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Nouvelles

Préparatifs du bicentenaire du sacre du roi Guézo: La marche d'hommage des héritières d'amazones à leurs aïeules

Braves et vaillantes femmes, les amazones ont une grande renommée dans l’histoire du Danxomè. Ce régiment militaire est une troupe d’élites fondée par le roi Guézo qui lui a permis de gagner plusieurs guerres contre les envahisseurs. En prélude à la commémoration du bicentenaire du sacre du roi Guézo, les héritières des amazones ont marché, ce dimanche, à travers la ville d’Abomey.

Tôt ce dimanche matin, c’est la grande mobilisation. Une foule impressionnante de femmes, dignes héritières des amazones, s’est retrouvée à la Place Goho d’Abomey pour donner le top d’une marche bien cadencée sur plusieurs rythmes traditionnels d’Abomey.
Parti de la Place Goho, le cortège qui a traversé la ville d’Abomey a fait le tour du marché
Houndjro avant d’échouer au palais privé du roi Guézo au quartier Hounli. Les descendantes des amazones n’ont pas été seules dans la procession. Elles ont été soutenues par les cardinaux de la lignée Guézo, têtes couronnées et autres dignitaires d’Abomey. On pouvait distinguer parmi eux Anastase Guézo alias Daah Miminvo Yamongbè Guézo, président du comité d’organisation du bicentenaire du sacre du roi Guézo, Daah Dessou Minyêtin, secrétaire général du comité et Constant Agbidinoukoun, porte-parole du comité.

Guézo, un bâtisseur

A l’occasion, les œuvres de Guézo, fondateur de l’armée des amazones, ont été évoquées. 9e souverain du royaume de Danxomè, il a régné de 1818 à 1858. Il a gagné beaucoup de batailles. Dans son dispositif militaire, la femme a occupé une place de choix. C’est ainsi qu’il a fondé le régiment des amazones qui lui a permis de remporter des victoires sur des victoires. Parce que, pour lui, « ce que l’homme peut faire, la femme aussi peut le faire ». C’est ainsi que ce régiment des amazones a été mis sur pied dans le royaume de Danxomè au début du XIXe siècle. Connues pour leur férocité légendaire, les amazones se sont montrées aussi bien redoutables que féroces, n’hésitant pas à brandir les têtes ou des organes de leurs adversaires fraîchement coupés, et parfois, avec des dents. Et, l’histoire retient que la toute première fois que les soldats français sont confrontés à elles, c’était en octobre 1892. Ce jour-là, les soldats français devraient envahir le Danxomè. Mais, à 50 km de la ville d’Abomey, après avoir décimé la première colonie militaire de l’armée régulière envoyée par le roi Guézo, ils seront cernés par la suite par une armée de femmes, les amazones de Guézo. Le combat fut rude. Ebahis, ils n’en revenaient pas.
Il faut noter que l’armée des amazones était composée d'environ 5000 femmes compartimentées en plusieurs régiments et commandées par la meilleure d’entre elles. D’après les témoignages, leurs entraînements étaient bien intensifs. Ils sont faits de réels combats, du maniement des armes et des exercices d’extrême résistance. Un seul but : tuer sans pitié et sans peur. Leurs prisonniers étaient généralement décapités de manière effroyable.
Selon Constant Agbidinoukoun, porte-parole du comité d’organisation, cette innovation du roi Guézo, que constituent les amazones, est considérée de nos jours comme un acte répertorié au nombre des merveilles mondiales après des recherches et études scientifiques.
A l’issue de la marche de ces braves dames, tour à tour, des personnalités présentes ont rendu hommage au roi Guézo et aux amazones. Daah Miminvo Yamongbè Guézo, président du comité d’organisation du bicentenaire du sacre du roi Guézo, a rappelé les exploits du roi et a salué surtout la clairvoyance du chef de l’Etat, Patrice Talon, qui appuie cette commémoration qui sera pendant des années un outil de mobilisation touristique au Bénin. Il invite les Béninois à prendre massivement part à la commémoration du bicentenaire du sacre du roi Guézo qui se tient du 3 au 17 novembre prochain?

Société 09 oct. 2018


Assemblée nationale: Le Code électoral mis en conformité avec la Constitution

Les députés ont mis en conformité avec la Constitution, la loi n°2018-31 portant Code électoral en République du Bénin, suite à la décision Dcc 18-199 de la Cour constitutionnelle en date du 2 octobre dernier. C’est à la faveur de la séance plénière de ce lundi 8 octobre, la première, pour le compte de la cinquième session extraordinaire de l’année 2018.

Le président de la République a désormais les coudées franches pour promulguer la loi n°2018-31 portant Code électoral en République du Bénin. L’Assemblée nationale a mis en conformité avec la Constitution du 11 décembre 1990, les dispositions du texte déclarées contraires à la loi fondamentale du 11 décembre 1990 par la Cour constitutionnelle par décision Dcc 18-199 en date du 2 octobre dernier. Le dossier a été au cœur de la séance plénière de ce lundi 8 octobre, la première, au titre de la cinquième session extraordinaire de l’année 2018 du Parlement ouverte ce même jour, à la demande de 42 députés.
Du rapport présenté en procédure d’urgence à la plénière par la Commission chargée des Lois qui a étudié en avant-première le dossier après lecture de la décision de la Cour constitutionnelle, il ressort que certaines dispositions de la loi déférée devant la Haute juridiction sont conformes à la Constitution, d’autres le sont également mais sous réserve d’observations et que d’autres dispositions y sont contraires. S’agissant des dispositions conformes sous réserve d’observations, la Commission chargée des Lois informe que la Cour constitutionnelle a suggéré par lettre n°2018-408/Cc/Pt/Sg du 5 octobre 2018 des corrections à l’article 137 du Code électoral. Les observations de cette correspondance ont été prises en compte. Les dispositions contraires à la Constitution concernent les articles 227, 244, 249 et 308 du texte de loi déféré. En effet, le rapport de la Commission des Lois examiné par la plénière relève à la lumière des observations de la Cour constitutionnelle que les articles 227 et 244 sont contraires à la loi fondamentale en ce qu’ils ne respectent pas l’esprit et la lettre de l’article 64 de la Constitution auquel ils se rapportent. Lequel article 64 dispose que : « Tout membre des Forces armées ou de Sécurité publique qui désire être candidat aux fonctions de président de la République doit au préalable donner sa démission des Forces armées ou de Sécurité publique… ». Il s’ensuit que le constituant relève que le rapport parlementaire inspiré de la décision de la Cour constitutionnelle, a limité l’obligation de démission préalable aux Forces armées ou de Sécurité publique uniquement. En conséquence, ladite obligation ne saurait être étendue au personnel assimilé tel que l’ont prévu les articles 227 et 244 du Code électoral.

L’article 308 supprimé

Revenant à l’article 249 incriminé selon lequel : « Nul ne peut être candidat s’il n’est âgé de vingt-cinq (25) ans au moins dans l’année du scrutin si, Béninois de naissance, il n’est domicilié depuis un (01) an au moins en République du Bénin et n’y vit ; si, étranger naturalisé Béninois, il n’est domicilié au Bénin et n’y vit sans interruption depuis dix (10) ans au moins. A moins de démissionner de ses fonctions douze (12) mois au moins avant la date du scrutin, nul ne peut être candidat dans une circonscription électorale dont le territoire comprend ou est compris dans une circonscription administrative où il exerce une fonction de commandement (préfet, secrétaire général de préfecture ou de mairie) ». Cette disposition est jugée discriminatoire, estime la Commission des Lois qui reprend la Haute juridiction, en ce que son alinéa premier impose une obligation de dix ans de résidence consécutive à l’égard des Béninois naturalisés candidats aux élections législatives tandis que le même Béninois naturalisé candidat à l’élection présidentielle n’est pas soumis à une telle exigence. Mieux, l’alinéa 2 du même article 249 est également jugée discriminatoire parce qu’il fait assortir une condition restrictive l’éligibilité de certaines personnes exerçant un pouvoir de commandement (préfet, secrétaire de général de préfecture ou de mairie). Cette condition restrictive viole l’égalité des citoyens garantie par l’article 26 de la Constitution béninoise, constate la Commission chargée des Lois qui se base sur les observations relevées par la Cour constitutionnelle suite au contrôle de constitutionnalité du Code électoral.
L’article 308 du Code électoral n’a pas échappé aux observations de la Haute juridiction. Il est également déclaré contraire à la Constitution en ce sens qu’il prescrit à la charge d’une catégorie de personnels d’Etat ou de l’administration locale, leur inéligibilité dans le ressort de la circonscription électorale au sein de laquelle ils exercent les fonctions d’autorité ou de service public sans prendre en compte tous les agents publics en fonction dans la même situation.  La Commission en charge des Lois a purement et simplement supprimé cet article, à la lumière de la décision Dcc 2018-199 de la Cour constitutionnelle. Ainsi, toutes les dispositions incriminées ont été corrigées par la Commission des lois présidée le député Alexis Agbélessessi. La version des articles corrigée et mise en conformité avec la loi fondamentale a été adoptée à l’unanimité des députés présents et représentés moins sept voix contre, émanant de la minorité parlementaire.

Article 137  corrigé suite à la lettre de la Cour constitutionnelle en date du 5 octobre 2018 au Parlement

« Le Conseil d’orientation et de supervision est composé de onze (11) membres désignés comme suit :
- cinq (05) députés par la majorité parlementaire ;
- quatre (04) députés par la minorité parlementaire ;
- du directeur général de l’Institut national de la Statistique et de l’Analyse économique ;
- du directeur du Service national en charge de l’état civil.
Les députés sont désignés chaque année pendant la période de mise à jour et dans tous les cas avant la date du démarrage du mandat du Cos-Lépi. En tout état de cause, aucun député ne peut siéger plus de deux (02) fois dans le Conseil d’orientation et de supervision au cours d’une même législature.
Avant leur entrée en fonction, les membres du Conseil d’orientation et de supervision sont installés par la Cour constitutionnelle réunis en audience solennelle. Ils prêtent devant elle le serment suivant : « Je jure de remplir mes fonctions avec loyauté et probité ; de les exercer avec impartialité et en toute indépendance dans le respect de la loi et d’assurer sans défaillance les devoirs qu’elles m’imposent. En cas de parjure, le membre coupable est puni des peines prévues à l’article 357 alinéa 1er du présent Code ».

Les dispositions rendues conformes suite à la décision Dcc 18-199

Article 227

« Tout membre des Forces armées ou des Forces de sécurité publique qui désire être candidat aux fonctions de président de la République doit, au préalable, donner sa démission des Forces armées ou des Forces de sécurité publique »

Article 244

« Tout membre des Forces armées ou de sécurité publique qui désire être candidat aux fonctions de député doit au préalable donner sa démission des Forces armées ou de Sécurité publique »

Article 249

« Nul ne peut être candidat s’il n’est âgé de vingt-cinq (25) ans au moins dans l’année du scrutin si, Béninois il n’est domicilié depuis un (01) an au moins en République du Bénin et n’y vit ».
Article 308 ci-dessous libellé a été supprimé suite aux observations de la Haute juridiction

« Sont inéligibles pendant l’exercice de leurs fonctions et pour une durée d’une année après leur cessation de fonction, dans le ressort où ils exercent ou ont exercé:
- le préfet, le secrétaire général et les chargés de mission de la préfecture, le secrétaire général de la commune où de la municipalité
- les magistrats en activité dans les différents ordres de juridiction, les juges non magistrats de la. Cour suprême;
- les personnels militaires des forces de sécurité publique, les agents des eaux et forêts et de la douane ;
- les comptables de deniers de la commune: ou municipalité considérée;
- les agents de l’Etat employés dans les administrations financières déconcentrées ayant compétence sur les communes;
- les agents chargés des recettes communales;
- les agents salariés de la mairie. ».

Actualités 09 oct. 2018


Eliminatoires Can U23: Les Ecureuils du Bénin non-partants

Le Bénin ne participera pas aux prochains éliminatoires de la Coupe d’Afrique des nations des moins de 23 ans. Ainsi, en ont décidé les autorités en charge du football de notre pays faute d’équipe nationale dans la catégorie.

Ne disposant pas d’une équipe nationale des U23, le Bénin ne s’est pas engagé pour les éliminatoires, comptant pour les qualifications de la Can U23 en Egypte et les Jeux olympiques Tokyo 2020. La Confédération africaine de Football (Caf) a validé, ce week-end, le calendrier de ces qualifications. Au total, 43 sélections africaines vont participer à ces éliminatoires qui vont se dérouler en trois tours.
Les nations comme l’Algérie, le Congo, la Côte d’Ivoire, le Gabon, le Mali, le Maroc, le Nigeria, le Sénégal, la Sierra Léone, l’Afrique du Sud, la Tunisie, la Zambie et le Zimbabwe sont exemptées du premier tour qui se déroulera du 12 au 20 novembre prochains parce qu’ayant participé aux éliminatoires de 2015. Les matchs du deuxième tour de ces qualifications seront disputés du 18 au 26 mars 2019 tandis que ceux du troisième et dernier tour auront lieu du 3 au 11 juin 2019. La phase finale de cette compétition est prévue en Egypte en décembre 2019. Les trois meilleures sélections représenteront l’Afrique aux Jeux olympiques, Tokyo 2020.
Le Bénin sera une fois encore absent de ce grand-rendez continental et mondial. Le nouveau Comité exécutif de la Fédération béninoise de Football qui promet l’organisation des championnats de catégories d’âges et la participation du Bénin à toutes les compétitions internationales est appelé à concrétiser ses ambitions.

Sports 09 oct. 2018


Mode de vie au Bénin: Homosexuels, vent debout contre toutes discriminations !

Mimétisme, effet de mode ou besoin d’expression d’une réelle sexualité ? Difficile de dire pourquoi au Bénin et dans bien d’autres pays, certaines personnes préfèrent une orientation homosexuelle. Toujours est-il que le phénomène gagne du terrain et ses adeptes, de plus en plus nombreux, assument leur statut et veulent l’afficher, pour peu que cessent les discriminations à leur encontre.

« Milliardaire », ou encore «Alias Betty ». Pour le commun des Béninois, ces deux pseudonymes ne veulent certainement rien dire pour les non-initiés. Mais dans le milieu des personnes homosexuelles du Bénin, c’est un nom plutôt très courant et son porteur, sinon sa porteuse est une lesbienne de vieille date qui se bat du mieux qu’elle peut pour aider ses pairs à vivre une sexualité et surtout à assumer sans crainte leur statut.
A 46 ans, cette mère de deux enfants âgés de 19 et 17 ans ne cache plus vraiment son homosexualité. « Je n’ai pas fait ce choix. C’est inné en moi. Depuis toute petite, j'avais cette attirance pour les filles sans jamais comprendre ce que c’était vraiment », confesse-t-elle sans complexe. Puis, elle reprend : « Quand j’ai eu mon premier contact avec un homme, c’est comme si je me torturais. J’ai compris qu’il me manquait quelque chose que j’ignorais. Je ne supportais pas être avec un homme. C’était très difficile pour moi ». Toutefois, elle assure avoir eu ses deux enfants de cette même relation qu’elle confesse avoir tenté de maintenir en vain. Son attirance pour les personnes de même sexe qu’elle était devenue plus forte et intenable. Conséquence, Betty a préféré partir avec ses enfants, tournant ainsi dos à sa vie de couple. « J’ai eu des enfants, mais difficilement. Je me suis mise en couple pour essayer de chasser cette chose en moi mais je n’arrivais pas », explique-t-elle. Depuis 23 ans, elle vit sa sexualité avec des personnes de même sexe qu’elle. Elle s’y plaît d’ailleurs très bien à l’entendre. Son statut est connu de ses deux enfants qui la soutiennent, laisse-t-elle entendre. Et si l’un d’eux se découvrait une tendance homosexuelle ? A cette interrogation, sa réponse ne se fait pas attendre : « Contrairement à moi, il aura plus de chance parce que je le soutiendrai et je lui donnerai l’encadrement qu’il faut ».
Encore plus catégorique sur son statut, Costo, une autre bisexuelle de 24 ans pense être née avec une attirance pour des personnes de même sexe qu’elle. Cette jeune commerçante qui vit à Cotonou dit avoir été convaincue de cette attirance à l’âge de dix ans. Athlétique (du fait de ses activités sportives), cheveux coupés, elle confesse comment toute petite, elle n’aimait que la compagnie des garçons au point de renoncer très tôt à l’habillement féminin pour n’adopter que des tenues de garçon. Plus tard, à la puberté, indique-t-elle, son statut sexuel se confirmera davantage. « Chez moi, c’est depuis la naissance… je me voyais comme un garçon», sourit-elle. Contrairement à Betty, celle-ci n’a pas d’enfant mais compte bien en avoir. «Avec ma partenaire, nous en parlons souvent et nous pensons y arriver par l’insémination », coupe-t-elle. Très peu bavarde sur ce sujet, la jeune femme vit comme bien d’autres, son statut en cachette. Ses parents n’en savent rien. Son entourage non plus. « Un seul membre de la famille est informé et me soutient», confie-t-elle.

Vivent-ils une sexualité épanouie ?

Pas facile d’évoquer les rapports sexuels avec les personnes homosexuelles. Réservées, méfiantes, parfois arrogantes, tout laisse croire que le sujet ne les passionne pas vraiment. Par peur d’être mal jugées, peut-être. Plutôt comique sur le sujet, Betty répond : « Moi, je me sens bien et comblée dans ma relation et je ne regrette rien. Sinon depuis 17 ans, j’allais me taper un mec par moments. Juste pour des escapades ». Mais alors, à quoi peut ressembler une partie de sexe entre deux femmes ? Sa réponse : « On ne répond pas à ça. C’est top secret. C’est comme demander à un homme comment il fait l’amour à sa femme », tranche-t-elle. Question suivante: Et vous, que pensez-vous des gens hétérosexuels? « Pour eux, nous les personnes homosexuelles sommes à bannir de la terre. Ils se croient plus normaux que nous », ironise-t-elle.
Sur le sujet, chacun défend bien évidemment son choix. «Si seulement les adeptes de l’homosexualité pouvaient savoir le plaisir dont ils se privent en refusant d’aller vers le sexe opposé, je suis convaincu qu’ils changeront d’avis sur le sujet. Pour rien au monde, je n’irai vers un partenaire de même sexe que moi. Le simple fait d'évoquer l’idée me répugne », commente pour sa part Moïse Dossoumou.
Sur le sujet, l’avis des spécialistes est tout autre. « En psychologie, on dit que la force sexuelle des homosexuels est déviée de sa mission créatrice ou procréatrice pour ne satisfaire que le plaisir, les fantasmes », argumente Micheline Adjovi, psychologue. Pour le sociologue Médessé Bruno Dossouh, « il n’y a aucun problème de santé majeure qui soit lié au fait d’être homosexuel. Le seul défi auquel doit faire face l’homosexuel, c’est le dévoilement et le vécu de son homosexualité ». Du coup, pense ce dernier, « son équilibre mental et son bien-être dépendent en grande partie de sa capacité à surmonter les réactions de rejet et d’exclusion faisant suite au dévoilement de son orientation ».
Jouant toujours à la défensive sur le sujet, Betty assure, malgré son orientation sexuelle, avoir des fantasmes « comme toute personne non hypocrite ». Parvient-elle à les satisfaire ? Motus! Seule certitude, c’est qu’elle soutient vivre une sexualité totalement épanouie selon elle. Il en est ainsi pour nombre de personnes de la même orientation sexuelle qu’elle, pense-t-elle. Pourquoi les lesbiennes sont-elles donc obligées de recourir, pour une bonne part, aux gadgets sexuels pour leurs relations sexuelles? Sur cette question sa réponse est sans équivoque: « Il y a plein de couples hétéro qui utilisent aussi les gadgets », tranche-t-elle.

Sont-ils « anormaux ?

La question mérite bien d’être posée au regard des clichés et autres préjugés sur les personnes homosexuelles. « Nous sommes assez équilibrés et il faut surtout l’être pour faire face à tant de discriminations et parvenir à se mettre au-dessus de la mêlée sans forcément faire ce que tout le monde fait et pense être bien », se désole Harold M, 28 ans, gay rencontré dans un bar à Cotonou. Interrogé sur la rumeur qui soutient que les personnes (les hommes surtout) qui optent pour l’homosexualité le font pour de l’argent, il n’y est pas allé du dos de la cuillère pour étaler toute sa fureur. « Je suis gay et alors ? », lance-t-il furieux. « Je ne me sens pas bien avec les femmes au lit. J’ai une forte attirance pour les hommes comme moi et je l’assume », réplique-t-il aussitôt. « La fusion de deux sexes masculins est assurément infertile. Il en est de même en ce qui concerne de deux sexes féminins. La présence des deux principes créateurs sont nécessaires, voire indispensables pour transmettre la vie », dira pour sa part la psychologue Micheline Adjovi. « Toute la création est dualité. Il n’y a de vie que par la rencontre, la fusion ou l’union des forces créatrices positive et négative. Chez l’être humain, les forces créatrices se trouvent au niveau des sexes », enchaîne-t-elle. Là encore, tout est question de choix, pensent les homos. Harold. M soutient bien vivre son choix et confie même n’être aucunement intéressé par la procréation.
Pour le sociologue Bruno Dossouh, il ne serait pas juste de mettre tous les homosexuels dans le même sac, car toutes les homosexualités n’ont pas la même cause. « Si nous partons de l’homosexualité d’origine biologique, donc liée à un dysfonctionnement dès l’enfance, il est évidemment clair que c’est un problème de santé et que tout parent "raisonnable", informé à temps de l’orientation sexuelle de son enfant (ce qui n’est souvent pas le cas) essayera de trouver les solutions pour que l’enfant soit en harmonie avec son corps et donc cela pourrait se régler par des soins médicaux », détaille-t-il. « Est-ce parce qu’on est malade ou parce qu’on a des dysfonctionnements hormonaux, qu’on devient du coup un être anomal ? Je ne pense pas. Ce qui pose problème ici, c’est l’orientation sexuelle adoptée à la suite de ce dysfonctionnement et qui s’oppose aux normes sociales. De ce point de vue, on peut comprendre le jugement de ces personnes, sans toutefois leur donner raison sur ce regard stigmatisant qu’ils portent sur les homosexuels », nuance le sociologue.

Appel à la tolérance

Betty milite depuis quatre ans déjà dans une association défendant les droits des personnes homosexuelles. « Elle a vu le jour grâce à des personnes dans le domaine depuis des années. Nous travaillons avec beaucoup de partenaires qui sont des organismes internationaux, qui nous reconnaissent et nous aident à mobiliser et sensibiliser les gens qui vivent cachés à cause de leur statut ». La plupart de ces camarades militent également dans des organisations. « Au Bénin, les homos n’ont pas la liberté pour s’afficher. On méprise leurs droits. C’est pourquoi nous sommes obligés de militer pour défendre nos droits et nous faire former contre les maladies », appuie, pour sa part, Costo.
Nous avons également réussi à avoir le vice-président du réseau national des personnes Lgbt et président d’une association des lgbtiq (sigle anglophone qualifiant la sexualité homosexuelle ou bisexuelle d'un homme ou d'une femme), lesbiennes, gay, bisexuel, transsexuel, intersexué et queer (un terme regroupant les identités sexuelles et de genres non-conventionnelles sous une même appellation) du Bénin.
Par mesure de précaution et de préservation de son identité, l’entretien s’est déroulé via whatsApp et appels téléphoniques. Il est pourtant gay et nombre des militants de son association le confirment. Pour lui, « ce n’est pas facile en général dans le monde d’assumer, d’assurer et d’affirmer sa sexualité du moment où celle-ci devient différente de la norme. On la vit bon gré, mal gré ».
Et si la plupart d’entre eux choisissent de cacher leur orientation sexuelle, c’est sans doute parce que « la société béninoise est très peu tolérante ». Le président de l’association des lgbtiq soutient, sans ambages, que « dans une société comme la nôtre où le garçon a l’obligation de procréer et de fonder un foyer », c’est loin d’être du miel que de révéler en famille qu’on est en couple avec un homme ou une femme comme soi. Pourtant, pense-t-il, « être homosexuel n’empêche en rien ces personnes de fonder une famille ». De nos jours, banalise-t-il, « avoir un foyer, c’est important, mais pas nécessaire, cela dépend de la perception que chaque famille a de la vie en général ».
Pendant que ces derniers revendiquent leurs droits d’exister, Micheline Adjovi objecte : «L’homosexualité, une attirance sexuelle qui dénie l’ordre naturel et divin de la création, se justifie par la liberté de décision et d'action conférée à la personne humaine. Cette liberté appelle, en retour, la responsabilité des conséquences ». Puis, elle s’interroge: « Mais où allons-nous dans un monde où les valeurs morales, éthiques et religieuses sont de plus en plus foulées aux pieds et où chacun est autorisé à faire prévaloir sa liberté de satisfaire tous ses fantasmes ? »
Du côté des associations, ce discours est loin de décourager et elles jurent qu’elles ne baisseront pas en tout cas les bras. Ceci en raison des violences qu’elles subissent telles que la stigmatisation, la discrimination, les cas de violence psychologique, physique, morale, la non-assistance en cas de maladie et pis, le reniement social. « Nous sommes perçus comme des anomalies, des malades ou parfois comme des imitateurs des Occidentaux », déplore ce dernier. «Le Bénin est notre pays et tous les citoyens ont les mêmes droits garantis par la Constitution et la Déclaration des Droits universels de l'homme, donc acceptons chacun avec sa différence », plaide-il in fine?

Société 09 oct. 2018


5e édition de la Journée du soldat: Un tremplin pour le sport militaire
[caption id="attachment_31014" align="alignnone" width="1024"]Micheline Iroukoura du 8èmeBia de Djougou a remporté la course[/caption]

Les manifestations de la 5e édition de la Journée du soldat se sont achevées, vendredi 5 octobre dernier, à Natitingou. C’est l’occasion pour les militaires de faire connaître leurs conditions physique et sportive à travers diverses disciplines.

Finies les manifestions de la 5e édition de la Journée du soldat, vendredi 5 octobre dernier à Natitingou avec des fortunes diverses pour les éléments des différentes unités de l’armée de terre ayant pris part aux activités sportives. Le cross-country entre les éléments de l’armée de terre et les civils, jeudi 4 octobre dernier sur les distances de 8 et 6 kilomètres respectivement chez les hommes et chez les dames, a permis aux coureurs de faire valoir leur condition physique et sportive tout au long du parcours. Partis du camp militaire de Kaba, seuls les meilleurs ont atteint le Lycée militaire des jeunes filles de Natitingou à temps. Au terme de la randonnée chez les dames, Micheline Iroukoura du 8e Bia de Djougou a remporté la course en (25min 32s 70), devant Diane Ahouansè du Groupement national des sapeurs-pompiers de Natitingou, 2e, (26mn 42s 73), Mouaka Gnamou du 6e Bia, 3e en (27min 15s 28). Chez les hommes, Bertrand Akpo du 6e Bia (26 min 44) est venu en tête, suivi d’Ibrahim Tchansi (27min 10s), de Séhwara Idrissou du 6e Bia (27min 20s) respectivement 2e et 3e. Le challenge de tirs a été remporté par le chef d’escadron, Pascal Tigri, commandant du 2e bataillon d’artilleries mixtes (Bam). Vainqueur de cette course, Micheline Iroukoura  se réjouit de son succès et invite la haute hiérarchie militaire à pérenniser ces activités sportives qui mettent en valeur les talents des forces armées. Bertrand Akpo, premier chez les hommes, félicite les organisateurs et encourage les autorités à offrir de pareilles occasions sportives et récréatives aux soldats loin des casernes. Le match du ballon militaire a été remporté par la sélection du Sud qui a pris le dessus sur celle du septentrion par le score de 9-2. Les meilleurs sont repartis avec plusieurs récompenses à l’issue de cette 5e édition de la Journée du soldat.

Sports 08 oct. 2018


Eliminatoires Can 2019 : Algérie # Bénin Ecureuils et Fennecs entrent en stage de préparation ce jour
[caption id="attachment_31013" align="alignnone" width="1024"]Ecureuils du Bénin [/caption]

Avec les matches des différents championnats de football qui se sont joués hier, dimanche 7 octobre, la trêve internationale est de retour. Sur la plupart des continents, elle ne sera pas de tout repos pour les sélections nationales. Ce sera le cas pour les Ecureuils du Bénin et les Fennecs de l’Algérie qui, dans la perspective de leur double confrontation des 12 et 16 octobre prochains, entrent en stage de préparation à partir de ce jour, lundi 8 octobre.

A l’occasion des présentes journées Fifa qui ont démarré, depuis hier dimanche 7 octobre, les Ecureuils du Bénin et les Fennecs de l’Algérie s’affrontent les 12 et 16 octobre prochains, respectivement à Blida et à Cotonou. C’est dans le cadre des matches des 3e et 4e journées des éliminatoires de la Can, Cameroun 2019. 

Paris étant plus proche de la capitale algérienne que Cotonou, le sélectionneur national du Bénin, Michel Dussuyer, a préféré plutôt y regrouper ses poulains. Depuis hier, l’ensemble des joueurs béninois convoqués ont rejoint le camp. La délégation ralliera Alger après-demain, pour le match prévu vendredi 12 octobre au stade Mustapha Tchaker de Blida. Mais avant, la sélection participera à un stage de 48 heures qui débute ce jour, lundi 8 octobre.
En dehors de quelques réglages nécessaires auxquels Michel Dussuyer et les membres de son staff technique procèderont, il est heureux de constater que quelques internationaux sont à créditer d’une belle prestation au sein de leurs clubs en fin de week-end dernier. C’est le cas du capitaine des Ecureuils, Stéphane Sessegnon, qui avec son club Gençlerbirligi SK est resté irrésistible. Hôte d’Altay SK Izmir, en ouverture de la 8e journée de la D2 Turque, ils se sont contentés d’une courte mais précieuse victoire (1-0). Une huitième victoire enregistrée en autant de rencontres. Ce qui confirme leur très belle forme et leur permet de consolider leur première place avec 24 points. Titulaire comme à son habitude, Stéphane Sessegnon a joué les 90 min de jeu.
Même réussite pour David Kiki qui, cette saison, effectuait sa première apparition lors de la 10e journée du Domino’s Ligue 2 en France. Opposé en déplacement à Valenciennes, son club le Stade Brestois 29 s’est imposé (3-1). Titulaire pour la première fois, le latéral gauche béninois David Kiki a disputé toute la rencontre. Au classement, son club est le leader provisoire de la Ligue 2 avec 22 points.
Au même moment, Saturnin Allagbé et David Djigla, également titulaires, ont été d’une grande contribution dans la victoire de Niort (1-0) à domicile, face au Paris FC. Crédité par ce 5e succès, leur club compte désormais 17 points et est classé 5e.
En Tunisie, Chaona Chams Deen et son club, le Stade Gabesien, étaient en déplacement au stade Hamda-Laouani. C’est pour affronter Kairouan. Titulaire pour sa toute première fois, l’international béninois a ouvert son compteur, après son but à la 53e mn. Comme lui, Jordan Adéoti a aussi ouvert son compteur but pour le compte de cette saison, en Ligue 2 française, lors de la 10e journée. C’est au profit de l’AJ Auxerre qui recevait le RC Lens. En bon capitaine, il a égalisé pour les siens à la 50e mn, avant que les Lensois reprennent le dessus (2-1).

Au top de leur forme

Avant cette double confrontation face à l’Algérie, Stéphane Sessegnon, Chaona Chams Deen, David Kiki, David Djigla, Jordan Adéoti et Saturnin Allagbé, grâce à leur brillante prestation, se rassurent. Il en est de même pour Seidou Barazé qui, en National 2 française, s’est offert son premier doublé en permettant à Moulins-Yseure de s’imposer (2-1). C’est samedi 6 octobre dernier face au Stade Bordelais, lors de la 8e journée. Voilà de quoi mettre davantage en confiance la troupe de Michel Dussuyer.
De l’autre côté, les Algériens aussi sont déjà à pied d’œuvre. Ils n’entendent rien négliger dans leur préparation.
Malgré le point du match nul (1-1) face aux Scorpions de la Gambie ramené de Banjul en septembre, lors de la 2e journée des éliminatoires de la Can Cameroun 2019, les Fennecs de l’Algérie ne jurent que de faire le plein des points, au cours de leurs deux prochains matches contre les Ecureuils. Sur les 6 points disponibles, ils ne comptent rien laisser aux poulains de Michel Dussuyer. Selon les informations en provenance d’Alger, c’est la mission que Djamel Belmadi et ses hommes se sont assignée en rejoignant, depuis hier, le Centre technique national de Sidi-Moussa, pour leur stage de préparation qui démarre ce lundi 8 octobre.
En effet, face au Bénin, la liste des joueurs convoqués par Djamel Belmadi ne manque pas de surprises avec les nouveaux venus dont Benlamri. De même, le nombre de joueurs à vocation offensive est plus important que celui des défenseurs auxquels il a fait appel. Ce qui augure d’un jeu qui sera beaucoup plus porté sur l’offensive. L’attaquant Yassine Benzia, fort d’un bon début de saison avec Fenerbahce, mais aussi le récent buteur en Ligue des champions Ishak Belfodil, en remplacement de Soudani blessé depuis un moment avec Forest, figurent parmi les convoqués pour affronter les Écureuils du Bénin. Djamel Belmadi espère les voir faire mieux que les Slimani et Bounedjah, les habituels titulaires.
Du sang neuf, il en a également apporté à l’équipe. Quand bien même il aurait maintenu dans la liste les expérimentés Guedioura, Feghouli et Bentaleb, tout comme Rachid Ghezzal, place a été accordée aux plus jeunes Adam Ounas et Ismaël Bennacer, pour remplacer Riyad Boudebouz et Mehdi Abeid. Le problème, c’est que Djamel Belmadi n’aura que 4 jours pour assurer l’automatisme entre les différents compartiments de jeu de son effectif.

Sports 08 oct. 2018


Copa Catolica 2018: Belle entame pour le vicariat de Zogbo
[caption id="attachment_31012" align="alignnone" width="1024"]Les officiels saluant les joueurs lors du lancement du match inaugural[/caption]

Le tournoi de football dénommé « Copa Catolica » a été lancé, ce samedi 6 octobre au collège Père Aupiais de Cotonou. En match d’ouverture, l’équipe du vicariat forain de Zogbo a battu sur le score de un but à zéro la formation du vicariat forain de Godomey. En effet, les jeunes de Godomey ont été cueillis à froid dès la 3e minute de jeu par le but de Frank Danhoun suite à une faute de main du gardien de but de Godomey.

C’est le tournant de cette partie au cours de laquelle le Vicariat de Godomey va courir en vain derrière le score. Ce succès permet à l’équipe de Zogbo de prendre provisoirement la tête du groupe A devant les vicariats de Godomey, de Notre Dame et de Sacré-Cœur. Le deuxième match de ce groupe est prévu pour le samedi 13 octobre prochain entre l’équipe du vicariat de Sacré-Cœur et celle de Notre Dame. L’équipe de Godomey est attendue le samedi 20 octobre pour sa deuxième sortie tandis que la formation du vicariat de Zogbo devra attendre jusqu’au 27 octobre prochain pour confirmer son hégémonie dans cette poule.
Cette compétition dotée du trophée « Jeunes disciples » est organisée par l’Aumônerie de la jeunesse du diocèse de Cotonou en partenariat avec le mouvement Fondacio. Présent lors de la rencontre inaugurale, Jérôme Tozé, membre de Fondacio, a invité les joueurs au fair-play et au sens de responsabilité tout au long du tournoi. Le Père Francis Adimou, l’aumônier de la jeunesse, a souhaité que la joie et la convivialité puissent prévaloir tout au long de la compétition. Signalons qu’avant le match de football, l’équipe de génie biblique du vicariat de Zogbo s’est imposée face à l’équipe du vicariat de Zinvié pour le compte de la « Copa Genius ».

Sports 08 oct. 2018


Tombola du 9e anniversaire d’Erevan Super U: Bénin 81 clients récompensés pour leur fidélité
[caption id="attachment_31010" align="alignnone" width="1024"]Quelques gagnants de la tombola du 9e anniversaire d’Erevan Super U[/caption]

Tirés au sort à l’issue des divers jeux organisés du 11 au 30 septembre 2018 par Erevan Super U Bénin, dans le cadre de son 9e anniversaire d’existence en terre béninoise, 81 heureux gagnants ont reçu leurs lots, samedi 6 octobre dernier. La remise de lots a eu lieu sur l’esplanade intérieure d’Erevan Super U aéroport sous la supervision de l’huissier de justice Claudine Hounnou Mougni.

Neuvième anniversaire et neuf fois neuf gagnants, soit 81 gagnants pour autant de lots. Des lots allant des motos Yamaha Cfao au caddie de produits Dolait en passant par des postes téléviseurs Samsung, d’un week-end pour deux à Casa Del Papa, de kits d’abonnement Canal+, de compte avec carte bancaire et une provision avec Uba, des paires de lunettes chez Oho Les Lunettes, des caddies de produits Sobébra et des caddies de produits Erevan Super U. Sans oublier les casques offerts par Fifa et les bons d’achats de 50 000 F Cfa offerts par Ecobank, ainsi que les ventilateurs de table. 

Selon Franck David, responsable d’Erevan Super U aéroport, c’est devenu désormais une tradition qu’à la célébration de l’anniversaire, la société distingue ses fidèles clients. Situant la présente remise de lots dans son contexte, il précise qu’elle est relative au jeu-tombola organisé par la société dans le cadre du 9e anniversaire d’Erevan Super U Bénin. Cette tombola s’est déroulée sur la période du 11 au 30 septembre 2018 et sous différentes formes. Il s’agit de la tombola 9 ans Super U Bénin qui a permis des achats au cours du mois de septembre dans l’un des trois magasins Super U Bénin (Aéroport, Ganhi et Akpakpa) de participer à la tombola. La deuxième forme de tombola concerne le jeu Photocall. Elle a consisté à faire une photo souvenir dans les magasins Erevan. Ce qui a permis à neuf clients de gagner des bons d’achat de 50 000 F Cfa grâce à mobile money d’Ecobank. Erevan, indique Franck David, se soucie également de sa communauté digitale. Par le jeu Facebook, neuf gagnants ont pu aussi être gratifiés. La dernière forme de jeu est radiophonique et destinée aux habitants de Cotonou. Neuf des auditeurs de radio qui ont pu bien répondre à des questions sur Erevan ont été tirés au sort. Ce qui a permis à ceux qui ne font pas encore partie de sa clientèle de compter également parmi les gagnants.
A Erevan Super U Bénin, tout le monde est gagnant durant la période de la tombola. Avant la remise de lots aux gagnants de ces différents jeux, des réductions ont été accordées aux clients sur tous les produits, tient à rappeler Franck David. « Tout cela vise à récompenser les clients fidèles et à faire découvrir Erévan à ceux qui ne le connaissent pas encore. », souligne-t-il.
L’envoyé de l’huissier Claudine Hounnou Mougni certifie que les divers jeux se sont bien déroulés et dans la transparence de même que le tirage au sort qui a eu lieu le 2 octobre dernier. Ce qui a permis de dégager les 81 personnes à qui les lots doivent être remis. Rappelant le principe du jeu, il précise que tout achat supérieur ou égal à 9000 F Cfa permet au client d’y participer. Le dépouillement des tickets a été effectué le 1er octobre. Chaque étape s’est déroulée sous l’œil vigilant de Me Claudine Hounnou Mougni, indique son représentant. Il convient de souligner qu’Erévan Super U Bénin a été accompagné par ses partenaires tels que l’eau minérale Fifa, les motos Cfao, Oho lunettes, Ecobank, Casa Del Papa, Uba, la Sobebra, les produits Dolait et Canal+.

Société 08 oct. 2018


Digitalisation du ministère de l’Economie et des Finances: Accompagner la volonté du gouvernement dans le numérique
[caption id="attachment_31009" align="alignnone" width="1024"]Les informaticiens du MEF[/caption]

Les informaticiens du ministère de l’Economie et des Finances ont revu leur statut en tant qu’experts et spécialistes des systèmes d’information pour impulser et accompagner la transformation digitale de leur ministère, lors d’une retraite, à Cotonou, les 4 et 5 octobre derniers.

« Les équipes qui gagnent sont celles qui savent prendre du recul au moins une fois par an ensemble pour clarifier le projet et prendre plaisir à travailler ensemble». Cette déclaration du secrétaire général du ministère de l’Economie et des Finances, Joël Zodjihoué, est bien partagée par les informaticiens dudit ministère. En conclave à Cotonou dans le cadre d’une retraite, ils s’engagent à accompagner le gouvernement en prenant leur responsabilité pour gagner la bataille mondiale de la transformation digitale. 

A l’ouverture des travaux de la retraite, le secrétaire général du ministère de l’Economie et des Finances a rappelé que la transformation numérique est l’un des principaux leviers de transformation de l’économie béninoise que le chef de l’Etat a retenus dans son programme d’actions du gouvernement. Et, en tant qu’experts du numérique et spécialistes des systèmes d’informations, les informaticiens du ministère, selon lui, ont la mission d’impulser et d’accompagner la transformation digitale de leur département.
En effet, souligne Joël Zodjihoué, la révolution numérique en cours actuellement est sans aucun doute la 4e grande révolution technologique après celles de l’imprimerie à la fin du 15e siècle, la machine à vapeur à la fin du 18e siècle et l’électricité à la fin du 19e siècle. Pour lui, investir dans le numérique est devenu une priorité. C’est pourquoi il a salué les efforts du gouvernement à travers l’un des projets phares du programme d’actions qui est de faire de l’administration publique béninoise une administration intelligente. « Nous sommes bien placés au ministère de l’Economie et des Finances pour apprécier les avancées de ce projet », indique-t-il, car, les informaticiens de ce ministère ont la chance d’exploiter un Datacenter qui héberge actuellement tous les projets publics en cours dans le numérique.
Pour le secrétaire général du ministère de l’Economie et des Finances, c’est par ce Datacenter que tous les visiteurs du Bénin et du monde entier se connectent sur l’application E-visa pour obtenir leurs visas. Ayant la chance d’avoir été les pionniers du numérique au Bénin et celle de constituer plus de la moitié des effectifs d’informaticiens de l’administration béninoise, Joël Zodjihoué se réjouit qu’ils soient ensemble pour relever le défi de la performance opérationnelle.
Durant les deux jours de retraite, les informaticiens du ministère de l’Economie et des Finances ont, non seulement suivi la présentation sur « la transformation digitale de l’administration béninoise », mais ils ont aussi identifié les freins et contraintes majeurs pour réussir la transformation ; identifié les freins et leviers majeurs avant de chercher à les lever.
Au terme des travaux, le directeur des Systèmes d’information du ministère de l’Economie et des Finances, Alain Ahounou, déclare être satisfait des résultats, car, les différentes équipes, dit-il, sont désormais soudées. La transformation numérique, selon lui, est importante. Mais ce sont les hommes qui la conduisent.
Pour le directeur des Systèmes d’information, les activités vont continuer, d’être renforcées pour que les équipes qui sont dans le secteur du numérique puissent continuer à accompagner la volonté du gouvernement.

Société 08 oct. 2018


Journée mondiale des enseignants 2018: La professionnalisation du métier au cœur des festivités à Natitingou
[caption id="attachment_31008" align="alignnone" width="1024"]Les ministres Mahougnon Kakpo et Salimane Karimou lors de la célébration officielle[/caption]

Réunis à Natitingou, les acteurs du secteur de l’éducation ont célébré, vendredi 5 octobre dernier, en présence des ministres Salimane Karimou, des Enseignements maternel et primaire et Mahougnon Kakpo du secondaire, la 25e journée mondiale des enseignants sous le sous-thème, « la professionnalisation du métier d’enseignant».

« La professionnalisation du métier d’enseignant ». Voilà le thème qui focalise les attentions des acteurs de ce secteur à l’occasion de la 25e journée mondiale des enseignants célébrée vendredi 5 octobre dernier à Natitingou.

« Chacun de nous est interpellé sur la nécessité de tout mettre en œuvre pour faire du métier d’enseignant, un sacerdoce exaltant, une profession aux arcanes maîtrisés, tant sur le plan pédagogique que sur le plan docimologique », a confié Salimane Karimou, ministre des Enseignements maternel et primaire. C’est pourquoi, a-t-il rassuré, le gouvernement s’emploie à offrir aux enseignants des trois ordres d’enseignement les meilleures conditions possibles de travail. En témoignent, soutient-il, les programmes en cours de réalisation dans le domaine des infrastructures scolaires, le recrutement d’enseignants qualifiés et l’adoption de nouveaux textes régissant le secteur.
Il a rendu hommage aux hommes et femmes de bonne volonté qui ont choisi la noble et exaltante profession d’enseignant. « C’est vous qui vous attelez quotidiennement et sans relâche à la délicate tâche de modelage de l’intelligence et de l’esprit de vos apprenants », relève-t-il.
Le droit à l’éducation induit également le droit à un personnel enseignant qualifié, partage Salimane Karimou. Il déplore cependant que dans nombre de pays, l’extrémisme violent et l’ingérence politique, non seulement mettent en danger la vie des enseignants, mais constituent également des entraves à cette professionnalisation voulue du métier. Ce qui signifie que l’enseignant soit outillé pour facilement transmettre le savoir, car justifie-t-il : « Un enseignant bien formé laisse dans la tête de ses apprenants des connaissances justes qui serviront pour toujours. ».
Pour Orou Barei Chabi, premier adjoint au maire de la commune de Natitingou, l’enseignant mérite tous les honneurs. C’est pourquoi, il a rassuré tous les acteurs du système éducatif national de l’engagement sans réserve du conseil communal à faciliter au monde enseignant l’exercice de ce noble métier afin de contribuer à son plein épanouissement.
Un engagement que partage Abdoulaye Affo, secrétaire général du département de l’Atacora. « L’avenir d’une nation dépend de l’éducation et de la formation de ses citoyens », a reconnu le secrétaire général qui a salué les efforts du gouvernement relatifs à la réduction progressive des peines des enseignants en régularisant leur situation administrative et financière.
Cependant, Erick Roméo Pétos,représentant des organisations des syndicats du système éducatif ne partage pas cet avis. Car pour lui, la célébration se déroule dans un contexte peu reluisant de la condition de l’enseignant. Pour preuve, soutient-il, plus de 1700 enseignants de la maternelle et du primaire restent encore sans salaire depuis 10 ans. Erick Roméo Pétos a plaidé pour la professionnalisation du métier d’enseignant, la défense de la liberté académique à tous les niveaux et surtout l’amélioration de leurs conditions de vie et de travail.
La remise des plaquettes sur les réformes dans le secteur, la remise des titres de félicitations aux agents admis à la retraite et la reconnaissance des mérites des enseignants et établissements ayant obtenu les meilleurs résultats aux différents examens nationaux en 2018 ont marqué les festivités.

Education 08 oct. 2018


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