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Nouvelles

Mécanisme de lutte contre la famine: Une innovation contre une tragédie mondiale

Face à l’insécurité alimentaire chronique qui menace la planète, la Banque mondiale, l’Onu, la Croix-Rouge international et autres organisations lancent un partenariat novateur pour mieux lutter contre la famine. Dénommé Famine action mechanism (Fam), ce partenariat vise à prévenir la faim dans le monde.

Le Mécanisme de lutte contre la famine (Fam), initiative de la Banque mondiale, de l’Organisation des Nations unies (Onu) et de la Croix-Rouge internationale est soutenue par les géants du numérique à savoir Microsoft Corp, Google et Amazon Web Services (Aws). Il s’agit d’une démarche préventive qui combine la haute technologie, un financement rapide et une collaboration étroite sur le terrain. Il va déployer toutes les ressources pour protéger les plus pauvres et les plus vulnérables, en recentrant l’attention collective sur les millions de personnes qui vivent en situation d’insécurité alimentaire chronique. Ainsi se résume la vision qui sous-tend la création de ce partenariat mondial sans précédent pour prévenir les famines.
La riposte à ces fléaux, qui intervient souvent lorsque de nombreuses vies ont déjà été perdues, est en effet trop tardive et fort onéreuse, soutiennent les initiateurs. Le nouveau dispositif entend y remédier en s’attachant à anticiper les famines, à s’y préparer et à intervenir rapidement, soit autant de mesures qui peuvent sauver davantage de vies et réduire les coûts humanitaires de près de 30 %. L’initiative utilisera le pouvoir prédictif des données pour débloquer des fonds, grâce à des instruments de financement appropriés.
« Le fait que des millions de personnes, dont de nombreux enfants, souffrent encore de malnutrition sévère et de la faim au XXIe siècle est une tragédie mondiale », a déclaré le président du Groupe de la Banque mondiale, Jim Yong Kim. Il a affirmé par ailleurs : « Nous créons une coalition mondiale sans précédent pour dire "plus jamais ça" ». A en croire ses géniteurs, le Fam soutiendra des investissements qui s’attaquent aux causes profondes d’une famine dès les premiers signes avant-coureurs. Il aidera à développer des moyens de subsistance, des filets de sécurité et des mécanismes d’adaptation pour les plus vulnérables. La Banque mondiale, qui a investi près de 3 milliards de dollars par an dans des initiatives en faveur de la sécurité alimentaire au cours de la dernière décennie, va s’employer à rechercher de nouveaux moyens d’accroître ces investissements dans le cadre de ses futurs projets et programmes, renseigne-t-on.
Les données de la Banque mondiale révèlent qu’en 2017, plus de 20 millions de personnes dans le Nord-est du Nigeria, en Somalie, au Soudan du Sud et au Yémen ont été confrontées à la famine ou à une situation proche de la famine sous l’effet conjugué des conflits, de la pauvreté, du changement climatique ainsi que du prix des denrées alimentaires. Ces facteurs persistent dans de nombreuses régions du monde, et risquent d’anéantir les acquis du développement durement obtenus dans les pays en situation de pauvreté chronique. Aujourd’hui, 124 millions de personnes sont confrontées à une insécurité alimentaire critique et ne pourront survivre sans une aide humanitaire d’urgence. Plus de la moitié d’entre elles vivent dans des zones de conflit, selon la même source. « Le Mécanisme de lutte contre la famine (Fam) est un nouvel outil important qui aidera à prédire et donc à prévenir l’insécurité alimentaire et la famine avant qu’elles n’aient une chance de s’installer. La prévention des crises sauve des vies. Avec ce dispositif, nous renouvelons notre engagement à éradiquer la famine et l’insécurité alimentaire aiguë », a déclaré le secrétaire général de l’ONU, António Guterres?

Actualités 17 oct. 2018


38e Journée mondiale de l’alimentation et 22e édition de Telefood: Des coopératives de femmes agricoles outillées en matériel de production

Le Collège d'enseignement général de Lalo, dans le Couffo, a servi de cadre hier, mardi 16 octobre, à la célébration de la trente-huitième Journée mondiale de l'alimentation et au lancement de la vingt-deuxième édition de telefood. C’était sous la houlette du ministre Gaston Dossouhoui en charge de l’Agriculture et de Jean Adanguidi, représentant la Fao, et en présence du préfet du département, Christophe Mègbédji et de plusieurs maires.

Avec le soutien de la Fao, partenaire technique et financier du Système des Nations unies, le Bénin a célébré, hier, la trente-huitième Journée mondiale de l'alimentation portant sur le thème « Agissons pour la faim zéro ». Autour de ce thème évocateur de l’urgence d’entreprendre des actions collectives et simultanées, de par le monde, en vue d’améliorer l’existence des populations vulnérables, la célébration a été marquée, à Lalo, par la remise de lots d’équipements à douze coopératives agricoles constituées des femmes spécialisées dans la production et la transformation de divers produits de terre. Les organisations professionnelles lauréates sont les meilleures en termes de production dans chacun des douze départements du pays. Outillées suivant les spécificités de leurs activités respectives, les femmes agricoles sont retournées chez elles les bras chargés des lots composés, entre autres, de presse manioc, d’étuveuse de riz, de concasseuse de karité, de sacs d’engrais et de pulvérisateurs ainsi que de batteuses-vanneuses et de bassines. Le don des équipements a été possible grâce aux financements des partenaires techniques et financiers du Bénin notamment la Fao préoccupée par l’éradication de la faim dans le monde.
En vue de faire contribuer tous les acteurs à l’atteinte de l’objectif, la fin de la faim au Bénin, l’occasion de la présente célébration a été également saisie pour procéder au lancement de la vingt-deuxième édition de telefood pour le compte de tout le Bénin. Aux dires du ministre Gaston Dossouhoui qui a donné le top de cette campagne destinée à collecter des fonds, l’initiative permet de financer l’équipement d’autres organisations paysannes. La collecte de fonds effectuée sur place s’élève à plus de six-cent mille francs Cfa. Les personnes désireuses de participer à la campagne peuvent directement verser leurs dons dans le compte N° 90 103 765 001 000/97 logé à la Bibe Jéricho/Cotonou, à en croire le ministre en charge de l’Agriculture.
Rappelant les efforts du gouvernement, le ministre Gaston Dossouhoui soutient qu’en organisant les présentes manifestations, le Bénin souscrit dans la dignité à son engagement, en tant que pays membre de la Fao, d’œuvrer aux côtés de cette institution pour combattre la faim et éradiquer la pauvreté dans le monde. Selon l’analyse globale de la vulnérabilité et de la sécurité alimentaire réalisée en 2017, 47,5% de la population béninoise jouissaient d’une sécurité alimentaire et 42,9% avaient une consommation alimentaire adéquate, mais sont à risque de basculer en insécurité alimentaire en cas de chocs sévères ou fréquents.
A son tour, le chargé de programme à la Fao, Jean Adanguidi, représentant du représentant intérimaire de l’institution, soutient qu’à l’instar des pays comme le Brésil, le Bénin peut et doit vaincre la faim et améliorer la nutrition de son peuple. De toutes les façons, il s’agit d’une dynamique mondiale dans laquelle le pays doit s’insérer au risque d'être à la traine. « La Journée mondiale de l’alimentation, célébrée ce jour, vise à rappeler à la communauté internationale son engagement consistant à éradiquer toutes les formes de malnutrition et à sensibiliser le public sur le fait qu’atteindre l’objectif faim zéro d’ici 2030, soit en 12 ans, est toujours possible », souligne Jean Adanguidi.
Du reste, il faut rappeler que les lauréats d’un concours épistolaire organisé dans le cadre de la célébration ont été, eux-aussi, distingués hier à Lalo.

Société 17 oct. 2018


Turquie: La politique étrangère entreprenante et humanitaire

Depuis la fin de la Guerre froide, le contexte politique, économique et social mondial a connu de profonds changements entraînant des défis et des opportunités.
Située au centre d’une géographie où les transformations massives ont lieu intensivement, la Turquie est directement touchée par ces dynamiques.

Fort de ses moyens et capacités grandissants, la Turquie s’efforce de répondre efficacement aux défis d’aujourd’hui, de manière déterminée et fondée sur des principes, en tant qu’acteur fiable et responsable, guidé par le dicton suivant: « Paix dans la patrie, paix dans le monde ».
Dans ce contexte, la Turquie poursuit une politique étrangère entreprenante et humanitaire, qui a une vision mondiale de toutes les régions et partenaires autour d’elle. La Turquie prend des initiatives concrètes pour promouvoir la stabilité et la prospérité dans sa région et au-delà.
La Turquie est un acteur qui vise à renforcer ses liens et sa coopération avec tous les partenaires pour la paix, la stabilité en matière de sécurité et la prospérité. La Turquie a une compréhension axée sur la coopération fondée sur le respect mutuel et une approche gagnant-gagnant.
Les priorités de la politique étrangère de la Turquie sont, entre autres, de :
• Renforcer la sécurité et la stabilité régionales,
• Lutter contre le terrorisme,
• Protéger les droits des citoyens turcs,
• Approfondir nos liens stratégiques,
• Améliorer les réseaux commerciaux et la sécurité énergétique,
• Renforcer nos liens avec toutes les géographies,
• Coopération au sein d’organisations régionales et internationales,
• Améliorer son pouvoir doux (soft power).
La diplomatie humanitaire est un autre aspect indispensable de la politique étrangère turque. La Turquie a joué un rôle de premier plan dans la diplomatie humanitaire en mettant l’accent sur la cause humaine et par son officielle aide au développement et son aide humanitaire.
Selon le Comité d’aide au développement de l’OCDE, l’aide publique au développement de la Turquie représente la plus grande partie de son APD avec un montant de USD 8.142 milliards en 2017. La Turquie était le plus grand donateur d’aide humanitaire au monde en 2017 et le donateur le plus généreux lorsque le ratio de revenu national (0,85%) est pris en considération.
La Turquie poursuit également une politique de portes ouvertes pour les Syriens qui ont dû fuir leur pays au cours des sept dernières années en raison des violences en cours. Plus de 3,5 millions de Syriens sont actuellement hébergés en Turquie. Environ 230 000 d’entre eux vivent dans l’un des 21 centres de protection temporaire. La Turquie a dépensé 31 milliards USD (municipalités et ONG turques comprises), alors que la contribution totale de la communauté internationale est loin de répondre aux attentes (USD 526 millions à l’international, plus 1,9 milliard EUR sur les 3 milliards d’euros promis par UE).
 La Turquie maintient sa position de plus grand pays d’accueil selon les chiffres de l’Organisation des Nations Unies pour les réfugiés.
Plus de 600 000 enfants syriens poursuivent leurs études en Turquie. Le taux de scolarisation des enfants syriens à l’âge de la scolarité primaire est de 97%. En outre, le nombre des syriens qui étudient dans les universités turques est de plus de 20 000.
La Turquie a aussi accueilli le premier Sommet humanitaire mondial (WHS) en mai 2016. Le sommet a permis de mieux relever les défis humanitaires complexes d’aujourd’hui. C’est une autre indication de la détermination de la Turquie à jouer un rôle de premier plan dans le domaine humanitaire. L’une des principales réalisations du WHS a été la reconnaissance du fait que les anciens débats sur la fracture humanitaire et le développement devaient être surmontés grâce à une nouvelle façon de travailler: New way of working-NWOW. Dans ce contexte, à l’occasion du premier anniversaire du WHS, la Turquie a organisé un événement de haut niveau et un atelier sur la nouvelle manière de travailler à Istanbul les 18 et 19 mai 2017, visant à unifier et à renforcer les efforts collectifs pour aider les populations dans le besoin.
En résumé, la Turquie, avec ses moyens et ses capacités croissantes, poursuit une politique étrangère entreprenante et humanitaire n

Mehmet Munis Dirik
Ambassadeur-Chargé
d’Affaires a.i
Ambassade de Turquie

Société 16 oct. 2018


Promotion de la scolarisation au Bénin: L’Association Miman assiste les écoliers démunis

L’Association Miman, fidèle à sa mission, continue d’accompagner les écoliers des zones déshéritées du Bénin. Sa présidente, Sonia Akpo Bendjou, a fait don de kits scolaires aux écoliers de Dassa-zoumè, Glazoué, Djidja et de Kpozoun qui ont bénéficié d’un module de latrines.

L’association Miman, à chaque rentrée scolaire, apporte son assistance aux écoliers les plus démunis. Elle a encore répété ce geste au début de cette rentrée scolaire 2018-2019, grâce à ses partenaires, en offrant des kits scolaires complets comprenant diverses fournitures scolaires, et des sacs aux apprenants de Lèma dans la commune de Dassa-Zoumè, de Djidja et de Za-Kpota.

Les usagers du collège d’enseignement général de Kpozoun ont, quant à eux, bénéficié d’un bloc de latrines de quatre cabines entièrement construites par l’Ong.
La présidente de l’association Miman, Sonia Akpo Bendjou, affirme que son association est consciente que l’éducation est le socle du développement d’un pays; et pour cela, elle a choisi de faire de ce secteur une priorité des actions de son association en apportant sa pierre à la construction d’un Bénin prospère dont les enfants sont instruits.
Elle reste persuadée que les actions qu’elle entreprend ont tout leur sens et qu’il reste beaucoup à faire dans le domaine de l’éducation.
Elle souhaite que d’ici quelques années, les fournitures ne soient plus une préoccupation pour les parents des zones déshéritées.
« Nous ne nous occupons pas que de donner des kits scolaires aux écoliers, mais nous sensibilisons et encourageons les parents à envoyer leurs enfants à l’école», précise Sonia Akpo Bendjou.
A Kpozoun où l’association a construit un bloc de latrines de quatre cabines, le chef d’arrondissement, Philibert Tchéoungbozo, a, au nom de ses administrés, remercié l’association et ses partenaires venus, par ce geste, soulager les souffrances des apprenants de son arrondissement qui n’auront plus à parcourir une grande distance avant d'aller aux toilettes.

Société 16 oct. 2018


Accident de la circulation dans la dépression de Sè: Un mort et une moto calcinée

Un motocycliste a trouvé la mort hier, lundi 15 octobre, dans un accident de la circulation survenu à Sè, arrondissement de Houéyogbé.

Le spectacle macabre s’est produit sur la route Comé-Lokossa-Dogbo au niveau de la dépression de Sè. Aux dires des témoins, le motocycliste a heurté violemment une voiture avant de prendre feu sur la voie. L’accident a bloqué, pendant quelque temps, la circulation dans les deux sens jusqu’à l’intervention des éléments du commissariat de l’arrondissement. La Police républicaine se penche également sur le cas de cet accident en vue d’élucider les causes. 

Mais cet énième accident repose le problème de l’inconfort de l’infrastructure routière au niveau de la dépression où les caniveaux ne sont toujours pas fermés en dépit des plaidoyers des populations de la localité et des usagers de la voie.

 

Société 16 oct. 2018


Houéyogbé: Levée de la mesure de suspension des fonds Fadec

La consommation des fonds affectés et non affectés alloués dans le cadre du Fonds d’appui au développement des communes (Fadec) est, à nouveau, autorisée à Houéyogbé dans le département du Mono. L’information a été portée hier, lundi 15 octobre, à travers un message radio lu au conseil communal réuni en session à l’hôtel de ville.

Tout heureux, le maire Cyriaque Domingo explique que cette mesure de levée de suspension fait suite à deux différentes séances de travail animées au sujet de la situation par le secrétaire permanent de la Commission nationale des Finances locales (Conafil) créée par le décret n° 2008-274 du 29 mai 2008. C'est le bras opérationnel dans la bonne gouvernance du Fadec. Aux dires du maire et de Jacques Agbodji, conseiller communal, les deux séances ont permis de passer en revue les directives contenues dans le manuel de procédure du Fadec et de relever les fautes ayant conduit à la prise de la décision de suspension. Après avoir tourné cette page, Houéyogbé renoue donc avec les opérations engagement, mandatement et payement sur ressources Fadec. « Rien n’est perdu. A partir de maintenant, les travaux de développement vont reprendre », s’est félicité Cyriaque Domingo en remerciant le gouvernement et le ministre en charge de la Décentralisation.
Mesure conservatoire en vue d’empêcher le conseil d’engager d’autres investissements au mépris des règles encadrant la consommation des fonds Fadec, la décision de suspension est intervenue le 12 septembre dernier mais portée à la connaissance du conseil le 24 septembre 2018. Selon des sources proches du dossier, il a été reproché, notamment au maire, d’avoir engagé des financements sur le projet d’électrification d’un village à Houéyogbé. Les installations électriques auxquelles les financements incriminés ont été consacrés étant déjà en place, le maire retient que c’est un acquis qui ne saurait être démoli.
Rappelons que le Fadec est l’un des plus importants outils de financement du développement des communes béninoises. Il est réglementé par un manuel de procédures dont la version 2015, après actualisation de celle de 2008, est en cours d’application depuis le 1er janvier 2016?

 

Actualités 16 oct. 2018


Maladies tropicales négligées: Un pas pour diminuer le fardeau de la souffrance
[caption id="attachment_31109" align="alignnone" width="1024"]Les Mtn sont particulièrement invalidantes..[/caption]

Les organisations de la société civile à travers l’espace francophone, le 5 septembre dernier, ont adressé une lettre ouverte aux chefs d’État et de gouvernement des États membres de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) pour l'adoption d'une résolution sur les maladies tropicales négligées (MTN). Chose faite, au terme du XVIIe Sommet de l’OIF.

«Promouvoir et renforcer la lutte contre les maladies tropicales négligées dans l’espace francophone; intégrer davantage la lutte contre les maladies tropicales négligées dans le cadre de plans nationaux de couverture de santé universelle, notamment à travers la mobilisation des ressources financières, les investissements dans les infrastructures et les ressources humaines ; promouvoir les partenariats, au sein de l’espace francophone, entre les pays endémiques, les pays donateurs, les pôles de recherches académiques, la société civile et le secteur privé ainsi que tous les acteurs intéressés. Ce sont, entre autres, les résolutions prises par les dirigeants en vue du contrôle et de l’élimination des maladies tropicales négligées, lors du XVIIe Sommet de la Francophonie. Cette disposition n’est pas sans rappeler le thème dudit Sommet, à savoir : « Vivre ensemble dans la solidarité, le partage des valeurs humanistes et le respect de la diversité : source de paix et de prospérité pour l’espace francophone ».

Quid ?

Les maladies tropicales négligées comprennent des maladies telles que la trypanosomiase humaine africaine (maladie du sommeil), la lèpre, les helminthiases (vers intestinaux), la leishmaniose viscérale, le trachome, la filariose lymphatique et la schistosomiase (bilharziose)…Ces maladies sont d’autant nocives qu’elles touchent les communautés les plus pauvres, les plus marginalisées et les plus éloignées du monde. Elles représentent à la fois une cause et une conséquence de la pauvreté car elles prospèrent dans les milieux où l'accès à l'eau potable, à l'assainissement et aux services de santé est limité. Et de ce fait, leur impact sur les individus et les communautés peut être dévastateur. Beaucoup d'entre elles provoquent de graves défigurations et des handicaps et ont une incidence sur l'espérance de vie, l'éducation ainsi que les perspectives économiques des personnes touchées et des communautés dans lesquelles elles vivent.

Risque étendu

Parmi les 1,5 milliard de personnes autour du monde qui sont à risque d’au moins une de ces maladies, un grand nombre se trouve dans des pays francophones en Afrique, en Asie, en Europe du Sud et dans les Caraïbes. Des 26 pays de l’OIF en Afrique subsaharienne, où le fardeau des MTN est particulièrement lourd, plus que 200 millions de personnes, ou à peu près deux sur trois individus, sont à risque d’en contracter une.
Aussi, en réponse à la sollicitation des ONG les y exhortant, les chefs d’Etat et de gouvernement ont-ils pris des engagements, au terme du XVIIe Sommet de l’OIF le 12 octobre dernier. Ils visent à inciter les États membres à promouvoir et renforcer la lutte contre les MTN dans la communauté francophone, en prenant des mesures pour contrôler et éliminer les MTN en accord avec les recommandations de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) et les bonnes pratiques internationales.
Ces engagements font des MTN désormais une priorité clé pour l’OIF, et s’inscrivent dans la même perspective que l’Objectif de développement durable 3.3, ciblant l’élimination des MTN avant 2030. C’est incontestablement un marqueur du progrès mondial vers la couverture universelle des soins de santé, surtout en ce qui concerne l’accès équitable aux services de santé, en assurant que personne n’est laissé pour compte. Ces pays peuvent compter sur des financements structurants de la Belgique et de la France qui ont priorisé l’élimination des MTN au sein de leurs politiques de santé étrangères. De même que de l’appui de laboratoires tels que Drugs for Neglected Diseases initiative (DNDi) ou l’Institut Pasteur, des instituts de recherche basés dans des pays francophones et chefs de file dans le développement des nouveaux médicaments, vaccins et dépistages pour les MTN. La coopération au sein de l’espace francophone permettrait d’offrir les soins curatifs et préventifs disponibles à tous les patients et les personnes à risque, et de mener les activités de recherche indispensables à ce secteur défavorisé de la santé mondiale, » a mentionné le Dr Yao Sodahlon, directeur du Programme de Dons de Mectizan.

Aller plus loin

En dépit du progrès scientifique et technologique au cours des cinq dernières années, il est avéré que des investissements soutenus en innovation et en technologie, davantage d’engagements de la part des gouvernements et des compagnies pharmaceutiques et une volonté politique forte et soutenue, sont nécessaires, afin d’assurer que toutes les communautés sont libérées de ces maladies. Il est heureux que le XVIIe sommet ait jugé opportun de prioriser l’objectif d’élimination des MTN dans les pays francophones, dans le prolongement de la résolution « Investir dans le secteur de la santé pour soutenir la croissance partagée dans l’espace francophone» adoptée à la XVIe Conférence des chefs d’État et de gouvernement des pays ayant le français en partage à Antananarivo (Madagascar), les 26 et 27 novembre 2016.
L’engagement pour plus d’actions est indispensable, car les maladies tropicales négligées entrainent des souffrances telles que le trachome cécitant, principale cause de cécité infectieuse dans le monde, ou encore la maladie du sommeil, une infection parasitaire potentiellement mortelle qui peut atteindre le système nerveux central, provoquant des troubles psychiatriques chez ses victimes. Malgré qu’elles soient moins connues que la malaria ou l’Ebola, ces maladies entraînent la défiguration et l’incapacité, enfermant ainsi 1,5 milliard de personnes dans le monde dans un cercle vicieux de pauvreté. Les MTN empêchent, par ailleurs, les parents de travailler et les enfants d'aller à l'école. Aussi, Thoko Pooley, directrice de Uniting to Combat NTDs, un groupe d'organisations engagées dans la réalisation de l'objectif de l'OMS pour 2020, visant à contrôler et à éliminer dix maladies tropicales négligées, pense-t-elle que «L’adoption de cette résolution représente un grand pas pour les dirigeants francophones et les met devant une grande responsabilité d’éliminer définitivement les MTN ». L’élimination passe par la recherche sur les MTN, tant à l'échelle nationale qu'à l'échelle de la Francophonie. Elle ne peut prospérer que si les MTN font partie des stratégies de santé nationales prioritaires et que des efforts pour les combattre sont financés de façon appropriée à travers un budget dédié. Les pays doivent donc faire avancer la couverture de santé universelle à travers le renforcement des systèmes de santé afin de donner des services de santé de qualité et en priorisant l’accès des populations à risque. Mais encore faut-il rendre partout disponibles l’eau potable et les services d’assainissement et d’hygiène, qui sont essentiels pour la prévention et la gestion des MTN.

Société 16 oct. 2018


Inventaire des gaz à effet de serre: Le Bénin appelé à formaliser son système national
[caption id="attachment_31108" align="alignnone" width="1024"]Veiller à ce que les activités émettrices de gaz à effet de serre soient incluses dans le prochain inventaire[/caption]

Sous la houlette du Secrétariat de la Convention cadre des Nations unies sur les changements climatiques (Ccnucc), le Bénin vient de procéder à l’inventaire de son système national de gestion de gaz à effet de serre. Au terme des travaux d’un atelier tenu du 8 au 12 octobre à Cotonou, des spécialistes du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec) ont salué l’effort fait par le Bénin. Toutefois, le pays est invité à formaliser son système national.

Formaliser le système national d’inventaire des gaz à effet de serre du Bénin en urgence. Telle est la conclusion à laquelle sont parvenus les participants à l’atelier sur l’assurance qualité du système national de gestion des inventaires des gaz à effet de serre et des inventaires nationaux de gaz à effet de serre du Bénin, tenu du 8 au 12 octobre à Cotonou. 

L’atelier vise à faire l’examen des inventaires des gaz à effet de serre du Bénin par rapport aux principes de transparence, précision, exhaustivité, cohérence et comparabilité du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec) et à formuler au besoin des recommandations. Les experts ont exhorté le Bénin à préparer un plan national détaillé d’amélioration de la qualité des inventaires nationaux où sont identifiées toutes les ressources disponibles, des sources potentielles de ressources supplémentaires, les délais tout en prenant en compte l’analyse des catégories clés et les résultats des analyses d’incertitude. Le Bénin doit aussi estimer des émissions pour le maximum de catégorie clé en utilisant les méthodes de niveau 2 notamment dans le secteur des transports ; développer les facteurs démissions propres au Bénin; collecter les données manquantes et de les documenter dans le prochain inventaire; de veiller à ce que toutes les activités émettrices de gaz à effet de serre soient incluses dans le prochain inventaire y compris les sources confidentielles. Il doit également établir un inventaire forestier national continu couvrant éventuellement toutes les utilisations de terres pertinentes et réaliser des études spécifiques pour collecter des données pour le secteur transport qui est une catégorie clé.
Ces recommandations formulées par les participants ont reçu l’avis favorable des autorités. Elles feront l’objet d’une attention particulière de la part du ministère du Cadre de Vie et du Développement durable et des partenaires pour leur mise en œuvre, d’après Jeanne Josette Acatcha Akoha, directrice de cabinet du ministre du Cadre de Vie et du Développement durable. Aussi, seront-elles prises en compte dans le cadre de l’élaboration du document de projet national sur le cadre de transparence renforcée (Cbit) au titre de l’Accord de Paris.
« Vous venez d’accomplir une œuvre historique d’intérêt international en offrant au Bénin l’opportunité d’améliorer la qualité de ses inventaires, voire de se doter d’un outil de développement et de décision fiable », a insisté Jeanne Josette Acatcha Akoha. Selon elle, un important effort est fait par le Bénin pour mettre en place un système national d’inventaire de gaz à effet de serre, même s’il est recommandé de prendre urgemment les dispositions idoines pour le formaliser. Elle a aussi confié que l’amélioration de la qualité des données d’activité du Bénin et l’utilisation de la méthode de niveau 2 du Giec pour les catégories clés sont impérieuses surtout pour le secteur des transports, si le pays aspire à améliorer de façon substantielle la qualité de ses inventaires de gaz à effet de serre par rapport aux principes du Giec.

Environnement 16 oct. 2018


2e édition de l’examen national de licence: 5 656 candidats planchent contre 2 174 l’année dernière

L’examen national de licence et de master, une réforme phare du gouvernement, pour réorganiser le secteur des établissements privés d’enseignement supérieur est à sa 2e édition. Les candidats à l’assaut du diplôme national de licence planchent depuis ce lundi 15 octobre.

Le top de la 2e édition de l’examen national de licence et de master a été donné hier lundi. Les candidats à l’assaut des diplômes de licence et de master composent sur toute l’étendue du territoire national. Deux jours de composition dans cinquante-trois filières qui va s’échelonner sur deux semaines. Les domaines de composition sont : Agronomie, Journalisme, Hôtellerie, Tourisme et Loisirs, Bâtiment et Travaux publics; Psychologie et Science de l’éducation, Langue française, Langue anglaise, Génie électrique et énergie renouvelable, Electronique ; Administration des finances et du trésor, Administration des centres hospitaliers universitaires et intendance, Administration des impôts, Sciences juridiques, Sciences politiques, Marketing, Commerce ; Entrepreneuriat et gestion des projets, Planification et développement local, Finance comptabilité, Gestion des ressources humaines.
Selon le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, il y a eu cette année, plus de 100% de participation contrairement à l’année dernière. Au total, 5.656 candidats composent cette année, contre 2 174 l’année dernière. « Ce qui montre qu’il y a beaucoup plus d’établissements privés qui ont présenté des candidats cette année. J’encourage les candidats à bien travailler », a indiqué Marie Odile Attanasso, au lancement des épreuves hier matin au collège d’enseignement général Sainte Rita à Cotonou, où les candidats composent. Ils sont aussi répartis au Ceg du Lac, à Porto-Novo avec 366 candidats, à Abomey avec 98 candidats et à Parakou qui enregistre 103 candidats. Au regard des remous que cette composition a connus dans le rang des promoteurs d’établissements privés, il y a un an, on peut affirmer que c’est un pari gagné pour le gouvernement de la Rupture. De plus en plus, tout le monde est conscient de l’utilité de cet examen, selon Marie Odile Attanasso, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique. Elle a souligné que c’est pour le développement du Bénin et de la jeune génération.

Société 16 oct. 2018


Blanchiment de capitaux et financement du terrorisme: Le Roscilb-Cft se lance dans la lutte
[caption id="attachment_31106" align="alignnone" width="1024"]La lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme est désormais l'affaire de tous[/caption]

Le Réseau des organisations de la société civile pour la lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme (Roscilb-Cft) a été officiellement lancé, vendredi 12 octobre dernier, à Cotonou. C'est une fédération des forces de la société civile décidée à prendre résolument sa part active dans la lutte contre ces phénomènes.

Porté sur les fonds baptismaux, le Roscilb-Cft entend lutter, de façon participative, durable et efficace, aux côtés des institutions nationales et internationales contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme à travers l'information, l'écoute et la communication (Iec). Le Réseau des organisations de la société civile pour la lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme (Roscilb-Cft) se donne pour valeurs, le professionnalisme et le réseautage, et pour vision d'être d'ici 2025, la première plateforme de sécurisation contre ces phénomènes par l'Iec et à travers des relais communautaires professionnels. C'est en présence de représentants de l'Union européenne, de l'ambassade de Chine, du ministère de la Justice, de la préfecture du Littoral, de differents corps et organisations de la société civile (Osc), que le réseau a été lancé.

Présentant l'initiative, le secrétaire général du Roscilb-Cf, Abdoul Boukari, a rappelé que les problèmes de blanchiment de capitaux et de financement du terrorisme impactent la vie économique et sociale des Etats. A travers le Roscilb-Cft, c'est la société civile qui prend alors sa part active dans la lutte contre ces maux. Ce faisant, le réseau s'inscrit dans la vision du gouvernement concrétisée par la création de la Cellule nationale de traitement des informations financières (Centif) et de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet). «Il s'agit pour le réseau de susciter une coopération, une synergie d'actions pour une lutte efficace...», a précisé le secrétaire général du Roscilb-Cft. Pour le secrétaire général de la préfecture, Wilfried Gbaguidi, la mise en place d'une synergie d'actions s'avère justement indispensable pour éradiquer les phénomènes préoccupants de blanchiment de capitaux et de financement du terrorisme. «Si nous, Organisations non gouvernementales, nous avons accepté de former ce réseau, c'est parce que nous sommes concernées. Ce sont les Ongs qui reçoivent le plus de financement. Personne ne sait d'où vient l'argent ou même qui nous en donne. Il y a même au Bénin, des gens qui détournent de l'argent et les placent dans les Ongs» , fait savoir le président du Roscilb-Cft, Paul Adahou, pour montrer les motivations de ce nouveau réseau.
Très engagé dans la lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme, le parrain de la cérémonie de lancement, Bruno Kangni, a exhorté les initiateurs à une pratique vertueuse, à une bonne coopération avec tous les acteurs, au maintien de l'équité et de l'égalité, au courage et à la résistance.

Société 16 oct. 2018


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