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Nouvelles

5e édition de Kid Genius : Les enfants initiés au numérique en juillet prochain
Dénommée « Kid Genius», la 5e édition du programme d’initiation à l’informatique et à l’utilisation d’internet pour les enfants âgés de 7 à 16 ans se déroulera du 13 au 25 juin 2022 pour le premier groupe, et du 3 au 16 juillet pour le second groupe à Parakou. Au menu, l’apprentissage des logiciels de traitement de texte, la découverte puis l’utilisation sécurisée d’internet, l’initiation au graphisme et à la programmation. En plus de ces modules, les enfants auront droit à d’autres types d’activités comme la décoration, la musique, le slam (art oratoire), le bricolage et également des jeux d’éveil pour leur divertissement et épanouissement. Ces différentes sessions de formation permettront non seulement d’approfondir les connaissances des enfants mais aussi de les orienter vers les métiers du numérique comme le graphisme, la programmation et autres. Société 24 mai 2022


État d’insalubrité des communes : Ouin Ouro décrie et oriente
L’image des communes en termes de salubrité laisse à désirer. Pour corriger le tir dans le département de l’Atacora, le secrétaire général du gouvernement a invité les conseils communaux à envisager des solutions locales. Edouard Ouin Ouro, secrétaire général du gouvernement, a fait l’amer constat de l’insalubrité des communes de l’Atacora. C’était lors de la tournée gouvernementale d’explication sur la cherté de la vie et les mesures prises pour soulager les peines des populations à Natitingou. À l’occasion, il relève qu’il sort de l’entendement que les communes végètent dans un tel état d’insalubrité. « Ce n’est pas bon qu’en entrant dans une ville, on soit accueilli par des tas d’ordures. Ce n’est pas parce qu’on est en saison de pluies qu’il y a de l’herbe partout. Ce n’est pas bon », s’indigne le secrétaire général du gouvernement. A l’en croire, au niveau des villes de l’Atacora, l’insalubrité est notoire. «Vous entrez dans une ville, ce n’est pas propre. À l’entrée, à la sortie, c’est pareil. Or c’est une région touristique. Comment va-t-on accueillir les touristes dans des conditions qui ne sont pas bonnes alors que nous pouvons faire un petit effort pour y arriver», a ajouté le secrétaire général du gouvernement. D’après ses explications, l’Atacora est un département vitrine du tourisme. Et pour cette raison, il revient aux conseils communaux de prendre des mesures pour corriger le tir. Celles qu’il préconise sont des solutions locales. « Il y a des solutions locales et nationales. Localement, faites ce que vous pouvez. C’est la main-d’œuvre locale qu’on peut engager. On sollicitait les vieilles mamans pour balayer les samedis et la ville était propre », rappelle-t-il. «Je supplie le conseil communal et les Organisations non gouvernementales qui s’occupent de la collecte d’ordures de faire tout. Si vous voulez qu’on vous aide, dites déjà ce que vous êtes en train de faire. Formez une délégation pour aller rencontrer le ministre du Cadre de vie et du Développement durable pour qu’on règle cette question de façon durable », conseille Edouard Ouin Ouro qui précise que la balle est dans le camp des communes désormais. Il y a lieu de préciser que le gouvernement accorde du prix à la question de la propreté des villes. Diverses initiatives ont été prises dans ce cadre à travers la création des agences et d’une société dédiées à la gestion des ordures. Inviter les communes à s’impliquer dans la propreté des villes consiste donc à s’aligner sur la dynamique imprimée par le chef de l’État pour rendre propre le cadre de vie. Environnement 24 mai 2022


Parc de l’ambassade de France au Bénin : Singulier refuge de la biodiversité
Le parc de l’ambassade de France au Bénin retient l’attention des usagers de l’avenue Jean-Paul II à Cotonou par ses grands arbres. C’est un poumon vert que des acteurs de la protection de l’environnement et quelques personnalités ont découvert dans la matinée de ce lundi 23 mai 2022. Réveil chaleureux pour la faune aviaire dans un paysage doux. Aussitôt le parc pénétré, les visiteurs découvrent un orchestre dans les feuillages qui semble marquer son territoire, par des chants mélodieux. «Là, vous entendez le martin-chasseur », signale Constant Houétchénou, un des guides de la journée qui imite si bien cet oiseau au bec bicolore distinctif et au dos de couleurs bleu azur et noire. Chaque espèce fait preuve de créativité pour se faire remarquer, de près ou de loin. De ses pas majestueux, l’emblématique paon se présente pour accueillir les visiteurs. Le Bubul des jardins (Hêtablè en Fongbé) ne passe pas inaperçu, avec sa longue queue qui dépasse ses ailes courtes. Somnolant ce matin dans les arbres, les chauves-souris sont plutôt au repos. Leur impressionnant ballet n’est attendu qu’à la tombée de la nuit pour accompagner le coucher des oiseaux diurnes, sous le regard acéré des milans noirs. C’est une ambiance atypique à laquelle Marc Vizy, ambassadeur de France près le Bénin, est habitué, lui qui, chaque matin, voit un des calaos cogner la fenêtre de son séjour. «Comme vous le voyez, il y a de la vie. Tous les matins, quand je me réveille et que je prends mon petit déjeuner au dernier étage de la résidence, il y a un calao qui vient taper à la vitre. Un calao à bec noir, qui est un oiseau relativement rare en ville. Ce qui montre bien que ce parc est un poumon de Cotonou. C’est important de le préserver. C’est aussi important de le faire découvrir. C’est pour cela qu’à l’occasion de la Journée internationale de la biodiversité, on a décidé de le faire visiter aux familles du personnel, à quelques personnalités. Ensuite, on a toute une série de classes. On a permis à une centaine de personnes de venir faire ce tour», confie-t-il. Apaisant ! Cette visite guidée organisée au lendemain de l’édition 2022 de la Journée internationale de la biodiversité a replongé les visiteurs au cœur de la «Vie » sous toutes ses formes. Puisque dans ce parc vieux de plus de 60 ans, aménagé, de 6,6 ha, il n’y a pas que la faune qui règne. Il y a aussi la flore. Ce sont plus de 80 espèces avec une bonne partie présente à la création de l’ambassade. «Je suis ici depuis 25 ans. Je suis venu voir certaines espèces sur place. Des arbres ont déjà fait trois décennies avant mon arrivée ici. Les vieux filaos que vous voyez étaient là avant l’implantation de l’ambassade. Les paons ont été ramenés par les premiers Français ayant occupé l’ambassade. Avec professionnalisme, nous avons commencé par en rajouter. Nous avons mis en place un programme d’abattage de vieux cocotiers et de vieux arbres qui ne tiennent plus et qui commencent par tomber d’eux-mêmes », précise Jean Luc Amadji, jardinier en chef du parc. Le parc est structuré en quatre zones : la zone des palmiers, le verger, les espaces verts et la forêt claire. Il contient plus de 40 espèces ornementales, allant des fleurs aux palmiers exotiques en passant par les espèces fruitières. On retrouve sur place des essences forestières introduites ainsi que des espèces qui ont un lien intime avec le sacré. «C’est un peu historique aussi puisqu’on reconnaît qu’il y avait une cocoteraie qui a donné le nom Les Cocotiers au quartier juste opposé. L’espace a été bien préservé au point d’attirer d’autres espèces animales. Il y a beaucoup d’insectes aussi. C’est une initiative à encourager parce que nous sommes dépendants de cette biodiversité qui est en train de s’éroder de plus en plus», fait savoir Georg Georgen, entomologiste à International Institute of Tropical Agriculture (Iita). Le point focal de la Convention de la diversité biologique au Bénin, Dr. Augustin Orou Matilo, en est également fier. « Il faut multiplier ces sites pour la conservation de la biodiversité », martèle-t-il. Parce que comme le souligne le thème de la Journée internationale de la biodiversité, il faut « Bâtir un avenir commun à toutes les formes de vie ». Avec son cri strident, le martin-chasseur semble le rappeler à ses hôtes, les humains. Environnement 24 mai 2022


Statue de l’amazone : Les clarifications du ministre de la Culture Jean-Michel Abimbola
La statue érigée derrière la présidence de la République n'est pas la représentation de la reine Tassi Hangbé, ni d'une quelconque agoodjié. C'est tout simplement un monument en l'honneur des amazones béninoises d'hier et d'aujourd'hui. Suite à la controverse née sur les réseaux sociaux, le ministre de la Culture, Jean Michel Abimbola, a apporté cette clarification, dimanche 22 mai, au détour de sa conférence de presse de clôture de l'exposition ''Art du Bénin d'hier et d'aujourd'hui...'' Extrait de la déclaration du ministre : [caption id="attachment_82301" align="alignnone" width="450"] Jean Michel Abimbola, ministre du Tourisme, des Arts et de la Culture (photo prise, dimanche 22 mai 2022, lors de sa conférence de presse de clôture de l'exposition "Art du Bénin d'hier et d'aujourd'hui...")[/caption]   « C’est avec beaucoup de satisfaction que le gouvernement a remarqué l’intérêt des Béninois pour cette statue de l’amazone. Et cela a suscité moult débats ici et là notamment sur les réseaux sociaux. Une fois encore, cela dénote de l’intérêt de notre peuple pour le patrimoine et la culture… Des sachants et des moins sachants ont dit que c’est telle ou telle figure. Alors, je voudrais, ici, dire qu’il ne s’agit pas de Tassi Hangbé. Je voudrais dire clairement qu’il ne s’agit pas d’une quelconque agoodjié (amazone) du royaume de Danxômè. Nous avons là, à travers cette amazone, la figure de l’héroïsme féminin béninois, du courage, de la bravoure, de la splendeur, de la fierté féminine béninoise. Nos mères, nos femmes, nos filles d’hier qui ont su avec courage et bravoure défendre les frontières d’un royaume et qui aujourd’hui continuent de défendre les frontières d’une République, et qui tous les jours à travers le marché, leur engagement citoyen, continuent de nous montrer cette figure moderne, cette figure de courage. Donc, cette esplanade, oui c’est une ode à la femme béninoise... C’est une figure qui valorise notre pays. C’est un encouragement à nos femmes à continuer cet engagement, ce combat de tous les jours. Donc, je voudrais dire que chacun de nous, du Nord, du Sud, de l’Est et de l’Ouest, du Centre, quelles que soient nos barrières religieuses, les frontières culturelles, nos sensibilités politiques, chacun de nous peut se retrouver à travers cette figure de l’amazone béninoise... » Actualités 24 mai 2022


Visite de l’exposition « Art du Bénin… » : Moele Bénin admiratif
Une délégation du parti « Mouvement des élites engagées pour l’émancipation du Bénin » (Moele Bénin) conduite par son président Jacques Ayadji a visité, vendredi 20 mai dernier, l’exposition « Art du Bénin d’hier et d’aujourd’hui». Au terme de la visite, elle a exprimé sa satisfaction pour les progrès que réalise le Bénin depuis six ans. Un mérite qu’elle attribue au président Patrice Talon. «Mes impressions sont bonnes. C’est une grande émotion. Le président Patrice Talon a donné une occasion en or au pays. Ici, je vois toutes les catégories de Béninois », a confié Jacques Ayadji. Il note que pour son parti qui prône le Bénin inclusif, c’est le meilleur cadeau que le président de la République puisse lui offrir. Il souhaite que ce retour des biens royaux spoliés par la France, et qui fait l’unanimité, puisse unir davantage les fils et filles de ce pays. « Je profite pour demander à toutes les Béninoises et à tous les Béninois, à travers le retour de ces biens culturels, que nous commencions par construire l’Etat-nation tant souhaité afin de sortir le pays de sa situation », a-t-il lancé. Impressionnée par ces diverses œuvres, Léontine Mitchaï, première vice-présidente de Moele-Bénin, a adressé ses félicitations au président de la République et l’a invité à poursuivre ce combat. « Le président de la République est un patriote. Je lui dis que ça ne suffit pas. Il doit nous aider à réécrire notre histoire », affirme-t-elle.     Culture 24 mai 2022


Cadre légal sur l’économie numérique en Afrique de l’Ouest : Les acteurs échangent sur un avant-projet de règlement
Cotonou a abrité, les 17 et 19 mai derniers, l’atelier de consultation nationale des acteurs sur l’avant-projet de règlement relatif au secteur de l’économie numérique en Afrique de l’Ouest. Réunissant tous les acteurs du secteur de l’économie numérique aussi bien du public que du privé, cet atelier de consultation nationale se tient après ceux du Burkina Faso, du Mali et du Niger. Ayant pour objectifs de recueillir les contributions (commentaires, observations et amendements) de toutes les parties intéressées et de transmettre à la commission le rapport de l’atelier présentant les amendements et les observations du Bénin, il est organisé sur recommandation des pays membres de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) et constitue une étape importante dans le processus d’adoption du projet de règlement. Dans le but d’harmoniser les règles relatives aux communications électroniques, la Commission de l’Union économique et monétaire ouest-africaine a procédé à l’élaboration d’un nouveau cadre législatif et réglementaire devant régir le secteur de l’économie numérique en Afrique de l'Ouest. Rappelons que cette étude réalisée conjointement avec la Commission de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) a été financée par l’Union européenne et validée en décembre 2020 lors d’un atelier régional à Lomé. Isidore GOZO Société 24 mai 2022


Lutte contre la fracture numérique : Des progrès significatifs réalisés par le gouvernement
Les investissements du gouvernement dans le secteur numérique et ses efforts pour réduire la fracture numérique ont été passés au peigne fin par Aurélie Adam Soulé Zoumarou, ministre du Numérique et de la Digitalisation, lors de la célébration de la Journée mondiale des télécommunications et de la société de l’information. De l’accès aux services numériques à travers le portail des services publics, au paiement électronique des pensions, en passant par le déploiement de fibre optique, elle a réaffirmé la vision du gouvernement pour l’inclusion des personnes âgées. A travers son message, lors de la célébration de l’édition 2022 de la Journée mondiale des télécommunications et de la société de l’information, Aurélie Adam Soulé Zoumarou, ministre du Numérique et de la Digitalisation, a passé au scanner les progrès significatifs enregistrés par le gouvernement du président Patrice Talon en matière de transformation numérique du Bénin. Elle a également évoqué la poursuite des réflexions pour la réduction de la fracture numérique dans un monde aujourd’hui marqué par la crise sanitaire de la Covid-19 et une succession de crises géopolitiques. « Aujourd’hui, grâce au Portail national des services publics, « service-public.bj », sans se déplacer, les populations peuvent accéder à des informations complètes sur plus de 796 services répertoriés, 139 services dématérialisés », a-t-elle indiqué. Selon elle, le gouvernement de la République du Bénin a pris des dispositions pour soulager les peines des personnes âgées, notamment les agents de l’Etat admis à faire valoir leurs droits à la retraite. Le paiement électronique des pensions est désormais une réalité. Se focalisant sur le thème autour duquel l’Union internationale des Télécommunications (Uit) a mobilisé l’ensemble de ses Etats membres lors de cette journée : «Les technologies numériques au service des personnes âgées et d’un vieillissement en bonne santé», elle a réaffirmé l’engagement du gouvernement du président Patrice Talon à investir dans le secteur du numérique pour améliorer la vie des personnes âgées, de leurs familles et de leur entourage. « Depuis 2017, toutes les pensions de montant supérieur ou égal à 50 000 F Cfa sont payées systématiquement par virement bancaire (Banques, Ccp, et Fececam). Les pensions de moins de 50 000 F Cfa, sont, quant à elles, payées par Mobile Money », a-t-elle poursuivi. A l’en croire, ces réformes ont eu comme impact l’amélioration des conditions de vie de ces agents ayant servi leur pays des années durant mais qui étaient obligés de subir des tracasseries administratives jusqu’au soir de leur vie pour percevoir leurs pensions de retraite. Le déploiement de l’internet haut débit et très haut débit qui s’est accru, ces dernières années, avec notamment, la construction de plus de 2 000 km de fibre optique sur le territoire national, la construction et la mise en service de 43 Points numériques communautaires (Pnc) sont entre autres des réalisations ayant permis le rapprochement du haut débit de milliers de Béninois. Société 24 mai 2022


Endométriose : Les vraies faces d’une ennemie silencieuse
Encore ignorée de bon nombre de gens dans la société, l’endométriose est une maladie à risque pour ses victimes. Elle met en jeu la vie de la femme qui en souffre au regard de ses manifestations et conséquences. Elle n’est pas encore connue de tous, mais elle brise la vie de plusieurs femmes en sourdine ici et ailleurs. Les victimes de l’endométriose, les pays en comptent de plus en plus. «Dix femmes en âge de procréer sur cent, (soit près de deux cents millions) en souffrent dans le monde », révèle le professeur Justin Dénakpo, chef de la Clinique universitaire de gynécologie obstétrique de Cotonou (Cugo). Maladie gynécologique causée par la présence de cellules de l’endomètre en dehors de l’utérus, l’endométriose touche les femmes en âge de procréer, c’est-à-dire à l’apparition effective des règles (puberté) et à leur disparition définitive (ménopause). Le Bénin ne dispose pas encore de données fiables concernant la maladie au niveau de la population en général. Toutefois, l’endométriose est une pathologie qui est de plus en plus prise en charge dans les formations sanitaires de la place, notamment à la Cugo au Centre national hospitalier universitaire Hubert Koutoukou Maga à Cotonou. Ses symptômes les plus courants sont les douleurs et des règles irrégulières. L’endométriose ne fait aucun cadeau à ses victimes. « La patiente est programmée pour souffrir à une période de son cycle. Lorsque la maladie évolue, les douleurs deviennent permanentes et insupportables. Sans oublier la diminution de la qualité de vie liée aux douleurs aiguës, à la fatigue, à la dépression, à l’angoisse, à la lassitude, à la faible estime de soi, et à l’infertilité. L’endométriose peut faire gonfler le ventre d’une femme pendant ses menstrues. Dans d’autres cas, elle peut créer l’insuffisance rénale », détaille prof. Justin Dénakpo. Les douleurs sont caractéristiques de l’endométriose. Innocentia Alladagbé, présidente de l’Ong EndoEspoir, en sait beaucoup. Elle est encore la proie de cette maladie. Son émotion intacte dans la voix en cet après-midi du lundi 28 mars 2022 trahit la douleur qui la ronge au fond d’elle. « 10 à 20 % environ des femmes en âge de procréer sont sujettes à l’endométriose. Près de la moitié de celles qui se plaignent de douleurs récurrentes dans le bas-ventre en sont des victimes. Dans cette catégorie, certaines n’auront jamais d’enfants, d’autres peuvent subir des complications pouvant conduire à la mort», révèle-t-elle. Elle s’attarde sur le calvaire des victimes : « L’endométriose cause d’énormes douleurs. Elle affecte aussi la santé psychique de la victime qui, sans une prise en charge radicale, a parfois l’impression de perdre la raison au point d’avoir envie de se donner la mort afin d’abréger ses souffrances ». Douleurs pelviennes chroniques L’endométriose se manifeste par des douleurs pelviennes chroniques. Sur la question, le professeur Justin Dénakpo développe une longue liste de notions scientifiques. Il évoque notamment des douleurs pendant les rapports sexuels (dyspareunie profonde), des difficultés pour uriner (dysurie), la présence de sang dans les urines (hématurie). Il y a également des signes digestifs, notamment des douleurs lors de la défécation et du sang dans les selles ou encore des saignements anormaux, des règles trop abondantes ou prolongées avec leurs corollaires comme l’anémie, la fatigue, les écoulements de sang par le nombril pendant les menstrues (l’endométriose du nombril). On note également les selles lors des menstrues, les douleurs cycliques et permanentes lors des règles (l’endométriose du rectum), l’urine trop fréquente en petite quantité avec du sang, des douleurs thoraciques exacerbées au moment des règles avec des difficultés respiratoires (endométriose pulmonaire), la dégradation des trompes, les difficultés à avoir une grossesse. Les facteurs de risque sont énormes et prennent notamment en compte les facteurs génétiques. La maladie est transmissible de mère en fille, par les cycles menstruels, l’arrivée précoce des premières règles, l’infertilité, les anomalies de l’appareil génital, la consommation de la viande rouge, la baisse de l’immunité. Contrairement à ces facteurs de risque, il existe quelques éléments protecteurs susceptibles de renforcer l’état de santé des victimes tels que l’allaitement maternel, la consommation de fruits et de légumes verts. Mais au-delà de ces conseils nutritionnels, la lutte contre l’endométriose doit être acharnée pour sauver des générations. « Au-delà du nombre de personnes touchées, c’est également une maladie grave de par les douleurs qu’elle inflige aux patientes. Ces douleurs sont invalidantes chez 70 % des patientes atteintes de l’endométriose symptomatique», renseigne le chef de la Cugo. Le sexe, une torture Les répercussions psychologiques et sociales ne sont pas moins considérables. « Elles sont marquées par l’absentéisme à l’école et au travail, la baisse de rendement scolaire et la baisse de productivité au travail, l’impact sur la vie sexuelle qui amène la femme à éviter les rapports sexuels », poursuit-il. Ce que confirment des spécialistes selon qui, le sexe n’est pas toujours une partie de plaisir pour la femme souffrant de l’endométriose. Elle peut ressentir des douleurs pendant ou après les rapports sexuels. Cette situation l’amène à avoir la phobie et le dégoût des rapports sexuels. L’endométriose peut également mettre en jeu la vie de la femme qui en souffre, notamment dans sa forme dite de l’endométriose profonde. « Ce sont aussi les règles trop abondantes et des répercussions sur la capacité de la femme à avoir une grossesse», explique le chef de la Cugo. Dans certains cas, ces complications peuvent être redoutables. Elles peuvent toucher les poumons, le cœur, les reins et provoquer le cancer de l’ovaire. Le professeur Justin Dénakpo redoute également son caractère sournois, car elle sait dribbler. « L’endométriose sait tromper les praticiens et ces derniers aussi en ont une mauvaise connaissance », se désole-t-il. Sauf que dans le cas d’espèce, tous les signes ne trompent pas. Certains indiquent bien des pistes. Les douleurs atroces pendant les menstrues en sont une. Pour le chef de la Cugo, ces douleurs peuvent évoquer une pathologie concernant l’endométriose. Dans ce cas, elles sont vives, intenses. « Ces douleurs peuvent être progressives ou s’aggraver dans le temps au fur et à mesure que la maladie évolue. Elles peuvent devenir permanentes et s’aggraver par les changements de position. Elles sont plurielles », soutient le professeur Justin Dénakpo qui dévoile que les autres formes de la maladie sont l’endométriose cutanée, l’endométriose cardiaque, l’endométriose des yeux…. Une lueur d’espoir apparaît tout de même au bout du traitement. Aussi redoutable qu’elle soit, l’endométriose n’entraîne pas systématiquement la mort. « Les lésions de la maladie se propagent comme les métastases d’un cancer. L’endométriose est donc douloureuse comme un cancer dont on ne meurt heureusement pas », rassure-t-il. Traitement difficile Pour autant, son traitement n’est pas aisé. C’est une maladie difficile à traiter. « Le vrai traitement, c’est la suppression des ovaires. Ce sont les ovaires qui alimentent la maladie, et il faut castrer la victime. Mais c’est souvent difficile lorsqu’elle n’as pas encore connu la maternité », avertit-il. Dans ces conditions, interviennent la prise de médicaments, le soutien psychologique, les traitements chirurgicaux dont le type d’intervention de la chirurgie est fonction de la localisation de la maladie. Innocentia Alladagbé, prési-dente de l’Ong EndoEspoir, en sait beaucoup du traitement. Selon elle, le palliatif définitif à ces douleurs réside dans la décision la plus difficile que puisse prendre une femme, surtout quand elle n’a pas encore connu la joie de la maternité. Cette solution, « c’est de créer la ménopause de façon artificielle et anticipée, soit par des moyens médicamenteux, soit plus radicalement, en supprimant les ovaires à l’occasion d’une opération chirurgicale », explique-t-elle. A ces traitements, le professeur Justin Dénakpo ajoute la coopération médicale assistée pour améliorer la fertilité, la médecine alternative et la médecine traditionnelle. Des traitements hormonaux. Il s’agit de mettre les ovaires au repos afin qu’ils cessent d’alimenter la maladie. L’utilisation des antidouleurs compte aussi pour soulager les patientes. Ces médicaments sont utilisés par paliers. « Le palier 1 est utilisé pour les formes modérées de la maladie. Lorsque la maladie s’installe correctement, il existe des antidouleurs des paliers 2 et 3. Le palier 3 est utilisé pour traiter les douleurs liées au cancer, indique le chef de la Cugo. Prise de médicaments et divers traitements médicaux pour soulager les douleurs certes, mais l’endométriose n’a pas non plus pour vocation de s’éterniser dans la vie des victimes. Selon certains spécialistes, ses symptômes devraient cesser à l’arrêt des règles, donc à la ménopause, car les douleurs proviennent de la desquamation de l’endomètre. Ce soulagement est observé chez la majorité des femmes lors de la ménopause qui s’accompagne d’une disparition progressive des symptômes. Un soulagement définitif au bout de plusieurs années de tortures. La prévention vaut donc la peine. Actualités 24 mai 2022


Sortie frauduleuse des intrants agricoles : Les précisions du ministre de l’Agriculture (Les mises en garde du Gl Soumaïla Yaya)
Environ 400 tonnes d’intrants agricoles en transit frauduleux vers des pays de la sous-région sont arraisonnées par les forces de défense et de sécurité. Gaston Dossouhoui, ministre de l’Agriculture, revient sur ces manœuvres qui, indique-t-il, visent à mettre à genoux l’économie béninoise. C’était ce lundi 23 mai, lors d’une déclaration conjointe avec la Police républicaine à Cotonou. « C’est notre économie que quelques vils individus cherchent à saboter ». Gaston Dossouhoui, ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, est formel. Il explique que le trafic a démarré avant même la fixation des prix des intrants par le gouvernement. Lors des opérations de transfert de la matière d’un magasin à l’autre, les indélicats opèrent. Des sacs d’engrais sont entreposés dans des villes frontières et n’attendent que l’embarquement et la sortie du territoire. « Ces faits sont bien suivis par la police, les populations elles-mêmes, et nous veillons. Alors que si nous arrivons à utiliser consciencieusement, et correctement ces intrants sur la production, notre pays va gagner en notoriété, en sécurité parce que la première sécurité est alimentaire », fait observer le ministre de l’Agriculture. A l’en croire, un bon usage des engrais subventionnés à titre exceptionnel par le gouvernement avec l’appui des acteurs de la filière coton fera décupler la production. Le Bénin pourrait produire, selon Gaston Dossouhoui, deux, voire trois fois pour ses besoins domestiques, mais aussi placer ses produits. Tous les acteurs y gagneraient. Dans l’intérêt général « Il vaut mieux gagner son fruit à ce moment-là que de vouloir nous pénaliser et baisser la production. Ceux qui s’adonnent à cette activité sont en train de mettre le pays à genoux. En cas d’insuffisance de production, nous allons créer des poches de disette, et ventre affamé n’a point d’oreilles. Les conséquences seront fâcheuses. Nous allons décourager à jamais ces velléités de faux, et les indélicats exposent leur vie et leur carrière », prévient le ministre de l’Agriculture. Il invite les populations à dénoncer ces manœuvres à travers les numéros verts mis à disposition à savoir 113 et 166, afin d’informer, de renseigner les forces de défense et de sécurité, tout en restant dans l’anonymat. « Je vous invite à plus de vigilance, à être plus patriotes, à reconnaître l’effort des uns et des autres pour que notre pays retrouve le chemin de la prospérité, et que tout citoyen se sente fier d’avoir contribué à une économie forte. C’est le moment pour notre pays de monter en puissance en matière de productivité, et c’est en comptant sur les facteurs de production, que nous allons gagner le pari », a déclaré le ministre Dossouhoui. Il a donc invité les opérateurs économiques à rentrer dans les commerces les plus légaux. Car le trafic des intrants agricoles acquis au profit des producteurs vers les autres pays n’est pas autorisé. Pour Gaston Dossouhoui, tout opérateur économique intéressé par le commerce des intrants devrait se conformer aux règles en la matière. Il lui suffira de rentrer dans le circuit normal d’homologation. Les mises en garde de la Police républicaine « Quant aux intrants frelatés, même si les prix sont plus bas que ceux homologués dans notre pays, vous courez le risque de baisser la productivité, de développer les parasites et de leur faire acquérir une résistance, tel que plus tard, ils résistent aux vrais intrants. La perte sera double », a souligné le ministre Gaston Dossouhoui. Il attire l’attention des producteurs sur le risque qu’ils courent en recourant à ces intrants. Quant au directeur général de la Police républicaine, le Gl Soumaïla Yaya, après un point exhaustif des intrants arraisonnés, il a mis en garde tout agent qui se retrouverait en situation délicate à cause de ce trafic des intrants. « Nous invitons la population à nous accompagner pour faire échec à tous ces fraudeurs. La Police républicaine veille, l’Etat veille. Les contrevenants subiront la rigueur de la loi. Tous les agents civils et militaires ne doivent en aucune manière s’impliquer dans ces manœuvres frauduleuses. Je veux dire tous les éléments des forces de défense et de sécurité. Le cas échéant, ils subiront la rigueur de la loi. Il faut que chacun prenne la mesure de ce qui l’attend en cas d’implication », va-t-il déclarer. En effet, en raison des contraintes exogènes et endogènes, il a été nécessaire pour l’Etat et les acteurs de mettre la main à la poche pour soutenir la production, surtout l’acquisition des intrants, notamment à hauteur de 54,5 milliards francs. Et à juste titre, le gouvernement a interdit la sortie frauduleuse desdits intrants. « Aucun des pays qui nous entourent n’a pu couvrir ses besoins en intrants. Même en tablant sur leurs réserves, ils n’ont pu le faire. Le Bénin l’a fait au profit des agriculteurs béninois. C’est pour éviter la pénurie, soutenir la sécurité alimentaire, et faire gagner chaque acteur… », a conclu le ministre de l’Agriculture, Gaston Dossouhoui . Actualités 24 mai 2022


Sécurité des matières radioactives : Plusieurs pays renforcent leurs capacités à Cotonou
Du 23 au 27 mai, Cotonou abrite un cours régional sur la sécurité des matières radioactives en cours d'utilisation et d'entreposage. Cette session de formation qui réunit plusieurs pays africains a été ouverte, hier lundi 23 mai, par Erick Jean-Marie Zinsou, secrétaire général du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération. Fournir aux participants une compréhension globale de la mise en œuvre de la sécurité des matières radioactives dans leurs propres pays et organisations. C'est l'objectif du cours régional sur la sécurité des matières radioactives en cours d'utilisation et d'entreposage qui se tient à Cotonou. Cette session de renforcement de capacités permettra aux participants de pays africains sélectionnés notamment le Burundi, le Cameroun, le Tchad, Commores, Congo Brazzaville, Djibouti, le Niger, le Sénégal, le Togo, le Bénin..., d'acquérir des connaissances sur la sécurité des matières radioactives et des installations associées en cours d'utilisation et de stockage à l'aide d'exercices pratiques... Professeur Martial Tiburce Zannou, point focal du Plan intégré d'appui à la sécurité nucléaire (Inssp), a remercié le gouvernement et le chef de l'Etat pour avoir autorisé la tenue d'une telle formation à Cotonou. A l'en croire, les participants seront suffisamment outillés et les différents exercices leur permettront de mettre en œuvre les enseignements acquis dans un cadre pertinent. “Cela permettra d'articuler la bonne et nécessaire cohésion entre la théorie et la pratique...", a soutenu le point focal Inssp de l'Agence internationale de l'énergie atomique (Aiea). L'ambassadeur Erick Jean-Marie Zinsou, secrétaire général du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération, a, pour sa part, salué la coopération dynamique et accrue entre l'Aiea et le Bénin, et l'initiative de cette formation. «Il s'agit d'une opportunité d'échange d'informations sur les bonnes pratiques et d'approfondir vos connaissances en vue de l'amélioration des pratiques liées à cette thématique», précise-t-il. Evoquant quelques thèmes qui seront abordés lors de cette session de cinq jours, le secrétaire général du Maec a invité les participants à une attention soutenue. Younes El Abbari, chef de la délégation des experts de l'Aiea, s'est réjoui de cette occasion offerte aux participants sur une question si cruciale au regard de la sensibilité des matières radioactives et des incidents graves survenus dans le passé du fait de leur mauvaise manipulation. "La sécurité des matières radioactives est devenue un sujet de préoccupation internationale et fait l'objet d'une attention croissante de la part de la communauté internationale. C'est pour aider les différents pays membres que l'Aiea a élaboré un module de cours sur la sécurité des matières radioactives", fait savoir le chef de la délégation des experts. Les connaissances acquises au terme de la présente formation devraient, selon lui, permettre aux participants d'avoir les prédispositions nécessaires à la mise en œuvre de la sécurité des matières radioactives dans leurs pays respectifs. Représentant son ministre de tutelle, Issiaka Youssao, directeur général de l'Enseignement supérieur, invite les participants à exprimer tous leurs besoins afin de profiter de cette session dont l'importance n'est plus à démontrer. Actualités 24 mai 2022


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