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Nouvelles

Professionnalisation du sport au Bénin : Adjidja Football club innove et se projette dans l’avenir
L’équipe des Forces armées béninoises, Adjidja Football club, tient la route et l’engouement de ses responsables pour sa professionnalisation reste intact. Au cours d’une rencontre avec la presse, mardi 3 mai à Cotonou, Sosthène Sèflimi, directeur général délégué de cette société sportive, a fait le point de la tournée du comité de direction dans les camps avant de dévoiler les innovations futures. Dirigé par une équipe dynamique, Adjidja Football club tient malgré les obstacles à son engagement pour la professionnalisation du sport-roi. Les projets ne manquent pas depuis la signature de la convention entre l’Association sportive Adjidja Football club et la société sportive Adjidja Football Club Sarl. Face à la presse hier, mardi 3 mai, Sosthène Sèflimi, directeur général délégué de la société sportive Adjidja Football Club Sarl, a présenté les actions menées par le comité de direction avec à sa tête, le général Fructueux Gbaguidi, chef d’Etat-major des Forces armées béninoises. « Notre premier challenge a été de mobiliser les militaires autour de leur équipe et nous y sommes parvenus », a-t-il déclaré. Selon lui, une tournée a permis à l’équipe dirigeante d’aller à la rencontre des forces de défense sur toute l’étendue du territoire national. « On aurait pu leur envoyer un message mais on est allé à leur contact pour leur expliquer les réformes du gouvernement et le processus ayant abouti à la création de la société sportive Adjidja Football Club Sarl », a-t-il confié. A en croire Sosthène Sèflimi, les militaires ont reçu avec enthousiasme le message et sont prêts à faire partie de la communauté Adjidja Football Club. « La communauté Adjidja est en train de se mettre en place car au niveau de chaque camp, nous avons mis en place un fan club », a-t-il poursuivi. Pour lui, la communauté Adjidja doit être constituée d’environ 30 000 femmes et hommes acquis à la cause de cette équipe. Le directeur général délégué annonce d’autres projets dans les prochains jours. « Dès le vendredi 6 mai prochain, il y aura un boom au niveau de Adjidja qui va présenter son nouveau maillot et ses partenaires au public », a-t-il ajouté. Sosthène Sèflimi explique que le club mettra en vente des milliers d’exemplaires de ce maillot que chaque membre de la communauté du club aura l’occasion de se procurer. Pour lui, les résultats actuels du club sont les conséquences du déficit de moyens, et les dispositions sont en train d’être prises pour changer la donne. « Adjidja a le plus petit budget ; notre entraineur est le moins payé », a-t-il fait remarquer avant de poursuivre : « Nous sommes fiers d’être parmi les 16 meilleurs clubs de l’élite après avoir fait 25 ans en division inférieure ». Beaucoup de choses dont la mise en place d’un plan stratégique décennal de développement et de promotion d'Adjidja Fc sont prévues selon Sosthène Sèflimi pour rehausser l’image de cette formation dont la vision émane des Forces armées béninoises. Sports 04 mai 2022


Marche de protestation à l’occasion du 1er mai : les doléances de la Cstb
La Confédération syndicale des travailleurs du Bénin (Cstb) a organisé, à l’occasion de la célébration de la fête du travail, ce 1er mai, une marche de protestation à Cotonou. Avec pour exigence, de meilleures conditions de vie et de travail au Bénin. Une dizaine de doléances sont énumérées au terme d’une marche de protestation, pour revendiquer au profit des travailleurs béninois, de meilleures conditions de vie. Le secrétaire général de la Confédération syndicale des travailleurs du Bénin (Cstb), Kassa Mampo et ses pairs ont saisi l’occasion de la célébration de la fête du travail pour remettre sur le tapis leur cahier de revendications. Partis de la place de l’Etoile rouge à Cotonou, les militants de cette centrale ont parcouru des kilomètres, empruntant notamment le boulevard de la prison civile, et du commissariat central, avant d’échouer à la Bourse du travail, passant par le carrefour Unafrica et le Hall des arts. Tout au long du chemin, les manifestants ont exhibé des pancartes portant mention de leurs attentes vis-à-vis du pouvoir public. A l’aide de tam-tams, gongs et castagnettes, ils ont chanté, dansé comme pour signifier que c’est la fête, mais également ils ont présenté au bout du périple l’entièreté de leurs revendications. De la déclaration de Kassa Mampo, secrétaire général de la Cstb, on note entre autres que les travailleurs exigent la revalorisation de leurs salaires, le paiement des rappels, la suppression de certains impôts et taxes ainsi que la diminution d’autres, dont ceux de pont péage et pesage. La Cstb attend des pouvoirs publics, la réintégration des enseignants radiés de la fonction publique pour refus de composer, la prise en compte et la satisfaction des revendications des hommes en uniforme, et la prise en charge de tous les retraités de la Caisse nationale de sécurité sociale (Cnss), la sortie des statuts particuliers en souffrance à la fonction publique, le recrutement en nombre suffisant des professeurs d’université comme agents de l’Etat, le paiement de 12 mois sur 12 des aspirants et leur reversement à la fonction publique, le reversement par l’Etat des cotisations à la Cnss des anciens travailleurs des sociétés fermées. « Nous voulons 60 % de revalorisation du Smig et le maintien du principe de la hiérarchisation des salaires. Nous exigeons une revalorisation substantielle et immédiate et sans condition des salaires, et la sortie des actes d’avancement, de promotion de contrats, et la relance des examens professionnels », a fait savoir Kassa Mampo, secrétaire général de la Confédération syndicale des travailleurs du Bénin (Cstb). Actualités 04 mai 2022


Amélioration de la productivité agricole : des équipements et intrants aux acteurs
Les acteurs agricoles du pôle 7 sont dotés depuis vendredi 29 avril dernier, d’équipements et intrants pour l’amélioration de leurs conditions de travail, de la production et de la productivité. Après le lancement de la campagne agricole 2022-2023 à Aplahoué, le gouvernement accompagne déjà les acteurs agricoles sur le terrain. C’est le cas de ceux du pôle 7 qui regroupe l’Ouémé, l’Atlantique, le Littoral et le Mono qui ont été dotés, vendredi 29 avril dernier, d’équipements et intrants agricoles pour un coût global de 720 millions F Cfa. Le but visé est de leur permettre d’être plus productifs que par le passé en dépit des contraintes mondiales. Prosper Sabgo, directeur général de l’Agence territoriale de développement agricole pôle 7, explique que son institution est le temple de définition et de mise en œuvre des approches d’opérationnalisation de la politique gouvernementale en matière de promotion des filières prioritaires spécifiques au terroir. Il reconnaît que l’Atda du pôle des départements de l’Ouémé, du Littoral, de l’Atlantique et du Mono s’attelle à cette mission depuis son installation en 2018, pour les filières prioritaires que sont l’ananas, l’aquaculture, l’élevage de poules pondeuses ainsi que pour bien d’autres filières en diversification que sont le riz, le manioc, le maraîchage. Selon lui, les appuis des acteurs concernent les filières ananas, aquaculture, manioc et riz. Tout ceci s’inscrit, à l’en croire, dans la réforme que le ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche s’emploie à mettre en oeuvre avec passion et engagement. Puissance agricole Gaston Dossouhoui, ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, note qu’après six ans de planification, il est temps de mettre en pratique les acquis afin de dérouler le programme au niveau de l’agriculture. « Nous sommes conscients que l’agriculteur n’a pas toujours les ressources qu’il faut pour capitaliser son exploitation. Plutôt que de vous parler de ce qu’il faut faire et de comment il faut le faire, nous vous apportons ici de façon concrète les moyens de faire mieux que par le passé », souligne-t-il. L’autorité ministérielle note que si le Bénin veut avoir une production de qualité, il est essentiel d’apporter tous les ingrédients nécessaires. « Les autres oeuvrent à réduire la pénibilité du travail et nous, nous la compliquons. Non ! Nous aussi, nous allons vivre le bonheur de la technique et de la technologie », recommande-t-il. Évoquant les difficultés actuelles de la pisciculture, Gaston Dossouhoui affirme que l’un des produits qui manquent au Bénin, c’est le poisson. Raison pour laquelle, l’Etat met à la disposition des pisciculteurs plus de 500 tonnes d’aliments de poisson. « Ce n’est pas beaucoup mais ce n’est pas rien », reconnaît-il. Selon lui, pour gérer efficacement les produits de pêche ou d’aquaculture, il faut un dispositif. « Le poisson est à l’aise dans l’eau et l’eau doit être aérée. On a mis à la disposition de huit entreprises des tricycles avec des aérateurs aussi bien dans le temps d’aération que dans le temps où vous allez déverser le produit pour être vendu. Ça, c’est du nouveau. Et à côté, des congélateurs sont disponibles pour les produits invendus », fait-t-il savoir. Gaston Dossouhoui n’a pas occulté le cas du manioc qui doit faire l’objet d’attention. Ce qui limite le développement du manioc, note-t-il, c’est le matériel de plantation, le marché et la qualité des transformations. « Pour le moment, nous allons équiper ceux qui sont producteurs de tiges de manioc », informe-t-il. Il martèle qu’avec le manioc, il est possible de développer le pays. Tout en souhaitant bon vent aux différents acteurs, l’autorité ministérielle dit compter sur leur professionnalisme pour utiliser à bon escient des équipements agricoles. Actualités 04 mai 2022


Opérationnalisation de la Police républicaine au Bénin : L’Union européenne préoccupée par la réussite du projet
La Délégation de l’Union européenne au Bénin et ses Etats membres organisent, à travers une tournée commencée lundi 2 mai dernier, la Semaine de l’Europe 2022. Dans leur agenda, plusieurs activités sont prévues au nombre desquelles, des visites de projets qu’ils ont financés. A Parakou qui constitue la première étape de leur périple, ils se sont enquis de la mise en œuvre du Projet d’appui à l’opérationnalisation de la Police républicaine (Paop) financé par le Royaume de Belgique. Dans le cadre de la «Semaine de l’Europe 2022 » qu’elle a initiée au Bénin, la Délégation de l’Union européenne était avec ses Etats membres à Parakou, ce lundi 2 mai. Aux côtés de l’ambassadrice de l’Union européenne, Sylvia Hartleif, il y a les ambassadeurs, les chefs de coopération, des chefs d’équipes et autres chargés de missions ou de programmes. C’est pour s’enquérir de la mise en œuvre du Projet d’appui à l’opérationnalisation de la Police républicaine (Paop). Financé par le Royaume de Belgique, ce projet a pour ambition de développer le concept de la police communautaire, puis de mieux gérer les phénomènes liés à la délinquance informatique, de renforcer la gestion des ressources humaines, de professionnaliser l’administration et la communication externe humaine sur la période 2020-2023. Après des explications et une projection, la délégation s’est rendue au commissariat du 3e arrondissement de Parakou, à Guéma. C’est pour un parcours-découverte sur des aspects de la mise en œuvre de la police communautaire, comme le respect de la question du genre, avec l’intégration des femmes au sein de la Police républicaine, le respect de la déontologie policière, l’harmonisation des pratiques, la gestion des crises, le renforcement continu des capacités des agents de la police, à la faveur des formations organisées à leur intention. Christophe Aspeel, manager Paop-Enabel, a indiqué qu’il s’agit surtout de mettre en place les fonctionnalités de base du commissariat d’arrondissement. « La police doit pouvoir répondre aux besoins et aux attentes de la population, avec justement des fonctionnalités de base que sont l’accueil, les visites de quartiers, les recherches locales, la sécurité routière, …. », s’est-il voulu plus explicite. Comme résultats déjà obtenus, il évoque la visibilité donnée désormais aux commissariats, à travers une charte graphique sur le bâtiment. « Désormais, tous les bâtiments de la police ont les deux couleurs des vêtements des policiers, à savoir le bleu-roi et le bleu ciel. On a également les mêmes choses sur leurs motocyclettes et véhicules », soutient-il. Plus que par le passé, se réjouit-il, les agents de police sont davantage à l’écoute et mieux ouverts à la discussion par rapport à la coproduction de la sécurité. Les membres de la délégation sont satisfaits par ce qu’ils ont vu sur le terrain. « Ce qui est vraiment génial, nous avons un commissaire d’arrondissement qui prend davantage d’initiatives », a confié Christophe Aspeel. Le coût du projet est estimé à 3 715 000 Euros, soit plus de 2,43 milliards F Cfa. En ce qui concerne la zone d’intervention, outre le niveau central stratégique, Cotonou (Port), Parakou et Tchaourou sont les deux zones pilotes ciblées. Actualités 04 mai 2022


Pâque juive à Pâques chrétienne : il y a un dépassement de sens, selon le père Geoffroy Anagonouga
Le mystère pascal donne sens et consistance à la foi chrétienne. Bien qu’étant la plus grande solennité chrétienne, la fête de la «pâque» était célébrée par les juifs avant l’avènement de Jésus-Christ. Mais la pâque juive et la Pâques chrétienne ne sont pas à confondre. Il y a un dépassement de sens que le père Geoffroy Anagonouga, secrétaire permanent et notaire au Tribunal ecclésiastique de Cotonou, se propose d’expliquer. La Nation : Pourquoi dit-on que le mystère de Pâques donne du sens à la foi chrétienne ? Père Geoffroy Anagonouga : Le corpus des 40 jours de carême, conduisant au triduum pascal du jeudi, vendredi et samedi saints, le tout culminant dans la vigile pascale de la nuit du samedi saint, où l’Eglise commémore l’évènement historique et théologique de la Passion-Mort et Résurrection du Christ nous offre à contempler le mystère central de la foi chrétienne. N’est-ce justement pas ce que voulait dire Saint Paul lorsqu’il écrivait aux Corinthiens dans sa première lettre à eux adressée: « Si le Christ n’était pas ressuscité, vaine alors serait notre prédication et vaine notre foi » ? C’est donc l’événement pascal du Christ mort et ressuscité qui donne à l’Eglise tout son sens et toute son essence. C’est d’ailleurs ce dont l’Eglise fait mémoire chaque jour à la célébration eucharistique. Le chant de l’Anamnèse nous le rappelle en ces termes : « Il est grand le mystère de la foi ! Nous annonçons ta Mort, Seigneur Jésus ! Nous proclamons ta Résurrection ! Nous attendons ta venue dans la gloire ! ». Si les chrétiens chantent à travers ce refrain, leur attente du retour glorieux du Christ, ce n’est certainement pas le cas chez les juifs pour qui les espérances messianiques restent à combler. Et rien que pour cela, la pâque juive et celle chrétienne ne sont pas à confondre. Mieux qu’une distinction à faire, il y a à y voir un dépassement de sens ! Il faudra suffisamment comprendre la première pour saisir la seconde. Comment se célébrait la pâque juive ? L’origine et les modes de célébration de la pâque juive sont inséparables de la vie, de l’histoire et de l’évolution du peuple d’Israël au cours de treize siècles de son histoire jusqu’à l’ère chrétienne. Mais pour faire bref, nous dirons que la pâque juive évoque l’événement historique de la libération du peuple d’Israël de l’esclavage où il était tenu en Egypte, avec la traversée de la Mer rouge. Cette libération et cette traversée dont la commémoration se fait chaque année dans toutes les familles juives dans la nuit du 13 au 14 Nisan. Les fondements scripturaires nous renvoient au chapitre 12 du livre de l’Exode qui présente le seul rituel détaillé de la pâque que contient la Bible. Et cela se passe ainsi : chaque famille choisit dans le petit bétail, un animal né dans l’année (versets 3-5) ; l’immolation a lieu au soir du 14 Nisan (verset 6) ; sans indication de sacrificateur, ni de sanctuaire, ni d’autel, le sang est appliqué sur les deux montants et le linteau des maisons (versets 7, 13, 22); on rôtit au feu la victime entière, sans la dépecer ni en briser les os (préfiguration lointaine de la passion où on ne brisa pas les os de Jésus comme on en brisa aux deux malfaiteurs crucifiés avec lui); elle doit être mangée en cette nuit de pleine lune de printemps, avec des azymes et des herbes amères (versets 8-9) ; il faut brûler au matin ce qui en resterait après le repas religieux, et les participants ont ceinture aux reins, sandales aux pieds, bâton à la main, comme prêts au départ (versets 10-11). Par tradition donc, chaque année, dans la nuit du 13 au 14 Nisan, se fait dans les maisons juives, la recherche de tout produit fermenté, que l’on doit éliminer avant le 14 Nisan à midi, car en début d’après-midi commence au Temple, l’immolation des victimes pascales et elle dure jusqu’au coucher du soleil (Jésus a rendu l’esprit justement en ce moment). Tandis que les Lévites chantent le Hallel (Psaumes 112-117) et que les prêtres sont là, chaque Israélite qui amène son agneau ou son chevreau, le tue lui-même ; le sang est aussitôt recueilli par un prêtre qui le transmet de prêtre en prêtre jusqu’à celui qui en asperge le bas de l’autel des holocaustes; les victimes sont dépouillées et vidées sur le parvis, et l’on en prélève les graisses et autres parties destinées à être brûlées sur l’autel par les prêtres. L’Israélite charge alors sa victime sur ses épaules et l’emporte à la maison où elle sera rôtie et mangée. Le soir venu, le repas a lieu dans les demeures particulières avec au moins dix participants, soit les membres d’une famille naturelle, soit les membres d’une confraternité (ce sera le cas de Jésus et de ses disciples, le Jeudi saint, à la veille de sa passion : on parle du sacrifice non sanglant qui a eu lieu à la Sainte Cène où il donna à manger et à boire son Corps et son Sang). Les convives n’ont désormais plus ici la tenue et la hâte des voyageurs comme au moment de la libération d’Egypte ; ils mangent, étendus sur des divans et accoudés sur des coussins comme dans le banquet grec ou romain, (à la manière des rois et avec l’aisance qui convient à des hommes libres). Leur réunion peut durer à leur gré jusqu’à une heure avancée de la nuit. Ils doivent goûter aux divers mets et aux quatre coupes de vin mêlé d’eau qui ouvrent, ponctuent et concluent le repas, accompagné de chants, de prières et de psaumes du Hallel. La bénédiction de la première coupe est suivie d’un service d’azymes et de légumes. Puis on apporte l’agneau et l’on verse la deuxième coupe qui inaugure la célébration pascale proprement dite. Là, en réponse aux questions du plus jeune des convives, conformément aux instructions du livre de l’Exode, le président de table explique la raison d’être de ce rite qui commémore la délivrance d’Israël; il raconte l’histoire librement et selon son inspiration, mais sans omettre de mentionner : le pesah (la victime pascale), « parce que Dieu a franchi les maisons de nos pères en Égypte », le massa (pain azyme), « puisque nos pères ont été libérés en Égypte»; et le maror (herbes amères), «puisque les Égyptiens ont rendu amère l’existence de nos pères dans leur pays ». On boit la deuxième coupe et l’on mange l’agneau avec des azymes et des herbes amères trempées dans une sauce (haroset). Après le repas on verse la troisième coupe et l’on rend grâce. La quatrième coupe clôt la célébration et l’on termine le Hallel (Psaume 117), dont l’un des derniers versets, plus précisément le verset 26, nourrit les espérances messianiques du peuple juif en ces termes : «Béni soit celui qui vient au nom de Yahvé ! ». Qu’en est-il de la Pâques chrétienne ? Pour les chrétiens, par contre, ces espérances messianiques connaissent leur accomplissement en Jésus de Nazareth ! Il est Celui qui vient au Nom du Seigneur ! C’est justement en ces termes que le peuple l’acclamait à son entrée triomphale à Jérusalem six jours avant la pâque juive. La Pâques chrétienne vient comme pour porter celle juive à son achèvement. Jésus, pour les chrétiens, est le serviteur souffrant dont parle le livre du prophète Isaïe, qui librement s’est offert pour l’immolation tel un agneau docile mené à l’abattoir, et qui par sa Passion, sa Mort et sa Résurrection, libère totalement, non plus le seul peuple juif, mais l’humanité entière, la destinée humaine de la mort et du péché, nous faisant passer de la mort à la vie (Résurrection), du péché au salut (Rédemption). Pour la première communauté chrétienne, ce n’était donc nullement un hasard que l’événement de la crucifixion et de la Mort de Jésus eût lieu au moment de l’immolation des agneaux dans le Temple de Jérusalem. Le Christ, par son sacrifice, porte à leur achèvement tous les sacrifices de l’ancienne Alliance et inaugure une nouvelle Alliance, celle scellée par son Sang qui libère totalement l’homme de la servitude du péché. C’est cette lecture des événements qui explique que, pour fêter le mystère de la Passion-Mort-Résurrection du Christ, les premières communautés chrétiennes ont repris aux circonstances de la fête juive, à ses rites et à ses symboles, des éléments qu’elles ont transposés dans leurs propres rites et symboles, tels ceux de la libération de l’esclavage en Égypte, du passage de la Mer rouge et de l’agneau pascal interprété désormais du Christ, l’Agneau de Dieu. La riche et abondante liturgie de la Parole au cours de la Vigile pascale est suffisamment éloquente à ce sujet. Mais bien avant la liturgie de la Parole, c’est par le rite de la Lumière que débute la Vigile pascale. Pourquoi justement à chaque début de la Vigile pascale, les chrétiens sont invités à se rassembler autour d’un feu ? Le Rite de la lumière en pleine nuit de la Vigile pascale symbolise la victoire de la lumière sur les ténèbres, autrement dit, la lumière de la résurrection l’emporte sur les ténèbres de la mort. La phrase que prononce le prêtre au moment même où il allume le cierge pascal résume parfaitement ce symbole : « Que la lumière du Christ, ressuscitant dans la gloire, dissipe les ténèbres de notre cœur et de notre esprit ». Le cierge pascal représente donc le Christ, lumière du monde. De la flamme du cierge pascal sont allumés tous les autres cierges de l’Eglise, pour montrer que Jésus est la source de notre lumière. Tout ce qui entoure le cierge, à commencer par la cire dont est fait le cierge, est hautement symbolique et évoque avec une beauté inouïe l’un ou l’autre aspect du mystère pascal. Le cierge est normalement fait de cire d’abeilles. La cire pure extraite des fleurs par les abeilles évoque la chair pure du Christ reçue de la Vierge Marie, sa mère, cette chair qui souffrit la passion. La mèche du cierge symbolise l’âme du Christ et la flamme représente sa divinité. La flamme du cierge évoque quant à elle, la colonne de feu ouvrant la voie au peuple d’Israël fuyant les Egyptiens. Le chant de l’Exultet restitue ce symbolisme en ces termes : « C’est la nuit où le feu d’une colonne lumineuse repoussait les ténèbres du péché». La Croix dessinée sur le cierge est l’instrument par lequel Jésus a sauvé le monde de la mort et du péché. Les deux lettres grecques Alpha A et Oméga Ω dessinées en haut et en bas de la croix font référence, dans l’iconographie chrétienne, à ces paroles de l’Apocalypse : « Moi, je suis l’Alpha et l’Oméga, le commencement et la fin », évoquant donc le Christ. Dans chacun des angles formés par la croix, figurent les chiffres du millésime de l’année en cours, symbolisant que le temps et l’éternité appartiennent au Christ. Aussi, avant d’allumer le cierge, le prêtre y trace-t-il la croix, l’Alpha et l’Omega ainsi que le chiffre du millésime de l’année en disant : « Le Christ, hier et aujourd’hui (il grave sur le cierge le bras vertical de la croix), commencement et fin de toutes choses (il grave le bras horizontal), Alpha (il grave au-dessus du bras vertical la lettre A) et Oméga (il grave au-dessous du bras vertical la lettre Ω ), à lui le temps (il grave le premier chiffre de l’année dans l’angle supérieur gauche de la croix) et l’éternité (il grave le deuxième chiffre de l’année dans l’angle supérieur droit de la croix), à lui la gloire et la puissance (il grave le troisième chiffre de l’année dans l’angle inférieur gauche de la croix), pour les siècles sans fin. Amen (il grave le quatrième chiffre de l’année dans l’angle inférieur droit de la croix). ». Enfin, avant d’allumer le cierge pascal, le prêtre implante à chaque extrémité de la croix, cinq grains d’encens symbolisant les plaies du Christ. Au fur et à mesure qu’il les implante, il prononce ces paroles : « Par ses saintes plaies (1er grain), ses plaies glorieuses (2e grain), que le Christ Seigneur (3e grain) nous garde (4e grain) et nous protège, Amen (5e grain)». C’est alors qu’il allume le cierge pascal avec une flamme provenant du feu nouveau en disant : « Que la lumière du Christ, ressuscitant dans la gloire, dissipe les ténèbres de notre cœur et de notre esprit». S’ébranle alors la procession pour la célébration au cours de laquelle, a lieu traditionnellement le baptême ! L’Epitre de saint Paul Apôtre aux Romains lue en cette messe, nous explique que c’est par le baptême que la grâce de la Résurrection du Christ nous est communiquée. Porté par cette grâce inouïe de la Résurrection, le Chrétien est invité à suivre les pas du Ressuscité, à désormais suivre le Ressuscité jusqu’à son Royaume où il possédera enfin la joie parfaite, la joie que plus rien, pas même la mort ne pourra lui ravir. Culture 04 mai 2022


Carte Postale / Trésor royal restitué : La calebasse au rôle inconnu
C’est une œuvre qui illustre une fois encore la qualité de l’art du Danxômè. Une calebasse à couvercle totalement gravée de figures géométriques et de dessins comme par exemple sur le couvercle où l’on voit sculptée une sorte de lézard ou margouillat, entre autres. «Ici nous avons une calebasse gravée. Dans d’autres groupes socioculturels, vous avez la biogravure. Lorsque vous allez chez les peuls, c’est aussi un groupe socioculturel dans lequel vous retrouvez l’art de graver sur la calebasse. Et donc, cela montre la dimension très ouverte de l’art du Danxômè sur tous les groupes socioculturels que le peuple du Danxômè a eu à côtoyer », explique Calixte C. B. Biah, conservateur du musée d’histoire de Ouidah et l’un des acteurs clés du rapatriement des 26 trésors royaux à Cotonou et de leur exposition au palais de la Marina. Cette calebasse était-elle un ustensile de cuisine ou une calebasse rituelle ? Difficile de le dire, selon le conservateur du musée d’histoire de Ouidah, mais toujours est-il que la calebasse était abondamment utilisée à des fins diverses dans le royaume du Danxômè. «Comme dans d’autres milieux culturels de notre pays, il y avait des ustensiles domestiques et cultuels. La poterie et la calebasse ont été utilisées abondamment comme ustensiles de ménage et de culte. Surtout dans la monarchie du Danxômè, la calebasse était utilisée comme crachoir du roi. Lorsque le roi se déplace, il y a toujours une reine à côté pour lui tenir ce crachoir et lorsque qu’il se racle la gorge, il ne crachait pas par terre. Il crachait dans cette calebasse. Est-ce donc l’une de ces calebasses utilisées à cette époque ou était-ce une calebasse ordinaire utilisée pour des besoins culinaires? Je ne saurais vraiment le dire », affirme Calixte C. B. Biah. Néanmoins, ajoute-t-il, d’aucuns pensent, s’agissant des figures géométriques, que ce sont des signes de fâ ou des codes qui y ont été sculptés. D’autres estiment que les motifs sculptés sur la calebasse permettent de transmettre des messages souvent amoureux au destinataire de ladite calebasse. L’œuvre exposée au palais de la Marina fait aussi partie des butins de guerre du général Alfred Dodds, restitués par la France.   Culture 04 mai 2022


Exposition Art du Bénin : Plus de 100 000 visiteurs enregistrés
Le week-end dernier, l’exposition publique diptyque a franchi la barre symbolique de 100 000 visiteurs, et les chiffres continuent de grimper à la grande satisfaction des organisateurs de cet événement inédit. Le nombre de visiteurs de l’exposition publique « Art du Bénin d’hier et d’aujourd’hui: de la restitution à la révélation » continue de monter en puissance. Du 20 février au 30 avril 2022, 103 661 personnes ont visité les trésors royaux et œuvres d’art contemporain soigneusement exposés à la présidence. Ce qui fait une moyenne de 3 000 visiteurs par jour en 30 journées d’exposition. D’après le point effectué par les équipes en charge de l’exposition, en février dernier, 9 113 personnes ont visité les œuvres, soit une moyenne de 2 278 visiteurs par jour. Au mois de mars, le nombre total de visiteurs est passé à 36 149, soit une moyenne de 2 892 visiteurs par jour, avant de s’établir à 58 399 en avril dernier avec une moyenne de 4 326 visiteurs par jour d’ouverture. Pour rappel, l’exposition a enregistré 16 165 visiteurs seulement deux semaines après son ouverture au public. Dans un communiqué, la présidence de la République avait salué cette fréquentation populaire et cet engouement unanime du public béninois de se réapproprier une partie de l’histoire du Bénin à travers les trésors royaux et les œuvres d’art du présent. Pour les organisateurs, les attentes sont largement dépassées. Culture 04 mai 2022


Indice harmonisé des prix à la consommation au Bénin : un taux d’inflation de 3 % enregistré en mars
Le Bénin a enregistré une hausse du niveau global des prix en mars dernier par rapport au mois précédent. En moyenne annuelle, le taux d’inflation a grimpé de 2,8 % en février à 3 % un mois plus tard. En moyenne annuelle, le taux d’inflation en mars 2022 est ressorti à 3 %, selon la Note d’analyse du mois de mars 2022 de l’Indice harmonisé des prix à la consommation (Ihpc) au sein de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa). Par rapport à février 2022, il est en hausse de 0,2 point de pourcentage. En glissement annuel, l’augmentation du niveau des prix est principalement imputable à la hausse des prix des différentes fonctions : de 2,0 % pour les « Produits alimentaires et boissons non alcoolisées », de 6,6 % pour le « Transport », de 3,2 % pour les « Biens et services divers » et de 1,3 % pour les « Logement, eau, électricité, gaz et autres combustibles », précise le document de la Commission de l’Uemoa. Sur cette période, l’augmentation du niveau des prix est particulièrement importante au niveau des postes de consommation : « Légumes frais en fruits ou en racine » (38,2 %), œufs (27,3 %), pâtes alimentaires (16,4 %), sucre (24,8 %), poissons frais (5,2 %) et céréales non transformées (2,0 %). En variation mensuelle, souligne la Note, l’indice a progressé de 0,4 % en s’établissant à 105,2 contre 104,8 en février, précise le document de la Commission de l’Uemoa. Comparé à son niveau de décembre et de mars 2021, l’indice a respectivement baissé de 2,3 % et augmenté de 2,0 %. La hausse mensuelle du niveau général des prix à la consommation découle principalement du renchérissement des produits des fonctions : « Logement, eau, électricité, gaz et autres combustibles » (0,9 %), « Transport » (2,3 %) et « Biens et services divers » (0,6 %). Il est noté une hausse du niveau des prix de 2,2 % pour les produits frais, de 2,8 % pour les produits de l’énergie et 0,4 % pour les autres produits. Le niveau des prix des produits locaux est remonté de 1,3 % et celui des produits importés est de 1,4 %. Suivant les secteurs de production des biens et services, les prix ont augmenté de 2,4% pour le primaire et de 1,5 % pour le secondaire, tandis que les prix des produits du tertiaire sont demeurés quasi stables. Une inflation « hors norme » Au niveau de la sous-région, l’Ihpc de mars 2022 est à 113,3 soit une progression de 0,5 % par rapport à son niveau de février 2022. Comparé à son niveau de décembre et de mars de l’année 2021, l’indice a évolué respectivement de 1,4 % et de 6,6 %. En variation mensuelle, l’évolution de l’indice régional fait suite à la hausse du niveau général des prix dans six des huit pays membres de l’Union. La hausse a été remarquable au Burkina Faso avec une augmentation de 3,7 %. Elle est de 0,9 % au Mali, 0,2 % en Guinée-Bissau et 0,1 % en Côte d’Ivoire et au Niger. En revanche, le niveau des prix a diminué de 0,8 % au Sénégal et de 0,4 % au Togo entre février et mars 2022. Globalement, le taux d’inflation en moyenne annuelle au mois de mars 2022 est de 4,6 % au niveau régional. Ce taux est largement au-dessus de la norme maximale de 3 % fixée pour les Etats membres dans la politique monétaire de l’Union. Le Togo enregistre le plus fort taux avec 6,2 % et le Bénin, le plus faible taux avec 3,0 %. La situation au niveau des autres Etats se présente ainsi qu’il suit : Burkina Faso (5,8 %), Mali (5,5 %), Côte d’Ivoire (4,6%), Guinée-Bissau (4,6 %), Niger (4,1 %) et Sénégal (3,4 %). Le Bulletin mensuel des statistiques - Mars 2022 de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bceao) indique des taux plus élevés. Sur la base des données officielles, le taux d’inflation au niveau régional ressortirait, en glissement annuel, à 6,6 % en mars 2022, contre une réalisation de 6,1 % en février 2022 et 6,5 % en janvier 2022. Actualités 04 mai 2022


Nocturne au palais de la Marina : l’histoire du prince Ouanilo mise en scène
Revenu au pays pour des funérailles dignes à son feu père Béhanzin, Ouanilo se retrouve très rapidement au milieu d’intrigues familiales. Le prince est alors partagé entre sa femme blanche, sa culture occidentale et celle du Danxômè. « L’entre-deux mondes de Ouanilo » écrit par Florent Couao-Zotti et mis en scène par Carole Lokossou, a séduit le public de la nocturne, samedi 30 avril dernier, au palais de la Marina. Il est pris à partie par presque tous les parents de son feu père, le roi Béhanzin. Ceux-ci le croyaient revenu au bercail pour prendre la tête du royaume. Mais en réalité, Ouanilo a remis les pieds à Danxômè avec les cendres de son père pour organiser, en son honneur, des funérailles dignes. L’extrait de la pièce théâtrale présenté à la nocturne de ce samedi, raconte ainsi les stratagèmes de son oncle dah Avokan qui semble vouloir que Ouanilo prenne le pouvoir. Mais le prince n’en veut pas et pense d’ailleurs que le colon a déjà confisqué le pouvoir à Danxômè. « Jeune homme, un pouvoir même réduit au symbole, reste un pouvoir », lui dit dah Avokan. « Non, non, non mon oncle ! Je ne tiens pas à offrir aux Français l’image dégradée de ce qu’a été notre dynastie… », répond-il. Le prince déclina ainsi l’offre. En dehors du trône royal, dah Avokan souhaite également que son neveu ait une descendance de souche pure, encore qu’il n’a jusque-là pas eu un enfant avec son épouse Maria, la fille du consul d’Argentine. Dans l’optique de faire taire les rumeurs qui circulent dans le royaume sur l’incapacité de Ouanilo à procréer, l’oncle manigance avec la jeune Yèvoh afin que celle-ci devienne la deuxième épouse du prince. « Ouanilo, il est temps de semer, de moissonner dans les reins de nos filles ! », insiste dah Avokan face au refus du prince. « En clair, vous voulez que je disperse mes eaux à tout-va ! », répond le fils de Béhanzin. « Ce n’est pas de la dispersion. C’est de la générosité expansive ! (…). Ouanilo hélounouémin ! Tu dis qu’on te rejette alors que tu ne fais aucun effort pour nous ressembler… », réplique l’oncle dans son français fortement dominé par l’accent aboméen, et qui, une fois encore, arrache des éclats de rires au public. La scène prend fin quand Maria qui était censée rentrer à Bordeaux surgit et convainc son époux de ne pas se suicider avec le revolver qu’il tenait en main, en raison des intrigues familiales. En plus des applaudissements et éclats de rires à chaque réplique, le public ému et satisfait, offre aux acteurs une standing ovation pour saluer la qualité de la mise en scène. « Ouanilo est un enfant qui a connu le Danxômè jusqu’à l’âge de 7 ans. Il est parti en exil avec son père, et a gardé des images très belles du royaume. Il revient avec les cendres de son feu père mais il a du mal à s’adapter. Il est partagé entre sa femme blanche, ses parents qui ne reconnaissent plus en lui un vrai fils de Danxômè et qui le traitent de Yovo (homme blanc) et toutes les intrigues de ceux qui ont peur qu’il prenne le pouvoir. Et lui, il est dans l’entre deux mondes. Son oncle aurait voulu qu’il prenne le pouvoir, qu’il assure la succession de son père. Mais là encore, on ne sait pas très exactement si c’est ce qu’il veut ou s’il était en train de le tester pour voir quelle serait sa réponse, mais toujours est-il que cet oncle incarne le respect dans le village qui a ses codes. Des codes que Ouanilo n’a plus et qui lui créent tous ses soucis de réintégration », explique Carole Lokossou, comédienne et metteur en scène de la pièce. Une pièce écrite par Florent Couao-Zotti. L’écrivain béninois est aussi parmi le public. Il est tout heureux de voir, une fois encore, des comédiens donner corps à l’une de ses œuvres, et apprécie le spectacle à sa juste valeur. « Il y a eu du rythme, il y a eu de l’intensité, les réparties sont bien faites et les jeux de rôles semblent parfaits. Je suis content… », assure-t-il, tout en ajoutant que l’intégralité du texte sera jouée plus tard afin que le public béninois ait un aperçu général de l’intrigue. Une fois encore la nocturne a opéré sa magie. Le public est aux anges et impatient de vivre la liesse de la prochaine nocturne avec le célèbre Tola Koukoui. Culture 04 mai 2022


Santé maternelle et reproductive : les indicateurs à améliorer selon le profil genre
Document de référence et de dialogue en matière de genre pour le Bénin, le profil genre analyse les forces et faiblesses dans le domaine de la santé maternelle et de la reproduction. Des acquis sont enregistrés, mais la dynamique doit être renforcée. La problématique du droit à la santé sexuelle et reproductive des femmes transcende les préjugés au Bénin. C’est le moins qu’on puisse dire au regard du profil genre concernant la planification familiale. Le niveau d’instruction des femmes est un paramètre assez déterminant dans l’atteinte des objectifs. « Le taux de prévalence de la planification contraceptive est de 11 % parmi les femmes sans aucun niveau d’instruction, de 15 % pour celles de niveau de l’enseignement primaire et de 24 % pour celles de niveau supérieur », renseigne le document de profil genre au Bénin (document de stratégie pays 2022-2026 de la Banque africaine de développement pour le Bénin). Quoique les pourcentages ne soient pas encore égaux en milieux rural et urbain, l’évolution des disparités entre régions est moins préoccupante. Selon l’Enquête démographique et de Santé au Bénin (Edsb) de 2017-2018, « le taux d’utilisation de contraceptifs est plus élevé en milieu urbain (34,2 %) que rural (30,9 %). Le taux de fécondité est de moins de cinq enfants par femme sur la période 2007-2017». Ce fossé se justifie en raison des difficultés d’accès aux établissements de santé dans les zones rurales, notamment la distance, l’inaccessibilité et le manque d’installations appropriées. Ces barrières levées, les femmes en union libre ne sont pas pour autant suffisamment comblées sur le terrain de la santé sexuelle et reproductive. 51 % d’entre elles ont des besoins non satisfaits. « Près d’un quart (24 %) des femmes utilisent une méthode moderne. La demande totale satisfaite en planification familiale chez les femmes en union est plus importante et s’élève à 79 %. Dans 36 % des cas, cette demande est satisfaite, en majorité par les méthodes modernes (30 %) », indique l’Enquête démographique et de Santé de 2017-2018. Si des efforts sont faits par le gouvernement en faveur de l’amélioration de la santé maternelle et du nouveau-né par le biais des structures nationales habilitées, la dynamique doit être poursuivie relativement à la santé sexuelle et reproductive; cela permettra de réduire l’influence de certains groupes socioculturels qui tentent toujours de freiner les élans dans l’ombre. Il va falloir aussi soutenir et encourager les méthodes de planification familiale à travers la promotion des services dédiés, notamment dans les milieux ruraux. Une femme qui planifie sa vie à travers l’espacement des naissances est un être socialement épanoui, un bénéfice pour la nation. De ce fait, les communautés ont un rôle indéniable à jouer en vue de la promotion du planning familial, un outil de développement. Le suivi des indicateurs dans le domaine du droit à la santé sexuelle et reproductive des femmes pourrait par ailleurs déterminer des décisions justes au profit de toutes les femmes. Société 04 mai 2022


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