La Nation Bénin...
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Audience à la Haac: Le Pdg de Cfi chez Adam Boni Tessi[/caption]Le président de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication, Adam Boni Tessi, a reçu la visite du président-directeur général de l’Agence française de coopération médias, Jean-Emmanuel Casalta, ce mercredi 28 février à Cotonou.
« En tant que participant au paysage audiovisuel béninois, il est normal que les responsables de Rfi et de France 24 rencontrent régulièrement les dirigeants de régulation de l’audiovisuel », a déclaré Pdg de Cfi, à sa sortie d’audience. « C’est toujours important de se déplacer dans les pays sur lesquels on travaille et avec lesquels on a une longue histoire », ajoute-t-il.
Il a confié à la presse que les discussions ont aussi porté sur un nouveau projet intitulé « Dialogue citoyen Bénin ». Ce projet, dit-il, vise à former des journalistes d’investigation, à favoriser l’organisation des émissions et des débats sur des sujets qui touchent directement les populations. Surtout que, estime-t-il, la télévision « France 24 » et la radio Rfi sont toutes deux des acteurs du paysage audiovisuel béninois.
70 % du financement de l’Ue dans l’appui budgétaire[/caption]Le nouvel ambassadeur de l’Union européenne près le Bénin, Oliver Nette, a fait une descente sur le terrain, les 20 et 21 février derniers. A l’occasion, il a pu toucher du doigt les réalisations concrètes des projets financés par son institution et souligné que 70 % du financement de l’Union européenne vont dans l’appui budgétaire.
La coopération entre le Bénin et l’Union européenne repose essentiellement sur la base d’un appui budgétaire. Le nouvel ambassadeur de l’institution près le Bénin, Oliver Nette, l’a souligné, la semaine écoulée, lors de sa visite sur le terrain dans les communes d’Abomey-Calavi, de Dassa-Zoumè et de Toffo. « Nous signons un contrat avec le gouvernement central du Bénin sur un certain nombre de projets précis. Une fois le contrat rempli, l’Union européenne verse directement les sommes au budget du Bénin », a rappelé Oliver Nette.
En général, à la date d’aujourd’hui, l’Union européenne a accordé au Bénin près de 250 milliards de francs Cfa pour une durée de sept ans. Mais plus de 60 % de cette somme sont sous forme d’appui budgétaire. Le reste est sous forme de mesures d’accompagnement de ces appuis dans différents secteurs.
A l’occasion d’une séance de travail entre la ville d’Albi en France et la mairie d’Abomey, il a saisi l’occasion pour déclarer que le gouvernement est libre d’utiliser ces ressources financières dans ses projets prioritaires. Ce qui requiert de la part des autorités locales à savoir les maires de tout mettre en œuvre avec des projets convaincants pour avoir leur part des autorités centrales. L’argent qui est versé au budget du Bénin mais pas forcément à travers des projets spécifiques.
L’Union européenne, toutefois selon l’ambassadeur Oliver Nette, est aussi impliquée dans des projets spécifiques, notamment dans l’énergie et la formation.
La décentralisation comme point essentiel
Le nouvel ambassadeur de l’Union européenne souligne que la décentralisation est l’un des axes clés de la coopération au niveau national avec le Bénin. A ce sujet, un des appuis budgétaires dont le montant avoisine 45 millions d’euros de l’Ue, selon Oliver Nette, est lié à la décentralisation. Et des indicateurs pour l’institution, en vue de mesurer cet appui au niveau de l’Etat central est le Fonds d’appui au développement des communes appelé Fadec affecté et Fadec non affecté.
Pour l’ambassadeur, l’un des objectifs de l’Union européenne est de voir augmenter le Fadec non affecté par l’Etat central et de voir le lien avec la performance des communes et de leurs besoins en formation ; autrement dit, de les soutenir de cette manière là. « Au fait, nous avons un dialogue technique mais aussi politique avec le gouvernement du Bénin », a indiqué Oliver Nette qui a manifesté la volonté de son institution de continuer la coopération avec le Bénin dans la décentralisation. Et justement dans ce domaine, l’Union européenne, selon son ambassadeur, est en train de réfléchir à comment faire pour réorienter cet appui. Cette décision ne dépend pas de l’Union européenne, mais du Bénin à travers le ministre de l’Economie et des Finances qui est l’ordonnateur du Fonds européen pour le développement (Fed).
Me Adrien Houngbédji reçoit deux délégations[/caption]Le président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji, a reçu, ce mercredi 28 février, le coordonnateur national du deuxième programme du Millennium challenge account (Mca-Bénin II), Gabriel
Dégbègni, et le président de la Cellule nationale de traitement des informations financières (Centif), Thomas Azandossessi.
Le coordonnateur national du deuxième programme du Millennium challenge account (Mca-Bénin II) poursuit sa tournée de plaidoyer auprès des présidents des institutions de la République. Après la Cour suprême, la veille, Gabriel Dégbégni s’est entretenu, ce mercredi 28 février avec le président de l’Assemblée nationale. Il est allé présenter à Me Adrien Houngbédji, le contenu, les défis et les enjeux de ce programme financé par les Etats-Unis d’Amérique pour accompagner le développement du Bénin dans maints domaines surtout celui de l’énergie. Le coordonnateur national du Mca- Bénin Il a profité de cette audience pour solliciter l’accompagnement du Parlement pour la mise en œuvre de ce vaste programme.
Gabriel Dégbègni se réjouit de l’accueil que lui a réservé le président de l’Assemblée nationale. Me Adrien Houngbédji, à l’en croire, a montré toute sa disponibilité à accompagner le processus, à travailler pour que les textes législatifs concernant particulièrement les conditions de décaissement pour la mise en œuvre du programme soient examinés rapidement au niveau de l’Assemblée nationale.
Poursuivant ses audiences, le président Adrien Houngbédji a ensuite reçu le président de la Cellule nationale de traitement des informations financières (Centif), Thomas Azandossessi. Ce dernier est venu plaider auprès du président de l’institution parlementaire pour l’accélération de la procédure parlementaire en vue de l’examen et du vote, le plus rapidement possible, de la nouvelle loi uniforme sur le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme. Le texte est actuellement sur la table des députés et est en attente d’adoption. Le Bénin est pratiquement l’un des derniers pays membres de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uémoa) à ne pas encore adopter ce texte de loi, fait savoir Thomas Azandossessi.
Il rappelle que la commission chargée des Lois a déjà fait un séminaire d’imprégnation pour mieux s’approprier le contenu du texte. « Avec la nouvelle loi uniforme, toutes les dispositions sont prises pour une lutte efficace contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme », assure Thomas Azandossessi qui espère l’adoption de cette loi dans les tout prochains jours pour permettre surtout l’évaluation mutuelle du Bénin qui va démarrer en février 2019. « Sans cette loi, nous ne pourrons rien faire », conclut le président de la Centif?

Energie Football club met le cap sur les seizièmes de finale de la Coupe de la Confédération africaine de football. Pour cette étape, il est attendu par le club nigérian d’Enyimba.
Joint au téléphone, l’entraîneur Stanislas Akélé rassure le public sportif béninois de l’existence d’une feuille de route pour sa formation depuis leur retour au bercail. Au lendemain de l’expédition guinéenne, les joueurs sont désormais préparés pour la suite de cette compétition. « Nous disposons d’une feuille de route et nous pensons travailler ardemment pour passer le cap d’Enyimba », a-t-il déclaré. Conscient du palmarès du club nigérian sur le continent, Stanislas Akélé compte œuvrer pour la cohésion de son groupe pour venir à bout de l’ancien club de Mouri Ogounbiyi. A travers un stage de préparation, Energie Football club va disputer des matchs amicaux avec des clubs nigérians pour permettre à ses joueurs d’être en jambes. « Nous allons jouer des matchs amicaux avec des clubs nigérians pour permettre aux joueurs de connaître le rythme anglo-saxon », a-t-il fait remarquer.
Faut-il le rappeler, les joueurs d’Energie Fc se sont qualifiés mardi dernier en allant contraindre le club guinéen Hafia Fc au partage des points (1-1), grâce au but de Jean-Marie Guéra dans le temps additionnel.
Sports 28 févr. 2018
Audience à la Cour suprême: Le diplomate chinois fait ses adieux à Ousmane Batoko[/caption]Plusieurs délégations dont celle de l’ambassadeur de Chine près le Bénin, en fin de mission, se sont succédé dans l’après-midi de ce mardi 27 février, au cabinet du président de la Cour suprême, Ousmane Batoko.
L’ambassadeur de Chine près le Bénin est allé dire, ce mardi 27 février, au revoir au président de la Cour suprême. Mingsheng Diao est en fin de mission diplomatique au Bénin et a jugé utile de s’entretenir avec le président Ousmane Batoko avec qui il a eu de bonnes relations durant son séjour. Les deux personnalités étant des amis de vieille date, ont eu l’occasion de sceller davantage les liens d’amitié et de fraternité pendant son séjour au Bénin.
Le diplomate chinois salue par ailleurs la bonne santé des relations de coopération entre la Chine et le Bénin. Une coopération qu’il a réussi à réchauffer davantage durant sa mission. Mingsheng Diao promet de contribuer à soutenir la coopération sino-béninoise où qu’il sera après sa mission au Bénin.
Le président de la Cour suprême s’est entretenu, par la suite, avec l’ambassadeur de Venezuela près le Bénin.
Alejandro Correa Ortega est allé informer Ousmane Batoko de la nouvelle vision diplomatique de son pays pour booster ses relations avec le reste du monde en général et l’Afrique en particulier. Il précise que c’est dans ce cadre que le ministre vénézuélien chargé des Affaires étrangères a effectué récemment une tournée dans plusieurs pays d’Afrique dont le Congo et la Guinée équatoriale. Plusieurs accords de coopération dans plusieurs domaines ont été signés au cours de ce périple africain. Alejandro Correa Ortega dit avoir saisi l’occasion de cette audience pour informer le président Ousmane Batoko du processus électoral dans le cadre de l’élection présidentielle du 22 avril prochain au Venezuela. Il se dit agréablement surpris de constater que le président de la Cour suprême était très bien informé de l’actualité électorale en cours dans son pays.
La dernière délégation reçue par le président de la Cour suprême est celle du coordonnateur du deuxième programme pour le Bénin du Millennium challenge account (Mca-Bénin II). Gabriel Dégbégni a discuté du contenu, des défis et des enjeux de ce programme avec Ousmane Batoko qui a prodigué à la délégation des conseils avisés pour la conduite à bon port de ce deuxième compact. Le président Ousmane Batoko aurait saisi l’occasion pour plaider que ce programme puisse appuyer l’appareil judiciaire pour faciliter, non seulement l’accès à la justice aux justiciables, mais aussi pour leur assurer une bonne justice.
Cinquante directeurs et directrices d'écoles primaires publiques primés[/caption]Le ministère des Enseignements maternel et primaire ne distribue pas que de sanctions négatives à travers le relèvement systématique de leurs fonctions depuis 2016, les directeurs et directrices d’écoles primaires publiques qui obtiennent 00% de taux de réussite au Certificat d’études primaires (Cep). Il a décidé de primer désormais les chefs d’établissements scolaires qui s’illustrent avec 100% de taux de réussite. Le ministère a joint l’acte à la parole, ce mardi 27 février, en primant tous ces directeurs et directrices d’écoles primaires publiques les plus méritants et ayant présenté au moins vingt-cinq candidats lors du Cep 2017. Ils sont au total, cinquante récipiendaires dont onze directrices et trente-neuf directeurs provenant des douze départements du Bénin à avoir produit ces bonnes performances.
Pour le ministre Salimane Karimou, cette cérémonie de distinction s’inscrit dans la droite ligne de la vision du gouvernement de faire de la promotion et de la célébration de l’excellence, son cheval de bataille aux fins de redorer l’image de marque du Bénin en général et celle du système éducatif en particulier. Il a rappelé à l’assistance l’importance de l’examen du Cep qui est l’un des indicateurs les plus sérieux, sinon le baromètre pour mesurer la qualité de l’offre éducative et par conséquent la performance du sous-secteur des enseignements maternel et primaire. « Certes, le chemin pour y parvenir est jonché d’embûches au regard des exigences du métier mais avec un peu de courage, de détermination et de volonté nous y parviendrons », espère Salimane Karimou. Le ministre assure les enseignants de l’engagement du gouvernement à améliorer nettement leurs conditions de travail et d’existence, au fur et à mesure que la santé des finances publiques le permettra.
Education 27 févr. 2018
Lutte contre les maladies tropicales négligées: Passer les résultats au scanner pour de meilleures performances[/caption]Les acteurs du Programme national de lutte contre les maladies transmissibles (Pnlmt) procèdent du 26 février au 6 mars, à la cinquième revue annuelle des activités du Projet de lutte contre les maladies tropicales négligées. Après Parakou où les travaux ont démarré hier pour les acteurs du septentrion, cap sera mis sur Lokossa et Kétou, respectivement avec ceux des départements du centre et de la région méridionale.
Les médecins-coordonnateurs des zones sanitaires, médecins-chefs de communes et points focaux des maladies tropicales négligées des départements du septentrion sont réunis, depuis ce lundi 26 février à Parakou, dans le cadre de la cinquième revue annuelle des activités du Projet de lutte contre les maladies tropicales négligées. Prennent part également à leurs côtés, des élus locaux et communaux, des relais communautaires, des partenaires sociaux et des cadres du ministère de la Santé et du Programme national de lutte contre les maladies transmissibles (Pnlmt).
Cette rencontre est organisée en vue d’améliorer la mise en œuvre des activités du programme pour une meilleure performance. Elle a été ouverte par le directeur départemental de la Santé du Borgou, Dr Yacoubou Imorou Karimou.
Au cours de leurs travaux qui prennent fin demain, mercredi 28 février, les participants feront le point des activités engagées dans le cadre de la lutte contre les maladies tropicales négligées en 2017. Ils vont ensuite mettre à jour les données des différents traitements de masse réalisés en 2017. Après avoir proposé des solutions aux difficultés auxquelles ils ont été confrontés, ils prendront connaissance des activités programmées pour plus d’impacts en 2018.
L’objectif, a expliqué le coordonnateur du Pnlmt, Dr Wilfrid Batcho, est d’échanger avec les acteurs de terrain sur les progrès obtenus et les difficultés rencontrées au cours de l’exécution des activités. Il a, par ailleurs, témoigné sa reconnaissance à l’Oms et au partenaire Rti qui appuie le projet Envision avec le financement de l’Usaid, pour le bien-être des populations. A sa suite, le représentant du président de Rti au Bénin, Dr Aboudou Daré, a appelé au maintien des bonnes pratiques ou stratégies ayant favorisé les couvertures épidémiologiques et thérapeutiques dans les traitements de masse. Selon lui, ces genres de rencontres permettront au Bénin d’être présent au rendez-vous bilan pour l’élimination des endémies comme l’onchocercose, la filariose lymphatique, le trachome, et le contrôle des schistosomiases et les géo-helminthiases.
A cette occasion, la situation de ces différentes maladies tropicales négligées dans le Borgou, l’Alibori, l’Atacora et la Donga a été présentée. Les résultats des activités menées dans le cadre de la lutte contre ces maladies n’ont également pas été occultés?
Les audiences suspendues à Cotonou[/caption]L’Union nationale des magistrats du Bénin (Unamab) observe depuis ce lundi 26 février, une grève de protestation de cinq jours, pour exiger du gouvernement la rétrocession de l’intégralité des fonds défalqués sur les salaires du mois de février 2018. Au tribunal de première instance de première classe et à la Cour d’appel de Cotonou, le parquet fonctionne tandis que les audiences sont boycottées.
La grève de cinq jours lancée par l’Union nationale des magistrats du Bénin (Unamab) pour exiger du gouvernement la rétrocession de l’intégralité des fonds défalqués sur les salaires du mois de février, est entrée dans sa phase active ce lundi 26 février. Au tribunal de première instance de première classe et à la Cour d’appel de Cotonou, ce mouvement se traduit par la suspension des audiences. « Aucune audience ne va se dérouler ce matin, seul le parquet fonctionne comme vous le remarquez vous-même », nous a confié un membre de l’Unamab rencontré au tribunal et qui a requis l’anonymat. Selon ce magistrat, ce mouvement qui va se poursuivre jusqu’au vendredi prochain est dû à la violation de l’article 25 alinéa 1er de la loi n° 2001-09 du 21 juin 2002 portant exercice du droit de grève en République du Bénin par le gouvernement, malgré l’avertissement de l’Unamab. Tous les prévenus conduits au tribunal de Cotonou ce lundi pour une éventuelle audience n’ont pu voir leur cause. C’est ainsi qu’avocats et parents de prévenus sont partis tristes et déçus du tribunal, sans espoir de revenir dans un avenir proche. « De nombreux prévenus sont retournés en prison sans que leur cause ne soit entendue. C’est dangereux ce qui se passe. Mes clients sont venus mais il n’y aura pas d’audiences », se désole un avocat, une figure de proue du monde judiciaire, rencontré sur les lieux.
Etant donné que les autres corps du tribunal ou de la Cour d’appel ne sont pas concernés par la grève de l’Unamab, tous les usagers ne sont pas affectés par cette grève. En témoigne la présence des autres agents à leur poste. Le greffe n’est pas concerné par le mouvement de grève de l’Unamab : tous les agents sont à leurs postes et travaillent normalement. Au secrétariat d’enregistrement des actes, une longue file d’usagers attend d’être servie. Les demandes de casiers judiciaires, de légalisations de pièces et autres se font sans problème. Jean-Eudes Kossou, rencontré à la salle d’audience G pour le retrait des pièces à légaliser est satisfait : « Je ne sais pas si les gens sont en grève, je viens de retirer mes documents légalisés », a-t-il déclaré. C’est également le cas de Jeanne Sossou qui a demandé son casier judiciaire vendredi dernier et est passé le chercher sans souci.
Au parquet, c’est la grande affluence. Là, des détenus conduits par la police, sont présentés au procureur de la République et ses substituts qui travaillent sans relâche?
Salles d’audience sans juge au tribunal de Porto-Novo [/caption]Salles d’audience ouvertes mais vides, bureaux de magistrats de siège fermés... C’est le constat fait au niveau du tribunal de première instance de première classe de Porto-Novo ce lundi 26 février, première journée du mot d’ordre de débrayage de cinq jours sur cinq déclenché par l’Union nationale des magistrats du Bénin (Unamab).
L’Unamab réclame au gouvernement la rétrocession des défalcations qu’il a opérées sur le salaire du mois de février 2018 aux magistrats pour fait de grève. Le mouvement a été suivi à 100 % par les magistrats de siège concernés par ces ponctions sur salaire. Aucun d’eux n’était en poste. Les cabinets d’instruction étaient vides. Il en est de même pour les salles d’audience qui connaissent habituellement les lundis des dossiers de flagrants délits, d’état-civil, d’homologation et des chambres sociales.
Mais, les magistrats du Parquet, c’est-à-dire le procureur de la République et ses substituts, étaient par contre aux postes. Ils vaquaient aux occupations de leurs prérogatives. La présence au service de ces magistrats debout ne devrait pas étonner d’autant que ceux-ci constituent l’œil du gouvernement au niveau de la justice. Ils n’avaient pas pris part aux grèves querellées et qui ont fait l’objet de défalcations salariales. Ils auraient perçu l’intégralité de leurs salaires pour le compte du mois de février contrairement à leurs collègues du siège qui auraient connu d’abattement jusqu’à hauteur de 70 %.
Tout comme les magistrats du Parquet, il y avait le personnel non magistrat dont les greffiers et les secrétaires administratifs qui ont répondu présents aussi à leurs postes. Ils ne sont d’ailleurs pas concernés par la grève. Mais ceux-ci annoncés sans plus tarder devoir entrer dans la danse. Le personnel non magistrat menace d’emboîter le pas à l’Unamab dès la semaine prochaine. Ils disent aussi avoir connu de défalcations sur leur salaire du mois de février pour fait de grève. Le tribunal risque d’être davantage paralysé si le personnel non magistrat renoue avec le mouvement de grève. Ainsi, les usagers du palais de justice ne pourront plus se faire établir les casiers judiciaires, les certificats de nationalité et autres pièces ainsi que les légalisations d’actes. Ce qui n’empêche pas encore la grève de l’Unamab qui perturbe plus la tenue des audiences judiciaires?
Thibaud C. NAGNONHOU,
A/R Ouémé-Plateau
Pta 2017 du ministère en charge de l’Enseignement supérieur[/caption]Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Marie-Odile
Attanasso, a procédé, ce lundi 26 février à l’Infosec, à l’ouverture de la revue annuelle du plan de travail annuel 2017 dudit ministère. Ce rendez-vous d’évaluation des réalisations en 2017 vise à apprécier le niveau d’exécution des lettres de mission confiées aux cadres.
Le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique évalue ses performances. La revue du plan de travail annuel dont les travaux sont ouverts hier à l’Infosec de Cotonou permet d’apprécier les résultats enregistrés au titre de l’année 2017 par le ministère. Il ressort qu’en dépit des avancées notées, des défis restent encore à relever.
Selon le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Marie-Odile Attanasso, en dehors des contraintes de réduction budgétaire, les douze mois de réalisation ont abouti à des performances en régression. « En 2017, le taux d’exécution physique atteint est de 86,17 % contre 92 % en 2016. Quant au taux d’exécution financière, il est de 86,11 % base engagement et de 82,20% base ordonnancement contre respectivement 96,22 % et 94,30 % en 2016 », illustre-t-elle.
Ces données exigent davantage d’efforts. « Ces résultats nous interpellent et nous demandent un sursaut patriotique. Pour cela, au-delà des infrastructures réalisées et équipées dans les universités en 2017, nous devons retenir le démarrage des études architecturales et techniques pour la réalisation d’autres infrastructures au profit des universités nationales du Bénin et des futures agences», indique-t-elle.
Au nombre des réformes en cours, elle insiste, entre autres, sur l’organisation des examens nationaux de licence et le renforcement des mesures d’assainissement des établissements privés d’enseignement supérieur; la prise du décret régissant les bourses et aides universitaires pour être en conformité avec le système Lmd et la mensualisation des allocations universitaires afin d’améliorer les conditions d’étude des apprenants; l’identification des réformes à mener dans le secteur public.
Au-delà des challenges à réaliser au profit du ministère, sa première responsable souligne la pertinence des revues du plan de travail annuel. « Les revues sont instituées par la réforme budgétaire et permettent d’apprécier, non seulement les résultats obtenus par rapport aux objectifs fixés dans le projet annuel de performance (Pap), mais surtout de rendre compte de l’utilisation faites des ressources. Elles permettent d’améliorer la performance de notre organisation », développe-t-elle.
La revue du Pta répond également à une logique de compte rendu et d’obligation de résultats dans la gestion du ministère. Elle est marquée par plusieurs étapes. « L’un des actes concrets par lequel la reddition de compte s’est annoncée est la remise de lettre de mission à chaque gestionnaire de crédit le 6 février 2017 », explique-t-elle. Le même souci de reddition de compte s’est également traduit par la tenue régulière des revues trimestrielles des activités du Pta tout au long de l’année qui vient de s’achever, se réjouit-elle. Dans la même démarche, annonce-t-elle, de nouvelles lettres de mission seront remises aux gestionnaires de crédit le 5 mars prochain pour l’exercice 2018.
L’atelier consacrant la revue annuelle du Pta 2017 dure trois jours. Les cadres du ministère vont procéder demain mercredi à la dissémination du Plan de travail annuel gestion 2018 dudit ministère.