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Le programme Approche communale pour le marché agricole phase 2 (Acma2) financé par l’ambassade du Royaume des Pays-Bas, organise à Porto-Novo, depuis mardi 6 novembre dernier, un atelier bilan de la campagne 2017-2018 de warrantage du maïs et du soja pour lequel il accompagne les producteurs agricoles sur le terrain. Les travaux qui s’achèvent ce jeudi visent à permettre aux acteurs à divers niveaux d’évaluer les forces et faiblesses du processus et de mieux se relancer pour améliorer la campagne prochaine.
La campagne 2017-2018 du processus de warrantage du maïs et du soja, piloté par le programme Approche communale pour le marché agricole phase 2 (Acma2), s’est soldée par des résultats encourageants. C’est du moins ce qui ressort de l’atelier bilan qu’organise depuis mardi 6 novembre dernier, à Porto-Novo, le programme Acma2 financé par l’ambassade du Royaume des Pays-Bas.
Ce séminaire d’évaluation réunit les Pôles d’entreprise agricole sur le maïs de Djidja, Zogbodomey, Zakpota et de Kétou, et ceux sur le soja de Djidja et de Zogbodomey sans oublier Alidé, l’institution de microfinance qui accompagne ces producteurs agricoles avec des crédits. Pendant trois jours de travaux, ils passeront au peigne fin ce qui a marché et ce qui n’a pas bien tourné au cours de cette campagne de warrantage 2017-2018, afin de tirer les leçons qui s’imposent pour aller de l’avant.
Selon Rassidatou Moustafa, spécialiste Warrantage Acma2, 588,2 tonnes de produits agricoles ont été stockées contre 587,7 tonnes vendues au cours de cette campagne. Ce qui montre une perte de 0,5 tonne. Aussi, un montant de 81, 834 millions F Cfa de crédit, a-t-il été octroyé aux producteurs par Alidé microfinance. Le processus a impacté 274 producteurs agricoles dont 134 femmes et 39 jeunes. Seulement, la campagne n’a pas connu que de succès.
Elle a été marquée par quelques problèmes, note Rassidatou Moustafa. Il s’agit surtout des difficultés liées à l’accès au marché concernant le maïs. Le prix a connu une chute drastique à la période de déstockage, c’est-à-dire après mars, avril et mai 2018 lors de la vente des produits. Cette situation est due à l’abondance du maïs sur le marché, constate Rassidatou Moustafa. Mais le mécanisme de facilitateurs d’accès au marché mis en place par Acma2 a permis d’amoindrir les conséquences de cette situation. Ce qui a permis aux producteurs d’écouler, vaille que vaille, leurs produits sans trop les brader. Ces derniers ont vendu leurs produits, remboursé les crédits et ont également partagé les ristournes à leurs membres. Sauf que cette fragilisation du marché, surtout autour du prix de vente du maïs ne leur a pas permis de gagner de gros bénéfices.
Dupliquer l’expérience
L’atelier vise à permettre aux participants de passer en revue tout le processus, de tirer les leçons de l’expérience vécue pour se relancer pour la prochaine campagne qui pointe déjà à l’horizon. Rassidatou Moustafa se dit satisfaite des résultats de l’atelier bilan. Car, il a permis aux participants de surtout comprendre qu’il y a lieu pour eux de ne plus prendre beaucoup de crédits afin de pouvoir le rembourser facilement et de démarrer tôt le mécanisme, pour éviter de subir les aléas du prix du marché. L’atelier vise par ailleurs à voir comment intégrer dans le système des mécanismes d’accès aux intrants agricoles, souligne Rassidatou Moustafa. Il s’agira, pour les acteurs, de réfléchir à combiner le warrantage activités génératrices de revenus au warrantage intrant, explique la spécialiste Warrantage Acma2.
Nicaise Ganhounouto, chef d’agence Porto-Novo d’Alidé, salue le partenariat entre les deux structures. Il a aussi déploré la baisse des prix de vente du maïs lors du déstockage sur le marché au cours de la campagne passée. Ce qui a occasionné des impayés qui tournent autour de 22 millions FCfa pour les deux agences Porto-Novo et Bohicon qui octroient de crédits aux producteurs agricoles. Selon lui, Alidé est actuellement en négociation avec Acma2 et les producteurs afin d'étudier les voies et moyens pour solder les impayés. Nicaise Ganhounouto souhaite que le gouvernement accompagne les producteurs sensibilisés à produire beaucoup, surtout du maïs. Il invite le gouvernement à dupliquer l’expérience concluante d’Acma2 dans les autres communes où le programme n’est pas présent. Un souhait partagé par Eloi Djodjo, producteur agricole à Djidja. Il félicite Acma 2 avec son système de warrantage dont l’utilité n’est plus à démontrer et qui améliore leurs conditions de vie. Il souhaite que les décideurs aident les producteurs agricoles à trouver des marchés, notamment sur les plans local et régional dont le Nigeria, pour l’écoulement des produits agricoles avec un retour sur investissement.
Société 08 nov. 2018

La liste provisoire des Établissements privés d’enseignement supérieur (Epes) agréés, a été publiée dans la soirée d’hier. Cet acte fait suite à l’adoption par le Conseil des ministres des recommandations du Conseil consultatif national de l’enseignement supérieur.
Dodji Amouzouvi, directeur des Établissements privés d’enseignement supérieur (Depes), à la faveur d’un point de presse, a mis l’accent sur le caractère provisoire des listes publiées. À en croire ses explications, les Epes ont, sous quinzaine, la possibilité de porter des réserves et demander la rectification d’erreur matérielle, preuves à l’appui.
Dodji Amouzouvi a souligné qu’il y a trois catégories de listes. Au total, 136 Epes sont concernés par ces listes. D’abord, 50 ont reçu l’agrément pour des filières précises. Parmi eux, 27 ne peuvent recruter des étudiants en première année. Pour des filières données, ils ont obtenu des avis défavorables. Cependant, « les écoles ont la possibilité de présenter ces filières à l’agrément lors de la prochaine session », précise le Depes.
Outre les Epes qui ont reçu d’agréments pour toutes les filières et celles qui ont des avis défavorables pour certaines filières, il y a les écoles qui ont reçu des avis sous réserve pour des filières. Elles sont au total 10 et peuvent voir ces filières rétablies si les éléments pour lever la réserve sont fournis sous quinzaine. Aussi, sept autres Epes ont reçu la réserve, non pas pour des filières, mais pour imprécision, soit des statuts des promoteurs, soit pour le statut de l’établissement. Celles-ci ont aussi la possibilité de se faire rétablir sous quinzaine dès la notification.
En définitive, 20 Epes ont obtenu l’avis favorable d’agrément dans des filières. Aussi, 24 autres Epes sont agréés à ouvrir pour l’année 2018-2019, avec des formations de licence et de master professionnels. Ces établissements pourraient recruter des étudiants en première année dans lesdites filières.
En outre, 50 Epes sont fermés dans toutes les filières pour compter de l’année académique 2018-2019. Ces Epes ne fonctionnent plus ou fonctionnent de façon irrégulière depuis au moins deux ans. Ils ont été déjà suspendus en 2016-2017. Certains disposent des autorisations de création expirées.
Entre autres décisions, il est signalé que 12 Epes n’ont pas cru devoir présenter des dossiers pour obtenir l’agrément. Selon Dodji Amouzouvi, aux termes de l’article 6 du décret 2017-194, ainsi que les autres dispositions en vigueur, notamment celles du décret 818-2008 et d’autres textes réglementaires, ces établissements seront fermés à la fin du processus. En attendant, dit-il, ils ne peuvent plus recruter en première année. Cependant, ces Epes pourront poursuivre et achever les formations en cours à partir de la deuxième année.
Liste provisoire des Établissements d'Enseignement supérieur fermés dans toutes les filières à compter de la rentrée 2018-2019 après suspension en 2016-2017 pour non-fonctionnement ou fonctionnement irrégulier et pour expiration de l'autorisation de création (En vertu des articles 15, 21 et du 22 du Décret 818-2008 du 31 décembre 2008)
1- INSTITUT COOPERATIF AFRICAIN DE MANAGEMENT APPLIQUE (ICAMA)
2- INSTITUT SUPERIEUR DE GESTION (ISG)
3- INSTITUT REGIONAL D’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR (IRES) du COMPLEXE SCOLAIRE ET UNIVERSITAIRE (CSU) JEAN JACQUES ROUSSEAU
4-CENTRE POLYTECHNIQUE UNIVERSITAIRE DE COTONOU (CePUC)
5- INSTITUT POLYTECHNIQUE D’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR DE L’UNION
(IPES-UNION)
6- ECOLE DE TECHNOLOGIE SUPERIEURE KARL VON TERZAGHI (ETS KVT)
7- ECOLE SUPERIEURE DES TECHNIQUES D’AVENIR (ESTA)
8- CENTRE DE FORMATION ET DE RECYCLAGE (CEFOREC)
9- ECOLE DE BTS MASTER SCHOOL (MASTER SOFT)
10- ECOLE DE HAUTES TECHNOLOGIES
11- INSTITUT DE FORMATION PROFESSIONNELLE BOBO
12- ÉCOLE SUPÉRIEURE DE TECHNOLOGIE ET DE GESTION «L’EXCELLENCE»
13- HAUTE ECOLE UNIVERSITAIRE LIBRE DU BENIN (HEULI BÉNIN)
14- CENTRE DE FORMATION PROFESSIONNELLE CONTINUE (CFPC-CNAM)
15- CENTRE D’ETUDES COMMERCIALES ET DE GESTION (CECG)
16- ECOLE SUPERIEURE POLYTECHNIQUE (ESPO)
17- ECOLE DES CADRES
18- INSTITUT DE CHIMIE ET DE BIOLOGIE APPLIQUÉES
19- INSTITUT DU QUARTIER LATIN (IQL)
20- HAUTE ECOLE DE GESTION ET D’INDUSTRIE (HEGI OUIDAH)
21- HAUTE ECOLE DE GESTION ET D’INDUSTRIE (HEGI NATITINGOU)
22-INSTITUT SUPERIEUR DES TECHNIQUES ECONOMIQUES ET DE GESTION (ISTEG)
23- ECOLE PROFESSIONNELLE SALESIENNE SAINT JEAN BOSCO
24- INSTITUT UNIVERSITAIRE SOTTIN D’AFRIQUE
25- ECOLE SUPERIEURE D’ADMINISTRATION ET DE GESTION (ESAG AMEN)
26- INSTITUT UNIVERSITAIRE AFRICAIN DU BÉNIN
27- ECOLE SUPERIEURE D’ENSEIGNEMENT PROFESSIONNEL LE BERGER
(ESEP LE BERGER PARAKOU)
28- INSTITUT SUPERIEUR D’EXPERTISE ET DE GESTION (ISEG PARAKOU)
29- ECOLE SUPERIEURE DE TECHNOLOGIE IFFA (EST-IFFA)
30- INSTITUT DE MANAGEMENT ET DE GESTION
31- ECOLE SUPERIEURE DES SCIENCES APPLIQUEES ET DE MANAGEMENT SAINT-JOSEPH (ESSAM-SJ)
32- INSTITUT PANAFRICAIN DE FORMATION SUPERIEURE (IPAFOS)
33- INSTITUT SUPÉRIEUR D’ENSEIGNEMENT TECHNIQUE DU COMPLEXE SCOLAIRE ET UNIVERSITAIRE LE VERGER
34- INSTITUT SUPÉRIEUR DE TECHNOLOGIE - annexe de Porto-Novo
35- ESEP LE BERGER DE PORTO-NOVO
36-INSTITUT DU SAVOIR ET DU SAVOIR-FAIRE ( ISS-KARSPERSKY)
37- INSTITUT UNIVERSITAIRE ESPOIR AFRICA
38- ECOLE SUPÉRIEURE POLYTECHNIQUE ET DE GESTION «LA GRATITUDE»
39- INSTITUT SUPERIEUR D’ENSEIGNEMENT TECHNIQUE NOTRE DAME
D’AFRIQUE (ISET–NDA)
40- ECOLE SUPÉRIEURE LA PROPHÉTIE
41- INSTITUT UNIVERSITAIRE POUR LA PAIX ET LE DÉVELOPPEMENT DE
L’AFRIQUE (IUPDA)
42- UNIVERSITÉ DES SCIENCE ET TECHNOLOGIE DU BÉNIN (USTB)
43- UNIVERSITÉ DE SCIENCES APPLIQUÉES ET DE MANAGEMENT (USAM)
44- ÉCOLE SUPÉRIEURE INTERNATIONALE D’ENSEIGNEMENT TECHNIQUE (ESIET)
45- ÉCOLE INTERNATIONALE DE COTONOU (EIC-DAUPHINE)
46- ÉCOLE SUPÉRIEURE D’INGÉNIERIE DU COMMERCE (ESIC)
47- INSTITUT SUPÉRIEUR DE L’ORGANISATION (ISOr)
48- ÉCOLE SUPÉRIEURE D’ÉCONOMIE ET DE GESTION (ESEG)
49- INSTITUT SUPÉRIEUR DE COMMUNICATION POUR LE DÉVELOPPEMENT (ISCD WANAD)
50- CENTRE REGIONAL AFRICAIN DE FORMATION POUR LES ENTREPRISES (CRAFE)
Liste provisoire des établissements à fermer à la fin du processus parce que n’ayant pas présenté de dossiers pour l’agrément
1- CFPMM
2- ISFES Laura Vicuna
3- ÉCOLE POLYTECHNIQUE DES GÉNIES «POLYTECH ADA »
4- ÉCOLE POLYTECHNIQUE DE COMMERCE ET D’ADMINISTRATION DES ENTREPRISES
DU BÉNIN (ESCAE BÉNIN)
5- HOUDÉGBÉ NORTH AMERICAN UNIVERSITY BENIN (HNAUB)
6- INSTITUT UNIVERSITAIRE DE BOHICON (IUBo)
7- CENTRE D’ÉTUDES TOURISTIQUES DE L’AGENCE AFRICIANE DE TOURISME
(CET-AAT-IPAAM)
8- INSTITUT SUPÉRIEUR DE L’AFRIQUE DE L’OUEST (ISAO)
9- INSTITUT UNIVERSITAIRE DE SCIENCES ÉCONOMIQUES ET BIOLOGIQUES
APPLIQUÉES (IUSEBA)
10- INSTITUT SUPÉRIEUR DE COMMUNICATION, D’ORGANISATION ET DE MANAGEMENT (ISCOM)
11- INSTITUT SUPÉRIEUR DE FORMATION PROFESSIONNELLE (ISFOP)
12- L’INSTITUT PINACLE

Les éléments de la Police républicaine recherchent activement les auteurs du braquage perpétré en début de soirée du mardi 6 novembre dernier au quartier Sèkandji dans la commune de Sèmè-Podji. Ils ont mis à prix la tête de ces malfrats qui ont réussi à emporter la somme de 17,050 millions F Cfa.
La direction départementale de la Police républicaine de l’Ouémé lance un appel pressant et urgent à témoignage, contre forte récompense et garantie d’anonymat, à toute personne capable de lui fournir des informations sur les auteurs de ce crime et leurs éventuels complices. Ces gangsters seraient au nombre de deux et ont dépouillé leur cible, un agent des parcs de vente de véhicules d’occasion, du pactole qu’il détenait. Ce dernier était sur sa moto, sans toutefois savoir qu'il était poursuivi par des hors-la-loi armés de fusil Akm qui l’ont braqué à hauteur du carrefour de Sèkandji en lui tirant dessus au niveau du pied gauche pour le déséquilibrer. Blessée, la victime n’a eu la vie sauve que grâce à son évacuation rapide au Centre national hospitalier universitaire (Cnhu) Hubert Koutoukou Maga de Cotonou par les sapeurs-pompiers. Selon les premiers éléments de l’enquête parvenus à la Police républicaine, les deux malfrats ont emprunté une moto de marque Sanili et portaient des pantalons Jeans. Ils ont opéré à visage découvert. L’alerte donnée à la patrouille du corridor du commissariat d’Agblangandan n’a pas permis d’interpeller jusqu’ici ces individus qui se sont rapidement confondus dans la masse, regrette la direction départementale de la Police républicaine de l’Ouémé qui reste déterminée à mettre la main sur eux.
Par Thibaud C. NAGNONHOU, A/R Ouémé-Plateau
Société 08 nov. 2018
Coupe d’Afrique des nations 2019[/caption]Plusieurs sélectionneurs sur le continent ont rendu publiques leurs listes dans le cadre de la 5è journée des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des Nations 2019.
En prélude à la 5e journée des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des nations 2019, les sélectionneurs de certains pays du continent ont déjà dévoilé leurs listes. Il s’agit des entraîneurs du Togo, de l’Egypte, de l’Afrique du Sud qui ont convoqué leurs joueurs pour cette échéance. Le sélectionneur des Pharaons, Javier Aguirre Anaindia, a fait appel à 27 joueurs dont 11 expatriés et 16 locaux. On note les absences d’Ali Gabr, Ahmed Fathy, Ramadan Sobhi et d’Ahmed Hassan Kouka, tandis qu’Amr El-Sulaya (Al Ahly) effectue son retour pour la première fois depuis le démarrage de la randonnée. Ayant déjà obtenu leur billet pour la Can 2019, les Pharaons d’Egypte vont affronter, le 16 novembre prochain à Alexandrie, les Aigles de Carthage de la Tunisie.
En ce qui concerne le Togo, Claude Le Roy a déjà rendu publique la liste des Eperviers avec le capitaine Emmanuel Adébayor qui revient contre les Fennecs à Lomé. Le sélectionneur des Bafana Bafana, Stuart Baxter, a fait appel depuis lundi dernier à 23 joueurs pour sa prochaine confrontation avec le Nigeria, le 17 novembre dans le groupe E. Dans cette liste figurent, le milieu de terrain Thulani Serero qui signe son grand retour, l’attaquant de Strasbourg, Lebo Mothiba, Dean Furman, Kamohelo Mokotjo, Bradley Grobler. La Fédération gabonaise de Football informe, quant à elle, que le sélectionneur des Panthères, Daniel Cousin, dévoilera sa liste de joueurs convoqués vendredi 9 novembre prochain au cours d’une conférence de presse au siège de la Fegafoot. Relancé dans la course à la qualification, le Gabon, 2è du groupe C, reçoit les aigles du Mali, leader, le 17 novembre prochain.
Les joueurs de la sélection masculine[/caption]Les sélections béninoises (dames et messieurs) vont quitter Cotonou, ce jeudi 8 novembre, dans le cadre de la Coupe d’Afrique des nations (Can) de basket-ball 3×3 qui se tiendra à Lomé. Logé dans le groupe A aux côtés de l’Égypte et du Mali chez les messieurs et dans la poule B, chez les dames avec le Nigeria et l’Egypte, le Bénin ambitionne d’aller loin dans ce tournoi.
Les deux sélections béninoises (dames et messieurs) vont participer du 9 au 11 novembre prochain à la Coupe d’Afrique des nations (Can) de basket-ball 3×3 à Lomé. Elles vont quitter Cotonou demain jeudi pour la capitale togolaise. Après le tirage au sort de la compétition effectué, vendredi dernier, le Bénin a hérité de l’Egypte et du Mali, dans le groupe A chez les hommes et du Nigeria et l’Egypte chez les dames. Au total, 24 sélections venues de 14 pays sont attendues à cette compétition cette année. Il s’agit du Bénin, du Burkina Faso, du Cap-Vert, de la Côte d’Ivoire, de l’Égypte, du Mali, du Nigeria, du Togo, de l’Ouganda, de la République démocratique du Congo, du Ghana et du Niger (uniquement dans le tableau des dames), de la Mauritanie et de Madagascar (seulement chez les hommes).
Les deux sélections se préparent depuis le 13 octobre dernier à l’Unafrica de Cotonou sous l’égide du coach principal Elemeze Mohamed Lanyan. On retrouve la plupart des joueurs ayant permis au Bénin de décrocher son billet lors des éliminatoires à Cotonou dans les sélections. En plus des joueurs retenus pour la compétition, Sylver Houngbedji et Louise Akotègnon, deux arbitres béninois participent à ce tournoi continental.
Sports 07 nov. 2018

« Tout homme ouvrant un livre y trouve une aile, et peut planer là-haut où l’âme en liberté se meut… L’alphabet que l’enfant avec son doigt épelle contient sous chaque lettre une vertu. Le cœur s’éclaire doucement à cette humble lueur ; Donc, au petit enfant, donnez le petit livre… », a dit le poète pour montrer toute l’importance du livre et de la lecture.
L’adage soutient plutôt que pour cacher quelque chose à l’Africain en général et au Béninois en particulier, il suffit de le consigner dans un livre. Cette boutade qui sonne comme une avanie à l’endroit de tout un peuple n’est pas moins vraie. Et pour cause !
Le livre ne jouit pas sous nos cieux de tout le prestige qui devrait l’entourer. Force est de constater que la chaîne du livre patine encore, malgré les nobles initiatives pour sa production et sa promotion. Dans un environnement où bon nombre tirent encore le diable par la queue, acquérir un livre paraît un luxe et n’est pas forcément la chose la mieux partagée. Outre les ouvrages au programme que déjà peu de parents arrivent à offrir à leurs enfants au cours de leur cursus, le réflexe d’aller en librairie pour acquérir les dernières parutions est quasi-absent des habitudes.
L’état des lieux peu attrayant des bibliothèques (en dehors des écoles et des centres d’apprentissage) renseigne à souhait sur leur taux de fréquentation. Certes, le fort taux d’analphabétisme y est pour quelque chose ; mais combien de ceux qui savent lire se portent-ils systématiquement vers la lecture comme passe-temps favori ? Préoccupés par le pain quotidien, les adultes ne montrent pas toujours l’exemple. Et ce ne sont pas les enfants qui devraient apprendre plus par mimétisme à aller vers le livre, qui s’intéresseront à la lecture, puisqu’ils n’ont jamais vu leurs parents se délecter d’un ouvrage. Encore quelques jours, et la course aux jouets dans le cadre des fêtes de fin d’année s’amorcera. L'on peut parier, sans risque d’être pris à défaut, que le livre ne fera pas partie des cadeaux.
L’on priorise encore l’investissement dans le béton et dans les funérailles que dans le savoir et dans l’homme. L’industrie du livre reste embryonnaire et les acteurs de la chaîne du livre sont mal lotis. Les rares maisons d’édition ne tournent qu’à faible régime au ‘’Quartier latin’’ de l’Afrique. Les machines à photocopier passent également par-là, tuant ainsi la créativité. Dans ces conditions, l’écrivain béninois et africain aura du mal à vivre de son œuvre.
En ce moment où l’on célèbre la Journée internationale de l’écrivain africain, il importe d’attirer l’attention des parents sur leur devoir et les pouvoirs publics sur la nécessité de développer la chaîne du livre, en vue de préparer une nouvelle génération d’intellectuels béninois pour l’avenir. Pour ce faire, une politique originale de promotion du livre s’avère indispensable afin de dynamiser les centres de lecture et d’animation culturelle, renflouer les bibliothèques, soutenir les initiatives (caravanes, semaines du livre, prix littéraires, etc.). C’est en cela que le Fonds des arts et de la culture ex-Fonds d’aide à la culture (Fac) devra intégrer un mécanisme de promotion des ouvrages et intéresser les plus jeunes à la lecture dès le bas âge. Il faut saluer les efforts faits pour rendre accessibles les manuels scolaires et didactiques aux apprenants et promouvoir les auteurs béninois de plus en plus inscrits au programme dans les lycées et collèges. Mais l’Etat devra aller plus loin pour rendre la fabrication du livre plus aisée en détaxant par exemple les intrants, en subventionnant l’ensemble des productions sans exclusive et en favorisant leur distribution. C’est ainsi qu’on pourra tourner dos au désert de compétences et chasser les ténèbres de l’ignorance.
C’est ce que je crois?
Joséa Dossou-Bodjrènou, directeur de Nature tropicale Ong[/caption]Joséa Dossou-Bodjrènou est directeur de l’Ong Nature tropicale spécialisée dans la sauvegarde de l’environnement. A l’occasion d’une journée portes ouvertes qu’il a organisée récemment, il a exprimé son vœu de voir s’appliquer les textes de loi sur l’environnement afin de le préserver. A travers cette interview, il est revenu sur la nécessité d’appliquer la loi pour sauvegarder les Biens publics mondiaux et le rôle de chaque acteur à cet effet.
La Nation : Pourquoi une journée portes ouvertes sur les Biens publics mondiaux ?
Joséa Dossou-Bodjrènou : La journée portes ouvertes, au profit des Organisations non gouvernementales (Ong) impliquées dans la mise en œuvre du programme Srjs dénommé Ressources partagées, solutions communes, vise à sensibiliser les divers acteurs sur la nécessité de sauvegarder l’environnement grâce aux lois. L’humanité dispose des Biens publics mondiaux (Bpm) qui sont des ressources qui appartiennent à nous tous, mais malheureusement, des gens ne prennent pas conscience que leur préservation et leur utilisation dépendent de tout le monde. Et grâce à la Coopération néerlandaise, depuis deux ans, une dizaine d’Ong ont commencé à travailler pour l’application des lois qui protègent ces ressources. Nous avons choisi cette journée pour faire découvrir au public les actions que mènent ces Ong dans la lutte par exemple contre la criminalité faunique, la criminalité de la flore, la destruction de notre environnement, c’est-à-dire les crimes environnementaux que nous commettons. Que ce soit individuellement ou collectivement, ces Ong travaillent pour que ceux qui commettent ces crimes soient sévèrement punis et que nos ressources et notre écosystème soient mieux préservés.
Sur la question de la préservation de l’environnement, n’y a-t-il pas un arsenal juridique qui réglemente les pratiques ?
Vous savez que dans notre pays, la loi cadre sur l’environnement exige que, pour tous les grands travaux initiés par l’Etat ou les privés, des études d’impact environnemental soient faites et qu’après ces études, un certificat de conformité environnementale soit décerné à l’entreprise ou à la structure de l’Etat avant l’exécution des travaux. Mais dans la réalité, ça ne se passe pas toujours ainsi. Et l’on constate que des entreprises s’installent, font des travaux et après créent des dommages à l’environnement sans être sanctionnées, ni inquiétées. Et dans notre pays, si l’on doit continuer ainsi, on risque de perdre beaucoup dans l’environnement. A notre niveau, nous avons choisi cette journée pour montrer les différentes actions que mènent les Ong au niveau local comme au niveau national, pour mieux préserver nos ressources.
Quelles sont vos perspectives ?
A travers cette initiative, on s’attend surtout à une prise de conscience de tous les participants, à un changement de mentalité. Nous avons mis l’accent sur la jeunesse. Ainsi, les élèves qui sont dans le quartier sont venus visiter les stands et le musée. S’ils prennent conscience de l’existence des lois qui préservent leur environnement, ils pourront être beaucoup plus sensibles à l’âge adulte ou quand ils deviendront des leaders demain. C’est aussi l’occasion pour l’autorité locale de voir ce que les Ong font pour accompagner les gouvernants dans la préservation de l’environnement et de nos ressources. Et, nous espérons qu’il y aura cette prise de conscience et que dès aujourd’hui, les gens comprendront que plus rien ne sera comme avant. Si on crée des dommages à l’environnement, on doit être en mesure de subir la rigueur de la loi.
Quelle sera l’implication des autorités dans la prise de sanction contre les fautifs ?
L’une des activités importantes au cours de la journée, c’est une formation au profit des Ong en ce qui concerne l’application des lois environnementales. C’est l’occasion pour les Ong de s’approprier les lois qui préservent notre environnement, les conventions au niveau des pays et le rôle des acteurs dont l’Etat, la société civile... Et quand on parle de l’Etat, ce n’est pas seulement l’Etat au niveau administration et autres, mais aussi au niveau des agents assermentés. Par exemple, si vous avez des problèmes environnementaux dans votre quartier, vous devez savoir qui vous devez appeler. L’article 27 de notre Constitution dit que nous avons droit à un environnement sain. Mais quand notre environnement est perturbé alors que cette loi dit que nous avons le droit de le défendre et que l’Etat a l’obligation de nous accompagner, si vous êtes en difficulté dans votre quartier, qui faut-il contacter pour que ces problèmes soient réglés ? Au cours de la formation, nous avons essayé d’attirer l’attention sur le rôle de chaque acteur surtout les agents assermentés : les forestiers, les agents de pêche, même la Police environnementale dans notre quartier ou la Police républicaine… Quand vous connaissez leur rôle, vous savez à qui vous adresser en cas de difficulté. Mais cela ne s’arrête pas là. Au niveau de la justice, il faut que les procédures soient respectées afin que les sanctions tombent. Nous profitons de l’occasion pour amener chacun à jouer son rôle pour que la justice puisse sévir. Quand les gens auront peur de la loi, ils pourront respecter notre environnement.
Propos recueillis par Alexis M. METON
Environnement 07 nov. 2018

Le Conseil des ministres du mardi 6 novembre s’est penché sur la mise en œuvre du projet Assurance pour le renforcement du capital humain (Arch) et a décidé de facilités à offrir à une frange de la population ciblée pour le compte de la phase pilote dudit projet.
Réuni en Conseil des ministres, hier, le gouvernement a adopté le cadre institutionnel de mise en œuvre du projet Assurance pour le renforcement du capital humain (Arch) dont les quatre composantes sont l’assurance-maladie, la formation, le crédit et la retraite. Cette mise en œuvre nécessite une identification préalable et fiable des populations bénéficiaires. « Dans ce cadre, 350.000 personnes éligibles sont ciblées pour bénéficier de la phase pilote dès le 1er janvier 2019 », a indiqué le ministre en charge de la Culture, Oswald Homeky, présentant le compte rendu du Conseil des ministres. En vue de faciliter leur identification et pour leur permettre d’accéder au paquet de services sociaux prévus à leur profit, poursuit-il, le Conseil des ministres a autorisé la production, à la charge de l’Etat, de cartes d’identité biométriques issues de la base de données du Recensement initial administratif à vocation d’identification de la population (Ravip).
Cette mesure prise par le gouvernement permettra de donner un coup d’accélérateur au projet qui entre ainsi dans une phase importante de sa concrétisation. Il faut rappeler que l’Arch est un projet de protection sociale prévu dans le programme d’actions du gouvernement (Pag) pour sortir le Bénin de la précarité. Il est essentiellement destiné aux couches les plus démunies des secteurs de l’agriculture, du commerce, du transport, de l’artisanat, de l’art et de la culture ainsi qu’aux personnes démunies sans activité. L’assurance maladie en est le volet principal.

Les enjeux et défis de la formation et de l’emploi au Bénin constituent une question d’actualité. Le sujet a été, hier mardi 6 novembre, au cœur de la 22e édition des conférences périodiques de la Direction générale des Affaires économiques (Dgae). Les travaux ont été lancés par le directeur de cabinet du ministre de l’Economie et des Finances (Mef), Servais Adjovi.
Comment arrimer les offres de formation aux besoins réels du marché? C’est la problématique abordée par les participants à la 22e édition des conférences périodiques de la Direction générale des Affaires économiques (Dgae).
Pour le directeur général des Affaires économiques, Aristide Médénou, le choix de ce thème se justifie par l’ampleur que prend le phénomène du chômage et du sous-emploi au Bénin. «Selon les chiffres de l’Insae en 2015, 40 ? des jeunes en activité sont en situation de sous-emploi», a-t-il rappelé tout en insistant sur la nécessité de promouvoir l’esprit d’entrepreneuriat chez les demandeurs d’emploi.
La problématique de l’emploi est, selon le directeur de cabinet du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique
(Mesrs), Bienvenu Koudjo, une préoccupation majeure au Mesrs. « L’adéquation de la formation aux besoins est un souci permanent. Autrefois, les choix et offres de formation étaient faits de façon aléatoire si bien que la formation n’était pas du tout axée sur les besoins. Depuis l’avènement du gouvernement de Patrice Talon, l’adéquation des offres de formation aux besoins est devenue un défi », fait-il savoir. Le directeur de cabinet du Mesrs ajoute que la priorité est donnée aujourd’hui aux formations techniques et scientifiques au détriment des formations généralistes. C’est dans ce cadre que sont ouvertes des universités thématiques comme l’Université nationale d’agriculture, l’Université des sciences techniques et mathématiques. A en croire le directeur de cabinet du ministre de l’Economie et des Finances (Mef), Servais Adjovi, le gouvernement est dans la dynamique de la transformation structurelle de l’économie béninoise et l’économie du savoir est l’un des axes de développement choisis par le gouvernement de Patrice Talon. Le gouvernement met l’accent sur l’employabilité des jeunes en insistant sur les filières techniques, notamment les métiers du bois, de la mécanique auto, du tourisme et de l’agriculture pour des formations de courte durée (deux ans). « Relever le défi du développement, c’est aussi relever le défi d’une éducation de qualité... Le système éducatif doit contribuer à la formation intégrale de l’homme », a-t-il déclaré avant d’émettre le vœu que les échanges débouchent sur des recommandations pour le renouveau du système éducatif.
Kodjo Sena Houngbèmè[/caption]Le patron de « Nouvelle donne musique » devenu, il y a peu, le promoteur de la chaine musicale panafricaine « Digital black music » n’est pas encore satisfait de la musique de son pays. Il faut faire davantage d’efforts pour l’exporter et la porter sur l’échiquier international, soutient-il.
Kodjo Sèna Houngbèmè, promoteur de la chaîne de télévision « Digital black music » et de la structure de production « Nouvelle donne musique » fait partie de la longue liste des producteurs déçus par des artistes béninois. Cette phase de sa carrière de professionnel du show-business, il en parle avec amertume. Inutile de mentionner ici les artistes de la musique urbaine à la base de la frustration de ce promoteur qui cumule plus de vingt ans de métier au service de la promotion musicale au Bénin, dans la sous-région, en France, aux Etats-Unis…
Malgré cette note salée, le promoteur continue de se battre pour offrir à la musique de son pays une image de marque sur le plan international. Grâce à lui, de nombreux artistes béninois sont positionnés et promus à travers des spectacles, mais beaucoup plus pour une diffusion sur les chaînes thématiques à l’international. Cette promotion s’est accrue depuis que l’homme s’est lancé lui-même dans l’aventure d’une chaîne de télévision, « Digital black music » plus connue sous le nom de « Dbm ». Mais ce n’est pas pour autant que Kodjo Sèna Houngbèmè est satisfait. L’état de la musique de son pays le laisse quelque peu perplexe. « En général, je ne vois rien de novateur, rien de sexy. Je ne vois pas d’avancée. C’est difficile d’avoir des contenus de qualité qui puissent rivaliser avec l’international», se plaint-il.
Comment expliquer alors la flopée d’artistes, notamment ceux de la musique urbaine sur les chaînes de télévision internationales ? « C’est parce que moi je suis d’ici. Je connais le terrain. Certes je n’en fais pas une cause personnelle mais j’apporte ma contribution », explique-t-il. Parlant de contribution, on peut sans risque de se tromper avouer que ce « boss » du showbiz en a apporté et pas des moindres. D’abord, de par sa position de décideur puis de représentant de la chaîne thématique Trace Africa et depuis peu, en tant que promoteur de « Dbm ».
Encore du travail à faire
Malgré ce début de satisfaction, il estime qu’il y a encore du travail à faire. « Pour réussir, il faut mettre en place un système participatif avec les acteurs », propose-t-il. « Il faut faire des états généraux du secteur avec les acteurs d’ici et ceux qui sont à l’extérieur, qu’ils viennent s’exprimer, apporter leurs visions », suggère-t-il ensuite.
Kodjo Sèna Houngbèmè pense que les talents ne sont vraiment pas soutenus pour aller encore plus loin et s’exporter. « Si le Bénin n’a pas des stars, cela ne peut pas susciter des vocations. Le Bénin devrait être fier d’avoir des gens comme nous à la tête d’un projet comme Dbm Tv qui ne court pas les rues », lance-t-il fièrement. Juste le temps de se reprendre, pour laisser entendre qu’au pays, depuis qu’il a lancé ce projet, il n’a reçu aucun soutien politique. « De mon expérience personnelle, les autorités béninoises ne soutiennent pas les projets. Et ce n’est pas normal parce que nous sommes des exemples, une fierté pour l’Afrique. Toute société normale crée ses références pour susciter des vocations », dira-t-il aussi, sans que cela constitue un motif de découragement. « Nous faisons ce que nous pouvons à notre niveau. Pour ma part, pour une culture qui va s’exposer je ferai tout », assure-t-il. Une assurance qu’il partage avec les jeunes Béninois à qui il demande de continuer à rêver. « Quand on ne rêve plus, c’est qu’on est déjà mort », sourit-il.