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Nouvelles

Blanchiment de capitaux et financement du terrorisme: Le Roscilb-Cft se lance dans la lutte
[caption id="attachment_31106" align="alignnone" width="1024"]La lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme est désormais l'affaire de tous[/caption]

Le Réseau des organisations de la société civile pour la lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme (Roscilb-Cft) a été officiellement lancé, vendredi 12 octobre dernier, à Cotonou. C'est une fédération des forces de la société civile décidée à prendre résolument sa part active dans la lutte contre ces phénomènes.

Porté sur les fonds baptismaux, le Roscilb-Cft entend lutter, de façon participative, durable et efficace, aux côtés des institutions nationales et internationales contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme à travers l'information, l'écoute et la communication (Iec). Le Réseau des organisations de la société civile pour la lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme (Roscilb-Cft) se donne pour valeurs, le professionnalisme et le réseautage, et pour vision d'être d'ici 2025, la première plateforme de sécurisation contre ces phénomènes par l'Iec et à travers des relais communautaires professionnels. C'est en présence de représentants de l'Union européenne, de l'ambassade de Chine, du ministère de la Justice, de la préfecture du Littoral, de differents corps et organisations de la société civile (Osc), que le réseau a été lancé.

Présentant l'initiative, le secrétaire général du Roscilb-Cf, Abdoul Boukari, a rappelé que les problèmes de blanchiment de capitaux et de financement du terrorisme impactent la vie économique et sociale des Etats. A travers le Roscilb-Cft, c'est la société civile qui prend alors sa part active dans la lutte contre ces maux. Ce faisant, le réseau s'inscrit dans la vision du gouvernement concrétisée par la création de la Cellule nationale de traitement des informations financières (Centif) et de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet). «Il s'agit pour le réseau de susciter une coopération, une synergie d'actions pour une lutte efficace...», a précisé le secrétaire général du Roscilb-Cft. Pour le secrétaire général de la préfecture, Wilfried Gbaguidi, la mise en place d'une synergie d'actions s'avère justement indispensable pour éradiquer les phénomènes préoccupants de blanchiment de capitaux et de financement du terrorisme. «Si nous, Organisations non gouvernementales, nous avons accepté de former ce réseau, c'est parce que nous sommes concernées. Ce sont les Ongs qui reçoivent le plus de financement. Personne ne sait d'où vient l'argent ou même qui nous en donne. Il y a même au Bénin, des gens qui détournent de l'argent et les placent dans les Ongs» , fait savoir le président du Roscilb-Cft, Paul Adahou, pour montrer les motivations de ce nouveau réseau.
Très engagé dans la lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme, le parrain de la cérémonie de lancement, Bruno Kangni, a exhorté les initiateurs à une pratique vertueuse, à une bonne coopération avec tous les acteurs, au maintien de l'équité et de l'égalité, au courage et à la résistance.

Société 16 oct. 2018


Pour un processus électoral inclusif, intègre et transparent: La CENA forme des facilitateurs à la méthodologie Bridge

La Commission électorale nationale autonome (Cena) organise depuis ce lundi 15 octobre à Agoué, une formation des facilitateurs Bridge à l’intention de ses membres. Ceci dans l’optique de renforcer davantage leurs compétences aux fins d’une bonne performance de l’institution et de son professionnalisme. Cette session de formation qui prend fin le 23 octobre prochain a été ouverte officiellement par Geneviève Boko Nadjo, vice-présidente de l’institution.

La présente formation des facilitateurs Bridge est la seconde, après celle organisée à Cotonou du 20 au 24 août 2018 et qui a permis, selon la vice-présidente de la Commission électorale nationale autonome (Cena), Geneviève Boko Nadjo, d’obtenir des acquis qui ont facilité l’organisation de la deuxième phase d’enseignement relative à la formation des facilitateurs.
Précisant les objectifs de cette formation qui durera dix jours, Geneviève Boko Nadjo affirme qu’elle permettra de former pendant dix jours les participants sélectionnés à la méthodologie du projet Bridge, au contenu existant ainsi qu’au développement de nouveaux contenus ; de leur donner une expérience encadrée de la conduite du projet Bridge et la possibilité de modifier les supports pédagogiques Bridge existants et d’en développer de nouveaux. La formation permettra également d’offrir aux participants un mécanisme d’évaluation de leur aptitude à faciliter le projet Bridge au niveau requis.
Cette formation, à ses yeux, vient combler un besoin : celui du renforcement de capacités d’une équipe soucieuse de professionnalisme et de performance.
Elle a exhorté les participants à suivre avec une totale assiduité cette session, mais aussi et surtout à y participer activement afin qu’à l’issue du processus, le Bénin puisse se prévaloir d’une masse critique de facilitateurs Bridge à même de mettre leur savoir-faire et leurs compétences à améliorer les pratiques de gestion électorale dans le monde, à l’instar des enseignants-formateurs Alexandra Hovelacque et Théo Dowetin.
Elle a salué l’engagement et la disponibilité des uns et des autres et remercié, au nom de l’institution Osiwa qui n’a ménagé aucun effort pour apporter le financement nécessaire à la formation.
La formation Bridge facilite la mise en place d’une administration électorale solide et durable. Le Bridge est reconnu comme le cours le plus complet en matière électorale, mais également une solution pour asseoir un processus électoral inclusif, intègre et transparent. Elle permet de former des compétences électorales, des formateurs semi-accrédités et accrédités aux concepts, principes de gestion et de monitoring des processus électoraux et les accompagner à élaborer un plan d’action de réutilisation des connaissances acquises.

Actualités 16 oct. 2018


Télévision: Canal+ présente ses nouvelles offres

La fin d’année s’annonce riche en surprises et en émotions sur les chaînes bouquet Canal +. Ses responsables ont présenté à la presse, ce lundi 15 octobre, à Canal Olympia de Cotonou, les nouvelles offres. Des produits inédits pour combler les attentes des téléspectateurs !

Plus de générosité sur vos chaînes de télévision ! En voulez-vous ? Une seule adresse pour vous combler : Canal +. Ses responsables ont présenté à la faveur d’une conférence de presse les nouvelles offres au menu de ce mois d’octobre et de la fin d’année. Sports, séries, santé, divertissement …tout y est pour accrocher les téléspectateurs et les rendre amoureux des bouquets Canal+.
« Dans sa logique d’être plus proche et plus accessible aux abonnés, Canal + a décidé de lancer des offres inédites », explique la directrice des ventes, Yacine Alao.
Avec ces nouvelles offres, les abonnés dépensent moins et gagnent plus. « Canal + a décidé d’offrir 4000 F de crédit téléphonique pour tout nouvel abonnement », annonce-t-elle.
De la générosité aussi bien pour les nouveaux abonnés, pour les fans de foot, que pour toutes les catégories de téléspectateurs. Canal+ a pensé à tout le monde. Chacun y trouve son compte. Dans le registre du foot, le menu est bien riche. «Il y a le classico à partir du 28 octobre prochain ; une journée double classico, parce qu’il y a aussi bien la rencontre Real-Barca que le match OM-PSG. Nous demandons aux abonnés de souscrire à leurs formules habituelles pour ne rien rater de ces évènements », exhorte la directrice des ventes.
D’autres programmes alléchants pour les non amoureux du cuir rond. « A partir du 29 octobre, les téléspectateurs pourront suivre la série ‘’Invisible’’, première création originale de Canal + Afrique, récompensée hors du continent », annonce le directeur général de Canal+ Bénin, Jonathan Lett. « Cette série s’intéresse à la problématique des microbes et est d’une incroyable qualité », se réjouit-il. Ceux qui n’auront pas d’abonnement valable n’en seront pas privés. « Pour ne pas priver ceux qui n’ont pas les moyens de s’abonner, nous avons choisi de projeter les premiers épisodes le 29 octobre à 20 h 30, afin de permettre à tous de découvrir ces séries », informe-t-il.

Focus sur le Bénin

Les nouvelles offres de Canal+, c’est aussi un zoom spécial sur le Bénin en cette fin d’année. « Nous voulons également annoncer les différents focus qui sont faits sur le Bénin. Entre autres, Talents d’Afrique spécial Bénin, l’émission rendez-vous à Cotonou avec Didier Awadi, ainsi que la visite au Bénin de la direction de A+, la chaîne des séries africaines qui vient présenter la série ‘’koutonou’’ et d’autres séries qui mettent en exergue le pays et le continent. Au cours de sa visite, la direction de A+ évoquera également ses investissements en faveur de l’audiovisuel en Afrique et au Bénin», développe la responsable à la communication, Afoussat Salifou Traoré.
Autant de surprises et de nouveautés.
Pour profiter pleinement des offres Canal+ en toute sérénité, il est important d’avoir une installation de qualité. « Canal+ a tenu à former des techniciens agréés, spécialistes de l’installation du matériel nécessaire pour la qualité des images. Cette installation est gratuite pour toutes les personnes qui souscrivent à la chaîne Evasion+, et est d’une garantie de 6 mois », détaille encore la directrice des ventes, Yacine Alao.
Canal +, c’est aussi, un soutien aux initiatives sanitaires. D’où son appui à la course rose qui vise à promouvoir la lutte contre le cancer du sein et le dépistage. C’est une initiative d’une jeune Béninoise, future médecin, qui aura lieu le 20 octobre prochain à partir de 7 heures à la place du Souvenir.
Pour permettre aux abonnés de bénéficier pleinement de ces offres, Canal+ a revu totalement à la baisse le prix de ses décodeurs. Le HD est passé de 35 000 à 15 000F pour les nouveaux abonnés à partir de la formule Evasion. Et le décodeur SD, à 10 000F, toujours à partir de la formule évasion. Mieux, les abonnés disposent de deux semaines d’ouverture de droit (s’ils souscrivent à la formule évasion, ils auront les chaînes de Evasion+ pendant deux semaines).
Pour souscrire aux différentes offres de Canal+, les abonnés peuvent opter pour des payements bancaires, s’abonner et se réabonner par mobile money ou encore par Facebook, WhatsApp. Ils peuvent également contacter le numéro de téléphone 7055.

Société 16 oct. 2018


29e Convention nationale de la Jeune Chambre internationale à Natitingou: Ismaël Mamadou prend la charge des mains de Gildas Odilon Sèhlin

Au terme de la 29e convention nationale de la Jeune Chambre internationale Bénin qui s’est tenue, du mercredi 10 au samedi 13 octobre dernier, l’élection a consacré la promotion d’Ismaël Mamadou au poste de nouveau président de l’organisation. La passation de charge s’est déroulée au cours d’une soirée de gala, samedi dernier, où Gildas Odilon Sèhlin lui a remis les attributs liés à ses nouvelles charges en présence du parrain Flavien Bachabi, président de l’Arcep.

Dans une ambiance de gaieté, empreinte de solennité, Ismaël Mamadou porté au poste de nouveau président de la Jeune Chambre internationale Bénin samedi 13 octobre dernier, lors de la 29e Convention nationale de l’organisation tenue à Natitingou du 10 au 13 octobre dernier a reçu le témoin des mains de Gildas Odilon Sèhlin, son prédécesseur.
« J’ai la conviction que la Jci est effectivement en train de former des leaders », a déclaré Flavien Bachabi, président de l’Autorité de régulation des communications électroniques et de la poste (Arcep) et parrain de la convention. Pour lui, les derniers jours de la convention le confortent à l’idée que la Jci est dans de bonnes mains. Le parrain de la 29e convention de la Jci qui admire cette armée de jeunes leaders, avoue demeurer avec cette pépinière d’hommes engagés qui savent ce qu’il y a à faire, comment le faire et également le faire faire.
Il conseille à la nouvelle équipe dirigeante de regarder dans le rétroviseur mais d’engager des mesures correctives afin d’avancer plus vite. Il apprécie « les projets anonymes bien ciblés mais qui répondent aux besoins des populations ».
Plaçant son mandat sous le thème "Investissons dans la communauté", Ismaël Mamadou reconnaît aussi bien la complexité que la multiplicité des défis à relever. Il déclare être dans une position de responsabilité de surface comptant sur la collaboration des compétences de l’ombre pour mener à bon port le bateau Jci dont il assure la présidence pour 2019. Il compte accomplir la mission en se concentrant sur la responsabilité, en accélérant la professionnalisation et en favorisant la culture de la collaboration. Car en 2019, l’organisation célébrera ses 30 ans d’existence.
« Je dois partir avec le sentiment du devoir accompli », a affirmé Gildas Odilon Sèhlin, président Jci 2018, heureux d’avoir contribué à bâtir l’édifice Jci. Il a témoigné sa gratitude au membre anonyme et présenté des excuses à ceux qu’il a pu offenser.

Société 16 oct. 2018


Célérité du parquet spécial de la Criet: « Nous procédons à la mise en œuvre de la loi, c’est tout notre job ! », dixit Gilbert Togbonon

Au lendemain de son installation, la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet) n’a pas attendu longtemps pour faire parler d’elle. Ses échos, comme un coup de tonnerre, ont retenti dans tout le pays et, tel un éclair, ont traversé les frontières. Des dossiers ici, voire des condamnations déjà sans compter des critiques, des attaques personnelles à l’encontre du parquet spécial. Le procureur spécial, Gilbert Ulrich Togbonon, clarifie, confie et met en garde.

La Nation : La Criet est-elle née avec des dents ? Au regard de sa promptitude sur les dossiers et de son dévouement à la tâche, en moins de deux mois, d’aucuns l’assimilent à une machine téléguidée, à de l’activisme ou du zèle… Qu’en dites-vous ?

Gilbert Togbonon : Nous ne sommes pas législateurs ! Les députés ont voté une loi, laquelle a été promulguée. Nous nous sommes simplement approprié la loi et nous procédons à sa mise en œuvre. C’est tout notre job ! Les attributions de la Criet sont contenues dans la loi qui a été votée par l’Assemblée nationale. Dès que j’ai été installé dans mes fonctions, ma première préoccupation a été de cerner les attributions du parquet spécial de la Criet. Quelles sont les attributions du procureur spécial et qui sont ses partenaires dans l’exécution de sa tâche au vu de la législation de ce pays ? C’est ce qui nous a permis de sortir, courant septembre, un manuel de procédure. Et quand vous prenez ce manuel, vous pourrez comprendre ce que nous faisons et avec qui nous le faisons.Quand j’étais procureur à Cotonou, j’ai réalisé un manuel de procédure qui retrace ce que je dois faire et c’est ce qui m’a permis de parvenir aux résultats que j’ai laissés. Ici également, j’ai sorti ce manuel de procédure pour énoncer ce que je dois faire. Tout ce que le parquet a à faire, s’y trouve, écrit, bien encadré et c’est ce que nous faisons. Si quelqu’un est contre, qu’il prenne son stylo et écrive au lieu d’aller sur les réseaux sociaux. C’est dans l’écriture, l’échange et la publication que la science évolue. Aujourd’hui, je suis procureur spécial, demain il y aura un autre procureur, ainsi de suite. Les hommes vont passer, je vais passer, l’institution va demeurer.

Avec tout le dynamisme de la Criet, il est difficile de suivre le fil des activités. Quels sont le bilan des audiences et l’impact à ce jour ?

J’ai été installé dans mes fonctions, en tant que ministère public, procureur spécial, le 27 août 2018 à Cotonou. Le lundi 3 septembre, je suis venu dans ce qui me sert de locaux provisoires à Porto-Novo et j’ai démarré mes activités. A ce jour même, je n’ai pas encore de bureau. Je suis dans la salle d’attente. Ce qui veut dire que j’ai démarré le travail sur les chapeaux de roues. Déjà le jeudi 6 septembre, la première audience a eu lieu avec la comparution de huit trafiquants de drogue et de chanvre indien dont deux ont été condamnés à 20 ans de prison. Le jeudi 20 septembre, la deuxième audience a eu lieu. Deux semaines après, la troisième audience s’est tenue. Ce jour, lundi 15 octobre, se déroule la cinquième audience. Il faut faire remarquer que le Bénin, avant l’avènement de la Criet, était sur une plaque rouge en matière de lutte contre la drogue. Il a suffi de deux audiences à la Criet pour qu’aujourd’hui, le Bénin change de statut. Le Bénin n’est plus une plaque tournante de la drogue. C’est déjà une fierté. Si vous suivez les statistiques, depuis deux semaines, on n’a pas arrêté un seul trafiquant de drogue au Bénin. Or, c’est par semaine qu’on arrêtait au moins deux à l’aéroport international de Cotonou. Tout simplement parce que les juges ont suivi les réquisitions du ministère public. La destination Bénin pour la drogue est devenue un risque. Et dès lors, plus rien depuis deux semaines, plus de dossier de cocaïne encore moins d’héroïne.Vous pouvez vous renseigner à l’Office central de répression des trafics illicites des drogues et précurseurs (Ocertid). Et pour décourager les crimes économiques, le trafic de la drogue et le terrorisme, nous travaillons avec plusieurs structures. En dehors des officiers de police judiciaire et des différentes juridictions, nous travaillons avec les structures étatiques consacrées sur les thématiques de la Criet, par exemple l’Autorité nationale de lutte contre la corruption (Anlc) que la loi reconnaît et qui peut se constituer partie civile à l’audience, l’Autorité de régulation des marchés publics (Armp), le Bureau d’analyse et d’investigation (Bai), la Cellule nationale de traitement des informations financières (Centif), la Direction générale des Impôts, la Direction des Douanes, la Commission nationale de lutte contre le terrorisme, l’Ordre des experts comptables surtout avec les commissaires aux comptes qui ont une obligation de dénonciation. Nous travaillons aussi avec les structures de la société civile intervenant sur les mêmes thématiques dont les Ong Social Watch, Alcrer, Fonac, Transparency Bénin et la Commission béninoise des droits de l’Homme. Tout est écrit dans le manuel de procédure du parquet spécial de la Criet avec le rôle de chaque collaborateur.

Avec l’actualité de l’affaire Ajavon, une polémique est née. La Criet est-elle juge en premier et dernier ressort ?

C’est une affaire qui est en cours, je ne veux pas en parler. Mais pour ce qui intéresse ici, moi je demanderais aux uns et aux autres de lire la loi et de ne surtout pas faire une lecture parcellaire. Pour comprendre la législation sur la Criet, il faut lire la loi portant organisation judiciaire en République du Bénin. Il faut lire le nouveau Code de procédure pénale et la loi portant création de la Criet. C’est dans cet ensemble qu’il faut appréhender les compétences de la Criet et son fonctionnement. Même des professeurs d’université, titulaires et agrégés n’ont pas fait cette lecture et se sont permis de faire certains commentaires. Il faut lire les textes et mieux comprendre afin d’éclairer les citoyens. Le législateur a tout prévu. Maintenant, si l’on a des griefs contre la loi, il faut retourner à l’Assemblée nationale et non s’attaquer aux magistrats qui exercent. Même au premier degré, il y a des matières pour lesquelles le tribunal de première instance est juge en premier et deuxième ressorts. Il n’y a pas d’appel pour ces matières. Ce n’est rien d’extraordinaire. En plus, le pourvoi en cassation reste possible et cela est clairement inscrit dans la loi portant création de la Criet. C’est la loi. Il faudrait que ceux qui ont des griefs contre la loi puissent saisir le Parlement pour demander son amélioration. C’est tout ce que je peux leur dire.

Procureur spécial près la Criet, avec de denses attributions ! Une lourde charge qui n’est pas à l’abri des critiques fusant de toutes parts. Mais vous semblez impassible ! Comment vivez-vous les attaques personnelles ?

Je constate que ceux qui aujourd’hui utilisent l’arme des réseaux sociaux n’ont pas bien lu ou n’ont pas du tout lu le code sur le numérique. Je voudrais leur dire que mon silence ne veut pas dire que je ne sais pas répondre aux attaques. Je réserve mes droits de réponse juridiques. Je n’attaquerai personne par les réseaux sociaux. Tous ceux qui ont écrit des choses sur moi sur les réseaux sociaux, qu’ils sachent que je conserve leurs propos quelque part et quand je serai déchargé de mes fonctions, c’est en ce moment-là qu’ils vont faire les frais de procédure et nous allons régler tout cela devant les tribunaux. Le délai de prescription c’est trois ans. Si les faits ne sont pas prescrits, ils n’ont qu’à se préparer à en répondre devant les juridictions. Je ne ferai pas une guerre d’institution maintenant. Je prends patience. Ceux qui m’ont attaqué personnellement, je conserve leurs propos, je les enregistre, ils sont identifiés et j’attends le jour où je serai déchargé de mes fonctions, car j’ai un nom à défendre. Les gens ont oublié que la roue tourne. Ceux qui travaillent ici vont partir et ceux de cette même profession qui sont aussi en train de critiquer viendront porter la même charge pour continuer. A leur tour, on verra ce qui va se passer. C’est une institution qui demeure. Ils viendront et nous verrons.

Propos recueillis par Anselme Pascal AGUEHOUNDE

Société 16 oct. 2018


Eliminatoires de la Can 2019-Bénin-Algérie: Le rendez-vous de tous les espoirs pour les Ecureuils

Les éliminatoires de la Can Total, Cameroun 2019, abordent depuis dimanche 14 octobre dernier, leur 4è journée. C’est ce jour, mardi 16 octobre, que le gros lot des matches programmés a lieu. Dans le groupe D, les Ecureuils du Bénin accueillent les Fennecs de l’Algérie à Cotonou. Battus (2-0), lors de la 3e journée, vendredi 12 octobre dernier au stade Mustapha Tchaker de Blida, à Alger, c’est avec un esprit revanchard et le cœur à l’ouvrage que Stéphane Sességnon et ses coéquipiers aborderont cette explication.

L’entrée étant déclarée libre et gratuite, grande devrait être la mobilisation du public sportif au stade Général Mathieu Kérékou, cet après-midi. Ce sera pour soutenir les Ecureuils qui jouent leur survie face aux Fennecs de l’Algérie. Leurs adversaires les ayant défaits (2-0), il y a quelques jours à Blida, une banlieue d’Alger, une victoire est donc impérieuse pour les poulains de Michel Dussuyer. Un match nul les mettrait désormais sous pression. Il les obligerait, pour la suite des éliminatoires, à jouer calculette en mains. Pour ne pas compromettre ou voir s’éloigner leurs chances de se qualifier à la phase finale de la Can, Cameroun 2019, une défaite de leur part n’est pas à souhaiter. Elle est à exclure. Le mieux pour Stéphane Sességnon et ses coéquipiers face aux Fennecs de l’Algérie, cet après-midi, ce sera la victoire. Ce qui leur permettra de ne pas rester éloignés de la tête du classement du groupe.
Pour ce faire, ils doivent hausser leur niveau de jeu et aller chercher leurs adversaires. Ils auront à se porter beaucoup plus à l’avant. Ce qu’ils n’ont jamais fait jusque-là. Lors de leurs deux sorties, toutes effectuées à l’extérieur, Michel Dussuyer s’est souvent montré prudent. Evoluant cette fois-ci à domicile, il va falloir prendre des options offensives, en densifiant davantage le milieu et l’attaque.
En prélude à cette rencontre, le sélectionneur national et le capitaine des Ecureuils, Stéphane Sességnon étaient face à la presse hier dans l’après-midi. C’est pour réaffirmer la détermination à nulle autre pareil avec laquelle ils comptent aborder cette explication.
Tout comme Michel Dussuyer avec les Ecureuils du Bénin, ce sera également le troisième match des Fennecs de l’Algérie sous l’ère Djamel Belmadi. A Cotonou, il cherchera à confirmer la victoire acquise à Blida. Fort de leurs individualités, ce sera l’occasion pour ses poulains de conforter leur place de leader et de décrocher du coup, leur qualification. Ferghouli, Ryad Marhez, Brahimi et autres qui adorent les espaces, en auront pour s’exprimer librement.
Avant la reconnaissance de la pelouse du stade Général Mathieu Kérékou qu’ils ont effectuée hier, lundi 15 octobre, dans l’après-midi, les protégés de Djamel Belmadi se sont accordé une petite balade au bord. C’était dans la matinée. Ils affichent une certaine sérénité.
Tenant compte de l’état de la pelouse, Djamel Belmadi, a-t-on appris, devrait bien faire confiance à Sofiane Feghouli d’entrée de jeu et avec le brassard de capitaine en plus. Il envisage d’autres changements dont certainement l’incorporation d’Aïssa Mandi à droite, avec un rôle de joker pour Youssef Attal.
C’est des arbitres zambiens qui dirigeront ce match. Jackson Pavaza sera au sifflet. Ses 1er et 2e assistants sont respectivement Matheus Kanyanga et David Tauhulupo Shaanika. Isaskar Boois est l’arbitre de table.

Sports 16 oct. 2018


Médiateur de la République : Qui pour succéder à Joseph Gnonlonfoun ?

Le médiateur de la République est en fin de mandat après cinq années d’exercice non renouvelable. Joseph Houessou Gnonlonfoun devra passer le témoin à son successeur qui sera nommé par le chef de l’Etat, Patrice Talon.

La succession du médiateur de la République est désormais ouverte. Nommé par décret n°2013-395 du 7 octobre 2013, Joseph Houessou Gnonlonfoun qui a été installé dans ses fonctions le 14 octobre 2013 après prestation de serment devant le président de la République qui l’a promu, a achevé son mandat de cinq ans non renouvelable. L’homme qui a succédé au professeur Albert Tévoèdjrè devra lui-même passer le témoin. Du coup, les regards sont désormais tournés depuis le samedi 13 octobre dernier, vers le chef de l’Etat, Patrice Talon, pour pourvoir à la nomination du nouveau médiateur de la République. Comme il est de coutume en de pareilles circonstances, plusieurs noms circulent dans les couloirs de l’institution à Porto-Novo. Cette nomination ne va certainement pas tarder. Peut-être qu’elle sera connue lors du Conseil des ministres de demain mercredi 17 octobre. Pour l’instant, le magistrat à la retraite est encore en poste en attendant de connaître son successeur. Celui-ci doit être choisi, conformément à l’article 3 de la loi n°2009-22 du 11 août 2009 instituant le médiateur de la République, « en raison de sa grande expérience de la vie et des affaires publiques, de ses compétences professionnelles éprouvées, de sa bonne moralité et de son attachement à la concorde et à la paix sociales». Cette personnalité est attendue pour poursuivre la mission du médiateur de la République chargé de recevoir les griefs des administrés relatifs au fonctionnement des administrations centrales de l’Etat, des collectivités décentralisées, des établissements publics et les étudier afin d’y apporter des solutions équitables. Le médiateur de la République a également pour mission de suggérer au chef de l’Etat des propositions tendant au fonctionnement normal et à l’efficience des services publics. Il contribue de façon générale à l’amélioration de l’Etat de droit et de la gouvernance administrative.

Plus de 4400 recours traités

Aux termes de l’article 9 de la loi citée supra, « le médiateur de la République peut, à la demande du président de la République ou du gouvernement, des membres de toute autre institution de la République, participer à toute activité de conciliation entre l’administration publique et les forces sociales et/ou professionnelles. Il peut également être sollicité par le président de la République pour des missions particulières relatives aux questions de réconciliation et de paix aux niveaux national, régional et international ».
Toutefois, le médiateur de la République est limité dans son champ de compétence et d’intervention. Ainsi, les différends notamment qui peuvent s’élever entre les personnes physiques ou morales privées et les procédures engagées devant la justice ou la dénonciation d’une décision judiciaire ne relèvent pas de la compétence du médiateur de la République. Lorsqu’il est saisi d’un recours relatif à l’un des domaines ci-dessus cités, la loi lui fait obligation d’adresser au réclamant une suite lui indiquant une démarche alternative. Seulement, la mission et le champ de compétence du médiateur de la République restent encore peu compris du grand public. Certains estiment à tort ou à raison que c’est une institution budgétivore. Là-dessus, les responsables de l’organe s’en défendent. « Le médiateur de la République est une institution utile. Il faut déjà avoir un problème administratif pour se rapprocher de lui pour voir les diligences qui sont faites dans le dénouement de tel ou tel dossier », contre-attaque Bienvenu Padonou, directeur des Recours du médiateur de la République. Selon lui, l’institution a reçu et traité plus de 4400 réclamations des citoyens sur les cinq ans dont 385 déjà en 2018. Plus de la moitié des recours ont prospéré et sont sanctionnés par des succès, note-t-il.«Tout le monde se plaint de notre administration et dans le même temps on ne veut pas qu’il y ait quelqu’un qui travaille à régler les dysfonctionnements de l’administration. C’est comme si on veut une chose et son contraire », observe le directeur des Recours du médiateur de la République.
Au nombre des cas de médiation réussie suite à l’intervention du médiateur de la République, Bienvenu Padonou cite le dossier des étudiants béninois inscrits en stomatologie et en odontologie et dont le Bénin n’a pas le matériel technique requis pouvant permettre à ces derniers de faire une spécialisation correcte. Ils ont vu leur situation réglée par le Conseil des ministres qui leur a trouvé de bourses d’études à l’étranger afin qu’ils poursuivent leur formation. Cette situation a été réglée grâce à l’intervention du médiateur de la République saisi par les étudiants et qui a intercédé pour eux auprès du ministère chargé de l’Enseignement supérieur.

Institution utile ?

Un autre cas symptomatique, poursuit Bienvenu Padonou, est celui d’un enseignant en service dans la commune de Klouékanmè dans le Couffo admis au concours d’entrée dans la Fonction publique, mais en même temps en situation de reversement en agent contractuel d’Etat. Son contrat de reversement est signé par lui mais l’administration n’a pas apposé sa signature. L’acte est finalement paru, rappelle le directeur des Recours du médiateur de la République, pendant qu’il a abandonné ce contrat pour aller en formation à l’Ecole nationale des instituteurs. Mais entre-temps des agents de la Recette-Perception de Klouékanmé ont intercepté le contrat signé et ont perçu ses salaires en ses lieu et place pendant trente mois. La supercherie a été découverte lorsque le pauvre agent a demandé l’établissement de sa fiche de paie pour le concours d’agent contractuel de l’Etat pour lequel il est admis. L’administration des Finances lui a opposé une fin du non-recevoir. Il lui a été servi que son nom se trouve dans la base de données des agents titulaires de fiche de paie et qu’il a régulièrement touché ses salaires. L’instituteur a tenté de se justifier qu’il n’a jamais touché de salaire depuis trente mois mais en vain. C’est ainsi qu’il a saisi le médiateur de la République qui s’est impliqué dans le dossier. De fil en aiguille, il a été révélé que l’agent a raison. Ses trente mois de salaires évalués à quatre millions ont été perçus par des agents de la Recette-Perception de Klouékanmè, tous aujourd’hui en prison. Le réseau de fraudeurs a été démasqué. «Le médiateur de la République a fait non seulement, dans ce dossier, œuvre utile pour l’enseignant, mais aussi pour l’administration publique », se réjouit Bienvenu Padonou. Le directeur des Recours du médiateur de la République n’oublie pas non plus le cas de l’épouse de l’ex-préfet de Boukombé, Pamphile Hessou, qui pendant très longtemps n’a pu obtenir la pension de veuvage de son mari décédé. Par l’intervention du médiateur de la République, informe Bienvenu Padonou, les services du Trésor public lui ont donné satisfaction en faisant fi de l’acte de décès de son mari que l’administration des Finances lui réclamait avant de lui délivrer cette pension de veuvage. Elle est en possession de l’acte depuis 2016 suite à l’intervention du médiateur de la République. « Après le domaine du foncier, la gestion de carrière des agents de l’Etat est le deuxième secteur dans lequel le médiateur est le plus saisi », relève le directeur des Recours du médiateur de la République. Il reviendra au successeur du magistrat à la retraite d’imprimer à l’institution sa marque afin de gagner définitivement la confiance des administrés?

Actualités 16 oct. 2018


Métier d’agent de sécurité au Bénin: La croix et la bannière

Le secteur de la sécurité est en plein essor et recrute à tour de bras. Pourtant, les conditions de travail de ces agents ne sont pas reluisantes. Ils sont nombreux, ces jeunes qui, de jour comme de nuit, sont appelés à veiller sur les hommes et leurs biens.

A peine a-t-il fini de s’habiller que Christian court pour ouvrir la portière d’un véhicule immobilisé devant son lieu de service. Matraque en main, godasses aux pieds et sifflet à la bouche, ce jeune garçon de 25 ans a la responsabilité d’assurer la sécurité d’un hôtel de la place.

Tout comme lui, ils sont nombreux, ces jeunes sortis d’universités ou non, à se lancer bon gré mal gré dans le métier de vigile à la recherche de quoi assurer leur quotidien.Tandis que certains bénéficient d’un encadrement digne du nom, d’autres sont formés sur le tas. Ceci engendre une mauvaise performance de leur part. Yacoubou Aliwanoumon, directeur d’une société de sécurité de la place, confirme qu’il y a assez de maux qui minent le secteur de gardiennage au Bénin. Il pointe du doigt les sociétés qui ne donnent aucune formation de base à leurs agents avant de les déployer sur les «sites». C'est la raison pour laquelle l’on assiste de temps en temps à des défaillances chez ces jeunes. «Ici, nous ne sommes pas à l’abri du vol. Cela arrive quotidiennement au point où certains de nos collègues se retrouvent derrière les barreaux pour une moindre erreur », affirme Georges, un agent de sécurité de la place. « Quand ces petites erreurs surviennent, c’est nous qui payons les frais. On nous envoie à la Police pour signer des engagements. Parfois, on nous jette carrément en prison bien qu’on ne soit ni de près ni de loin mêlés à ce vol », poursuit-il.
Peu importe le salaire, l’agent de sécurité se doit de faire preuve de vigilance et d’accomplir convenablement la tâche qui est la sienne. Bien qu’ils soient parfois contraints de faire des heures supplémentaires et d’être exposés sà tous les risques, ces agents se plaignent tous les jours de leurs salaires. «Mon patron me paie 35.000 f cfa par mois. C’est insuffisant, vu les charges que j’ai. Je suis obligé de solliciter à des moments donnés l’aide d’un ami pour pouvoir joindre les deux bouts», confie un agent qui a requis l’anonymat.
Le président de l’Association nationale des agents de sécurité privée du Bénin, Jean Claude Gouton, évoque le fait que le secteur de la sécurité soit exposé à plusieurs difficultés. Le salaire des agents est très bas, c’est-à-dire qu’ils sont payés en dessous du Smig au mépris des textes en vigueur. Au lieu de 60 h de travail par semaine, l’agent de sécurité va jusqu’à 72h ou carrément sept jours sur sept sans repos. Cette situation engendre une inefficacité des agents sur le terrain. Il précise qu’avec la collaboration du ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique, les démarches sont en train d’être menées pour recadrer le secteur et assurer de meilleures conditions de travail aux agents de sécurité.

Société 15 oct. 2018


Planification familiale: CéRadis publie la contribution des médias béninois
[caption id="attachment_31096" align="alignnone" width="1024"]Le présidium lors du lancement du Press-Book[/caption]

Le Cercle de réflexion et d’actions pour le développement intégré et la solidarité(Céradis)a procédé, vendredi 12 octobre dernier, au lancement du press-book sur l’état de la planification familiale au Bénin. C’est une contribution de la presse béninoise aux efforts de plaidoyers des Osc. L’activité entre dans le cadre de la Journée internationale de la fille, édition 2018.

La presse béninoise n’est pas inactive face au challenge pour le repositionnement de la planification familiale. Elle y a apporté sa contribution à travers des productions avec le soutien technique du CéRadis en vue d’une meilleure efficacité des politiques publiques en matière de planification familiale. On peut retrouver différentes thématiques compilées et traitées à travers différents genres journalistiques. Cette revue de presse est la troisième du genre portant le sceau du CéRadis. Elle reflète le regard de la société civile eu égard à ses motivations et attentes par rapport aux engagements pris par l’Etat pour le repositionnement de la planification familiale au Bénin. 

« Ce press-book est le symbole de la grande complicité et de la synergie d’actions qui doivent toujours exister entre les organisations qui œuvrent pour le droit à la santé et les professionnels de la presse engagés pour la promotion du développement social et durable », apprécie le directeur exécutif du CéRadis, Nourou Adjibadé.
Le document fait un point non exhaustif du chemin parcouru par le Bénin en termes d’engagement en matière de planification familiale et des défis qui l’attendent. « Le suivi des engagements pris par le Bénin en matière de santé de la reproduction et planification familiale est impératif au regard du faible niveau des indicateurs en santé et de l’insuffisance d’un leadership éclairé des acteurs nationaux impliqués dans l’atteinte des objectifs de développement durable en matière de santé. Il est donc impérieux de suivre ces engagements pour constater les progrès et surmonter les obstacles. C’est le sens de ce press-book », explique-t-il.
Tous les chantiers en matière de la planification familiale ont été parcourus avec comme boussole le plan d’action national budgétisé pour le repositionnement de la planification familiale (2014-2018). Entre autres, les défis et enjeux liés à la demande et à l’offre de service de Pf, le genre et la planification familiale, l’environnement habilitant les textes de lois en matière de santé sexuelle et reproductive et le niveau d’application des textes.

Baliser le chemin pour les défis futurs

Cette production de presse balise le chemin pour les défis en attente. « Ce press-book est révélateur des progrès réalisés depuis le lancement du partenariat de Ouagadougou en février 2011 et renseigne à suffisance sur les enjeux auxquels tous les acteurs doivent faire face dans les prochaines années », souligne Nourou Adjigbadé.
Il est un outil qui accompagne les actions de plaidoyers du
CéRadis en matière de planification familiale. D’où la satisfaction du président de l’Union des professionnels des médias du Bénin, Franck Kpochémè, qui salue la contribution de la presse nationale et l’exhorte à plus d’engagement pour l’atteinte des objectifs fixés par le Bénin.
Le lancement de ce document coïncide avec la Journée internationale de la fille. Une manière pour CéRadis de faire toucher du doigt les écarts à combler dans les rangs des adolescents et jeunes, en matière de planification familiale. Les chiffres énumérés par la représentante de la direction de la Santé de la mère et de l’enfant, Aminatou Baco Mama Chabi, renseigne sur les efforts à fournir au profit de la cible. « Une femme sur cinq qui meurt d’une grossesse ou d’un accouchement est une adolescente, soit 14% des filles de moins de 15 ans et 35% des filles de moins de 18 ans mariées.
Toutefois, CéRadis s’emploie à corriger les faibles performances du Bénin en matière de Pf. Ses efforts dans le domaine des droits humains sont reconnus et récompensés à l’international à travers un prix spécial, pour sa participation « aux prix des Droits de l’homme de la République française ‘’Liberté-égalité-fraternité’’, édition 2017 ». Un motif d’encouragement et de détermination pour la structure dont la motivation pour les questions de santé sexuelle et reproductive, de même que des droits humains n’est point à démontrer.

Société 15 oct. 2018


Réalisation d’infrastructures sous la Rupture: Démarrage imminent des travaux de la route Kétou-Idigny-Savè

Les travaux de construction de la route Kétou-Idigny-Igbodja-Savè et ses bretelles notamment Savè-Okèowo-Frontière Nigeria seront officiellement lancés en janvier 2019. La bonne nouvelle a été annoncée aux populations de Kétou et du Plateau massivement mobilisées, lors du meeting politique du Rassemblement national de la démocratie (Rnd) tenu samedi 13 octobre dernier.

L’information a été apportée par l’ancien ministre des Infrastructures, Hervé Hèhomey. Selon lui, le financement de cette route, longue de 85 km, est entièrement bouclé par le gouvernement. L’acte d’entrée en vigueur de l’accord de financement a été signé le 6 octobre dernier par la République fédérative du Brésil. Cette signature fait suite à l’autorisation de ratification de l’accord de crédit donnée en octobre 2017 par l’Assemblée nationale et de la ratification de l’accord proprement dit le 9 novembre 2017 par le président Patrice Talon. Le marché a été signé en juin 2018 entre l’entreprise brésilienne devant exécuter le projet et l’Etat béninois. Cette entreprise est déjà à Cotonou et est en train de réaliser actuellement les actions préliminaires en vue du démarrage effectif du projet, informe Hervé Hèhomey. A en croire ce dernier, le président du Rnd, le député Jean-Michel Abimbola a été pour beaucoup dans la concrétisation de ce projet qui permettra de rapprocher davantage les populations frères de Kétou et de Savè. Mieux, la réalisation de ces travaux permettra de renforcer le réseau routier des départements de l’Ouémé et du Plateau qui bénéficient déjà des projets de construction des routes Porto-Novo-Akpro-Missérété-Sakété-Pobè avec ses bretelles Pobè-Obèlè Frontière Nigeria et Zian-Igolo-Frontière Nigeria sans oublier le chantier Pobè-Adja-Ouèrè-Ouinhi. Tous ces différents travaux sont actuellement en cours de réalisation, renseigne l’ancien ministre des Infrastructures qui invite les populations de Kétou et du Plateau à se mobiliser autour du Pag pour la réalisation des autres projets prévus pour le Plateau en général et Kétou en particulier.

 

Société 15 oct. 2018


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