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Les membres de la Fédération des associations professionnelles des plasticiens et graphistes du Bénin (Faplag-Bénin) ont célébré, dimanche 4 novembre dernier, la Journée internationale des arts plastiques à la galerie de la Médiathèque de la diaspora à Cotonou. Un évènement marqué par diverses activités.
Dans le cadre de la célébration de la Journée internationale des arts plastiques, dimanche 4 novembre dernier, les plasticiens du Bénin se sont réunis à la galerie de la Médiathèque de la diaspora à Cotonou. C’est l’occasion pour Philippe Abayi, président de la Fédération des associations professionnelles des plasticiens et graphistes du Bénin (Faplag-Bénin), de faire l’historique de cette journée célébrée depuis 2014. Selon lui, sa célébration permet aux plasticiens d’exprimer les préoccupations du monde de la création artistique. « La thématique de cette année, plasticiens et univers inconnus, invite l’artiste à aller au-delà de ce que nous vivons », a-t-il déclaré. C’est pourquoi, il appelle les plasticiens à avoir davantage d’audace afin de faire découvrir, à travers leurs œuvres, les univers mystérieux. Il a salué la détermination du ministre en charge de la Culture, Oswald Homéky, aux côtés des
artistes, avant d’inviter le public à venir méditer et célébrer les possibilités qu’offrent les arts plastiques au monde entier. Pendant le mois de novembre, à travers des expositions, des conférences-débats, des performances en public et la nuit du plasticien, un point d’honneur sera mis aux créations artistiques.
En initiant cette journée, le Bénin, à en croire Koffi Attèdé, directeur des Arts et du Livre, associe le monde à la célébration des créations artistiques.
Il rassure les plasticiens de ce que beaucoup de choses se font dans l’ombre pour rehausser le secteur. « Le gouvernement est solidaire de tout ce qui se fait et nous travaillons pour que le secteur se porte davantage mieux », a-t-il souligné.
Les manifestations de cette célébration ont donné également lieu à la proclamation des résultats du concours organisé au profit des jeunes plasticiens, et au vernissage de l’exposition des œuvres réalisées par les participants. Selon les membres du jury, sur les 16 œuvres en compétition autour de la thématique de l’année, trois sont sorties du lot. Ainsi, Verckys Ahognimétché, José Bewa et Brice Mahoussi Ahodoto se sont distingués.

La Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) soutient les filles des familles démunies. C’est à travers la remise de bourses d’excellence aux meilleurs apprenants des lycées, vendredi 2 novembre dernier à Cotonou. L’initiative répond au programme d’appui à la promotion des filles dans le secteur de la formation spécialisée technique et professionnelle. Elle a été couplée avec l’installation des membres de l’équipe-pays du projet «50 millions de femmes ont la parole ».
Elles sont 35 élèves filles de l’enseignement technique et et de la formation professionnelle à bénéficier des bourses d’excellence de la Cédéao. C’est une initiative régionale visant à promouvoir l’éducation, l’excellence dans le rang des filles et l’autonomisation des femmes. L’objectif est de soutenir la gent féminine afin qu’elle puisse contribuer à l’émergence des Etats.
Cette initiative a commencé depuis six ans et couvre les frais de scolarité et les frais généraux. «Ces bourses sont attribuées non pas pour accompagner le financement des besoins des familles concernées, mais sont destinées aux frais de scolarité et aux exigences immédiates y afférentes, à savoir le transport, les uniformes, les fournitures scolaires et l’alimentation sans occulter les soins sanitaires », précise le ministre des Affaires sociales, Bintou Chabi Adam Taro.
La remise de bourses aux filles revêt un cachet spécial au regard des disparités liées au genre qui s’observent dans le secteur. Les statistiques de filles dans l’enseignement technique au Bénin renseignent des réformes à opérer pour augmenter le nombre de filles.
« Au cours de l’année scolaire 2016-2017, il y a eu 2906 apprenants dans l’enseignement technique avec 337 filles et 2469 garçons alors qu’on enregistre 449 apprenants dans la formation professionnelle dont 132 filles et 317 garçons ; soit un total de 3255 apprenants se retrouvant dans les enseignements techniques et à la formation professionnelles contre 84141 apprenants dont 75 063 garçons et 9078 filles dans le cours général, soit 26 fois l’effectif d’inscrits dans les formations techniques et professionnelles», révèle-t-elle. D’où la motivation et l’encouragement des filles.
Pour le ministre des Affaires sociales, les bénéficiaires sont des modèles d’émulation à ceux qui hésitent à opter pour l’enseignement technique et professionnel. « Vous êtes désormais des ambassadeurs de la Cédéao auprès de vos communautés afin qu’à jamais soit banni le préjugé selon lequel, il est difficile d’accéder à l’enseignement technique et à la foramtion professionnelle et difficile d’y réussir sans soutien», soutient-elle.
Le directeur du bureau national de la Cédéao, Armand Sounton, plaide pour l’accompagnement de l’institution en vue de l’accroissement du nombre de filles leaders dans les pays membres.
50 millions de femmes ont la parole
La remise de chèque aux bénéficiaires des bourses d’excellence de la Cédéao a été couplée avec l’installation des membres de l’équipe-pays du Bénin dans le cadre du projet « plateforme 50 millions de femmes ont la parole». L’équipe pays assurera la dynamisation de la plateforme en vue de faciliter les échanges entre femmes entrepreneures, les associations de femmes dans le domaine des activités génératrices de revenus. Ce programme représente une grande opportunité pour le Bénin.
« Il vient renforcer les actions d’autonomisation économique des femmes et promotion du genre à travers lequel le Bénin détient désormais trois documents de facilitation de la production, l’amélioration de la productivité et la promotion des produits sur toute l’étendue du territoire national », se réjouit le ministre des Affaires sociales.
La finalité est de faire du Bénin, une destination attractive et une référence en matière de cyber business. « En parrainant le lancement de ce projet, vous marquez la mobilisation de toutes les ressources de votre pays pour mettre à disposition les données nécessaires qui feront du Bénin sur cette plateforme, le pays où le droit des femmes à l’information est respecté, où les femmes et les jeunes filles ont un accès facile aux informations nécessaires à la création et aux financements de leurs entreprises », apprécie la vice-présidente de la commission de la Cédéao, Finda Koroma.
A travers ces deux initiatives, l’institution communautaire ouvre ainsi des voies aux filles et aux femmes pour leur épanouissement et leur autonomisation.

Le ministre de la Santé, Benjamin Hounkpatin, a rencontré, vendredi 2 novembre dernier, les hommes des médias à Cotonou. L’objectif de ce point de presse est de faire une mise au point à ces derniers sur le traitement des informations relatives au secteur de la santé afin d’éviter certaines dérives regrettables.
Le ministre de la Santé, Benjamin Hounkpatin, a partagé avec les hommes des médias, les réformes dans le secteur de la santé avant de solliciter de leur part un meilleur traitement des informations y relatives. Il fustige le traitement inapproprié des informations du secteur, le relais de fausses informations et le refus de certains professionnels de vérifier les informations avant publication ou diffusion. A ce propos, le ministre de la Santé invite la presse dans l’exercice de sa mission à saisir le point focal communication de son ministère, disponible à fournir les informations dans le respect des dispositions organisationnelles. « Vu la multiplicité des actes de désinformation, j’invite les professionnels des médias au respect de la déontologie », a-t-il déclaré. Il salue les efforts de certains médias dans le relais, des résultats et des réformes du secteur. A l’en croire, plusieurs mesures ont été prises depuis le 25 juillet 2018 pour renforcer la disponibilité et l’accès aux soins de qualité dans les secteurs public et privé. Pour finir, il a présenté aux médias la commission opérationnelle chargée du contrôle et de la mise en œuvre des mesures d’accompagnement dans le secteur. Selon lui, cet organe a pour mission de veiller à l’exécution des lois et règlements relatifs au secteur de la santé ainsi qu’à la qualité des prestations de soins de santé.
Actualités 06 nov. 2018

Les manifestations commémoratives du bicentenaire du sacre du roi Guézo ne se limiteront pas aux seules festivités lancées, samedi 3 novembre dernier à Abomey. Elles se poursuivront et permettront de mettre en lumière les valeurs de ce souverain qui sont encore d’actualité à travers la gouvernance du chef de l’Etat. Le ministre en charge de la Culture, Oswald Homeky en parle !
La Nation : Que vous inspire le roi Guézo ?
Oswald Homéky : C’est avec beaucoup de fierté que je viens ici célébrer un ancêtre commun à tous les Béninois. Cela fait deux cents ans que le roi Guézo a pris les rênes de ce royaume et il a montré la voie de la prospérité par la diversification économique, par les réformes institutionnelles et constitutionnelles et aussi par la gouvernance dite de rupture. Tout le monde sait qu’à l’époque, il a opéré une certaine rupture dans la manière de conduire les affaires et cela a relevé le royaume. C’est avec beaucoup de plaisir que je viens ici célébrer ce grand homme, cet illustre ancêtre et surtout pour rappeler certains symboles qu’il nous a laissés en héritage, notamment la prospérité économique et la nécessité pour les filles et les filles d’une même patrie de se mettre ensemble et de s’unir.
Vous annonciez que le chef de l’Etat a voulu que les festivités de ce bicentenaire puissent s’étendre sur plusieurs années. Peut-on savoir pourquoi ?
Il y a un comité d’organisation composé de personnes et personnalités originaires de la région et descendants du roi. Ce comité a rencontré le chef de l’Etat et m’a également rencontré en tant que ministre en charge de la Culture. Nous avons enrichi les propositions faites par ce comité et nous avons décidé avec le soutien du président de la République et à son initiative, de célébrer le roi Guézo sur plusieurs années à savoir 2018, 2019, 2020 et pourquoi pas 2021. Nous avons déjà annoncé les couleurs à travers cette belle cérémonie qui nous a réunis à Abomey. Je veux aussi mentionner ce vernissage qui montre les étapes de sa vie, d’autres actions phares menées par ce roi. Les festivités se poursuivront dans les familles et au sein des collectivités. L’année prochaine, nous organiserons un colloque pour mettre en lumière le côté scientifique de ses actions. En 2020, ce sera l’apothéose et ce sera aussi l’occasion pour le Bénin de célébrer ses 60 ans d’indépendance.
Parlez-nous des similitudes entre le roi Guézo et le président Patrice Talon !
Il y a effectivement beaucoup de similitudes entre ce que fait le président Patrice Talon et ce que le roi Guézo avait fait à l’époque. J’ai parlé tantôt de la rupture avec les mauvaises habitudes, de l’économie, parce que n’oublions pas que le roi Guézo a introduit ou révélé la culture du coton, du palmier à huile… Mais je crois que le message le plus important, c’est qu’il a donné un bon signal et deux ans après, nous célébrons ce signal et surtout nous devrons nous en inspirer pour que deux cent ans plus tard, les gens puissent également nous célébrer. C’est la volonté du président de la République et de son gouvernement de faire en sorte que, quand nous seront en 2118 ou en 2218, ceux qui seront là puissent dire, il y a eu à une certaine époque, Patrice Talon et le Nouveau départ.
Propos recueillis par Josué
F. MEHOUENOU

Comme tout organe du corps humain, la prostate connaît dans son fonctionnement quelques difficultés. On parle dans ce cas de troubles de la prostate. Il est tout à fait normal qu’à partir de 50 ans, un homme présente des troubles de la prostate. Mais des solutions sont disponibles au Bénin et permettent d’y faire face. C’est ce que nous explique le Dr Fouad Soumanou, urologue chirurgien.
La Nation : Dr Soumanou, quel est le rôle de la prostate ?
Dr Fouad Soumanou : La prostate est un organe masculin qui est situé au-dessous de la vessie. Elle repose sur le planché périnéal et est située en avant du rectum et en arrière du pubis. La prostate, comme dit dans la définition, est un organe uro-génital qui intervient principalement dans la reproduction humaine. C’est un organe traversé par l’urètre d’où son rôle d’organe urinaire.
Quels sont les troubles qui peuvent, à un moment donné, compromettre le bon fonctionnement de la prostate ?
Les troubles de la prostate peuvent être schématisés comme suit: les maladies tumorales de la prostate dans lesquelles nous avons l’hypertrophie bénigne de la prostate et le cancer de la prostate. Nous avons les maladies infectieuses de la prostate au nombre desquelles nous avons la prostatite aiguë et la prostatite chronique. Nous pouvons avoir les maladies lithiasiques de la prostate parce qu’une lithiase (formation de calculs) peut s’enclaver dans la prostate, on parlera de calculs prostatiques. Les maladies liées à la prostate sont donc regroupées en trois groupes que sont: les pathologies tumorales, les pathologies infectieuses et enfin les pathologies lithiasiques.
Quelles sont les causes des troubles de la prostate et comment les reconnaitre ?
Quand nous considérons le groupe des pathologies tumorales, l’hypertrophie bénigne de la prostate et le cancer de la prostate partagent, à une similitude près, les mêmes causes. La principale cause est la sécrétion de la testostérone par l’homme. C’est cette hormone génitale masculine qui est sécrétée par la prostate et qui permet à cette dernière de se développer. C’est une cause principale du développement des cellules prostatiques. Une autre des causes est liée à l’âge ; plus on prend de l’âge plus notre prostate aussi grandit dans notre corps, c’est-à-dire qu’elle pèse plus lorsqu’on prend de l’âge. D’autres facteurs non moindres tels que l’alimentation, la race africaine, les antécédents familiaux de prostate sont à citer. Les régimes riches en graisse favoriseraient le cancer de tout organe selon plusieurs études. En somme, l’âge et la sécrétion de la testostérone sont les principales causes qu’on retrouve dans les deux pathologies tumorales que sont l’hypertrophie bénigne de la prostate et le cancer de la prostate.
Pour ce qui concerne des maladies infectieuses de la prostate, il s’agit d’une infection urinaire que le patient aurait contractée et qui remonte maintenant par le canal de l’urètre jusque dans la prostate où elle se localise pour entrainer un remaniement inflammatoire de cette prostate d’où une prostatite.
Cette dernière se manifeste chez le patient par des douleurs périnéales, il sent la fièvre, il vomit, il a des frissons. Au toucher rectal, on remarque chez le patient des douleurs au niveau de la prostate. On peut donc diagnostiquer chez ce patient qu’il fait une prostatite aiguë qui, mal traitée, peut se transformer en prostatite chronique qui devient difficilement traitable.
Quant à la pathologie lithiasique, c’est-à-dire la présence des calculs dans la prostate, il peut s’agir des calculs qui sont formés dans la vessie et qui vont se déplacer plus tard dans la prostate. Ce sont de petites pierres qui sont dues à une accumulation d’urine et qui vont former par petites pièces une masse qu’on va appeler plus tard les calculs. Ces calculs, à la longue, peuvent aller se localiser dans la prostate et entraîner des douleurs périnéales, le malade sentira des douleurs. Ce diagnostic sera porté par l’échographie et si possible, la radiographie qui va retrouver une image radio opaque. Là, on portera le diagnostic de calculs prostatiques. Des bilans infectieux seront demandés et le traitement sera dirigé pour soulager le patient.
Qu’en est-il du cancer de la prostate ?
Le cancer de la prostate est un développement anarchique des tissus prostatiques qui vont se transformer plus tard en des cellules malignes de la prostate. On parle du cancer de la prostate quand le patient vient en consultation avec des signes tels qu’il n’urine pas bien la nuit, n’arrive pas à garder l’urine ou on retrouve du sang dans les urines. Dans ce cas, on lui fera faire un bilan. D’abord, il passera chez l’urologue qui lui fera faire un examen clinique dont surtout le toucher rectal qui indiquera clairement la forme de la prostate qui est souvent rugueuse, irrégulière, qui a la forme d’une pièce dure au toucher. Un Psa total sera demandé à ce patient. Le Psa total est une enzyme sécrétée par les cellules prostatiques et qui rend compte uniquement de l’activité de la prostate. Il est souvent élevé, on peut le retrouver à plus de 100 ou de 50 ng/ml chez certains patients, il est un indicatif. En plus, on lui demandera une échographie et bien d’autres examens surtout la biopsie prostatique. Ce n’est qu’après ces examens qu’on pourra parler chez ce patient, d’un cancer de la prostate. Il faut dire qu’une prostatite aiguë mal traitée passe en sa forme chronique. La prostatite chronique peut être un facteur de risque du cancer de la prostate.
Quels sont les solutions possibles ou les traitements disponibles au Bénin pour faire face aux troubles de la prostate ?
Lorsqu’un patient ressent ces signes urinaires, sa première réaction, c’est d’abord d’aller voir un médecin généraliste qui va l’orienter ensuite vers un urologue. Dans ce cadre, il y a bel et bien des traitements disponibles au Bénin. Je prends d’abord le groupe des pathologies tumorales, là nous avons d’abord l’hypertrophie bénigne de la prostate dont le traitement peut être d’abord un traitement hygiéno-diététique, c’est-à-dire que le patient doit éviter l’alcool, le piment qui ne sont que des excitants et uriner dès que le besoin se fait sentir. Après toutes ces mesures hygiéno-diététiques, on va passer au traitement médicamenteux qui comprend plusieurs groupes de médicaments qui peuvent être des extraits de plantes donc une phytothérapie ; ça peut être des médicaments qui permettent la relaxation des muscles lisses de la prostate. Ensuite, lorsque tous ces traitements sont mis en branle et que le patient ressent toujours les mêmes symptômes, malgré ces traitements bien conduits, on peut passer au traitement chirurgical. Le traitement chirurgical au Bénin, à part la chirurgie ouverte que tout le monde connait, on a l’endoscopie. On pratique de plus en plus la résection endoscopique de la prostate au Bénin. Elle est la chirurgie par les appareils et consiste juste à introduire un appareil dans le méat urinaire pour remonter jusque dans la vessie. Cela nous permet de voir clairement la prostate et nous permet de mieux la réséquer comme un menuisier qui rabote son bois. Donc il y a la chirurgie endoscopique désormais au Bénin. On n’a pas toujours besoin de l’ouvrir pour aller faire une adénectomie.
Ensuite, il y a d’autres méthodes qu’on n’a pas encore au Bénin comme la photo vaporisation au laser qui se fait dans d’autres pays. Il y a aussi une autre méthode qui est le lift. Il s’agit de faire des implants dans chaque lobe prostatique afin de pouvoir élargir le canal urinaire, afin de permettre au patient de mieux uriner, de ne plus pousser pour uriner. Il y a encore d’autres méthodes qui ne sont pas encore développées sous nos cieux. Il y a l’embolisation des artères prostatiques qui n’est pas encore développée dans notre pays. Il s’agit juste de localiser ces artères prostatiques à travers toujours un appareil et d’aller les boucher pour que la prostate n’ait plus d’éléments pour pouvoir croître. On parle d’embolisation des artères prostatiques. Cela contribue, à la longue, à la réduction du volume de la prostate. Le traitement se fait au cas par cas indépendamment aussi de l’âge du patient.
Comment prévenir les troubles de la prostate ?
Prévenir les troubles de la prostate serait vraiment difficile car à 60 ans, au moins 40% à 45% des hommes font la maladie de la prostate. Donc à 60 ans, on est sûr de trouver un type histologique de la maladie bénigne de la prostate ou du cancer de la prostate chez tout homme. Donc prévenir cette maladie serait vraiment difficile parce que tout homme qui grandit doit vieillir. La prostate, lorsqu’on est jeune, a un volume donné et qui est compris entre 15 et 25g mais lorsqu’on vieillit, elle prend du poids et peut aller jusqu’à 200 ou 500g. Entre 40 ans et 50 ans, l’homme a un pic de testostérone. Donc à cet âge, la prostate du patient peut dégénérer rapidement en un cancer. C’est pourquoi on demande à tous les patients de venir consulter un urologue pour qu’on leur fasse un bilan pour savoir en même temps qui est prédisposé à un cancer de la prostate et qui ne l’est pas. A cet âge surtout, le cancer de la prostate est foudroyant et peut entraîner une mort subite du patient. Le traitement du cancer de la prostate aussi est un traitement au cas par cas. On devra adapter un traitement qui dépend du stade de la maladie, de son état, de son âge, de l’espérance de vie afin de lui administrer un traitement radical ou un traitement hormonal médicamenteux ou une castration chirurgicale ; si la personne est âgée de plus de 70 ans, on ne lui fait pas un traitement radical mais on essaye de l’aider à supporter ses douleurs ou on essaye de l’observer et quand il a mal, on lui prescrit des médicaments jusqu’au jour où les symptômes se déclarent et puis là, on le traite.
Santé 06 nov. 2018

La deuxième session du conseil exécutif de l’Alliance mondiale des terres arides (Global dryland alliance Gda) se déroule à Cotonou du lundi 5 au mardi 6 novembre. Les travaux ont été ouverts hier par le ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, Gaston Dossouhoui, président en exercice du conseil exécutif de la Gda, en présence des représentants des onze pays membres.
Suite à sa première session qui s’est tenue en février dernier à Doha (Qatar), le conseil exécutif de l’Alliance mondiale des terres arides (Gda) s’est retrouvé à Cotonou pour une deuxième session. Les représentants des onze pays membres de l’Alliance ont discuté de questions relatives au fonctionnement de l’Alliance. Lors de son discours d’ouverture, le président en exercice de la Global dryland alliance (Gda), le ministre Gaston Dossouhoui a exprimé le plaisir de la République béninoise de recevoir ses hôtes. Réaffirmant l’opportunité d’une telle alliance au regard des enjeux de développement des pays à terres arides, il a invité les participants à des échanges nourris et édifiants pour l’avenir de l’Alliance.
Au cours de la première journée, les participants ont débattu du rapport du directeur exécutif, examiné les profils des postes du secrétariat exécutif, discuté de l’amendement de certains articles de la Convention de l’Alliance et de la contribution financière initiale pays. Les participants ont également discuté de la demande d’adhésion de la République fédérale de la Somalie à l’Alliance. La seconde journée, celle d’aujourd’hui est consacrée à la découverte de certains attraits touristiques du Bénin.
Créée en 2017, l’Alliance mondiale des terres arides (Gda) s’est donné pour objectif d’assurer la sécurité alimentaire des pays membres en apportant des solutions durables à la désertification et aux pénuries alimentaires d’une part et de contribuer à l’enracinement de la paix et de la sécurité dans le monde d’autre part. Le siège de l’organisation est au Qatar. En effet, c’est plus d’une cinquantaine de pays qui sont classés parmi les pays à terres arides et plus de trois milliards de personnes y vivent dans la précarité. La création de l’Alliance mondiale des terres arides vient donc répondre à la nécessité pour ces pays de fédérer leurs efforts pour satisfaire les besoins de leurs populations.

(Plus de 270 milliards de F Cfa pour l’électrification de quatre pays)
Dans le cadre d’un projet d’interconnexion dorsale Nord, le Groupe de la Banque mondiale vient d’approuver un financement de 465,5 millions de dollars de l’Association internationale de développement (Ida), composé d’un prêt (275,6 millions de dollars) et d’un don (189,9 millions de dollars). Ce financement destiné à quatre pays ouest-africains dont le Bénin, a été approuvé le mercredi 31 octobre dernier selon un communiqué de la Banque mondiale.
Le Benin, le Burkina, le Niger et le Nigeria sont les quatre pays de l’Afrique de l’Ouest qui bénéficient d’un projet d’interconnexion dorsale de la Banque mondiale. Ce financement d’un montant global de 465,5 millions de dollars, soit plus de 270 milliards de francs Cfa, permettra à ces pays de progresser dans la mise en place d’un approvisionnement électrique fiable et économique grâce à des échanges d’énergie plus efficients, selon un communiqué de la Banque mondiale.
Dans le cadre de ce nouveau projet d’interconnexion dorsale Nord, une ligne régionale de transport à haute tension de 330 kv raccordera les quatre pays concernés et dont les capacités institutionnelles seront renforcées afin qu’ils puissent participer pleinement au marché régional de l’électricité, indique le communiqué. Pour le chef de division au Pôle mondial d’expertise en énergie à la Banque mondiale, Charles Joseph Cormier, cité par le communiqué, «la promotion des interconnexions régionales permet, non seulement d’accroître le volume total d’électricité fournie à un coût moyen inférieur, mais aussi de renforcer la fiabilité du système et la stabilité du réseau, et, partant, de développer encore la part des énergies renouvelables».
Les quatre pays échangent déjà l’énergie entre eux ou avec d’autres pays de la région. Seulement, le volume total de ces échanges est faible comparé au potentiel régional, note l’institution de Bretton Woods qui estime que la demande d’électricité devrait augmenter fortement dans ces pays sur les prochaines décennies ; c’est-à-dire entre 2015 et 2030. Cette demande, selon le communiqué, devrait être multipliée par plus de deux, et passer d’environ 12 200 Mw à 37 490 Mw.
Le projet d’interconnexion dorsale Nord améliorera l’efficience des échanges d’électricité dans cette sous-région, favorisera la conclusion d’accords commerciaux efficaces et étendra l’accès à l’électricité pour les populations vivant le long des lignes de transport, projette la Banque mondiale.
La Banque mondiale indique à travers le communiqué que les bénéficiaires directs de ce nouveau projet sont les entreprises nationales d’électricité. Il s’agit de la Transmission Company of Nigeria (Tcn), la Société nigérienne d’électricité (Nigelec), la Communauté électrique du Bénin (Ceb) et la Société nationale d’électricité du Burkina Faso (Sonabel). Le projet améliorera leurs résultats financiers, et leur interconnexion avec le marché régional, renforcera la stabilité des systèmes nationaux, poursuit le communiqué.
Il permettra aussi d’optimiser la production d’électricité au niveau national en augmentant la part des énergies renouvelables, et en particulier du solaire. L’accroissement de l’offre d’électricité à un coût abordable aura pour effet de renforcer la fiabilité de l’accès des ménages à l’énergie. Enfin, la baisse des coûts et une plus grande fiabilité de l’approvisionnement multiplieront les opportunités économiques dans les pays participants, la compétitivité des entreprises s’en trouvera renforcée, de même que la création d’emplois et la croissance.

Les fidèles catholiques du diocèse de Lokossa ont célébré, samedi 3 novembre dernier, le jubilé d'or de la cathédrale Saint Pierre-Claver de la ville, sous la direction du Nonce apostolique, Mgr Briand Udaïgwe qui a dit une messe d'action de grâces. C’était en présence de plusieurs délégations venues de l'intérieur et de l'extérieur du Bénin, des députés Mathurin Nago et Rosine Dagniho ainsi que des préfets, des maires et responsables d’autres religions.
Consacrée le 14 mars 1968 par le Pape Paul VI, la cathédrale Saint Pierre-Claver de Lokossa a bouclé cette année, cinquante ans de vie. Ce jubilé d'or se célèbre à travers une série d'activités dont le clou a été la messe d'action de grâces dite, samedi 3 novembre dernier, par un collège d’évêques, de prêtres en présence de religieux dont certains sont venus de la Guadeloupe et du Togo. Le culte de plus de trois heures a été précédé d'une procession sous la houlette du Nonce apostolique. Prières, chants de louanges, exécution de l'hymne du jubilé en langues adja, mina et française suivie de l'Eucharistie puis des réjouissances populaires, en ont constitué les étapes. Aussi a-t-il été dressé un bilan d’activités des cinquante années de vie appuyé d'un appel à s'investir davantage dans l’évangélisation.
Concernant le bilan, on retiendra qu’à présent la cathédrale qui a bénéficié des travaux de réhabilitation par endroits, dispose, entre autres, de 57 paroisses réparties dans neuf doyennés alors qu'elle a été créée avec seulement neuf paroisses. Conscients que cet acquis est à l'image d'une corde tressée depuis leurs devanciers, le curé, puis l’évêque du diocèse ainsi que le Nonce ont, tour à tour, salué la mémoire des pionniers y compris les missionnaires. Aux dires de l’évêque Victor Agbanou, c'est le lieu de reconnaître les diverses œuvres de ces bâtisseurs et pionniers de l’évangélisation qui reposent désormais dans la maison du Seigneur. Mais loin de se satisfaire de leur bilan, l’évêque et son équipe entrevoient l'avenir plus riche en réalisations.
En perspective, s’affiche la volonté de mieux faire dans l’évangélisation, les œuvres sociales et l’érection de bâtisses. Appelant tous à demeurer mobilisés pour cette cause, Mgr Victor Agbanou retient que «Cinquante ans, ce n'est encore rien ». « Avec la force de notre jeunesse, nous allons nous investir davantage dans l’évangélisation », gage-t-il. Pour lui, la présente célébration placée sous le signe de la fidélité de Dieu au peuple du Mono et du Couffo marque « un nouveau départ, une nouvelle Pentecôte ». La communauté sera encouragée par le Nonce. « S'il est bon d’ériger des temples de pierres tel le symbole de la communauté vivante, la première église, c'est nous-mêmes, le peuple de Dieu qu’il faut d'abord bâtir », souligne Mgr Briand Udaïgwe qui a promis une contribution financière pour la réalisation des projets annoncés. Le culte du jubilé, matérialisé par un mémorial, a pris fin par la gratification du Nonce d'une photographie d'art. Des présents ont été offerts également à l’évêque qui a eu droit, par anticipation, à une chanson de joyeux anniversaire pour avoir bouclé dix-huit années d'épiscopat. Les fidèles, quant à eux, ont continué l’action de grâce à travers des chants.

La Commission budgétaire de l’Assemblé nationale s’est entretenue dans l’après-midi de ce lundi 5 novembre, avec le Groupe suivi budgétaire des organisations de la Société civile, dans le cadre de l’étude du projet de budget général de l’Etat gestion 2019. La délégation était composée notamment de l’Ong Alcrer et de Social Watch Bénin.
Ces acteurs de la Société civile ont présenté aux députés leur document d’analyse et de plaidoyer sur le projet de loi de finances pour la gestion 2019. Lequel révèle toute la détermination de la Société civile qui reste préoccupée par la lenteur dans la concrétisation des mesures économiques et sociales annoncées par le gouvernement ainsi que la qualité du contrôle de l’action gouvernementale. La Société civile plaide surtout pour un renforcement du contrôle de l’action gouvernementale et de la crédibilité dans l’exécution du budget de l’Etat.
Le président de l’Ong Alcrer, Martin Assogba, dit avoir surtout insisté sur cette situation. Selon lui, ce plaidoyer découle du fait que les acteurs non étatiques ont relevé cette année un certain affaiblissement de la prérogative constitutionnelle de l’Assemblée nationale relative au contrôle de l’action gouvernementale. Toutes choses qui inquiètent la Société civile surtout quant à la mobilisation des ressources en lien avec la soutenabilité de la dette d’une part et à la qualité de dialogue sur les politiques d’autre part. Martin Assogba et les siens notent que cette faiblesse du contrôle de l’action gouvernementale s’observe surtout dans le silence de la Représentation nationale sur le non-respect des délais de réalisation de plusieurs infrastructures annoncées par le gouvernement mais qui peinent à démarrer ou à se concrétiser. Ils citent, à titre illustratif, les cas des travaux de construction d’un nouveau pont sur la Sota ; la construction des axes routiers Cocodji-Hèvié-Calavi-Kpota et Misséssinto-Zinvié-Sèdjédénou-Zinvié et le bitumage de la route Djougou-Péhunco- Kérou-Banikoara. Au regard de tout ceci, Martin Assogba invite l’Assemblée nationale à mettre le reste du temps de son mandat à profit pour améliorer ses performances en matière de contrôle de l’action gouvernementale en 2019. Le Groupe suivi budgétaire des organisations de la Société civile ne s’est pas arrêté à ce seul plaidoyer. Il a fait également des analyses, secteur par secteur, des mesures économiques et sociales contenues dans les prévisions budgétaires pour l’année 2019 notamment les mesures fiscales et non fiscales. Ce qui lui a permis de faire part aux députés de ces recommandations et plaidoyers à ce niveau également. La question des finances locales n’a pas été occultée lors de l’audience publique budgétaire. La Société civile a plaidé pour un transfert à bonne date des ressources aux communes afin de permettre à ces dernières de ne pas être bloquées dans leur gestion pour le bien-être de la population. Elle félicite toutefois le gouvernement qui ferait un effort louable dans la mobilisation des ressources du Fonds d’appui au développement des communes (Fadec). Mais cet effort est malheureusement anéanti par le grand retard observé dans les transferts et non-respects des échéances, relève le président de l’Ong Alcrer. C’est pourquoi Martin Assogba recommande aux communes d’anticiper sur la préparation des dossiers d’appels d’offres des marchés publics avant le transfert des ressources et de mobiliser d’autres partenaires ou bailleurs pour le financement du Fadec. Le président de l’Ong Alcrer sera appuyé par la coordonnatrice de Social Watch Bénin, Blanche Sonon, et plusieurs autres membres du Groupe suivi budgétaire des Organisations de la Société civile. La délégation annonce rencontrer dans les tout prochains jours le gouvernement notamment le ministre de l’Economie et des Finances, Romuald Wadagni, pour le même exercice de recommandations et de plaidoyer dans le cadre de l’étude du projet de budget général de l’Etat gestion 2019.
Th. C. N.
Actualités 06 nov. 2018
Les participant à la sortie officielle du 2FJEP[/caption]Les militantes et militants du Front des femmes et des jeunes engagés pour le progrès (2Fjep) ont fait, samedi 3 novembre dernier à Cotonou, la première sortie officielle de leur mouvement politique. A la faveur d’une déclaration rendue publique, ils lancent un appel au peuple béninois à soutenir les actions du président de la République pour la réussite de la mission qui lui a été confiée depuis avril 2016.
La patience est un chemin d’or. Mais pour les militantes et militants du Front des femmes et des jeunes engagés pour le progrès (2Fjep), patienter, ce n’est pas croiser les bras, ni se plaindre ou critiquer le gouvernement. Patienter, selon eux, c’est prendre des décisions aujourd’hui afin que l’avenir de la jeunesse béninoise ne soit pas compromis de manière irréversible. Ils l’ont affirmé samedi dernier à l’occasion de la sortie officielle de leur mouvement politique.
En effet, le Front des femmes et des jeunes engagés pour le progrès est un mouvement politique qui regroupe, selon son coordonnateur, Afanou Jean Joseph Korblah, 14 mouvements et associations des 7 arrondissements de la 16e circonscription électorale. Selon les militantes et militants de ce front, la seule leçon à retenir est que l’homme et surtout le Béninois ne tire pas leçon de l’histoire. Le Béninois, selon la déclaration lue par le coordonnateur du 2Fjep, a toujours désiré une rupture avec les mauvaises habitudes du passé. Afanou Jean Joseph Korblah déplore cependnant des maux qui n’ont cessé de diviser, de nuire et d’arriérer. Des maux qui ont noms : la négligence, l’orgueil, la culture de la médisance, le développement de la politique en lieu et place de la politique de développement. Face à ces mauvais comportements, Afanou Jean Joseph Korblah et ses camarades se demandent jusqu’à quand faut-il continuer à culpabiliser les autres de ses propres erreurs et difficultés.
Pour les militantes et militants du 2Fjep, il est temps de se rendre à l’évidence. Le Bénin, estiment-ils, a entamé un réel processus de développement équilibré. C’est pourquoi, il faut reconnaître, selon eux, l’audace, le courage et la détermination du président de la République et de son gouvernement à améliorer les conditions de vie des Béninois et des générations à venir.
Le coordonnateur du 2Fjep et ses camarades, après avoir fait le point des réalisations et des réformes en cours, estiment qu’il est temps de travailler ensemble et conjuguer les efforts dans la tolérance et l’inter culturalité. Il est temps, ajoutent-ils, pour chacun de faire des sacrifices, des concessions pour un avenir radieux et prospère. Aussi à l’unanimité, décident-ils de soutenir et de travailler aux côtés du chef de l’Etat. Car, le peuple béninois gagnerait à travailler aux côtés de ce dernier pour l’accompagner dans sa noble mission de faire du Bénin un pays phare, un pays bien gouverné, uni et de paix et à économie prospère et compétitive, de rayonnement culturel et de bien-être social.