont été prises. Entre autres, l’on peut retenir l’intensification du contrôle des prix et la répression conformément à la loi par les directions départementales compétentes, la fixation prochaine du plafonnement des prix de vente au détail de la farine de blé et du ciment sur tout le territoire national. De même, des magasins de cession des intrants vivriers seront créés dans toutes les communes. Le gouvernement a aussi décidé de l’organisation par diverses structures concernées d’une campagne de sensibilisation sur le programme de sédentarisation. Les étudiants ne sont pas du reste dans les solutions annoncées en conseil des ministres. Leur ministre de tutelle est instruit pour que les rations normales de restauration sur les différents campus universitaires soient rétablies. Quant aux enseignants, des dispositions seront prises pour le paiement de leur solde de primes de rentrée ainsi que des primes pédagogiques. De plus, le gouvernement a instruit des ministres et d’autres structures compétentes pour veiller à finaliser les tests sur les dix sites universitaires identifiés pour la première phase de la mise en œuvre du projet de Réseau béninois d’éducation et de recherche pour les rendre fonctionnels à la rentrée universitaire prochaine d’une part puis d’élaborer un plan d’actions précis et géolocalisé de réponses à l’ensemble des préoccupations structurelles et spécifiques enregistrées pendant la tournée d’autre part. Périodique La grande leçon qu’il importe de retenir de cette tournée gouvernementale, c’est que les populations avaient soif d’échanger  directement avec les membres de l’Exécutif. L’initiative était donc venue à point nommé pour qu’elles fassent connaitre leurs principales préoccupations. De Cotonou à Malanville en passant par Porto-Novo, Grand-Popo, Lokossa, Abomey, Djougou, Parakou et autres, la tournée a permis d’apporter la bonne information aux populations sur les réelles causes de la flambée des prix de certains produits de première nécessité, les sacrifices consentis par l’Exécutif pour contenir les prix et soulager les consommateurs et enfin de contrecarrer les entreprises d’intoxication et de désinformation. Au regard de son utilité, le gouvernement a décidé de la rendre annuelle. L’autre utilité de la tournée gouvernementale, c’est qu’elle a permis d’orienter les actions en misant sur une mutualisation des efforts au niveau des directions départementales . Actualités 02 juin 2022


Décès d’une icône de la diplomatie béninoise : Témoignage de reconnaissance du chef de l’Etat
Le président Talon a assisté en personne, vendredi 27 mai, à la messe de requiem dite en l’église Bon Pasteur, à la mémoire de l’ambassadeur Cyrille Guy Sagbo qui venait de nous quitter pour l’éternité. Et cette présence a de quoi emplir de fierté les cœurs des ambassadeurs et ministres plénipotentiaires du Bénin à la retraite. Plusieurs raisons que nous pourrions ne pas connaitre et qui pourraient ne pas correspondre au sens qu’il nous plait de donner à cette présence, pourraient justifier l’assistance du chef de l’Etat à cet office ; cela, d’autant qu’il peut, comme tout citoyen, se rendre dans un lieu de culte pour des motifs personnels, sans signification particulière de quelque sorte. L’on est toutefois fondé à se demander si cette assistance du chef de l’Etat résulte des démarches que mènent les ambassadeurs à la retraite pour obtenir un protocole funéraire officiel digne en faveur des collègues disparus ou s’il s’agit tout simplement d’un hasard du calendrier du président de la République. Il demeure pour nous autres ambassadeurs à la retraite, que l’évènement mérite que nous en sachions gré à la Haute Autorité car, après tout, c’est bel et bien à l’occasion du décès d’un des nôtres qu’elle a fait le déplacement. Dès lors, l’on ne saurait nous en vouloir de tirer la couverture à nous à bon ou peut-être à mal escient. En tout état de cause, nous sommes redevables au chef de l’Etat de sa présence à cet office que nous avons perçue comme un geste de reconnaissance de ce qu’a été l’ambassadeur Sagbo, une icône des premières heures de la diplomatie béninoise ainsi que l’a fait valoir l’ecclésiastique au cours de son homélie. Notre reconnaissance envers le président de la République à cette occasion n’a d’égale que celle que nous avons manifestée naguère à l’égard du président Boni Yayi lorsqu’il s’était, lui aussi, déplacé pour honorer de sa présence la messe de requiem dite pour le repos de l’âme de l’ambassadeur Guy Hazoumè, à l’issue de laquelle il lui a décerné une décoration à titre posthume. Pour faire bonne mesure, il sied de se remémorer également l’assistance du président Talon à la messe de requiem dite pour le repos de l’âme de notre collègue et regrettée Arlette Vigninkin. Cyrille Sagbo a tout à la fois porté haut les couleurs de notre pays à l’étranger en sa qualité d’ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire du Bénin près la France, géré toutes les ambassades du Bénin à travers le monde en sa qualité de secrétaire général du ministère des Affaires étrangères, transmis son savoir à bon nombre d’étudiants en sa qualité de professionnel de droit international et offert ses services de consultant à plusieurs organisations internationales. La diplomatie est le département sur lequel le chef de l’Etat a toute ascendance à l’instar de l’armée. La Constitution lui en confère un droit régalien. L’ambassadeur représente la Haute Autorité ; il est son représentant personnel dans le pays accréditaire ; il représente également la nation entière. La charge est lourde et requiert la confiance totale du chef de l’Etat. C’est ce qui explique que ce soit lui-même qui le nomme et met fin à ses fonctions. Il est symptomatique que les ambassadeurs et ministres plénipotentiaires du Bénin à la retraite n’aient jamais cessé de chercher à contribuer à la bonne gestion des affaires publiques. Ils ont à cœur de ne pas s’en départir afin de continuer à apporter leur touche à la bonne gouvernance du pays notamment en échangeant sur leur forum. Certains d’entre eux exposent et partagent sans désemparer leurs idées dans les périodiques avec à la clé des propositions concrètes pour une meilleure gestion des affaires publiques, d’autres éditent des ouvrages ou enseignent dans nos universités. Autant d’engagements qui démontrent leur attachement à la chose publique en soutien à l’action du gouvernement par les idées qu’ils émettent, nonobstant leur situation de retraité de la Fonction publique. Nul doute que les cabinets ministériels comptent des intellectuels de haut niveau. Gageons que s’il n’en était pas ainsi, la gestion des affaires publiques ne serait pas aussi performante qu’elle l’est. Mais il n’y a pas d’intellectuels que dans les cabinets ministériels et ils n’ont certainement pas l’exclusivité des meilleures idées pour faire avancer le pays ; et il sied que le pouvoir entende cela. Nous ne savons si notre pays est toujours un désert de compétences, mais ce que nous savons pour sûr, c’est que les compétences sont tributaires des idées ; et il est de notre conviction que nous pouvons nous féliciter du fait qu’ici, en République du Bénin, nous sommes un champ verdi d’idées, mais que celles-ci finissent, trop souvent, par se laisser intimider et décourager, à leur corps défendant, par manque d’écoute. Dans un système démocratique, émettre des idées fait la quintessence de la vie sociopolitique. Ne pas les prendre en considération, tout au moins pour les examiner, c’est là qu’est le désagrément. Et les ambassadeurs et ministres plénipotentiaires du Bénin à la retraite jouent largement leur partition en ne tarissant pas d’idées aux fins de l’édification harmonieuse de notre société ; aussi, serait-il équitable et de bon ton que l’on prête l’oreille à leurs doléances et que l’on fasse droit à leurs requêtes d’autant qu’elles sont justifiées. Il ne nous parait pas convenant que des personnalités qui ont eu le grand honneur et la lourde charge de représenter le chef de l’Etat en personne et le pays entier ne soient pas gratifiées d’une décoration. Il ne nous parait déjà pas conséquent que l’on nomme un ambassadeur dans un pays étranger pour représenter tout un pays sans lui avoir décerné préalablement une décoration, faisant de lui commandeur de l’ordre national du Bénin, signe extérieur de la nécessaire confiance que le chef de l’Etat qui l’accrédite place en lui et garantie de la considération, mais aussi du respect additionnel que les autorités du pays accréditaire devront lui témoigner. Il est de notre opinion qu’un ambassadeur sans décoration nationale est, de facto, privé d’une partie de l’étoffe dont il a besoin pour remplir aisément ses fonctions de plénipotentiaire. Il ne serait pas sérieux que l’on nous oppose qu’en principe toute décoration résulte du mérite et qu’il conviendrait d’attendre que l’ambassadeur ait fait la preuve de son efficacité auprès du pays dans lequel il a été envoyé avant de lui décerner une décoration à la fin de sa mission. Je répondrai alors que celui que le chef de l’Etat envoie dans un pays étranger pour le représenter n’est pas censé être un blanc-bec. On ne le dépêche pas à l’extérieur pour y aller faire ses armes ; on l’y dépêche parce qu’il a déjà fait ses armes. De manière discursive et en toute équité, il ne nous parait pas normal que les ambassadeurs et ministres plénipotentiaires à la retraite de notre pays ne bénéficient pas d’une décoration dans l’Ordre national en signe de reconnaissance des services loyaux rendus à la nation. Au demeurant, il arrive paradoxalement qu’un ambassadeur soit décoré en fin de mission par le pays accréditaire alors que son propre pays qui l’y a accrédité ne lui a décerné aucune décoration ni au début ni en fin de mission. Cette situation interpelle le ministère des Affaires étrangères et les services du protocole de notre pays. Lorsqu’un ambassadeur décède, qu’il soit déjà à la retraite ou non, nous estimons que le Conseil des ministres serait bienvenu à observer une minute de silence en sa mémoire. Un ambassadeur est un citoyen comme tout autre Béninois il est vrai, sauf qu’il a eu le mérite de représenter le chef de l’Etat dans un pays étranger. *Ambassadeur Par Candide AHOUANSOU* Société 02 juin 2022


Nouveau marché de fripes de Pk3 Cotonou : spacieux et merveilleux !  
Les bénéficiaires du nouveau marché de fripes de Cotonou ont pris connaissance, ce 31 mai, des lieux, avant même la livraison de l’infrastructure géante érigée à Pk3. C’est un marché qui accroche.
Sublime et majestueux, il trône au cœur de Pk3, le nouveau marché de fripes de Cotonou. L’infrastructure qui accroche de loin, par sa forme imposante et pyramidale, son ossature métallique est « assez spéciale». Étendu sur 3 ha, dont une surface bâtie de 2,8 ha, ce marché est composé, entre autres, d’espaces de vente, de parking et des aménagements verts en cours de finition. On dénombre ici au moins 270 boutiques, 1 700 étals et des espaces de restauration.
Avec les explications de l’architecte Giordano Adjinacou, les regards des visiteurs ne cessaient de rechercher dans chaque coin, au sol comme en haut, des détails pour ne rien rater. « Nous avons ici des étals, ces petits espaces de vente réservés aux détaillants. Viennent ensuite les boutiques qui s’ouvrent sur les voies. Nous avons des magasins de vente en gros et en demi-gros», détaille l’architecte.
Bien évidemment, comme prévu dans l’ensemble des neuf marchés construits, il y a des locaux administratifs, une infirmerie, des salles polyvalentes et des espaces d’urgence pour faciliter l’intervention des pompiers et de la police.

Enfin ! 

Ça fait déjà plus d’une décennie que les tractations pour la délocalisation du marché de Missèbo ont été enclenchées, en raison de l'encombrement de la berge lagunaire. Maintenant, on tend vers un dénouement heureux au regard de l’engouement des bénéficiaires ayant  découvert le marché ce mardi.  En réalité, convaincus, les vendeurs de fripes le sont maintenant que leurs yeux ont vu « le salut » qui se dresse devant eux. « Le chef de l’État a vraiment du goût», entendait-on fréquemment dans la masse, impatients qu’ils sont de s’installer.
De là, nul ne veut se laisser lui filer l’opportunité entre les doigts. Les futurs bénéficiaires n’attendent d’ailleurs que de s’installer pour oublier les douleurs du passé. « Nous avons visité et nous en sommes heureux. Mais il faut que le chef de l’État insiste pour que l’on priorise les sinistrés. C’est important pour nous. Je me rappelle le jour où on nous a délogés.
Beaucoup sont encore à la maison en souffrance, on doit donner priorité aux sinistrés », laisse entendre Léassou Kpassila au nom des usagers. Elle n’a pas manqué de présenter néanmoins des doléances à l’endroit de la Société des infrastructures routières et de l’aménagement du territoire (Sirat) qui organise, depuis vendredi 27 mai 2022, la visite d’appropriation des nouveaux marchés.

La sectorisation en marche

Les travaux de finition sont en cours. Et l’ambiance de chantier devrait laisser place à la convivialité autour de vêtements de seconde main, à des arrivages autour desquels ça discutera en permanence entre vendeurs et acheteurs. Bientôt, les mains pleines, la tête dans les étoiles, les usagers pourront dans un cadre moderne venir renouveler leur garde-robe, sans se ruiner, ni nuire à la planète.
« C’est le transfert de Missèbo vers ce site qui se concrétise ainsi. Je voudrais donc au nom des usagers du marché de Missèbo dire ma gratitude au gouvernement du président Patrice Talon qui a montré une fois encore que les commerçants vallent plus que de l’or dans un pays », a laissé entendre Armand Gansè, directeur de la Société de gestion des marchés autonomes (Sogema), également heureux de découvrir ce « cadre décent».
Cependant, le marché Pk3 ne sera pas le seul « spécial» de la ville. A Midombo, un espace marchand a été dédié aux artisans pour leur offrir les commodités nécessaires Tokplégbé a aussi son nouveau marché avec les mêmes fonctions que ceux de Gbégamey, Ste Trinité et Cadjèhoun. La sectorisation voulue dans le cadre du projet de modernisation des marchés urbains et régionaux prend ainsi corps.
« Je vois qu’on nous inculque une nouvelle manière de faire le commerce. Il y a la sectorisation de la vente de certaines marchandises. Les femmes vont s’y habituer », fait remarquer la cheffe du 1er arrondissement de Cotonou, Arlette Bello Saïzonou.
Société 02 juin 2022


Mise en place du plan comptable des matières de l’Etat : Assainir la gestion du patrimoine non foncier
Le processus d’élaboration des comptes des matières de l’Etat aborde, depuis mardi 31 mai dernier à Grand-Popo, la phase de validation. Le projet est soumis, durant trois jours, à la dernière touche du collège des experts venus du ministère de l’Economie et des Finances (Mef) et d’autres ministères sectoriels. Le représentant du secrétaire général du Mef, Bertrand Oteyami, a expliqué l’importance de cet outil dans la réforme de la gestion du patrimoine de l’Etat béninois.
La comptabilité des matières est l’une des quatre composantes de la comptabilité de l’Etat, aux termes des dispositions de l’article 78 de la loi organique n°2013-14 du 27 septembre 2013 relative aux lois de finances. Mais, force est de constater  que depuis plusieurs années, la comptabilité des matières est «négligée et reléguée au second plan » au Bénin.
Ce qui n’est pas du goût du gouvernement qui a décidé non seulement de restaurer mais d’aller un peu plus loin en opérant une réforme de la comptabilité des matières sur la période 2022-2025. Dans la mise en œuvre de cette décision sous la coupole du ministère de l’Economie et des Finances, il est défini le cadre des comptes des matières, en cohérence avec le plan comptable de l’Etat. Lesquels comptes sont soumis, depuis mardi, à la validation des experts à l’occasion d’un atelier à Grand-Popo.
Durant les trois jours dédiés à cet atelier, il sera question de la classification des biens dans les comptes des matières devant figurer dans le plan comptable des matières de l’Etat (Pcme) en vue de leur codification. De même, les participants vont s’atteler à la validation du projet de cadre comptable des matières de l’Etat. C’est la validation du projet de plan comptable des matières de l’Etat qui mettra fin aux travaux.
En somme, «il convient de mettre en place des référentiels et des outils nécessaires de gestion du patrimoine non foncier, afin de garantir la fiabilité des données et d’assurer l’image fidèle des bilans de l’Etat», souligne  Labiou Djibril Amadou, directeur général du Matériel et de la logistique.
Pour sa part, Herbert Mèdo, directeur du Centre national de formation comptable (Cenafoc), reconnaît que l’élaboration d’un plan comptable des matières est quelque chose de substantiel qui repositionne le Bénin dans l’espace Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) dont « les exigences sont ambitieuses en matière de comptabilité des matières ».

Couper court aux anomalies

Spécifiquement au niveau du ministère de l’Economie et des Finances, les documents soumis à l’atelier sont très attendus pour couper court aux anomalies qui caractérisent, selon les cadres du Mef, l’histoire de la gestion du patrimoine au Bénin. Et le représentant du secrétaire général du ministère n’a pas manqué de le faire savoir en donnant le top des travaux. Bertrand Oteyami a souhaité que la qualité des documents à rendre à l’issue de la rencontre de Grand-Popo permette à l’équipe de développement informatique du Mef de commencer par alimenter la base de gestion des données du Système d’information de gestion des Finances publiques (Sigfp).
A l’en croire, la mise en berne de la comptabilité des matières dans la gestion des finances publiques depuis quelques années a eu pour conséquences des pertes énormes des biens de l’Etat, l’instabilité des finances publiques, la méconnaissance de l’ensemble du patrimoine de l’Etat et la gestion non normative.
Pour finir, il a tenu à rappeler que la comptabilité des matières a été introduite au Dahomey, devenu Bénin, par le colon pour mieux atteindre son objectif d’occupation du territoire. Après les indépendances et pendant la période révolutionnaire, poursuit M. Oteyami, elle a servi de base à la gestion du matériel et de la logistique de l’Etat. Ce qui n’est plus le cas depuis quelques années.
Société 02 juin 2022


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