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Nouvelles

Téléphonie mobile au service du développement: « Africa is now », la campagne de Moov Bénin pour une Afrique qui gagne

« Africa is now »! C’est le nouveau slogan que porte le réseau de téléphonie mobile Moov Bénin, filiale du groupe Maroc Télécom. Mais bien qu’un simple slogan, c’est une valeur, une philosophie et un engagement sur l’Afrique qui innove et gagne que le réseau se propose de porter.

Les leaders rêvent beau et grand ! Et c’est sans aucun doute ce que fait le réseau de téléphonie mobile Moov Bénin, filiale du groupe Maroc Télécom à travers sa toute nouvelle campagne institutionnelle dénommée « Africa is now ». Au faîte de la technologie et résolu à en faire encore plus, ce réseau épouse les mêmes ambitions pour le continent, raison d’être de cette campagne officiellement lancée, mardi 30 octobre à Cotonou, pour le compte du Bénin et qui aura lieu dans les neuf autres pays africains où le groupe Maroc Télécom est présent. « Il faut nous unir, nous mettre ensemble et voir dans une même direction pour le continent », explique Aïssatou Diallo, directrice marketing et de la communication de Moov
Bénin au sujet de cette campagne.
Il s’agit d’une occasion pour partager les valeurs du réseau qui sont en même temps les valeurs indispensables pour redonner confiance aux Africains, oser et rêver avec eux d’un lendemain meilleur. Pour Aïssatou Diallo, l’engagement du groupe Maroc Télécom pour la cause du continent africain se justifie d’abord par sa volonté de se faire plus présent. C’est ainsi qu’il a entrepris depuis 2001 d’élargir son audience. Entre 2001 et 2009, le groupe a conquis des pays comme la Mauritanie, le Gabon, le Burkina Faso et le Mali. Depuis 2014, il s’est élargi à d’autres pays comme le Bénin, la Côte d’Ivoire, le Niger, le Togo et la République centrafricaine. Cela lui offre une forte présence sur le continent à travers dix pays et plus de 60 millions d’abonnés. Ce groupe est, poursuit-elle, l’un des plus gros opérateurs sur le continent et affiche des ambitions pour son développement. Dans l’optique d’asseoir son leadership et de partager sa quête de performance, le groupe a entrepris d’organiser une campagne institutionnelle afin de marquer sa présence sur le continent. En octobre 2017, la première a été lancée à Abidjan.

Partager des valeurs

La campagne lancée mardi 30 octobre pour le compte de Moov Bénin associe de nombreux artistes africains comme Serge Beynaud, Sidiki Diabaté, Shura… Sur le plan local, trois grands noms de la musique béninoise en seront les têtes d’affiche. Il s’agit de Danialou Sagbohan, Zeynab Abib et Nikanor. Le judoka français Teddy Riner évoluant dans la catégorie des plus de 100 kg (poids lourds), détenteur d’un record de dix titres de champion du monde, champion olympique à Londres en 2012 et à Rio de Janeiro en 2016, médaillé de bronze à Pékin en 2008, quintuple champion d’Europe et nommé ambassadeur de bonne volonté de l’Unicef en 2018 prend aussi part à la campagne. Ce sont surtout les valeurs portées par ce sportif de 29 ans, l’un des plus célèbres dans son domaine, que la campagne promeut. Le respect, la confiance, la sérénité, la quête continue de performance et surtout l’humilité qui le caractérisent malgré son talent importent pour les filiales Moov du groupe Maroc Télécom qui a voulu les partager avec le continent, pour sonner l’éveil, laisse entendre Aïssatou Diallo. Une campagne simultanée dans les dix pays pour signifier l’engagement du continent et prouver que l’Afrique est une terre de promesses et d’avenir, lance-t-elle, fière. Une fierté que partage le jeune artiste Nikanor. S’il a accepté associer son image d’étoile montante de la musique béninoise à cette campagne, c’est parce que, détaille-t-il, Moov Bénin a toujours été dans la logique de bien faire, de faire plus et a toujours une envie de mieux faire.

L’Afrique, c’est maintenant !

Le message véhiculé par les artistes associés à la campagne « Africa is now » est assez précis. « C’est aujourd’hui le rendez-vous de toutes les générations. C’est aujourd’hui mais où êtes-vous ? Il faut se préparer pour l’action. C’est maintenant qu’il faut s’affirmer et montrer qu’on a notre fierté », chantent ces célébrités pour engager l’ensemble du continent sur la voie du développement. Et comme cette quête passe forcément par la technologie, laquelle est disponible chez Moov, ils poursuivent : « Nous sommes le grand réseau, simplement le grand réseau. Nous sommes leaders par nos compétences, leaders par nos performances. On a tout simplement les bonnes vibrations dans le sang. L’Afrique, c’est aujourd’hui et maintenant.». L’ode qu’ils dédient à l’Afrique finit d’ailleurs sur une belle exhortation : « Ne restez pas bloqués. Brisez les codes. Répondez à l’appel. Entrez dans le réseau ».

La portabilité des numéros : gratuite et rapide chez Moov Bénin !

Le réseau de téléphonie mobile Moov Bénin rend effective, gratuite et aisée la portabilité des numéros Gsm. Les abonnés n’ont plus de soucis à se faire. Tous ceux qui désirent migrer vers ce réseau avec leurs numéros actuels, quel que soit le réseau, peuvent le faire en moins d’une demi-heure pour ainsi rejoindre l’heureuse famille des abonnés de Moov Bénin. L’opération est entièrement gratuite et permet au client tout en gardant son ancien numéro à huit chiffres (sans la moindre modification) de devenir un abonné Moov avec tous les avantages.
Modeste Ayah, un des responsables de ce réseau de téléphonie mobile, explique qu’il s’agit d’une opération sans tracasserie. L’essentiel, selon lui, c’est que l’abonné puisse justifier d’au moins quatre-vingt-dix jours sur le réseau qu’il souhaite quitter. « Portabilité à zéro franc avec une carte Sim gratuite et entièrement offerte », laisse-t-il entendre à travers ses explications sur le sujet.
Aïssatou Diallo, directrice marketing et de la communication de Moov Bénin, note pour sa part que l’opération est toute bénéfique pour les abonnés qui décident de s’y essayer. Ce réseau, l’un des meilleurs opérant actuellement au Bénin présente une gamme très diversifiée de produits avec une connexion 4G haut débit et bien d’autres avantages liés. Sur les services connexes comme Moov money, le réseau répond également favorablement aux attentes de sa clientèle avec sa large gamme de produits et services et surtout la célérité de ses agents pour satisfaire bien et à temps la clientèle.

Société 31 oct. 2018


Inscription et transfert d’inscription sur la Lépi: La Cour constitutionnelle autorise des citoyens

Absents du territoire lors de l’élaboration du fichier électoral national, plus d’une dizaine de citoyens dont les ministres Romuald Wadagni et Jean Claude Houssou se verront bientôt établir une carte Lépi. Ils ont respectivement déposé une requête à cet effet devant la Cour constitutionnelle qui a rendu une décision favorable lors de l’audience plénière du lundi 29 octobre dernier.

L’Agence nationale de traitement (Ant) devra procéder sans délai à l’enregistrement sur la Liste électorale permanente informatisée (Lépi) des citoyens Romuald Wadagni, Dona Jean Claude Houssou, Sylvain Coffi Lègba, Pamphile Aboua Lègba, François Ahouanbokoun, Germain Justin da Silva, Djidjoho Padonou, Jean Lokonon, Lévis Hounsou, Basilia Nicole Adjagba, Olive Nadège Yèyinou Oussou, Parfaite Ato, Floriane Dagniho. Absents du territoire lors de l’élaboration du fichier électoral, ceux-ci ont individuellement déposé un recours pour solliciter de la Haute juridiction, leurs inscriptions sur la liste électorale. Tout le contentieux de l’actualisation du fichier électoral relevant de la Cour constitutionnelle, ainsi que le dispose la loi, les sages se sont penchés sur cette demande légitime des citoyens. Dans sa décision Dcc 18-216 du 29 octobre 2018, la cour a ordonné à l’Agence nationale de traitement de procéder à leur inscription sur la liste électorale du lieu de leurs résidences respectives. Une décision qui leur permet ainsi d’exercer pleinement leur devoir civique.
La cour a par ailleurs rendu une décision favorable à l’égard des sieurs Janvier Djossougan Koukogni et Karl Mathieu Hotongnon Zanklan qui ont demandé le transfert de leurs inscriptions sur la liste électorale du lieu de leurs résidences actuelles.
Par ces décisions, la Cour soulage des citoyens et éveille aussi l’attention d’éventuels citoyens se trouvant aussi dans les mêmes situations. Il est possible que de nombreux autres recours relatifs aux mêmes objets fusent dans les jours à venir. Ceux qui ne sont pas dans la base de données de la Liste électorale permanente informatisée (Lépi) du fait de leurs absences du territoire lors de l’enrôlement, ont peut-être encore la chance de se faire établir leurs cartes ; de demander leur transfert pour ceux qui ont déménagé. Ceci afin qu’ils participent aux prochaines consultations électorales.

Actualités 31 oct. 2018


Pour la rénovation de son siège provisoire: La Cour constitutionnelle déménage

La Cour constitutionnelle quitte momentanément ses locaux à Ganhi ! D’ici lundi 3 décembre prochain, les conseillers, les services et le personnel de la Haute juridiction seront installés dans des bâtiments provisoires sis au quartier Les Cocotiers dans la Haie vive. Face à la presse hier mardi 30 octobre, le secrétaire général et le directeur de cabinet du président de l’institution ont partagé les motifs de ce déménagement.

« Pour compter du lundi 3 décembre, les différentes directions et services administratifs et techniques de la cour de même que tous les conseillers de la Cour constitutionnelle et le cabinet du président seront installés dans des bâtiments provisoires, loués à cet effet par le gouvernement au profit de la Cour constitutionnelle », a indiqué le secrétaire général de la Cour constitutionnelle Gilles Badet. Ce déménagement de la Haute juridiction s’explique par le fait que la Cour a obtenu le soutien du gouvernement pour procéder à la réfection et à la rénovation du siège actuel, en attendant la construction, à l’avenir, du siège définitif, dont le principe est déjà acquis par les deux organes d’Etat. « Ces travaux se justifient par la vétusté avérée du siège actuel de la Cour constitutionnelle. Il n’est pas inutile de rappeler que les bâtiments abritant les installations actuelles de la cour datent de plusieurs décennies, voire de la période coloniale… La Cour constitutionnelle dans sa forme actuelle a été installée dans les locaux en juin 1993, soit plus de 25 ans », a précisé le secrétaire général Gilles Badet. Il fait savoir que ces bâtiments qui présentent aujourd’hui un état de dégradation, avaient abrité par le passé des ministères comme ceux des Finances, des Mines…, et n’ont pas véritablement fait objet de restauration. Ainsi un plan de rénovation a été élaboré avec la contribution du ministère en charge du Cadre de vie pour donner peau neuve à cette institution d’Etat. Il s’agit de mettre à la disposition de la Haute juridiction des bâtiments rénovés répondant aux normes et offrant de meilleures conditions de travail aux juges et à l’ensemble du personnel d’une part et d’offrir aux citoyens qui sollicitent l’institution, un cadre adéquat d’accueil et de bonnes conditions d’accessibilité d’autre part.
Prévus pour s’étendre sur une année, les travaux de réhabilitation qui vont démarrer sous peu feront l’objet d’un appel d’offres public ouvert aux entreprises outillées et compétentes.
Tout le personnel de la Cour constitutionnelle s’active déjà à libérer les bâtiments du siège sis à Ganhi pour rejoindre les locaux transitoires sis au quartier Les Cocotiers. C’est là que les citoyens devront dorénavant se rendre pour leurs sollicitations diverses durant toute l’année que dureront les travaux de réfection.
En définitive, les locaux sis à Les Cocotiers sont aussi transitoires que le siège qui sera bientôt rénové. C’est dire que le siège qu’occupe actuellement la Cour constitutionnelle à Ganhi est provisoire et la Cour dans l’avenir se verra construire un siège définitif.

Actualités 31 oct. 2018


Gilbert Togbonon, procureur spécial de la Criet: « Le blanchiment de capitaux désorganise l’ordre public économique»

Lorsqu’on parle de blanchiment de capitaux, de nombreuses gens y voient une pratique réservée aux grandes sphères économiques, une infraction inexistante, du moins insignifiante au Bénin. Or le mal est bien de coutume au Bénin qui s’est doté en juillet dernier d’une loi pour en réprimer les auteurs. Le blanchiment de capitaux est l’une des infractions dont la répression est confiée à la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme. Le procureur spécial de la Criet, Gilbert Ulrich Togbonon, explique.

La Nation : Comment le législateur définit-il l’infraction que constitue le blanchiment de capitaux?

Gilbert Togbonon : Le blanchiment de capitaux est une infraction régie par la loi 2018-17 du 25 juillet 2018 relative à la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme en République du Bénin. Il faut dire que c’est une loi communautaire qu’utilisent tous les pays de l’Uémoa. C’est donc une convention que le Bénin a internalisée dans son droit positif. C’est l’article 7 de ladite loi qui définit le blanchiment de capitaux. Le législateur stipule: « Aux fins de la présente loi, sont considérés comme blanchiments de capitaux, les agissements ci-après et qui ont été commis intentionnellement: la conversion ou le transfert de biens par toute personne qui sait ou qui aurait dû savoir que ces biens proviennent d’un crime ou d’un délit ou d’une participation à un crime ou délit, dans le but de dissimuler ou de déguiser l’origine illicite desdits biens ou d’aider toute personne impliquée dans cette activité à échapper aux conséquences juridiques de ces biens ».Il s’agit donc d’un bien provenant d’une origine illicite que vous savez mais que vous mettez sur le marché pour faire croire qu’il s’agit d’argent propre. Le législateur poursuit :« Il y a également la dissimulation ou le déguisement de la nature, de l’origine, de l’emplacement ou de la disposition, du mouvement ou de la propriété réelle de biens ou de droits y relatifs, par toute personne qui sait ou qui aurait dû savoir que ces biens proviennent d’un crime ou d’un délit ou d’une participation à un crime ou délit». Le blanchiment de capitaux, c’est également l’acquisition, la détention ou l’utilisation de biens dont celui qui s’y livre sait ou aurait dû savoir au moment où il les réceptionne, que ces biens proviennent d’un crime ou d’un délit ou d’une participation à un crime ou délit. La connaissance ou l’intention en tant qu’élément de chacune des activités que j’ai citées peuvent être déduites des circonstances factuelles, objectives du délit ou du crime. Si vous achetez une maison alors que vous savez bien que c’est l’argent de la drogue qui a construit cette maison. Ou vous prenez l’argent de la drogue pour acheter une voiture de luxe, vous la conduisez un peu, puis vous la vendez pour en modifier l’origine. Or vous savez bien que l’argent qui vous avait servi à acheter la voiture provient d’une source illicite… C’est du blanchiment de capitaux. Le blanchiment de capitaux, c’est aussi la participation à l’un de ces actes que je viens de citer, le fait de s’associer pour les commettre, de tenter de les commettre, d’aider ou d’inciter quelqu’un à les commettre ou de le conseiller à cet effet ou même de faciliter l’exécution d’un tel acte. Il y a blanchiment de capitaux même si cet acte est commis par l’auteur de l’infraction ayant procuré les biens à blanchir ou si les activités qui sont à l’origine des biens à blanchir sont exercées sur le territoire d’un autre Etat membre ou celui d’un Etat tiers. Donc même si vous utilisez l’argent de la drogue à Lomé ou au Burkina Faso et que l’on constate, il y a blanchiment de capitaux. Et vous savez, le blanchiment favorise le financement du terrorisme. C’est pourquoi ces deux infractions sont liées. Le blanchiment de capitaux et le terrorisme empêchent la stabilité économique des pays.

Doit-on comprendre qu’il s’agit d’une stratégie souvent utilisée par tous ceux qui font fortune illicitement ?

Bien-sûr ! C’est une pratique bien courante chez les opérateurs économiques. Par exemple, vous avez une société et vous ne payez pas les impôts, ou vous ne vous déclarez pas. On constate que le surplus que vous gagnez, vous le mettez autrement dans le circuit en construisant des infrastructures sociocommunautaires, en construisant de belles maisons, en achetant des voitures, en faisant des dons, en créant des Ong… C’est du blanchiment de capitaux. Vous montrez que vous êtes quelqu’un de généreux alors que c’est grâce aux activités illicites que vous faites votre beurre. Et il revient au procureur spécial de s’intéresser à tous ceux-là.

Est-ce une infraction courante au Bénin ?

Oui le blanchiment de capitaux est une infraction courante au Bénin. Il y a des gens qui font sortir de l’argent ou qui reçoivent de l’argent qu’ils ne peuvent pas justifier. On déclare que l’on veut acheter des véhicules et que l’argent quittera le compte A, mais on constate que les véhicules ont été achetés avec d’autres sous et que le compte A, a plutôt servi à faire autre chose. Pour empêcher de comprendre l’origine des sous sur le compte A, on multiplie des opérations sur ce compte. Ce sont des manœuvres bien réelles au Bénin. Et quand on est dans un pays où l’argent fait défaut à tout le monde et que l’on poursuit les personnes qui se livrent à de tels actes, les gens disent : « Mais c’est lui qui a son argent non!». Or le blanchiment de capitaux désorganise l’ordre public économique. Aujourd’hui, on dit que l’argent ne circule plus, mais on ne dit pas que celui qui travaille régulièrement ne trouve pas de l’argent ! Il faut comprendre que si l’argent facile ne circule plus, c’est qu’à un moment donné, on avait injecté de l’argent qui n’est pas issu de la sueur du front et qu’aujourd’hui ce n’est plus possible. Et personne ne se demandait si l’argent qu’on distribue a quitté le front, la sueur de ceux qui distribuent. Donc la loi sur le blanchiment de capitaux nous amène à voir de plus en plus ceux qui distribuent ces sous pour qu’ils nous disent leur origine. Celui qui a souffert et travaillé ardûment pour gagner son argent, sera-t-il capable de distribuer à tous ceux qui font des réunions en son nom? Bref, c’est une loi qui nous permet de mettre de l’ordre sur le plan économique.

Que prévoit la loi à l’encontre des auteurs de blanchiment de capitaux ?

Le législateur à l’article 113 de la loi 2018-17 du 25 juillet 2018 relative à la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme en République du Bénin a prévu plusieurs peines à l’encontre du blanchisseur. Ces peines, quand il s’agit d’un délit, vont de trois ans à sept ans de prison et une amende égale au triple de la valeur des biens ou des fonds sur lesquels ont porté les opérations de blanchiment. La tentative est également punie. Quand il s’agit d’un crime, la peine d’emprisonnement peut aller jusqu’à quatorze ans. C’est ce que le législateur a prévu.

Propos recueillis par Anselme Pascal AGUEHOUNDE

Actualités 31 oct. 2018


Formation des acteurs de la société civile sur les directives foncière : Vers une gouvernance responsable des régimes applicables aux terres
[caption id="attachment_31364" align="alignnone" width="1024"]Le présidium lors de l’ouverture des travaux[/caption]

La gouvernance foncière responsable est l’objet d’un atelier national de formation qui s’est déroulé entre le 29 et le 31 octobre. Organisé par la Plateforme béninoise de la convergence globale des luttes pour la terre et l’eau en Afrique de l’Ouest (Cglte-Oa), les travaux sont financés par la Fao.

Renforcer les organisations et mouvements membres de la Plateforme nationale de la Cglte-Oa sur les directives de gouvernance foncière de la Fao. Tel est l’objectif de l’atelier national de formation sur les directives volontaires de la Fao. Cette familiarisation prépare les organisations paysannes à faire le plaidoyer dans le cadre de la formulation de la Politique foncière communautaire de la Cedeao.
L’atelier, initié par la Cglte, témoigne selon Dramane Chabi Akakpo, Secrétaire général de Synergie paysanne, du souci d’aboutit à une gouvernance foncière inclusive, juste et équitable. Ce droit a-t-il poursuivi, devrait mettre l’accent sur les droits de la communauté.
Ousmane Barké Diallo, membre de la Coordination nationale des organisations paysannes (Cnop) du Mali, venu appuyer ces homologues du Bénin à travers le partage d’expériences, affirme que la synergie d’action et la capitalisation des expériences pourraient assurer des résultats cohérents pour toute la région.
Léopold Lokossou, Président de la Plateforme nationale des organisations paysannes et de producteurs agricoles (Pnoppa), a rappelé que le Code foncier et domaniale adopté au Bénin a connu une implication faible des Osc. Intervenue aux derniers instants du processus, leur, a-t-il souligné, a permis à ce que certaines propositions soient pris en compte avant son adoption par le parlement. Il ajoute, rassurant que les décrets d’application dudit code sont des émanations des acteurs de la société civile au Bénin.
Il reste, insiste Léopold Lokossou, que le document soit traduit en langue locale pour faciliter sa mise en œuvre. Cet atelier vient alors à bon point, a-t-il poursuivi pour renforcer les acteurs impliqués dans la thématique du foncier afin d’être capables d’orienter les décideurs à prendre les bonnes décisions dans le sens de la gestion des terres et de l’eau, des matières premières pour la production agricole.
Pendant trois jours, les participants seront formés sur les concepts, les principes et les outils des Directives volontaires. Ils vont analyser les cas de menaces pour l’accès et les droits des communautés sur le foncier au Bénin. Et, un état des lieux des législations foncières du Bénin sera présenté.
Cette formation vise à permettre aux participants d'initier des changements dans leur propre environnement de travail et d'aider les communautés. Il faut noter que de nombreux problèmes fonciers ont pour origine la faiblesse de la gouvernance et les efforts déployés pour y faire face sont affectés par la qualité de cette gouvernance.

Société 30 oct. 2018


Communauté de communes des lagunes côtières: Ces difficultés qui plombent le groupement intercommunal

Régie par décret n° 2016-388 du 30 juin 2016, la Communauté de Communes des lagunes côtières a du plomb dans l’aile. Ces organes dirigeants quoiqu’installés depuis novembre 2016, sous la houlette des préfets du Mono et de l’Atlantique peinent à concrétiser le rêve tant caressé.

La Communauté de communes des lagunes côtières (Cclc) est un groupement intercommunal dont les composantes sont Abomey-Calavi, Ouidah, Kpomassè, Comé et Grand-Popo. Elle est née sur les cendres de l’ancien Conseil intercommunal d’écodéveloppement et tend à devenir un établissement public de coopération intercommunale appelé à exercer, par délégation de pouvoir, les compétences de ses membres (les communes) en matière de la promotion du tourisme et de l’environnement.

Mais ses ambitions sont déjà confrontées à d’énormes difficultés, aux dires de Dr Pascal Hessou, vice-président de la Cclc. Enumérant les principaux obstacles, le pharmacien porté à la tête de la commune de Comé insiste sur l’absence, jusqu’au mercredi 24 octobre dernier, d’un agent comptable à la Cclc. Cette nomination réclamée à travers diverses démarches n’est pas encore une réalité. Aussi M. Hessou a-t-il fait cas de la difficulté qu’éprouvent, selon lui, les communes à libérer leurs contributions. « De ces deux grandes difficultés, retient-il, découle la léthargie que l’on observe au niveau de la Cclc ». Le directeur des services techniques de l’organe renchérit, à son tour en citant des problèmes de fonctionnement tels que des arriérés de salaire dus au personnel, le manque de ressources pour faire face aux factures de consommation d’énergie électrique et d’eau. Ces difficultés ont été portées à l’attention du préfet du Mono, Komlan Zinsou qui était en visite statutaire, mercredi dernier, au siège de la Cclc sis à Agoué, un arrondissement de Grand-Popo. En dépit de ces exposés, l’autorité préfectorale marque son insatisfaction. « En somme, la Cclc ne décolle pas », retient le préfet dont l’accompagnement paraît déterminant pour inverser cette tendance. « M. le préfet, nous sollicitons dès à présent, avec votre homologue de l’Atlantique, votre implication personnelle dans la résolution des difficultés qui entravent l’opérationnalisation, la visibilité et la notoriété de la Cclc », prie le vice-président. Dr Pascal Hessou précise l’attente de son bureau par rapport au leadership de leurs deux autorités de tutelle. « Nous souhaiterions que l’agent comptable soit nommé. Ensuite, que les communes se dessaisissent des compétences transférées et des ressources afférentes. Et enfin, qu’elles s’acquittent régulièrement de leurs contributions », souligne Dr Hessou. A l’en croire, la nomination de l’agent comptable sera déjà une solution à certaines difficultés y compris la frilosité de certaines communes à libérer leurs subventions.
A rappeler que la Cclc reste ouverte à d’autres adhésions à l’instar des communes de Sô-Ava et Bopa, aux dires du vice-président, Dr Hessou. Le président élu à la tête de la communauté en novembre 2016 a été Séverin Adjovi, ancien maire de Ouidah, désigné par le conseil communal pour siéger à la Cclc. Depuis sa destitution, le poste est vacant. Selon des sources proches du bureau de la Cclc, les prochaines assises de l’organe se pencheront sur la situation et un nouveau président sera probablement porté à la tête du groupement.

Société 30 oct. 2018


Eco running 4 spécial enfant: 1,646 tonne de déchets plastiques ramassés à Cotonou
[caption id="attachment_31264" align="alignnone" width="1024"]Ramassage des sachets [/caption]

La quatrième édition d’Eco running, spécial enfant, s’est déroulée, ce samedi 27 octobre, avec la participation active de plusieurs personnels d’entreprises et d’écoliers. Au terme de cette campagne de sensibilisation, une quantité importante de déchets plastiques a été ramassée sur les artères de la ville de Cotonou.

Les artères de la ville de Cotonou ont reçu un coup de ménage ce week-end. Eco running 4, initiative de Sandra Idossou, a permis d’extirper des ruelles de la ville phare du Bénin 1, 646 tonne de déchets plastiques, un record en termes d’objectif fixé qui est de ramasser une tonne 500 kg. La forte implication du personnel des entreprises partenaires de l’événement, des agents du ministère du Cadre de vie et du Développement durable et des enfants venus d’une dizaine d’écoles a eu un impact considérable. Sandra Idossou et les siens en ont profité pour sensibiliser les riverains sur les comportements à adopter vis-à-vis de l’environnement. « C’était important de leur passer le message », a martelé Sandra Idossou très fière de contribuer à l’entretien du cadre de vie. « Si les enfants adoptent de bons comportements aujourd’hui, demain nous aurons des Béninois en bonne santé et une ville propre », a-t-elle indiqué soulignant que beaucoup d’enfants ont compris les enjeux liés à l’environnement. C’est donc une lutte perpétuelle jusqu’à ce que change le comportement des populations qui doivent aussi savoir que le sachet plastique est source de maladies. 

La direction générale de l’Environnement et du climat a soutenu cette édition. A en croire Bertin Bossou, agent de ladite direction, tous les réseaux et partenaires du ministère sont sensibilisés sur la nécessité de dégager les sachets non biodégradables des villes. «Petit à petit, les sachets non biodégradables vont diminuer au Bénin et ces sachets ramassés vont entrer dans un cycle de valorisation», a informé Bertin Bossou. Les unités de tri et de valorisation sont en train d’être installées, a-t-il expliqué, dans les centres d’enfouissement technique, pour valoriser les déchets non biodégradables. Il a espoir que les éco running contribuent à diminuer les quantités de déchets plastiques. « Nous sommes prêts à rendre effective la loi n° 2017-39 portant production, importation, commercialisation et utilisation des sachets plastiques non biodégradables dont les décrets d’application sont en cours de signature», a soutenu Bertin Bossou et dès les prochains jours, la vulgarisation va continuer.

Environnement 30 oct. 2018


Développement de la filière volaille au Bénin: «Intensifier la production locale», selon Horatio Yewadan

Au Bénin, l’aviculture est un secteur en plein essor avec une demande de plus en plus croissante en viande de volaille. Plusieurs facteurs favorisent d’ailleurs le développement de cette filière. De nombreux efforts sont consentis au niveau politique mais des défis restent à relever pour faire du Bénin un label au niveau sous-régional. Ingénieur agricole, zootechnicien et spécialiste en développement des filières animales, l’ancien cadre du ministère de l’Agriculture de l’Elevage et de la Pêche Horatio Lassissi Togbé Yewadan, apprécie la filière et fait ressortir les grands axes sur lesquels des efforts sont attendus.

La Nation : Le secteur avicole en l’occurrence la volaille au Bénin, quelles appréciations en faites-vous ?

Horatio L. T. Yewadan : L’approvisionnement en viande de volaille des populations béninoises provient de l’aviculture traditionnelle, des élevages intensifs de l’aviculture moderne et des viandes de volaille importées. Cette dernière constitue le maillon le plus important, car elle couvre plus de 50% des besoins des ménages, soit environ 20.000 tonnes par an. Ceci ne représente qu’environ 10% du total des viandes de volaille importées chaque année ; le reste étant exporté vers le Nigeria et les pays de l’hinterland. Et pourtant, nous notons le fort engagement des acteurs de la filière avicole au Bénin dont le niveau d’organisation est le plus élevé des filières développées dans notre pays en dehors du coton. Cependant, le niveau de production reste en deçà de la demande nationale. C’est dire que la production locale de viande de volaille a besoin d’être intensifiée pour combler le gap noté.
Par ailleurs, et dans le souci d’accroître les exportations et de réduire progressivement la vulnérabilité de l’économie aux chocs externes, notre pays a opté pour sa diversification. Ceci est une motivation pour booster la production locale et créer de la richesse. Nous avons des raisons d’y croire. En effet, la filière avicole a connu dans la sous-région ouest-africaine une pleine croissance de plus de 100% ces deux dernières décennies, soit plus de 600 millions de tête de volaille. De manière spécifique, la production de viande de volaille dans l’espace Uemoa (une des cinq filières encouragées par l’institution) est estimée à 250 000 tonnes dont plus de 50% par la Côte d’Ivoire et le Sénégal, soit 65 000 tonnes pour chacun de ces pays. Notre pays dans le domaine peine à atteindre les 10.000 tonnes de production annuelle de viande de volaille. Comme on peut le constater, notre pays est largement mal loti dans notre espace économique, valorisant ainsi faiblement les potentialités de nos différentes zones agro- écologiques, du moins pour ce qui est de la production avicole. L’interdiction, il y a quelques années de la viande de brousse à cause du virus Ebola, aurait pu contribuer à booster la production avicole dont l’importance n’est plus à démontrer tant sur le plan de la sécurité alimentaire que sur celui de la création d’emplois. En milieu rural et surtout péri urbain, l’aviculture contribue à la préservation des moyens d’existence des populations et, davantage à l’autonomisation des femmes, un maillon important pour l’épanouissement des ménages. 

Faut-il attribuer le retard en production locale à un manque de volonté politique ?

La volonté politique pour le développement de la filière avicole existe à travers les divers documents de politiques et stratégies sectorielles. Ceci se manifeste par l’encouragement à la transformation des produits avicoles et à l’intégration des exploitants avicoles et transformateurs dans le marché par la valorisation des chaînes des valeurs ajoutées qui constituent un outil important d’analyse économique des filières. Cette volonté prend en compte tous les maillons de la promotion des filières agricoles par le renforcement et la formalisation des liens entre éleveurs, transformateurs et commerçants, etc. Retenons que la viande de volaille et le poisson sont des produits de faible production dans notre pays mais dont la forte consommation n’est couverte que par des importations massives engendrant une facture alimentaire très élevée qu’il convient d’inverser en exploitant au mieux les fortes potentialités existantes. Pour y arriver, il s’agira d’œuvrer d’une part pour la professionnalisation des acteurs de la filière et d’autre part pour le développement du partenariat Public-Privé, par l’encouragement des investissements productifs, la mise en place d’une fiscalité adaptée à la filière et l’accès au marché (local, régional et international).Il est évident qu’un tel partenariat ne peut concerner que le financement, mais également et surtout la participation de tous, aux choix à faire en matière de définition des objectifs quantitatifs et des options pour leur atteinte.

Comment appréciez-vous alors la vision du gouvernement inscrite dans le Pag ?

L’option prise dans le cadre du Programme d’action du gouvernement pour l’horizon 2021 est d’encourager l’aviculture locale et de la faire passer de 10. 000 tonnes à
25. 000 tonnes. C’est déjà une grosse ambition, même si cette projection ne me semble pas réaliste dans notre contexte d’élevage extensif. Par contre, une option faite sur l’aviculture moderne est celle qui pourra permettre de combler le gap et surtout de contribuer à améliorer le taux de couverture des importations par les exportations dont la valeur moyenne reste faible, soit environ 20%. Toute planification n’étant jamais statique, le Plan national d’investissements agricoles et de sécurité alimentaire et nutritionnelle (Pniasan 2017-2021) peut être ajusté pour permettre de prendre en compte les avantages comparatifs pour une meilleure contribution de l’agriculture au développement économique de notre pays. Il urge donc d’encourager l’aviculture moderne par la valorisation du potentiel existant en matière d’organisation des acteurs et de l’existence d’unités avicoles de petite, moyenne et grande taille dans nos diverses zones agro-écologiques. Car, l’amélioration du taux de couverture des importations par les exportations agricoles passe certes par les filières classiques d’exportation mais aussi par celle aviaire ayant de fortes potentialités de production interne et qui, malheureusement, contribue fortement au déséquilibre de la balance commerciale par les importations massives de viande de volaille, par presqu’une trentaine de sociétés opérant dans le domaine.

Quels sont les atouts dont dispose le Bénin pour l’essor de cette filière ?

Le Bénin est un pays côtier très utilisé par les pays de l’hinterland (Niger, Burkina, Mali, Tchad, etc.), notamment pour l’importation des biens de diverses natures dont les denrées alimentaires y compris la viande de volaille. A l’interne, les besoins des ménages ne sont couverts qu’à 50%. Des efforts d’intensification sont possibles à réaliser à condition que les acteurs du secteur s’y engagent. Heureusement, un réseau impressionnant d’acteurs structurés et répartis sur toute l’étendue du territoire national s’est développé dans ce domaine. Il s’agit de l’Interprofession de l’Aviculture au Bénin, la forme organisationnelle la plus élevée et professionnelle des acteurs d’une filière agricole. Sur le plan des potentialités, le Bénin ne réalise qu’à peine la moitié de ce que la nature lui permet de faire en matière de production animale. En effet, au niveau du secteur agricole, l’élevage ne contribue qu’à peine 15 % au Produit intérieur brut agricole, alors que les conditions agro-écologiques permettent d’aller jusqu’à 30%. Tout près de nous, un pays comme la Côte d’Ivoire (forte humidité, zone fortement forestière, etc.), où le potentiel en élevage par rapport à l’agriculture n’est que de 5%, produit sept fois de viande de volaille que ne le fait notre pays. Ainsi, si en première approximation, on fixe un objectif pour le Bénin d’atteindre le niveau actuel de production de viande aviaire de la Côte d’Ivoire, soit 65 000 tonnes chaque année, on aurait contribué à couvrir environ 30% des quantités de viande réexportées vers les pays de l’hinterland. En termes monétaires, ce serait un effort de 65 milliards de francs Cfa qui allègerait notre balance commerciale et surtout la couverture partielle des importations des intrants, produits agricoles et denrées agroalimentaires. En valorisant les potentialités de notre pays en production animale, ce sont des milliards qui seront gagnés par les aviculteurs avec comme corollaire la création de nombreux emplois. Si pour produire moins de 10. 000 tonnes de viande de volaille, l’on emploie environ 4000 personnes dont 3000 occasionnels approximativement, avec une projection de 65. 000 tonnes de viande de volaille produite annuellement, il sera créé pour le développement de la filière avicole moderne près de 60. 000 nouveaux emplois. La mise en œuvre de cette option répond bien à la volonté des autorités nigérianes de voir sur leur marché de la viande de volaille produite au Bénin, et devrait permettre aux acteurs de la filière avicole béninoise de produire une bonne proportion des milliers de tonnes de viande importées et réexportées essentiellement en direction de ce pays voisin. Au vu des importations de viande de volaille qui ne cessent de croître d’année en année dans notre pays, est-il possible de renverser cette tendance ? Et à quel prix ? La volonté politique est prônée, mais on attend de voir sa concrétisation. D’un autre côté, nos opérateurs économiques devront se reconvertir afin de contribuer à réaliser les grands équilibres macroéconomiques dans notre pays.

Quelles politiques adopter alors pour le développement de la filière ?

Il faut rendre opérationnel dans le secteur agricole un cadre institutionnel cohérent pour la réalisation des politiques et stratégies sectorielles en cours d’application. C’est ce qu’ont fait le Sénégal et la Côte d’Ivoire qui ont mis en œuvre une politique de protection de la production, au regard des dispositions de la politique agricole de l’Union économique et monétaire ouest-africaine afin de booster la production aviaire, la multipliant par dix en moins de vingt ans. Pour une telle initiative, les ministères sectoriels concernés devront jouer leur partition, notamment les ministères chargés de l’Economie et des Finances, du Commerce, du Plan et du Développement, etc. Par ailleurs, il faudra établir un réel partenariat public-privé où les rôles sont bien définis et respectés. Le partenariat public-privé fait souvent l’objet dans sa mise en œuvre de lois se référant aux pratiques administratives et des principes dégagés par les tribunaux en ce qui concerne les rapports contractuels entre les secteurs publics et privés. Ces lois visent souvent les marchés publics : contrats d’approvisionnement de travaux de construction et de services, y compris les services professionnels de même que les contrats de partenariat public-privé. Au niveau du secteur public, la loi peut couvrir, dans le cadre de la mise en œuvre du partenariat public-privé, les domaines aussi larges que la transparence dans les processus contractuels, le traitement intègre et équitable des concurrents, la mise en place de procédures efficaces et efficientes, le système d’assurance de la qualité et la reddition de comptes. Les acteurs œuvrent pour obtenir un effet réel extérieur à leurs organisations respectives. Ce type d’objectifs de partenariat vise les relations de collaboration, de coopération, de concertation, d’échanges d’informations…, en vue du développement du secteur agricole tel que défini de manière consensuelle dans les documents de programmation et de stratégie opérationnelle : politique sectorielle, stratégie sectorielle (et opérationnalisation des stratégies sectorielles).

Pensez-vous que, ce faisant, le Bénin a des chances d’égaler sinon de dépasser les leaders de l’Afrique de l’Ouest, la Côte d’Ivoire, le Sénégal ?

Le Bénin, un label au niveau sous-régional, c’est possible !Mais il va falloir accompagner la volonté politique d’un engagement des Béninois en général et des acteurs de production de la filière avicole en particulier, puis un effort de renoncement des sociétés importatrices de viande de volaille à la saignée dont ils sont responsables. La volonté politique passe par la définition des normes au niveau de tous les maillons de la filière et des chaînes de valeurs et leur mise en œuvre effective par les structures étatiques de contrôle des ministères concernés, celui de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche et celui du Commerce. En amont de la production, le maillon fort de la production des aliments est bien fourni dans notre pays grâce aux sociétés de production d’aliments pour les différentes séries animales dont notamment la filière avicole. En plus de cela, il faut œuvrer pour la professionnalisation des acteurs afin de les rendre capables de mettre sur le marché des produits concurrentiels.
Par ailleurs, la contribution des ministères concernés devra être active par la création d’un climat favorable pour le développement d’entreprises promotrices de chaînes de valeurs ajoutées de la filière avicole. A ceci, il faut ajouter le principe cher à toute entreprise de production, à savoir vendre les produits avant de les produire. La question du marché est donc fondamentale aussi bien son dynamisme que sa protection par la prise de lois par les deux principaux acteurs de l’animation de la vie politique que sont le gouvernement et les députés à l’Assemblée nationale. En effet, le développement d’un pays répond à des principes, notamment le respect des règles élémentaires du dynamisme évolutif et stable de la pyramide du développement économique (agriculture, industrie, commerce et services et institutions financières), la volonté de consommer ce que nous produisons, le choix d’arrêter d’être une société de consommation, la volonté de choix participatif et concerté d’une politique de développement économique durable, etc. Mais savons-nous que réellement sur le plan de la caractéristique sensorielle, la viande des poulets chair est la mieux appréciée, ensuite viennent les poulets importés et les locaux en dernière position, à l’exception de ceux nourris réellement aux grains ? Faisons-en l’exercice réel avant de conclure.

Economie 30 oct. 2018


Avec l’appui de la Fondation Tony Elumelu: Des jeunes entrepreneurs prêts pour le challenge du développement
[caption id="attachment_31262" align="alignnone" width="1024"]Lancement officiel de la plateforme numérique TefConnect[/caption]

Tout le gratin de l’entrepreneuriat de l’Afrique s’est réuni, la semaine dernière à Lagos pour attiser la flamme de l’espoir quant au développement du continent. La voie la plus certaine pour y arriver, c’est l’entrepreneuriat, soutient-on. A raison !

Le forum annuel d’entrepreneuriat de la Fondation Tony Elumelu (Tef) constitue le plus grand rassemblement d’entrepreneurs africains existant au monde. Il offre une occasion unique de réunir de jeunes compétences, de créer des réseaux dynamiques et de transmettre aux décideurs politiques le message selon lequel un secteur privé dynamique et responsable conduira à la transformation économique du continent. Cette année, ils étaient plus de 5 000 entrepreneurs, leaders des secteurs, privé et public africains. Ils épousent tous le rêve du philanthrope Tony Elumelu et sa vision ‘’africapitaliste’’ selon laquelle le continent a toutes les ressources pour s’imposer au reste du monde. 

Il n’est d’ailleurs pas le seul à le penser. Le président du Ghana, Nana Akufo-Addo, un des invités du forum 2018, rêve aussi d’une Afrique qui se construise sur le modèle entrepreneurial. Le président ghanéen soutient ainsi « l’importance de galvaniser tout l’écosystème de l’entrepreneuriat » en appelant « les représentants du secteur public à encourager, soutenir et reproduire le modèle de la Fondation Tony Elumelu dans leurs régions respectives ».S’exprimant sur la nécessité de mettre en place les politiques appropriées, Nana Akufo-Addo estime que le changement et le développement ne peuvent se produire tout seuls. « Les gens doivent se lever, se faire entendre et échanger », soutient-il. L’autre chose que dit ne pas comprendre le leader ghanéen, c’est comment « les gens qui vivent sur le continent le plus riche du monde peuvent être les plus pauvres ».
La réponse à cette interrogation viendra de son homologue Uhuru Kenyatta du Kenya. Attendu à Lagos, c’est plutôt via une intervention vidéo en direct que celui-ci va partager avec les participants au forum, sa vision. Aux jeunes entrepreneurs, il a demandé de tourner leurs mains vers la production, pour aider le continent. « L’Afrique a besoin de jeunes leaders qui utilisent la technologie pour régler les problèmes du continent », suggère-t-il. Ces messages d’espoir, d’autres acteurs et non des moindres de la vie politique, social et économique du continent les ont portés aussi à travers diverses interventions, visant à doper le moral aux jeunes entrepreneurs et surtout à les engager sur la voie du développement du continent. Ils ont en eux la force et le potentiel, ont expliqué, entre autres, le sénateur Abubakar Atiku Bagudu, gouverneur de l’Etat de Kebbi, Alhaji Mohammed Abdulahi Abubakar, gouverneur de l’Etat de Bauchi, Nike Akande, présidente de la Chambre du commerce et de l’industrie de Lagos, Donald Duke, ancien gouverneur de l’Etat de Cross River, et Peter Obi, ancien gouverneur de l’Etat d’Anambra.
Le forum a également connu une séance sur le rôle du secteur privé dans le développement économique de l’Afrique avec Dr Awele Elumelu, administratrice de Tef, fondatrice d’Avon medical et championne de Gavi pour la vaccination en Afrique.

L’entrepreneuriat, catalyseur du développement économique

Le Tefforum 2018 a été une fois encore l’occasion pour Tony Elumelu de réitérer son engagement à être l’avocat du développement économique de l’Afrique en soutenant et en formant une nouvelle génération d’entrepreneurs, dont les succès peuvent transformer le continent, offrir des opportunités, créer des emplois et un impact social. « L’entrepreneuriat est le catalyseur du développement économique de notre continent… L’avenir de l’Afrique est entre les mains des Africains », a-t-il déclaré.
« Notre Fondation et son approche unique en matière de formation, de mentorat et de financement ont prouvé que l’entreprenariat est le catalyseur de la transformation économique de notre continent. Je crois fermement que le succès peut être démocratisé et que si nous pouvons lier les ambitions aux opportunités, cette génération extraordinaire peut tout accomplir », a déclaré Tony Elumelu.
Le Forum, qui en est à sa quatrième édition, a été également marqué par la remise de diplômes aux lauréats de la promotion 2018 du programme d’entreprenariat de Tef, à la suite d’une période de formation et de mentorat de neuf mois avec le don d’un capital de démarrage.
Depuis sa création, la Fondation Tony Elumelu a doté les entrepreneurs africains de tous les coins du continent d’un capital de démarrage non remboursable de 5000 dollars, d’un programme de formation personnalisé et spécialement adapté à l’environnement africain, et de l’accès à un pool de mentors dédiés qui contribue de manière significative à la croissance économique, à la création d’emplois et à la production de revenus.

Actualités 30 oct. 2018


Soirée de l’excellence 2018 de Hecm: Les meilleurs étudiants de 2017-2018 récompensés
[caption id="attachment_31260" align="alignnone" width="1024"]Une des majors ayant obtenu une moyenne d’au moins 16 sur 20 recevant les clés d’une moto en récompense[/caption]

Comme à ses habitudes, la Haute école de commerce et de management (Hecm) a célébré cette année encore ses meilleurs étudiants, au cours d’une soirée dite de l’excellence, samedi 27 octobre dernier à la plage Dream Beach à Cotonou. La cérémonie a été placée sous l’égide de Kokou Assogba, directeur général de l’Enseignement supérieur représentant le ministre de tutelle.

Des attestations de succès cosignées, deux motos, des bons de réduction sur les frais de scolarité, des lots d’ouvrages, des bons de stages payés, des ordinateurs, etc. Ce sont, entre autres, les prix dont ont été gratifiés les meilleurs étudiants de la Haute école de commerce et de management (Hecm) au titre de l’année 2017-2018.

Plantant le décor, Albert Chincoun, directeur général par intérim de la Haute école de commerce et de management (Hecm), indique que la cérémonie est placée sous le signe de l’excellence et consacrée à la récompense des meilleurs étudiants de l’année 2017-2018. Les lauréats sont de la catégorie des étudiants ayant obtenu des moyennes comprises entre 14 et 16, des majors de promotions, sans oublier les titulaires de licence et de master. Ces résultats d’excellence sont l’œuvre aussi bien des parents, des enseignants, des entreprises que des apprenants, a reconnu le directeur général par intérim.
Notant qu’il n’y a de richesse que d’hommes, Marlène Yèdji, porte-parole des récipiendaires a rendu hommage au corps professoral de Hecm. « La rigueur, l’assiduité, le sérieux et la qualité des formations que vous nous avez transmises ont porté leurs fruits », a-t-elle reconnu. Mais la remise des attestations n’est pas une fin en soi. Selon elle, il n’est pas question pour eux d’empocher leurs diplômes et d’aller dormir sur leurs lauriers. « C’est maintenant que notre vrai combat commence », a averti Marlène Yèdji en précisant qu’il reste à mettre en action sur le marché du travail les compétences acquises au cours de leurs formations. Consciente de ce que ce pari ne sera pas gagné seulement par les récipiendaires, elle a invité aussi bien les autorités béninoises, les responsables de Hecm, les opérateurs économiques que les parents à ne pas cesser de les soutenir.

Pour le développement

Intervenant au nom du ministre de tutelle, le directeur général de l’Enseignement supérieur, Kocou Assogba, a souligné que la cérémonie est la célébration du développement du Bénin. Car, a-t-il expliqué, le développement des autres secteurs est tributaire des ressources humaines bien formées. Aussi, a-t-il encouragé les responsables de Hecm à poursuivre leurs efforts pour mettre à la disposition du pays des jeunes diplômés valables, capables de propulser le développement du pays.
En dehors des remises de prix et d’attestations aux étudiants, la cérémonie a connu la prestation de serment de 9 nouveaux enseignants titulaires de doctorat dans diverses spécialités. Tour à tour, ils ont défilé devant Félix Iroko, directeur académique de Hecm, pour s’engager à remplir leurs fonctions comme cela se doit. Ils font désormais partie du corps enseignant de cet établissement supérieur privé. Aussi, Bonaventure Natondé Aké, le promoteur, leur a-t-il prodigué de sages conseils. Ils doivent, selon lui, considérer leur mission comme un sacerdoce et l’école comme un sanctuaire. Par conséquent, il les a invités à être comme des pasteurs et prêtres auprès des apprenants dont ils ont la charge.
La promotion des lauréats 2017-2018 est parrainée par Cosme Goundété, président de l’Ordre des experts comptables du Bénin. Pour la promotion 2018-2019, le parrain est un ancien étudiant de Hecm devenu ministre : Oswald Homeky représenté à la cérémonie par son directeur de cabinet.

Société 30 oct. 2018


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