La Nation Bénin...
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Serge Adjovi[/caption]La Télévision numérique terrestre (Tnt) n’est désormais plus qu’une question de jours. L’Agence pour le développement du numérique (Adn) et les autres acteurs en charge du secteur veillent au grain. Fin 2018, c’est l’échéance donnée par le directeur de l’agence, Serge Adjovi pour inscrire le Bénin au rang des pays diffuseurs de la Tnt. Outre cette bonne nouvelle, il évoque les différentes réformes que mène le gouvernement au profit du développement du secteur.
La Nation : Cela fait deux ans que l’Agence pour le développement du numérique (Adn) est mise en place. Qu’est-ce qui justifie sa création ?
Serge Adjovi : L’agence a mis un peu de temps à se mettre en place. Nous avons commencé à fonctionner il y a deux ans, mais l’agence est officiellement en place depuis à peu près un an. Mais ce qui est important, c’est le chemin que nous avons parcouru. Il y a deux éléments importants qui militent en faveur de la création de l’agence. Le premier, c’est la volonté du chef de l’Etat, Patrice Talon, de faire du numérique une des priorités du développement et du Programme d’actions du gouvernement (Pag). Le second élément c'est que de manière transversale, le numérique ne se conçoit pas comme étant un secteur qui ne traite que du numérique, mais se conçoit comme un outil pour les autres secteurs pour se développer plus vite. Lorsqu’on considère la volonté du chef de l’Etat et les besoins de travailler à travers l’ensemble des secteurs ministériels, ça donne naturellement naissance à une agence qui est sous tutelle de la présidence de la République, en ce sens qu’elle peut intervenir bien entendu au niveau du secteur de l’économie numérique et de la communication, mais aussi au niveau des autres secteurs, de l’intérieur, de la sécurité publique, de la santé, de l’éducation….
Quel bilan peut-on mettre à l’actif de l’agence après un peu plus d’un an d’activités ?
C’est vrai que dans le secteur du numérique, les bilans sont parfois un peu difficiles. Ce n’est pas comme les secteurs de l’eau, ou de l’agriculture où l’on peut quantifier très rapidement les impacts et faire un bilan. Toutefois, il y a un impact. L’Adn est une agence en charge de l’exécution des projets du numérique. Elle a la charge de contribuer à l’exécution de la partie numérique des projets qui sont dans d’autres secteurs, et aussi la charge de réformes. Dans le Pag, il y a des projets, mais également des réformes. Aujourd’hui, l’agence a participé à l’ensemble des réformes du secteur du numérique. Je vais en évoquer deux. Nous avons besoin d’opérateurs sains qui investissent dans les infrastructures, et dans les services pour les populations. De cinq opérateurs mobiles au départ, nous ne sommes qu’actuellement à deux. Nous avons jugé que les trois n’étaient pas efficaces et que nous n’avons pas réussi à trouver des solutions avec eux pour les rendre plus efficaces de manière qu’ils soient complètement dans la dynamique de la stratégie du gouvernement. La deuxième chose, c’est le Code du numérique. C’est une réforme sur laquelle nous étions acteurs et que j’ai personnellement contribué à organiser, que ce soit dans la phase d’élaboration que dans la phase de validation par les parlementaires. Le Code du numérique est un texte de plus de 600 articles et qui a été élaboré et adopté en l’espace d’un an et promulgué six mois plus tard par le président de la République après avis de la Cour constitutionnelle. C’est un texte qui est à la fois juridique et technique. Il définit des éléments qui n’existaient pas dans notre législation. Aujourd’hui, on parle beaucoup de dématérialisation. C’est un certain nombre de processus utilisant des papiers que nous voulons rendre électroniques pour plus d’efficacité dans l’action gouvernementale. Pour qu’un document dématérialisé soit acceptable dans les processus gouvernementaux et par la justice, il faut que les textes l’autorisent, en vue de la sécurité des informations électroniques. A cela s’ajoute, l’amélioration des textes existants sur la cybercriminalité ou sur les communications électroniques en général. Le Code du numérique est une pièce fondamentale du développement du secteur. Sans ça, certains projets du Pag, comme celui de l’administration intelligente où il y a de fortes composantes de dématérialisation ne pourront pas voir le jour, parce qu’il n’y aurait aucun cadre légal. Nous sommes à pied d’œuvre sur les réformes. Entre autres, la restructuration des entreprises publiques de télécommunication.
Parlant des réformes, où en est-on avec le développement des infrastructures haut débit et de la Télévision numérique terrestre (Tnt) ?
A côté des réformes, il y a les projets. Le projet concernant la Tnt a commencé avant avril 2016. Il s’est accéléré après avril 2016. Nous avons changé un peu la gouvernance des structures. Pour la Tnt, nous sommes tenus par les engagements internationaux. Aujourd’hui, le réseau Tnt est en place. Il en train d’être testé et finalisé. Nous prévoyons avant la fin de l’année que la Tnt soit diffusée sur au moins la partie méridionale du pays et très rapidement sur le reste du pays.
Quelles sont les dispositions mises en place pour respecter cette nouvelle échéance qui est dans moins de trois mois ?
Le réseau est en place. Nous procédons aux tests. Nous disposons déjà des autorisations de la Haac en ce qui concerne les chaînes. Ce qui manque aujourd’hui, c’est la mise en place des structures de gouvernance de la Tnt. Nous allons installer une société de patrimoine pour les infrastructures de radiodiffusion. Nous sommes également en train de mettre en place une société d’économie mixte qui sera créée pour être le diffuseur de programmes sur la Tnt. D’ici un mois et demi, cette société sera une réalité. Ce n’est pas si simple, mais nous faisons tout pour respecter nos engagements. Nous ne sommes pas en avance, mais nous sommes proches d’y arriver. Nous serons parmi les quelques pays qui auront déployé la Tnt en 2018 et auront commencé sa diffusion. La complexité, les modèles économiques et les éléments stratégiques de la Tnt avaient été sous-estimés.
Le Bénin aspire à être la plateforme des services numériques de l’Afrique de l’Ouest. Mais il est confronté à plusieurs défis sur le plan national. Comment comptez-vous vous y prendre?
L’Adn travaille avec l’ensemble de l’écosystème et autour du ministère de l’Economie numérique et de la Communication qui est le dépositaire de la feuille de route gouvernementale. Elle collabore avec l’agence des systèmes d’informations qui a à charge l’exécution des projets phares. Nous travaillons sur la Tnt, les infrastructures haut débit et très haut débit, sur la connectivité dans les domaines de l’éducation et dans d’autres domaines. L’agence pour les services et systèmes d’information travaille sur les services, la dématérialisation des processus du gouvernement pour la fourniture de E.service vers les populations et contribue à l’avènement d’une administration intelligente. L’Agence des services et systèmes d’information (Assi) contribue à l’exécution de certains projets du gouvernement, notamment la mise en place de l’administration intelligente. Pour ce qui concerne l’Adn, il y a plusieurs projets concernant l’installation d’infrastructures de haut débit et de très haut débit. La réhabilitation de 2000 km de fibre et la mise en place de services au niveau de la technologie 4 G fixe. Ce projet qu’on appelle le PD2T est en train d’être terminé. Nous sommes dans une phase de réception avec le prestataire. Nous avons mis en place de la technologie haut débit principalement pour l’utilisation par les opérateurs mobiles et les opérateurs fournisseurs d’accès à internet qui vont pouvoir utiliser ces infrastructures de fibres optiques mises en place pour livrer à leur tour des services de haut débit à leurs clients.
Dans le même temps, nous avons également lancé deux projets dont un de densification du haut débit. Le second nous permet de fournir de la bande passante dans des pays enclavés. Pour pouvoir respecter nos engagements avec la qualité des services, nous allons développer un autre projet de plus de 1000 km de fibres optiques le long de la frontière du Togo et qui sera connecté avec l’ensemble des communes du Bénin.
Lorsqu’on sait que le Bénin a besoin d’arrimer ses ambitions aux coûts sans occulter la question des équipements, comment apprécier alors la récente augmentation des taxes sur l’utilisation de l’internet?
Nous travaillons sur la viabilité du secteur. Les ambitions et les investissements sont grands. Il faut que les acteurs soient à la hauteur des ambitions pour relever les défis. Si nous avons des opérateurs qui ne peuvent pas survivre du fait des prix pratiqués, un problème se pose. Le trafic de données augmente, par conséquent de nouveaux investissements sont nécessaires sur les réseaux Gsm. Il faut qu’ils aient les moyens de ces investissements pour garantir une bonne qualité de services. Les prix pratiqués concernant la Data ont été divisés par quatre en l’espace d’un an et ceux concernant la voix ont été également divisés par deux ou trois. Ce qui a plombé significativement les marges des opérateurs qui ne pouvaient plus investir. Les opérateurs sont des contributeurs importants au niveau du Trésor public. Il faut continuer à donner les tarifs le plus bas possible aux utilisateurs et préserver en même temps, la santé financière des opérateurs. Même si le décret relatif à l’augmentation des taxes sur l’utilisation de l’internet a été annulé, il nous faut trouver des solutions avec les opérateurs, les associations de consommateurs, afin de disposer d’un écosystème actif.
Le Bénin assure, depuis quelques jours, la présidence du Réseau francophone des ministres en charge de l’Economie numérique. Comment compte-t-il marquer son mandat ?
C’est une actualité importante. Nous voulons être aux premières loges de ce qui se fait dans le domaine de l’économie numérique. Nous voulons que notre pays soit reconnu comme l’un des pays en avant-garde des innovations et du développement du numérique. C’est une victoire politique pour le Bénin d’assurer la présidence du Réseau francophone des ministres en charge de l’Economie numérique. Nous allons soutenir notre ministre pour que le Bénin réussisse sa mission. On ne peut pas faire de l’économie numérique au Bénin en ignorant les pays voisins et le monde. Les problèmes dans le secteur sont presqu’identiques à tous les pays.
Que pourriez-vous dire en guise de conclusion à cet entretien?
En tant que directeur de l’Adn, je suis complètement investi de la mission du développement du numérique. C’est louable de m’aider à démystifier le numérique. Le numérique, c’est l’affaire de tous. Des jeunes l’utilisent parfois mieux que nous. Et cela doit continuer et s’amplifier. C’est à travers cette nouvelle génération que nous, acteurs de décision du secteur, allons sentir la pression d’offrir les infrastructures et les services nécessaires pour le développement du secteur?
Société 24 oct. 2018
le gouvernement lui a accordé une nouvelle occasion d'assister les populations démunies[/caption]L’Ong Catholic relief services (Crs) et le Bénin ont procédé au renouvellement de la signature d’accord de siège de cette organisation, hier mardi 23 octobre à Cotonou. Un acte qui donne quitus à l’Ong américaine de poursuivre ses nobles actions au Bénin.
Catholic relief services (Crs) est citée parmi les premières Ong internationales à s’installer au Bénin depuis 1958, sur invitation des évêques catholiques béninois, et collabore avec des partenaires locaux pour la mise en œuvre de projets dans 10 départements du pays. A l’occasion du 60e anniversaire de sa présence au Bénin marqué par le renouvellement de cette signature d’accord de siège, le représentant résident de l’Ong, Sean Gallagher, se dit déterminé à continuer à apporter l’assistance nécessaire aux populations béninoises comme ils l’ont toujours fait. Il précise que Catholic relief services apporte son assistance sur la base des besoins et non des croyances, races ou nationalités. « Les premières années du Crs au Bénin ont été caractérisées par des projets visant à soutenir les communautés rurales dans le développement économique, sanitaire, culturel et social », rappelle-t-il, avant d'exprimer sa fierté aujourd’hui de tirer parti des activités antérieures du Crs pour former un bloc avec le gouvernement, la société civile et des organisations confessionnelles afin de faire progresser le Bénin dans différents programmes de développement. C’est le cas des cantines scolaires et de l’alphabétisation dans les régions les plus pauvres du nord. A cela s'ajoutent l’élimination du paludisme, la finance inclusive des groupements d’épargne et de crédit interne pour augmenter le revenu familial et la résilience aux chocs.
Actions sociales
Par ce renouvellement d’accord de siège, Sean Gallagher réaffirme le soutien actif de l’Ong aux axes 4 et 5 du Programme d’actions du gouvernement (Pag) à travers l’appui aux 32000 petits producteurs d’anacarde et aux cantines scolaires dans lesquelles ils s’investissent déjà depuis plusieurs années. De même, les axes stratégiques 6 et 7 du pilier 3 qui prônent les conditions de vie meilleures des populations occupent une place de choix pour le Crs, avec l’épargne et le crédit interne qui ont touché plus de 47000 bénéficiaires nécessitant un capital de plus de 1 000 000 de dollars US et des prêts de plus de 600 000 dollars US, selon les propos du représentant résident. L’Ong s’investit aussi fortement dans l’hygiène, l’assainissement et l’eau avec un programme dénommé ‘’McGovern-Dole Food for Education’’ qui a permis la construction de 121 latrines et 73 sources d’eau dans quatre communes des départements de l’Alibori et du Borgou. Ainsi que des messages de bonnes pratiques d’hygiène à l’endroit des enseignants. Sean Gallagher salue la bonne collaboration avec différentes structures qui leur ont favorisé la tâche au Bénin. «Nous sommes honorés de signer cet accord de siège avec le gouvernement en signe de confiance pour notre travail passé, présent et futur en faveur du peuple béninois », conclut-il. Le secrétaire général du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération (Maec) tout en saluant l’intérêt que l’Ong porte au Bénin, a reconnu à sa juste valeur les efforts qu’elle fait pour appuyer le gouvernement dans sa volonté de sortir les populations de la pauvreté. Hervé Djokpé a reconnu que leur appui a favorisé les résultats obtenus dans la mise en œuvre des cantines scolaires qui a permis de mettre fin à la déperdition et à la déscolarisation des enfants. «Votre participation à ce programme a été déterminante dans les premiers succès enregistrés», affirme-t-il. C’est au regard de ce bilan édifiant que le renouvellement de l’accord de siège avec le gouvernement a été obtenu, selon ses explications. Ainsi, le gouvernement a-t-il reconduit les facilités et exonérations fiscales et douanières qu’il accorde à l’Ong depuis 1958.
Société 24 oct. 2018

Dans le cadre des activités inscrites au programme des journées d’échanges qu’elle organise cette semaine à Cotonou, l’Autorité de régulation de l’électricité (Are) a conduit, hier mardi 23 octobre, une délégation de la Commission de régulation de l’énergie de la France et autres acteurs sur le site de construction de 120 Mw à Maria Gléta 2 dans la commune d’Abomey-Calavi.
La politique d’augmentation de la production nationale de l’énergie au Bénin est une expérience suivie au-delà des frontières nationales. Pour faire vivre cette expérience à la Commission de régulation de l’énergie de la France et autres acteurs du secteur, l’Autorité de régulation de l’électricité (Are) du Bénin a organisé une descente sur le site de construction de 120 Mw à Maria Gléta 2.
Selon Emeric Tokoudagba, coordonnateur du projet de construction des 120 Mw, après 306 jours de travaux, le chantier est exécuté à 65% sans accident. Cela est dû au respect des normes en matière de santé, sécurité et environnement, justifie Roudi Akiki, directeur adjoint du chantier.
Le consultant André Houssou aidé du coordonnateur a présenté à la délégation française le niveau d’exécution dans chaque section du chantier. Ainsi, du bâtiment d’électricité au bâtiment de traitement du combustible liquide en passant par la salle de commande, la salle de reliages, la pose des transformateurs et le hall des moteurs, tout a été passé en revue.
L’Autorité de régulation de l’électricité a, selon Gbèdonougbo Claude Gbaguidi, président de l’Are du Bénin, pour mission de veiller à la qualité, à la continuité du service public et à l’équilibre financier du secteur. Cette centrale dont la construction prendra fin d’ici neuf mois, va se substituer à la centrale en location qui coûte trois fois, voire quatre fois plus cher. En second lieu, au-delà de la disponibilité de la production de l’énergie, le Bénin pourra assurer une fourniture de qualité. L’Are, indique-t-il, est réconfortée dans la mesure où il y aura de l’équilibre financier au niveau de la Société béninoise d’énergie électrique (Sbee).
Même sentiment de satisfaction de la part de la délégation française. « Après cette visite, notre sentiment est celui de satisfaction », a déclaré Catherine Edwige, chef de la délégation de la Commission de régulation de l’énergie de France. Pour elle, ce chantier se rapproche beaucoup des installations en cours de mise en place en France.
Tout aussi fier, le chef de Coopération à la Délégation de l’Union européenne au Bénin, Ruben Alba Agulera, avance que la centrale permettra bientôt de fournir de l’énergie à la population béninoise.

L’Organisation des Nations unies célèbre ce mercredi 24 octobre, son 73eanniversaire. A l’occasion, la famille onusienne résidant au Bénin a entretenu les médias, autour d’un petit déjeuner de presse, sur la pertinence et l’efficacité des actions de l’institution dans le pays.
Dans le cadre de son 73e anniversaire, la famille onusienne résidant au Bénin passe à la loupe l’agenda de développement 2030 et les objectifs de développement durable. Autour d’un petit déjeuner de presse, elle s’est entretenue avec les médias sur les enjeux, l’état des lieux de la réalisation de ces objectifs au Bénin et les défis à relever.
Les Odd ambitionnent de transformer les sociétés en éradiquant la pauvreté et en assurant une transition juste vers un développement durable d’ici à 2030. Universels et inclusifs, ces objectifs appellent à l’action de tous et instaurent un langage commun universel.
Pour y arriver, les acteurs s’appuient sur la démarche, ‘’Unis dans l’action afin de ne laisser personne de côté’’. Cette démarche s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du programme des Nations unies pour l’assistance au développement.
« Unis dans l’action nous permettra d’accompagner le gouvernement dans le cadre de la mise en œuvre de l’agenda de développement 2030 en lien avec les priorités nationales définies dans le Programme d’actions du gouvernement, le Plan national de développement et le Programme cadre du développement durable », souligne le coordonnateur résident du Système des Nations unies au Bénin, Siaka Coulibaly.
Les noces de fonte de l’Onu prennent également en compte les différentes réformes engagées par les Nations unies. Lesquelles visent essentiellement un repositionnement de l’institution, du cadre de développement de l’agenda 2030 et du renforcement du bureau du coordonnateur résident.
L’élément clé qui guidera ces réformes au Bénin, est le Plan cadre des Nations unies pour l’assistance au développement (Undaf) 2019-2023. Il s’affirme comme le document de référence et de participation du Système des Nations unies dans les différents pays.
Evoquant l’orientation de l’Undaf, le ministre d’Etat chargé du Plan et du Développement, Abdoulaye Bio Tchané souligne trois aspects de la démarche. Primo, son caractère innovateur et inclusif. Deuzio, le ciblage des meilleurs bénéficiaires, notamment les jeunes. Tertio, son alignement sur les priorités de développement.
Engagé pour atteindre les objectifs de développement
Il explique comment le Bénin anticipe pour répondre à l’agenda de développement : « Nous nous sommes engagés pour garantir l’accès à l’eau potable au Bénin d’ici à 2021; nous voulons atteindre cet objectif fixé à la communauté internationale, neuf ans plus tôt ». Le projet Assurance pour le renforcement du capital humain (Arch) est un autre chantier sur lequel le gouvernement s’active, souligne-t-il. « Nous voulons être sûrs que tous nos compatriotes aient une couverture médicale minimale ». L’accès à l’éducation, à l’électricité, à un emploi décent pour tous, la lutte contre les changements climatiques sont les autres pans qui focalisent l’attention du gouvernement.
Les discussions ont également porté sur les efforts du Bénin dans la réduction de la faim. La lutte engagée par le pays intègre, dans une certaine mesure, les enfants. Sur ce point, le coordonnateur résident du Système des Nations unies, Siaka Coulibaly, souligne qu’à ce jour, plus de 320 mille enfants bénéficient d’un repas chaud dans les écoles et plus de 1500 écoles sont équipées dans ce cadre.
Relativement à ce programme, détaille le ministre d’Etat chargé du Plan, le Bénin a relevé la barre à sept milliards de Cfa en 2017 et à 12 milliards en 2018 contre un milliard au départ, afin d’impacter plus d’enfants. « L’engagement du Bénin est de faire en sorte que personne ne soit affecté par la faim », développe-t-il.
La Journée des Nations unies est célébrée le 24 octobre de chaque année. Elle marque l’entrée en vigueur de la charte des Nations unies en 1945. La commémoration officielle est prévue pour ce jour au Bénin avec des actions sociales au profit des couches vulnérables.
Le réseau Think-Tank Uemoa en conclave à Cotonou[/caption]Une trentaine de chercheurs du Réseau Think-Tank de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Rtt-Uemoa) prennent part à un séminaire de valorisation des résultats de recherche et le développement des compétences. Ouverte hier lundi 22 octobre par Bienvenu Koudjo, directeur de cabinet du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, la rencontre vise à permettre aux doctorants et chercheurs membres du réseau de renforcer leurs capacités.
La valorisation de la recherche scientifique et le développement des compétences. C’est la préoccupation des membres du Réseau Think-Tank de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Rtt-Uemoa) qui sont en séminaire à Cotonou.
Dans son mot de bienvenue, John Igué, directeur scientifique du Laboratoire d’analyse régionale et d’expertise sociale (Lares), indique que les participants sont de jeunes chercheurs des sciences dures et des sciences sociales venus des huit pays de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa). Au cours de la rencontre, ils auront l’occasion de faire apprécier leurs publications et travaux de recherches sur des thématiques ayant un intérêt communautaire. La rencontre, poursuit-il, permettra aussi de les encourager à se mettre ensemble pour influer sur le devenir de l’Afrique.
Pour y arriver, révèle Bienvenu Koudjo, directeur de cabinet du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, les participants renforceront leurs capacités en méthodologie d’élaboration d’un projet de recherche, en outils et techniques d’analyse qualitative. Selon lui, la valorisation des travaux de recherche tient à cœur au chef de l’Etat béninois qui y accorde un intérêt particulier. « Le projet de création de ‘’Sèmè City’’, la ‘’Cité internationale de l’innovation’’ illustre bien sa stratégie en la matière », fait savoir à l’assistance Bienvenu Koudjo. A l’en croire, l’importance de la question a conduit la ministre Marie Odile Attanasso à rassembler tous ces centres en une grande structure dénommée Agence béninoise de la recherche et de l’innovation (Abri). Entre autres, les thématiques des travaux de recherches à valoriser, renseigne Bienvenu Koudjo, portent sur la paix et sécurité et la promotion des infrastructures économiques.
Pour sa part, Amadou Tchambou, directeur de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de la Formation professionnelle de l’Uemoa, indique que la présente activité s’inscrit dans le cadre de la promotion de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique au sein de l’espace communautaire. Pour le compte du Réseau Think-Tank de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Rtt-Uemoa), dit-il, 86 équipes de recherche ont été appuyées.
Quelques membres du nouveau bureau élu du Syndicat national des conducteurs gros porteur du Bénin[/caption]Une dynamique unitaire. C’est ce que préfèrent désormais les conducteurs gros porteurs du Bénin, en décidant de se mettre ensemble et de créer un syndicat. Syndicat dont les travaux du congrès constitutif ont eu lieu, samedi 20 octobre dernier, à Cotonou.
Le vent de sécurité qui souffle depuis peu sur les axes routiers au Bénin est opportun pour se mettre en rangs serrés et envisager des solutions aux autres problèmes qui minent le secteur du transport routier, notamment en ce qui concerne les gros porteurs. C’est ainsi qu’il faut comprendre le congrès constitutif, samedi 20 octobre dernier à Cotonou du Syndicat national des conducteurs gros porteurs du Bénin. Le temps est venu de panser les maux de ce secteur d’activités dans un creuset unique, ont estimé les initiateurs du congrès qui ont battu le rappel des conducteurs sur tout l’ensemble du territoire national. Ils sont donc venus de partout, ces acteurs de la conduite des gros porteurs pour sonner le glas des nombreuses difficultés du secteur. En marge des travaux proprement dits, une sobre cérémonie d’ouverture a permis à certains acteurs avertis et au comité d’organisation de rappeler aux congressistes, l’urgence et l’importance de la mise sur pied de ce syndicat. Syndicat dont le logo est constitué d’une série de mains qui se tiennent en forme d’un volant de gros porteur et à l’intérieur duquel se trouvent tous les grands rois du Bénin.
Didier Chokpon, au nom du comité préparatoire, rappelle ainsi qu’être conducteur n’est pas chose facile. « C’est un métier qui nécessite vigilance et conscience », déclare-t-il. Pour lui, la mission du syndicat naissant se résume à « lutter contre la marginalisation que subissent au quotidien les conducteurs de camions gros porteurs, sensibilisés sur les normes et codes routiers au Bénin et dans la sous-région ». Bien d’autres engagements contenus dans le cahier de charges du nouveau syndicat ont été rappelés par Jean Romain Alokpé au nom des transporteurs, premiers interlocuteurs de ces transporteurs. Selon lui, le conducteur est le premier élément qui doit défendre le transport. Pour cette raison, ils doivent se mettre ensemble, se faire confiance, se soutenir et se tolérer. « Vous avez en votre sein toutes les forces pour promouvoir un transport de qualité », leur a-t-il indiqué.
C’est d’ailleurs au sein de ces forces que les congressistes vont puiser l’énergie de faire suivre leurs travaux pour en arriver à l’élection du tout premier bureau de 19 membres de leur syndicat présidé par Aminou Kassimou Boukari. Le vice-président a nom, Toundé Dègbo et le secrétaire général, Mahamadou N’kouro Gankou. A peine le maillet entre les mains, le nouveau porte-voix des conducteurs gros porteurs dévoile son ambition de défendre partout et par tous les moyens ses syndiqués. « Nos conditions de vie et de travail doivent être améliorés », promet le nouvel élu. A l’en croire, le gouvernement leur a déjà allégé la tâche en assurant une large sécurité sur les axes routiers, leur permettant de ce fait de rouler la nuit en toute tranquillité. « Dès lors que nous pouvons avoir la Police républicaine à nos côtés, chaque fois que nous avons un souci tard la nuit, il n’y a pas de raison de ne pas trouver des solutions aux autres maux », s’est engagé Aminou Kassimou Boukari. Pour la concrétisation de ces engagements, lui et les siens pourraient également compter sur le soutien des conducteurs et transporteurs, dont plusieurs, à l’instar de Alassane Séro Bawa, sont venus les encourager et les exhorter à se serrer les coudes pour aller de l’avant.

Au mois de décembre prochain, à Cotonou dans le cadre de la 5e édition du Festival international du cinéma numérique de Cotonou, le public découvrira « La Traversée… ». Une production de Kiti-Kili Films qui présente une facette quotidienne, mais très peu connue de la ville de Cotonou.
La navette entre la rive-Est de la lagune de Cotonou et le marché Dantokpa est un exercice quotidien passionnant mais parfois risqué qu’ignorent les habitants de la mégalopole. Il en a été ainsi du réalisateur Arcade Assogba. Du moins jusqu’à ce dimanche du mois de juillet dernier où, par la force des choses, il se retrouve sur une embarcation à faire le même exercice. « Je n’eus que mon téléphone portable pour immortaliser ce moment exceptionnel (pour moi) et vivant d’un Cotonou où je suis né et que j’habite sans jamais l’avoir vu sous cet angle, au plus près de quelques-uns de ses habitants », raconte le réalisateur. Dans cette logique, le traverse l’idée d’immortaliser cette traversée par une performance, « un regard documentaire sans une recherche à proprement parler quant au fond ».
Avec l'équipe de production de Kiti-Kili Films, « La traversée… » a été ainsi conçue sur une durée de 11 minutes 28 secondes, format HD, écran 16/ 9. « Voir les Africains dans des embarcations qui tentent une survie vers la forteresse Europe, c’est ce que les télés du monde invitent à faire. Inlassablement. Il est cependant des traversées paisibles comme celle-ci filmée, qui devraient davantage intéresser les Africains et leurs co-habitants de la terre », soupire Arcade Assogba. Avec la musique du mythique groupe béninois, Gangbé Brass Band, qui invite les Africains à retourner sur leur continent afin de le construire par eux-mêmes, le film se laisse suivre au rythme d’une chanson « d’amour et d’hommage à tout ». Cette musique n’a d’ailleurs pas été choisie par hasard.
« J’ai alors poussé ma réflexion en associant une troisième voix artistique béninoise qui porte au-delà de la Méditerranée, le groupe Gangbé Brass Band. Pendant deux années consécutives, j’avais accompagné ce célèbre groupe dans ses tournées en Belgique… Le titre de la chanson, « Gbédji, l’exil » conseille aux Africains en aventure hors du continent de revenir pour construire l’Afrique où il y a de l’or, du diamant et toutes les belles choses », explique-t-il au sujet de ce choix. Pour ce qui est de l’affiche du film, il présente une embarcation qui renvoie à celles des immigrés qui chavirent chaque jour. Mais elle est plutôt une réalisation de Victor Okpati Gugel intitulée « Lac Nokoué, retour de Tokpa ». « Cette photo était pour moi le prolongement du saisissement qui était le mien quand je filmais ma traversée. Il y avait sur cette photo cette barque qui grouille de monde mais aussi cette toiture de couleur orange vive qui renvoie aux gilets de sauvetage en méditerranée », laisse entendre Arcade Assogba.
Le montage du film a été assuré par Kenneth Gbaguidi et la directrice de production a nom
Freedom Koffi. Ce film performance sera diffusé au cours du mois de décembre à Cotonou dans le cadre de la 5e édition du Festival international du cinéma numérique de Cotonou.
Du réalisateur…
Arcade Assogba est réalisateur de cinéma qu’il exerce concomitamment avec une implication active dans le domaine de la recherche en sciences humaines et sociales. Il a assuré pendant dix ans des fonctions de chargé de communication digitale pour différents évènements culturels majeurs du Bénin. Au cinéma, il a été depuis 2008 premier assistant réalisateur sur plusieurs longs métrages fiction tournés au Bénin et ainsi collaboré avec des réalisateurs de renom comme Sylvestre Amoussou, Jean Odoutan, Pablo César (Argentine), Heidi Specogna (Allemagne) et Pascale Obolo (Cameroun) en film documentaire. Il est auteur lui-même de trois courts métrages fiction et documentaire. En 2012, il a créé une boîte de production à Cotonou, Kiti-Kili Films, de même qu’une association dénommée Kiti-Kili avec lesquelles il développe des projets cinématographiques. Il est par ailleurs titulaire d’un Master en Recherche en sciences humaines et sociales obtenu à l’Université Paris 1 Panthéon Sorbonne après une maîtrise en Droit obtenue à l’Université d’Abomey-Calavi, au Bénin. Ce passionné des nouveaux médias et d'écriture est l’actuel directeur exécutif du centre culturel Artisttik Africa.
Société 23 oct. 2018

« Importance et rôle de l’échographie dans la datation de la grossesse et la prévention de la mortalité infantile », c’est le thème qui a fait l’objet d’échanges entre les internautes et le promoteur de l’application AlloDoc et de la clinique du château de Pobè, Dr Daouda Sikirou.
Au Bénin, le recours à l’échographie en cas de grossesse permet de déterminer l’âge de la grossesse et le sexe de l’enfant. C’est du moins ce que pensent nombre de citoyens. Pourquoi recourir à l’échographie lorsqu’on est enceinte ? C’est la principale question à laquelle Dr Sikirou a répondu lors des échanges.« Pour le moment en Afrique, nous passons tout le temps à faire l'échographie pour connaître l'âge de la grossesse alors qu’ailleurs, l'échographie est devenue un art et permet déjà d'anticiper sur certaines maladies », constate-t-il. Il a insisté sur la nécessité de dater une grossesse, c'est-à-dire déterminer l’âge exact de la grossesse. « Quand une grossesse n’est pas datée ou bien si elle est mal datée, il est difficile de bien interpréter les différentes données de la surveillance » et dans ce cas, ajoute-t-il, des décisions thérapeutiques erronées peuvent être prises et les conséquences peuvent être graves, car « Les datations imprécises ou erronées sont une source très importante de cafouillages, d'hésitations et d'angoisses, d'erreurs de diagnostic, d'examens et de dépenses inutiles, surtout en maternité en fin de grossesse ».
A en croire Dr Sikirou, la détermination du début de la grossesse repose sur des bases et le « top départ » de la grossesse est constitué par le succès de la fécondation, c’est le 1er jour de la grossesse. La datation de la grossesse consiste donc à déterminer rétrospectivement, et le plus précisément possible, la date de ce premier jour.Une erreur d'un jour peut faire changer l'âge d'une semaine et donc le devenir d’un bébé, ou d’un individu, explique-t-il. « Par exemple à 36 semaines + 6 jours, la grossesse n’est pas encore à terme alors qu’à 37 semaines, la grossesse est à terme et cela fait basculer complètement une décision d’un accouchement ».
Une grossesse arrivée à terme est une grossesse qui a atteint le moment propice pour l’accouchement. Une grossesse est à terme lorsqu’elle atteint la période allant de 37 semaines jusqu’à 41 semaines. Selon le spécialiste, il y a sept manières de déterminer l’âge d’une grossesse. Il y a l’échographie précoce, c’est-à-dire celle réalisée dans les trois premiers mois de la grossesse. C’est le seul élément qui permet d’avoir la meilleure précision partout dans le monde. Les autres moyens de détermination du début de la grossesse sont : la date du début des dernières règles ; la date du rapport sexuel fécondant, la date de l'ovulation ; les analyses permettant de déterminer le taux d’hormones (Hcg) de la grossesse ; la Pma simple (procréation médicalement assistée) et la Pma avec fécondation in vitro.
L'échographie dans les trois premiers mois est presque obligatoire
La datation échographique de la grossesse repose sur la mesure d'un certain nombre de paramètres du bébé en retenant que la précision sera d'autant plus grande que la mesure est précoce, que la structure mesurée est grande. La meilleure mesure pour la datation est celle de la longueur cranio-caudale de l'embryon (Llcc) ou Crl (crown-rumplength). En effet, explique le communicateur, « Ce paramètre ne présente pas de variation significative selon la race ou l'ethnie, selon le sexe de l'embryon ou selon le nombre d'embryons même en cas d'anomalie chromosomique, tout au moins pour les grossesses qui se poursuivront au-delà du 1er trimestre ».
La précision dépend de la qualité de l'examen échographique et de la précision de la mesure : qualité et réglage de l'appareil, expérience de l'opérateur, difficultés liées à la patiente.
Elle dépend aussi de la date de la mesure. Sous réserve d'une exécution correcte, cette datation sera définitive et ne sera pas remise en cause par échographies ultérieures peut variables d’un examen à un autre, mais l’accoucheur va toujours considérer l’âge le plus correct obtenu dans les trois premiers mois à l’échographie précoce.La meilleure précision pour la datation est obtenue vers 7–10 semaines d’aménorrhée.
Dans sa présentation, Dr Sikirou a rappelé que l'échographie dans les trois mois est presque obligatoire. C'est elle seule qui donne la date probable d'accouchement parce que la taille de l'embryon reflète l'âge réel. À partir du 2e ou 3e trimestre, la taille du bébé varie en fonction de sa croissance, donc l'âge aussi varie. Pourquoi ? Parce que tous les bébés sur la planète terre de même âge ont la même taille dans les trois premiers mois. Mais à partir du deuxième trimestre, l'enfant peut grandir plus vite ou moins vite que son âge, précise le spécialiste. Tout cela dépend d’un certain nombre de paramètres à savoir : si la maman a une maladie, si la maman a une bonne alimentation, si la grossesse elle-même porte une maladie. « Donc c'est une erreur monumentale que les Africains font en croyant qu'on va attendre six mois pour que l'enfant se développe complètement d'abord avant d'aller faire l'échographie », soutient Dr Sikirou.
Dans chaque trimestre, il y a des objectifs qu'on poursuit en faisant une échographie. « Si vous voulez voir si votre bébé porte une malformation ou pas, il faut réaliser une échographie au 2e trimestre notamment à 22 semaines d’aménorrhée ». En tenant compte des explications du Dr Sikirou, ne pas faire l’échographie dans les 3 premiers mois de grossesse peut s’avérer risqué pour la femme enceinte et son bébé. Alors, quels sont les risques que court une femme enceinte qui n'a fait aucune échographie jusqu'à l'accouchement? « Il y a beaucoup de risques et ils varient d'un trimestre à un autre », répond-il. Lorsqu’on sait qu’au 1er trimestre de grossesse, on peut avoir une fausse couche, au 2e trimestre une malformation, au 3e trimestre, une présentation anormale du fœtus, un placenta mal inséré, etc. ne pas faire l’échographie pour détecter ces anomalies peut s’avérer dangereux lors de l’accouchement. C’est pour toutes ces raisons que cet examen est systématiquement demandé aux femmes enceintes dès la première consultation prénatale ou dès la suspicion d’une grossesse.

Les élus locaux et conseillers municipaux de Cotonou se sont approprié, au détour d’un atelier, ce lundi 22 octobre, le contenu de la loi n°2018-12 du 2 juillet 2018 portant régime juridique du bail à usage d’habitation domestique en République du Bénin.
Les chefs d’arrondissement de la mairie de Cotonou ont pris part à l’atelier de vulgarisation de la loi n°2018-12 du 2 juillet 2018 portant régime juridique du bail à usage d’habitation domestique en République du Bénin. Cet atelier initié par le ministère du Cadre de vie et du Développement durable, dans le cadre du mois de l’habitat, a été une occasion pour présenter aux élus municipaux la loi sur le bail. Le deuxième adjoint au maire de Cotonou, Augustin Houéssinon, apprécie l’initiative et a appelé ses collègues à s’approprier le contenu de cette loi. Non seulement le sujet est d’actualité, mais il interpelle chacun des élus, a martelé le deuxième adjoint au maire de Cotonou. Il est convaincu que ses collègues vont vulgariser au niveau des populations la loi sur le bail. Une idée fortement soutenue par le directeur général de l’Habitat et de la construction, Victor Ananouh, représentant le ministre du Cadre de vie et du Développement durable. Il a rappelé le contexte dans lequel l’atelier est organisé à l’intention des élus locaux et municipaux de Cotonou. Il a informé que cette loi concerne tous les Béninois qui aspirent à louer de bâtiment chez un propriétaire. Présentant le contenu de la loi, le directeur général de l’Habitat et de la construction a souligné que trois projets de décret d’application ont été pris et seront soumis au gouvernement pour approbation. Le premier est relatif au contrat-type dont l’imprimé est à remplir par les contractants. Le deuxième porte sur l’agrément des agents immobiliers. Enfin, la création de la Commission nationale d’évaluation des immeubles bâtis. Rappelons que les cautions de location sont fixées à trois mois. La profession de démarcheur est désormais réglementée. Seules les agences immobilières sont reconnues par la loi et elles doivent souscrire à une police d’assurance.
Société 23 oct. 2018

La cinquième session extraordinaire de l’année 2018 de la septième législature a été close, ce lundi 22 octobre, au palais des Gouverneurs à Porto-Novo sans l’examen de la proposition de loi portant répression de la traite des personnes en République du Bénin, second point de l’ordre du jour.
Les députés de la septième législature ont clos, ce lundi 22 octobre, la cinquième session extraordinaire au titre de l’année 2018. Les travaux ont été clôturés par le deuxième vice-président de l’Assemblée nationale, Robert Gbian, après quinze jours d’activités conformément aux textes. L’institution parlementaire a ouvert cette session le lundi 8 octobre dernier avec deux points inscrits à l’ordre du jour à savoir : l’examen de la loi portant répression de la traite des personnes et la mise en conformité avec la Constitution du Code électoral récemment adopté, en ses articles 227, 244 et 249. Lesquels articles ont été déclarés contraires à la loi fondamentale par la Cour constitutionnelle dans sa décision Dccn°18-199 du 02 octobre 2018. Mais à la clôture hier, il a été noté que seul le second dossier a été examiné et adopté par les députés en leur séance plénière du lundi 8 octobre dernier. Le Code électoral a été rendu conforme à la Constitution conformément aux observations de la Haute juridiction. Le dossier est actuellement sur la table du chef de l’Etat pour promulgation si ce n’est encore fait. Mais le point relatif à la proposition de loi portant répression de la traite des personnes n’a pas eu la même chance. Le dossier n’a pas été abordé. Tout simplement parce que la Commission des Lois, de l’Administration et des Droits de l’homme n’est pas prête dans ses travaux. Celle-ci n’a pas finalisé l’étude du dossier jusqu’à hier. Elle attend de recevoir les ministres chargés de la Justice et de l’Intérieur pour éclairer sa lanterne par rapport à certaines dispositions de la proposition de loi. Le président de cette Commission technique, Alexis Agbélessessi, a informé ce lundi 22 octobre, la plénière de cette difficulté qui a empêché la reddition du rapport pour l’examen de la proposition de loi. Le dossier sera certainement étudié au cours de la seconde session ordinaire de l’année 2018 encore appelée session budgétaire qui s’ouvre jeudi 25 octobre prochain.
Actualités 23 oct. 2018