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Nouvelles

Exercice de la tutelle: Natitingou abrite un atelier interdépartemental

Un atelier interdépartemental sur l’exercice de la tutelle se tient, depuis lundi 1er octobre à Natitingou. Ses travaux qui durent trois jours ont été ouverts par le directeur de la Décentralisation et de la Tutelle, Marcellin Sevalou.

Les secrétaires généraux des préfectures et des mairies, chargés de missions des préfets, maires, chefs services de la tutelle, du contentieux et de la coopération décentralisée et autres acteurs des départements de l’Atacora et de la Donga, méditent sur l’exercice de la tutelle.

Au cours des trois jours que dureront les travaux, le conclave de ces acteurs, conviés aux échanges, leur permettra de faire l’état des lieux de l’exercice de la tutelle. Ils débattront sur la tutelle administrative et financière des communes et l’exercice de la tutelle et la gestion des marchés publics des communes.
Cet atelier est organisé, sous la tutelle du ministère de la Décentralisation et de la Gouvernance locale, grâce à l’appui de l’Union européenne à travers le Programme d’appui au développement territorial (Padt) financé par le 11e Fonds européen de développement (Fed).
« Les thématiques de cet atelier tiennent à cœur au ministre de la Décentralisation, et en matière de tutelle vous êtes les acteurs les plus importants », a fait remarquer le directeur de la Décentralisation et de la tutelle, Marcellin Sevalou, avant d’insister sur la rigueur qui doit être de mise au cours des travaux, pour un bond qualitatif dans le cadre d’un développement à la base.
Outre la promotion d’un développement territorial durable et équilibré reposant sur une gouvernance locale concertée, inclusive, encourageant l’égalité de genre et veillant à favoriser l’émergence des dynamiques territoriales innovantes, la valeur ajoutée du Programme d’appui au développement territorial (PADT), relève Marc Ayétoran Okry, chef projet et régisseur dudit programme, est le renforcement de l’expertise en matière d’exercice de la tutelle, l’aménagement du territoire et autres sujets liés à la décentralisation.
« Cela implique que c’est les titulaires des postes qui viennent et non les représentants », a-t-il insisté, à l’ouverture des travaux.
Lançant les travaux en lieu et place du préfet de l’Atacora, Abdoulaye Affo, le secrétaire général de la préfecture de Natitingou, a loué la vision de l’Union européenne. Une démarche qui, apprécie-t-il, permettra non seulement de relever les difficultés qui minent encore le processus de la décentralisation dans l’Atacora et la Donga, mais aussi et surtout de faire des recommandations pour une meilleure mise en œuvre de l’exercice de la tutelle dans les deux départements.

Société 02 oct. 2018


Lutte contre la pauvreté: La Fondation Claudine Talon, Direct-Aid et le gouvernement scellent un partenariat
[caption id="attachment_30938" align="alignnone" width="1024"]Ensemble pour vaincre la pauvreté ![/caption]

En vue de contribuer à la réduction de la pauvreté, le gouvernement du Bénin, l’organisation internationale kowétienne Direct-Aid Bénin et la Fondation Claudine Talon ont signé un accord de partenariat, dans les locaux du ministère d’Etat chargé du Plan et du Développement.

Le gouvernement béninois, l’organisation internationale kowétienne Direct-Aid Bénin et la Fondation Claudine Talon forment un trio pour soulager les populations vulnérables. Les trois structures ont, à cet effet, scellé un partenariat, à travers la signature d’un accord, en vue d’agir en synergie. « Cette signature est le symbole d’une mutualisation des efforts pour la réduction de la pauvreté, l’assistance aux plus pauvres, l’accès à l’eau potable, l’amélioration du système éducatif dans toutes ses composantes », explique le représentant résident de Direct-Aid Bénin, Radouane Boukhanfra. Ce partenariat permettra de mettre en synergie leurs différentes actions pour plus d’efficacité dans l’atteinte des objectifs contre la pauvreté, poursuit-il. Ensuite, il favorisera la mise en place d’un cadre de concertation entre les parties et les ministères sectoriels pour les actions relevant de leur ministère, et enfin, des mesures d’accompagnement seront prises pour faciliter les actions des parties sur le terrain. 

« La signature du présent accord est une occasion pour nous d’unir nos efforts pour accroître l’impact des diverses réalisations et actions dans le cadre de l’amélioration des conditions de vie de la population à la base », explique le secrétaire général du ministère chargé du Plan et du Développement, Zakarie Tassou. « Au-delà de ces actions menées qui cadrent bien avec les objectifs du Programme d’action du gouvernement, un satisfecit spécial doit être décerné à tous les acteurs qui travaillent de jour comme de nuit pour l’amélioration des conditions de vie des couches les plus vulnérables au Bénin », ajoute-t-il.
Tout comme le gouvernement béninois et l’organisation internationale kowétienne Direct-Aid Bénin, l’engagement de la Fondation Claudine Talon en faveur de l’amélioration des conditions de vie des femmes et des enfants les plus vulnérables au Bénin est total. La Fondation, à travers la voix de sa représentante, Evelyne Guèdègbé se dit heureuse de la signature de ce protocole d’accord. L’engagement et la disponibilité de la Fondation au profit des populations cibles vont se traduire davantage à travers ses actions futures, grâce à cette nouvelle dynamique, confie-t-elle.
Présente dans 34 pays d’Afrique, l’organisation internationale Direct-Aid s'est fixé pour objectif d’accompagner les gouvernants africains dans la lutte contre le triangle de la terreur (ignorance-pauvreté-maladie), à travers ses domaines d’intervention que sont la santé, l’éducation, la formation, l’hydraulique, les microprojets, le social, les secours humanitaires. Elle est présente au Bénin depuis 1997 et s’emploie à repousser les frontières du dénuement.

Société 02 oct. 2018


Célébration de la 33e Journée mondiale de l’habitat; Le gouvernement réitère son engagement à assainir le cadre de vie

Les manifestations entrant dans le cadre de la Journée mondiale de l’habitat ont été officiellement lancées, ce lundi 1er octobre à Sèmè-City, par le ministre du Cadre de vie et du Développement durable, José Didier Tonato. Occasion pour lui de présenter à l’assistance l’agenda de cette journée dédiée à l’habitat sur le thème « Gestion municipale des déchets solides » et les ambitions pour sortir les communes des déchets encombrants.

La commémoration de la 33e Journée mondiale de l’habitat a été une occasion pour les autorités du ministère du Cadre de vie et du Développement durable de réitérer leur ambition pour la gestion des déchets dans les municipalités. Toutes les énergies sont concentrées sur la gestion des déchets solides ménagers dans les municipalités au cours de cette édition, conformément à la recommandation de l’Organisation des Nations unies pour l’habitat qui a choisi pour thème « Gestion municipale des déchets solides ». Et le ministère, à travers l’organisation du mois de l’habitat, avec un programme alléchant au cours du mois d’octobre, a dévoilé son ambition pour arriver à cette fin. Le ministre du Cadre de Vie et du Développement durable, José Didier Tonato, a affirmé qu’au Bénin, les déchets urbains posent un problème environnemental et sanitaire très préoccupant ainsi que de développement économique et de qualité de vie des habitants. « La problématique des déchets urbains et leur gestion écologiquement rationnelle, devient dès lors un enjeu majeur de la salubrité urbaine, d’amélioration du cadre de vie des populations et de développement économique », a-t-il affirmé. Selon lui, les populations béninoises produisent chaque année une quantité de déchets solides ménagers évaluée environ à 1 642 500 tonnes.
Le projet de modernisation de la gestion des déchets solides ménagers dans le Grand Nokoué, initié par le gouvernement, d’après les explications du ministre José Didier Tonato, vise à résoudre durablement l’épineux problème de la salubrité urbaine et de la gestion de déchets solides, en production exponentielle dans les centres urbains, ceux du Grand Nokoué où près de 350 000 tonnes de déchets sont produits chaque année. A travers les trois composantes opérationnelles de ce projet, à savoir la pré collecte, la collecte et le transfert des déchets, le traitement et la valorisation de ces derniers, l’enfouissement sanitaire des résidus non valorisables, les villes seront libérées de cette emprise et cohabitation néfastes avec les déchets. Dans le cadre de la mise en œuvre de ce projet, trois composantes supports seront déployées : Un système d’information géographique, un suivi et un contrôle électronique et informatique de toute l’activité, une réorganisation du dispositif institutionnel. Le projet du Grand Nokoué sera déployé progressivement dans les différentes communes du Bénin.
Le deuxième adjoint au maire de Cotonou, Augustin Houéssinon, témoigne sa gratitude au gouvernement qui a organisé cette manifestation sur la gestion des déchets solides ménagers. « Ce qui est vraiment capital pour nous, parce que s’il y a un mal dont souffre la commune de Cotonou aujourd’hui, c’est juste la gestion des déchets solides ménagers », a affirmé le deuxième adjoint au maire par intérim de la ville de Cotonou. « Nous avons initié des programmes pour arriver à bout, mais nous n’avons pas pu. Donc c’est un véritable plaisir d’accompagner le gouvernement dans ce processus pour pouvoir arriver à bout de ce fléau pour la municipalité », a indiqué Augustin Houéssinon. Il a rassuré que la mairie de Cotonou a les bras ouverts pour accompagner toute initiative visant la propreté de la ville. Les citoyens doivent, selon les différents appels des autorités, changer de comportement, pour maintenir le cadre de vie propre.

Environnement 02 oct. 2018


Audience plénière à la Cour constitutionnelle: Le sort du Code électoral en jeu

La Haute juridiction dira ce jour mardi 2 octobre si la loi n°2018-31 portant Code électoral en République du Bénin est conforme ou non à la Constitution. Après l’audience spéciale de mise en état préparatoire qui s’est tenue vendredi dernier, la Cour va rendre son verdict aujourd’hui au terme d’un examen en audience plénière.

Les dés seront jetés aujourd’hui ! Et le sort du nouveau Code électoral, à moins d’une mise en délibéré, sera connu. En effet, la Cour constitutionnelle procède ce jour à l’examen de la loi n°2018-31 portant Code électoral en République du Bénin. Le président de l’Assemblée nationale, ou son représentant, est attendu à l’audience plénière pour d’éventuelles observations.
Adoptée par l’Assemblée nationale le lundi 3 septembre dernier, la loi n°2018-31 portant Code électoral en République du Bénin est sur la table des sages depuis le 13 septembre dernier où, par requête, le chef de l’Etat, Patrice Talon, a saisi la Cour constitutionnelle aux fins de son contrôle de conformité. Au regard de la sensibilité de la question, la Haute juridiction a décidé de procéder à un premier examen de la loi lors d’une audience spéciale de mise en état qui s’est tenue vendredi dernier. Lors de cette audience, le représentant du chef de l’Etat a exposé aux sept sages les observations du président Patrice Talon sur ledit texte. Il en ressort que le texte adopté ne présente, selon le chef de l’Etat, aucune entorse à la Constitution. S’agissant de la caution, l’émissaire du chef de l’Etat a fait savoir que le cautionnement est une disposition du Code électoral en vigueur. Dès lors, qu’il soit revu à la hausse ou à la baisse, il ne saurait constituer une disposition anticonstitutionnelle. Abordant le quitus fiscal, l’envoyé de l’Exécutif indique qu’il s’agit d’une pièce qui certifie la régularité du candidat devant le fisc. Or l’obligation de satisfaire aux impôts est une disposition prévue à l’article 33 de la Constitution. Abordant la dernière question objet de polémique, le taux de représentativité de 10% pour avoir droit au siège, le mandaté a expliqué que cette disposition répond au souci de limiter les individus qui, par trafic d’influence dans leurs localités, deviennent députés sans convictions réelles pour cette noble mission.

Dire le droit et rechercher le consensus

Au regard des débats et désaccords engendrés par certaines dispositions du nouveau Code électoral, notamment en ce qui concerne les questions de caution, de quitus fiscal et de représentativité, la Cour constitutionnelle est une fois de plus appelée à laisser s’exprimer toute sa sagesse. C’est d’ailleurs l’impression qu’elle donne en décidant de faire d’abord passer la loi en pré-examen lors d’une audience spéciale de mise en état pour la prise en compte effective des diverses opinions et des implications du nouveau texte. En outre, le soin accordé à l’examen de cette loi, à travers l’attente d’éventuels recours ou observations des députés, augure des germes du souci de consensus et d’impartialité attendu de la Cour constitutionnelle et exprimé par la plateforme des Organisations de la société civile (Osc).
En effet, depuis l’adoption du nouveau code électoral, les organisations de la société civile ont déjà mené moult démarches et formulé plusieurs adresses à l’endroit de la Cour constitutionnelle quant à l’examen minutieux des nouvelles dispositions de la loi. Vendredi 14 septembre dernier, le président de la Cour constitutionnelle, le professeur Joseph Djogbénou, a d’ailleurs reçu en audience une délégation de la plateforme des Osc sur la question. « Nous partons d’ici, confiants que la Cour constitutionnelle travaille dans le sens de la recherche du consensus », avait déclaré la présidente de la plateforme des Osc, Fatoumata Batoko Zossou, au terme des échanges.

A.P.A.

Actualités 02 oct. 2018


Bénin: Esprit de la République : où es-tu ?

Certains sujets qui alimentent les débats actuellement sur l’échiquier politique national paraissent bien nauséeux, à bien des égards. Tout laisse croire que certains ont tout intérêt à faire couler l’édifice national, pour satisfaire à des desseins inavoués.

Par Dieu, par les mânes des ancêtres. En plus de ces mantras, si l’on ose dire, que l’on soit croyant ou manant, pour peu que l’on tienne à cœur les plus hauts intérêts du Bénin, on ne doit jurer que par la République et la loi. Ces deux dernières considérations, en effet, constituent le socle de notre architecture institutionnelle, la vertèbre sans laquelle tout l’édifice national, ce qui fait le cément de la nation béninoise s’écroule. Et ça, aucun Béninois, quel que soit son rang, ne doit le perdre de vue, s’en amuser, encore plus les engagés politiques dans leur rapport à la politique, surtout celle politicienne qui ne tient compte justement que d’enjeux et d’intérêts purement égoïstes...
Cette conscience des choses, ce que le général De Gaulle exprimait par sa pensée restée dans l’histoire, à savoir « une certaine idée de la France », existe-t-elle de nos jours au Bénin ? Il fut le temps des Albert Tévoèdjrè, Jérôme Sacca Kina, Sylvain Akindès Adékpékou, Ismaël Tidjani Serpos, Théophile Nata, Paul Dossou, et d’autres encore dont certains toujours très actifs politiquement comme Sacca Lafia ou Bruno Amoussou, qui ont animé la vie politique avec hauteur. Et, il faut bien l’admettre, avec ‘’une certaine idée du Bénin’’, car même dans leurs charges contre l’adversité, ils ne franchissaient pas tous les paliers, certains rubiconds, et en tout cas savaient raison garder…
Des acteurs politiques actuels, tous ont-ils cette ‘‘idée du Bénin’’ ? Et quelle est-elle ? Si elle existait, elle devrait en principe prévaloir sur les désaccords politiques et les querelles d’ordre politicien. Mais, au Bénin actuellement, autant chercher une telle qualité telle une aiguille dans une botte de foin !
C’est du moins l’impression générale qui reste, et cette impression, détestable, s’est révélée fortement ces derniers jours, avec acuité au détour des sujets qui agitent le microcosme politique dont l’influence, néfaste, déteint relativement sur le corps social chamboulé sans doute de ce fait. Mais leurs auteurs le savent-ils ? Savent-ils qu’ils troublent, ce faisant, la paix sociale, qu’ils perturbent l’ordre social bien souvent pour des broutilles, à partir de sujets dont l’exagération faite exprès laisse croire qu’il y a péril en la demeure, en agitant des épouvantails qui n’existent pas dans la réalité ?

Eviter tout amalgame pernicieux

Des épouvantails qui servent leurs seuls intérêts, égoïstes, et non ceux de la nation béninoise, mais qui sont de nature à remettre en cause l’unité nationale si l’on n’y prend garde, puisqu’il est question de région du Nord, du Sud, et autres arguties de même acabit. Et là le bât blesse.
Tout laisse croire que certains politiciens, tenant à faire profit du bien mal acquis, à défaut des débats d’idées, ont fait le choix de s’illustrer par la peur savamment distillée par leurs soins dans l’opinion publique, à partir d’éléments non probants, mais fabriqués de toute pièce. Et peu importe pour eux, Machiavels au-delà de l’entendement, que leurs manœuvres tordent le cou à l’esprit républicain. L’esprit républicain qui reste attaché à la seule initiative qui vaille la peine jusqu’à présent, si l’on veut, l’Initiative du 19-28 février 1990, à savoir la Conférence nationale qui a balisé le terreau, un compost duquel ne doit germer qu’unité nationale et respect de l’ordre légal. L’ordre légal s’entend que celui qui a enfreint la loi doit en répondre. L’ordre légal suppose qu’en leader politique responsable, il ne faut appeler à la désobéissance civile pour des motifs purement politiciens et des intérêts, à regarder de près, personnels. L’esprit républicain suppose qu’il ne faut pas tenir des propos séditieux ou encourager à la révolte ouverte contre l’autorité établie, comme c’est de plus en plus le cas à mots couverts, pour des motifs, il faut bien en convenir, fallacieux, etc.
Evidemment, dans cette appréciation, il ne faut guère faire d’amalgame et mettre tous les acteurs politiques, tout le monde dans le même sac. Mais lorsqu’on analyse les débats qui se font sur ‘’l’initiative de Nikki’’ et sur des dispositions du Code électoral, on ne peut qu’être d’avis que lesdits débats ne mènent pas large et s’assimilent parfois, pour ce qui est du Code électoral, à des jérémiades de mauvais perdants. Le moins qu’on puisse en dire est qu’alimentés de peur et d’amalgames, ces agissements ne nourrissent pas positivement l’esprit en raison de ce qu’ils se situent dans un registre de bas-relief.

Liberté, responsabilité

De débat, en réalité, il n’en est pas véritablement question, car à propos de ces deux thèmes tout part en vrille. A propos du développement connu par ‘’l’initiative de Nikki’’, sans mesure, des responsables politiques dont des députés relayés par des activistes des réseaux sociaux allèguent que le Bénin est un pays soi-disant « dictatorial » au seul prétexte que le chef de la dite ‘’initiative’’ est écouté par la Police républicaine dans le cadre des enquêtes relatives à cette affaire. Dans les dérives verbales notées qu’il serait indécent de reprendre ici, y compris sur le Code électoral qualifié d’instrument d’un prétendu ‘’recul démocratique’’, le chef de l’Etat est l’objet de volées de bois vert qui ne sont pas sans devoir valoir à leurs auteurs, en raison de la loi y relative, des poursuites ne serait-ce que pour offense au chef de l’Etat ! Preuve manifeste que le Bénin reste une démocratie aux antipodes du portrait erroné fait du pays comme s’il s’agissait d’une république dirigée par quelque Général
Tapioca aux mains ensanglantées et s’illustrant par des geôles remplies d’opposants. Mais l’on sait, et ceux qui agitent ces propos actuellement plus que quiconque, que la réalité au Bénin est loin d’être celle-là. Alors, à quoi répond cette cabale ? A quoi sont dus cette spéculation variant d’un jour à l’autre et ces agissements toxiques pour le tissu social béninois ? Seuls les ayants-cause pourront y répondre. Quoiqu’il en soit, ces manœuvres-là ne participent pas à l’avancée du pays et ne sont pas patriotiques.

Actualités 02 oct. 2018


Promotion de l’escrime à Parakou: L’épée, le fleuret et le sabre présentés à la population

Le Fédération béninoise d’escrime et son président Jacques Okoumassoun étaient à Parakou du 28 au 30 septembre dernier.

C’est pour une campagne de vulgarisation et de promotion de leur discipline sportive dans les établissements scolaires de la ville. En dehors de la formation des animateurs et des encadreurs d’escrime pour les aider dans cette mission, ils ont offert l’occasion aux éventuels pratiquants de cette discipline sportive à Parakou, de s’habituer à l’épée, au fleuret et au sabre. L’initiative a été appuyée par le ministère en charge des Sports, à travers le Fonds national pour le développement des activités de jeunesse, de sports et de loisirs (Fndajsl).

 

Sports 01 oct. 2018


Univers des jeux de hasard dans l’Atacora-Donga: Des machines à sous frauduleusement installées démantelées
[caption id="attachment_30929" align="alignnone" width="1024"]Un modèle de machine à sous[/caption]

Le directeur régional Atacora-Donga de la Loterie nationale du Bénin, Pascal Gnaho, va en guerre contre l’installation frauduleuse de machines à sous dans les zones sous sa juridiction. Il bénéficie pour ce faire de la collaboration des agents de la Police républicaine.

Le directeur régional Atacora-Donga de la Loterie nationale du Bénin, Pascal Gnaho, a sonné l’alerte contre l’installation clandestine et frauduleuse des machines à sous par certains Chinois, avec la complicité des Béninois, dans des localités très reculées des départements de l’Atacora et de la Donga. L’information a été portée à la connaissance des cadres, lors de la récente conférence administrative départementale des départements de l’Atacora-Donga tenue à Natitingou.

A en croire Pascal Gnaho, sous son autorité et avec l’aide de la Police républicaine et du procureur près le tribunal de première instance de Natitingou, 25 de ces machines, dont 20 dans les villages de la Donga et 5 dans l’Atacora, ont été saisies. « Le dossier est déjà au niveau du gouvernement et c’est sûr que d’ici-là, des actions fortes seront engagées», a révélé Pascal Gnaho.
Selon lui, ces machines à sous sont installées dans les salons de coiffure et les bistrots sans aucune autorisation de la Loterie nationale du Bénin (LNB), qui seule dispose du monopole de l’activité sous nos cieux «depuis une loi votée en 2004 par le gouvernement de feu général Mathieu Kérékou», a-t-il expliqué. Ladite loi a été renforcée par un décret pris par le gouvernement du président Boni Yayi en 2011, pour conforter la position de monopole de la LNB à exercer en la matière.
Evoquant leur mode de fonctionnement, le responsable en charge de la Loterie nationale dans l’Atacora-Donga, a indiqué que ces Chinois se servent des GPS pour identifier les localités lointaines et leurs densités.
« Ils importent ces machines en pièces détachées et une fois au lieu où ils veulent les installer, ils s’achètent des contre plaqués qui leur servent de cadre », a-t-il expliqué.
Aux dires du directeur, ils sont aidés dans cette activité illégale par des Béninois qui, non seulement mettent des véhicules à leur disposition, mais aussi leur servent d’interprètes. « Ces Béninois sont payés 250 mille francs le mois », a-t-il confié.
Evitant de payer le loyer, lesdits Chinois passent deux fois par semaine pour récupérer les sous. «Les machines sont cadenassées et quand ils arrivent, ils chassent de la boutique le propriétaire ; c’est alors qu’ils ouvrent les machines, pèsent l’agent, et déclarent le kilo qu’ils veulent aux propriétaires de la boutique avant de lui donner ses 10% », s’est indigné le directeur.
Selon Pascal Gnaho, le phénomène est national, mais se révèle avec plus d’acuité dans les départements du Zou et des Collines.
A Ouidah, informe-t-il, le procureur a arrêté un Chinois et ses complices. « Les Chinois ont fait six mois à la prison de Ouidah et à leur sortie, ils ont été conduits à l’aéroport et renvoyés chez eux », a –t-il précisé.
Il a témoigné sa gratitude au directeur départemental de la Police républicaine de l’Atacora-Donga et surtout appelé les populations des départements à la vigilance et au respect des textes en la matière.

Société 01 oct. 2018


Choix d’un bloc pour les législatives 2019: Les Fund-Irédé de Salimane Karimou prudentes
[caption id="attachment_30928" align="alignnone" width="1024"]Salimane Karimou et les siens des Fund-Irédé[/caption]

Les Forces unies pour un nouveau départ (Fund-Irédé) du ministre des Enseignements maternel et primaire, Salimane Karimou, décident de ne pas choisir d’appartenir pour l’instant à l’un des deux blocs politiques en constitution autour du chef de l’Etat en vue des législatives de 2019. La décision a été prise à l’issue du symposium du mouvement politique tenu, samedi 29 septembre dernier, à Sakété.

« Les Fund-Irédé soucieuses du rassemblement pouvant aboutir à l’unité dans la diversité, a fait l’option de poursuivre les consultations ; afin d’aboutir à la mise en place d’un creuset pouvant éviter les déchirements à l’interne. En conséquence, les Fund-Irédé ne sauraient choisir d’appartenir, pour l’instant, à tel ou tel autre bloc…», précise la déclaration finale qui a sanctionné les travaux de ce symposium organisé sur le thème : « Fund-Irédé et la réforme du système partisan : vers quel bloc politique ?». Les délégués à la rencontre politique venus des cinq communes du Plateau et d’ailleurs dont Porto-Novo et Cotonou donnent mandat au bureau exécutif des Fund-Irédé à prendre la décision d’affiliation à un bloc politique au moment opportun. Ainsi, en lieu et place de la fumée blanche, c’est à une invite à la prudence que l’on a eu droit. A travers cette position stratégique, le mouvement politique du ministre Salimane Karimou explique vouloir non seulement éviter des conflits et l’émiettement des voies, mais aussi tenir compte de la subsistance de certains remous, en dépit du consensus provisoire existant, au sein des deux blocs en finalisation à savoir « Dynamique unitaire » et « Progressiste ». Les Fund-Irédé ont saisi l’occasion pour réitérer leur soutien indéfectible aux actions du gouvernement et s’engagent à occuper le terrain afin d’élargir la base de leurs militants.
La cérémonie de lancement du symposium a connu la présence de plusieurs personnalités politiques membres du bloc Progressiste comme du bloc Dynamique unitaire telles que les députés Louis Vlavonou, Edmond Agoua, Abdoulaye Gounou et Domitien Nouémou sans oublier le président du Mouvement espoir du Bénin de François Abiola, la présidente du Parti Congrès du peuple pour le progrès (Cpp), Christhelle Houndonougbo et le préfet du Plateau, Valère Sètonnougbo. Tous ont fait le déplacement pour soutenir l’initiative du ministre Salimane Karimou qui a clarifié la position des Fund-Irédé sur la réforme du système partisan chère au président de la République, Patrice Talon.

 

Société 01 oct. 2018


Lancement du service de la Pnm: Changer d’opérateur sans changer de numéro, c’est désormais possible
[caption id="attachment_30927" align="alignnone" width="1024"]une cliente passe au service de portabilité des numéros mobiles [/caption]

Bonne nouvelle pour les consommateurs des réseaux de téléphonie mobile. Ils peuvent désormais passer de Moov à Mtn ou de Mtn à Moov sans changer de numéro. Le président du Conseil de l’Autorité de régulation des communications électroniques et de la Poste (Arcep-Bénin), Flavien Batchabi, a procédé vendredi 28 septembre dernier au lancement officiel du service de portage.

Combien de personnes n’avaient-elles pas du mal à se défaire d’un opérateur mobile par crainte de perdre leurs numéros déjà connus de tous et auxquels ils se sont déjà attachés ! Désormais plus de soucis à se faire ! La Portabilité des numéros mobiles (Pnm) est une réalité au Bénin. « C’est un service qui donne la possibilité au consommateur de changer d’opérateur sans changer de numéro. Ce service offre plusieurs avantages. Pour le consommateur, ce sont des avantages liés à la préservation de son identité et aux offres du nouveau réseau. Pour les opérateurs, la Pnm impose l’amélioration continue de la qualité des services et des offres. Pour le régulateur, la Pnm permet d’encourager la concurrence entre les réseaux », a expliqué le directeur des réseaux et infrastructures de l’Arcep-Bénin, Arnaud Koudjan Nihoué. 

En effet, le service de la Pnm a été rendu possible sous l’initiative de l’Arcep-Bénin, grâce à l’expertise technique de Porting Xs, une entreprise hollandaise qui a une filiale au Bénin, et bien-sûr avec la collaboration des réseaux de téléphonie mobile. C’est un processus qui a démarré depuis 2015.
Le directeur général du Porting Xs (Pays-Bas), Marcel Benschop, a exprimé ses félicitations au Bénin qui pose un grand pas dans le domaine des télécommunications. « En introduisant la portabilité mobile, vous offrez la possibilité aux consommateurs de passer d’un opérateur à un autre tout en gardant leurs numéros. Pour Porting XS, c’est un plaisir d’aider le Bénin dans la mise en place du service de la Pnm. La Pnm favorise la concurrence et présente plusieurs avantages dont de nouveaux services compétitifs, des coûts réduits, l’amélioration de la qualité des services et l’amélioration de la croissance économique », a-t-il relevé. Il a également salué l’implication de tous les opérateurs dans la mise en place de ce service, car le processus de la Pnm requiert une franche collaboration de toutes les parties prenantes. Une collaboration que le président du conseil de l’Arcep-Bénin, Flavien Batchabi, a tout aussi reconnue et encouragée. Pour lui, le secteur des télécommunications est en plein essor au Bénin. « Il y a quelques jours, c’était le lancement du nom de domaine .bj et aujourd’hui c’est le lancement du service de Portabilité des numéros mobiles », a-t-il indiqué pour signifier l’ampleur des réformes entreprises par le gouvernement pour la révolution du secteur numérique comme stipulé dans le Pag «Transformer à moyen terme le Bénin en une plateforme numérique pour toute l’Afrique de l’Ouest». Lors du lancement officiel du service de la Pnm, le président du conseil de l’Arcep-Bénin a alors invité l’opérateur Porting Xs à assurer toutes les tâches nécessaires à la disponibilité intégrale et à la continuité du service de portage d’une part et d’autre part, les opérateurs de téléphonie mobile au Bénin, à poursuivre la collaboration pour la bonne marche du service.

Un processus bien aisé qui offre bien d’avantages

En moins de cinq minutes, la messe du portage est dite. Une mise en situation réelle du portage de Moov à Mtn puis de Mtn à Moov a permis de comprendre le processus de portage.
Le consommateur se présente chez l’opérateur mobile dont il désire les services pour exprimer son souhait de changer d’opérateur. L’opérateur récepteur prend le numéro du consommateur et vérifie les informations liées à l’identité et au compte (crédit, momo...) du requérant. Il est demandé au consommateur d’envoyer un Sms portant mention «Port» au 7070 pour déclencher la procédure. Un message de confirmation de portage est envoyé en réponse à la requête du consommateur qui doit signer le formulaire de portage. En une fraction de secondes, le processus suit son cours entre l’opérateur récepteur, le centre régulateur et l’opérateur quitté. Une nouvelle carte sim portant le même numéro que la carte sim changée est remise au consommateur. Sur cette carte sim, le consommateur conserve tous ses avantages. Pour vérifier que le portage est effectif le consommateur compose *136*8# pour celui qui rejoint Mtn et pour celui qui rejoint Moov *111*2*1#. Et c’est fait, le consommateur a changé son opérateur, mais conservé son numéro.

Société 01 oct. 2018


Rencontres internationales du livre du Bénin: La littérature africaine en ligne de mire
[caption id="attachment_30924" align="alignnone" width="1024"]Les conférenciers lors de la présentation des programmes de la biénnale du livre africain[/caption]

La première édition des Rencontres internationales du livre du Bénin se tiendra dans les villes de Cotonou et Porto-Novo du 27 au 29 septembre 2019. A un an de l'événement, les initiateurs, notamment les porteurs du projet BéninLivres, ont présenté l'édition dans ses grandes composantes.

Le projet BéninLivres se prépare activement pour la concrétisation de sa quatrième initiative qui aura lieu en septembre de l'année prochaine. Il s’agit de la toute première édition de "BéninLivres biennale" : les Rencontres internationales du livre du Bénin. Placé sous le parrainage du ministre des Sports, du Tourisme et de la Culture, l'événement se tiendra dans les villes de Cotonou et de Porto-Novo sous le thème "La littérature au service du patrimoine et du tourisme". 

Face à la presse, le délégué général du projet BéninLivres, Esckil Agbo, a exposé les grandes lignes du projet en présence du directeur des Arts et du Livre, Koffi Attédé. «La biennale est un événement qui rend hommage à la littérature africaine. Nous avons choisi d'en faire une biennale pour avoir le temps de nous préparer. Nous ne voulons pas nous précipiter pour "fabriquer" quelque chose », a-t-il expliqué. Au nombre des participants, il faudra non seulement compter sur les écrivains africains éditant sur le continent, mais aussi sur les écrivains africains de la diaspora. « Nous avons pensé aux auteurs béninois, africains et à nos frères et sœurs de la diaspora. Le volet concernant la diaspora va aboutir à un document collectif que les Africains vivant à l'extérieur sortiront pour vendre leur patrimoine », a précisé le délégué général de BéninLivres. Plusieurs directeurs et promoteurs culturels seront de la partie. L'idée, à en croire Esckil Agbo, c'est de mettre en place un creuset panafricain de promoteurs culturels. Par ailleurs, cinq prix seront décernés au terme de la biennale, notamment le Prix du meilleur écrivain africain, le Prix du meilleur éditeur, le Prix du meilleur journaliste chroniqueur littéraire, le Prix Jeune plume espoir du Bénin qui concerne uniquement les jeunes Béninois et le Prix Jeune femme du livre africain. Les quatre autres prix sont ouverts à tous les Africains.
Reconnaissant le sérieux et le dynamisme des organisateurs, le directeur des Arts et du Livre, Koffi Attédé a salué cette initiative qui honore l'univers des écrivains béninois. « Quelque chose de grand, de beau et de durable se prépare pour le livre au Bénin et les prochains jours l'en témoigneront », a-t-il auguré. Il a ensuite encouragé BéninLivres dans l'organisation de cet événement qu’il souhaite grandiose.
Rappelons que le projet BéninLivres est né en décembre 2017 et prend aujourd'hui corps à travers quatre initiatives : "BéninLivres média", "BéninLivres musée", "BéninLivres biennale" et l’association elle-même. C'est toute une équipe qui travaille en symbiose pour la réussite de toutes les composantes du projet.

Culture 01 oct. 2018


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