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Le Conseil départemental de concertation et de coordination du Borgou a tenu hier, mercredi 3 octobre à la préfecture de Parakou, sa deuxième session ordinaire au titre de l’année 2018. Outre le rôle des élus communaux et municipaux dans la gestion et la protection des espaces frontaliers, les résultats catastrophiques enregistrés au cours de l’année scolaire 2017-2018 dans le département ont également été passés en revue.
Grande a été la mobilisation des membres du Conseil départemental (CDCC) de concertation et de coordination du Borgou hier, mercredi 3 octobre à la préfecture de Parakou, à l’occasion de leur deuxième session ordinaire au titre de 2018. En tant qu’élus communaux, municipaux et locaux, ils ont réfléchi sur diverses questions exigeant d’eux, une meilleure mobilisation et une plus grande responsabilisation.
« Le rôle des élus communaux, municipaux et locaux dans la gestion et la protection des espaces frontaliers », tel est le thème de la première communication qu’ils ont suivie. Il leur a permis de comprendre qu’un certain nombre de facteurs et d’aspects entrent en ligne de compte dans la gestion des espaces frontaliers. Selon le préfet Djibril Mama Cissé, il est évident que leur mission n’est pas aisée, mais grâce à une synergie d’actions entre eux, ils sauront la relever.
Au cours de la séance, le Centre de formation en administration locale (CeFAL) a également été présenté aux participants. C’est à travers sa mission, ainsi que les opportunités et les possibilités de formation qu’il offre dans le cadre du renforcement des capacités des élus qu’ils sont, et des agents des collectivités locales.
La troisième communication à laquelle les membres du CDCC ont eu droit, a permis de passer en revue les résultats scolaires de l’année 2017-2018 aux Cep, Bepc et Bac, dans le Borgou. A cette occasion, des propositions ont été envisagées pour de meilleurs rendements. Des résolutions ont été prises au nombre desquelles, la nécessité de créer l’émulation au niveau des apprenants, en récompensant les meilleurs des communes et du département aux différents examens. « Cela doit passer par des cérémonies de distinctions qui seront organisées de façon rotative », a indiqué le préfet. « Un certain nombre d’engagements a également été pris par l’ensemble des maires, puisqu’il y a des spécificités relatives à chacune de leur commune. Il reviendra à chaque maire et aux membres de son conseil communal de faire le diagnostic et de classer les problèmes par ordre de priorités assortis de propositions de solutions », a informé l’autorité préfectorale. Après l’analyse des propositions, a poursuivi Djibril Mama Cissé, une feuille de route sera arrêtée pour les actions conséquentes à mener.
Par ailleurs, le préfet a, par rapport aux réformes engagées par le gouvernement dans le secteur de la santé devant conduire à la fermeture des formations sanitaires opérant illégalement, sensibilisé les élus communaux et municipaux. Il leur a rappelé la nécessité qui s’impose à eux, de veiller à l’exécution de la mesure dans leur commune respective. Les maires ont aussi été instruits de poursuivre la sensibilisation des acteurs intervenant dans le secteur informel de la commercialisation des produits pétroliers. En attendant la mise en œuvre de la réforme annoncée dans ce secteur, ils ont été sollicités pour procéder à leur recensement.
La présente rencontre s’inscrit dans le cadre de l’application des dispositions de l’article 19 de la loi 97-028 du 15 janvier 1999 portant organisation de l’administration territoriale de la République du Bénin et du décret N° 2001-411 du 15 octobre 2001 portant attribution et fonctionnement du Conseil départemental de concertation et de coordination.

La promotion de l’électrification hors-réseau est une composante du deuxième Programme du Millennium challenge account pour le Bénin. Au cours de sa séance hebdomadaire du mercredi 3 octobre, le Conseil des ministres a adopté le projet de décret portant règlementation de l’électrification hors-réseau. Un pas de géant pour assurer l’électricité à moindre coût sur l’ensemble du territoire national.
L’énergie électrique pour tous et en tout temps pourrait ne plus être un simple slogan d’ici là et se traduire en réalité. Il est d’évidence que, depuis 2016, le Bénin a fait des bonds qualitatifs en conjuguant au passé les jours sans énergie et les nuits d’obscurité. Mais le défi est encore loin d’être relevé et dormir sur ses lauriers pourrait être fatal. Alors que la centrale de Maria Gléta est annoncée pour devenir une réalité sous peu avec plus de 40% des travaux déjà finalisés, le gouvernement vient de donner un autre signal fort de son engagement à assurer l’autonomie énergétique. C’est dans cette logique que s’inscrit l’adoption par le gouvernement du projet de décret portant règlementation de l’électrification hors-réseau.
Cela permettra d’augmenter le temps de fonctionnalité des entreprises et des services publics, de réduire la dépendance vis-à-vis des sources onéreuses d’énergie, d’améliorer la productivité des consommateurs des prestations d’électricité, de stimuler le marché de l’électrification hors-réseau au Bénin et d’accroître l’adoption et l’utilisation d’appareils et de mesures d’efficacité énergétique. Le temps est donc venu pour ceux qui en ressentent le besoin et justifient de capacités à cet effet, de venir contribuer aux efforts du gouvernement en investissant dans le secteur, a lancé le ministre Oswald Homeky lors de son traditionnel point de presse, mercredi 3 octobre à l’issue du Conseil des ministres.
Le décret adopté porte sur les conditions de l’offre d’un service public d’électricité à travers la fourniture d’équipements solaires subventionnés dans les zones d’habitats dispersés, principalement en milieu rural. « Il distingue deux régimes juridiques pour la vente d’un service d’électricité hors-réseau, complétés par un régime spécifique pour le secteur privé marchand », explique le ministre. Il s'agit du régime de la concession qui s’applique à tout promoteur développant des projets d’une capacité supérieure ou égale à 500 Kva, et du régime de l’autorisation pour des projets de capacité inférieure à 500 Kva. « Concernant la vente de produits solaires subventionnés dans les zones d’habitats dispersés, tout contrat devra nécessairement être visé par l’Agence béninoise d’électrification rurale et de maîtrise d’énergie (Aberme) et fera l’objet d’un avis conforme préalable de l’Autorité de régulation de l’électricité. Désormais, on pourrait dire que la politique énergétique du pays est assez complète avec cette ouverture offerte aux investisseurs privés pour exercer dans le secteur. Ce qui, sans aucun doute, permettra aux consommateurs de disposer de l’énergie et surtout à moindre coût.
L’homme d’affaires et politique, Sébastien Ajavon, comparaît ce jour à la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet). Quels en sont les motifs et quels sont les tenants de la bataille juridique en perspective ?
« Quelqu’un a démontré que la Cour est incompétente et que cette affaire était réglée. D’autres ont dit que cette affaire est classée, elle a donné lieu à une décision de non-lieu », a décrypté mardi dernier le ministre de la Justice qui a tenu, à l’occasion d’un point de presse, à situer les faits, notamment les prérogatives de la Criet et ce pourquoi Sébastien Ajavon y est convoqué. Et ce faisant, il bat en brèche les allégations contenues dans un communiqué du parti Union sociale libérale (Usl) qui soutient que « Cette affaire déjà jugée au tribunal de première instance de première classe de Cotonou en flagrant délit, s’est soldée par une décision de justice ordonnant la relaxe de tous les prévenus ». Et, à en croire le même communiqué, la décision intervenue le 4 novembre 2016 n’aurait été suivie d’aucun appel. C’est du reste la position que défend le collège des avocats constitués par Sébastien Ajavon.
Eclairage du garde des Sceaux
Eclairant, le ministre de la Justice, mardi dernier, a indiqué que la Criet a compétence en matière de corruption et d’actes d’enrichissement illicite, de blanchiment de capitaux et de trafic de drogue. A propos de l’affaire dite « 18 kg de cocaïne », Me Sévérin Quenum fait savoir que « Si vous dites que la cocaïne, c’est de la drogue, ça relève de plein droit de la compétence et des attributions de cette juridiction ». Aussi, affirme le ministre de la Justice, l’affaire de cocaïne étant en jugement, la loi qui a institué la Criet dispose que toutes les affaires en cours, c’est-à-dire celles qui n’ont pas encore force de chose jugée, peuvent lui être déférées. Selon les explications du garde des Sceaux, la Criet ayant compétence en matière de trafic de drogue, et l’affaire dite « 18 kg de cocaïne » entrant dans ses prérogatives, il est normal, quoi qu’il en soit, d’y revenir, fait valoir Me Sévérin Quenum. Rebondissement donc de cette affaire, impliquant le roi du poulet congelé comme certains appellent de façon affectueuse Sébastien Ajavon. Ainsi, Sébastien Ajavon et consorts ont-ils été convoqués pour être entendus, ce jeudi 4 octobre, à la Criet.
Le poids des arguments
Bataille juridique en perspective. Car, d’ores et déjà, avant même l’ouverture des débats, le collège des avocats de l’homme d’affaires a montré les couleurs, à travers un communiqué qui fait de leur client « l’opposant politique majeur » au pouvoir actuel qui chercherait à éliminer un adversaire politique en instrumentalisant la justice. « Il y a lieu de craindre que cette procédure participe d’une persécution politique ayant pour but de le contraindre à renoncer à participer au processus démocratique, d’abord législatif, puis au-delà, visant à élire le président de la République du Bénin », attaquent les avocats alléguant de « démarches effectuées » ne leur ayant pas permis « de déterminer avec précision ni l’objet de cette convocation, ni les éléments à charge justifiant cette comparution. » Il est heureux cependant qu’ils aient tout de même choisi de répondre « à la convocation ». Est-ce à dire que leur client ne comparaîtra-t-il pas ? Le doute est permis. Auquel cas, ce dernier ne sera-t-il pas jugé par défaut, en l’absence d’excuse valable présentée par sa défense ? Quoi qu’il en soit, il est regrettable que la stratégie de ces derniers soit de jeter du doute sur le système judiciaire béninois, cette même justice, en l’occurrence le Tribunal de Première instance de Cotonou, qui a pourtant relaxé Sébastien Ajavon le 4 novembre 2016, preuve de son indépendance. D’où provient cette présomption « d’instrumentalisation » dont Me Dupond-Morreti et consorts se prévalent-ils ? Il est aussi notable qu’ils ont choisi délibérément de porter l’affaire sur le terrain politique, en faisant de l’Union sociale libérale (Usl), selon un critère subjectif propre à eux et d’évidence discutable, le principal parti d’opposition du Bénin. Quid des Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe) ? Il est notoire que ce sont les Fcbe qui ont porté la candidature du candidat Lionel Zinsou arrivé deuxième à la présidentielle de 2016, que cette formation politique compte moult d’élus que ne peut revendiquer l’USL structurellement moins solide que les Fcbe. Stratégie discutable, d’autant qu’elle repose sur des prémonitions contraires au fait que Sébastien Ajavon ait été relaxé, à en croire ses propres avocats, par une juridiction bien béninoise. D’où ne peuvent plus se justifier donc leurs velléités à politiser cette affaire et de « solliciter des différentes organisations internationales la mise en place d’une surveillance particulièrement attentive de cette situation de nature à inquiéter »… A quelle finalité ? Au-delà des effets de manche, des stratégies y compris le dilatoire bien propres aux avocats, reste que jeter ainsi le doute sur l’appareil judiciaire béninois est inacceptable n
Actualités 04 oct. 2018

Le Conseil des ministres s’est réuni, ce mercredi 3 octobre 2018, sous la présidence de monsieur Patrice Talon, président de la République, chef de l’Etat, chef du gouvernement.
Les décisions ci-après ont été prises.
I. Mesures normatives
I-1. Règlementation de l’électrification hors-réseau en République du Bénin.
La promotion de l’électrification hors-réseau est une composante du deuxième Programme du Bénin pour le Millennium Challenge Account. Elle vise à :
1- augmenter le temps de fonctionnalité des entreprises et des services publics;
2- réduire la dépendance envers les sources onéreuses d’énergie ;
3- améliorer la productivité des consommateurs des prestations d’électricité ;
4- stimuler le marché de l’électrification hors-réseau au Bénin;
5- accroître l’adoption et l’utilisation d’appareils et de mesures d’efficacité énergétique.
Le Conseil des ministres a donc adopté un décret qui porte sur les conditions de l’offre d’un service public d’électricité à travers la fourniture d’équipements solaires subventionnés dans les zones d’habitat dispersé, principalement en milieu rural. Il distingue deux régimes juridiques pour la vente d’un service d’électricité hors-réseau, complétés par un régime spécifique pour le secteur privé marchand.
Il s’agit du régime de la concession qui s’applique à tout promoteur développant des projets d’une capacité supérieure ou égale à 500 Kva, et du régime de l’autorisation pour des projets de capacité inférieure à 500 Kva.
Les ministres concernés sont instruits pour la mise en place et l’opérationnalisation du cadre réglementaire de l’électrification hors-réseau en République du Bénin.
Le Conseil a, par ailleurs, adopté les décrets portant :
- approbation des états financiers de l’Agence nationale pour l’Emploi (Anpe) pour l’exercice clos au 31 décembre 2015 ;
- transmission à l’Assemblée nationale, pour autorisation de ratification, de la charte africaine sur la sécurité et la sûreté maritimes et le développement, signée à Lomé, le 15 octobre 2016.
II- Communications.
II- 1. Signature de l’Accord de coopération entre le Bénin et le Gabon, relatif à la lutte contre l’immigration illégale des enfants.
Il existe une forte communauté de Béninois établis au Gabon qui s’adonnent à des activités génératrices de revenus, notamment la pêche.
La mobilité des enfants entre le Gabon et notre pays est considérée à tort comme une traite. Cette perception mérite d’être corrigée pour permettre ces mouvements dont la fréquence trouve ses sources, la plupart des cas, dans des liens familiaux. Il s’agit, ce faisant, de veiller à la préservation des intérêts des enfants dans le respect des conventions internationales auxquelles nos deux pays ont souscrit.
C’est pour favoriser un échange d’informations sur les conditions de séjour de ces enfants et leur réintégration dans les familles d’origine que ce cadre formel s’est avéré nécessaire.
Le Conseil a autorisé la mission d’une délégation béninoise à Libreville, aux fins de signature de l’Accord.
III- Rencontres et manifestations internationales.
Le Conseil a autorisé :
- la participation du Bénin au 17e Sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de la Francophonie à Erevan en Arménie, du 7 au 12 octobre 2018 ;
- la participation du Bénin au deuxième Forum économique et des affaires « Turquie-Afrique», à Istanbul en Turquie, du 10 au 11 octobre 2018 ;
- l’organisation de la 21e édition de la Journée nationale de mobilisation pour la lutte contre les troubles dus à la carence en iode, le 27 octobre 2018 à Agbangnizoun, dans le département du Zou ;
- l’organisation, au Bénin, du 5 au 6 novembre 2018, de la 2e réunion du Conseil exécutif de l’Alliance mondiale des terres arides ;
- l’organisation de la première session de la grande commission mixte de coopération bénino- sud-africaine à Pretoria, en Afrique du Sud, en novembre 2018 ;
- la participation du Bénin à la 14e Conférence des parties à la Convention sur la diversité biologique, à la 8e Conférence des parties au Protocole de Cartagena sur la Biosécurité et à la 3e Conférence des parties sur le protocole de Nagoya, du 17 au 29 novembre 2018, à Sharm-EI-Sheikh en Egypte.
V- Mesures individuelles.
Sur proposition du ministre des Enseignements secondaire, technique, et de la Formation professionnelle, les nominations ci-après ont été prononcées :
Directeur départemental des Enseignements secondaire, technique et de la Formation professionnelle :
Mono : Monsieur Yaovi Mathieu Ayessi
Borgou : Monsieur Abdoul Hadir Biga
Plateau : Monsieur Soumala Idohou Abiossè.
Fait à Cotonou, le 3 octobre 2018
Le secrétaire général du gouvernement
Edouard Oouin-Ouro
Actualités 04 oct. 2018

La Haute cour de Justice a tenu une session administrative, ce mercredi 3 octobre, pour se pencher sur plusieurs points concernant l’institution. Les travaux ont été dirigés par la présidente de l’institution, Cécile Marie-José de Dravo Zinzindohoué.
Les membres de la Haute cour de Justice ont tenu, ce mercredi 3 octobre, conformément aux prescriptions légales, une session administrative, la deuxième pour le compte de l’année 2018. C’est la toute première sous la présidente Cécile Marie-José de Dravo Zinzindohoué, après son élection à la tête de cette haute juridiction, en juillet dernier. Les travaux ont connu la présence des différentes composantes de l’institution, notamment les juges à la Haute cour de Justice sans oublier le ministère public et le greffe. Selon la présidente Cécile Marie-José de Dravo Zinzindohoué qui a présenté l’ordre du jour à la presse avant l’ouverture des travaux, cette session administrative permettra à la haute juridiction de se pencher sur plusieurs dossiers.
Les participants auront à débattre notamment des perspectives budgétaires de l’institution pour 2019 et de la participation des délégations de la Haute cour de Justice à certaines missions statutaires aussi bien au Bénin qu’à l’étranger. Relativement à ce dernier point, la présidente de la Haute cour de Justice informe de la tenue de la onzième session de formation des magistrats de l’Association africaine des hautes juridictions francophones (Aa-Hjf) vers la fin de ce mois d’octobre et la participation d’une délégation de la Haute cour de Justice aux assises de toutes les hautes juridictions du monde entier qui se tiendront en Inde en novembre prochain. La Haute cour de Justice devra envoyer une délégation de six personnes à cette réunion de haut niveau. L’occasion de cette session administrative sera saisie pour retenir les membres de la délégation béninoise à cette mission indienne, explique Cécile Marie-José de Dravo Zinzindohoué. Outre ces assises, la présidente de la Haute cour de Justice annonce l’organisation très prochaine d’un atelier d’appropriation des textes qui régissent l’institution. Ce séminaire qui pourrait avoir lieu à Grand-Popo est, selon la présidente de l’institution, d’une importance capitale pour la haute juridiction.
En ce sens qu’il permettra non seulement aux nouveaux juges de la Haute cour de Justice de se familiariser avec les textes qui organisent le fonctionnement de l’institution mais aussi le déroulement d’un procès devant la haute juridiction. Il sera également question au cours de cet atelier d’appropriation de plusieurs autres sujets tels que les nouveaux rapports entre la Haute cour de Justice et les nouvelles structures mises en place dans le cadre de la nouvelle organisation judiciaire avec notamment la création de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet) à côté de la Cour d’appel de Cotonou toujours en place. Il sera question de situer les limites et les compétences des uns et des autres ainsi que les types de collaborations et autres enchevêtrements qu’il y aura entre la Haute cour de Justice et ces deux instances judiciaires intervenant toutes dans la procédure devant la haute juridiction, explique Cécile Marie-José de Dravo Zinzindohoué.
Actualités 04 oct. 2018
Ecureuils[/caption]Le sélectionneur du Bénin Michel Dussuyer a rendu publique, ce mardi 2 octobre, une liste de 22 Ecureuils. ils sont retenus en vue du match contre l’Algérie, le 12 octobre prochain pour le compte de la 3e journée des éliminatoires de la Can 2019. Absent contre le Togo, Seïdou Barazé, Jean Marie Guéra sont appelés tandis que Anaane Tidjani n’a pas été retenu pour cette expédition.
Dans la perspective de la double confrontation Algérie-Bénin comptant pour les 3è et 4è journées des éliminatoires de la Can 2019, le sélectionneur des Ecureuils, Michel Dussuyer, a dévoilé la liste de 22 Ecureuils contre les Fennecs. Michel Dussuyer a de nouveau rappelé les têtes d’affiche de la sélection nationale. Ainsi, sur les 21 joueurs présents recemment au Togo, 20 bénéficient une fois encore de la confiance du technicien français. Présent dans l’effectif contre le Togo à Lomé, le milieu de terrain de l’Us Ben Guerdane en Tunisie, Anaane Tidjani ne sera pas de l’expédition algérienne. Par contre, le défenseur Seïdou Barazé qui évolue à Moulins Yzeure Foot en France et le milieu de terrain Jean Marie Guéra de Enyimba au Nigeria, pourront signer leur première sélection avec Michel Dussuyer.
On s’aperçoit que le sélectionneur a retenu 2 gardiens de but, 8 défenseurs, 6 milieux de terrain et 6 attaquants dans son effectif. Comme contre le Togo, il n’a fait confiance à aucun joueur évoluant dans le championnat national.
Alignés face au Togo, les jeunes comme Jodel Dossou, Marcellin Koukpo, Charms Deen Chaona, Olivier Verdon et Désiré Azankpo auront la possibilité une fois encore de défendre les couleurs nationales aux côtés de leurs aînés, le capitaine Stéphane Sèssègnon, Jordan Adéotie, Michel Poté et Khaled Adénon. Blessé avant le match contre les Eperviers, Imorou Emmanuel fera son retour dans la défense béninoise après plusieurs années d’absence. Le milieu de terrain Sessi d’Alméida de Yeovil Town et l’attaquant Steeve Mounié de Huddersfield en Angleterre figurent également dans cet effectif. Djiman Koukou, Bello Babatoundé, Cédric Hountondji, Richard Bakary et Frédéric Gounongbé, convoqués depuis la première journée de ces éliminatoires devront encore attendre leur tour. Le sélectionneur national Michel Dussuyer s’est rendu à Paris où les joueurs sont attendus ce lundi 8 octobre en vue des préparatifs de cette double confrontation qui s’annonce alléchante entre deux formations qui partagent la tête du groupe D avec 4 points chacun.
Poignée de mains entre les deux pays[/caption]En quatorze ans de présence au Bénin, l’Organisation non gouvernementale de droit belge, Louvain Coopération, a impacté la vie de nombreuses familles du Bénin, notamment dans les départements de l’Atacora et du Mono. Fort de son engagement au service des populations, le gouvernement lui a renouvelé, mardi 2 octobre, son accord de siège. Occasion pour le directeur régional Afrique de l’Ouest de l’organisation, Daniel Blais, de réitérer son engagement pour le mieux-être des populations dans ses zones-cible.
La mission de l’Organisation non gouvernementale de droit belge, Louvain Coopération, « consiste à appuyer le processus de transformation sociale permanent et dynamique» afin de donner aux plus défavorisés « la possibilité de construire une société plus juste où chacun peut réaliser son potentiel humain, en mettant les compétences universitaires en pratique pour relever les défis du développement ». L’organisation, est présente au Bénin depuis 1994 avec sa direction régionale Afrique de l’Ouest implantée à Cotonou depuis 1999. Elle est aussi très active dans d’autres régions comme le Togo, Madagascar, l’Afrique Centrale, l’Amérique Latine et l’Asie.
Au Bénin, de 2015 à 2017, Louvain Coopération a réalisé des actions totalisant un montant d’un milliard six cent quarante-sept millions six cent trente-cinq mille six cent cinquante-trois (1.647.635.653) francs Cfa, a expliqué au terme de la signature du renouvellement de l’accord de siège de l’organisation avec le gouvernement béninois, son directeur régional, Daniel Blais. A travers cette signature, note-t-il, « le gouvernement de la République du Bénin manifeste solennellement son soutien et donne sa bénédiction pour la poursuite de notre intervention dans le pays ». Louvain Coopération peut donc continuer par travailler d’une part pour améliorer durablement la sécurité alimentaire et économique des populations, à travers une offre diversifiée et adaptée de services d’appui à l’agriculture et à l’entrepreneuriat et d’autre part, pour améliorer l’accès (financier) à des services de santé et à des médicaments essentiels de qualité sûrs, efficaces, pour les populations du secteur informel et rural.
« Notre stratégie est basée sur une approche d’appui intégré aux bénéficiaires, combinant le renforcement des capacités, la concertation entre acteurs publics et privés, la prise en compte du genre et de la dimension environnementale», indique Daniel Blais. Avec le renouvellement de son accord de siège, l’organisation s’engage, à l’en croire, à maintenir très haute la barre de ses actions dans le pays. « Nous souhaitons apporter de façon efficace notre modeste contribution, qui s’inscrira bien entendu dans les priorités de développement du gouvernement de la République du Bénin », et « nous prenons l’engagement de mettre à disposition notre expertise confirmée tout en veillant à assurer un transfert progressif de cette expertise à tous nos partenaires et aux acteurs du développement », promet-il.
Mieux impacter
De 2018 à 2021, Louvain Coopération projette d’injecter dans ses zones d’intervention au Bénin, un milliard huit cent cinquante-cinq millions six cent quarante-sept mille deux cent cinquante-deux (1.855.647.252) F Cfa. Les actions qu’elle mène actuellement couvrent différentes communes du Mono et de l’Atacora. Lesquelles bénéficient principalement de financements de la direction générale de la Coopération au développement et aide humanitaire de Belgique et du Fonds belge de sécurité alimentaire, mais aussi de Wallonie-Bruxelles international, et d’autres fondations ou organisations de la société civile telles les mutualités libres de Belgique, qui soutiennent des mutuelles de santé dans l’Atacora, et le Anton Jurgens fund des Pays-Bas, qui appuie la transformation du manioc dans le département du Mono. « Nous entretenons également des relations étroites de collaboration avec d’autres intervenants de la coopération belge, et nous bénéficions du suivi et de l’appui-accompagnement de l’ambassade du Royaume de la Belgique au Bénin », fait savoir Daniel Blais, visiblement très satisfait de la décision du gouvernement béninois de renouveler l’accord de siège pour sa structure.
Une décision qui, de l’avis du secrétaire général du ministère des Affaires, se justifie par la détermination de Louvain Coopération à aider les populations pauvres à en finir avec la précarité. Hervé Djokpè, au terme de la signature, s’est lui aussi montré admiratif des résultats de l’organisation. Mieux, révèle-t-il, les visites de terrain effectuées avant le renouvellement ont montré combien efficaces sont les interventions de cette Ong. Les nombreux villages de Matéri, Cobly, Tanguiéta et les appuis financiers aux populations de la localité de Sè constituent quelques-unes des réalisations qu’il a évoquées. Il a aussi cité des dons de panneaux solaires, la construction de boutiques de vente d’intrants agricoles, de mutuelles de santé et bien d’autres.
Fort de tout cela, le gouvernement n’a pas hésité, fait-il observer, à non seulement lui donner carte blanche, mais aussi à lui accorder des facilités pour mieux impacter le quotidien des populations bénéficiaires.

La révolution du secteur éducatif est amorcée à travers la réforme du Conseil national de l’Education (Cne) dont le recrutement du secrétaire exécutif est lancé. Un pas de franchi dans la politique visant à donner un nouveau visage au secteur de l’éducation soumis aux aléas de la baisse de niveau des apprenants tant décriée par la population.
Le recrutement du nouveau secrétaire exécutif du Conseil national de l’Education (Cne) contribuera à révolutionner ce secteur tant décrié à cause de la baisse de niveau des apprenants.
Le gouvernement, dans sa politique de réforme du secteur éducatif a mis en place le comité d’installation du Cne, organisme devant se charger de la mise en œuvre de la réforme du secteur de l’éducation. Du 1er au 15 octobre, les postulants au poste de secrétaire exécutif du Conseil national de l’éducation doivent se manifester. Ainsi en a décidé le comité d’installation du Cne présidé par le professeur agrégé des Facultés de droit, Noël A. Gbaguidi, à travers un communiqué d’appel à candidatures décrivant la fonction du secrétaire exécutif du Cne de la République du Bénin.
Selon l’article 49 du décret n°2018-395 du 29 août 2018 portant attributions, organisation et fonctionnement du Conseil national de l’Education, le secrétaire exécutif est recruté par appel à candidatures. Il coordonne les activités du Secrétariat exécutif du Conseil et assure le secrétariat des sessions de l’Assemblée plénière et des réunions du bureau exécutif auxquelles il assiste avec voix consultative. Le postulant devra être titulaire d’un Master ou équivalent au moins dans le domaine du management des services de l’éducation, des services publics ou autres. Il doit disposer d’une bonne connaissance du secteur éducatif au Bénin et ailleurs dans le monde. D’autres compétences comme la maîtrise de l’anglais, du français ainsi que des savoir-faire tels que la maîtrise des techniques de l’information et de la communication, la gestion administrative et financière, la rédaction de documents administratifs, l’élaboration de documents de planification opérationnelle… sont nécessaires, selon le communiqué du président du Comité d’installation du Cne.
Divers profils sont exigés pour siéger au sein du Cne dans chacun des ordres de l’éducation mentionnés dans le communiqué ; ce qui est le signe de la volonté affichée du gouvernement de réformer le secteur de l’éducation, pour une nouvelle génération d’élèves et d’enseignants au Bénin.
Une réflexion sur l'Education au Bénin [/caption]À la faveur de la table ronde du secteur de l’éducation organisée, ce mardi 2 octobre à Cotonou, les nouveaux choix stratégiques adoptés ont été présentés et discutés.
L’exercice a été fait par Abdel-Rahamane Baba- Moussa, secrétaire technique permanent du Plan décennal de développement du secteur de l’éducation (Stp-Pddse), Epiphane Azon, le président de la Fédération des associations des parents d’élèves (Fnapeb), Franck Adjobo, syndicaliste du secteur, membre de la Confédération des syndicats autonomes du Bénin (Csa-Bébin), sous la conduite de Vital Ulrich Ahotondji, le consultant en communication Pse post 2015.
Les consultants commis ont élaboré le document stratégique du secteur de l’éducation qui retrace la nouvelle vision du Plan sectoriel de l’éducation (Pse) post 2015.
La nouvelle architecture de l’École béninoise, indique Abdel-Rahamane Baba-Moussa, Stp-Pddse, se veut rectangulaire, avec une prise en compte effective des alternatives éducatives, des formations professionnelles, de l’alphabétisation et de l’éducation des adultes. Ce choix stratégique est le résultat du diagnostic issu de l’évaluation du système éducatif du Bénin, après une décennie de mise en œuvre du Plan décennal de développement du secteur de l'éducation (Pddse).
La vision du Plan sectoriel de l’éducation post 2015 se décline en cinq leviers. Elle projette qu’à l’horizon 2030, le système éducatif du Bénin assure à tous les apprenants l’accès aux compétences, à l’esprit d’entrepreneuriat et d’innovations. À travers les axes stratégiques, le pays décide de rompre dès la base avec le mythe "akowé", enseignement élitiste, au profit des compétences. Pour cela, les qualifications techniques et professionnelles seront adaptées à l’évolution des métiers. L’une des priorités du Pse est de mettre en place une éducation de base universelle de 12 ans, tout en développant une offre de formation professionnelle adaptée aux besoins de l’économie.
Dans l’ensemble, les panélistes ont soutenu que le processus d’élaboration du Pse est largement participatif et le document prend en compte dans sa globalité les préoccupations des parties prenantes. Selon Abdel-Rahamane Baba-Moussa, soutenu par les autres acteurs présents, le diagnostic du secteur révèle que l’école béninoise produit de l’exclusion et très peu de qualité. Pour éclairer ce constat, il indique l’évolution du profil de scolarisation qui montre que pour une proportion de 100 enfants attendus au Ci en 2015, ils sont 141 à y entrer. Mais, ce sont seulement 74 qui en sont sortis la même année. Ces chiffres montrent un fort taux de déperdition des enfants entre 9 et 17 ans, qui se retrouvent hors de l’école. Parmi eux, 20% n’ont jamais mis pied à l’école.
L’étude indique, par ailleurs, que la moitié des élèves de la classe de Cm2 n’ont pas les acquis nécessaires attendus en 2014 et peu d’enfants arrivent au secondaire, 66% contre un taux de sortie en terminale de 28%. Or, il est établi que le diplôme universitaire ne garantit pas toujours l’emploi. Pour preuve, indique Abdel-Rahamane Baba-Moussa, 61% de la population active n’a aucun niveau scolaire.
La nécessité d'avoir accès à l’information pour lutter efficacement contre la corruption est promue[/caption]Les membres de la Cellule de participation citoyenne (Cpc) de Lokossa et des cadres de l’administration de cette commune ont renforcé leur compétence intellectuelle à travers une séance de formation qui a eu lieu ce mardi 2 septembre à l’hôtel de ville.
La formation des Cpc sur l’accès à l’information, la gouvernance et le genre est une série d’activités de renforcement de compétences précédemment lancée à Grand-Popo, dans le Mono. A l’étape de Lokossa, chef-lieu du département, tous les membres de la Cellule de participation citoyenne de la ville ont répondu présents à l’appel. Ensemble avec des cadres de la mairie, ils ont été entretenus sur les trois thématiques, à savoir l’accès à l’information et aux documents dans les communes, puis la gouvernance et enfin l’approche genre. Mettant un accent particulier sur la première thématique, le communicateur Gervais Loko relève que les participants ont été outillés sur les procédures à mettre en place de façon légale ainsi que les délais et les voies de recours en cas d’obstruction à la volonté d’avoir une information ou des documents publics devant être, en principe, accessibles. «Le code sur le numérique, adopté en 2015, a pris des dispositions pour nous donner des voies de recours. Nous devons saisir la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication et la Cour suprême. Nous nous sommes entendus pour dire aussi que nous devons déférer devant la Cour constitutionnelle parce que l’accès à l’information est un droit et les violations des droits de l’Homme relèvent des compétences de celle-ci », souligne M. Loko.
Au titre des bénéficiaires de la formation, Innocent Kakpo, secrétaire général de la mairie, confirme que les connaissances et les autres outils mis à leur disposition permettront « d’huiler» la dynamique déjà en cours dans la cité des Kotafon. A son tour, le coordonnateur de la Cpc de Lokossa, Christophe Sinou, confirme que l’administration communale facilite la tâche à leur organe. « Mais maintenant, nous avons plus de précisions sur les textes et lois qui fondent le droit à l’information. Aussi avons-nous compris qu’il y a certaines demandes de documents ou d’information que nous pouvons formuler de façon orale», retient-il. Le même sentiment de satisfaction est partagé par la trésorière générale de la Cpc, Ayaba Coffi, qui a appelé, par ailleurs, les femmes à se tenir mobilisées pour ne pas être en marge des positionnements sur les listes aux prochaines échéances électorales. Si le développement des notions relatives à l’approche genre, au cours de la séance, se justifie ainsi à travers l’imminence des élections nationales, le choix de la thématique gouvernance ne manque non plus de pertinence. A en croire le communicateur, gouvernance et accès à l’information sont deux thématiques liées car, dit-il, sans accès à l’information, il est impossible de faire une bonne veille citoyenne sur la gouvernance des affaires publiques. « Si nous voulons lutter contre la corruption, nous devons avoir accès à l’information », insiste Gervais Loko.
La formation est un exercice permanent au niveau des Cpc. Son organisation est financée par la coopération néerlandaise à travers le Programme de participation citoyenne aux politiques publiques locales (PartiCiP) dont la mise en œuvre, au Bénin, est confiée au binôme Alcrer et Social Watch, deux organisations de la Société civile. Après Lokossa, la série de formations se poursuit, ce mercredi 3 septembre, dans le Couffo. Au total, les Cps de 62 communes sont concernées dans neuf départements à savoir Atlantique, Atacora, Collines, Couffo, Donga, Mono, Ouémé, Plateau et Zou.