La Nation Bénin...
Nouvelles

Le peuple sud-africain se souvient de Nelson Mandela, ancien président de ce pays, décédé le 5 décembre 2013. Une conférence publique initiée à Cotonou, dans le cadre de la célébration du centenaire de la naissance de ce héros a mobilisé hier acteurs politiques, enseignants et agents du Système des Nations Unies.
Moments de témoignage et de reconnaissances, hier à l’occasion de la célébration du centenaire de la naissance de Nelson Mandela. Le peuple sud-africain se souvient de ce héros qui a consacré 67 ans de sa vie au service de son pays. Madiba, comme il est affectueusement appelé, acteur de la lutte contre l’apartheid, occupe une place de choix en Afrique du Sud. Face à un parterre de personnalités composées du corps diplomatique, d’enseignants, de religieux et acteurs de la Société civile, les actions de l’ancien président de l’Afrique du Sud sont célébrées. Des actions qui font de lui une figure emblématique, ardent défenseur de la justice et de la paix. « Lorsque nous pensons à ce que cet homme était, ses origines et les facteurs qui l’ont forgé et l’ont transformé en un homme d’Etat, nous allons bien évidemment trouver des principes que nous pouvons appliquer dans nos vies au quotidien, afin d’aspirer au changement que nous désirons », a informé Mayende-Sibiya, ambassadeur de la République d’Afrique du Sud près le Bénin.
Considéré comme le père fondateur de la démocratie en Afrique du Sud, la diplomate note qu’aujourd’hui sa vie, ses sacrifices et ses nombreuses luttes pour la liberté continuent d’inspirer. Une raison pour laquelle Cyril Ramaphosa, président sud-africain, a encouragé ses concitoyens à célébrer partout dans le monde le centenaire de la naissance de Nelson Mandela ainsi que celui de maman Albertina Sisulu, l’épouse de Walter Sisulu, homme politique sud-africain, militant de l'Anc luttant contre l’apartheid.
Le représentant résident adjoint de l’Unicef, Dr François Kampundu, pour sa part, a confié que Nelson Mandela a été un ardent défenseur de la justice et de l’égalité, respecté dans le monde entier, après une brève présentation du parcours de Madiba. « Il a poursuivi sa lutte pour la résolution des conflits et la promotion des relations interraciales ; la promotion et la protection des droits humains et des droits de l’enfant ; la lutte contre la pauvreté, la justice sociale, l’égalité des sexes et l’équité », a-t-il témoigné. Rappelant qu’il était toujours aux côtés de l’Unicef, Dr François Kampundu appelle à rester dans la même dynamique que Nelson Mandela qui a affirmé : « Tout pays, toute société qui ne s’occupe pas de ses enfants, n’est pas une véritable nation. Nous devons prêter attention aux enfants précisément parce qu’ils sont la partie la plus exposée de la société (…). Ils doivent être la motivation pour chaque décision que nous prenons ».

Dans le cadre du match Gambie-Bénin comptant pour la 5e journée des éliminatoires de la Can 2019, le sélectionneur du Bénin, Michel Dussuyer sera face à la presse ce vendredi. C’est l’occasion pour lui d’évoquer non seulement les préparatifs de cette rencontre face à la Gambie le 18 novembre prochain, mais aussi d’expliquer le choix des joueurs.
Le sélectionneur national Michel Dussuyer sera face aux hommes des médias pour expliquer ses choix des 22 joueurs retenus dans la perspective de la confrontation Gambie-Bénin comptant pour la 5e journée des éliminatoires de la Can 2019. En effet, le technicien Michel Dussuyer a dévoilé la liste des 22 Ecureuils contre les Scorpions. Il a, de nouveau, rappelé les cadors de la sélection nationale. En dehors de Stéphane Sèssègnon qui écope de deux matchs de suspension, tous les joueurs présents contre les Fennecs en octobre dernier bénéficient de la confiance du staff technique. Absent contre le Togo et l’Algérie, Djiman Koukou qui évolue désormais à Astra Girugiu, dans le championnat roumain, effectue son retour. Le technicien français a fait appel au milieu de terrain Cebio Soukou, sociétaire de Hamas Rostock en Allemagne. Ce dernier fera son baptême de feu avec les Jaunes à Banjul le 18 novembre prochain.
Comme face au Togo et à
l’Algérie, le technicien français a fait appel à deux gardiens de but, huit défenseurs, six milieux de terrain et six attaquants dans son effectif. Alignés face au Togo et à l’Algérie, les jeunes comme Jodel Dossou, Marcellin Koukpo, Charms Deen Chaona, Olivier Verdon et Désiré
Azankpo font partie de l’effectif. Ils pourront défendre les couleurs nationales aux côtés de leurs aînés Emmanuel Imorou, Jordan Adéoti, Michaël Poté et Khaled Adénon. Le milieu de terrain Sessi d’Alméida de Yeovil Town et l’attaquant Steeve Mounié de Huddersfield en Angleterre figurent une fois encore dans la liste de Michel Dussuyer. Bello Babatoundé, Cédric Hountondji, Richard Bakary, Rudy Gestede et Frédéric Gounongbé, convoqués depuis la première journée de ces éliminatoires sont forclos pour cette expédition.
Les 22 Ecureuils
Gardiens de but :
Fabien Farnolle (Malatyaspor, Turquie), Saturnin Allagbé (Niort, France).
Défenseurs :
Seïdou Barazé (Moulins Yzeure, France), Khaled Adenon (Amiens, France), Moïse Adilehou (Levadiakos, Grèce), Chams Deen Chaona (Stade Gabésien, Tunisie), Emmanuel Imorou (Caen, France), David Kiki (Brest, France), Junior Salomon (Plateau United, Nigeria), Olivier Verdon (Sochaux, France)
Milieux de terrain :
Jordan Adéoti (Auxerre, France), David Djigla (Niort, France), Jean-Marie Guera (Enyimba, Nigeria), Sessi d’Almeida (Yeovil Town, Angleterre), Cebio Soukou (Hamas Rostock / Allemagne) , Djiman Koukou (Astra Girugiu/ Roumanie)
Attaquants :
Jacques Bessan (Stade Tunisien, Tunisie), Marcellin Koukpo (CS Hammam-Lif, Tunisie), Steve Mounié (Huddersfield, Angleterre), Jodel Dossou (FC Vaduz, Liechtenstein), Mickaël Poté (Adana Demirspor, Turquie), Désiré Segbe Azankpo (FK Senica, Slovaquie).
Sports 09 nov. 2018

Dure est la graine, mais lorsqu’elle pénètre la terre, elle ne peut résister au cycle naturel de vie. Elle finit par imploser, mourir, germer, puis naître de nouveau. Mais il faut observer par quel processus une telle transformation aboutit, pour réaliser sa dureté, voire la pénibilité qui la caractérise. Mieux comprendre les résistances face au changement, à la moindre réforme...
Et davantage mesurer la témérité qui est celle du pouvoir actuel à vouloir réformer…La santé, le secteur pharmaceutique, l’éducation, le système partisan, et que sait-on encore, les chantiers du Nouveau départ sont nombreux, et finissent par aboutir, en dépit des résistances.
Des résistances, car il en est de la graine comme des mauvaises habitudes que les humains dont les Béninois colportent en société, leurs pratiques mauvaises qu’ils n’entendent pas laisser choir. Mais, comme dit le tube de Sam Cooke, ‘’Change is gonna come’’, le changement finit par arriver : « Ça fait un long, long moment que j’attends. Mais je le sais, un changement va arriver », dit en substance la chanson. Au Bénin, depuis 2016, les changements promis par le candidat puis président Talon, se font jour. Petit à petit, mais ils se font jour, tant et si bien que le vase des changements attendus va s’emplir.
Le dernier en date n’est pas des moindres, car il est de nature, à redorer le blason du Quartier latin dont le Bénin s’enorgueillissait, avant de subir une mue au fronton de la formation académique, qui l’a tenu bien loin d’un tel passé glorieux. Ainsi, l’enseignement supérieur fût-il gangrené par un certain laisser-aller, indescriptible, dans le privé où, toute proportion gardée, le gain chez les promoteurs d’écoles a pris le pas sur le sérieux qui doit caractériser l’enseignement.
Mais tant va la cruche à l’eau qu’elle finit par se rompre. D’où l’apurement, nécessaire, que le gouvernement vient de faire. Et ce, en dépit des résistances, celles de certains promoteurs d’universités, qui ont bien tenté d’avorter les réformes du secteur, par tintamarre médiatique notamment. Mais dure, si dure soit-elle, cette graine-là aussi finit par imploser dans la matrice réformatrice du Nouveau départ…pour, en définitive, devoir donner ce qu’elle a de meilleur en elle, c'est-à-dire des écoles aux pratiques vertueuses, formant des jeunes béninois pétris de connaissances dans leurs domaines respectifs de prédilection. L’ivraie devant faire place désormais au vrai !
Participent à cette transformation, bien avant l’apurement récemment opéré, les examens de licence et de master imposés aux universités privées, pour mesurer la portée des connaissances administrées aux apprenants et la pertinence des curricula de formation. Ces examens, de transition soient-ils, ont valeur hautement pédagogique. Et l’avenir, ainsi rasséréné dans le secteur de l’enseignement supérieur au Bénin?

Les élèves du Ceg Akassato ont bénéficiés samedi 3 novembre dernier, d’un dépistage des problèmes oculaires, capables de diminuer les performances scolaires, notamment au Baccalauréat.
Les affections courantes qui peuvent perturber l’acuité visuelle ont été dépistées gratuitement chez les élèves du Ceg Akassato. C’est une assistance des Lions Club Abomey-Calavi Acacia et Diamant, le 3 novembre dernier. Une œuvre pour aider les candidats aux examens à donner de bons résultats scolaires, notamment pour une bonne préparation au Baccalauréat.
L’action s’est déroulée au Ceg Akassato, en présence d’un noyau non négligeable du corps professoral avec à sa tête la directrice de l’établissement, Karimatou Moudachirou Assogbadjo. Elle est une réponse à la sollicitation des responsables de l’établissement. Ce service est soutenu par une clinique à travers Dr Alain Amoussouga.
La séance de dépistage a démarré par une sensibilisation sur l’hygiène des yeux. Après cette phase, les apprenants sont répartis en groupes pour faire les examens préliminaires. Ensuite, ils sont passés devant le médecin qui les ausculte, examine leurs yeux pour faire le dépistage des pathologies éventuelles. Certains apprenants s’en sont sortis avec une ordonnance médicale, et pour d’autres, c’est une prescription de verres…
Alexis Bokossa, président du Lions club Abomey-Calavi Acacia, a indiqué que cette action est une opportunité de travailler avec une Ong qui offre des verres aux enfants dont les prescriptions seront conformes avec le disponible. « L’offre est gratuite. C’est un service gratuit que nous sommes venus offrir », ajoute le président du Lions club Abomey-Calavi Acacia.
Au terme de l’activité, Yves Agondanou, président du Lions club Abomey-Calavi Diamant, s’est réjoui de son succès. «Nous avons eu plus d’une centaine de personnes et, je crois que tous sont satisfaits… », a-t-il laissé entendre. Il ajoute que « le rapport que fera l’ophtalmologue permettra de savoir comment faire pour faciliter la tâche aux élèves qui ont des problèmes visuels ».
La Directrice du Ceg Akassato, Karimatou Moudachirou Assogbadjo, quant à elle, ne doute point de l’impact de la consultation sur les résultats de fin d’année. Elle salue cette œuvre. «Je ne peux que dire merci et prier pour que l’œuvre puisse s’étendre à tous les enfants du Bénin », dit-elle.
Eunice Abamba, élève en Tle A2 au Ceg Akassato, exprime au nom de ses camarades sa satisfaction à la suite de sa consultation. « Je suis plus ou moins satisfaite, parce que je sais maintenant ce qui est à la base de mes tensions au niveau de mon œil », a-t-elle déclaré.

Comment gérer durablement la transhumance transfrontalière au Bénin tout en évitant les conflits, destructions et pertes en vies humaines ? C’est l’objectif de la double Mission de travail dépêchée par le gouvernement de la Rupture dans les communes frontalières béninoises - portes d’entrée des transhumants - et dans les régions transfrontalières concernées au Niger, au Burkina Faso, au Togo et au Nigeria. Le rapport de fin de mission est formel : des solutions existent, mais il va falloir les appliquer sans état d’âme. Explication.
Une bonne mauvaise nouvelle. La bonne nouvelle, c’est que le Bénin enregistre chaque année un flux important de troupeaux transhumants en provenance des pays de la sous-région que sont le Niger, le Burkina Faso, le Nigeria, le Togo, le Tchad, le Mali, voire le Cameroun tout récemment. La mauvaise nouvelle, c’est que malheureusement, du fait de la faiblesse organisationnelle des acteurs et du non-respect des dispositions réglementaires en la matière, l’arrivée, le passage, le séjour et le départ de ces transhumants ainsi que de leur bétail s’accompagnent toujours de plaintes des populations qui n’hésitent pas à accuser les autorités, à divers niveaux, de faillir à leur mission de les protéger des agressions et invasions venant de l’extérieur. Face à ce tableau désolant, le gouvernement du Nouveau départ a pris l’initiative d’une thérapie de choc à deux niveaux : d’une part, sillonner l’ensemble des communes frontalières béninoises, portes d’entrée (et couloirs) des transhumants et d’autre part, aller au contact des autorités régionales et locales en charge de la gestion de la transhumance dans les pays frontaliers.
Une mission de salut public…
Dans le cadre de la prise de contact avec nos communes frontalières, sur instructions du chef de l’Etat, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Aurélien Agbénonci, a envoyé sur place une mission de travail conduite par son directeur de cabinet, William Comlan. Elle est composée du directeur de l’Afrique et du Moyen-Orient, Yves Eric Ahoussou-Gbémey et du Point focal en charge des questions de transhumance transfrontalière dans cette direction, Wilfried Kakpo. L’objectif de cette mission est bien clair : appréhender, cerner, et maîtriser les causes des violences récurrentes qui caractérisent la transhumance transfrontalière et qui mettent souvent aux prises des populations béninoises et des ressortissants des pays voisins. Cette tournée s’est déroulée en deux étapes. La première étape, qui a eu lieu du 20 au 30 août 2017, a pris en compte les départements de l’Alibori (Kandi, Malanville, Nikki), du Borgou (Parakou), de l’Atacora (Tanguiéta, Natitingou, Matéri), des Collines (Bantè, Dassa-Zoumè), du Zou (Abomey, Zogbodomey, Djidja, Zagnanado, Covè, Ouinhi) du Mono (Lokossa, Athiémé), et du Couffo (Aplahoué). La seconde étape s’est intéressée au département du Plateau, notamment Pobè et Kétou, les 6 et 7 septembre 2017. A l’issue de cette mission, il s’est avéré indispensable de programmer une mission conjointe du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération, du ministère de l’Intérieur, de la Sécurité publique et des Cultes, du ministère du Cadre de vie et du Développement durable et du ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche dans les quatre régions transfrontalières ciblées que sont les Etats d’Oyo et d’Ogun au Nigeria, et les régions de Gaya au Niger, Kompienga au Burkina Faso et Dapaong au Togo. L’objectif, cette fois-ci, est de rechercher avec les autorités régionales et locales en charge de la gestion de la transhumance dans ces pays, des solutions susceptibles d’aboutir à un meilleur encadrement de l’activité et d’endiguer la violence et l’insécurité qu’elle génère. Ainsi, le Conseil des ministres, en sa séance ordinaire du 25 juillet 2018, a autorisé la mission de travail dans les pays et régions concernés.
… et de bon voisinage
En ce qui concerne la mission de travail interministérielle. Toujours sous la conduite du directeur de Cabinet du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, William Comlan, la délégation, composée des représentants des ministères ci-dessus cités auxquels s’est joint le président de l’Association nationale des organisations professionnelles d’éleveurs de ruminants (Anoper) s’est rendue successivement à Kompienga le 22 août 2018, à Dapaong le 24 août, à Ibadan le 27 août, et à Dosso le 1er octobre 2018. L’étape de Gaya au Niger, initialement prévue pour le 20 août 2018 a été reportée par la partie nigérienne. De même, pour des raisons de calendrier, les autorités de l’Etat d’Ogun au Nigeria ont souhaité une nouvelle programmation. La mission de travail se rendra dans ces deux régions dès que les nouvelles dates seront retenues de commun accord.
Des recommandations à prendre très au sérieux
A mon humble avis et au regard des remarques et observations faites par les deux missions de travail envoyées sur le terrain, le gouvernement du Bénin a tout intérêt à prendre en compte les recommandations ci-après : la précision des portes d’entrée et de sortie des transhumants, l’aménagement des couloirs (balisage, aires de pâturage, aires de repos, points d’eau), le renforcement des mesures sécuritaires dans les zones interdites à la transhumance, les mesures rigoureuses et appropriées pour contraindre les transhumants à quitter le parc W, la sensibilisation des élus locaux sur l’importance du respect de la taxe unique imposée par le gouvernement, l’obligation de désarmer les transhumants avant l’entrée des troupeaux sur le territoire national, l’instauration d’une amende pour décourager le pâturage de nuit, la sensibilisation des agriculteurs pour le respect des couloirs de transhumance et l’identification d’un mode sécurisé de transport d’argent pour permettre aux éleveurs transhumants de circuler en toute quiétude.
Faut-il le préciser, la pression numérique des bovins et ovins en transhumance ou en transit au Bénin s’est progressivement accrue entre 2013 et 2016, dont près de la moitié vient du Nigeria et du Niger. Cette situation n’est pas sans répercussion sur la récurrence et l’intensité des conflits du fait des dégâts sur l’environnement et les cultures ; et ceci en dépit de ce que de la transhumance au Bénin est encadrée par la loi N°87-013 du 21 septembre 1987 portant réglementation de la vaine pâture, de la garde des animaux domestiques ainsi que de la transhumance, la loi N°2002-16 du 18 octobre 2004 portant régime de la faune en République du Bénin et les Accords régionaux et sous-régionaux sur la transhumance, dont l’Accord sur la transhumance entre les Etats membres du Conseil de l’Entente signé en mai 1991, l’Accord sur le règlementation de la transhumance entre les Etats membres de la Cedeao (Décision A/DEC.5/10/98 du 31 octobre 1998 adoptée à Abuja au Nigeria), et le Règlement C/REG.3/01/03 relatif à la mise en œuvre de la règlementation de la transhumance entre les Etats membres de la Cedeao signé à Dakar en janvier 2003.
Résultat : les dégâts enregistrés lors des différentes campagnes de transhumance dans notre pays ont impacté presque toutes les spéculations agricoles. Dans les régions où se pratiquent les cultures de contre saison et le maraîchage, les pertes économiques sont importantes même si les superficies dévastées semblent relativement faibles. La valeur annuelle des dégâts est estimée à près de 3,8 milliards FCfa. A l’évidence, il était temps que des mesures idoines soient prises pour briser le signe indien. Le gouvernement du président Patrice Talon a visé juste en prenant son bâton de pèlerin pour combattre le mal par la racine. Maintenant, il faut mettre en œuvre les recommandations des missions de travail mises sur pied à cette fin pour arrêter la saignée. C’est mon intime conviction !
les explications du DAC-MESRS[/caption]Fini le désordre dans les établissements privés d’enseignement supérieur ! Ceux qui ne sont pas en règle sont proposés à la fermeture ou à la suspension.
Avec une formation professionnelle au rabais et inadaptée au marché de l’emploi et des diplômes, parfois négociés, l’enseignement supérieur dans certains établissements privés a été pendant longtemps une supercherie à laquelle parents et apprenants ont succombé. Beaucoup de jeunes impétrants - diplômes en main, mais mal instruits –ne sont pas en mesure de s’insérer immédiatement dans la vie active à la fin de leurs études comme proposé par les établissements dans les parcours de formation.
Bon nombre n’offrent pas les infrastructures adéquates : les cours se déroulent souvent dans des bâtiments implantés sans aucun respect des normes et les équipements font cruellement défaut. A cela s’ajoute la faible capacité de planification, de mise en œuvre et de suivi des modules de formation et des emplois du temps. Ainsi, les parcours et curricula annoncés à grand renfort médiatique ou écrits noir sur blanc sont bâclés, faute de moyens financiers conséquents et de ressources humaines qualifiées. Au finish, la formation prétendue professionnelle ne l’est finalement que de nom.
Pourtant, dans leurs publicités, les établissements promoteurs de BTS, de licences et masters universitaires font la fine bouche, s’engageant à former pour l’emploi des cadres professionnels de haut niveau, immédiatement exploitables sur le marché du travail et avec possibilité d’insertion professionnelle. Ils s’arrangent même pour que les diplômes de leurs écoles soient co-signés par l’Etat et reconnus par le Conseil africain et malgache de l’enseignement supérieur (Cames). Quoiqu’insatisfaits, parents et étudiants s’échinent à payer les frais de formation parfois exorbitants, sans se préoccuper des réelles performances. Les victimes ne se rendent compte que plus tard de la supercherie orchestrée par ces écoles techniques, professionnelles et les universités privées qui poussent tels des champignons aux coins de la rue.
Le gouvernement a décidé de mettre fin à la pagaille qui a assez duré, notamment dans la formation post-bac. Suite au rapport de la session du Conseil consultatif national de l’enseignement supérieur, certains établissements sont proposés à la fermeture en raison de l’absence de preuve de fonctionnement correct, d’autres sont suspendus et ne peuvent recruter en première année, au titre de la rentrée universitaire 2018-2019. Un ature groupe dont les promoteurs n’ont pas cru devoir présenter leurs dossiers de demande d’agrément ne peut plus y postuler. Le ton est ferme, si l’on s’en tient au compte rendu du Conseil des ministres en date du mardi 6 novembre dernier.
En effet, les ministres concernés sont instruits à « veiller scrupuleusement » à la mise en œuvre des conclusions du rapport. Quoi de plus normal dans un contexte où il est flagrant que l’offre éducative reste en inadéquation avec les besoins d’emplois, et les perspectives pour les jeunes de s’insérer dans la vie active sont floues? Il était temps que les véreux cessent de jouer avec l’avenir de toute une génération, en appliquant des parcours conçus ailleurs, sans tenir compte des débouchés sur le marché de l’emploi et de la qualité des contenus des modules.
Il convient, de même, de maintenir le cap de la salubrité en arrimant la formation technique et professionnelle à l’évolution des métiers et les attentes pour une mise en adéquation des offres et des demandes de l’emploi dans chaque domaine. C’est à ce prix donc que les diplômés cesseront de gonfler inutilement chaque année les rangs des chômeurs et des sous-employés.

Le préfet de l’Ouémé, Joachim Apithy, tient au respect des textes sur la décentralisation, en l’occurrence aux dispositions de l’article 151 de la loi n°97-09 du 15 janvier 1999 portant organisation des communes en République du Bénin. Il a entrepris, dans ce cadre, une tournée statutaire qui le conduira dans les neuf communes du département du ressort de son territoire de compétence.
Le préfet de département effectue au moins une fois l’an une visite officielle dans la commune de son ressort, prévoit l’article 151 de la loi n°97-09 du 15 janvier 1999 portant organisation des communes en République du Bénin. C’est en respect de ces dispositions que le préfet de l’Ouémé a entrepris une tournée dans les neuf communes de son département. Joachim Apithy est attendu à Adjarra et Avrankou ce jeudi 8 novembre. Mais avant l’étape de ce jour, il était mardi dernier, dans la commune de Dangbo où il a échangé avec tout le conseil communal, les élus locaux et la population. L’autorité préfectorale a passé au peigne fin les différents problèmes auxquels est confrontée cette commune afin de proposer des pistes de solutions. En d’autres termes, cette visite a permis à l’autorité de tutelle de toucher du doigt les réalités surtout du conseil communal afin de jouer en toute responsabilité son rôle d’assistance-conseil.
Le préfet Joachim Apithy a fait le même exercice à Adjohoun et Bonou où il a démarré son périple lundi 5 novembre dernier. Il avait à ses côtés les membres de la Conférence administrative départementale de l’Ouémé composée notamment des directeurs départementaux des structures déconcentrées de l’Etat et des chefs de services. Le message de l’autorité préfectorale a été sans fioriture à chacune de ces étapes. Joachim Apithy a invité les maires qui ont déjà passé trois ans et demi à la tête de leur commune respective, mais sans grand succès à prendre le reste de leur mandat à se rattraper pour booster le développement local afin de regagner la confiance des populations... Pour y arriver, l’autorité préfectorale instruit les maires à suivre scrupuleusement l’achèvement des projets entamés inscrits au Plan annuel d’investissement (Pai) 2017 et 2018 dont les financements sont disponibles tant sur ressources propres que sur ressources transférées. Pour Joachim Apithy, les maires devront également veiller en relation avec les directeurs départementaux non seulement à l’achèvement des projets gouvernementaux de la tranche départementale du Programme d’actions du gouvernement (Pag) mais aussi à l’exécution correcte au niveau de la commune, des mesures d’assainissement prises par le gouvernement pour rétablir l’ordre dans certains secteurs tels que le transport et la vente aux abords des voies, des produits pétroliers de contrebande. A ces mesures, le préfet de l’Ouémé instruit les maires à maintenir la veillée d’arme en fermant systématiquement et en relation avec les médecins chef de santé et le commissaire de police d’arrondissement, les cliniques et cabinets privés non autorisés et qui continuent d’exercer clandestinement sur le terrain. Les questions liées à l’installation des comités paritaires de gestion des Coopérative d’aménagement rural (Car) et à l’entretien des ouvrages hydrauliques réalisés dans les communes n’ont pas été aussi occultées lors de cette visite du préfet à Dangbo, Adjohoun et Bonou. Joachim Apithy n’a pas manqué de rassurer les différents conseils communaux et locaux et les populations, de son entière disponibilité et celle de toute son équipe départementale à les accompagner dans l’exercice de leur mission pour l’amélioration des conditions de vie et pour un développement harmonieux des communautés à la base...
Après Adjarra et Avrankou ce jeudi, il ne restera qu’Akpro-Missérété, Sèmè-Podji, Aguégués et Porto-Novo à écumer par l’autorité préfectorale pour achever sa tournée statutaire au titre de 2018.

Les conseillers du Conseil national du dialogue social (Cnds) ont bouclé, ce mercredi 7 novembre, leur deuxième session ordinaire à Cotonou. Au terme des travaux, le président du Cnds, Guillaume Attigbé, a présenté les activités majeures sur lesquelles l’institution va se déployer dans les prochains mois.
Les travaux de la deuxième session ordinaire du Conseil national du dialogue social se sont achevés, ce mercredi 7 novembre à Cotonou, avec de nouvelles orientations pour un meilleur fonctionnement du dialogue social en République du Bénin. Plusieurs activités à savoir : l’atelier de renforcement des capacités des membres titulaires et suppléants du Cnds, les échanges sur le projet de plan stratégique de promotion du dialogue social et des discussions sur la prévention et la gestion des conflits étaient au cœur de ces assises. A l’issue des travaux, le président Guillaume Attigbé a félicité les membres du Cnds pour leur participation active à cette session au cours de laquelle ils ont fait preuve de responsabilité et de professionnalisme lors des échanges. Selon lui, les différents points abordés ont abouti à des résultats encourageants qui vont insuffler une nouvelle dynamique à l’institution.
Satisfait de la tâche accomplie, il en a profité pour exposer les prochaines activités de l’institution. A l’en croire, le Cnds va organiser dans les prochaines semaines un atelier sur la validation de l’étude sur l’application de la loi N°2001-19 du 21 juin 2002 portant exercice du droit de grève au Bénin et une assemblée générale ordinaire de l’Internationale francophone du dialogue social. Aussi, certains conseillers du Cnds sont-ils attendus au Centre international de l’OIT à Turin, en Italie, pour participer à l’Académie sur le dialogue social et les relations professionnelles. Ces différentes activités contribueront au renforcement de cette institution et à sa visibilité. Pour lui, le Cnds se positionne en principal catalyseur du dialogue social à travers ses actions de conseils, de formations et autres visant à instaurer durablement le dialogue dans la pratique en vue de réduire les tensions sociales au Bénin.

Les écoliers vulnérables, notamment orphelins de l’Ecole primaire publique d’Ahouandji dans la commune d’Akpro-Missérété ont été gratifiés de kits scolaires. Le geste a été fait à leur endroit, mardi 6 novembre dernier, par l’Ong Autre Vie qui a volé à leurs secours afin de soulager les bénéficiaires un tant soit peu dans leurs difficultés.
Cinquante kits scolaires composés notamment de sac d’écolier, de coupon de kaki, de cahiers, d’ardoise, de vrai dessinateur, d’instruments de dessin et de couture ont été distribués, ce mardi 6 novembre, aux écoliers en situation de grande vulnérabilité de l’Ecole primaire publique d’Ahouandji dans la commune d’Akpro-Missérété. Chacun des bénéficiaires allant du Cours d’initiation (Ci) jusqu’au Cours moyen deuxième année (Cm2) a reçu son lot de fournitures scolaires avec grand sourire aux lèvres. Un peu pour montrer combien le besoin était très pressant pour ces enfants vulnérables dont la plupart n’avaient même pas porté hier de chaussure. Ce qui témoigne de la situation de précarité dans laquelle vivent ces écoliers en majorité des orphelins. La direction de l’école a été dotée de boîtes de craie pour une bonne administration des cours.
Les kits scolaires ont été offerts par l’Ong Autre Vie qui a beaucoup fait pour cette école dont elle a été le principal artisan de sa création. Pour le directeur exécutif de Autre Vie, Romuald Djivoessoun, son Ong a suscité la construction de cette école frontalière aux communes de Sakété et d’Adjohoun afin de mettre fin au phénomène de la traite des enfants de cette localité vers le Nigeria. Aujourd’hui, cette école dispose de six classes.
Pour Romuald Djivoessoun, ce don s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la phase II du projet « Ecole pour tous» (Ecotous II). Un projet que l’Ong a lancé en août dernier à travers une grande caravane dans dix-sept communes du Bénin pour promouvoir la scolarisation et le maintien à l’école des enfants surtout ceux en situation de vulnérabilité et vivant dans les zones enclavées. Outre cette initiative, Autre Vie a développé une autre approche endogène appelée champ d’initiative de développement qui travaille nuit et jour avec les communautés pour créer des conditions favorables à l’amélioration du taux de la scolarisation scolaire et maintenir les enfants dans le système éducatif. Toutes ces initiatives visent à contribuer à l’accès universel de l’éducation de base au Bénin, une des grandes priorités du gouvernement, explique le directeur exécutif de l’Ong Autre Vie. Il demande aux parents de ne pas baisser les bras et de continuer à soutenir ces enfants qui constituent, selon lui, une richesse pour le relèvement demain des défis du sous-développement et de la croissance économique du Bénin. Cette action humanitaire de l’Ong Autre Vie a été fortement applaudie tour à tour par le conseiller de la région pédagogique Akpro-Missérété/Dangbo, Ibrahim Séfou, le directeur de l’Epp d’Ahouandji, Basile Azonégbo, le chef village d’Ahouandji, Joël Hounkponou et la représentante des bénéficiaires, Honorine Houssa.

Un outil visant à promouvoir l’autonomisation et l’entrepreneuriat féminin via la toile. La Plateforme ‘’50 millions de femmes ont la parole’’ se propose de relever ce défi. Joël Ahofodji, responsable du contenu de la plateforme pour l’Afrique de l’Ouest, explique les avantages pour la gent féminine.
La Nation : La Cédéao en union avec le gouvernement du Bénin a procédé récemment à l’installation de l’équipe-pays dans le cadre du projet ‘’50 millions de femmes ont la parole’’. Quel message les femmes entendent-elles véhiculer à travers cette plateforme?
Joël Ahofodji : La problématique d’un développement socio-économique durable et équilibré dans un espace communautaire sécurisé et stable qui offre des facilités pour l’épanouissement des peuples de nos Etats membres, a toujours été la principale préoccupation au cœur des programmes régionaux initiés par l’autorité des chefs d’Etat et de gouvernement, et mis en œuvre par la Commission de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) depuis sa création en 1975. Cet objectif ne peut être atteint sans l’élimination des disparités et inégalités qui handicapent certaines couches sociales, notamment les femmes et les enfants.
Le projet ‘’plateforme 50 millions de femmes ont la parole’’ est une initiative de la Banque africaine de développement mise en œuvre en Afrique de l’Ouest par la Cédéao, au niveau de l’Afrique centrale et Australe par le Marché commun de l’Afrique orientale et australe (Comesa) et au niveau de l’Afrique de l’Est par la communauté des Etats de l’Afrique de l’Est. C’est une initiative qui vise à promouvoir l’autonomisation des jeunes filles et des femmes par l’utilisation des technologies de l’information et de la communication.
Comment cela va-t-il fonctionner?
Il s’agit de mettre en place un outil technologique qui va fonctionner comme un réseau social, et sur cette plateforme, nous aurons la possibilité d’avoir toutes les informations qui peuvent aider les jeunes filles et les femmes à créer leurs entreprises, à rester dans le monde des entreprises et à développer leurs entreprises. Nous aurons également d’autres informations, notamment celles portant sur les exemples de réussite ou tout ce qui peut motiver les jeunes filles et les femmes à s’investir dans le développement personnel, à quitter l’informel pour le formel et à prospérer dans le monde des affaires. Ces efforts doivent s’observer dans chacun des pays du continent africain.
Quelle sera la mission de l’équipe-pays ?
Nous avons installé l’équipe chargée de gérer ce projet au Bénin afin qu’elle puisse nous aider à avoir toutes les informations nécessaires pour la mise en œuvre de la plate-forme. Cet outil doit pouvoir aider les femmes et les jeunes filles du Bénin qui sont dans le monde de l’entreprise et qui veulent prospérer à avoir les informations utiles à leur business d’une part, mais également des informations liées aux sources de financement et aux formations d'autre part. La plate-forme sera également d’une grande utilité pour les partenaires au développement, les banques, les institutions de microfinance ou financières qui veulent promouvoir l’entrepreneuriat féminin. Toutes les informations concernant le Bénin sont sur la plate-forme et il en sera de même pour tous les autres pays qui y figurent à savoir le Burkina Faso, le Mali, le Nigeria…..
Tous les pays africains auront donc des informations importantes et crédibles, susceptibles d’aider les femmes à sortir de leur situation de précarité en entreprenant, ainsi que les jeunes filles qui veulent se lancer dans le monde des affaires. La disponibilité de ces informations provenant de tous les pays membres de la plateforme facilitera le réseautage et le partenariat. Du Bénin, on n’aura plus besoin de se déplacer à Kigali pour savoir comment on investit ou comment on fait des affaires. Du Kenya, l’opératrice économique n’aura plus besoin de venir au Bénin pour trouver un partenaire dans le domaine de la production du beurre de karité par exemple ou de l’ananas. La plateforme va fonctionner comme un réseau social, offrira des ouvertures aux opératrices économiques de chaque continent et facilitera le développement des affaires.
Quel lien peut-on établir avec les‘’50 millions de femmes’’et les objectifs de développement durable ?
Les Objectifs de développement durable (Odd) donnent une priorité à l’aspect genre et tout ce qui converge vers la promotion et l’autonomisation de la femme. Cinquante millions, ce n’est qu’un objectif premier que nous nous sommes fixé, parce que nous avons estimé que pour le début de ce projet, nous devons essayer d’atteindre 15% des femmes du continent africain. C’est en estimant ce pourcentage que nous sommes arrivés au chiffre de cinquante millions. Nous pouvons aller plus loin si tous les Etats se mobilisent pour participer à la réalisation de cette plate-forme. Si le Nigeria seul arrive à dépasser ce chiffre alors qu’il y a d’autres pays peuplés comme l’Afrique du Sud où les femmes entrepreneures sont plus présentes, nous pouvons rapidement dépasser ce plafond et cela va accélérer la mise en œuvre de cette initiative.
Comment pourra-t-on apprécier les impacts de ce projet sur les pays ?
Nous sommes à l’ère des nouvelles technologies. Il suffit d’un clic pour avoir les statistiques de femmes qui visitent ces plateformes, qui ont pu avoir des financements grâce à elles et qui ont pu établir des partenariats avec des partenaires d’affaires dans la sous-région. C’est un outil technologique qui nous permettra d’avoir des résultats concrets. Le tout dépendra des efforts de sensibilisation et de communication que tous les pays auront déployés en faveur des utilisatrices de la plateforme et des entrepreneures africaines à l’utiliser comme un outil de réseautage.
Quelle doit être l’attitude des jeunes filles désireuses d’entreprendre pour bénéficier de ces avantages ?
Cette plateforme va fonctionner comme un réseau social et les jeunes sont beaucoup plus dynamiques sur les réseaux sociaux. Nous sommes appelés à faire de la sensibilisation afin de toucher davantage notre cible, entre autres les femmes entrepreneures, femmes rurales ou toutes autres catégories qui peuvent par le biais d’un portable accéder à la plate-forme, en vue du développement du monde des affaires?
Propos recueillis par Maryse ASSOGBADJO
Société 08 nov. 2018