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Nouvelles

Croissance dans l’Uemoa : l’activité économique maintient sa tendance haussière
Pour les prochains mois, les économies de l’Uemoa pourraient poursuivre la reprise entamée depuis juin 2020 alors que les tensions inflationnistes resteraient fortes, selon la Bceao. La croissance économique, en variation annuelle, atteindrait respectivement 5,4 % et 5,3 % aux deuxième et troisième trimestres 2022 dans l’Uemoa, après une réalisation de 5,0 % le trimestre précédent, selon les prévisions de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bceao). Dans la Note mensuelle de conjoncture économique dans les pays de l’Uemoa d’avril, l’institut d’émission estime que les économies de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) poursuivraient la reprise entamée depuis le mois de juin 2020 au cours des prochains mois et ce, en lien avec la baisse des contaminations à la Covid-19 et l’exécution des plans de relance. Selon les résultats de l’enquête de conjoncture, l’activité économique serait bien orientée dans l’ensemble des secteurs d’activités: transport, tourisme, hôtellerie, etc. Les chefs d’entreprise interrogés anticipent une hausse de leurs activités au niveau du commerce, des industries manufacturière et extractive, ainsi que des services marchands, en lien avec l’accroissement des demandes intérieure et extérieure, rapporte la Note. Ainsi, les performances des économies de l’Uemoa seraient tirées par la bonne tenue des services et des activités commerciales, ainsi que par la hausse continue des prix des principaux produits de base exportés, indique la Banque centrale. En fait, les informations disponibles font état d’une accélération du rythme de progression de l’inflation, en glissement annuel, à 6,7 % à fin avril et à 6,8 % à fin mai 2022. A en croire la Bceao, cette accélération des tensions inflationnistes serait liée au renchérissement des prix des produits pétroliers et alimentaires en raison de l’envolée des cours mondiaux exacerbée par la crise russo-ukrainienne. Les perspectives économiques demeurent, toutefois, encore entourées de risques baissiers du fait des incertitudes relatives à l’évolution de la crise sanitaire, à l’environnement sécuritaire dans l’Union, à l’orientation des cours du pétrole ainsi qu’à l’impact des tensions géopolitiques dans le monde. En termes d’évolution de la situation monétaire de l’Uemoa, la masse monétaire se situerait à 42 222,1 milliards F Cfa en mars 2022 contre une réalisation de 37 602,7 milliards F Cfa un an plus tôt, soit une hausse de 4 619,4 milliards F Cfa représentant 12,3 %. Cet accroissement résulterait de la progression des créances intérieures (sur les unités de l’administration publique centrale et sur l’économie) à hauteur de 6 609,5 milliards F Cfa (+17,5 %), tandis que les actifs extérieurs nets (Aen) ont reculé de 1 364,2 milliards F Cfa dans l’Union, précise la Bceao. En glissement annuel, il se traduirait par la hausse des dépôts de 3 575,9 milliards F Cfa (+12,4 %) et de la circulation fiduciaire de 1 043,6 milliards F Cfa (+12,0 %) à fin mars 2022. Economie 11 mai 2022


Inflation dans l’espace Uemoa : le Bénin, seul pays en dessous du critère de convergence
La Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bceao) a noté une hausse de l’inflation en mars 2022 au sein de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa). Le taux d’inflation au sein de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) a atteint les 6,6 % en mars 2022. C’est ce qu’indique la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bceao), dans son dernier bulletin mensuel des statistiques. Si le taux d’inflation au sein de l’Union a atteint 7,9 % au mois de janvier, soit son niveau le plus haut en six mois, il est redescendu à 6,1 % en février, avant de connaître une nouvelle hausse à 6,6 % en mars. Selon le bulletin mensuel des statistiques de la Bceao, le Bénin reste le seul pays à être en dessous du critère de convergence de l’Union, avec une inflation estimée à 2 % en mars contre 2,5 % en février 2020. La Côte d’Ivoire se situe à 4,5 % et le Niger enregistre une inflation à 5,3 %. Le Burkina Faso est le seul pays de la sous-région à afficher une inflation à deux chiffres. Un taux qui s’est d’ailleurs accéléré en passant entre février et mars, de 10,1 % à 13,5 %. Il est suivi par le Togo (8,8 %), le Mali (8,3 %), la Guinée-Bissau (6,8 %) et le Sénégal (6,2 %). Selon les statistiques de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bceao), le taux d’inflation au sein de l’Union en mars 2022, est tiré par la hausse des prix des produits alimentaires et boissons non alcoolisées, dont la contribution à l’inflation est passée, entre février et mars, de 4,9 à 5,4 points de pourcentage. Il s’ensuit les prix du logement, dont la contribution à l’inflation a stagné à 0,4 point de pourcentage ainsi que les transports, dont la contribution a augmenté de 0,1 point. Des efforts restent à faire La Bceao indique donc que l’accélération du rythme de progression du niveau général des prix demeure essentiellement imputable à la composante «Produits alimentaires », qui a connu une progression de 12,4 % au cours du mois sous revue, après une augmentation de 11,3 % un mois plus tôt. Le niveau élevé de l’inflation en mars 2022 s’explique également par la hausse des prix des composantes « Logement » et « Transport », qui ont progressé respectivement de 2,8 % et de 3,8 % au cours de la période sous revue. Il faut noter que les pays ouest-africains font face à une hausse des prix des denrées de grande consommation, que les experts expliquent par le conflit ukrainien, ainsi que les effets persistants de la pandémie de Covid-19. Et pour y faire face, de nombreuses décisions ont été prises par les pays membres de l’Uemoa. Au Bénin, le gouvernement a renoncé partiellement à la Tva sur le riz importé ainsi qu’à toutes taxes sur le riz et les jus de fruits produits au pays, sans oublier la subvention des produits pétroliers. Il est également décidé, pour une période de trois mois, la poursuite de l’application d’un taux forfaitaire libératoire de Tva sur le riz importé, l’exonération de la Tva sur les huiles végétales importées ou produites localement, l’exonération de la Tva sur la farine de blé importée ou produite localement, la mise en œuvre d’un abattement de 50 % sur le prix des frets maritimes et de 2/3 pour les frets aériens pour le calcul des droits de douanes à liquider. Une mesure qui permet de réduire les droits de douanes sur l’ensemble des produits importés et de baisser leurs prix de vente aux consommateurs. Aussi, face à la hausse brusque et vertigineuse des prix d’acquisition des intrants agricoles, le gouvernement a pris des mesures afin de stabiliser les prix de cession à un niveau soutenable à travers des exonérations temporaires pour le compte de la campagne agricole 2022-2023. En Côte d’Ivoire, le gouvernement a également suspendu les droits de douane sur le blé. Ainsi, de nombreuses mesures sont prises par les Etats au sein de l’Union pour une maîtrise de l’inflation. Economie 11 mai 2022


Indice des prix à la production vivrière : une hausse de 3,6 % au 1er trimestre 2022
L’indice des prix à la production vivrière affiche une hausse au 1er trimestre 2022 par rapport à la même période en 2021. L’indice des prix à la production vivrière s’est établi à 145,2 au 1er trimestre 2022, soit une hausse de 3,6 % par rapport à l’année dernière. C’est ce qu’indique l’Institut national de Statistique et de la Démographie (Instad) dans le bulletin trimestriel dévoilé le 4 mai 2022. Cette hausse s’explique par l’accroissement des indices des cultures maraichères (+23,4 %), des légumineuses (+18,3 %) et des céréales (+6 %). « En glissement annuel, cet indice (celui des céréales) a connu une hausse (+6,0 %) due principalement à l’accroissement de l’indice des prix du mil (+21,5) et du riz (+7,9). Cette situation traduit la forte demande de ces produits sur le marché au cours de la campagne céréalière », a souligné l’Instad. Cependant, comparé au dernier trimestre de l’année 2021, on enregistre plutôt une baisse de l’indice des prix à la production des céréales de 29,0 %. Il prend en compte le maïs, le Sorgho blanc, le mil, et le riz. « Ce relâchement est favorisé essentiellement par le repli des indices du maïs (-38,4 %) en rapport avec l’abondance observée dans la production de cette culture en période de récolte », précise le bulletin. En ce qui concerne les racines et tubercules qui regroupent le manioc, la patate douce, le taro et l’igname, l’indice des prix affiche 143,3 au premier trimestre 2022 contre 133,6 au quatrième trimestre 2021, soit un accroissement de 7,3 %. « La hausse de cet indice est imputable essentiellement au renchérissement des prix du manioc dont l’indice a connu une hausse de 69,1 %. Les évolutions de prix observées sont dues d’une part, à la rareté de ces produits du fait que le premier trimestre soit la période des dernières récoltes des racines et tubercules et d’autre part, à la présence des acheteurs des pays voisins sur nos marchés », font remarquer les statisticiens de l’Instad. Par contre, l’indice des prix à la production des légumineuses affiche une baisse de 7,4 % par rapport au quatrième trimestre 2021. Une situation qui s’explique par la baisse des indices des prix à la production de tous les produits de ce sous-groupe, notamment le haricot (-6,4 %), le pois d’angole (-30,2 %) et le voandzou (-14,6 %). Du côté des produits maraichers, une hausse de 56,6% a été notée par rapport au trimestre précédent. L’évolution des indices de la tomate (+60,5 %) et du piment (+76,1 %) a été à la base de cette augmentation. Ces indices sont basés sur l’’ensemble des marchés primaires qui correspondent à ceux situés très proches des lieux de production et sur lesquels les prix des produits sont collectés mensuellement par l’ex-Onasa. Au total, 16 produits vivriers sont suivis. Economie 11 mai 2022


Coupe du monde 2022 au Qatar : début du compte à rebours
À quelques mois du coup d’envoi de la Coupe du monde de football 2022, le Qatar est prêt à accueillir un événement historique. En effet, la 22e édition de l’événement phare du ballon rond est la première à se dérouler au Moyen-Orient, ce qui a été salué par une résolution des Nations Unies. L’organisation d’un tel événement sportif est considéré comme profitable aux populations actuelles mais également aux générations futures.   Du 21 novembre au 18 décembre, le Qatar accueillera la Coupe du monde de la Fifa 2022. Organisée durant l’automne pour épargner aux joueurs les fortes chaleurs, la compétition internationale sera disputée par 32 équipes. Pour la 14e fois, c’est la marque allemande Adidas qui a conçu le design du ballon nommé « Al Rihla» (le voyage en arabe). Comme le veut la tradition, le Qatar, pays hôte, disputera le match d’ouverture, le 21 novembre, face à l’Equateur. Huit stades prêts Les 62 matchs seront répartis entre huit stades dont certains sont des chefs-d’œuvre architecturaux. Six d’entre eux sont d’une capacité de 40 000 places, un de 60 000 places et enfin le plus grand à une capacité de 80 000 places. Ils sont tous situés à moins d’une heure du centre de Doha. Ainsi, supporters et joueurs seront toujours au cœur de l’action. Et, fait unique, le public pourra assister à plus d’un match par jour au début du tournoi. Une première pour l’Afrique Cette édition porte une autre première, celle où quatre entraineurs africains qualifient leurs pays respectifs à la Coupe du Monde de football. Aliou Cissé (Sénégal), Rigobert Song (Cameroun), Jalel Kadri (Tunisie) et Otto Addo (Ghana) ont réalisé la prouesse de qualifier leurs sélections nationales à une Coupe du Monde de football. Huit arbitres africains ont été retenus par l’instance faîtière du football mondial. Il s’agit de l’Algérien Mustapha Ghorbal, du Marocain Redouane Jiyed, l’Ethiopien Balmak Tessema, du Sud-Africain Victor Gomez, du Sénégalais Maguette N’diayee, du Congolais Jean Jacques Ndala, du Gambien Papa Bakary Gassama, et du Zambien Janny Sikazwe. Le Sénégal, champion d’Afrique en titre, jouera contre l’équipe des Pays-Bas, le 21 novembre, à 13h. Nombre impressionnant de demandes Alors que 17 millions de billets avaient été demandés lors de la première vente (19 janvier-8 février), le Qatar a enregistré une demande de 23,5 millions de billets lors de la deuxième phase de vente (5 avril-12 mai). La Fédération internationale a indiqué que les huit pays les plus demandeurs sont l’Angleterre, l’Arabie saoudite, l’Argentine, le Brésil, les États-Unis, la France, le Mexique et le Qatar. Un tirage au sort viendra décider de l’attribution des billets. Les demandeurs de billets seront informés par courriel de l’issue de leur commande à compter du 31 mai. Une dernière phase de ventes « de dernière minute», dont les dates ne sont pas connues, est prévue. Evénement salué par l’Onu Les Nations Unies ont adopté, le 8 avril 2022, une résolution saluant la Coupe du monde 2022 de la Fifa. Les 193 membres de l’Assemblée générale ont exprimé leur soutien au projet « Coupe du monde 2022 en bonne santé: laisser un héritage pour le sport et la santé », lancé dans le cadre d’un partenariat pluriannuel entre la Fédération internationale de football association, l’Organisation mondiale de la Santé et le Qatar. En octobre 2019, l’Oms et la Fifa avaient conclu un accord de collaboration pour une durée de quatre ans en vue de promouvoir des modes de vie sains sur toute la planète par le biais du football. Legs pour les générations futures La Coupe du monde 2022 entend aussi léguer le bien-être aux générations futures. Des réformes ont été entreprises dans de nombreux domaines. Les conditions sociales ont été améliorées et le respect de l’environnement a guidé la construction de nouvelles installations. A ce jour, le Qatar est même en avance dans le Golfe, en termes de droit du travail. De passage à Doha, l’ancien capitaine anglais, David Beckham a déclaré : « Lorsqu’un pays a la chance d’accueillir une compétition aussi importante que celle-ci, c’est formidable pendant qu’elle se déroule. Mais lorsqu’elle se termine, le plus important est de laisser un héritage » . Sports 11 mai 2022


Sciences : Cette étude dévoile comment les moustiques nous repèrent  
Le paludisme est la principale cause de consultation dans les centres de santé au Bénin. A l’origine, il y a les piqures de moustiques. Les scientifiques de l'université de Princeton ont prouvé que ces insectes  sont guidés par « l’odeur humaine ». Vous vous êtes sans doute posés la question de savoir comment les moustiques parviennent à vous repérer, pour vous agresser. C’est agissant, surtout en saison pluvieuse où ces insectes se développent encore plus.
Une étude publiée dans la revue Nature le 4 mai 2022 vient de dévoiler le secret. « Les cerveaux des moustiques codent les caractéristiques uniques de l'odeur humaine pour conduire à la recherche d'hôtes », révèle les auteurs. Le mécanisme Jusque-là, pour distinguer l'odeur humaine de celle des animaux, les scientifiques pensaient que les moustiques développent un mécanisme sophistiqué. Voilà pourquoi ils ont voulu fouiller dans leur cerveau. Le constat est que les moustiques femelles à la recherche d'un hôte préfèrent fortement l'odeur humaine à l'odeur des animaux, mais on ne sait pas exactement comment elles distinguent les deux. [embed]https://twitter.com/Princeton/status/1521972968578027522?t=XAZ9yy7TBOwU0VUnSqNSPw&s=19[/embed] Et pour résoudre l’énigme, les de ces chercheurs sont basés sur une espèce invasive du moustique, Aedes aegypti, qui est plus connue dans la piqûre des humains. Ces chercheurs ont réussi à démontrer que les odeurs humaines et animales évoquent l'activité dans des combinaisons distinctes de glomérules olfactifs. Un glomérule en particulier est fortement activé par l'odeur humaine mais répond faiblement, voire pas du tout, à l'odeur animale. À l'aide de mélanges synthétiques, il a été démontré que la signalisation dans le glomérule sensible à l'homme améliore considérablement le comportement de recherche d'hôte à longue distance dans une soufflerie, récapitulant la préférence pour les odeurs humaines par rapport aux odeurs animales. " "Malgré la complexité de l'odeur humaine et le fait qu'elle ne contient pas vraiment de composés spécifiques à l'homme, les moustiques ont développé un mécanisme étonnamment simple pour nous reconnaître. Pour moi, c'est une histoire d'évolution : si nous créions un test statistique pour différencier l'odeur humaine, ce serait très complexe, mais le moustique fait quelque chose de remarquablement simple", écrit la chercheuse Carolyn Lindy McBride, cité par le Centre Presse. Pas si compliqué ! Dans le cerveau des moustiques se trouvent 60 centres nerveux, aussi appelés glomérules. Deux de ces derniers réagissent aux odeurs. Il y a d’abord un lanceur d'alerte qui signale les odeurs à proximité, peu importe lesquelles. Puis un autre lanceur se charge de confirmer, s’il s’agit ou non d'une odeur humaine. Les résultats de recherche montrent que les cerveaux des animaux peuvent distiller des stimuli olfactifs complexes d'une pertinence biologique innée en codes neuronaux simples et révèlent des cibles pour la conception de stratégies de contrôle des moustiques de nouvelle génération. Environnement 11 mai 2022


Expo Art du Bénin : Les empreintes de Dominique Zinkpè
Pour rehausser le volet art contemporain de l’exposition publique diptyque, au palais de la Marina, le sculpteur et plasticien béninois Dominique Zinkpè, fait découvrir cinq œuvres : la reine et les quatre princesses et petites princesses. A travers ces sculptures l’artiste rend hommage aux femmes pour le rôle combien important qu’elles jouent, dans l’ombre, au sein des palais royaux. Sur les installations de la séquence «Transition » de la partie contemporaine de l’exposition « Art du Bénin d’hier et d’aujourd’hui : de la restitution à la révélation », se dressent les géantes et belles sculptures de la reine et des quatre princesses et petites princesses. Nul ne passe dans les allées de l’exposition sans remarquer ces œuvres du célèbre artiste sculpteur et plasticien béninois Dominique Zinkpè.     [caption id="attachment_81564" align="alignnone" width="227"] La reine[/caption] L’icône béninoise rend ainsi hommage à toutes les femmes qui œuvrent aux côtés des rois au sein des palais royaux. « L’idée, c’est de simuler l’organisation des palais royaux au Bénin, pour sublimer les dames qui dirigent les palais royaux, qui les organisent assez souvent mais qui ne sont jamais visibles au premier plan. Mais ceux qui savent le savent, les palais royaux sont dirigés avec des dames. C’est pour dire que les reines mères sont toujours là aux côtés des rois et ont toujours leur parole, leur mot à dire et souvent elles sont écoutées par tous y compris le roi lui-même… », explique Dominique Zinkpè lors d’un échange à bâtons rompus dans son atelier à Abomey-Calavi. Les œuvres sont sculptées dans du bois et supportées par les fameux statuettes jumeaux (Hoho), une expertise dont seul Dominique Zinkpè détient le secret. « Je pouvais faire une cour royale mais j’ai décidé de faire une cour avec la reine et les princesses toutes portées par des hommes. Quand on voit leurs jupes, c’est dire que c’est la population qui les porte… », détaille-t-il. La symbolique de la pièce, dit-il, c’est que, que l’on soit président, roi ou reine, l’on doit être porté par le peuple. Restitution et révélation « Il faut reconnaître qu’il y a eu un engagement politique très fort qui a permis de ramener une partie des œuvres de nos ancêtres. Ça été long mais on peut célébrer ça actuellement », clame-t-il. Ces mots de l’artiste montrent à quel point il est heureux de vivre la restitution et de participer à l’exposition publique diptyque. « J’ai remarqué qu’il y a un grand engouement autour de l’exposition en cours et les Béninois sont fiers de se redécouvrir encore à travers l’histoire de ces œuvres. C’est vraiment sublime et l’intelligence la plus forte encore des organisateurs, c’est d’y associer les artistes contemporains pour mettre en dialogue ce qui se faisait avant et ce qui se fait aujourd’hui. Ça donne une belle harmonie d’exposition assez importante que le Bénin n’a jamais réussi à faire. C’est pour le bonheur de notre peuple, de notre pays et moi en tant que plasticien, je ne peux que la célébrer », se réjouit Dominique Zinkpè. Il est aussi heureux de remarquer que tout cela a été fait en bonne intelligence et qu’il y a une grande volonté de partager l’art patrimonial et l’art contemporain avec le peuple béninois. « Avec l’exposition diptyque, nous sommes arrivés à un niveau supérieur en termes de qualité de travail : installations, scénographie, etc. L’intelligence de ce projet, moi, je le sublime tous les jours…», assure-t-il. L’exposition donne plus de visibilité aux artistes contemporains auprès du peuple béninois et africain. Et ça aussi, Dominique Zinkpè l’apprécie de fort belle manière. « C’est beau, c’est fort, c’est intelligent… », lâche-t-il. Qui est Zinkpè ? Né en 1969, Dominique Zinkpè est titulaire d’un diplôme national supérieur d’expression plastique, qui lui confère le grade de master, de l’École supérieure d’art de Clermont-Ferrand, en France. Il croise, dans ses techniques (faites de dessin, peinture, sculpture, performances et installations), différents médiums et matériaux. Ses sculptures sont réalisées à l’aide de figurines sculptées et assemblées. Dans les traditions béninoises (partie méridionale du pays), ces statuettes, appelées Ibéji en yoruba, Vénavi en mina et Hoho en fon, sont façonnées au décès de l’un des jumeaux ou des deux. La statuette est alors conservée et entretenue avec soin par le frère ou la sœur encore en vie. Lorsque la fratrie gémellaire décède, il revient à l’un des membres de la famille de s’occuper des statuettes des deux frères ou sœurs. Dominique Zinkpè aborde dans ses œuvres plusieurs thématiques telles que l’unité, la religion, la politique. Les peintures de l’artiste n’ont pas un lien avec ses sculptures. Ici, Dominique Zinkpè capte l’âme ou l’esprit d’une personne sur une toile. « Je peux par exemple imaginer à quoi pourrait ressembler l’âme ou l’esprit de Nicéphore Soglo ou de Patrice Talon… », détaille l’artiste qui ajoute que ses peintures s’inscrivent dans une dimension de recherche culturelle. Culture 10 mai 2022


Carte postale Trésor royal restitué : Le sac en cuir, œuvre étrangère à l’art du danxomè
Il serait une gibecière, ce sac en cuir. Mais à qui appartenait-il ? Difficile pour les experts de répondre à cette interrogation avec exactitude. Toujours est-il que le sac a été pillé par le général Alfred Dodds dans les palais royaux d’Abomey, et restitué au même titre que les 25 autres trésors royaux. Contrairement aux métaux, il est apparu que le cuir n’est pas une matière utilisée dans l’ancien royaume du Danxômè. Il s’agit probablement d’une importation sur la terre de Houégbadja. Ce sac en cuir n’a donc pas été fabriqué par les artisans connus au sein du royaume. L’hypothèse la plus plausible, selon les spécialistes, c’est que l’art du cuir aurait été introduit au Danxômè par les groupes socioculturels peuls, haoussa,... « Je me dis que c’est sûrement un don fait à l’un des rois du Danxômè puisque le royaume a connu assez de populations haoussa, yoruba, … originaire du nord-Bénin actuel, du sud-Niger actuel ou encore du nord-Nigeria, qui maîtrisaient le travail du cuir. Le travail du cuir n’était pas du tout maîtrisé dans le Danxômè. Donc, il s’agit d’un emprunt, d’un élément venu de l’extérieur pour enrichir l’art du Danxômè », explique Calixte C. B. Biah, conservateur du musée d’histoire de Ouidah, et l’un des acteurs clés du rapatriement des 26 trésors royaux à Cotonou et de leur exposition au palais de la Marina. Le sac pourrait-il être un butin de guerre ? Calixte C. B. Biah en doute fort. Mais il peut avoir appartenu, dit-il, à un captif de guerre. De l’analyse du conservateur, cette hypothèse n’est pas à exclure. « C’est possible. On ne peut pas balayer cette hypothèse d’un revers de la main puisque à l’époque, quand on vous prend, on vous embarque avec tout ce que vous avez sur vous », souligne-t-il. Le sac en cuir mesure 40 x 29,2 cm, d’après les estimations des organisateurs de l’exposition diptyque.     Culture 10 mai 2022


La diplomatie, gage de l’accalmie en Ukraine
Les hostilités en Ukraine font des émules et prennent une allure dangereuse pour l’humanité. Aucune des parties en conflit n’est apparemment disposée à faire la paix. A l’étape actuelle caractérisée par des escalades, le monde fait un saut dans l’inconnu, ce qui est préoccupant. Il devient alors impérieux et urgent que tous les efforts concourent à la recherche de la paix pour la sauvegarde de notre planète. Par Jean-Pierre A. EDON* Pendant longtemps, il était admis que « qui veut la paix prépare la guerre ». En vertu de cet adage et pour d’autres raisons, des pays se sont livrés à la mise au point des armes de guerre de plus en plus modernes, sophistiquées, davantage dangereuses et massivement destructives. Au fil du temps, les limites de cet adage opportunément exploité par les bellicistes et les lobbys des armements, sont apparues, en ce sens que les nombreuses nouvelles armes fabriquées, n’ont pas empêché les guerres, ni assuré une paix durable dans le monde. Il en découle le constat que l’accumulation des armes, loin de favoriser la paix, ne fait qu’inciter à la guerre pour d’une part, des raisons d’Etat, et d’autre part, des besoins d’expérimentation des produits des recherches. C’est le cas de la bombe atomique lancée sur Hiroshima et Nagasaki en Août 1945. A la suite de la mise au point de cette arme nucléaire, il s’est posé la question de savoir s’il fallait s’en servir ou non. Le physicien Leo Lizard, conscient de son danger, soutenait l’idée que « les intérêts de la paix seraient mieux servis si l’on n’utilisait pas la bombe ». Mais de l’autre côté, le secrétaire d’Etat américain John Byrne répondit que la nation avait trop dépensé pour une recherche dont elle ne verrait pas les résultats. Il fallait justifier l’effort de guerre. La justification de l’effort de guerre a ainsi entrainé l’utilisation d’une arme de destruction massive qui dévaste tout, tue instantanément et durablement. Ses radiations sont si nocives qu’elles menacent les rares survivants. L’utilisation de cette arme n’a été possible que parce qu’elle était disponible. Si elle n’existait pas, on ne s’en servirait pas, d’où la nécessité d’arrêter de toute urgence, la course aux armements. Il s’en dégage que l’idée selon laquelle « qui veut la paix prépare la guerre » n’est ni convaincante, ni vraie dans les faits. Elle a plutôt valeur de prétexte pour préparer et déclencher les conflits. Par contre, la sagesse africaine yoruba nous enseigne que « qui veut la paix prépare la paix ». Cette pensée simple reflète la vérité. En effet, on ne saurait vouloir du haricot en semant du maïs. On récolte ce qu’on sème, dit-on. La guerre et la paix ne sont pas des synonymes, ce sont des situations contraires, voire opposées, jamais conciliantes. L’homme, par son orgueil et son instinct de puissance et de domination, est à la base de tous les désastres. C’est à juste titre que l’acte constitutif de l’UNESCO adopté à Londres le 16 Novembre 1945 stipule que « Les guerres prenant naissance dans l’esprit des hommes, c’est dans l’esprit des hommes que doivent être érigées les défenses de la paix ». Il ressort de cette citation que l’homme qui est capable de penser et de faire la guerre, est aussi capable de faire la paix. Pourquoi alors dans les différends violents actuels entre deux pays européens voisins, n’apparait pas encore la volonté de faire la paix ? Pourquoi les acteurs en jeu semblent insensibles à la probable utilisation des armes de destruction massive, des armes qui sont cent fois plus puissantes que celle utilisée à Nagasaki, et qui de surcroît peuvent toucher des cibles situées à plusieurs milliers de kilomètres du lieu du lancement ? Or les multiples armes nucléaires disponibles dans plusieurs pays aujourd’hui, permettent de dire qu’une troisième guerre mondiale sera essentiellement nucléaire et n’épargnera personne, contrairement à la bombe H dont le champ d’application était localisé seulement dans deux villes japonaises. Si le monde en est conscient et surtout les pays qui s’invitent dans la guerre en Ukraine, pourquoi continuer à attiser le feu, à lourdement armer un camp contre un autre, sachant que ce jeu est périlleux et constituera une catastrophe pour l’humanité si on n’y prend pas garde à temps. Rôle et utilité des Nations Unies Il est opportun de s’interroger sur le rôle des différentes institutions internationales se réclamant de la paix et du développement. A quoi servent les G7, G20, L’Ue et surtout l’Onu ? Les trois premières institutions sont disqualifiées pour être impliquées dans le conflit qu’elles croient pouvoir gagner. Quant à l’autre, ses efforts sont insuffisants pour se conformer à sa charte. En effet ,l’un des buts des Nations Unies évoqué dans le paragraphe 1, article 1 de sa charte n’est-il pas : «maintenir la paix et la sécurité internationales, et à cette fin : prendre des mesures collectives efficaces en vue de prévenir et d’écarter les menaces à la paix et de réprimer tout acte d’agression ou autre rupture à la paix, et réaliser par des moyens pacifiques, conformément aux principes de la justice et du droit international, l’ajustement ou le règlement de différends ou de situations de caractère international, susceptibles de mener à une rupture de la paix» ?. Cette mission de l’Onu a-t-elle été accomplie à ce jour ? Appréciant le bilan de l’organisation il y a quelques années, le ministre français Jean-Pierre Cot et Alain Pellet soulignaient que :« Le bilan de l’organisation est riche de contrastes. La paix globale a été préservée, la Troisième guerre mondiale n’a pas éclaté ; mais les conflits locaux et régionaux, meurtriers et destructeurs n’ont pas cessé de ravager la planète ». De ce bilan, il ressort que le point principal à inscrire à l’actif des Nations Unies, est le non éclatement de la Troisième Guerre mondiale. Mais de nos jours, ce point positif est menacé d’annulation. Car avec l’engagement ferme des occidentaux à soutenir un camp contre l’autre, tous les ingrédients d’une Troisième guerre mondiale sont en train d’être réunis. Il apparait de plus en plus clair qu’il s’agit d’un conflit entre l’Occident et la Russie, l’Ukraine étant tout simplement instrumentalisée. En définitive, on s’interroge sur l’efficacité et l’utilité des Nations Unies qui n’arrivent pas à arrêter les hostilités. Avec le refus dans les faits des pays membres permanents du Conseil de sécurité de respecter sa charte et d’observer ses résolutions, l’organisation mondiale devient faible, inefficace, sans autorité, ni pouvoir. Cela rappelle curieusement la précédente institution, la Société Des Nations (Sdn), qui incapable d’assurer la paix a dû être dissoute et remplacée par l’Onu dont la charte a été signée à San Francisco aux Etats-Unis le 26 Juin 1945, après la Deuxième Guerre mondiale. La sauvegarde de cette organisation qui a été néanmoins utile pour la paix et la sécurité depuis 1945, recommande des réformes visant sa démocratisation, le rétablissement de son autorité, de la justice internationale, et la nécessité pour les pays membres de se soumettre à ses résolutions. Quelle que soit la nature des réformes, l’institution ne pourra correctement accomplir sa mission que si les pays membres respectent sa charte et font montre de discipline. Malgré ses difficultés, aucun pays n’a intérêt à la voir disparaitre. Son existence vaut mieux que son inexistence, car elle incarne la diplomatie internationale. Recours à la diplomatie pour le règlement du conflit en cours La paix dans le monde ne pourrait être durable que si l’on réussit à arrêter la course aux armements. La tentation de susciter la guerre, est grande tant que des armes de tous genres sont disponibles. La meilleure manière de vouloir la paix, c’est de préparer la paix et non la guerre. La fourniture des armes à Kiev favorise la poursuite des affrontements violents et neutralise les efforts visant à mettre fin au conflit. Tant que Kiev peut compter sur l’aide militaire qu’elle demande avec insistance, elle ne sera pas favorable à la négociation, croyant qu’elle pourrait gagner la guerre. La cessation des hostilités et le rétablissement de la paix recommandent le recours à la diplomatie, et non à la démonstration des forces militaires. La diplomatie qui a toujours fait ses preuves, n’est rien d’autre que l’art de négocier par le dialogue avec les qualités requises. Cela implique, entre autres, des concessions de part et d’autre, pour aboutir à un consensus, une décision ou une action salvatrice, un compromis durable. C’est le règlement pacifique des conflits qui peut aussi se faire par l’arbitrage ou la médiation. De loin moins coûteuse que les affrontements violents et les altercations ruineuses, la diplomatie permet de faire économie des pertes en vie humaine, de la destruction continue des infrastructures socio-économiques, routières, militaires, empêche les manifestations de l’esprit vindicatif et les atteintes psychologiques etc…En plus, elle facilite la réconciliation. Par contre, loin d’être un moyen de règlement des conflits, la violence n’appelle que la violence, et ne règle durablement aucun contentieux. L’aide militaire à une partie en conflit doit cesser si l’on cherche vraiment la paix. Les comportements belliqueux de certains pays, finissent par donner raison à la Russie qui se bat, en définitive, pour sa sécurité. Que coûte-t-il à l’Ukraine, de renoncer à son adhésion à l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord, si la paix était à ce prix ? Or pour sa sécurité, il s’offre à Kiev la possibilité de conclure sur une base bilatérale, des accords de défense avec certains pays européens et américains. A l’instar de tous les pays se trouvant dans une position d’insécurité, la Russie ne saurait rester immobile et dormir sur ses lauriers, pendant que son encerclement par les pays membres d’une organisation hostile, s’organise et se déroule avec méthode et assurance. De la même manière que Moscou aujourd’hui, Washington a vivement réagi en 1962, pour des raisons de sécurité, lorsque l’Urss a installé des missiles balistiques à Cuba, pays très proche du territoire américain. Ne voulant pas la guerre, et en vertu d’un accord conclu à cet effet entre les deux puissances, l’Union Soviétique avait alors démantelé ses équipements militaires. La même attitude de paix est attendue de nos jours de l’Otan qui doit cesser de s’étendre vers la Russie, foulant ainsi aux pieds les engagements pris par ses membres influents en 1989 devant Gorbatchev, à l’occasion des négociations pour l’unification des deux Allemagnes. Autres significations des tensions actuelles et l’urgence de son accalmie La gestion du conflit ukrainien par les puissances occidentales, reflète un autre aspect des relations internationales : le refus d’admettre que la fin de l’hégémonie occidentale sur le monde, est proche. Or ce processus est irréversible, et les multiples mutations en cours sur notre planète, en sont les preuves. L’un des derniers actes en date, demeure les deux votes récemment émis aux Nations Unies sur la guerre en cours. Les suffrages exprimés par les pays autrefois appelés du « Tiers-monde », sont assez parlants et signifient clairement qu’ils ne sont plus prêts à suivre aveuglément l’Occident. Il revient alors aux puissances occidentales de se réinventer au lieu de rester obsédées par le statu quo, et de se convaincre de ce que le monde ne peut plus continuer à être unipolaire, car l’expérience de ces trente dernières années, n’a pas été concluante. Elles doivent admettre la pluralité des modèles de développement. Or le crime de la Russie et de la Chine, c’est leur résistance à intégrer le monde occidental et à se soumettre à ses règles. L’ère des pays émergents et d’un nouvel ordre mondial s’annonce. Une autre signification de cette tension vient d’être révélée par l’ancien colonel de l’armée suisse, analyste stratégique, du renseignement et du terrorisme Jacques Baud, dans son nouveau livre intitulé « Poutine maitre du jeu » publié le 16 mars 2022. Il y explique que ce qui se passe aujourd’hui est la mise en œuvre de la stratégie américaine élaborée depuis quelques années, dont l’objectif est d’isoler la Russie sur la scène internationale. L’Ukraine a été identifiée pour servir d’instrument à cette fin. Sa mission est de provoquer son voisin, et le pousser à l’attaquer de façon que Moscou soit présentée comme l’agresseur, que le monde entier condamnera. Ce plan avait déjà été évoqué en 2019 par Oleksiy Arestovytch, conseiller du président ukrainien au cours d’une interview où il expliquait qu’on a fait miroiter à L’Ukraine, son entrée à l’Otan, à condition qu’elle fasse tout pour se faire attaquer par la Russie. La provocation de l’actuelle offensive russe, a été donc minutieusement préparée depuis longtemps par l’Occident et les quantités énormes d’armes actuellement fournies à l’Ukraine présentée comme une victime innocente, étaient prévues à cette fin, ce qui justifie le dicton que, qui prépare la guerre veut la guerre et non la paix. Washington ferait œuvre utile à l’humanité, si elle renonçait à son projet d’affaiblir la Russie en vue de la dominer, et si elle cessait alors de fournir l’aide militaire à Kiev. Elle ferait mieux de l’encourager à négocier et dialoguer sincèrement avec Moscou. Par voie diplomatique, un bon règlement du conflit est possible. Il est souhaitable que les Nations Unies s’impliquent dans ce processus diplomatique et qu’elles ne ménagent aucun effort en direction des Etats-Unis en vue d’obtenir de la Maison-Blanche, un changement d’option propice à la paix et la sécurité internationales. L’humanité, un bien précieux mis à la disposition des hommes par notre créateur, a tout à gagner dans la préservation et le renforcement de la paix, et tout à perdre dans la préparation et le déclenchement des hostilités. Que les puissances occidentales, défenseurs des droits de l’homme, fassent preuve de sagesse en évitant un troisième conflit mondial qui sera inévitablement nucléaire et pourrait détruire entièrement le monde. *Ambassadeur, spécialiste des questions internationales Société 10 mai 2022


5e étape du 17e Tour cycliste du Bénin : le Burkinabè Bachirou Ninkiéma vainqueur à Porto-Novo
Le cycliste burkinabè Bachirou Ninkiéma a été le premier à franchir, samedi 7 mai dernier, la ligne d’arrivée à l’issue de la cinquième étape, Sèhouè-Porto-Novo, de la 17e édition du Tour cycliste international du Bénin. Une étape qui était aux couleurs des produits de la Société béninoise de brasseries (Sobebra), sponsor officiel de la compétition, notamment Aqua Belle, World Cola et Castel Beer.   Les populations de la ville de Porto-Novo et les amoureux de la petite reine ont vécu, samedi 7 mai la 5e étape du Tour cycliste international du Bénin. Lancés à Sèhouè, les cyclistes ont parcouru une distance de 138,400 km en passant par Ouidah-Cotonou pour rallier Porto-Novo. L’arrivée a enregistré le sacre du Burkinabè Bachirou Ninkiéma. Il a fait le parcours en 3 h 26 min 56 s, soit une vitesse moyenne de 40,135 km/h. Il sonnait 12h37 mn quand il a franchi la ligne d’arrivée à Porto-Novo, aux couleurs de la marque Castel Beer de la Société béninoise de brasseries (Sobebra), sponsor officiel de la compétition. C’est la première victoire burkinabè et la deuxième de l’Afrique depuis le début de la course internationale. La quatrième étape, celle de Comé, a été remportée par l’Afrique du Sud ; la troisième par la Hollande et les deux premières par la Belgique. Au podium d’arrivée à Porto-Novo, Bachirou Ninkiéma était suivi du Belge Seppe Vangheluwe et du Marocain Mounir Makhchoun respective-ment 2e et 3e du Tour. Le maillot jaune est conservé par le cycliste allemand Marcel Peschges. Ils ont chacun reçu leurs lots prévus par les différents sponsors qui se sont positionnés sur le Tour. Le coureur Rémy Sohou a remporté le maillot super « U », c’est-à-dire le Béninois le plus combatif du Tour. Plusieurs lots intermédiaires ont été remis. Le vainqueur Bachirou Ninkiéma s’est réjoui de son sacre en prenant de l’avance sur ses 66 challengers. Outre les coureurs du Burkina Faso, il y avait aussi ceux de l’Allemagne, la France, la Belgique, les Pays-Bas, le Togo, le Maroc, le Nigeria, la Côte d’Ivoire, le Cameroun, l’Afrique du Sud et le Bénin. Bachirou Ninkiéma explique que le secret de sa victoire se trouve dans le travail et la concentration. Le président de la Fédération béninoise de cyclisme (Fbc), Romuald Hazoumè, se dit très impressionné par le niveau des cyclistes béninois. Lesquels ont fait des progrès en roulant à une vitesse moyenne de 44 km/h, parfois sous la pluie au même titre que les Européens et autres. Les Béninois font rêver Romuald Hazoumè pense qu’il y a des raisons d’espérer pour le cyclisme béninois. Toutefois, il note que les meilleurs ont gagné. Pour lui, tout doit se faire sans complaisance et sans tricherie. Le président de la Fédération béninoise de cyclisme salue l’organisation sécuritaire du Tour. La sécurité nationale a été impeccable et parfaite, apprécie-t-il, avant de féliciter le gouvernement et le président de la République, Patrice Talon pour avoir accordé une attention particulière au cyclisme béninois. Romuald Hazoumè salue aussi les sponsors qui ont mis les petits plats dans les grands, notamment la Sobebra pour la réussite de l’événement. La Société béninoise de brasseries a saisi l’occasion pour positionner sur le 17e Tour cycliste certaines de ses marques dont Aqua Belle, une eau minérale naturelle et World Cola, son tout nouveau produit. Selon Maxime Odjo, chef Produit et Boissons gazeuses de la Sobebra, la société a mis en avant ces deux produits pour le 17e Tour contrairement aux autres éditions où elle a toujours positionné sa marque Castel Beer. « Qui dit sport dit rafraichissement et santé. Nous avons positionné sur le Tour Aqua Belle qui est une marque d’eau minérale naturelle et un nouveau produit appelé World Cola, une boisson gazeuse au goût de cola, très rafraichissante et délicieuse », vante Maxime Odjo. Selon lui, World Cola est déjà sur le marché à un coût très abordable. Il trouve que le Tour cyclisme constitue des moments inédits de communion, de convivialité et de divertissement entre la société et sa clientèle. La Sobebra saisit l’occasion pour se rapprocher de la population des différentes localités sillonnées pour leur apporter la joie à travers des animations et des jeux. Le maire de Porto-Novo, Charlemagne Yantoky, a salué la qualité de l’organisation du Tour cycliste et surtout félicité les hommes en uniforme qui ont bien assuré la sécurité du public. Cet exploit, estime l’édile de la ville capitale, va certainement motiver les amateurs et autres passionnés du cyclisme à Porto-Novo. La 5e étape du Tour a connu également la présence du directeur général de Cfao Motors, Etienne Audeoud, et du directeur départemental des Sports de l’Ouémé, Félicien Hounkanrin. Sports 10 mai 2022


Dr Félix Kouelo Alladassi sur la production de maïs : « Il faut choisir des semences certifiées »
C’est déjà la grande saison pluvieuse et les producteurs misent gros sur le maïs, principale culture céréalière du Bénin. Dr Félix Kouelo Alladassi, enseignant-chercheur à la Faculté des sciences agronomiques de l’Uac et maître de conférences des Universités du Cames, donne des conseils pour améliorer le rendement. La Nation : Peut-on encore semer du maïs en ce début du mois de mai ? Dr Félix Kouelo Alladassi : Pour la grande saison de pluies de cette année, le semis du maïs a commencé. A la date d’aujourd’hui (3 mai, ndlr), on ne peut pas dire qu’on est en retard. Ça dépend de la variété. Au sud, si on doit encore semer, on doit préférer des semences de cycle court, des variétés de trois ou de deux mois et demi. En semant en avril, on privilégie les variétés de cycles moyen et long. Aujourd’hui, on peut toujours semer le maïs, mais des variétés de cycle court. Les producteurs peuvent s’approvisionner auprès des Agences territoriales de développement agricole (Atda) et des agriculteurs semenciers qui disposent des semences certifiées. Aux dernières nouvelles, les semences certifiées sont toujours disponibles à des prix abordables. Pourquoi faut-il recourir à des semences certifiées ? L’agriculteur qui utilise les semences certifiées obtient un taux de levée important, allant jusqu’à 99 %. Le minimum, c’est 95 %. Alors que celui qui prélève des semences dans la dernière récolte ou qui va en acheter au marché aura un taux de germination de 70 %, voire 50 %. Ensuite, celui qui utilise des semences certifiées a un taux de levée uniforme. Les plants auront une énergie germinative importante pour les semences certifiées. C’est dire qu’ils auront une grande vitesse de croissance au début. Alors que ce n’est pas le cas pour l’agriculteur qui a recours à des semences non certifiées. En plus, le potentiel de rendement des semences certifiées est plus élevé. Si je sème une variété de trois mois, tous les plants auront le même cycle. J’aurai l’avantage de faire une récolte groupée. Alors qu’au marché, j’aurai un mélange de variétés et dans mon champ, il y aura des plants qui seront déjà prêts à être récoltés pendant que d’autres seront encore à la floraison. La récolte devient dans ce cas difficile. Le rendement aussi est faible par rapport à celui qui a utilisé des semences certifiées. Les variétés de cycle court sont-elles adaptées au contexte de poches de sécheresse ? La saison a évolué déjà. Sinon, que ce soit les semences de cycle court ou de cycle long, ça ne pose pas de problème. La gestion des poches de sécheresse n’est pas uniquement liée aux cycles végétatifs. En début de saison des pluies, je peux utiliser des semences de cycle long. Mais là, à travers les pratiques agricoles, on peut gérer au mieux les poches de sécheresse en faisant par exemple des semis étalés dans le temps. Mais quand je suis déjà vers la fin de la période de semis, pour rattraper la saison, il faut des semences de cycle court. Comment faut-il alors gérer par la suite les poches de sécheresse ? Premièrement, il faut revoir la densité des semis. Des études sont en cours pour voir quelle densité il faut pour augmenter la couverture des plants par rapport au sol. Cela va permettre de diminuer l’évapotranspiration du sol et augmenter sa capacité à retenir l’eau. Là, même en période de poche de sécheresse, il y aura l’humidité dans le sol. Des études sont en cours pour des recommandations dans ce sens. L’autre astuce, c’est le paillage. Lorsque l’agriculteur fait le défrichement de sa parcelle, il ne ramasse pas et ne les brûle pas. L’agriculteur laisse les résidus sur place et fait le semis. Ces résidus permettront au sol de garder l’humidité et de ne pas perdre assez d’eau sous l’effet du soleil. Pour gérer aussi les poches de sécheresse, il y a le semis étalé dans le temps. Après un premier semis, si les pluies se font rares après et que les plants risquent d’être affectés, je reprends le semis. Une autre option, ce sont des variétés développées par des généticiens qui tolèrent la sécheresse. Au nord du pays où l’agriculture est plus intégrée à l’élevage, on peut utiliser du fumier au pied des plants pour leur permettre de garder l’humidité du sol. D’aucuns misent sur des plantes qui couvrent le sol, comme le mucuna. Qu’en est-il ? Par rapport au mucuna, c’est un système qui se fait en deux temps. Soit vous mettez le mucuna pendant la grande saison. Puis, vous laissez cette plante de couverture s’installer complétement sur la parcelle et on met le maïs sur les résidus la saison suivante. Ce qui permet de garder l’eau. L’autre technique est de semer le maïs et quelques semaines après, mettre le mucuna. Au moment où le maïs tend vers la floraison, le mucuna commence par s’installer et permet au sol de garder l’humidité. Il donne des éléments nutritifs comme l’azote aux plants de maïs. Après la récolte, vous laissez continuer pour semer du maïs à nouveau sur les résidus l’année suivante. Il y a d’autres plantes comme le pois d’Angole. Comment faire pour avoir un bon rendement ? Celui qui veut dépasser le rendement paysan doit acheter des semences certifiées. Le choix de la variété doit dépendre de la zone agroécologique et de la période de semis. Si le producteur choisit une variété de cycle long, il doit le faire vite en début de saison. Si c’est une variété de cycle court, il va accuser un peu de retard par rapport au démarrage de la saison des pluies. Ensuite, il faut respecter la densité de semis, mettre en place un système de gestion des poches de sécheresse. Il n’est pas interdit d’apporter des engrais minéraux. Mais, pour ce qui concerne ces engrais, l’apport se fait lorsque la plante en a besoin. Il faut l’apporter en quantité recommandée avec un mode d’épandage recommandé. Le désherbage doit être au rendez-vous. Il faut utiliser des biopesticides pour lutter contre les ravageurs et les maladies. Et je crois que, dans ces conditions, le producteur fera une bonne récolte. Il faut respecter les itinéraires techniques et choisir de bonnes semences. Environnement 10 mai 2022


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