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Nouvelles

Affichage de la Lépi: Même constat dans le 12e arrondissement de Cotonou

Le processus devant conduire à l’actualisation de la Liste électorale permanente informatisée se poursuit. À quelques jours de la fin dudit processus, les populations peinent toujours à se rendre dans les bureaux de vote pour vérifier leurs données.

Démarrée depuis le 4 octobre dernier, l’opération de correction et d’actualisation de la Liste électorale permanente informatisée prend fin le 24 octobre prochain sur toute l’étendue du territoire national. Dans la plupart des centres de vote, il n’y a pas d’affluence. Les populations sortent à compte-goutte pour relever les erreurs, demander le transfert de leurs noms dans un centre de vote de leur choix ou signaler des cas de décès. Au centre de Cadjèhounn Gare, le faible degré de mobilisation des citoyens est ostensible. On peut facilement dénombrer le nombre de personnes venues consulter la liste. Pour Urbain Hounkpatin, chef quartier Cadjèhoun Détinsa, les populations s’intéressent très peu à la consultation de ces listes. « Ceux qui viennent repartent aussitôt parce qu’ils pensent que c’est le Ravip qui va remplacer la Lépi », ajoute-t-il. On note également la destruction de certaines listes par des personnes non identifiées. Il fait néanmoins savoir que les copies des listes détruites sont disponibles à leur niveau et peuvent être consultées en cas de correction ou de transfert. Même constat au Collège d’enseignement général l’Océan situé au quartier Cadjèhoun. La liste affichée n’est plus au complet. Certaines feuilles se retrouvent par terre. Selon Justin Samba, gardien dudit collège, les feuilles disparaissent d’elles-mêmes, soit parce qu’elles sont mal collées, soit à cause des pluies diluviennes. « De ce fait, les quelques rares personnes qui viennent ne retrouvent plus leurs noms. Elles sont parfois obligées de faire recours au chef quartier pour vérifier leurs données sur des registres supplémentaires qui leur sont remis par le Cos-Lépi », informe Justin Samba. Il est opportun, selon lui, que les populations, qui par défaut d’information, peinent à sortir, puissent se mobiliser pour la réussite de cette opération d’actualisation du fichier électoral. A l’en croire, cela ne fera que confirmer la vitalité de la démocratie.

Société 19 oct. 2018


Débat politique: Le nouveau code électoral est-il exclusif ?

"Le Code électoral et après?", c'est le thème autour duquel des députés de la majorité et de la minorité parlementaires et un juriste ont opposé leurs langues et avis. Un débat public qui s'est tenu hier jeudi 18 octobre au siège de la Friedrich Ebert Stiftung à Cotonou dans le cadre des soirées politiques initiées par ladite fondation.

"Par définition, une loi exclut. Est-ce-que parce qu'une loi exclut, on dira qu'elle est scélérate ? Qu'on me dise alors que la Constitution est scélérate. Quand on dit déjà que pour être député, il faut avoir au moins 25 ans, on exclut déjà ceux qui ont moins de 25 ans. Et puis, pensez-vous que les 250 millions peuvent exclure les cinq premiers candidats de la présidentielle de 2016 ?", a martelé le député Jean Michel Abimbola réagissant, à l'entame du débat sur le caractère exclusif que certaines personnes attribuent au nouveau code électoral. Modéré par le journaliste Georges Amlon, ce débat politique a été mené par le coordonnateur du Bloc de la majorité parlementaire le député Jean Michel Abimbola soutenu par le député Orden Alladatin et en face, le député de la minorité parlementaire Nourénou Atchadé et le juriste Nourou-Dine Saka Saley. Pour le député Nourénou Atchadé, le nouveau code électoral reflète une volonté manifeste d'exclure les jeunes et les femmes déjà marginalisés. Mais pour le juriste Nourou-Dine Saka Saley, le montant n'est pas un frein à la candidature, c'est plutôt la question de la représentativité. "On ne peut plus aller aux élections législatives sans faire des alliances", affirme-t-il. Le juriste évoque le risque d'alliances immorales. Selon lui, ce sont des contraintes du nouveau code qui pourraient amener les potentiels candidats à se lier sans conviction. La question de la représentativité est, à en croire le député Nourénou Atchadé, un piège. " J'ai demandé où est-ce-qu'ils ont vu pareille chose. On m'a répondu que c'est une innovation béninoise. Mais après mes enquêtes, j'ai découvert que c'est ce qui se fait au Rwanda. Il faut 5? de représentativité au Rwanda pour être élu. Depuis le vote de cette disposition au Rwanda, il a fallu attendre septembre dernier pour que l'opposition ait deux députés sur les 80 au Parlement", a signalé le député de la minorité parlementaire qui dit craindre déjà les conséquences du nouveau code. "Pourquoi mes collègues ne veulent pas donner aux autres la même chance qu'ils avaient eue quand ils se présentaient ? Pourquoi empêchent-ils la compétition ?", se demande-t-il. Les députés Orden Alladatin et Jean Michel Abimbola ont soutenu la nécessité d'apurer le paysage politique béninois gangrené par l'individualisme et le multipartisme à outrance. La représentativité est, selon eux, le gage que les élus du peuple porteront l'intérêt général. "Ce que nous faisons c'est pour la postérité", a déclaré Orden Alladatin.

Du quitus fiscal

Le quitus fiscal n'est pas une innovation en soi. La nécessité pour le candidat d'être en règle vis-à-vis du fisc existe déjà dans le code électoral de 2013. Il s'agit simplement d'en apporter la preuve à travers une pièce officielle. Pour le député Orden Alladatin, c'est simplement ainsi qu'il faut concevoir le quitus fiscal. Mais pour le député Nourénou Atchadé, il y a là-aussi, une volonté manifeste d'exclure.

Actualités 19 oct. 2018


Affichage de la Lépi: Désintérêt des populations d’Abomey et de Bohicon

L’affichage du fichier électoral national est effectif depuis quelques jours dans les villes de Bohicon et d’Abomey. Cependant, cette opération d’affichage de la Liste électorale informatisée a suscité visiblement très peu d’intérêt de la part des populations concernées.

Dans le cadre de son actualisation pour le compte des prochaines élections législatives, le Fichier électoral national (Fen) est rendu public et affiché dans tous les centres de vote depuis le 4 octobre sur toute l’étendue du territoire national. A Abomey comme à Bohicon, les lieux publics servant habituellement de centres de vote ont reçu les listes Lépi qui y sont bel et bien affichées. Les élus locaux et les chefs de village ou de quartier de ville ont reçu chacun leurs enveloppes sous plis fermés et contenant la liste des personnes en âge de voter dans les bureaux de vote installés sur leurs territoires de compétence. La liste des électeurs de chaque quartier est ainsi mise à la disposition des chefs de village ou de quartier de ville, sous la houlette des maires et chefs d’arrondissement pour être rendue publique afin que les réclamations nécessaires soient recueillies. Puis, ce sont ces chefs de quartier ou chefs de village qui sont commis pour l’enregistrement des réclamations exprimées en vue de la correction du fichier.
Les populations en âge de voter étaient conviées, au cours de cette opération, à « vérifier si leurs noms et autres informations les concernant sont bien écrits ; vérifier si son centre de vote lui est convenable pour demander un transfert ou non; informer des personnes décédées pour leur radiation du fichier électoral ».
A Abomey, au quartier Hounli et à Bohicon au quartier Zakpo jusqu’à mercredi 17 octobre, il était aisé de retrouver les listes affichées. Mais aucun citoyen autour pour consultation. C’est un désintérêt total. Situation identique dans les quartiers Vidolé à Abomey et Adamè-Ahito à Bohicon. Aucun visiteur n’a fait le déplacement pour la consultation des listes pendant trente minutes d’horloge.
Pourtant, le président du Cos-Lépi, Janvier Yahouédéhou, invitait il y a quelques jours les populations en âge de voter à aller consulter le Fichier électoral national (Fen) dans les centres de vote pour pouvoir faire des réclamations en vue de correction éventuelle.
Face à ce désintérêt affiché pour les listes, une prorogation du délai de l’opération et une sensibilisation plus accrue ne sont pas à exclure.

Actualités 19 oct. 2018


Décentralisation et déconcentration de l’administration publique: Le ministère du Travail valide son plan

Le ministère du Travail et de la Fonction publique a procédé, ce jeudi 18 octobre, à la validation de son plan de décentralisation et de déconcentration, à la salle de conférence dudit ministère. Il s’agit à travers ce processus de localiser les politiques sectorielles du ministère et d’accélérer le développement local et l’atteinte des objectifs de développement durable.

Pour conduire le processus de validation du plan de décentralisation et de déconcentration du ministère du Travail et de la Fonction publique, le ministre Adidjatou Mathys a mis en place une équipe pluridisciplinaire constituée de cadres dudit ministère, composée d’un comité de pilotage et d’un pool de rédaction appuyé par des consultants ayant des expériences avérées en la matière.
Les travaux qui consacrent la validation du document du plan de décentralisation et de déconcentration (plan 2D) ont pour objectif de localiser les politiques sectorielles du MTFP et d’accélérer le développement local et l’atteinte des objectifs de développement durable. Les objectifs spécifiques visés par l’étude consistent à réaliser le diagnostic en lien avec la problématique de déconcentration et de décentralisation des attributions du ministère ; définir le cadre stratégique du plan 2D ; proposer le cadre institutionnel et organisationnel du secteur favorable à la déconcentration et à la décentralisation des attributions du ministère ainsi qu’un mode de transfert des compétences et ressources aux communes et au secteur privé ; proposer des mesures de mise en œuvre.
La validation dudit plan fait suite aux orientations données par le gouvernement et qui consacrent l’effectivité de la réforme de l’administration territoriale avec en toile de fond un niveau de déconcentration et de décentralisation avec pour objectif d’accélérer le processus de développement local. En effet, les transferts et les délégations de compétences et de ressources attendus des différentes administrations centrales restent difficiles à effectuer, limitant du coup la capacité d’actions des collectivités territoriales.
Le plan 2D est un outil d’accélération de la décentralisation et de la déconcentration qui permet aux ministères sectoriels de définir les actions précises à mener et les ressources à déployer en vue de parvenir à la répartition des fonctions entre les collectivités décentralisées et le secteur privé d’une part et entre les différents niveaux de l’organisation de l’administration d’autre part. Sa mise en œuvre exige que chaque ministère dispose et mette en œuvre son plan 2D en vue de faciliter la collaboration entre les communes et les ministères, dans le but d’une meilleure qualité des services fournis aux populations.
S’agissant du ministère du Travail et de la Fonction publique, la ministre Adjidjatou Mathys a relevé qu’un effort de déconcentration des attributions relatives à l’administration du travail à travers l’intervention des directions départementales s’observe. Mieux, le ministère, à ses dires, a procédé aux transferts de compétence en matière de gestion des ressources humaines des sous-secteurs de l’éducation, de la santé et de l’agriculture.
Le ministère en charge du Travail s’est donc inscrit dans une démarche proactive en vue de planifier le processus de transfert des compétences et ressources aux communes, dans le respect du principe de subsidiarité pour plus d’efficacité et de qualité dans les services rendus aux usagers de l’administration publique.

Actualités 19 oct. 2018


Affichage de la Lépi à Porto-Novo: Plaidoyer pour un enrôlement spécial des omis

Le cas des personnes en âge de voter et n’ayant pas pu se faire enregistrer, pour une raison ou une autre, lors de la réalisation de la Liste électorale permanente informatisée (Lépi), inquiète des autorités locales de Porto-Novo. Elles souhaitent un repêchage spécial de ces derniers en vue de leur permettre de disposer de leur carte électorale et de participer aux législatives de 2019.

L’opération de consultation des listes du fichier électoral provisoire dans les centres et postes de vote se poursuit à Porto-Novo et dans les huit autres communes du département de l’Ouémé. Celle-ci, faut-il le rappeler, s’inscrit dans le cadre du processus d’actualisation et de mise à jour de la Liste électorale permanente informatisée (Lépi). Seulement, la situation des omis de la Lépi 2011, citoyens laissés en rade pour une raison ou une autre, suscite des inquiétudes sur le terrain à Porto-Novo au regard du nombre important des requérants qui assaillent les chefs de quartier pour ce problème. Le chef du quartier de Foun-Foun Tokpa à Porto-Novo se dit très préoccupé par cette situation. Alphonse Couton-Edibo invite le Cos-Lépi à trouver une solution à ce problème qui risque d’empêcher des milliers de ses populations en âge de voter de participer aux élections législatives de 2019. Il plaide pour l’ouverture d’un enrôlement spécial au profit de ces omis pour leur permettre d’avoir la carte électorale et d’accomplir leur devoir civique à partir des prochaines élections législatives.Bien conscient de la situation, le coordonnateur départemental de Cos-Lépi au niveau de l’Ouémé indique que la satisfaction de cette doléance ne relève pas de sa compétence. Il va en rendre compte à sa hiérarchie au Cos-Lépi. Autrement, ces personnes omises sont-elles obligées d’attendre jusqu’à la réalisation d’une nouvelle Lépi en 2021 pour voir leur situation réglée ? Pendant ce temps, le processus de consultation des listes affichées évolue bon an mal an sur le terrain. A quelques jours de la fin de l’opération, force est de noter que l’heure n’est pas encore à la grande mobilisation des populations autour de ces listes qui moisissent dans l’indifférence presque totale. Les populations ne se bousculent pas du tout dans les centres et lieux d’affichage pour vérifier si leurs noms sont bien écrits, formuler des requêtes pour demander par exemple leur transfert d’un centre de vote vers un autre ou dénoncer d’éventuels fraudeurs qui se sont infiltrés dans le fichier électoral provisoire.

8588 requêtes dans l’Ouémé

Cette faible mobilisation a été reconnue par le coordonnateur départemental du Conseil d’orientation et de supervision de la Lépi au niveau de l’Ouémé, Roger Allagbé. Selon lui, à la date du dimanche 14 octobre dernier, 8 588 requêtes ont été enregistrées dans tout le département de l’Ouémé par ses éléments. Les requêtes concernent ceux dont les noms ont été mal écrits, ceux qui souhaitent être transférés d’un centre de vote à un autre, les demandes de radiation pour cause de décès par exemple et le cas des omis qui n’avaient pas été enregistrés lors de la réalisation de la Lépi en 2011. Euloge Akpata, surveillant général du Collège d’enseignement général de Djassin à Porto-Novo, était aussi venu consulter les listes ce mercredi 17 octobre au centre de vote de l’Ecole primaire publique de Foun-Foun. Il dit s’être déplacé pour vérifier que les noms de certains parents habitués à voter dans ledit centre y figurent toujours sur les listes. Ces derniers entendent faire en réalité leur transfert de ce centre de vote vers Sakété où ils habitent actuellement. Au centre d’affichage de l’Ecole primaire publique de Ouinlinda à Porto-Novo toujours, certains élèves venus pour les travaux dirigés ont saisi l’occasion pour consulter les noms de leurs parents sur les listes affichées au mur et dont certaines étaient déchirées par endroits. Ils disent être envoyés par leurs géniteurs qui veulent s’assurer de leur présence dans la base de données du Cos-Lépi. Ils sont repartis contents d’avoir vu les noms de leurs parents qui peuvent s’assurer de participer aux élections législatives de 2019.

Société 19 oct. 2018


Signature d’accord de siège: L’Ong Médecins du monde Suisse pour impacter davantage les populations

L’Ong Médecins du monde Suisse pose davantage ses bases au Bénin. L’organisation a bénéficié de la signature de son accord de siège ce jeudi 18 octobre. Les documents officialisant l’acte ont été signés par la responsable des programmes internationaux, Morgane Rousseau et le secrétaire général du ministère des Affaires étrangères, Hervé Djokpé, dans les locaux du ministère.

L’Ong Médecins du monde consolide ses actions au Bénin. C’est à travers la signature de son accord de siège. Par cet acte, elle entend davantage œuvrer en faveur des populations béninoises. Elle s’investit au Bénin depuis plusieurs décennies à travers une large gamme de services au profit des populations démunies. Ses actions portent sur la promotion de la santé dans plusieurs dimensions et de l’éducation à travers la construction et l’équipement d'infrastructures. « Convaincue que chaque personne doit avoir accès aux soins, sans obstacles financiers, culturels ou géographiques, Médecins du monde Suisse soigne depuis 25 ans pour fournir un accès durable à la santé aux personnes en situation de vulnérabilité », explique la responsable des programmes internationaux, Morgane Rousseau.
Les problématiques de la santé sexuelle, reproductive et de la santé de l’enfant sont également au cœur de ses actions. « Selon Human Right Watch, environ
912 000 personnes parmi lesquelles 214 000 enfants ont besoin de soins palliatifs en Afrique francophone. Soigner et accompagner les patients lorsque la guérison n’est plus possible est indispensable dans un contexte de croissance des maladies chroniques. Nous luttons pour l’accès à une prise en charge palliative et à une meilleure gestion de la douleur pour les enfants ».
« A l’échelle mondiale, près de 450 millions de personnes sont concernées par un besoin de soins en santé mentale. Souvent reléguée, la santé mentale et psychosociale est une composante essentielle des soins de santé. Nous accompagnons les personnes les plus fragilisées », précise-t-elle.

Un partenaire essentiel

Autant d’actions qui lui confèrent une bonne réputation au Bénin. « Le programme Bénin est devenu le programme phare de Médecins du monde Suisse », se réjouit Morgane Rousseau. « Entre 2009 et 2016, nous avons appuyé la décentralisation de la prise en charge de la drépanocytose par l’appui à la mise en place d’antennes au sein des centres hospitaliers départements d’Abomey et de Parakou ». Elle poursuit : « Depuis 2014, nous travaillons avec l’Institut des Filles de Marie Auxiliatrice pour améliorer la santé des enfants de 0 à 5 ans dans les communautés des quartiers Djidjè, Hindé, Toyoyomè à Cotonou ».
Médecins du monde Suisse, c’est également d’importantes réalisations dans le secteur de l’éducation. « Médecins du monde a construit et équipé dans ces trois quartiers des modules de classes maternelles au sein des écoles publiques. Chaque année, 400 enfants y sont accueillis et sont affiliés à une mutuelle de santé gérée au niveau communautaire», révèle-t-elle.
L’Ong est également très présente aux côtés des victimes de violences. Ses interventions dans ce domaine sont spécifiques. « Nous appuyons depuis 2015 avec l’Institut des Filles de Marie Auxiliatrice, la prévention et la prise en charge des grossesses précoces issues de violences avec le centre pilote de la Maison du soleil. Plus de 100 mères adolescentes ont été déjà accueillies, prise en charge de manière globale et réintégrées socialement». Cotonou n’est pas la seule ville impactée. « Depuis 2016, nous facilitons et améliorons la prise en charge des survivantes de violences basées sur le genre dans le département du Littoral, du Zou, du Borgou et de l’Alibori. Trois autres centres intégrés de prise en charge des victimes bénéficient de son appui technique et financier ».
Pour le secrétaire général du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération, Médecins du monde est un partenaire essentiel du gouvernement dans ses efforts pour le bien-être des populations béninoises. « La signature de son accord de siège a été prise suite à une évaluation satisfaisante des actions de l’Ong. Vos actions contribuent à la réalisation des ambitions de développement du Programme d’actions du gouvernement », souligne-t-il. Les facilités que le gouvernement lui accorde à travers les exonérations fiscales et douanières l’aideront à intensifier ses actions en faveur des couches vulnérables.

Société 19 oct. 2018


Journée internationale pour l’éradication de la pauvreté: Jeunesse et les mutations du travail

Dans le cadre de la Journée internationale pour l’éradication de la pauvreté, la Mission résidente de la Banque mondiale au Bénin a animé, ce mercredi 17 octobre, une causerie-débat autour de l’emploi des jeunes. Avant cette causerie assurée par trois panelistes, les jeunes présents ont eu droit à une présentation de l’économiste pays, Félicien Accrombessi, sur les principales conclusions du Rapport sur le développement dans le monde 2019, axées sur les mutations du travail.

Le président de l’Organe consultatif de la Jeunesse, Thomas Singbo, estime que la jeunesse béninoise est victime du système éducatif de son pays. Il a tiré cette conclusion à l’ouverture de la causerie-débat animée par la Mission résidente de la Banque mondiale au Bénin ce mercredi dans le cadre de la célébration de la Journée internationale de l’éradication de la pauvreté. Et, en faisant le point du chômage dans les rangs de la jeunesse béninoise, il a insisté sur deux catégories. La première, selon lui, est celle qui comprend les jeunes qui sont allés à l’école jusqu’à l’université et qui attendent de trouver un emploi. La seconde catégorie, indique-t-il, est celle des déscolarisés qu’il faut appuyer dans des initiatives entrepreneuriales. 

Pour sa part, le directeur général de l’Agence nationale pour l’emploi (Anpe), Urbain Amègbédji, clame qu’on a toujours menti aux jeunes qu’il faut avoir de grands diplômes pour trouver de l’emploi. « C’est faux », réagit-il. A son avis, c’est le système éducatif béninois qui est mal conçu. Les gouvernants actuels, selon lui, gèrent la pléthore de chômeurs par l’approche de réorientation en attendant de revoir le système éducatif.
Selon Urbain Amègbédji, sur près de 16 000 dossiers reçus à l’Anpe, plus de 96% recherchent un emploi salarié. Et c’est seulement les 4% restants qui veulent entreprendre pour l’auto-emploi. Dans ces conditions, s’étonne-t-il, à quand le développement du pays ?
Le directeur général de l’Anpe estime qu’il est temps que les jeunes commencent à entreprendre. Car, au niveau de l’administration publique ou dans le privé, l’emploi salarié est déjà saturé.
De son côté, l’expert en coaching, Nicolas Hounto, pense que les jeunes doivent commencer par se mettre dans la tête qu’ils peuvent entreprendre sans attendre un emploi salarié. Pour lui, il faut comprendre autrement les contraintes liées à la fiscalité et autres qui sont souvent avancées comme des obstacles pour ne pas prendre des initiatives.

Les mutations du travail

Cette causerie-débat a été précédée de la présentation de l’économiste pays de la Mission résidente de la Banque mondiale au Bénin, Félicien Accrombessi, sur les principales conclusions du Rapport sur le développement dans le monde 2019 et axé sur les mutations du travail. Dans la brève communication qu’il a faite, il a souligné que la jeunesse d’aujourd’hui a peur de l’évolution des Technologies de l’information et de la communication (Tic). Or, les Tic, explique-t-il, profiteront à la société et constituent des opportunités.
Pour mieux rassurer cette jeunesse, les gouvernants, selon l’économiste pays, doivent investir dans le capital humain et en particulier dans l’éducation de la petite enfance. Ils ont aussi l’obligation de renforcer la protection sociale qui est un solide minimum social garanti ; puis créer un espace fiscal pour le financement public du développement du capital humain. En définissant ce capital humain, il indique que c’est un ensemble de connaissances, de compétences et de conditions de santé pour être productif dans la société.
A l’inverse du Fonds monétaire international et de l’Organisation pour la coopération et le développement économiques, la Banque mondiale, dans son rapport, refuse de comprendre que l’exacerbation des inégalités a des conséquences négatives, tant sur l’économie que sur la société. Si elle reconnaît la nécessité d’augmenter les financements publics, elle recommande toutefois des mesures d’imposition dégressive.
En outre, la vision de l’avenir du travail, selon la Banque mondiale, l’une des thématiques principales du rapport, consiste à accepter passivement les besoins des grandes entreprises du domaine des Tic et du reste du secteur privé. Cette passivité n’est en rien représentative de la qualité et du sérieux du travail entrepris dans ce domaine par l’Organisation internationale du Travail (Oit) et les autres organisations.

Economie 18 oct. 2018


Audience à la Cour constitutionnelle: 4 délégations au cabinet de Joseph Djogbénou
[caption id="attachment_31132" align="alignnone" width="1024"]Constantin AMOUSSOU reçu par Joseph DHOGBENOU [/caption]

Le président de la Cour constitutionnelle Joseph Djogbénou a reçu en audience, hier mercredi 17 octobre, quatre délégations. Au nombre des associations et organisations reçues, le gouvernement des jeunes, l'Ong Wildaf-Bénin, la Coalition des défenseurs des droits de l'Homme Bénin et l'association des artisans du Zou.

Il y a deux ans, le gouvernement des jeunes est né sous le parrainage du professeur Joseph Djogbénou. Après deux ans de "fonction", le président en exercice du gouvernement des jeunes, Constantin Amoussou, a cru nécessaire de faire le point de leurs activités à leur parrain, le président de la Cour constitutionnelle, le professeur Joseph Djogbénou qui a reçu en audience une délégation dudit gouvernement. Au sortir d'audience, son président Constantin Amoussou a expliqué qu'il était de bon ton de faire le bilan de leurs activités auprès de leur parrain après deux ans. A l'en croire, la délégation a également abordé avec l'autorité l'actualité sociopolitique. Au terme de leurs échanges, Constantin Amoussou dit avoir encouragé le président de la Haute juridiction tout en l'exhortant à des décisions favorisant la paix et la cohésion sociales ainsi que l'intérêt général. 

Avec la deuxième délégation, conduite par la coordonnatrice sortante de l'Ong Wildaf-Bénin, Me Huguette Bokpè, il a été question de plaidoyers pour les droits de la femme et des enfants. "Nous avons sollicité un appui du président de la Cour constitutionnelle afin qu'il nous accompagne dans un autre plaidoyer pour que soient publiés au journal officiel, des instruments juridiques qui sont pour nous, des outils de lutte en ce qui concerne les pratiques traditionnelles néfastes à l'encontre des femmes et des enfants", a expliqué Me Huguette Bokpè. Au titre de ces instruments juridiques, elle a cité la Convention des Nations unies sur l'élimination de toutes les formes de discriminations faites aux femmes, le Protocole de Maputo et la Charte africaine des droits et du bien-être des enfants. "Nous avons la mission de lutter contre les pratiques néfastes, le mariage précoce et la mutilation génitale qui persistent dans certaines communes, en l'occurrence du Nord du Bénin", a ajouté Me Huguette Bokpè. Il était opportun, selon elle, de solliciter l'appui du président de la Haute juridiction pour la publication de ces textes, car c'est une formalité nécessaire à leur opposabilité devant les citoyens. Cette délégation faite de femmes leaders a également partagé avec le président Joseph Djogbénou quelques réflexions pour la prise en compte du principe constitutionnel de l'égalité des sexes dans les instruments juridiques dont la Cour est amenée à vérifier la conformité.
Conduite par son président Serge Prince Agbodjan, une délégation de la Coalition des défenseurs des droits humains Bénin a aussi échangé avec le professeur Joseph Djogbénou. Le bilan de leurs activités notamment les démarches entreprises pour l'adoption d'une loi portant protection et promotion des défenseurs des droits humains au Bénin, sont les sujets abordés. Le président de la Cour constitutionnelle a également reçu en audience une délégation des artisans du Zou, conduite par Cyprien Agossounon, venue présenter quelques doléances au président de l'institution.

Actualités 18 oct. 2018


4e journée des éliminatoires Can 2019: Le Bénin prend une sérieuse option pour la qualification

Les Ecureuils ont fait l’essentiel, mardi 17 octobre dernier, au stade de l’Amitié Général Mathieu Kérékou avec cette belle victoire obtenue face aux Fennecs d’Algérie. Un résultat qui les met en confiance quant à leur qualification pour la phase finale de la Coupe d’Afrique des nations 2019 qui se joue au Cameroun en 2019.

Les Ecureuils partagent à nouveau la tête du groupe D avec les Algériens. Conséquence de leur exploit du mardi dernier face à une équipe qui les a toujours battus lors des précédentes confrontations. Une victoire qui redonne espoir au public sportif béninois qui a massivement fait le déplacement du stade de l’Amitié pour pousser loin l’équipe nationale.

Seulement, Michel Dussuyer et ses poulains ont du travail s’ils veulent s’assurer la qualification pour une présence au Cameroun l’année prochaine.
Le résultat de mardi dernier signifie que Stephane Sèssègnon et ses coéquipiers ont connu une progression surtout après le nul obtenu à Lomé face aux Eperviers du Togo et suite à leur défaite à Blida. La victoire face aux Fennecs est un exploit, une première, car c’est la plus belle prestation des Béninois qui ont concédé six défaites en huit confrontations.
Michel Dussuyer et ses poulains doivent se mettre aussitôt au travail pour la préparation du match de novembre prochain qu’ils livrent face aux Gambiens qui n’ont certainement pas dit leur dernier mot dans ce groupe.
Dans ce groupe D, il y a désormais un duel à distance entre les Eperviers du Togo et les Ecureuils. La victoire obtenue par les Togolais à Banjul en effet, mardi dernier, face aux Scorpions de Gambie les relance dans la course pour la qualification, et ravive leurs ambitions, même si à l’étape actuelle le Bénin partage grâce à 7 points au compteur la tête du groupe D avec les Algériens qui les devancent au goal différentiel (+ 2 et 0 pour les Béninois).
Eperviers et Ecureuils joueront leur chance lors de la cinquième journée et la dernière journée. Le Bénin, s’il veut se mettre à l’abri devra impérativement obtenir une victoire au prochain ou dernier match. La mission n’est pas impossible, mais à condition d'y travailler dur.

Les qualifiés : le point !

Pour le moment, quatre équipes ont assuré, à l’issue de la quatrième journée, leur qualification pour la phase finale de la Coupe d’Afrique des nations de football qui se joue en 2019 au Cameroun.
Il s’agit de Madagascar qui obtient sa première qualification en Coupe d’Afrique des nations. Les Barea ont validé leur billet en battant mardi dernier sur leurs installations la Guinée équatoriale (1-0).
Les Aigles de Carthage de Tunisie, eux aussi qualifiés après leur victoire face aux Mena du Niger (1- 0) à Niamey, participeront pour une quatorzième fois à une phase finale de Can.
Les Pharaons d’Egypte participeront aussi à leur quatorzième Can comme les Tunisiens, après leur belle prestation face à l’ex Swaziland (Swatini), mardi dernier (0- 2).
Les Lions du Sénégal ont fait l’essentiel à Kharthoum en obtenant une précieuse victoire face aux Soudanais qui ont courbé l’échine sur leurs propres installations (0-1). Une victoire qui ouvre les portes de la Can Cameroun 2019 aux Sénégalais.
Dans le groupe G, les Simbas de la RDC, après le nul face au Zimbabwe, devront batailler dur pour espérer une qualification. Dans le même groupe, les diables rouges du Congo-Brazzaville se sont inclinés face aux Libériens qui obtiennent leur première victoire dans cette compétition.
Le Sylli national de Guinée aurait pu assurer sa qualification mardi dernier. Malheureusement elle n’a pu négocier qu’un match nul contre le Rwanda (1-1). Toujours dans le groupe H, Ivoiriens et Centrafricains ont fait match nul sur un score nul et vierge de zéro but partout.
Les Etalons du Burkina Faso ont fait également match nul au Botswana, ce qui arrange les Mourabitounes de la Mauritanie qui ont pris le dessus sur les Palancas Négras d’Angola.
Dans le groupe E, les Supers Eagles du Nigeria ont fait une bonne opération face aux Libyens battus 3 buts à 2. Avec ce résultat, ils prennent la tête du groupe E, devant les Sud-africains et les Seychellois qui ont fait match nul, zéro but partout.
Les Cranes d’Ouganda ont pris une bonne option pour la qualification dans leur groupe avec leur victoire face au Lesotho (2-0) tandis que la Namibie a disposé du Mozambique (1- 0). La Taifa stars de Tanzanie a battu le Cap-vert par deux buts à zéro?
Point dans les groupes

Groupe A

1 Sénégal 10 points + 7
2 Madagascar 10 point + 4
3 Guinée- équatoriale 3 points – 7
4 Soudan 0 point – 7

Groupe B

1 Cameroun 8 point +2
2 Maroc 7 points +3
3 Malawi 4 points -3
4 Comores 2 points -2


Groupe C

1 Mali 8 points +4
2 Gabon 7 points + 3
3 Burundi 6 points +3
4 Soudan du Sud 0 point -10

Groupe D

1 Algérie 7 points +2
2 Bénin 7 points 0
3 Togo 5 points 0
4 Gambie 2 points -2

Groupe E

1 Nigeria 9 points + 6
2 Afrique du sud 8 points +8
3 Libye 4 points – 1
4 Seychelles 1 point -13

Groupe F

1 Kenya 7 points + 3
2 Ethiopie 4 points - 7
3 Ghana 3 points + 4
4 Sierra-Leone 3 points 0

Groupe G

1Zimbabwé 8 points + 4
2 RDC 5 points +1
3 Congo 4 points -1
4 Libéria

Groupe H

1 Guinée 10 points + 3
2 Côte d’Ivoire 7 points + 4
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Sports 18 oct. 2018


Braquage mortel d’un militaire à Porto-Novo: La Police arrête trois suspects
[caption id="attachment_31129" align="alignnone" width="1024"]Le directeur départemental de la Police républicaine[/caption]

Les présumés auteurs du braquage mortel perpétré sur le militaire Charles Zinsou Adjakotan à l’aube du mercredi 3 octobre dernier à Porto-Novo, ont été arrêtés. Au nombre de trois, ils sont actuellement aux mains de la Police républicaine, en attendant leur présentation à la justice.

Les présumés braqueurs du militaire Charles Zinsou Adjakotan qui n’a pu survivre au petit matin du mercredi 3 octobre dernier, aux environs de 6 heures au quartier de Tokpota dans le cinquième arrondissement de Porto-Novo, n’ont pas couru longtemps. Ils ont été arrêtés par les éléments de la Police républicaine. Au nombre de trois, les présumés assassins du sergent en service à la direction de l’Organisation du personnel de l’Armée à Cotonou ont été retournés sur les lieux du crime dans l’après-midi de ce mercredi 17 octobre, pour la reconstitution des faits. Mais avant cette procédure qui s’est déroulée sans la presse, le directeur départemental de la Police républicaine de l’Ouémé, Gaudens Sègbo, est revenu sur les circonstances du braquage. Selon lui, la victime a pris départ de sa maison pour le service quand il a été poursuivi par les malfrats armés de pistolet de fabrication artisanale qui l’ont froidement abattu par des tirs à bout portant à la gorge et au cou. A en croire Gaudens Sègbo, l’objectif des malfrats était de déposséder le soldat de sa moto de marque Haojoue de couleurs grise et noire. Ce qu’ils ont réussi à faire, tout en le laissant inanimé dans un bain de sang. Il a été retrouvé sur le de cujus la somme d’un million de francs Cfa. Lesquelles ont été fructueuses avec l’arrestation des trois suspects, se réjouit le directeur départemental de la Police républicaine de l’Ouémé. Ce cas s’ajoute aux autres dossiers de braquage ayant visé des hommes en uniforme de retour de service la nuit, ou en partance très tôt pour le service. « Certes, nous déplorons la mort de notre frère d’arme, mais l’aboutissement de l’enquête aura permis d’évacuer tant de supputations, mettant en cause des proches, ou encore faisant croire à des hypothèses de règlement de compte et autres », clarifie Gaudens Sègbo. Selon lui, les hors-la loi qui ont commis l’acte et qui ont été tous arrêtés, au regard des dépositions, ne connaissent pas la victime qui s’est retrouvée à un mauvais moment au mauvais endroit. Le directeur départemental de la Police républicaine de l’Ouémé rappelle qu’avant ce braquage, trois autres militaires et policiers républicains ont été eux aussi la cible des hors-là ces derniers temps. Ils s’en sont sortis avec des séquelles et des infirmités. Une quinzaine de présumés auteurs a été arrêtée pour tous ces cas et croupissent en prison, informe Gaudens Sègbo. Il rassure les populations, en cette veille des fêtes de fin d’année que le dispositif sécuritaire a été hautement réaménagé dans l’Ouémé pour permettre aux populations de fêter dans la quiétude et dans la paix. Le commissaire divisionnaire de Police dit avoir renforcé davantage la complicité entre la Police et les chefs de quartier ou de village et autres acteurs de la société pour un quadrillage des coins et recoins, par des patrouilles pédestres et motorisées. 

« Les malfrats ne peuvent pas nous défier. Nous sommes prêts à verser notre sang pour assurer la quiétude de la population et nous ne le verserons pas avant d’y parvenir», assure avec fermeté et détermination le commissaire du commissariat du cinquième arrondissement de Porto-Novo, Olou Olaniran. Ce dernier appelle la population à plus de collaboration avec les unités de Police pour la réussite de la lutte contre la criminalité à Porto-Novo en général et dans le cinquième arrondissement peuplé de cent mille âmes en particulier.

Actualités 18 oct. 2018


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