La Nation Bénin...
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Le directeur pays de TechnoServe remettant les kits au ministre[/caption]Au nombre de 32, des conseillers du pôle 4 de l’Agence territoriale de développement agricole (ATDA 4) ont été, après avoir été formés, équipés de kits modernes de collecte et de traitement de données, hier mardi 2 octobre à Parakou. Grâce à cet appui de BeninCajù au ministère en charge de l’Agriculture, ils ont l’occasion de mieux communiquer, d’assurer un meilleur accompagnement et un bon suivi des acteurs des différents maillons de la filière anacarde à la base.
Pour une gestion moderne des données de terrain et une approche innovante dans la formation des producteurs de cajou, 32 kits au total ont été distribués hier, mardi 2 octobre à Parakou, à 32 conseillers de l’ATDA 4. Chacun de ces kits est composé d’un téléphone, de vidéo projecteur et d’un haut-parleur. Le choix de ces différents matériels tient compte du fait que les formations se dérouleront en zones rurales. Il s’inscrit aussi dans une vision d’élargissement des groupes cibles à un plus grand nombre de femmes afin de renforcer la dynamique au sein des différentes catégories d’acteurs de la filière.
Procédant à la remise de ces kits, le ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, Gaston Dossouhoui, a indiqué qu’ils permettront de collecter les données sur le terrain. Au cours des formations, a-t-il poursuivi, ils offriront l’opportunité de partager simultanément des expériences réussies par d’autres pays à travers des vidéos. «Réjouissons-nous tout simplement de prendre le train de la ‘’Rupture’’ qui brise les vieilles habitudes, pour adopter les innovations technologiques», a lancé le ministre. « A l’heure du numérique, il est difficile de continuer à faire le travail de façon archaïque », a-t-il insisté. Par rapport à l’importance que la filière ne cesse de connaître et pour une bonne prise de décisions, soutient-il, il est désormais nécessaire d’innover dans les transferts de technologies, la collecte et la gestion de l’information. Non seulement, ces équipements faciliteront la tâche aux conseillers, mais ils contribueront aussi à faire partager les nouveaux acquis technologiques et socio-organisationnels pour améliorer les revenus des producteurs.
Le préfet du Borgou, Djibril Mama Cissé, est persuadé que ces équipements contribueront à l’amélioration des capacités d’intervention des conseillers communaux chargés de la filière, en vue d’un meilleur accompagnement de ses acteurs. Un avis que partage également le directeur général de l’ATDA 4, Kassim Issiaka. « C’est pour la troisième fois au cours de cette année que TechnoServe s’engage à accompagner de façon concrète l’émergence du pôle de développement agricole du Borgou Sud-Donga-Collines N°4 », fera-t-il remarquer.
Par la voix de son directeur pays, James Obarowski, TechnoServe, à travers le projet BeninCajù a réaffirmé sa disponibilité à apporter sa contribution pour l’atteinte des objectifs assignés à cette filière par le Programme d’actions du gouvernement. Avant lui, le directeur résident de CRS, Gallagher Seaw, a expliqué que ces kits susciteront de nouvelles pratiques.
A terme, il s’agit de créer des valeurs ajoutées à la productivité et à la qualité des noix et des pommes d’anacarde. C’est pour un développement inclusif et durable de la filière.

Lors de son audience plénière ordinaire, hier mardi 2 octobre, la Haute juridiction a connu de 11 recours regroupés en 8 dossiers. Entre autres, des requêtes faisant état de violations de la Constitution, d’actes discriminatoires ou d’injustice. Mais la Cour, à travers ses décisions, a fait ressortir les erreurs d’appréciation des requérants et son incompétence pour les matières relevant du juge de la légalité.
La fonction de député est incompatible avec toute autre fonction publique et élective. C'est en vertu de cette disposition que le sieur Olivier Noël Koko a formé un recours pour violation par le député Mathurin Coffi Nago des articles 35 de la Constitution et 366 de la loi portant Code électoral. Il allègue qu'il cumule son poste de député à l'Assemblée nationale avec celui de facilitateur en chef de la conduite de l'examen stratégique national "Faim zéro", un poste auquel il a été nommé par décret présidentiel. Appelé à faire ses observations, le député Mathurin Coffi Nago précise que sa nomination répond au besoin du Programme alimentaire mondial et du gouvernement béninois de recourir à une personne politico-administrative pour l’examen et le suivi dudit programme. Ce rôle n'est ni assimilable à une fonction salariée ni ne figure au nombre des hauts emplois publics. Corroborant les explications de l’ancien président de l’Assemblée nationale, la Cour a estimé qu’il s’agit d’un rôle de médiation, d'une mission de bons offices. Cette mission ne peut se confondre avec une fonction salariée qui ferait du parlementaire un subalterne de l’Exécutif. Il y a donc erreur d’appréciation et par conséquent, la Cour a débouté le requérant.
Alléguant d’injustice, le sieur Latifou Adédiran a formé un recours en inconstitutionnalité des arrêtés préfectoraux. Par requête en date du 23 juin 2017, il dénonce ces arrêtés par lesquels le préfet du Littoral lui aurait retiré sa parcelle puis l'aurait attribuée au sieur Moïse Gbédji. Ces arrêtés portent atteinte, selon lui, à l'article 22 de la Constitution pour défaut de cause d'utilité publique et de juste et préalable dédommagement. Il allègue aussi une atteinte à son droit de défense car il n'a pas été entendu avant la prise desdits arrêtés.
En outre, le requérant précise qu'il est objet d'un traitement discriminatoire au bénéfice du sieur Moïse Gbédji. Or, fait savoir la préfecture, le Tribunal de première instance de Cotonou a déjà débouté le requérant dans une procédure judiciaire après avoir constaté que celui-ci n'a pas de titre foncier et qu'il s’est établi sur une parcelle appartenant au sieur Moïse Gbédji. Examinant ce recours, en ce qui concerne les conditions de retrait de la parcelle, la Cour s'est déclarée incompétente, car une telle appréciation relève du juge de la légalité. Quant à son droit à la défense, le requérant l'a déjà exercé devant le juge judiciaire et, pour ce qui est du traitement discriminatoire, il n'existe aucune preuve l'établissant. La Cour a alors déclaré qu’il n'y a ni violation des droits de la défense ni traitement discriminatoire.
Par ailleurs, le sieur Michel A. Dossou-Yovo, agissant au nom de la collectivité Dossou-Yovo Vigan 1er et de la succession Dossou-Yovo Alexis, a saisi la cour d'un recours en vue de signaler des actes d'injustice du Parquet du Tribunal de première instance (Tpi) de Calavi et de la Police républicaine visant à troubler la jouissance de leurs biens d'une part et d'autre part de solliciter le rétablissement desdits biens. Le parquet fait savoir, à propos, que les faits allégués portent sur des contestations domaniales relevant du territoire du Tpi de Calavi et que les opérations font suite à une dizaine de procédures contre le requérant et les membres de sa famille. Il ne s'agit ni d'actes d'injustice, ni de traitements inhumains. Faisant remarquer qu'il est question d'une affaire pendante devant le Tpi de Calavi, la Cour s'est déclarée incompétente en vertu du principe à vertu constitutionnelle de la non-immixtion par un organe institué par la Constitution dans les attributions non "dérogeables" d'un autre organe institué par la Constitution.

Les agents des Commissions communales d’actualisation de la Liste électorale permanente informatisée (Cca/Lépi) des neuf communes de l’Ouémé ont pris fonction,ce mardi 2 octobre. Ils ont été officiellement installés à la préfecture de Porto-Novo par le Conseil d’orientation et de supervision (Cos) de la Lépi qui les a invités à plus de responsabilité pour la réussite de l’opération.
Le processus d’actualisation et de mise à jour de la Liste électorale permanente informatisée (Lépi) est entré dans sa phase active. Les agents de terrain notamment ceux des Commissions communales d’actualisation (Cca) au niveau de chacune des neuf communes du département de l’Ouémé sont désormais opérationnels. Ils ont été installés, ce mardi 2 octobre à la préfecture de Porto-Novo.
Cette installation marque le démarrage officiel des activités des vingt-sept Cca, à raison de trois par commun dont les deux représentants de l’Assemblée nationale et le responsable chargé de l’état civil de la mairie. Ils ont été installés par le superviseur de l’aire opérationnelle Ouémé/Plateau du Cos-Lépi, l’honorable Corneille Padonou. S’adressant aux Cca, ce dernier a surtout insisté sur la délicatesse de leur mission qui appelle beaucoup plus de sens de responsabilité. Ils ne doivent pas faire preuve de négligence. Car, toute entorse au processus peut conduire l’agent fautif en prison conformément aux dispositions du Code électoral, avertit le député Corneille Padonou.
Le secrétaire général de la préfecture de Porto-Novo, Jean-Baptiste Akpamagbo, représentant le préfet de l’Ouémé, a abondé dans le même sens que le superviseur de l’aire opérationnelle Ouémé-Plateau. Il a prodigué de sages conseils à ces agents de terrain. Jean-Baptiste Akpamagbo les a invités à bien travailler pour que les populations de l’Ouémé sortent massivement pour aller consulter le fichier électoral, une fois que les listes seront affichées dans les centres de vote.
Les Cca/Lépi ont été ensuite formés, après leur installation. Cette formation a porté surtout sur la mission de ces agents électoraux sur le terrain notamment le processus d’actualisation proprement dit du fichier électoral national. Lequel processus connaît quelques modifications cette année avec la suppression de la mission des Agents locaux à l’actualisation (Ala), informe le coordonnateur départemental Cos-Lépi de l’Ouémé, Roger Allagbé, qui a dirigé la formation. Selon lui, les Caa vont désormais s’appuyer uniquement sur les Délégués d’arrondissement d’actualisation (Daa). La formation de ces derniers est prévue pour ce mercredi 3 octobre au niveau des chefs-lieux de chaque commune. Cette étape sera suivie de l’affichage, demain jeudi 4 octobre, du fichier électoral dans les différents centres de vote, précise Roger Allagbé. Ce fichier électoral intègre déjà les nouveaux électeurs âgés de 18 ans depuis la dernière actualisation jusqu’au 31 décembre prochain. Puisque la Lépi qui a été réalisée en 2011 pour une durée de vie de 10 ans avait enregistré les citoyens de neuf ans et plus. Ces nouveaux majeurs seront intégrés dans la base de données du fichier électoral national dont l’extrait sera affiché jeudi 4 octobre prochain, détaille le coordonnateur départemental Cos-Lépi au niveau de l’Ouémé. Cet affichage permettra aux populations surtout aux nouveaux majeurs en droit de voter de consulter le fichier électoral pour d’éventuelles observations notamment voir si les informations les concernant ont été bien transcrites ; ou bien faire des réclamations ou des dénonciations pour radiation par exemple. Roger Allagbé informe que cette opération à la base sera conduite par les Daa en collaboration avec les chefs quartiers de ville ou village et des crieurs publics pour une forte adhésion populaire.
Les réclamations ou dénonciations seront ensuite remontées jusqu’au Cos-Lépi via les Daa et les Cca. Le Cos-Lépi va traiter ces informations de terrain. Le fichier électoral traité est à nouveau renvoyé vers les centres et postes de vote pour affichage et permettra aux populations et aux requérants de vérifier si leurs réclamations et dénonciations ont été prises en compte par le Cos-Lépi, explique le coordonnateur départemental Ouémé du Cos-Lépi. Ce n’est qu’après cette étape que le fichier électoral national sera retenu définitivement et la liste électorale en sera extraite pour publication au plus tard le 15 janvier 2019 en vue des prochaines élections législatives.

Comme annoncé, la Cour constitutionnelle s’est penchée, hier mardi 2 octobre, sur la loi 2018-31 du 3 septembre 2018 portant Code électoral en République du Bénin. Après avoir examiné les observations du gouvernement, des membres de l’Assemblée nationale et les recours de certains particuliers, la Cour a déclaré la loi conforme à la Constitution tout en isolant certains articles anticonstitutionnels.
« Sont déclarées non conformes à la Constitution mais séparables de l'ensemble du texte, les dispositions des articles 227, 244, 249 et 308 de la loi 2018-31 portant Code électoral en République du Bénin... Sont déclarées conformes à la Constitution, toutes les autres dispositions de la loi n°2018-31 portant Code électoral en République du Bénin et adoptée par l'Assemblée nationale le 3 septembre 2018 », c’est la décision rendue au terme du délibéré de la Haute juridiction sur le contrôle de constitutionnalité de la loi 2018-31 portant Code électoral en République du Bénin. Après examen minutieux du texte, les conseillers ont donc relevé certaines dispositions qui portent atteintes à la Loi fondamentale. Sont maintenues les dispositions relatives au quitus fiscal, au cautionnement et au taux de 10% de représentativité.
Les articles déclarés non conformes à la Constitution concernent, pour ce qui est des articles 227 et 244, l’obligation faite à certains hauts fonctionnaires en l’occurrence les préfets, les secrétaires généraux de préfecture et de mairie, de démissionner au moins 12 mois à l’avance au cas où ils voudraient se présenter aux élections présidentielle et législatives. Si dans la Constitution, le légidlateur n’a pas stipulé une telle limitation, le pouvoir dérivé du pouvoir souverain ne saurait disposer au-delà. En outre, pourquoi cette disposition n’est-elle pas étendue aux ministres qui exercent aussi de hautes fonctions? C'est à ces motifs que la Cour a déclaré ces articles non conformes. Déclaré non conforme, l’article 308 est relatif à l’exclusion de certains corps tels les douaniers et les forestiers, des fonctions présidentielle et législatives. La Cour constitutionnelle a rappelé l’article 64 de la Constitution qui stipule : « Tout membre des Forces armées ou de Sécurité publique qui désire être candidat aux fonctions de président de la République doit au préalable donner sa démission des Forces armées ou de Sécurité publique. Dans ce cas, l'intéressé pourra prétendre au bénéfice des droits acquis conformément aux statuts de son corps », et l’article 81 qui prévoit les mêmes dispositions pour les élections législatives. Le pouvoir dérivé du pouvoir souverain ne saurait disposer au-delà. De plus, l’article 308 du Code électoral est discriminatoire, a indiqué la Cour. Quant à l’article 249 déclaré non conforme, il fait référence à l’obligation pour les Béninois naturalisés de vivre au moins dix ans sur le territoire béninois avant de prétendre à la fonction présidentielle.
Vaines tentatives !
Sur cette loi, la Cour constitutionnelle a également enregistré deux recours émanant de particuliers notamment des sieurs Paul Dèwoumon et Sourou Prince Boris Aké. Ils dénoncent l'exigence d'association de partis politiques pour prétendre aux fonctions législatives et le taux de 10% de représentativité, la production du quitus fiscal et la hausse du cautionnement qui, selon eux, méconnaissent les principes de la démocratie. Ces requête ont été déclarées irrecevables.
Exposant les observations de l’Assemblée nationale sur la forme, le représentant du Parlement a indiqué que la loi votée le 4 septembre a été transmise le 18 septembre et le président de la République l'a soumise le 20 septembre 2018. Le délai légal de 15 jours est respecté. La requête du président de la République est donc recevable. S’agissant des particuliers requérants, l’émissaire de l’Assemblée nationale a rappelé que, selon la Constitution, seuls le président de la République et les membres de l’Assemblée nationale peuvent exercer des recours avant la promulgation d'une loi. Les requérants n’étant ni président de la République ni parlementaires, ils n’ont pas qualité pour agir et leurs requêtes ne sauraient être recevables.
Pour ce qui est du fond, les émissaires du Parlement et du gouvernement soutiennent que l'exigence du quitus fiscal est en cohérence avec les dispositions de l'article 33 de la Constitution. Le cautionnement est une disposition déjà prévue dans le Code électoral en vigueur. Le taux de 10% pour être éligible répond au souci de représentativité effective des partis parlementaires et des députés élus. Présent à l’audience d’examen, le député Louis Vlavonou est allé dans le même sens, dans ses observations.
Par ailleurs, les sieurs Glory Cyriaque Oussou et Landry
Adélankou ont formé un recours pour violation des droits de l'homme parce que la loi 2013-06 portant Code électoral en République du Bénin n'autorise pas les candidatures individuelles pour l'élection des membres de l'Assemblée nationale. Le code fait obligation aux candidats d'appartenir à un parti empêchant ainsi les candidats indépendants de prétendre à la mission parlementaire. Ils en déduisent qu'une telle exigence est anticonstitutionnelle en ce qu'elle porte atteinte à la liberté d'association. Sur la question, le président de l'Assemblée nationale fait observer que le code électoral n'est que la jonction de toutes les lois qui encadraient les élections au Bénin.
Par ailleurs, les élus sont désignés au sein des partis politiques et ces partis sont représentatifs. Reconnaissant l'autorité de la chose jugée, la Cour a d'abord déclaré la requête irrecevable. Les requérants ont également sollicité que leurs observations soient intégrées au nouveau code électoral. Juge du contrôle de constitutionnalité et non habilitée à faire une pareille injonction à l'Assemblée nationale, la Cour s'est déclarée incompétente?

Le ministre de la Justice et de la Législation, Séverin Quenum, a apporté quelques clarifications relatives à la convocation du député Valentin Agossou Djènontin. Il s’agit, à en croire le ministre de la Justice, d’une affaire de vol de document qui a suscité cette convocation du député dont lui et d’autres prévenus doivent répondre.
Ce qui justifie la convocation du député Valentin Agossou Djènontin par les services de l’Office central de répression de la cybercriminalité est une affaire de vol de document. Contrairement à ce que ce dernier a affirmé sur une chaîne de télévision internationale, alléguant que juste après la clôture de la session parlementaire, le garde des Sceaux a instruit le procureur spécial aux fins de connaître de son dossier, Séverin Quenum a apporté sa part de vérité. Le député n’aurait pas restitué la vérité, selon le garde des Sceaux. « Dans l’absolu c’est faux, il a simplement dit une contre-vérité », rétorque Séverin Quenum. « Ce qui s’est passé dans mon cabinet, c’est extrêmement grave », poursuit le ministre. « J’ai fait des courriers à l’endroit du procureur spécial que j’ai découvert sur les réseaux sociaux. Je dois préciser que les courriers ont été édités vendredi soir vers 21 heures. Ils n’étaient pas déjà sortis du cabinet ministériel que dimanche ils étaient sur les réseaux sociaux. Les destinataires ne les avaient pas reçus. Il s’agit de courriers confidentiels », se désole le ministre. Il a indiqué avoir demandé au procureur général près la Cour d’appel d’ouvrir une enquête sur les processus qui ont conduit à ce que la lettre confidentielle se retrouve sur les réseaux sociaux, sans être sortie de son cabinet. Le personnel du cabinet y compris des magistrats ont été convoqués par la Police pour des suites de l’enquête ouverte. L’auteur de la divulgation de la lettre, d’après le ministre, un proche du député est passé aux aveux et a reconnu qu’il a profité de l’inattention de la secrétaire pour empocher le document, dont il a envoyé copie à l’honorable. « L’enquête a révélé que le député, non seulement est celui à qui le document a été envoyé, mais aussi il est celui qui l’a mis sur les réseaux sociaux », a fait savoir le ministre de la Justice qui note que c’est un cas de flagrant délit. D’où la convocation à lui adressée pour vérifier les déclarations de l’agent. « Cette convocation n’a rien à avoir avec l’autorisation de poursuite au sujet des faits qui lui seraient reprochés », a informé le ministre Séverin Quenum qui conclut à une insulte à la magistrature.
Actualités 03 oct. 2018

Le ministre de la Justice et de la Législation, garde des Sceaux, Me Séverin Quenum, a échangé avec les professionnels des médias ce mardi 2 octobre, à son cabinet. Son propos a porté sur la mission de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet) au sujet de laquelle il a levé tout quiproquo.
Le ministre de la Justice et de la Législation, garde des Sceaux, Séverin Quenum, a indiqué que depuis le démarrage des activités de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet), il y a une suractivité au niveau des réseaux sociaux. Les commentaires sur la poursuite de certaines personnalités prennent l’allure d’une désinformation sur la mission dévolue à la nouvelle juridiction. La Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet), créée par la loi modificative n°2001-37 du 27 août 2002 portant organisation judiciaire en République du Bénin fait réagir l’opinion qui méconnaît la mission qui lui est dévolue. Mieux, certains estiment, selon le ministre de la Justice, que la création de la Criet vise à réprimer certaines personnalités qui ne partagent pas les idéaux du pouvoir.
Me Séverin Quenum a indiqué que la Criet est une juridiction spéciale qui ne doit pas être prise au sens d’une juridiction d’exception, pour faire penser à une juridiction prévue pour réprimer ou violer suffisamment le droit de la défense. « Il ne s’agit pas d’une juridiction prévue dans l’ordre constitutionnel de façon à considérer que c’est taillé sur mesure… », a informé le garde des Sceaux. La loi a doté la Criet d’une compétence nationale, elle juge les faits qui sont de nature délictueuse que la loi qualifie de crime. Elle statue comme un tribunal correctionnel pour le flagrant délit et peut se réunir en session pour statuer comme une juridiction, semblable à la Cour d’assise en matière criminelle. Le souhait du ministre de la Justice est que cette juridiction qui a commencé à rendre des décisions aille jusqu’au bout, car les actes de corruption et d’enrichissement illicite, plombent le développement du pays.
Partant, le ministre de la Justice a informé qu’il y a aujourd’hui quatre grands fléaux qui menacent la paix et la sécurité dans le monde : la corruption, le trafic de drogue, le terrorisme et le blanchiment de capitaux. Il a affirmé que le Bénin a une législation adéquate pour faire face à cette forme de criminalité qui, chaque jour, s’amplifie. Il a fait allusion à la loi n°2011-20 du 12 octobre 2011 portant lutte contre la corruption et autres infractions connexes en République du Bénin et à la loi sur le blanchiment des capitaux ainsi que le trafic de drogue. « Et pour aller jusqu’au bout de la logique, il était nécessaire d’avoir un bras opérationnel qu’est cette juridiction spéciale dont la principale attribution est de réprimer ces infractions », a renseigné Me Séverin Quenum.
Tout ce qui se dit sur la Criet, selon ses explications, n’est que vaine polémique et les citoyens doivent cesser de croire que l’avènement de la Criet vise certaines personnalités. « En toute honnêteté, on n’est pas dans cette logique de poursuite acharnée », a-t-il ajouté.
Gianni Infantino[/caption]Le président de la Confédération africaine de Football, Ahmad Ahmad, a annoncé lors du 12e congrès extraordinaire de l’organisation, le soutien de l’Afrique au président Gianni Infantino à la prochaine élection de la Fédération internationale de Football Association (Fifa). « J’estime de mon devoir de vous annoncer le soutien de l’Afrique », a déclaré le président de la Caf, Ahmad Ahmad, en présence de l’Italo-suisse. C’est l’occasion pour lui de rappeler l’engagement et l’implication de tous les présidents des fédérations africaines pour le rayonnement du football sur le continent.
En marge de cette assemblée générale, il a été procédé au remplacement du Ghanéen Kwesi Nyantakyi, contraint à la démission suite à son implication supposée dans un scandale de corruption. Le Malawite Walter Nyamilandu a été élu représentant du groupe anglophone au sein du Conseil de la Fifa en battant le Sud-africain Danny Jordan par 35 voix contre 18 au second tour. Le président de la Caf, Ahmad Ahamd, a annoncé la révision, d’ici la fin de l’année, du contrat de Lagardère Sports avec la Caf sur la commercialisation des droits marketing et médias pour la période 2017-2028 vu que ce bail conclu sous Issa Hayatou ne profite pas suffisamment à la Caf.
Sports 02 oct. 2018
Le sélectionneur national du Bénin, Michel Dussuyer[/caption]En prélude à la double confrontation entre les Ecureuils du Bénin et les Fennecs d’Algérie pour le compte des 3e et 4e journées des éliminatoires de la Can 2019, le sélectionneur Michel Dussuyer va dévoiler, ce mardi 2 octobre, la liste des Ecureuils. Les joueurs convoqués seront en regroupement le lundi 8 octobre prochain en France.
Le sélectionneur national du Bénin, Michel Dussuyer, à l’instar de ses homologues du continent va également rendre publique ce mardi, la liste des joueurs béninois devant prendre part à la double confrontation contre les Fennecs d’Algérie les 12 et 16 octobre prochains. Il pourrait faire de nouveau confiance aux cadors de la sélection comme Stéphane Sèssègnon, Michael Poté, Khaled Adénon, Salomon Junior et Jordan Adéotie qui étaient de l’expédition togolaise le 6 septembre dernier. Le technicien français Michel Dussuyer se basera, non seulement sur l’expérience de certains joueurs, mais aussi sur les qualités techniques individuelles d’autres lors de ces deux matchs décisifs. En verve ces dernières semaines dans le championnat français de ligue 2 avec le chamois niortais, Saturnin Allagbé et David Djigla pourront être rappelés en équipe nationale. Steve Mounié de Huddersfield et Sessi d’Almeida de Yeovil Town, seuls joueurs béninois évoluant en Angleterre pourront bénéficier de la confiance de Michel Dussuyer. Aucun doute sur la convocation de Jodel Dossou qui a joué 79 minutes ce week-end pendant le match (2-1) de son club Vaduz face à Aarau lors de la 9e journée de Challenge League en Suisse. Après sa longue absence de la sélection nationale pour raison de blessure, Imorou Emmanuel pourrait de nouveau être appelé par le sélectionneur français. Toutefois, les joueurs comme Cédric Hountondji, Frederick Gounongbé, blessés, et Djiman Koukou qui vient de parapher un bail en Roumanie, peuvent ne pas être de l’équipe lors de cette campagne. Le sélectionneur Michel Dussuyer qui se base sur le temps de jeu et surtout le temps d’entrainement de ses poulains, a le dernier mot quant au choix des joueurs capables de défendre les couleurs nationales face à l’Algérie, bête noire du Bénin. En effet, en 6 rencontres entre les deux nations, le Bénin n’a pas encore réussi à battre l’Algérie (4 défaites contre 2 nuls). Une fois convoqués, les joueurs seront en regroupement le lundi 8 octobre prochain en France avant de rallier l’Algérie, le mercredi 10 octobre. Le match est prévu au stade Mustapha Tchaker de Blida le vendredi 12 octobre prochain.
Sports 02 oct. 2018
arrondissement de Godomey [/caption]Les caniveaux de l’axe menant de l’usine d’engrais de l’arrondissement de Godomey au quartier Dékoungbé, dans la commune d’Abomey-Calavi, servent de dépotoir à toutes sortes de déchets solides ménagers. Un acte d’indélicatesse qui contraste avec les mesures du gouvernement visant l’assainissement du cadre de vie.
La dégradation du cadre de vie prend une allure inquiétante dans l’arrondissement de Godomey, commune d’Abomey-Calavi. Les actes d’indélicatesse par lesquels s’illustrent négativement les habitants du quartier Dèkoungbé ont de quoi choquer. Ces cas de pollution contrastent bien avec la politique du gouvernement visant l’assainissement du cadre de vie. L’axe menant de l’usine Godomey à Dèkoungbé jusqu’à la hauteur de la carrière de sable de Togbin végète dans une déconcertante insalubrité. La pollution environnementale déjà une réalité dans ce quartier s’en trouve aggravée par les rejets en pleine ville des déchets solides ménagers et autres détritus.
Les lieux de dépôt de déchets par prédilection des habitants de ce quartier sont désormais les caniveaux à ciel ouvert le long du tronçon. Ces derniers sont ainsi obstrués par des déchets de tous genres. Lesquels endommagent dangereusement l’infrastructure réalisée pour drainer les eaux de ruissellement. « Il est difficile aux piétons de passer sur cet axe contrairement aux autres ruelles que tout le monde emprunte sans heurt sur le trottoir après les opérations de libération des espaces », indique Abdon G. Houtaï, usager de ce tronçon.
Outre l’obstruction des caniveaux où sont déversées des tonnes de déchets au quotidien, il est quasi impossible de longer cette artère sans se pincer le nez ou sans presser les pas pour ne pas inhaler les odeurs fétides dégagées par les ordures et divers rejets dans les canalisations. Originellement consacrées à l’écoulement des eaux, ces canalisations sont déviées de leur but.
Face à des élus communaux presque impuissants, le gouvernement se voit encore à moudre du grain, fort de son engagement à assainir le cadre de vie des populations. Dame Jeanne Affo, revendeuse aux abords de la voie, presque effarée par l’inconfort sur le tronçon, s’en remet aux pouvoirs publics pour assainir l’axe.
Une action d’envergure prenant en compte le curage des caniveaux et la surveillance des lieux par des vigiles est suggérée par des riverains pour mettre fin à cette pollution.

La Coupe d’Afrique des nations de Maracana (Mara’ Can 2018) s’est achevée ce week-end avec le sacre de la Côte d’Ivoire dans les deux catégories, au palais des sports de Treichville à Abidjan en Côte d’Ivoire. Le Bénin se contente de la troisième place chez les seniors.
Les sélections nationales du Bénin n’ont pas pu décrocher le moindre titre lors de la Coupe d’Afrique des nations de Maracana (Mara’ Can 2018). Elles devront se contenter d’une troisième place chez les seniors au terme de la compétition. La Fédération béninoise n’a pas réussi à atteindre son objectif à savoir, remporter au moins un des trophées. Deuxième du tournoi à Bamako au Mali lors de l’édition précédente, les séniors béninois ont fini à la troisième place à Abidjan. Battu en demi-finale par la Côte d’Ivoire (1-2), le Bénin s’est consolé en battant en match de classement le Niger (1-0). Les supers seniors quant à eux ont été éliminés en quart de finale (1-3) par la Côte d’Ivoire.
La moisson a été abondante pour les sélections ivoiriennes qui ont régné en maître sur le tournoi après avoir sorti difficilement les deux formations béninoises. La Côte d’Ivoire dans les catégories sénior et super sénior a enlevé les deux trophées. Opposés aux Eperviers du Togo, les Eléphants se sont imposés en finale à la suite d’une partie plaisante. Champions en titre, Dagbéhi Eric et ses coéquipiers ont dominé leur adversaire tout au long de la partie permettant à la Côte d’Ivoire d’inscrire trois buts. Une victoire qui permet à la Côte d’Ivoire de s’offrir un 6e titre.
Fortune identique au niveau des super séniors, où les Ivoiriens se sont imposés le score de 4 buts à 2 face aux Eperviers du Togo. En effet, sur leurs installations, les Eléphants maracaniers n’ont rien laissé aux adversaires. Malgré la réduction du score par les Togolais en début de la deuxième partie lors de la finale, (3-2), la Côte d’Ivoire, poussée par son public, a inscrit un 4e but pour remporter son 4e sacre continental dans cette catégorie. En dépit des résultats des équipes béninoises à ce tournoi, le secrétaire général de la Fédération béninoise de Maracana, Mathias Combou, pense qu’il faut tenir compte de la performance des joueurs et espérer faire mieux lors des prochaines joutes.