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Nouvelles

Réforme de la décentralisation : Le gouvernement fixe les critères de catégorisation des communes
La réforme de la décentralisation poursuit son chemin. Au cours du Conseil des ministres de ce mercredi 1er juin, quatre décrets d’application de la loi n°2021-14 du 20 décembre 2021 portant code de l’administration territoriale en République du Bénin ont été pris. Parmi ces actes règlementaires, il y en a deux qui procèdent à une classification formelle des communes suivant les statuts particulier, intermédiaire et ordinaire. Ils organisent aussi de façon exhaustive les critères de catégorisation des communes et prévoient une périodicité décennale pour leur évaluation en vue de l’actualisation. Parlant précisément des critères, les communes à statut particulier sont celles qui ont une population de plus de 200 000 habitants et ont pu mobiliser des ressources propres s’élevant à un milliard F Cfa. De leur côté, les communes à statut intermédiaire sont celles qui sont chef-lieu de département ou ont une population d’au moins 100 000 habitants et ont pu mobiliser durant les trois dernières années des ressources propres qui s’élèvent au moins à 500 millions F Cfa, ou encore ont joué un rôle prépondérant dans l’histoire du Bénin. Le reste des communes a le statut ordinaire jusqu’à la prochaine actualisation. Actualités 01 juin 2022


Tournée gouvernementale : 1100 doléances et préoccupations recueillies
Les analyses, commentaires et suggestions faits par les populations lors de la tournée gouvernementale sur la cherté de la vie organisée du 12 au 24 mai dernier ne sont pas tombés dans l'oreille d'un sourd. Cette initiative reste un véritable exercice d’échanges fructueux avec les populations. Au cours de ces assises savamment préparées en amont, 1100 doléances et préoccupations ont été recueillies dans les 77 communes, a fait savoir le Conseil des ministres de ce mercredi 1er juin 2022. Si certains des sujets concernent directement la cherté de la vie, d’autres par contre abordent des sujets d’ordre spécifique, c’est-à-dire qu’ils concernent le développement local ou structurel. Par suite du point fait de cette tournée, des décisions subséquentes ont été prises. Entre autres, on peut retenir l’intensification des contrôles de prix et l’application répressive conformément à la loi par les directions départementales compétentes, la fixation prochaine du plafonnement des prix de vente au détail du blé et du ciment sur tout le territoire national. De même, des magasins de cession des intrants vivriers seront créés dans toutes les communes. En réponse toujours aux préoccupations exprimées par les populations, le gouvernement a aussi décidé de l’organisation par diverses structures concernées d’une campagne de sensibilisation sur le programme de sédentarisation. Les étudiants ne sont pas du reste dans les solutions annoncées en Conseil des ministres. Leur ministre de tutelle est instruit pour que les rations normales de restauration dans les différents campus universitaires soient rétablies. Quant aux enseignants, des dispositions seront prises pour le paiement de leur solde de primes de rentrée ainsi que des primes pédagogiques. Actualités 01 juin 2022


Lutte contre la menace terroriste en Afrique : Le Maroc préconise une approche globale et intégrée
Une approche globale et intégrée alliant actions sécuritaire, économique, sociale et cultuelle. Telle est la recette préconisée par la diplomatie marocaine pour venir à bout du terrorisme, qui connait des mutations en Afrique. L'écosystème du terrorisme évolue vers un ‘‘nexus affirme’’, selon Nasser Bourita, ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l'étranger. Autrement dit, la menace terroriste en Afrique oscille désormais entre terrorisme, séparatisme et criminalité ; et se fait plus agressive, à coup d'apparition de nouveaux groupes qui s'adaptent aux ripostes nationales et régionales, pour mieux cibler le chaos et le profit, a souligné le chef de la diplomatie marocaine samedi dernier à Malabo à l’ouverture du Sommet extraordinaire de l’Union africaine (Ua) sur la lutte contre le terrorisme et les changements anticonstitutionnels de gouvernements en Afrique. Pour rappel, les 85 Etats membres de la Coalition globale pour vaincre Daesh, réunis à Marrakech le 11 mai dernier, avaient acté ces mutations, que le Forum International de Dakar sur la paix et la sécurité tenu en 2016, sous la présidence de Macky Sall avait également anticipées. Terrorisme mutant Face à cette menace en mutation, a indiqué Nasser Bourita, « Notre force collective n'a jamais été autant fonction de nos vulnérabilités individuelles», décrypte-t-il, soulignant la pertinence de la thématique qui a réuni l’Afrique à Malabo le week-end dernier, au regard du contexte actuel, et portant sur le terrorisme et les changements anticonstitutionnels des gouvernements. "Pertinente au regard de la conjoncture haute en défis que traverse l'Afrique, marquée par une succession, voire une concomitance, de crises, sécuritaires en l'occurrence, qui ne laissent aucun répit’’, explique-t-il. Pertinente aussi, en ce que cette thématique traduit un regard lucide porté sur l'évolution du phénomène terroriste en Afrique; et en particulier cette faculté qu'il acquiert de prendre les couleurs de tous les maux dont il se nourrit: instabilité, insécurité, précarité et séparatisme, relève-t-il. Le ministre Bourita a, dans ce sens, souligné que les indicateurs de sécurité du continent passent au rouge, les uns après les autres, ajoutant que ceci signe le bilan opérationnel "mitigé" du "Plan d'Action de l'Ua sur la prévention et la lutte contre le terrorisme adopté en 2002. Mais, poursuit-il, s'il n'a pas permis de structurer une riposte efficace à l'échelle continentale, ce plan d'action aura eu le mérite d'exister, et de plaider pour le renforcement d'un cadre juridique qui peut être bien utile à l'avenir. Ainsi, il a appelé à ne négliger aucun espace politique ou opérationnel, aucune source de tension nationale ou régionale; et, surtout, ne laisser aucun pays sur le bas-côté. Dans ce cadre, Nasser Bourita a regretté la décision du Mali de se retirer du G5-Sahel qui est "une bien mauvaise nouvelle à méditer", dit-il, formluant le souhait que ce pays frère, dont l'engagement contre le terrorisme est déterminant, puisse reprendre rapidement sa place dans la riposte collective. Celle-ci, insiste-t-il, ne peut se concevoir que dans une approche globale et intégrée alliant actions sécuritaire, économique, sociale et cultuelle. Le Maroc, dans la lutte contre le terrorisme dont est caution la paix et le développement, ne marchande pas son leadership, à chaque fois affirmé. International 01 juin 2022


Dah Allokpè A. Dagbégnon, prêtre du fâ à Zakpota : « Il faut abandonner la pratique du lévirat »
Après le décès du conjoint, la famille attribue un des frères du défunt à son ou à ses épouses. Il s’agit du lévirat qui est une forme de mariage «forcé» pratiquée dans certaines localités du Bénin. Perçu par certains comme une pratique pour sauvegarder les intérêts du défunt, d’autres au contraire le dénoncent et le combattent parce que dégradant pour la veuve qui devrait être libre de disposer de sa vie après le décès du conjoint. Le notable et chef traditionnel Dah Allokpè Adahli Dagbégnon déconseille la pratique parce que les temps ont changé. La Nation : Dah Allokpè Adahli Dagbégnon, qu’est-ce que le lévirat? Dah A. Dagbégnon: Le lévirat qui est l’une des conséquences du veuvage est une institution de notre tradition, particulièrement en milieu fon. La femme qui perd son mari passe entre six mois et un an à faire le deuil. Et c’est déjà au cours des premières semaines qu’on lui attribue un frère ou un cousin du défunt qu’elle devra prendre comme époux. Aujourd’hui, dans certaines familles, ça se pratique encore. Que pensez-vous de cette pratique ? C’est une pratique qui, avec l’évolution du monde aujourd’hui, ne devrait plus être d’actualité. Car, selon moi et j’assume ce que je dis, ce sont là les aspects les plus négatifs des traditions en milieu Fon. En principe, lorsque notre père, grand-frère ou petit-frère décède et laisse sa femme, on devrait plutôt penser à comment faire pour prendre en charge ses enfants et surtout les aider à finir l’école ou l’apprentissage. Mais, curieusement, ce n’est pas du tout ce qui préoccupe les gens. Ils ne pensent qu’à récupérer son ou ses épouses un peu comme s’ils étaient déjà à l’affût, en attendant cette situation. Et pendant ou juste après les funérailles, ils commencent par parcourir les notables et sages de la famille pour négocier dans l’ombre ‘’le partage’’ des veuves. Ce sont des pratiques qui ne valorisent pas la femme et qui créent des conflits inutiles dans nos familles. Pourquoi ces usages avaient-ils donc été instaurés dans l’ancien temps ? Il faut reconnaitre que, dans l’ancien temps, le nombre de femmes était restreint et elle était considérée comme un trésor que la belle famille devait, coûte que coûte, garder, contrôler au risque de la perdre ou se la faire ravir par une autre famille envieuse et concurrente. Il n’y avait pas assez de femmes pour tout le monde. Aussi, ne parvenait à prendre une femme qui veut mais qui peut. La femme était une affaire de gros moyens, donc un enjeu de grande portée. La pré-dot, la dot et autres cérémonies de mariage n’étaient pas à la portée de tout le monde. Ce qui justifiait toutes ces dispositions que nos parents avaient mises en place pour sauvegarder ce que la famille a obtenu au bout de beaucoup de sacrifices. Au fait, la dot n’était pas qu’à la charge du prétendant mais aussi de la famille qui y contribue considérablement. Ainsi, la femme épousée appartient aussi à la famille qui veille sur elle en quelque sorte. Vous comprenez pourquoi à la mort du mari, la famille veuille tout faire pour la garder dans ses liens. Mais ça, c’est bien l’ancien temps. Quels peuvent être les avantages du lévirat pour les familles ? En son temps, peut-être qu’il y avait des avantages, mais aujourd’hui, je crois qu’il faut mettre fin à cela parce que les contextes ne sont plus les mêmes, les temps ont changé. Je ne vois aucun avantage si ce ne sont des problèmes. Fort heureusement aujourd’hui, les lois sont prises pour désormais sanctionner ces pratiques. D’ailleurs, il faut aussi reconnaitre que les choses n’étaient pas aussi faciles en ce temps-là. Ce sont des luttes qui s’observaient au sein des familles pour s’arracher la ou les veuves. Parfois, c’est entre les frères et les fils du défunt que les conflits éclatent. Des conflits aux conséquences souvent dramatiques. Qui doit jouir de telle ou telle autre veuve? Et ça déchirait les familles avec des gens qui s’entretuaient dans ce combat inutile. Face à tout ceci, moi, je pense que le lévirat n’est pas une bonne pratique à perpétuer de nos jours. Je dis et j’insiste qu’il faut se départir de ces tares de notre tradition qui arrièrent les femmes et divisent nos familles. Même au sein de ma communauté, nous sensibilisons au cours de nos cérémonies pour que nous nous débarrassions de cette pratique du lévirat et même du veuvage qui sont d’un autre âge. En ce qui me concerne, quand je suis sollicité pour intervenir en faveur de quelqu’un pour cette pratique, je dis non. Et pour les confondre, je leur demande s’ils s’attendaient au décès de l’époux ou s’ils courtisaient la femme avant le décès de son conjoint. Ce n’est pas normal que, sans savoir même de quelle maladie l’autre est mort, vous cherchiez à prendre sa femme. C’est un risque énorme. Aujourd’hui, la femme est libre dans ses choix et mérite respect. D’ailleurs, elle a déjà assez souffert ainsi. Il nous faut abandonner cette pratique et je ne suis pas sûr que nos filles d’aujourd’hui l’accepteraient. Société 01 juin 2022


Jardin botanique Edouard Adjanohoun: un sanctuaire au cœur de l’Uac
Créé en 1970, le jardin botanique et zoologique Edouard Adjanohoun, du nom du premier recteur de l’Université nationale du Bénin (Unb), demeure un site d’attraction et de pédagogie. C’est un poumon vert, encore peu connu de milliers d’étudiants et autres usagers de la plus grande université du Bénin. Beaucoup entretiennent encore le mythe autour de ce jardin botanique et zoologique, jusqu’à ce qu’ils découvrent la réalité au cœur de cette biodiversité étendue sur 15 hectares. Etudiante en deuxième année, Estelle Dokpo y a mis pieds pour la première fois ce samedi 21 mai 2022. « Le Jardin botanique est immense et très vert. J’ai découvert un environnement calme, doux et diversifié. Il y a beaucoup de choses qui m’y ont émerveillée, surtout ce paysage très rare qu’on aura de difficultés à retrouver dans nos villes », confie-t-elle. Vent, bruits de branches, grimaces de singes et chants d’oiseaux. Dans cette forteresse à ciel ouvert, l’atmosphère est unique et sensationnelle. Des plantes, on y trouve de toutes les formes, de toutes les tailles et de toutes les couleurs. Certains usagers saisissent l’opportunité pour se relaxer ou méditer au milieu de la flore. D’autres, concentrés sur leurs ordinateurs ou devant leurs bouquins, profitent du calme pour travailler. « Je suis fréquent dans ce jardin parce que la nature y est conservée. C’est tout le contraire de l’atmosphère qu’on a en ville, avec des bruits et des bouffées de chaleur. Ici, c’est plus calme et frais pour réfléchir », témoigne le chercheur Félix Mpo N'tcha, qui prend son temps pour lire un document volumineux. L’agronome Apollinaire Hounsavi préfère ce sanctuaire aussi pour être proche de la nature. « Ça m’inspire beaucoup. En tant qu’agronome, je me retrouve dans mon milieu», fait-il remarquer.   L’œuvre d’une vie ! Edouard Adjanohoun, créateur de ce jardin, a une réputation internationale. Premier botaniste noir, il a laissé ses empreintes un peu partout dans le monde: professeur de botanique et de biologie végétale à l'Université de Bordeaux III (1976-1990), vice-président du Conseil scientifique africain, président du Comité interafricain de l'Union africaine pour la médecine traditionnelle et les plantes médicinales africaines en 1988, recteur honoraire de l'Université nationale du Bénin, titulaire de la chaire de botanique en 1982, etc. Ce scientifique est auteur de plus de 200 travaux scientifiques dans les domaines de la botanique, de l’ethnobotanique, de l’écologie végétale, de la phytosociologie, de la gestion et de la conservation des ressources phylogénétiques. Edouard Adjanohoun a donc mis toute son énergie dans les plantes et dans ce jardin, avant son décès en janvier 2016. Aujourd’hui, l’espace qu’il a aménagé et qui porte son nom ne procure pas que des sensations. Il regorge d’une biodiversité incroyable. Le conservateur des lieux, Dr Onodjè Pierre Agbani, dévoile la richesse de ce jardin sous tutelle du Centre pilote régional de la biodiversité africaine (Cenprebaf). « Nous avons environ 880 espèces ligneuses et herbacées, dont 176 espèces exotiques. On retrouve ici beaucoup d’espèces ornementales, des bassins aux plantes aquatiques et semi-aquatiques, des espèces de mangroves. Il y a une ombrière en « L » dont chaque aile s’étend sur 40 m x 8 m et abrite des espèces sciaphiles (orchidées, fougères et autres espèces menacées)», explique le botaniste. Le monde animal est aussi présent dans le jardin. Une massue de quarantaine permet d’adapter les animaux aux nouvelles conditions de vie au jardin. Un sepentorium abrite les serpents à 3 m de profondeur.   Un modèle à dupliquer Des varans, tortues et crocodiles prennent également place dans cet environnement singulier. De nombreuses autres espèces animales en liberté ou en captivité, comme les oies et les antilopes se font remarquer. Selon le chef service du Jardin botanique et zoologique Edouard Adjanohoun, ce refuge de la biodiversité vieux de plus de cinq décennies attend de faire sa mue pour accrocher davantage les amis de la faune et de la flore. « Nous allons finaliser la monographie (flore et faune illustrées) du jardin, construire les habitats spécifiques pour les diverses espèces animales, acquérir de nouveaux équipements, de divers jeux et poursuivre les aménagements spécifiques. Dans le même temps, nous allons accroître la production de pépinières pour la promotion des espèces ornementales et sylvicoles locales et continuer les introductions/ enrichissement de la diversité biologique du jardin», rassure Dr Pierre Agbani, le conservateur. En attendant, le Jardin botanique et zoologique Edouard Adjanohoun est un modèle de conservation dont rêvent beaucoup d’usagers pour les villes. « On devrait avoir de pareils jardins sur toute l’étendue du territoire national. Chaque commune se doit de promouvoir des poumons verts», préconise Félix Mpo N'tcha. Ce n’est sans doute pas encore tard. Environnement 01 juin 2022


Championnat national de cyclisme : La randonnée prévue pour le week-end prochain
Activité statutaire de la Fédération béninoise de Cyclisme (Fbc) au titre de l’année 2022, le championnat national de cyclisme est prévu pour les 4 et 5 juin prochains à Covè. Sont attendus à cette compétition, les coureurs de tous les clubs affiliés à la Fédération béninoise de Cyclisme. De source proche du comité exécutif de la Fbc dirigé par Romuald Hazoumè, les trois courses seront lancées dans la commune de Covè. Après avoir mis en avant l’axe « Natitingou-Boukombé-Korontière » lors du tour cycliste international du Bénin, le mois dernier, la Fbc se prépare à faire découvrir les nouvelles routes construites par le gouvernement dans la région Agonlin au monde entier. Ainsi, les élites vont courir une distance de 113 km suivant l’itinéraire Covè-Panouignan-Covè. A l’opposé, les dames et juniors vont courir une distance de 62 km sur la route Covè-Banamè- Zangnanado. En plus de ces randonnées, il y a aura la course contre la montre sur une distance de 32 km pour les élites. Faut-il le signaler, la Fédération béninoise de Cyclisme organise ce championnat selon les exigences de l’Union Cycliste internationale, instance mondiale de gestion du vélo, un mois après le tour cycliste international du Bénin. Sports 01 juin 2022


19e journée de la Super Ligue Pro de Football : Loto-Popo Fc poursuit son ascension
Victorieux du leader provisoire lors de la journée précédente, Loto-Popo Fc a enchaîné avec une deuxième victoire consécutive, le week-end dernier, en se débarrassant de Béké Fc lors de la 19e journée de la Super Ligue Pro de Football à Grand-Popo. Il poursuit ainsi son ascension avant son déplacement ce mercredi à Pobè où il est attendu par la Jeunesse sportive de la localité. Dans le dernier virage de la Super Ligue Pro de Football du Bénin, Loto-Popo Fc affiche une farouche détermination à conserver sa couronne. Avec assurance, il a enchaîné avec un deuxième succès d’affilée après son hold-up chez le leader provisoire, Coton Fc à Ouidah. Déterminés à battre Béké Fc afin de poursuivre sur la même lancée, les Loto-boys ouvrent le score à la 3e minute par le biais de Gaston Houngbédji. Sur une passe de Kader Touré, ce dernier frappe de l’extérieur du pied et surprend Bentto, le gardien des visiteurs. Cueillis à froid, les joueurs du club de Bèmbèrèkè se réorganisent et résistent à la domination des hommes de la Maison de la Chance. Ils vont même s’offrir des occasions grâce à Abdel Bouraïma qui va tester Nourou-Dine Gakou, gardien de Loto-Popo Fc à la 35e minute. Mais, les Loto-boys vont conserver leur avance jusqu’à la mi-temps. A la reprise, les locaux vont poursuivre leur domination en multipliant les assauts offensifs. C’est alors que Faïsal Bashir va sortir le grand jeu. Retrouvant toute l’efficacité qu’on lui connaît, il va signer le second but de la partie à la 53e minute. Sur une passe de Mouhoussine Boukari, il se défait de la défense des visiteurs en marquant un but somptueux. A 2-0, Loto-Popo gère la rencontre sans pression et remporte les trois points à domicile. Avec ce succès, le club champion en titre occupe la 4e place au classement provisoire avec 35 points + 10 avant son déplacement à Pobè, ce mercredi 1er juin pour y défier la Jeunesse Sportive de la localité dans le cadre de la 20e journée de la compétition. Programme de la 20e journée Mercredi 01/06/2022 à 16 h Djeffa # Dynamo d’Abomey à Porto-Novo Panthères # Adjidja à Djougou Ayema # Espoir à Pobè As Cotonou # Cavaliers à Cotonou II Coton # Buffles à Ouidah Dadjè # Asvo à Aplahoué Js Pobè # Loto à Pobè (Jpg) Jeudi 02/06/2022 Éternel # Béké à Cotonou II Sports 01 juin 2022


Programme d’adaptation aux changements climatiques : Les villes bénéficiaires dotées d’équipements
Une autre étape vient d’être franchie, vendredi 27 mai dernier, dans la mise en œuvre du Programme d’adaptation des villes aux changements climatiques (Pavicc), avec la remise d’équipements et de matériels aux communes. Chacune des quatre communes ciblées par le Programme d’adaptation des villes aux changements climatiques (Pavicc) a eu son lot d’équipements. Il s’agit de matériel roulant et d’outils informatiques. Cotonou, Bohicon, Sèmè-Podji et Comè ont été en effet dotées chacune d’un véhicule pick-up, d’une moto tout terrain, de dix ordinateurs portatifs, d’un scanner et d’un serveur pour interconnecter les services et stocker les données. Ces équipements ont été remis par le ministre du Cadre de vie et du Développement durable, José Tonato, le 27 mai 2022, aux maires. « Je suis très heureux de constater qu’après la signature des contrats et les exigences à plusieurs niveaux, que le Pavicc entre de plus en plus dans une phase concrète. Il était important que les populations perçoivent l’intérêt de tout ce que nous faisons en termes de réalisation d’étude. C’est à la phase de réalisation. C’est aujourd’hui aussi une phase concrète », a-t-il fait remarquer, avant de dévoiler à nouveau les enjeux de ce programme. « Pour nous, le Pavicc est un programme pilote afin de montrer comment on en arrive à une ville durable, c’est-à-dire une ville capable de faire face aux défis des changements climatiques et aux défis environnementaux. À partir de ce qui se fait, nous pourrions dupliquer au profit des autres communes », a précisé José Tonato. En réalité, le programme vise à réduire la vulnérabilité des populations aux aléas climatiques, et à contribuer à l’amélioration de leurs conditions de vie. Mis en œuvre dans quatre villes au sud du Bénin, il prend en compte la construction de canalisation, de drainage des eaux pluviales, d’ouvrages de franchissement, le pavage de rues et des aménagements paysagers. Cependant, il n’y a pas que des infrastructures à réaliser. Ces équipements et matériel permettront d’améliorer aussi le rendement des services techniques en charge de la planification urbaine, de la mobilisation des ressources financières et de la gestion des infrastructures au niveau des communes. « C’est en quelque sorte la concrétisation de l’ambition que porte le Pavicc qui est de permettre aux quatre municipalités de reprendre leurs destins en main », a souligné Jérôme Bertrand-Hardy, directeur de l'Agence française de Développement. Maire de Cotonou et président de l’Association nationale des communes du Bénin (Ancb), Luc Atrokpo nourrit des espoirs. « C’est un programme qui nous donne beaucoup d’espoir. Et nous en avons encore la preuve cet après-midi. Nous vous remercions pour ce matériel. En ce qui nous concerne, nous nous engageons pour un bon usage du matériel et que nous puissions constater les effets sur le terrain », a-t-il déclaré. En ce qui concerne les infrastructures, à Sèmè-Podji, le Pavicc prévoit le pavage, l’assainissement de la passerelle, entre Sèkandji et Tchonvi. Du côté de Bohicon, plus de 10 km de prolongement de collecteur de crête seront réalisés ainsi que des aménagements et de la plantation d’une forêt urbaine. En plus des infrastructures, Comè verra ses placettes traditionnelles aménagées et son patrimoine valorisé, sans oublier la construction de salles de classe et bloc administratif au Ceg4. Cotonou ne sera pas du reste, en dehors des projets d’asphaltage et de son programme d'assainissement pluvial. Il y est prévu, entre autres, le prolongement du collecteur WA d’Akpakpa, le pavage de plus de 4 km de rue, le renforcement des bras du grand collecteur du bassin versant XX d'Agla, et l’aménagement d’espace public. Récemment, le gouvernement a donné son approbation pour la mise en œuvre d’un plan d’action de réinstallation des personnes affectées par les travaux. Plus de 1,71 milliard F Cfa ont été prévus pour être décaissés à cet effet. Société 01 juin 2022


Remise de certificats, agréments et autorisations de mise en marché : Booster la commercialisation des dérivés d’ananas du Bénin
Des entreprises spécialisées dans la transformation d’ananas ont reçu, ce mardi 31 mai à Cotonou, des certificats Haccp, des agréments Uemoa et Cedeao et des autorisations de mise en marché de leurs produits. L’obtention de ces attestations visant à faciliter leur accès aux marchés régional et international, est favorisée par l’Ong Partners for Development à travers le projet Pinex. Six entreprises de transformation d’ananas du Bénin sont désormais certifiées Haccp (Hazard analysis critical control point ou Analyse des risques et points critiques pour leur maîtrise), attestant de la mise en place d’un système de sécurité alimentaire en leur sein. Treize autres ont obtenu les agréments Uemoa et Cedeao qui leur confèrent des avantages tarifaires au niveau des cordons douaniers. Deux autres ont reçu l’Autorisation de mise en marché (Amm) de l’Agence béninoise de sécurité sanitaire des aliments (Abssa), leur permettant de prouver à leurs clients à l’extérieur que les jus et dérivés d’ananas sont entièrement fabriqués au Bénin et d’obtenir le certificat d’origine délivré par les Services publics dans le cadre de l’exportation des produits. La remise des différentes attestations a eu lieu ce mardi à Cotonou. Elle est l’aboutissement d’un long processus appuyé par le Projet de transformation de l’ananas pour l’exportation (Pinex) mis en œuvre depuis octobre 2016 par l’Ong américaine Partners for Development (Pfd). En effet, souvent confrontés au défaut de certification des produits face aux concurrents lors des prospections et foires commerciales, les transformateurs d’ananas du Bénin ont sollicité et obtenu l’accompagnement de ce projet financé par le département américain de l’Agriculture (Usda), souligne Cynthia Taha, représentante résidente de Pfd au Bénin. L’appui comprend le recrutement des cabinets internationaux pour la certification aux normes d’hygiène Haccp et des consultants nationaux pour l’obtention des agréments Uemoa et Cedeao, ajoute-t-elle. Au nombre de ceux-ci, il y a le Bureau Norme Audit (Bna), un organe de certification Haccp basé en Côte d’Ivoire. Compétitivité Tout en les félicitant pour les efforts consentis, Olga Assovie Kouassi, directrice générale du Bna, a exhorté les bénéficiaires à maintenir le cap et les autres entreprises à s’engager sur la voie de l’amélioration de la qualité, gage de succès et de conquête de nouveaux marchés pour leurs produits. « Les certificats, agréments et autorisations de mise en marché nous ouvrent grandement les portes du marché national, sous-régional et international, et particulièrement celui du Nigeria », se réjouit Cyrille G. Adjahouinou, porte-parole des récipiendaires. Au nom de ses pairs, le président de la Coopérative des entreprises de transformation de l’ananas exprime sa gratitude à Pfd pour sa sollicitude constante à leurs côtés, avant de plaider auprès des autorités pour la notification dans un bref délai des agréments délivrés aux autres Etats membres des organisations sous-régionales. Partners for Development n’entend pas s’arrêter en si bon chemin. Mme Taha assure que « D’autres dossiers seront constitués pour permettre au plus grand nombre d’entreprises de transformation d’obtenir les certificats, agréments et autorisations conformément au niveau d’évolution de chacune». Ces documents serviront aux entreprises pour convaincre leurs clients sur la qualité de leurs produits en plus de permettre à ceux-ci d’être plus compétitifs sur les marchés de la sous-région et au plan international, indique Abdoulaye Toko, directeur de cabinet du ministre en charge de l’Agriculture. A l’en croire, le gouvernement vise à atteindre à court terme une production de 600 000 tonnes d’ananas avec une prévision de 400 000 tonnes dédiées à la transformation. Société 01 juin 2022


Médiation pour la paix au Bénin et en Afrique: des aumôniers internationaux et juges à former
Du 6 au 18 juin prochain, seront formés au Bénin, des aumôniers internationaux et juges de paix. Conacce Chaplains s’y est engagée et a dévoilé, ce mardi 31 mai à Cotonou, la vision de l’organisation et les perspectives qui s’offrent aux participants. « Sans progrès, il n’y a pas de paix possible. Sans paix, il n’y a pas de progrès possible ». C’est par cette citation de Kofi Annan que le colonel Kamdem Dieunedort de Conacce Chaplains explique le bien-fondé de la formation des aumôniers internationaux et juges de paix, qui se déroule du 6 au 18 juin à Cotonou. A l’en croire, les participants disposeront à terme, d’une accréditation de juge de paix et aumônier international travaillant avec les Nations unies et pouvant exercer partout dans le monde. Ils pourront développer leur leadership, ainsi que de multiples collaborations avec le gouvernement et diverses autorités au sommet de l’Etat, avec la possibilité d’un large champ d’influence afin d’apporter de la valeur dans la vie des autres au Bénin, en Afrique et dans le monde. En effet, Conacce Chaplains est une organisation intergouvernementale à but non lucratif légalement établie par des traités diplomatiques en vertu de la Convention de Vienne sur les traités, et siégeant à l’Onu. Elle forme des aumôniers missionnaires (évangélisation), juges de paix (médiateurs), agents diplomatiques (défenseurs des droits de l’homme et des droits internationaux de l’homme) pour promouvoir la paix, l’équité, la coopération internationale. Et ce, avec pour dénominateur commun, le partage, l’amour et l’engagement à être des instruments de Dieu dans son processus de restauration de la santé mentale, physique, sociale et spirituelle de l’humanité, plus spécialement des nécessiteux. Ainsi, sont concernés par la formation de Cotonou, le gouvernement, voire les politiques, les hommes de l’armée, d’affaires, des médias, des arts, de la culture, de l’éducation et de la santé. « Avec la présence des terroristes dans la sous-région, la paix est devenue l’élément fondamental, la préoccupation de la plupart des Etats. Nous voulons apporter notre part de contribution à l’Etat béninois, afin de créer un climat d’équité, de justice sociale, de paix, d’amour, et faire comprendre aux gens que la paix n’est pas seulement une histoire de gouvernement, mais une histoire de tous les citoyens », a déclaré le colonel Kamdem Dieunedort de Conacce Chaplains. Il ajoutera que toute personne éprise de paix, et qui désire apporter sa contribution pour une société plus juste est interpellée. «Ils auront la possibilité d’avoir un diplôme reconnu par les Nations unies, et la possibilité de faire carrière de manière bénévole dans l’aumônerie militaire, parlementaire, et autres », fait-il savoir. En ce qui concerne le contenu, les participants seront formés sur la charte des Nations unies, la déclaration universelle des droits de l’homme, la médiation, le droit, la culture de l’esprit de paix, la discipline militaire parce qu’un aumônier aux côtés des cadres de l’armée, doit connaître la salutation et certaines disciplines militaires. Selon Bishop Josué Ahounou, représentant Conacce Chaplains au Bénin, au nord du pays, des aumôniers assistent et prient avec les militaires, les encouragent à poursuivre la lutte pour la défense de la patrie. Il explique qu’au temps fort du coronavirus, des aumôniers ont risqué leur vie pour prier pour des malades sur leur lit d’hôpital. Société 01 juin 2022


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