La Nation Bénin...
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Les grandes réalisations du gouvernement en matière de construction de logements sociaux et de la cité administrative sont prévues pour démarrer à la fin de ce mois. Dans le cadre de la Journée mondiale de l’habitat, un coin de voile a été levé sur ce projet phare du gouvernement au profit des populations.
Plusieurs localités du Bénin recevront les premiers coups de pioche d’ici la fin du mois d’octobre pour abriter des infrastructures. Selon le chronogramme d’activités, dans le cadre du mois de l’habitat, le Bénin sera en chantier. Le gouvernement entend amorcer la construction des logements sociaux, prévus dans son programme d’action. Le ministre du Cadre de Vie et du Développement durable, José Tonato, a indiqué qu’il a été retenu la réalisation d’une première phase de 12 049 logements sociaux sur les 20 000 prévus initialement dont 10 849 à Abomey-Calavi, compte tenu du niveau de mobilisation des ressources financières. Le reste sera réparti dans les autres communes du Bénin.
Quant aux travaux de la commune d’Abomey-Calavi, c’est à Ouédo, le site prévu pour la construction. A partir du 30 octobre, les travaux de viabilisation du site des logements sociaux vont démarrer dans la commune d’Abomey-Calavi et ceux des logements avant la fin de l’année 2018. Mais avant, les travaux de construction de la Cité administrative départementale d’Allada relevant des chantiers du Programme d’action du gouvernement (PAG) seront lancés dès le 27 octobre, soit dans quelques semaines seulement et dans la commune de Djougou le 25 octobre. « Les études architecturale, urbanistique, technique et d’impact environnemental et social du programme 20 000 logements sont entièrement achevées et les dossiers d’appel d’offres sont élaborés. Les études techniques des travaux de viabilisation primaire à savoir voirie de desserte, réseau d’adduction d’eau, réseau de basse et moyenne tension et de connexion en fibre optique du site de Ouèdo sont également achevées et les entreprises devant réaliser les travaux viennent d’être sélectionnées », a rassuré José Tonato, ministre du Cadre de Vie et du développement durable au cours d’un point de presse à son cabinet. Il convient de préciser que le gouvernement a prévu le lancement des travaux d’asphaltage respectivement à Lokossa le 23 octobre et à Sèmè-Podji le 31 octobre.
Le coût global des 12 049 logements sociaux de la première phase est estimé à 322 milliards de francs Cfa environ. La Boad finance 3035 logements à Ouèdo et la Bid, quant à elle, finance 2819 logements à Ouèdo. L’entreprise Poly International construit pour sa part 450 logements dans douze villes du Bénin. La Cnss construit 3175 dont 2425 à Ouèdo, 250 à Porto-Novo et 500 à Parakou et d’autres promoteurs immobiliers réaliseront 2570 logements à Ouèdo. Ces différents travaux au profit des populations vont les soulager.

Dans le cadre de la 16e Journée mondiale contre la peine de mort, ce mercredi 10 octobre, l'Ambassade de France au Bénin et Amnesty International Bénin ont organisé, une table ronde sur «vindicte populaire au Bénin» à l'Institut français du Bénin. C’est l’occasion pour les participants de faire leur plaidoyer contre ce phénomène.
Amnesty International Bénin et l’Ambassade de France au Bénin ont réuni à l'Institut français du Bénin, les leaders religieux et traditionnels, les autorités politico-administratives ainsi que les organisations de la société civile autour du thème « Vindicte populaire au Bénin ».
Au cours de cette table ronde, Glory Cyriaque Hossou, coordonnateur de la Commission peine de mort et actions urgentes, à Amnesty Bénin se réjouit que le Bénin soit partie prenante de la lutte contre la vindicte populaire à travers plusieurs dispositions prises par le gouvernement béninois. Selon lui, la présence des leaders religieux et traditionnels ainsi que de la société civile témoigne de leur contribution à enrayer ce mal. A cet effet, il les invite à travailler davantage afin que ce phénomène soit banni du Bénin.Pour lui, il s’agit de mener un plaidoyer efficace non seulement pour l’abolition intégrale de la peine de mort mais surtout pour la défense des droits humains. « Nous devons nous indigner contre la négation des droits humains » a-t-il martelé.
Le directeur d’Amnesty International Bénin, Fidèle Kikan, félicite le gouvernement béninois pour avoir joué sa partition dans ce combat contre la vindicte populaire. Selon lui, à travers le Conseil des ministres du 26 juin 2016, le gouvernement du président Patrice Talon a pris ses responsabilités suite à la mort de plus d’une dizaine de citoyens suite au phénomène de la vindicte populaire entre avril et juin 2016. Pour lui, cette démarche a favorisé la réduction de ses actes de vandalisme sur toute l’étendue du territoire national. Il invite les leaders religieux, les organisations de la société civile et les autorités à divers niveaux à travailler à la sensibilisation des populations contre la vindicte populaire.
Sandra Adjaho, réalisatrice et secrétaire chargée de la promotion du genre à la Fédération nationale du cinéma et de l’audiovisuel du Bénin, pense que le cinéma peut être utilisé pour montrer les dangers de ce phénomène qui fait perdre la vie à des millions d’individus dans le monde. « Le cinéma constitue l’un des moyens de communication porteurs d’information de sensibilisation contre ce fléau», a-t-elle déclaré. A sa suite, le film de la réalisatrice béninoise, Fidèle Kossou, intitulé « La mort au coin de rue » sur la vindicte populaire, a été diffusé à l’assistance.
Bernard Klein, attaché de coopération à l’Ambassade de France au Bénin a réitéré le soutien de l’ambassade dans le cadre de cette lutte contre la peine de mort et la vindicte populaire. « C’est un combat commun. Nous sommes disposés à accompagner les organisations de la société civile dans la défense des droits fondamentaux », a-t-il promis. Les différents panels animés par les leaders religieux et les organisations de la société civile ont permis d’aboutir à des recommandations visant l’éradication de ce phénomène. A l’unanimité, les participants plaident la mise en application des décisions du Conseil des ministres du 26 juin 2016, le vote d’une loi contre ce fléau, le rétablissement de l’Etat de droit, le renforcement de l’enseignement des droits humains à l’école et la sensibilisation à la sacralisation de la vie humaine.

Le Conseil des ministres s'est réuni ce mercredi 10 octobre 2018 sous la présidence de monsieur Patrice Talon, président de la République, chef de l'Etat, chef du gouvernement.
Les décisions ci-après ont été prises
I. Mesures normatives
I-1. Cadre administratif de réalisation de l'enregistrement à titre dérogatoire sur le registre de naissance.
La mise en œuvre du Recensement initial administratif à Vocation d'identification de la Population (RAVIP) a permis d'identifier environ 2.500.000 de nos compatriotes qui se sont fait recenser sur la base du témoignage.
En vue de leur permettre de disposer d'un acte de naissance, l'Assemblée nationale a voté la loi n° 2018-26 du 03 août 2018 portant autorisation d'inscription à titre dérogatoire à l'état civil.
Sont concernées :
- les personnes recensées sur témoignage lors du recensement électoral national approfondi (RENA) ;
- les personnes recensées sur témoignage au vu de la fiche de témoignage dûment remplie et visée par l'autorité locale lors du Recensement initial administratif à Vocation d'identification de la Population (RAVIP), accompagnée du formulaire d'enregistrement individuel administré par l'Agence nationale de Traitement ;
- les personnes recensées sur la base de « la carte LEPI » et n'ayant pas d'acte de naissance et ce, au vu de « la carte LEPI » et du formulaire d'enregistrement individuel administré par l'Agence nationale de Traitement dans le cadre du RAVIP.
A cet effet, le mécanisme prévu par la loi dérogatoire dispense le citoyen d'avoir à supporter des coûts onéreux comme par le passé. Il vise plutôt à favoriser la délivrance, à titre gratuit, aux personnes concernées, de l'acte de naissance à travers le projet d'enregistrement dérogatoire à l'état civil (PEDEC).
C'est à cette fin que le présent décret définissant les modalités et le fonctionnement du cadre administratif de réalisation dudit enregistrement a été adopté.
Au titre d'autres mesures normatives, le Conseil a également adopté les décrets portant :
- transmission à l'Assemblée nationale, pour autorisation de ratification, de la convention des Nations unies sur la transparence dans l'arbitrage international entre investisseurs et Etats, fondé sur des traités, signée à Port-Louis (Ile Maurice), le 17 mars 2015 ;
- transmission à l'Assemblée nationale, pour autorisation de ratification, du protocole à la charte africaine des droits de l'homme et des peuples, relatifs aux droits des personnes âgées, adopté à Addis-Abeba, le 31 janvier 2016 ;
-transmission à l'Assemblée nationale, pour autorisation de ratification, de la convention des Nations unies sur le contrat de transport international de marchandises, effectué entièrement ou partiellement par mer, adopté par l'Assemblée Générale des Nations Unies à New-York, le 11 septembre 2008 ;
- affectation de domaines au Royaume de Belgique, à la République de Turquie et à la Fédération de Russie, pour la construction de leurs représentations diplomatiques au Bénin ;
- approbation des statuts de l'Office béninois de Recherches géologiques et minières (OBRGM) ;
- agrément au régime « A » du Code des Investissements, de la société JL AUTO PARTS LLC SARL, pour son projet d'installation d'une usine de production d'huiles à moteur dans la zone industrielle de Sèmè-Podji ;
- agrément au régime « A » du Code des Investissements, de la société DONGA TREASURE S.A., pour son projet de construction et d'exploitation d'une usine de transformation de noix de cajou à Soubroukou, dans la commune de Djougou ;
- agrément au régime « B » du Code des Investissements, de la société FERME AGRO-PASTORALE DE LA VALLEE SARL, pour son projet d'installation d'une unité industrielle de fabrication de provende, de production d'alevins et de poissons à Hozin dans la commune de Dangbo ;
- agrément au régime « C » du Code des Investissements, de la société AFRICA AGRITECH S.A., pour son projet d'implantation d'un complexe agroalimentaire pour la transformation de la tomate, du piment et de l'arachide respectivement en purée, en poudre et en huile végétale à Odo Yéa (Ouoghi), dans la commune de Savè ;
- agrément au régime « C » du Code des Investissements, de la société WEST AFRICA FATS AND OIL INDUSTRY SARL, pour son projet d'installation d'une unité de production d'huile de palme raffinée et ses emballages à Xwlacodji-Kpodji, dans la municipalité de Cotonou ;
- agrément au régime « C » du Code des Investissements, de la société LES MOULINS D'OR AFRIQUE (MOA) SARL, pour son projet d'installation d'une minoterie moderne pour la fabrication de farine de blé dans la zone industrielle de Sèmè-Podji ;
- agrément au régime « C » du Code des Investissements, de la société ECO CABLES SARL, pour son projet de construction et d'exploitation d'une usine de fabrication de câbles électriques basse et moyenne tension dans la zone industrielle de Sèmè-Podji ;
- nomination des membres des groupes techniques de travail de mise en œuvre des réformes «Doing Business au Bénin»;
- mise en place d'une Commission opérationnelle chargée du contrôle des structures de prestation de soins de santé en République du Bénin ;
- Conditions de délivrance de titres fonciers aux titulaires de permis d'habiter sur les immeubles appartenant préalablement à l'Etat.
II- Communications.
II-1. Sélection d'entreprises pour le contrôle et la surveillance des travaux d'urgence d'entretien des routes revêtues, campagne 2018.
Le Conseil des ministres avait approuvé, le 16 mai 2018, le programme des travaux d'urgence d'entretien des routes revêtues, au titre de l'année 2018.
Les axes concernés par ces travaux sont :
-Lot 1 : Sortie Natitingou-Carrefour RN7-Tanguiéta-Porga-Frontière Burkina Faso ; Kota carrefour-Natitingou et Djougou-Affon-N'Dali ;
-Lot 2 : Limite Département-Kétou; Pobè-Kétou et Porto-Novo-Avrankou- Igolo;
-Lot 3 : Covè-Bohicon et Dogbo-Azovè-Abomey (jonction contournement SOGON) ;
-Lot 4 : Bohicon-Dassa.
Les entreprises devant les exécuter sont déjà retenues et le démarrage des travaux est imminent. Il ne restait que la sélection des cabinets devant assurer le contrôle et la surveillance des travaux.
A l'issue des consultations qui ont été effectuées, les cabinets HAS ENGINEERING/HERIS AFRIQUE, HORSE SARL, PERS BTP/CEREC BTP et BECI-BTP SARL ont été sélectionnés.
Le Conseil a instruit les ministres concernés de procéder à la signature des contrats relatifs aux prestations confiées à ces cabinets, aux fins de permettre le démarrage des chantiers.
II-2. Programme d'urgence de réfection des pistes rurales et des routes intercommunales, campagne 2018-2019
Cette campagne porte sur un total de 7.419 km de pistes rurales pour des travaux de reprofilage et d'aménagement de fossés sur toute l'étendue du territoire national. L'objectif visé est d'améliorer l'accès aux zones de production agricole, l'accès aux marchés, le tout pour faciliter les échanges inter arrondissements et intercommunaux.
II-3. Contractualisation d'un marché de maîtrise d'œuvre complète pour la construction et l'équipement du Centre hospitalier universitaire de référence d'Abomey-Calavi.
Au cours des négociations avec le Groupe Bouygues Bâtiment International (BBI), suite au Conseil des ministres du 14 mars 2018, la partie béninoise a souhaité que la maîtrise d'œuvre complète de l'ouvrage soit confiée à une structure autre que le Groupe BBI. Ainsi, celui-ci ne s'occupera que des volets construction et équipement. Le cabinet d'architecture Michel Beauvais Associes (MBA),
spécialisé en matière de conception d'établissements hospitaliers a été identifié à cette fin. Cette formule vise à optimiser le coût et les conditions de réalisation de l'infrastructure.
Aussi les parties (BBI, MBA et ministère de la Santé, appuyé par APHP) ont-elles convenu de la nécessité d'amender le protocole initialement signé entre le Bénin et BBI, puis de le formaliser.
Le Conseil a, en conséquence, instruit le Ministre de la Santé et le Ministre de l'Economie et des Finances, de signer avec le groupe BBI et le cabinet MBA, le nouveau protocole qui encadre les obligations de chaque partie, et de lui rendre régulièrement compte de l'évolution du dossier.
II-4. Feuille de route pour améliorer la disponibilité des produits de santé à la Centrale d'Achat des Médicaments Essentiels (CAME).
Cette feuille de route, conçue pour garantir la disponibilité et la qualité des produits pharmaceutiques dans le contexte actuel, autorise la direction de la Came à recourir à des laboratoires pré-qualifiés de l'Organisation Mondiale de la Santé, disposant d'une certification dans les espaces de l'Union européenne, des Etats-Unis ou du Canada. Les produits les plus urgents attendus desdits laboratoires seront livrés par fret aérien plutôt que par la voie maritime habituellement plus longue.
La procédure exceptionnelle ainsi autorisée doit veiller à minimiser l'augmentation des coûts unitaires. Aussi, pour favoriser la disponibilité des produits à des coûts de revient à la portée des populations, le Gouvernement a-t- il décidé de subventionner les frais logistiques liés à la livraison par fret aérien.
Dans ce cadre, l'agrément de la Came, exceptionnellement rétabli, sera maintenu pour l'année 2019.
II-5. Réactivation des grandes Commissions mixtes de coopération avec les pays du voisinage.
En vue d'apporter des solutions aux difficultés liées aux transactions économiques que connaissent leurs ressortissants, le Bénin, le Nigeria et le Niger ont convenu d'une rencontre à Abuja, au Nigeria. Celle-ci sera notamment consacrée à la réactivation des grandes commissions mixtes entre les différents pays, avec pour finalité l'élaboration d'un plan d'actions assorti d'une feuille de route.
Notre pays saisira cette occasion pour, entre autres :
- échanger sur les préoccupations majeures récurrentes afin de lever les entraves d'ordre économique et améliorer les relations de coopération avec ses voisins concernés ;
- actualiser la liste des produits prohibés de part et d'autre ;
- aborder des questions de coopération frontalière avec le Nigeria.
II- 6. Lancement de la deuxième campagne de candidature en vue des inscriptions dans le fichier national d'admission et de nomination de cadres aux emplois de la chaîne des dépenses publiques.
Une première campagne s'est déroulée avec succès et a permis de retenir des candidats aux postes de Directeur de l'Administration et des Finances. La présente opération vise à recruter le personnel nécessaire pour couvrir les besoins en Personnes responsables des Marchés publics et Coordonnateurs de projet. Elle prendra également en charge le poste de Directeur des Systèmes d'information dans les ministères.
Le Conseil a instruit les ministres de contribuer au plein succès de cette nouvelle campagne.
II-7. Rapport de vérification de la gestion de l'ex receveur des finances du Zou et des Collines.
Ledit rapport révèle que l'ex receveur, monsieur Babatundé D. Adéléké Eustache Médard Alogou, a constitué, au cours de la période du 25 août 2014 au 19 juillet 2016, des dépôts à terme sans autorisation préalable du ministre chargé des Finances.
Le montant cumulé desdits dépôts, sur trois comptes ouverts dans les livres de la Diamond Bank, s'élève à vingt milliards cent millions (20.100.000.000) FCFA. Cette somme a été prélevée sur les fonds transférés par le Trésor public pour le paiement de dépenses publiques.
Le placement de ces fonds a généré, sur la période du 20 octobre 2014 au 30 septembre 2016, des intérêts nets d'impôts d’un montant de cent trente millions quatre cent quarante et un mille sept cent quatre-vingt-cinq (130.441.785) FCFA dont cent vingt-cinq millions cent soixante-trois mille cinq cent quatre-vingt-huit mille (125.163.588) FCFA ont été retirés par l'ex receveur.
Pour dissimuler les différentes opérations illégales de constitution de ce DAT, l'intéressé a notamment procédé à la falsification des relevés des comptes bancaires et à l'établissement d'états de rapprochement maquillés.
Prenant acte de ce rapport, le Conseil a instruit le ministre de la Justice et de la Législation à l'effet de suivre la procédure judiciaire en cours.
II-8. Transfert des étudiants d'odontostomatologie de la Faculté des Sciences de la Santé de L'université d'Abomey-Calavi à l'université Cheikh Anta Dîop (UCAD) du Sénégal.
Le Conseil des ministres, en sa session du 22 août 2018, avait décidé de transférer 35 étudiants en odontostomatologie de l'université d'Abomey-Calavi dans des écoles spécialisées de la sous-région.
Les prospections effectuées permettent de les inscrire à l'université Cheikh Anta Diop de Dakar au Sénégal.
La ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique a été instruite d'envoyer une mission sur place, pour s'assurer de la mise en œuvre d'un programme spécifique de renforcement des connaissances auquel ces étudiants seront soumis.
Le Conseil a retenu que les frais de formation et les bourses attribuées pour la circonstance seront entièrement à la charge de l'Etat, mais que les étudiants en perdront le bénéfice en cas de redoublement.
IlI- Rencontres et manifestations internationales.
Le Conseil a autorisé :
-la célébration, au Bénin, le 16 octobre 2018, de la 38e Journée mondiale de l'Alimentation et de la 22e édition du téléfood ;
-l'organisation, à Cotonou, du 17 au 19 octobre 2018, de la réunion du Comité technique spécialisé (CTS) n°8 de l'Union africaine sur la Fonction publique, les Collectivités locales, le Développement urbain et la Décentralisation ;
- la participation du Bénin à la 8e session de la réunion des parties à la convention sur la protection et l'utilisation des cours d'eau transfrontaliers et des lacs internationaux à Astana, au Kazakhstan, du 9 au 12 octobre 2018;
- la participation du Bénin aux Assemblées annuelles du Fonds Monétaire International et de la Banque mondiale, à Bali en Indonésie, du 10 au 15 octobre 2018 ;
- la participation du médiateur de la République à la première réunion annuelle dans le cadre de l'accord de coopération entre le médiateur de la République du Bénin et le médiateur du Faso à Ouagadougou, au Burkina Faso.
IV- Mesures individuelles.
Sur proposition du ministre du Cadre de vie et du Développement durable, la nomination suivante a été prononcée :
Directeur général des Eaux, Forêts et Chasse :
Conservateur général des Eaux, Forêts et Chasse, Aristide Fortuné ADJADEME
Fait à Cotonou, le 10 octobre 2018
Le secrétaire général du
gouvernement
Edouard Ouin-Ouro
Actualités 11 oct. 2018

Plus de trace de vendeurs à la sauvette au niveau des grands carrefours ni dans les feux tricolores dans la ville de Cotonou. La Police républicaine contraint désormais les acteurs à replier loin des artères ou à défaut disposer de lieux appropriés pour mener leurs activités.
La vente à la sauvette dans les feux tricolores et aux abords des axes routiers est de plus en plus maîtrisée dans la ville de Cotonou. Grâce aux forces de sécurité publique, ce type d’activité est en voie d’être éradiqué conformément à la vision du gouvernement de Patrice Talon de donner un visage de ville moderne à la capitale économique Cotonou.
Depuis quelques jours, ces vendeurs présents au niveau des feux tricolores et grands carrefours se font rares, grâce au dispositif sécuritaire mis en branle par les éléments de la Police républicaine. Des patrouilles pédestres aux factions en passant par les répressions, des saisies…, rien n’est de trop dans la stratégie pour faire observer l’interdiction de la vente à la sauvette à Cotonou. Plusieurs actions ont été déjà menées pour offrir toutes les commodités d’une ville moderne à la capitale économique. La vision du gouvernement s’est traduite par plusieurs actes visant à réglementer la vente à la sauvette dans les grands carrefours et aux abords des voies, un acte qui jadis, est loin d’être maîtrisé. A Cotonou, les forces de sécurité ont mis en exécution les instructions du préfet du département du Littoral contenues dans un arrêté en date du 12 février 2018. Dans cet arrêté, la vente à la sauvette, avec à la clé la bousculade dont les usagers de la route font l’objet de la part des vendeurs et vendeuses qui s’empressent de leur proposer leurs articles a été formellement interdite. L’arrêté signé de Modeste Toboula a instruit les forces de sécurité aux fins de réprimer tout contrevenant. Les autorités communales, le directeur de la Police républicaine et le commissaire central de la ville de Cotonou sont chargés chacun de l’application stricte et sans faille dudit arrêté.
Selon l’arrêté, la vente à la sauvette aux grands carrefours constitue un encombrement des trottoirs, voire de la chaussée d’une part et l’occupation des grands carrefours par les vendeurs à la sauvette est source d’insécurité pour les usagers de la route d’autre part.
La vision du chef de l’Etat est claire, confie un responsable d’unité de police qui requiert l’anonymat. C’est pour cette raison que ses éléments travaillent sans désemparer au niveau de chaque carrefour pour chasser loin ces vendeurs qui, non seulement mettent leur vie en danger, mais celle des usagers de la route.
« Le commandement a décidé d’occuper systématiquement tous les grands carrefours ainsi que les abords des axes », confie l’agent. La police initie également de temps en temps des patrouilles pédestre pour chasser les récalcitrants. Au carrefour Vêdoko qui grouillait de monde aux heures de pointe, et toute la journée, il n’y plus trace de vendeurs à la sauvette qui, entre temps, se faufilent entre les véhicules et motos en quête d’éventuels clients. De loin, un véhicule pick-up de la Police en faction avec des éléments font la veille, de façon permanente. A en croire le responsable d’unité, le dispositif restera sur place autant que nécessaire jusqu’à ce que l’interdiction de la vente à la sauvette entre dans les esprits.
Sans complaisance, la police est déterminée à aller jusqu’au bout.
Tout vendeur récalcitrant est dessaisi de sa marchandise. Celle-ci est convoyée automatiquement à la préfecture où elle est destinée à des œuvres de charité?

Situés à une quinzaine de kilomètres à la descente de la voie inter-Etats Cotonou-Lomé, au niveau d’Adjaha, les villages de Mononto et leurs habitants des hameaux frontaliers du fleuve Mono, à Grand-Popo, souffrent le martyre avec la montée des eaux fluviales. Phénomène cyclique, ces inondations accentuent la dégradation des conditions de vie dans ces localités lacustres où tout est au ralenti, même la rentrée scolaire n’est pas encore une réalité à l’Epp Tokpamononto.
Les cas de Tokpamononto et Monontoaïzo, deux des soixante villages de Grand-Popo, témoignent de la situation d'inondations ayant cours dans la ville des Xwla et Xwela dans le département du Mono.
Situé à quelques kilomètres du siège de l'arrondissement d'Adjaha, Mononto n’était qu'un seul village avant d’être scindé, par la suite, en deux à la faveur du dernier découpage territorial. Si la présence des eaux est moins évidente dans les habitations et sur les voies d'accès de la première partie, Monontoaïzo, la traversée de la seconde est un chemain de croix. Ce village, Tokpamononto, est quasi entièrement sous les eaux. Pour s’y rendre, les moins courageux usagers empruntent, à la lisière du territoire, au niveau du hameau Zogbédji, l’une des pirogues qui y sont circonstanciellement déployées. Quant au voyage jusqu’à Bossa, par exemple, pas de choix. Les services d’un piroguier est indispensable pour rallier ce hameau situé à une dizaine de kilomètres de Zogbédji. « C'est ainsi que la vie est rythmée dans le village de Tokpamononto, depuis le mois de juillet dernier, se plaint Michel Hakponoudé, chef du village. « Les eaux viennent et repartent. En principe, nous sommes inondés presque tous les six mois. Mais la présente situation est plus éprouvante, expose le chef du village en rappelant qu’il était possible de rouler sur la terre ferme avant la montée des eaux. Conducteur de taxi-moto communément appelé zémidjan, Sylvain Kpohonsito, atteste que le niveau des eaux est en baisse. « Mais il peut remonter à tout moment et surprendre », fait-il observer.
Le voyage à Bossa, situé à plus de huit kilomètres de la frontière des deux villages Mononto, dure plusieurs heures passées dans une végétation composée de nénuphars, de palmiers et autres arbres ainsi que des bois morts. Sans compter que, par endroits, le manque d'eau fluviale oblige les passagers à descendre pour tirer la pirogue avant de continuer à voguer. Ce mode de transport laisse apprécier, au niveau de quelques infrastructures, les impacts du niveau élevé qu’avait atteint l'inondation. Se découvrent également les pans des habitations de fortune écroulées, des maisons décoiffées et la quasi-inexistence des jardins et champs de culture. En effet, les eaux ont tout englouti.
Habitués aux inondations et à leur sort, les citoyens d’ici ne s’embarrassent point des statistiques quant aux pertes de bétail, de volaille ou des dégâts matériels enregistrés. Chaque sinistré se débrouille pour se reloger et reprendre le cours normal de la vie. Les habitations en argile ou en bois se reconstruisent aussi progressivement. Peuplé d'environ quatre cents âmes, le village Tokpamononto fait corps avec le fleuve Mono dans une relation particulière. Ses habitants y vivent de pêche, de l'agriculture et de la vannerie. Cette dernière activité se pratique de père en fils et de mère en filles.
A l'instar de Dada Yovo, âgée de moins de dix ans, les enfants aussi s'adonnent à la vannerie en lieu et place de l’école où la rentrée scolaire n'est pas encore une réalité. Appelant au secours le gouvernement, presque tous les habitants répétaient en chœur ce mercredi 3 octobre : « Dites au chef de l’Etat de se souvenir de nous !».
Outre Tokpamononto, d’autres villages souffrent, eux aussi, le martyre à cause du débordement régulier du fleuve. Le chef du village indique que du territoire de sa compétence jusqu’à Kotokoli et bien au-delà, presque toutes les localités sont concernées. « Au total, trois arrondissements sont sous l'emprise des inondations », confirme le maire de Grand-Popo, Anani Hlondji. Territoire découpé en sept arrondissements dont Avlo réputé lacustre, la ville de Nonvitcha, dispose également d'une façade de quarante kilomètres sur l’océan Atlantique.
Causes
Les cas d'inondation décriés à Grand-Popo ne seraient pas survenus sans le déferlement des vagues de l’océan Atlantique, à en croire Marain Assongba, chef de l'antenne centre de l'Agence nationale de la protection civile (Anpc). Rappelant que cette situation est prévue depuis trois années, il regrette que les sinistrés opposent depuis lors de farouches résistances à leur déplacement au titre des mesures prises pour leur épargner la catastrophe.
Cette explication du phénomène est loin de ce que pense le maire de la commune. Pour Anani Hlondji, ses administrés sont plutôt sinistrés à cause du trop plein des eaux qui inondent le septentrion. La voie de sortie de cette catastrophe cyclique passe, selon lui, par la construction effective du barrage d'Adjarala qui constituera le réceptacle de ces eaux indexées. Géographe de formation, Rodrigue Djossou, chef du service Développement local et Planification, souligne que les causes des inondations à Grand-Popo sont nombreuses, mais il retient que les présentes inondations sont à la fois d'origine fluviale et maritime.
La rentrée scolaire n'est pas encore effective
Seul établissement scolaire de la localité, l’EppTokpamononto était fermée toute la journée du mercredi 3 octobre dernier. L’état de sa cour de recréation boueuse témoigne que l’infrastructure ne peut accueillir, en l’état, ses usagers. Bien que désireuse de reprendre les classes, Pauline Kohoundé, écolière en classe de Cm1, traîne encore à la maison. Elle n’a pas pu se souvenir de quand remonte sa dernière rencontre avec son instituteur. Parents d’élèves, Sègla Montcho et Dossou Donon, riverains de l’école, confirment, tour à tour, que l’école n’a pas encore renoué avec les activités depuis la rentrée scolaire. Le chef du village crève l’abcès : « Généralement, l’école ne reprend à Tokpamononto qu’entre décembre et janvier». En attendant de trouver une solution à cette situation, l’Association des parents d’élèves compte appeler le directeur de l’école et ses collaborateurs à prendre le chemin de Bossa à Tokpamononto. « Nous allons l’appeler pour que dès ce lundi (8 octobre), il commence à travailler, ne serait-ce qu’avec les grands écoliers, ceux du Cm1 et Cm2», a confié Antoine Padonou, le président de l’Ape. A l’EppTokpamononto, ils ne sont que trois écoliers admis à l’examen du Certificat d’études primaire (Cep) de juin 2018, sur une douzaine de candidats présentés.
Au-delà de cette situation bien préoccupante, le conseiller pédagogique, Cyrille Noutèvi, s’inquiète et plaint le cas d’une quinzaine d’écoles où les activités pédagogiques n’ont pas encore commencé. Evoquant la situation d’inondations dans les arrondissements d’Adjaha, de Sazué et de Djanglanmey, le conseiller pédagogique analyse: « Il y a eu des années où c’est pratiquement en décembre ou en janvier que les eaux se sont retirées des écoles avant qu’on puisse effectuer la rentrée. Cela pose, le cas échéant, le problème de l’exécution du programme car, quelles que soient la bonne volonté et les initiatives des enseignants de ces écoles, ils n’arriveront pas à finir convenablement le programme scolaire et donner aux apprenants l’encadrement et l’apprentissage qu’il leur faut ». Aussi rappelle-t-il que « l’année scolaire a une durée et, à la fin, les évaluations ne tiennent pas compte des difficultés que certaines écoles ont connues ». Toutes choses qui méritent une attention particulière et des mesures idoines pour sortir l'Epp Tokpamononto de l'ornière?

Rallier le complexe scolaire de Ladji, dans le 6e arrondissement de Cotonou, en cette petite saison de pluie, est un exercice difficile et risqué. La crue qui a pris d’assaut l’établissement et ses environs perturbe le cours normal des activités pédagogiques. Les conséquences sur le plan sanitaire ne sont pas non plus à négliger.
Si tout chemin mène à Rome, celui qui conduit au complexe scolaire de Ladji depuis les dernières pluies, c’est l’eau. Une semaine après la rentrée des classes, la crue a envahi l’école et y règne en maître. L’établissement a tout l’air d’une cité lacustre. Sa cour et ses alentours baignent dans l’eau. Le groupe D est très touché. Pour l’heure, aucune possibilité de rejoindre les salles de classe sans emprunter ‘’le lac circonstanciel’’qui s’impose au milieu de la cour de l’école. Des barques et bottes sont mises à contribution pour le déplacement des écoliers et enseignants. La situation a contraint certains groupes du complexe à un déménagement forcé. C’est le cas du groupe D, dont les responsables ont dû trouver une solution d’urgence pour ne pas pénaliser les apprenants. « Toutes les classes touchées par la crue ont été transférées dans les autres groupes », renseigne le directeur du groupe A, Joël Pereira. L’effectif déjà pléthorique au niveau des salles qui ont accueilli celles victimes des inondations a doublé et déborde. « Au Cm 1 A, il y avait 49 élèves ; avec la situation, l’effectif est passé à 100 », souligne-t-il. c'est le même constat au niveau des groupes B et C.
Cette situation n’est pas sans conséquences sur le cours normal des activités pédagogiques. « On observe un décalage au niveau des cours parce que les classes sinistrées n’étaient pas au même niveau que les autres. On ne peut pas demander aux apprenants qui ont de l’avance sur les autres dans le programme de rester à la maison en attendant de rattraper le retard au niveau des autres», fait comprendre la directrice du groupe D, Irma Ayi Aïko Yèhouénou, les bottes aux pieds.
« Nous avons réparti l’effectif du groupe D pour mieux encadrer les enfants. Si on les laisse à leur sort, on ne pourra pas faire face aux conséquences sur leur santé», relève Joël Pereira. « Nous essayons de supporter la situation malgré nous. L’enseignant travaille au rythme de l’apprenant. Or, dans les classes touchées par les inondations, certains sont en avance sur d’autres », explique-t-il. Ce qui donne du fil à retordre aux encadreurs. « La mise à niveau de tous les apprenants nécessite un réajustement de nos programmes ; ce qui perturbe le bon déroulement des activités », se plaint-il.
La situation est d’autant plus critique que les apprenants s’asseyent à cinq sur une même table, au lieu de deux ou trois au plus. « Tous les écoliers n’arrivent pas à écrire au même moment. Certains sont obligés de laisser d’autres finir avant d’écrire », décrit encore la directrice du groupe D.
Bien que dépassé par la situation, l’instituteur au CE1 A, Dominique Assogba, semble s’y accommoder. « Etant donné que c’est un phénomène cyclique, nous le gérons bon an mal an. Nous espérons d’ici à là le retrait de l’eau », souhaite-t-il.
Des enfants exposés
Certaines catégories d’enfants sont les plus exposées. «Les apprenants qui n’ont pas les moyens de déplacement traversent l’eau à pied pour venir en classe et rentrer à la maison», développe-t-il.
La situation qui prévaut ici est une tragédie. Des enfants excités par le niveau de l’eau y circulent allègrement, inconscients des conséquences sur leur santé. Les plus vulnérables en font les frais. « Ce matin encore, il y a deux cas de maladie dans ma classe de Cm 2 que nous avons transférés à l’hôpital », révèle encore le directeur du groupe A, Joël Pereira. « L’urgence pour nous, c’est de tout faire pour éviter que les enfants tombent malades », indique-t-il.
La seule initiative sanitaire prise par l’établissement pour l’heure pour remédier aux cas de maladies, c’est un dispositif de lavage des mains et des pieds à l’eau et au savon installé au milieu de l’établissement pour l’hygiène de centaines d’apprenants. Toutefois, la mesure reste insuffisante au regard de l’effectif total des apprenants. « Si nous pouvons avoir des médicaments, ça nous soulagerait. Notre souhait est que les autorités procèdent à la désinfection de la zone », plaide Joël Pereira.
Prêcher dans le désert
Mémé Djowamon Marie-Madeleine Adjaho, libraire à l’Epp Ladji depuis plus de 40 ans, est plus à même de parler de la situation de l’établissement. En cet après-midi du lundi 8 octobre aux environs de 16 heures, elle était déjà à pied d’œuvre pour ramasser son étalage d’articles scolaires. Pour le moment, elle offre le service minimum, en raison de l’invasion des moustiques avant le coucher du soleil. «Nous enregistrons beaucoup de cas de maladies en ces moments. Fréquenter l’Epp Ladji par ces temps n’est pas aisé», soulève-t-elle. Elle déplore la malpropreté qui aggrave le risque des maladies hydriques.
Tous appellent à la bonne volonté des pouvoirs publics pour sauver l'Epp Ladji de sa situation actuelle. En attendant, la seule diligence constatée se limite à quelques moyens de transport pour faciliter le déplacement des élèves et enseignants. Ce qui émousse les ardeurs des sinistrés.
Pour la directrice du groupe D, Irma AyiAïkoYèhouénou, formuler des doléances en direction des autorités, c’est prêcher dans le désert. Elle trouve plutôt l’exercice sans intérêt. « Nous n’allons pas perdre du temps à faire des plaidoyers en direction des élus locaux. Ils sont informés de la situation plus que nous. Le maire nous a reçus en présence des chefs quartiers et des parents d’élèves, mais les lignes n’ont pas bougé », se désole-t-elle.
De leur côté, les élus locaux sont à pied d’œuvre pour apporter des réponses favorables aux riverains. « La mairie nous a demandé de débourser en attendant qu’elle nous rembourse », explique le représentant du chef quartier, Sébastien Gbèmianvi, brandissant le procès-verbal de la réunion tenue par les élus locaux. Il espère que «la séance plénière prévue du 11 au 12 octobre prochain, permettra de prendre des décisions susceptibles de changer la situation ».
Si les personnes extérieures se lamentent du cas de l’Epp de Ladji, les sinistrés mêmes préfèrent s’apitoyer sur le sort d’autres écoles avoisinantes. C’est dire que la situation est pire ailleurs. Les cas des Epp de Toyoyomin et de Vossa auxquelles nous n’avons pas pu accéder sont longuement cités. Les politiques sont vivement interpellés pour corriger le tir pour le bonheur de l'école.
Autres vulnérabilités
Celui qui met les pieds pour la première fois à Ladji dans le 6e arrondissement de Cotonou est dépassé par la pollution avancée de la zone. La situation favorise le pullulement des moustiques sauvages. Les flaques d’eau et les eaux stagnantes, ajoutées à la température humide dans la zone, offrent un environnement très insalubre, propice à l’invasion des moustiques. La défécation à l’air libre et le manque d'infrastructures d’assainissement sont des situations qui contribuent également à la prolifération des larves. Il urge des solutions durables à cet effet?
Société 11 oct. 2018

Certains établissements d’enseignement privés imposent des dépenses supplémentaires aux parents à travers l’achat de fournitures scolaires autres que celles prévues sur la liste officielle. Le ministre de l’Enseignement secondaire, technique et de la Formation professionnelle, Mahougnon Kakpo, entend désormais encadrer la pratique. Une note circulaire en date du 24 septembre vient mettre de l’ordre dans le secteur.
Etre pauvre et fréquenter une école privée aujourd’hui au Bénin, ce n’est pas donné à tout le monde. Et pour cause ! Outre les frais de scolarité déjà élevés dans la plupart des établissements à Cotonou et environs, les parents doivent faire face à d’autres dépenses liées à l’achat de documents.
Souvent compartimentées en deux listes, les fournitures font partie des grandes dépenses qu’effectuent les parents d’élèves à chaque rentrée des classes. Ce phénomène propre aux établissements privés oblige les parents à acheter la deuxième partie des manuels scolaires au niveau des secrétariats desdites écoles.
En plus des ouvrages officiels, celles-ci prescrivent d’autres aux élèves, sous prétexte que les manuels au programme ne sont pas suffisants ou sont peu fournis. La situation oblige les parents à débourser plus d’argent.
La pratique varie d’un établissement à un autre. Si l’on peut compter au nombre des fournitures scolaires du Cm2, d’autres ouvrages tels que ‘’l’école et développement’’ ou encore ‘’mes activités de renforcement et évaluation au Cm2’’, dans un collège privé de Cotonou par exemple, la pratique n’est pas uniforme partout. Dans une autre école privée à Calavi, ce sont plutôt les fascicules, ‘’jour des premiers’’, la collection ‘’la lumière’’ou encore la ‘’collection Gado’’ qui sont plutôt exigés.
A en croire Moussibayo Adissa, directeur d’un établissement privé à Cotonou, chaque école élabore la liste des fournitures en fonction de ses motivations. « Nous ajoutons certains manuels à la liste officielle de fournitures scolaires afin de renforcer le niveau des apprenants », explique-t-il. « Le plus que nous recherchons pour les enfants, c’est la connaissance. Dans ces manuels, il y a toutes les notions dont les apprenants ont besoin pour acquérir des connaissances, même lorsqu’ils sont seuls », argumente-t-il.
Toutefois, ces mesures d’accompagnement ne sont pas appréciées par tous les parents. Pour Souleymane Aboudou, parent d’élève, la pratique impose aux parents de dépenser beaucoup d’argent pour l’achat des manuels. Il estime que les livres officiels ne sont pas moins riches pour combler les besoins en apprentissage des apprenants.
Michèle Mama a aussi la dent dure contre certains établissements privés. Selon elle, ces écoles se livrent plutôt au commerce en faisant obligation aux parents d’acheter une panoplie de manuels didactiques, chaque année. Elle déplore le fait que ces manuels ne sont utilisés qu’une seule année scolaire.
Eviter les déviances pédagogiques
Le cri du cœur de ces parents d’élèves semble recevoir un écho favorable auprès des autorités en charge de l’éducation.
Le ministre de l’Enseignement secondaire, technique et de la Formation professionnelle, Mahougnon Kakpo, siffle la fin de la récréation. A travers la note circulaireN°11/MESTFP/DC/SGM/DIPIQ/DESG/DETFP/SA, en date du 24 septembre, portant interdiction de l’usage des cahiers d’activités dans les établissements secondaire, technique et de la formation professionnelle du Bénin, il met fin à la vente et à l’utilisation des cahiers d’activités et autres documents non autorisés, afin d’éviter les déviances pédagogiques dans les collèges et lycées.
« Il m’est revenu que des enseignants, sous le prétexte du recours aux méthodes actives à privilégier dans la mise en œuvre d’un programme d’études et de formation écrit selon l’Approche par compétences, se dérobent à leur obligation de préparation des classes et imposent aux apprenants l’achat et l’usage de cahiers et autres documents non autorisés au titre des supports didactiques », renseigne la note.
Selon le ministre, le phénomène crée plus de problèmes qu’il n’en résout. « Cette pratique constitue, assurément, une des causes de l’échec scolaire enregistré à l’enseignement du second degré », poursuit la note.
Ce n’est pas la première fois que le Bénin prend une telle mesure. En 2010, le pays avait déjà pris une décision pareille pour corriger les excès dans le secteur. Mais le phénomène a toujours continué. La nouvelle note rappelle les dispositions antérieures avant l’étape de la sanction. Elle met l’accent sur trois points. Primo, elle interdit formellement l’imposition de l’achat des cahiers d’activités et documents non autorisés aux apprenants. Deuxio, la note interdit l’usage, par tout enseignant, de cahiers d’activités comme support de cours dans tout établissement. Tertio, elle interdit la vente de cahiers d’activités et de tout document non autorisés au sein de tout établissement.
La note prend effet à partir de cette rentrée scolaire 2018-2019 et prévient les contrevenants aux présentes prescriptions des sanctions auxquelles ils sont exposés. Reste aux établissements de se mettre dans cette dynamique pour soulager les parents d’élèves.

Le gouvernement a adopté en juillet dernier le plan sectoriel de l’éducation. Ce document propose une nouvelle architecture holistique et inclusive qui bouleversera le système éducatif à travers des réponses aux insuffisances notées dans la mise en œuvre du plan actuel. Il place le capital humain au cœur de la croissance économique et du développement.
Une nouvelle architecture est adoptée pour pallier les insuffisances du système éducatif au terme du processus d’élaboration du Plan sectoriel de l’éducation (Pse). Cette structure qui se veut rectangulaire, holistique et inclusive s’adapte aux valeurs culturelles nationales et vise à améliorer le lien entre formation et emploi. Elle vient en opposition à l’actuelle architecture, pyramidale, sélective et inadaptée au marché de l’emploi. Cette mutation repose sur trois axes de réformes.
Le premier axe indique que l’éducation de base est à partir de 3 ans à 15 ans. Tous les enfants, selon leurs besoins et aspirations, doivent bénéficier de l’éducation de base. Abdel-Rahamane Baba-Moussa, secrétaire technique permanant du Plan décennal de développement du secteur de l’éducation (Stp-Pddse), indique que l’éducation de base est prolongée à 12 ans avec l’intégration des alternatives éducatives et l’éducation non formelle dans une approche inclusive. L’objectif est qu’aucun jeune de moins de 16 ans ne soit exclu du système.
La composante scolaire de l’éducation de base est sanctionnée par le Brevet d’études du premier cycle (Bepc) qui donne accès au lycée. L’éducation de base alternative et l’apprentissage débouchent sur le Certificat d’études de qualification professionnelle (Cqp). Cette nouvelle architecture propose la réforme du Certificat d’études primaires (Cep) et du Certificat de qualification au Métier (Cqm) actuels qui deviendront des certifications intermédiaires. Le premier marque la fin du primaire pour l’orientation des apprenants vers le collège ou l’apprentissage dual préparant au Cqp. Le second pour des alternatives éducatives et de l’apprentissage préparant au Cqp.
Le Stp-Pddse prévient qu’à la réalisation de l’objectif de scolarisation primaire universelle, les alternatives et l’apprentissage préparant au Cqm seront supprimés pour qu’émerge un dispositif d’orientation pour assurer des passerelles entre le primaire et les centres d’apprentissage de type dual préparant au Cqp.
Formation professionnelle et renforcement des capacités valorisés
La post-éducation de base renvoie au second cycle de l’enseignement secondaire général et de la formation technique et professionnelle qui se déroule dans les lycées. Ces formations sont sanctionnées par le baccalauréat ou les certifications professionnelles débouchant sur l’emploi ou la poursuite des études.
La nouvelle architecture valorise la formation professionnelle, le renforcement des capacités et le développement des compétences. Il est proposé, informe le Stp-Pddse, un meilleur rapport entre formation et emploi en cohérence avec le contexte socio-économique. Cette option prend en compte la diversification des parcours post-éducation de base et la valorisation de la formation professionnelle.
Pour ce faire, indique Abdel-Rahamane Baba-Moussa, une meilleure intégration des activités de renforcement des capacités et de développement de compétences restées, jusque-là, déconnectées du système d’éducation et de formation, est adoptée.
L’alphabétisation et l’éducation des adultes concernent les apprenants de plus de 15 ans non scolarisés. Il s’agit d’un bilinguisme arrimé au renforcement des capacités et au développement des compétences qui favorisent l’autonomie et une meilleure participation à la vie sociale et professionnelle.
Le renforcement des capacités est une composante transversale pouvant être articulée avec l’éducation de base, l’alphabétisation et l’éducation des adultes ou l’enseignement supérieur.
Formation des élites
Le troisième axe repose sur l’enseignement supérieur et la recherche scientifique. Il se veut moderne garantissant des formations orientées vers l’innovation et la professionnalisation avec comme cible principale, les titulaires du baccalauréat.
La création de formations courtes mieux arrimées aux secteurs porteurs d’emploi, une meilleure orientation et une meilleure régulation des flux en sont les buts. Enfin, le renforcement de la recherche scientifique et de l’innovation, qui intègrent les savoirs endogènes, comme pilier de l’accroissement des richesses et du développement est le dernier axe du levier pour le développement de l’ensemble du système éducatif.
Le nouveau plan sectoriel de l’éducation post 2015 est aussi en cohérence avec les orientations du Plan national de développement (Pnd) et du Programme d’action du gouvernement 2016-2021. La réussite de sa mise en œuvre, souligne le Stp-Pddse, « exige une forte implication de l’État et des décideurs politiques afin que soient prises les décisions politiques et mises en œuvre des réformes nécessaires à l’opérationnalisation de la nouvelle architecture du système éducatif et à l’instauration de la bonne gouvernance du secteur ».
En lien avec la lettre de politique éducative, la réforme actuelle de l’architecture du système éducatif au Bénin impose un cadre pédagogique nouveau. Selon les acteurs du secteur, l’un des enjeux de la réforme est d’assurer la formation de personnes imprégnées de leur culture et capables de participer au développement de la nation.
S.E.M. Kiyofumi Konishi et le Frère Rodrigue Djitrinou signant l'accord[/caption]L’hôpital St Jean de Dieu de Tanguiéta vient de bénéficier d’un don de deux ambulances grâce à la coopération entre le Japon et le Bénin. La remise de ces ambulances a été confirmée, ce mardi 9 octobre à Cotonou, à travers la signature du contrat de don entre le ministre de la Santé, Benjamin Hounkpatin, et l’ambassadeur du Japon près le Bénin, Kiyofumi Konishi.
D’un coût global de 40 438 437 FCFA, les deux ambulances officiellement mises à la disposition de l’hôpital St Jean de Dieu de Tanguiéta, grâce à la coopération entre le Japon et le Bénin contribueront à l’amélioration de la santé des populations béninoises. Aussi l’hôpital pourra-t-il renouer avec sa tradition de toujours porter secours aux malades de la zone pour leur transport des différents centres de santé.
En effet, a expliqué le ministre de la Santé, Benjamin Hounkpatin, le parc d’ambulance de l’hôpital St Jean de Dieu de Tanguiéta se trouve dans un état de rebus avancé qui le réduit à une seule ambulance qui malheureusement est actuellement accidentée. Face à cette situation, a-t-il poursuivi, l’ambassade du Japon près le Bénin sollicitée à travers le consul d’Espagne près le Bénin a répondu favorablement à la requête par la promesse de deux ambulances il y a seulement quelques mois. Désormais, cette promesse est devenue une réalité avec la signature du contrat de don entre les deux pays.
Ce don japonais, dira le ministre de la Santé, s’inscrit parfaitement dans le programme d’action du gouvernement et témoigne, encore une fois, de l’attachement du Japon au peuple béninois. Ainsi, ces ambulances permettront d’augmenter la fréquentation de cet hôpital qui déploie déjà une activité très intense et qui s’étend chaque jour un peu plus. Elles permettront aussi de réduire la mortalité en général et celle des mères en accouchement. Car, dit-il, une population en bonne santé est un facteur de production, donc de développement pour l’émergence de la nation.
Très soucieux de l’amélioration des conditions de vie de la population béninoise, l’ambassadeur du Japon près le Bénin, Kiyofumi Konishi, reste persuadé que l’acquisition des ambulances contribuera à sauver la vie des patients venant des centres périphériques et dont l’état de santé nécessite une évacuation sanitaire à l’hôpital St Jean de Dieu de Tanguiéta.
Le représentant de l’hôpital de St Jean de Dieu de Tanguiéta, Rodrigue Djitrinou a, pour sa part, pris l’engagement de veiller personnellement à une utilisation rationnelle et conséquente de ces ambulances.

Les députés n’ont pas tenu compte des questions du genre dans la désignation des membres des Commissions communales d’actualisation (Cca) de la Liste électorale permanente informatisée (Lépi). On note moins de dix femmes sur les 154 représentants du Parlement. Cette situation relance le débat de la représentativité des femmes lorsqu’on sait que, dans un passé récent, la question avait beaucoup agité l’opinion. Deux députés, l’un de la Majorité et l’autre de la Minorité parlementaires expliquent leur position sur le sujet.
Orden Alladatin, député du Bloc de la Majorité parlementaire: « La seule bonne volonté ne suffit pas pour avoir davantage de femmes »
La Nation : Pourquoi le Bloc de la Majorité parlementaire n’a pas accordé suffisamment de place aux femmes au sein des Commissions communales d’actualisation de la Lépi ?
Orden Alladatin :On n’a pas besoin d’entretenir des polémiques autour de la question. Ce ne sont pas des instances qui nomment. Chaque député désigne une personne. On fait ensuite la liste des différentes personnes désignées. Quand moi je veux désigner quelqu’un, je ne cherche pas à savoir celui ou celle que mon collègue a désigné. Si on avait dit que les partis se mettent ensemble pour désigner quinze personnes par exemple, le parti dans son dosage peut gérer au mieux cette préoccupation. Dans le cas d’espèce, la procédure de désignation est toute autre. Pour ce qui concerne la majorité, il y a 77 places pour 62 députés. Il revient à chaque député de désigner une personne. Moi par exemple, il m’est revenu de désigner une personne à Cotonou et j’ai désigné une femme.
Finalement le Bmp a désigné combien de femmes ?
Le Bmp n’a rien désigné. Chaque député a désigné une personne. C’est tout ! Il se fait que par hasard, dans mon quartier, il y a une femme capable de faire le job. En la matière, ce sont les communes qui sont partagées. S’il me faut désigner une femme à Boukoumbé et que je n’en ai pas une d’aussi représentative là-bas, comment voulez-vous que je fasse ? Chaque parti veut positionner des gens qui puissent lui drainer du monde. La question est simple. Ce n’est pas un débat du genre. C’est une question sérieuse qu’on ne saurait gérer au pifomètre.
Le camp adverse vous reproche d’avoir raté, une fois de plus, l’occasion de démonter votre bonne volonté en faveur des femmes.
Nous tergiversons trop sur les détails inutiles au Bénin. Nous avons voulu proposer un texte dans ce sens afin qu’aux prochaines élections législatives, la préoccupation ne revienne plus. Il était question de forcer la main à tous les partis pour avoir plus de femmes. Mais les gens ne nous ont pas soutenus. Maintenant, chacun commence par chercher dans des détails inutiles. La seule bonne volonté ne suffit pas pour avoir davantage de femmes. Je n’ai pas d’état d’âme sur ce type de débat quoique je milite fortement en faveur des femmes. Je n’aborde pas la préoccupation dans les petits détails.
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Guy Mitokpè, député de la Minorité parlementaire: « On peut désigner autant de femmes bien instruites et intelligentes au sein de la couche juvénile »
La Nation : Qu’est-ce qui justifie la faible représentativité des femmes au sein des Commissions communales d’actualisation de la Lépi au niveau de la Minorité parlementaire ?
Guy Mitokpè : L’argument qui avait été avancé au cours de la tentative de révision de la Constitution sur la question de la représentativité des femmes ne tenait pas véritablement à cœur aux défenseurs de cette cause. Parce qu’il y a plusieurs occasions au cours desquelles les membres de la Majorité parlementaire pouvaient quand même démontrer leur bonne foi en ce qui concerne la représentativité des femmes. Cette désignation des membres des Commissions communales d’actualisation (Cca) de la Lépi était une occasion de plus pour les défenseurs de cette cause de montrer leur sincérité. Mais une fois de plus, ils se sont pris à leur propre piège. C’est un peu comme un effet boomerang. La pierre qu’ils ont lancée s’est retournée contre eux. Et, pour moi, les questions qui touchent aux populations doivent être traitées avec beaucoup de sérieux.
Les défenseurs de cette cause expliquent que la désignation des membres des Cca n’est pas une question du genre et que si les femmes ne sont pas suffisamment représentatives dans une région, ils ne peuvent pas les désigner.
C’est un argument qui ne tient pas. Quand ils présentaient leurs projets, ils savaient qu’il y avait des questions en amont qu’il fallait régler concernant la formation et l’éducation d’un bon nombre de femmes. Donc, ils avaient avancé ce projet comme un appât sur lequel ils voulaient se montrer bien aux yeux de la gent féminine qui est quand même très importante dans notre pays. On peut désigner autant de femmes bien instruites et bien intelligentes au sein de la couche juvénile.
On ne peut pas faire le procès du Bmp seul. Le constat est le même au niveau de la Minorité parlementaire à laquelle vous appartenez. Votre regroupement aussi n’a pas désigné beaucoup de femmes au sein des Cca.
Ce n’est pas un sujet tabou au sein de la Minorité parlementaire. Il faut aborder les questions de la République avec beaucoup de sérieux et de sincérité. La question n’est peut-être pas à l’ordre du jour au niveau de la Minorité, c’est une sincérité que de le dire. Maintenant, s’il faut l’aborder, il faut le faire avec beaucoup de sincérité, d’intelligence et de franchise.
La Minorité parlementaire n’est donc pas prête pour soutenir les initiatives visant la représentativité des femmes ?
Non ! La question ne se pose pas en ces termes. Ce n’est pas que nous ne portons pas ce combat. On ne peut pas prendre les femmes comme un moyen de chantage. L’implication des femmes en politique et leur représentativité au plus haut niveau sont deux concepts différents. Nous estimons que notre concept est le plus efficient pour éviter de continuer à prendre les femmes comme un argument de campagne. Il faut éviter de le faire pour la seule raison que c’est une exigence des partenaires techniques. Il faut le faire en fonction de notre réalité, de notre contexte. Il faut le faire parce que c’est une demande nationale. Nous devons être assez intelligents et indépendants pour concevoir des politiques qui vont dans le sens de la promotion des femmes. Pour moi, il n’y a aucune confusion à ce niveau.
Actualités 10 oct. 2018