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Nouvelles

Eco running 4 spécial enfant: 1,646 tonne de déchets plastiques ramassés à Cotonou
[caption id="attachment_31264" align="alignnone" width="1024"]Ramassage des sachets [/caption]

La quatrième édition d’Eco running, spécial enfant, s’est déroulée, ce samedi 27 octobre, avec la participation active de plusieurs personnels d’entreprises et d’écoliers. Au terme de cette campagne de sensibilisation, une quantité importante de déchets plastiques a été ramassée sur les artères de la ville de Cotonou.

Les artères de la ville de Cotonou ont reçu un coup de ménage ce week-end. Eco running 4, initiative de Sandra Idossou, a permis d’extirper des ruelles de la ville phare du Bénin 1, 646 tonne de déchets plastiques, un record en termes d’objectif fixé qui est de ramasser une tonne 500 kg. La forte implication du personnel des entreprises partenaires de l’événement, des agents du ministère du Cadre de vie et du Développement durable et des enfants venus d’une dizaine d’écoles a eu un impact considérable. Sandra Idossou et les siens en ont profité pour sensibiliser les riverains sur les comportements à adopter vis-à-vis de l’environnement. « C’était important de leur passer le message », a martelé Sandra Idossou très fière de contribuer à l’entretien du cadre de vie. « Si les enfants adoptent de bons comportements aujourd’hui, demain nous aurons des Béninois en bonne santé et une ville propre », a-t-elle indiqué soulignant que beaucoup d’enfants ont compris les enjeux liés à l’environnement. C’est donc une lutte perpétuelle jusqu’à ce que change le comportement des populations qui doivent aussi savoir que le sachet plastique est source de maladies. 

La direction générale de l’Environnement et du climat a soutenu cette édition. A en croire Bertin Bossou, agent de ladite direction, tous les réseaux et partenaires du ministère sont sensibilisés sur la nécessité de dégager les sachets non biodégradables des villes. «Petit à petit, les sachets non biodégradables vont diminuer au Bénin et ces sachets ramassés vont entrer dans un cycle de valorisation», a informé Bertin Bossou. Les unités de tri et de valorisation sont en train d’être installées, a-t-il expliqué, dans les centres d’enfouissement technique, pour valoriser les déchets non biodégradables. Il a espoir que les éco running contribuent à diminuer les quantités de déchets plastiques. « Nous sommes prêts à rendre effective la loi n° 2017-39 portant production, importation, commercialisation et utilisation des sachets plastiques non biodégradables dont les décrets d’application sont en cours de signature», a soutenu Bertin Bossou et dès les prochains jours, la vulgarisation va continuer.

Environnement 30 oct. 2018


Développement de la filière volaille au Bénin: «Intensifier la production locale», selon Horatio Yewadan

Au Bénin, l’aviculture est un secteur en plein essor avec une demande de plus en plus croissante en viande de volaille. Plusieurs facteurs favorisent d’ailleurs le développement de cette filière. De nombreux efforts sont consentis au niveau politique mais des défis restent à relever pour faire du Bénin un label au niveau sous-régional. Ingénieur agricole, zootechnicien et spécialiste en développement des filières animales, l’ancien cadre du ministère de l’Agriculture de l’Elevage et de la Pêche Horatio Lassissi Togbé Yewadan, apprécie la filière et fait ressortir les grands axes sur lesquels des efforts sont attendus.

La Nation : Le secteur avicole en l’occurrence la volaille au Bénin, quelles appréciations en faites-vous ?

Horatio L. T. Yewadan : L’approvisionnement en viande de volaille des populations béninoises provient de l’aviculture traditionnelle, des élevages intensifs de l’aviculture moderne et des viandes de volaille importées. Cette dernière constitue le maillon le plus important, car elle couvre plus de 50% des besoins des ménages, soit environ 20.000 tonnes par an. Ceci ne représente qu’environ 10% du total des viandes de volaille importées chaque année ; le reste étant exporté vers le Nigeria et les pays de l’hinterland. Et pourtant, nous notons le fort engagement des acteurs de la filière avicole au Bénin dont le niveau d’organisation est le plus élevé des filières développées dans notre pays en dehors du coton. Cependant, le niveau de production reste en deçà de la demande nationale. C’est dire que la production locale de viande de volaille a besoin d’être intensifiée pour combler le gap noté.
Par ailleurs, et dans le souci d’accroître les exportations et de réduire progressivement la vulnérabilité de l’économie aux chocs externes, notre pays a opté pour sa diversification. Ceci est une motivation pour booster la production locale et créer de la richesse. Nous avons des raisons d’y croire. En effet, la filière avicole a connu dans la sous-région ouest-africaine une pleine croissance de plus de 100% ces deux dernières décennies, soit plus de 600 millions de tête de volaille. De manière spécifique, la production de viande de volaille dans l’espace Uemoa (une des cinq filières encouragées par l’institution) est estimée à 250 000 tonnes dont plus de 50% par la Côte d’Ivoire et le Sénégal, soit 65 000 tonnes pour chacun de ces pays. Notre pays dans le domaine peine à atteindre les 10.000 tonnes de production annuelle de viande de volaille. Comme on peut le constater, notre pays est largement mal loti dans notre espace économique, valorisant ainsi faiblement les potentialités de nos différentes zones agro- écologiques, du moins pour ce qui est de la production avicole. L’interdiction, il y a quelques années de la viande de brousse à cause du virus Ebola, aurait pu contribuer à booster la production avicole dont l’importance n’est plus à démontrer tant sur le plan de la sécurité alimentaire que sur celui de la création d’emplois. En milieu rural et surtout péri urbain, l’aviculture contribue à la préservation des moyens d’existence des populations et, davantage à l’autonomisation des femmes, un maillon important pour l’épanouissement des ménages. 

Faut-il attribuer le retard en production locale à un manque de volonté politique ?

La volonté politique pour le développement de la filière avicole existe à travers les divers documents de politiques et stratégies sectorielles. Ceci se manifeste par l’encouragement à la transformation des produits avicoles et à l’intégration des exploitants avicoles et transformateurs dans le marché par la valorisation des chaînes des valeurs ajoutées qui constituent un outil important d’analyse économique des filières. Cette volonté prend en compte tous les maillons de la promotion des filières agricoles par le renforcement et la formalisation des liens entre éleveurs, transformateurs et commerçants, etc. Retenons que la viande de volaille et le poisson sont des produits de faible production dans notre pays mais dont la forte consommation n’est couverte que par des importations massives engendrant une facture alimentaire très élevée qu’il convient d’inverser en exploitant au mieux les fortes potentialités existantes. Pour y arriver, il s’agira d’œuvrer d’une part pour la professionnalisation des acteurs de la filière et d’autre part pour le développement du partenariat Public-Privé, par l’encouragement des investissements productifs, la mise en place d’une fiscalité adaptée à la filière et l’accès au marché (local, régional et international).Il est évident qu’un tel partenariat ne peut concerner que le financement, mais également et surtout la participation de tous, aux choix à faire en matière de définition des objectifs quantitatifs et des options pour leur atteinte.

Comment appréciez-vous alors la vision du gouvernement inscrite dans le Pag ?

L’option prise dans le cadre du Programme d’action du gouvernement pour l’horizon 2021 est d’encourager l’aviculture locale et de la faire passer de 10. 000 tonnes à
25. 000 tonnes. C’est déjà une grosse ambition, même si cette projection ne me semble pas réaliste dans notre contexte d’élevage extensif. Par contre, une option faite sur l’aviculture moderne est celle qui pourra permettre de combler le gap et surtout de contribuer à améliorer le taux de couverture des importations par les exportations dont la valeur moyenne reste faible, soit environ 20%. Toute planification n’étant jamais statique, le Plan national d’investissements agricoles et de sécurité alimentaire et nutritionnelle (Pniasan 2017-2021) peut être ajusté pour permettre de prendre en compte les avantages comparatifs pour une meilleure contribution de l’agriculture au développement économique de notre pays. Il urge donc d’encourager l’aviculture moderne par la valorisation du potentiel existant en matière d’organisation des acteurs et de l’existence d’unités avicoles de petite, moyenne et grande taille dans nos diverses zones agro-écologiques. Car, l’amélioration du taux de couverture des importations par les exportations agricoles passe certes par les filières classiques d’exportation mais aussi par celle aviaire ayant de fortes potentialités de production interne et qui, malheureusement, contribue fortement au déséquilibre de la balance commerciale par les importations massives de viande de volaille, par presqu’une trentaine de sociétés opérant dans le domaine.

Quels sont les atouts dont dispose le Bénin pour l’essor de cette filière ?

Le Bénin est un pays côtier très utilisé par les pays de l’hinterland (Niger, Burkina, Mali, Tchad, etc.), notamment pour l’importation des biens de diverses natures dont les denrées alimentaires y compris la viande de volaille. A l’interne, les besoins des ménages ne sont couverts qu’à 50%. Des efforts d’intensification sont possibles à réaliser à condition que les acteurs du secteur s’y engagent. Heureusement, un réseau impressionnant d’acteurs structurés et répartis sur toute l’étendue du territoire national s’est développé dans ce domaine. Il s’agit de l’Interprofession de l’Aviculture au Bénin, la forme organisationnelle la plus élevée et professionnelle des acteurs d’une filière agricole. Sur le plan des potentialités, le Bénin ne réalise qu’à peine la moitié de ce que la nature lui permet de faire en matière de production animale. En effet, au niveau du secteur agricole, l’élevage ne contribue qu’à peine 15 % au Produit intérieur brut agricole, alors que les conditions agro-écologiques permettent d’aller jusqu’à 30%. Tout près de nous, un pays comme la Côte d’Ivoire (forte humidité, zone fortement forestière, etc.), où le potentiel en élevage par rapport à l’agriculture n’est que de 5%, produit sept fois de viande de volaille que ne le fait notre pays. Ainsi, si en première approximation, on fixe un objectif pour le Bénin d’atteindre le niveau actuel de production de viande aviaire de la Côte d’Ivoire, soit 65 000 tonnes chaque année, on aurait contribué à couvrir environ 30% des quantités de viande réexportées vers les pays de l’hinterland. En termes monétaires, ce serait un effort de 65 milliards de francs Cfa qui allègerait notre balance commerciale et surtout la couverture partielle des importations des intrants, produits agricoles et denrées agroalimentaires. En valorisant les potentialités de notre pays en production animale, ce sont des milliards qui seront gagnés par les aviculteurs avec comme corollaire la création de nombreux emplois. Si pour produire moins de 10. 000 tonnes de viande de volaille, l’on emploie environ 4000 personnes dont 3000 occasionnels approximativement, avec une projection de 65. 000 tonnes de viande de volaille produite annuellement, il sera créé pour le développement de la filière avicole moderne près de 60. 000 nouveaux emplois. La mise en œuvre de cette option répond bien à la volonté des autorités nigérianes de voir sur leur marché de la viande de volaille produite au Bénin, et devrait permettre aux acteurs de la filière avicole béninoise de produire une bonne proportion des milliers de tonnes de viande importées et réexportées essentiellement en direction de ce pays voisin. Au vu des importations de viande de volaille qui ne cessent de croître d’année en année dans notre pays, est-il possible de renverser cette tendance ? Et à quel prix ? La volonté politique est prônée, mais on attend de voir sa concrétisation. D’un autre côté, nos opérateurs économiques devront se reconvertir afin de contribuer à réaliser les grands équilibres macroéconomiques dans notre pays.

Quelles politiques adopter alors pour le développement de la filière ?

Il faut rendre opérationnel dans le secteur agricole un cadre institutionnel cohérent pour la réalisation des politiques et stratégies sectorielles en cours d’application. C’est ce qu’ont fait le Sénégal et la Côte d’Ivoire qui ont mis en œuvre une politique de protection de la production, au regard des dispositions de la politique agricole de l’Union économique et monétaire ouest-africaine afin de booster la production aviaire, la multipliant par dix en moins de vingt ans. Pour une telle initiative, les ministères sectoriels concernés devront jouer leur partition, notamment les ministères chargés de l’Economie et des Finances, du Commerce, du Plan et du Développement, etc. Par ailleurs, il faudra établir un réel partenariat public-privé où les rôles sont bien définis et respectés. Le partenariat public-privé fait souvent l’objet dans sa mise en œuvre de lois se référant aux pratiques administratives et des principes dégagés par les tribunaux en ce qui concerne les rapports contractuels entre les secteurs publics et privés. Ces lois visent souvent les marchés publics : contrats d’approvisionnement de travaux de construction et de services, y compris les services professionnels de même que les contrats de partenariat public-privé. Au niveau du secteur public, la loi peut couvrir, dans le cadre de la mise en œuvre du partenariat public-privé, les domaines aussi larges que la transparence dans les processus contractuels, le traitement intègre et équitable des concurrents, la mise en place de procédures efficaces et efficientes, le système d’assurance de la qualité et la reddition de comptes. Les acteurs œuvrent pour obtenir un effet réel extérieur à leurs organisations respectives. Ce type d’objectifs de partenariat vise les relations de collaboration, de coopération, de concertation, d’échanges d’informations…, en vue du développement du secteur agricole tel que défini de manière consensuelle dans les documents de programmation et de stratégie opérationnelle : politique sectorielle, stratégie sectorielle (et opérationnalisation des stratégies sectorielles).

Pensez-vous que, ce faisant, le Bénin a des chances d’égaler sinon de dépasser les leaders de l’Afrique de l’Ouest, la Côte d’Ivoire, le Sénégal ?

Le Bénin, un label au niveau sous-régional, c’est possible !Mais il va falloir accompagner la volonté politique d’un engagement des Béninois en général et des acteurs de production de la filière avicole en particulier, puis un effort de renoncement des sociétés importatrices de viande de volaille à la saignée dont ils sont responsables. La volonté politique passe par la définition des normes au niveau de tous les maillons de la filière et des chaînes de valeurs et leur mise en œuvre effective par les structures étatiques de contrôle des ministères concernés, celui de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche et celui du Commerce. En amont de la production, le maillon fort de la production des aliments est bien fourni dans notre pays grâce aux sociétés de production d’aliments pour les différentes séries animales dont notamment la filière avicole. En plus de cela, il faut œuvrer pour la professionnalisation des acteurs afin de les rendre capables de mettre sur le marché des produits concurrentiels.
Par ailleurs, la contribution des ministères concernés devra être active par la création d’un climat favorable pour le développement d’entreprises promotrices de chaînes de valeurs ajoutées de la filière avicole. A ceci, il faut ajouter le principe cher à toute entreprise de production, à savoir vendre les produits avant de les produire. La question du marché est donc fondamentale aussi bien son dynamisme que sa protection par la prise de lois par les deux principaux acteurs de l’animation de la vie politique que sont le gouvernement et les députés à l’Assemblée nationale. En effet, le développement d’un pays répond à des principes, notamment le respect des règles élémentaires du dynamisme évolutif et stable de la pyramide du développement économique (agriculture, industrie, commerce et services et institutions financières), la volonté de consommer ce que nous produisons, le choix d’arrêter d’être une société de consommation, la volonté de choix participatif et concerté d’une politique de développement économique durable, etc. Mais savons-nous que réellement sur le plan de la caractéristique sensorielle, la viande des poulets chair est la mieux appréciée, ensuite viennent les poulets importés et les locaux en dernière position, à l’exception de ceux nourris réellement aux grains ? Faisons-en l’exercice réel avant de conclure.

Economie 30 oct. 2018


Avec l’appui de la Fondation Tony Elumelu: Des jeunes entrepreneurs prêts pour le challenge du développement
[caption id="attachment_31262" align="alignnone" width="1024"]Lancement officiel de la plateforme numérique TefConnect[/caption]

Tout le gratin de l’entrepreneuriat de l’Afrique s’est réuni, la semaine dernière à Lagos pour attiser la flamme de l’espoir quant au développement du continent. La voie la plus certaine pour y arriver, c’est l’entrepreneuriat, soutient-on. A raison !

Le forum annuel d’entrepreneuriat de la Fondation Tony Elumelu (Tef) constitue le plus grand rassemblement d’entrepreneurs africains existant au monde. Il offre une occasion unique de réunir de jeunes compétences, de créer des réseaux dynamiques et de transmettre aux décideurs politiques le message selon lequel un secteur privé dynamique et responsable conduira à la transformation économique du continent. Cette année, ils étaient plus de 5 000 entrepreneurs, leaders des secteurs, privé et public africains. Ils épousent tous le rêve du philanthrope Tony Elumelu et sa vision ‘’africapitaliste’’ selon laquelle le continent a toutes les ressources pour s’imposer au reste du monde. 

Il n’est d’ailleurs pas le seul à le penser. Le président du Ghana, Nana Akufo-Addo, un des invités du forum 2018, rêve aussi d’une Afrique qui se construise sur le modèle entrepreneurial. Le président ghanéen soutient ainsi « l’importance de galvaniser tout l’écosystème de l’entrepreneuriat » en appelant « les représentants du secteur public à encourager, soutenir et reproduire le modèle de la Fondation Tony Elumelu dans leurs régions respectives ».S’exprimant sur la nécessité de mettre en place les politiques appropriées, Nana Akufo-Addo estime que le changement et le développement ne peuvent se produire tout seuls. « Les gens doivent se lever, se faire entendre et échanger », soutient-il. L’autre chose que dit ne pas comprendre le leader ghanéen, c’est comment « les gens qui vivent sur le continent le plus riche du monde peuvent être les plus pauvres ».
La réponse à cette interrogation viendra de son homologue Uhuru Kenyatta du Kenya. Attendu à Lagos, c’est plutôt via une intervention vidéo en direct que celui-ci va partager avec les participants au forum, sa vision. Aux jeunes entrepreneurs, il a demandé de tourner leurs mains vers la production, pour aider le continent. « L’Afrique a besoin de jeunes leaders qui utilisent la technologie pour régler les problèmes du continent », suggère-t-il. Ces messages d’espoir, d’autres acteurs et non des moindres de la vie politique, social et économique du continent les ont portés aussi à travers diverses interventions, visant à doper le moral aux jeunes entrepreneurs et surtout à les engager sur la voie du développement du continent. Ils ont en eux la force et le potentiel, ont expliqué, entre autres, le sénateur Abubakar Atiku Bagudu, gouverneur de l’Etat de Kebbi, Alhaji Mohammed Abdulahi Abubakar, gouverneur de l’Etat de Bauchi, Nike Akande, présidente de la Chambre du commerce et de l’industrie de Lagos, Donald Duke, ancien gouverneur de l’Etat de Cross River, et Peter Obi, ancien gouverneur de l’Etat d’Anambra.
Le forum a également connu une séance sur le rôle du secteur privé dans le développement économique de l’Afrique avec Dr Awele Elumelu, administratrice de Tef, fondatrice d’Avon medical et championne de Gavi pour la vaccination en Afrique.

L’entrepreneuriat, catalyseur du développement économique

Le Tefforum 2018 a été une fois encore l’occasion pour Tony Elumelu de réitérer son engagement à être l’avocat du développement économique de l’Afrique en soutenant et en formant une nouvelle génération d’entrepreneurs, dont les succès peuvent transformer le continent, offrir des opportunités, créer des emplois et un impact social. « L’entrepreneuriat est le catalyseur du développement économique de notre continent… L’avenir de l’Afrique est entre les mains des Africains », a-t-il déclaré.
« Notre Fondation et son approche unique en matière de formation, de mentorat et de financement ont prouvé que l’entreprenariat est le catalyseur de la transformation économique de notre continent. Je crois fermement que le succès peut être démocratisé et que si nous pouvons lier les ambitions aux opportunités, cette génération extraordinaire peut tout accomplir », a déclaré Tony Elumelu.
Le Forum, qui en est à sa quatrième édition, a été également marqué par la remise de diplômes aux lauréats de la promotion 2018 du programme d’entreprenariat de Tef, à la suite d’une période de formation et de mentorat de neuf mois avec le don d’un capital de démarrage.
Depuis sa création, la Fondation Tony Elumelu a doté les entrepreneurs africains de tous les coins du continent d’un capital de démarrage non remboursable de 5000 dollars, d’un programme de formation personnalisé et spécialement adapté à l’environnement africain, et de l’accès à un pool de mentors dédiés qui contribue de manière significative à la croissance économique, à la création d’emplois et à la production de revenus.

Actualités 30 oct. 2018


Soirée de l’excellence 2018 de Hecm: Les meilleurs étudiants de 2017-2018 récompensés
[caption id="attachment_31260" align="alignnone" width="1024"]Une des majors ayant obtenu une moyenne d’au moins 16 sur 20 recevant les clés d’une moto en récompense[/caption]

Comme à ses habitudes, la Haute école de commerce et de management (Hecm) a célébré cette année encore ses meilleurs étudiants, au cours d’une soirée dite de l’excellence, samedi 27 octobre dernier à la plage Dream Beach à Cotonou. La cérémonie a été placée sous l’égide de Kokou Assogba, directeur général de l’Enseignement supérieur représentant le ministre de tutelle.

Des attestations de succès cosignées, deux motos, des bons de réduction sur les frais de scolarité, des lots d’ouvrages, des bons de stages payés, des ordinateurs, etc. Ce sont, entre autres, les prix dont ont été gratifiés les meilleurs étudiants de la Haute école de commerce et de management (Hecm) au titre de l’année 2017-2018.

Plantant le décor, Albert Chincoun, directeur général par intérim de la Haute école de commerce et de management (Hecm), indique que la cérémonie est placée sous le signe de l’excellence et consacrée à la récompense des meilleurs étudiants de l’année 2017-2018. Les lauréats sont de la catégorie des étudiants ayant obtenu des moyennes comprises entre 14 et 16, des majors de promotions, sans oublier les titulaires de licence et de master. Ces résultats d’excellence sont l’œuvre aussi bien des parents, des enseignants, des entreprises que des apprenants, a reconnu le directeur général par intérim.
Notant qu’il n’y a de richesse que d’hommes, Marlène Yèdji, porte-parole des récipiendaires a rendu hommage au corps professoral de Hecm. « La rigueur, l’assiduité, le sérieux et la qualité des formations que vous nous avez transmises ont porté leurs fruits », a-t-elle reconnu. Mais la remise des attestations n’est pas une fin en soi. Selon elle, il n’est pas question pour eux d’empocher leurs diplômes et d’aller dormir sur leurs lauriers. « C’est maintenant que notre vrai combat commence », a averti Marlène Yèdji en précisant qu’il reste à mettre en action sur le marché du travail les compétences acquises au cours de leurs formations. Consciente de ce que ce pari ne sera pas gagné seulement par les récipiendaires, elle a invité aussi bien les autorités béninoises, les responsables de Hecm, les opérateurs économiques que les parents à ne pas cesser de les soutenir.

Pour le développement

Intervenant au nom du ministre de tutelle, le directeur général de l’Enseignement supérieur, Kocou Assogba, a souligné que la cérémonie est la célébration du développement du Bénin. Car, a-t-il expliqué, le développement des autres secteurs est tributaire des ressources humaines bien formées. Aussi, a-t-il encouragé les responsables de Hecm à poursuivre leurs efforts pour mettre à la disposition du pays des jeunes diplômés valables, capables de propulser le développement du pays.
En dehors des remises de prix et d’attestations aux étudiants, la cérémonie a connu la prestation de serment de 9 nouveaux enseignants titulaires de doctorat dans diverses spécialités. Tour à tour, ils ont défilé devant Félix Iroko, directeur académique de Hecm, pour s’engager à remplir leurs fonctions comme cela se doit. Ils font désormais partie du corps enseignant de cet établissement supérieur privé. Aussi, Bonaventure Natondé Aké, le promoteur, leur a-t-il prodigué de sages conseils. Ils doivent, selon lui, considérer leur mission comme un sacerdoce et l’école comme un sanctuaire. Par conséquent, il les a invités à être comme des pasteurs et prêtres auprès des apprenants dont ils ont la charge.
La promotion des lauréats 2017-2018 est parrainée par Cosme Goundété, président de l’Ordre des experts comptables du Bénin. Pour la promotion 2018-2019, le parrain est un ancien étudiant de Hecm devenu ministre : Oswald Homeky représenté à la cérémonie par son directeur de cabinet.

Société 30 oct. 2018


Renaissance amorcée du Bénin: La Ligue des jeunes progressistes accompagne Patrice Talon
[caption id="attachment_31258" align="alignnone" width="1024"]Des responsables de la ligue des jeunes du Bloc progressiste présents à la cérémonie[/caption]

L’école primaire publique de Sinagourou, dans le premier arrondissement de la ville de Parakou a servi de cadre, dimanche 28 octobre dernier, à une séance de prière organisée à l’intention du chef de l’Etat. Initiée par la Ligue des jeunes du bloc progressiste, l’occasion a permis d’invoquer la miséricorde d’Allah, pour l’accompagner dans ses réformes.

« Que Dieu veille chaque jour sur le chef de l’Etat et les membres de sa famille, lui donne la santé et la quiétude nécessaire, pour terminer en grande beauté son mandat à la tête du pays. » Tels sont les vœux formulés au cours de la séance de prière, dimanche 28 octobre dernier à Parakou, à l’endroit du président Patrice Talon, par Mohamed Sidi Hadi de la Ligue des jeunes du bloc progressiste. Au cours de la cérémonie, il a convié les populations à rester en union de prière avec lui, pour la concrétisation de ses ambitions.

« Lorsqu’une autorité a été investie d’une mission, il ne nous revient pas de l’empêcher de l’accomplir. C’est Dieu qui donne le pouvoir et nul ne doit s’opposer à cette volonté. Mettons-nous ensemble pour la renaissance amorcée par notre pays avec le président de la République », a fait remarquer le représentant des jeunes du bloc progressiste dans le Borgou, Hadi Mohamed Sidi. Il a ensuite appelé la jeunesse de Parakou à se mobiliser derrière le chef de l'Etat et à le soutenir dans la mise en œuvre de son programme d’action du gouvernement (PAG).
Pour le porte-parole de la Ligue des jeunes du bloc progressiste, Jean Aholou, cette cérémonie d’imploration était nécessaire. Il a félicité les divers acteurs qui accompagnent déjà le président dans les réformes qu’il a initiées. Selon lui, les réformes engagées doivent être expliquées et portées. L’objectif de leur mise œuvre, poursuit-il,c’est d’éviter qu’il y ait un Bénin des privilégiés et celui des démunis.
Présent à cette cérémonie, le président de l’Association Tembi, Abdoulaye Salissou, abondera dans le même sens. Mobilisés derrière Hadi Mohamed Sidi, les élus locaux, les jeunes, les femmes et les conducteurs de taxi moto ont réitéré leur adhésion au Pag et aux réformes. Ils sont aussi engagés pour le renforcement du bloc des progressistes.
Accompagné d’un collège de leaders religieux, l’imam Abdoulaye KabirouYari a supervisé la prière pour la réussite des actions du gouvernement. Un bœuf a été immolé en sacrifice à cette fin. C’est par une marche jusqu’au domicile du roi de Sinagourou que la rencontre a pris fin. En tête, il y avait les responsables de la Ligue des jeunes du bloc progressiste.

Société 30 oct. 2018


Foot-Corruption : La Caf lève la suspension de l’arbitre béninois Aboudou Bello

Le Jury disciplinaire de la Confédération africaine de Football a levé sa suspension provisoire contre l’arbitre béninois Aboudou Bello.

Réuni le 8 septembre dernier, il a examiné tous les documents relatifs aux allégations de corruption : violation des statuts de la Caf, des règlements et du code disciplinaire. Après avoir soigneusement étudié les éléments qui lui ont été présentés concernant la violation par l’arbitre Abibou Bello, des règlements et statuts de la Caf, en particulier des articles 82, 136, 152 du code disciplinaire de la Caf, le jury « a décidé que les éléments présentés ne permettent pas d’établir avec certitude la violation par Aboudou Bello des règlements et statuts de la Caf ». Il en a déduit que la suspension de Aboudou Bello n’est pas établie.
Cette décision 216-CAI du 8 septembre 2018 signé du secrétaire général de la Caf, Amr Fahmy a été notifié à la Fédération internationale de Football association (FIFA) qui, par conséquent, a levé sa suspension par le biais de la secrétaire adjointe de la commission de discipline de la Fifa, Wilma Ritter.
Pour rappel, le jury disciplinaire de la Caf avait provisoirement suspendu en août dernier, de toute activité liée au football de la Caf jusqu’à l’examen de leur situation, 14 d’arbitres du continent dont le Béninois Aboudou Bello. Ch.H.

Sports 30 oct. 2018


Trophée African Women 4 Tech Leader: Aurélie Adam Soulé Zoumarou auréolé

Consacré à la Cyber Sécurité en Afrique, l’Africa Cyber Security Conference a eu lieu du 24 au 26 octobre dernier à Abidjan en Côte d'Ivoire sur le thème évocateur de « Cyber sécurité, moteur de la transformation digitale ». Cette troisième édition a auréolé la ministre de l’Economie numérique et de la Communication du Bénin, Aurelie Adam Soulé Zoumarou.

Ce must des fora consacrés aux TICs mobilise les professionnels du digital en Afrique, les acteurs majeurs du secteur, notamment des instances de régulation de communication, les décideurs gouvernementaux, les entreprises de télécommunication, etc.
Sous le leadership d’Aurelie Adam Soulé Zoumarou, le Bénin y a été représenté. La ministre en charge de l’Economie numérique a notamment animé le panel ‘’African Women for Tech’’ sur le thème : « Développement des nouvelles technologies en Afrique, comment les femmes dirigeantes font la différence ». Tout en ayant insisté sur le genre pour réguler la fracture numérique axée sur le sexe, elle a fait valoir que la transformation digitale en Afrique est porteuse d’un potentiel énorme pour l’Afrique. Et indiqué comment elle peut lui être bénéfique. A cette fin, elle a mis l’accent sur l’importance de la formation, des investissements du secteur privé, et l’inclusion des femmes dans les grandes décisions liées au secteur. Ce fut également l’occasion pour la patronne du département de l’économie numérique au Bénin de partager avec le forum, à Abidjan, les dynamiques portées par le gouvernement béninois dans le domaine du numérique. Autant de déterminants qui ont valu à la ministre Aurélie Adam Soulé Zoumarou, le Trophée African Women 4 Tech Leader.

P. A.

Actualités 30 oct. 2018


Agbangnizoun: Sensibilisation sur les troubles dus à la carence en iode

La commune d’Agbangnizoun dans le Zou a abrité, samedi 27 octobre dernier, la 21e édition de la Journée nationale de mobilisation pour la lutte contre les troubles dus à la carence en iode (Tdci).

Les troubles liés à la carence en iode (Tdci) les plus connus sont le goitre endémique, le crétinisme et le retard intellectuel chez l'enfant. Pourtant, ils vont bien au-delà. Ces troubles sont souvent irréversibles et la prévention est le seul moyen de lutte. La situation est encore préoccupante dans le département du Zou qui enregistre seulement 21,2% de ménages disposant de sel adéquatement iodé. La célébration de la 21e journée nationale de mobilisation contre les Tdci contribue à la sensibilisation et s'articule autour du thème : « Sel adéquatement iodé : gage d'une bonne croissance pour les enfants ». Un thème qui rappelle à la communauté la nécessité de la consommation du sel adéquatement iodé par toute la famille et plus précisément les enfants. C'est aussi l'occasion, pour les autorités, de rappeler le rôle combien important que l'iode joue dans la santé humaine. A cette fin, les autorités des ministères de l’Agriculture et de la Santé, appuyées par le maire d’Agbangnizoun, Gaspard Gboli-Honon, ont attiré l’attention sur la consommation du sel adéquatement iodé. A savoir, du sel iodé, bien emballé et conservé à l'abri de la lumière et de la chaleur. L'iode étant très volatile, il est important de bien le conserver pour éviter son évaporation sous l'effet de l'air, de la lumière ou de la chaleur, ont recommandé les spécialistes. 

Au cours de cette célébration, le représentant du ministre de la Santé, Venance Gandaho, a surtout insisté sur les caractéristiques de l’iode, qui est un micronutriment essentiel jouant un rôle majeur dans la croissance et le fonctionnement des cellules du fœtus, de l'enfant, de l'adolescent et aussi de l'adulte. Il est donc indispensable dans la fonction de la reproduction chez l’adolescente et la femme. Chez la femme enceinte par exemple, explique-t-il, la carence en iode peut être responsable d'avortement spontané, d'accouchement prématuré, de mort fœtale ou de troubles du développement du cerveau fœtal.

Des poches de résistance

Il sera appuyé par le représentant du ministre en charge de l’Agriculture, Françoise Assogba Komlan. Elle fait observer que malgré les efforts remarquables consentis dans les départements pour favoriser la consommation de sel iodé, des difficultés persistent. Elles sont, entre autres, liées à la réticence de saliculteurs locaux à ioder le sel localement produit, à la faible implication des élus locaux dans la promotion du sel iodé, à la réticence des revendeuses de sel à adopter les bonnes pratiques de conservation et de distribution du sel iodé; mais aussi au contrôle irrégulier de présence d'iode dans le sel.
Pour corriger cette situation, Françoise Assogba Komlan soutient que le Programme d'actions du gouvernement, à travers son volet agriculture, en arrimage avec le Plan national d’investissement agricole et de sécurité alimentaire et nutritionnelle (Pniasan 2017-2021), a prévu la « mise en œuvre de la stratégie alimentaire de réduction de la malnutrition ». Selon elle, il s'agit de mettre en œuvre un plan efficace de communication en alimentation et en nutrition, de renforcer les capacités des agents techniques chargés de mettre en œuvre les conseils en alimentation et en nutrition, et d'organiser des séances d’information-éducation-communication pour un changement de comportement en nutrition.
A Agbangnizoun, samedi 27 octobre dernier, les autorités présentes ont surtout sensibilisé les populations à travers des démonstrations portant sur les troubles auxquels s'exposent les consommateurs de sel non iodé, avant de lancer un appel à la mobilisation générale pour éradiquer les Tdci. Il a été aussi procédé à la distribution de sel iodé.

Société 29 oct. 2018


Assainissement du paysage politique béninois: Dur Barka et Rdi-Anfani intègrent la dynamique unitaire

Favorables à l’assainissement du paysage politique béninois, Dur Barka et Rdi-Anfani ont accepté de s’inscrire dans la dynamique du regroupement avec d’autres formations au sein du Bloc républicain. L’annonce officielle de leur adhésion a été confirmée, samedi 27 octobre dernier à Parakou, à la faveur d’un congrès extraordinaire qu’ils ont tenu ensemble.

Dur Barka et Rdi Anfani ont tourné, depuis samedi 27 octobre dernier à Parakou, une nouvelle page de leur histoire. Par rapport à leur mise en conformité avec les exigences de la réforme du système partisan au Bénin, leurs positions ont été clarifiées. Après avoir pris place à bord de la barque de la « Dynamique unitaire », ils sont désormais membres du bloc « Républicain ». L’officialisation de leur appartenance a été confirmée au cours d’un Congrès extraordinaire que leurs leaders respectifs, le député Rachidi Gbadamassi et le ministre Samou Séidou Adambi, se sont mis ensemble pour organiser.

Soutenus par le président de l’Alliance du Bénin triomphant, Abdoulaye Bio Tchané, les deux ténors se sont engagés à participer à la constitution d’un ensemble politique plus fort, aux côtés du président de la République. Cette volonté, ils l’avaient déjà exprimée lors de leur dernière sortie en tant qu’hommes politiques de la mouvance présidentielle à Parakou, avec à leurs côtés, le maire Charles Toko. C’est donc en toute responsabilité que, comme l’a indiqué son président Rachidi Gbadamassi, le parti Dur Barka a rejoint la « Dynamique unitaire ».

Sous le signe de l’unité retrouvée

Pour le compte de son parti Rdi-Anfani, le président Samou Séidou Adambi fera aussi la même déclaration. Ensemble avec les autres partis qui ont fait le choix de fédérer leurs forces pour des résultats probants, il assure qu’ils iront aux élections législatives de 2019 pour les remporter.
Le président Abdoulaye Bio Tchané s’est réjoui de voir Rachidi Gbadamassi et Samou Séidou Adambi regarder dans la même direction. Au-delà du geste que leurs deux partis politiques viennent de poser, ce congrès consacre désormais, selon lui, l’union entre les fils et les filles de la cité des Kobourou.
Mobilisés pour la circonstance, les militants des deux partis ont réaffirmé leur soutien au chef de l’Etat, Patrice Talon. Ils l’ont exhorté à poursuivre la mise en œuvre du Programme d’actions du gouvernement.

Actualités 29 oct. 2018


Don de matériel médico-technique: Le gouvernement renforce les formations sanitaires du Littoral
[caption id="attachment_31243" align="alignnone" width="1024"]Le ministre Benjamin Hounkpatin remettant ici un lot de matériel[/caption]

Le ministre de la Santé, Benjamin Hounkpatin a effectué, samedi 27 octobre dernier, une tournée dans trois formations sanitaires du département du Littoral. Objectif : leur remettre du matériel médico-technique, en vue de renforcer leurs plateaux techniques. Ce don du gouvernement est acquis sur financement du Fonds mondial.

C’est avec les bras chargés de matériel médico-technique que le ministre de la Santé, Benjamin Hounkpatin, est descendu au Centre national hospitalier universitaire Hubert K. Maga. Première étape de sa tournée dans les formations sanitaires du Littoral. La liste des équipements offerts est entre autres constituée de : deux blocs opératoires complets installés au niveau de la clinique d’accueil des urgences du Cnhu et l’autre au bloc opératoire central, une table d’anesthésie au profit du bloc central, trois moniteurs multi paramétriques, deux respirateurs et quatre aspirateurs pour le service de réanimation, un fauteuil dentaire au profit du service d’odontostomatologie, deux moniteurs, deux tables de réanimation et plusieurs boîtes d’instruments chirurgicaux. 

Ces équipements constituent pour le personnel de santé, des outils devant lui permettre de donner des soins de qualité aux populations. Ce geste a été fait grâce a un financement du Fonds mondial obtenu sous le leadership du chef de l’Etat, Patrice Talon. Il marque sa volonté de renforcer les plateaux techniques des hôpitaux conformément au Programme d’actions du gouvernement.
« Le renforcement des plateaux techniques des établissements de santé est l’un des projets phares du Pag; il constitue l’une des mesures urgentes prévues par le secteur dans le contexte actuel de réglementation de l’exercice de la médecine en clientèle privée et de la mise en œuvre du volet assurance maladie de l’Assurance pour le renforcement du capital humain », souligne le ministre de la Santé.
L’enthousiasme des bénéficiaires est perceptible. « Je voudrais remercier le chef de l’Etat non seulement pour ce don en équipements mais aussi pour les réformes engagées au profit du secteur sanitaire ; je lui réitère mon ferme engagement à œuvrer à la poursuite des objectifs du développement durable au côté du ministre de la Santé », dit notamment le directeur général du Cnhu, Alexandre Sossou.
Après le Cnhu, le ministre s’est rendu au Centre hospitalier universitaire de la mère et de l’enfant-Lagune (Chu-Mel), pour le même exercice. Le lot de matériel offert ici, comme dans d’autres formations sanitaires, est constitué d’un bloc opératoire, du nécessaire pour les opérations d’anesthésie et de réanimation, d’outils de laboratoire, de consommables médicaux, de matériel roulant.

Plus de 2 milliards de F Cfa de matériel

Véritable bouffée d’oxygène pour les bénéficiaires, le matériel offert sur toute l’étendue du territoire aux différentes formations sanitaires, visant à renforcer les performances du personnel soignant, est estimé à 2, 223 milliards de Fcfa. «Nous remercions le président de la République qui, à travers sa politique de redressement du secteur de la santé, a vu juste de commencer par doter les structures sanitaires de matériel adéquat; ce matériel a permis au Chu-Mel de reprendre véritablement le travail en tenant compte de son niveau dans l’organisation administrative et sanitaire du Bénin », témoigne le directeur général du Chu-Mel, Thomas d’Aquin Zangounon.
Troisième et dernière étape du périple du ministre de la Santé, l’hôpital de zone d’Abomey-Calavi-Sô-Ava. Dans cet hôpital comme dans les deux premiers, du matériel de dernière génération est offert au personnel soignant. Le don remis est composé, entre autres, d’un concentrateur d’oxygène, de stérilisateur, d’extracteur d’oxygène, d’un pèse-bébé, d’un pèse-personne.
Les bénéficiaires voient à travers ce renforcement de leurs plateaux techniques, une concrétisation des projets du gouvernement. « Le programme d’actions du gouvernement est dans sa phase active. C’est l’opportunité pour nous d’améliorer davantage nos prestations ! », s’exclame le directeur départemental de la Santé de l'Atlantique, Victor Cocouvi.
A savoir qu’avant le département du Littoral, les formations sanitaires du Borgou-Alibori et de l’Atacora ont bénéficié du même geste. Le ministre Benjamin Hounkpatin exhorte tous les bénéficiaires de ces équipements «acquis à grands frais à garantir leur entretien, leur sécurité et à les utiliser à bon escient ».

Leadership du chef de l’Etat

Ce processus de renforcement des plateaux techniques des formations sanitaires est une première au Bénin, selon le coordonnateur des projets et programmes sous financement extérieur, Sèdjro Dieudonné Eclou. Expliquant les méandres du processus, il indique que « Cette démarche fait la fierté du Bénin au sein des Nations appuyées par le Fonds mondial». L’engagement politique et le leadership du chef de l’Etat ont permis de mettre de l’ordre dans le secteur, se réjouit-il. « Mettant en œuvre l’instruction du chef de l’Etat qui est d’arriver à zéro remboursement des financements extérieurs, nous avons travaillé pour que les reliquats d’environ 60% du financement Prpss qui a servi à équiper les formations sanitaires et qui devraient être retournés au Fonds mondial le 30 juin 2017 soient réalloués et réutilisés dans le pays ; le chef de l’Etat a dû faire cette doléance auprès du fonds qui y a accédé», développe-t-il.

Santé 29 oct. 2018


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