La Nation Bénin...
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Energie Football club de la Société béninoise d’énergie électrique (Sbee) reçoit, ce samedi 10 février, en match aller des préliminaires de la Coupe de la Confédération africaine de football (Caf), au stade de l’Amitié général Mathieu Kérékou à Cotonou, l’équipe guinéenne Hafia Fc de Conakry.
Cette dernière est déjà à Cotonou par vol spécial depuis hier soir avec un groupe de 21 joueurs. Pour ce grand retour sur la scène footballistique africaine, deux absences de taille sont à signaler dans l’effectif de Mandjou Diallo. Il s’agit de Jean Mousté et de Naby Camara qui ne disputeront pas le match de Cotonou. L’entraîneur Mandjou Diallo qui espérait récupérer Jean Mousté blessé depuis quelques semaines, a fini par déchanter. Le milieu de terrain guinéen qui a repris les entraînements n’a pas effectué le déplacement de Cotonou.
Quant à Naby Camara, il est forfait pour le match mais présent dans le groupe. Le défenseur du Hafia n’a pas été qualifié suite à une erreur administrative. La Fédération guinéenne de football et le Hafia se rejettent la responsabilité de ce manquement. Cette rencontre est primordiale pour le Hafia Fc qui veut mettre les bouchées doubles afin de conclure la qualification à la maison dans deux semaines.
Les poulains d’Akélé Stanislas qui se sont préparés à Lomé devront jouer leur va-tout pour ne pas se compliquer l’existence lorsqu’on sait que le match retour va se jouer en terre guinéenne.
Dix-neuf des vingt-matchs au programme pour ces préliminaires seront joués. Le Djoliba sera le premier à décrocher sa qualification pour les seizièmes de finale de la compétition sur tapis vert suite au forfait du club libérien d’Elwa United qui n’a pas pu faire le déplacement au Mali, a indiqué la Confédération africaine de football ce jeudi?
Sports 09 févr. 2018

Les matchs aller des préliminaires de la Ligue des champions de la Confédération africaine de football se jouent les 9, 10 et 11 février sur le continent. Dans ce cadre, les Buffles Fc du Borgou vont affronter l’Asec Mimosa de la Côte d’Ivoire, dimanche 11 février prochain, au stade de l’Amitié général Mathieu Kérékou de Kouhounou. L’adversaire des Buffles a déjà foulé le sol béninois depuis ce jeudi. Basés à Cotonou depuis quelques jours, les joueurs des Buffles préparent activement cette sortie décisive. Les poulains d’Idrissou Moutari sont au complet. Les joueurs retenus pour cette campagne ont le moral et entendent remporter la manche de Cotonou avant le déplacement sur la Côte d’Ivoire le 21 février prochain.
Après les matches amicaux, l’heure est aux derniers réglages. Les Buffles Fc qui ont joué six matches de préparation soldés par trois victoires et trois défaites devront batailler dur pour passer ce cap lorsqu’on sait que l’Asec est un club difficile à manœuvrer. Au total, vingt-sept matchs seront disputés sur le continent. Seuls les clubs à savoir Al Ahly, SC Wydad AC, TP Mazembe, Es Sahel, Mamelodi Sundowns sont exemptés de ce tour préliminaire?
Christian HOUNONGBE
(Stagiaire)
Résultats des matches
amicaux des Buffles Fc
Buffles Fc # Diable Rouges de Tchatchou 2-0
Buffles Fc # As Togo Port 2-1
Buffles Fc # As Bona Keri de N'dali 1-2
Énergie Fc # Buffles Fc 0-1
Adjouana du Ghana # Buffles Fc 1-0
Ashanti Kotoko du Ghana # Buffles Fc 1-0

Ils sont une centaine d’enseignants de la maternelle, du primaire et du secondaire à marcher, ce jeudi 8 février à travers la ville d’Abomey, pour dire leur mécontentement de la gestion de leurs carrières et surtout dénoncer les élans du directeur départemental des Enseignements secondaire, technique et de la Formation professionnelle, Dieudonné Gambiala qui les empêcherait de jouir de leur droit de grève.
Après avoir battu, hier, le macadam à Abomey en scandant des chants et slogans hostiles au gouvernement, les enseignants se sont dirigés vers la préfecture de la ville où ils sont reçus par le secrétaire général de la préfecture, Julien Ouankpo entouré pour la circonstance de plusieurs autres responsables.
Devant ces responsables, les enseignants mécontents ont évoqué l'incertitude qui caractérise l'achèvement du reversement des éducateurs et éducatrices, des communautaires et des contractuels locaux qui sont restés au service des établissements scolaires depuis plus de dix ans ; la coupure des avances sur solde aux éducateurs et éducatrices, aux communautaires et aux contractuels locaux sans contrat qui sont au service des établissements scolaires. Ils ont surtout fustigé l'attitude du directeur départemental des Enseignements secondaire, technique et de la Formation professionnelle, Dieudonné Gambiala qui, selon leur porte-parole, aurait « forcé la tenue de la deuxième série de devoirs surveillés à grand renfort policier, ne visant que son intérêt au détriment de celui des apprenants qui devrait être sa priorité ».
Les manifestants sont également revenus sur la publication du point de grève du 2 février dernier par le directeur départemental des Enseignements maternel et primaire visant à intimider d'une part, les enseignants grévistes et d'autre part, à donner l'impression que la grève n'est pas suivie alors qu' « il est bénéficiaire des retombées des différentes grèves des enseignants de l'enseignement du second degré et statuts particuliers des corps des personnels enseignants de l'enseignement du premier degré ».
Ils ont également saisi l’occasion pour rappeler aux autorités la question de la régularisation de la situation administrative et financière des différentes catégories d'enseignants de la maternelle, du primaire et du secondaire technique et professionnel notamment l'achèvement du processus de reversement.
Après avoir reçu copie de la motion des enseignants, le représentant du préfet a promis de rendre compte fidèlement à la hiérarchie de leurs diverses préoccupations présentées afin que satisfaction leur soit donnée pour que les cours reprennent effectivement dans les établissements scolaires?

Les Forces Cauris pour un Bénin émergent (Fcbe) seront en congrès ordinaire, les 10 et 11 février prochains à la place Bio Guerra et au centre d’Alphabétisation de Parakou. L’ancien chef d’Etat, Boni Yayi, leader charismatique de ce regroupement politique, sera à l’ouverture des travaux, à en croire le député Valentin Djènontin, membre de la coalition.
Ces assises, annoncées par un communiqué de la Coordination nationale de l’alliance politique, constituent une occasion pour non seulement remobiliser la troupe pour les prochaines élections, mais aussi permettre au coordonnateur Eugène Azatassou et aux siens de transformer les Fcbe en « une force politique capable de s’adapter aux conditions actuelles dans notre pays et de présenter à notre nation une alternative crédible pouvant lui redonner sa dignité et lui permettre de reconquérir les acquis de la démocratie et de l’Etat de droit ».
Les Fcbe qui étaient jusque-là un regroupement de forces politiques ayant soutenu pendant dix ans le président Boni Yayi, se mueront donc en parti politique pour faire face aux enjeux politiques actuels, confirme le responsable à la coordination de l’alliance, l’ancien ministre Robert Yarou. A l’en croire, le logo (cauris sur fond vert) devrait être maintenu, mais la dénomination ne sera plus forcément la même. Aussi, de nouvelles figures prendront-elles la direction du parti qui naîtra et qui s’ouvrira à d’autres forces politiques.
Les responsables des Fcbe ne manqueront pas de se prononcer sur les grands sujets d’actualité ou de grande préoccupation qui secouent le pays, au cours de ce deuxième congrès ordinaire des Fcbe, ce week-end.
Claude Urbain PLAGBETO
Politique 09 févr. 2018

En visite de travail au Bénin, le ministre canadien du Développement International et de la Francophonie, Marie-Claude Bibeau, a été reçu, lundi 5 février dernier, par le président de la République Patrice Talon.
Selon un communiqué de la direction de communication de la Présidence parvenu à notre rédaction, les échanges entre le chef de l’Etat béninois et la ministre canadienne ont été axés sur le renforcement des liens de coopération entre les deux Etats. Cette coopération qui date des années 60 s’est dynamisée à partir d’octobre 1992 sur la base de l’Accord général de coopération au développement dans les domaines politique, diplomatique, économique, social et sécuritaire.
La visite de Marie-Claude
Bibeau vise à renforcer davantage ces relations bilatérales, notamment dans la lutte contre la pauvreté et l’amélioration des conditions de vie des populations en l’occurrence les femmes et les jeunes à travers plusieurs activités et programmes de coopération. Le communiqué précise qu’il s’agit notamment du Projet d’appui au développement, à la professionnalisation et à l’assainissement de la Microfinance (Adapami), du Projet d’appui à l’entreprenariat féminin au sein de la Filière riz au Bénin (Paeffr- Bénin), du projet d’appui à la structuration d’une agriculture familiale rentable, équitable et durable (Pasafred) au Bénin, du Projet Services d’appui sur le terrain (Psat) au Bénin.
La visite du ministre canadien qui s’inscrit dans le cadre d’une tournée régionale, prend fin ce mercredi 7 février. Mais avant, Marie-Claude Bibeau et sa délégation se sont rendues à Djakotomey dans le département du Couffo, pour visiter les femmes victimes de mariage précoce prises en charge par le Projet Care ainsi qu’à Comè dans le Mono pour rencontrer les femmes entrepreneurs du projet Insertion durable des diplômés du secteur agropastoral (Idda) avec la Fondation Paul Gérin-Lajoie.
Claude U. PLAGBETO
Actualités 07 févr. 2018

Le ministre de la Santé, Alassane Séidou, a procédé, vendredi 2 février dernier, au Centre national hospitalier et universitaire (Cnhu-Hkm) de Cotonou, à la remise d’équipements et de matériels médico-techniques au profit des hôpitaux et centres de santé du Bénin. Fruit de la coopération entre le Bénin et la France à travers le Programme d’appui à la santé maternelle et infantile financé par l’Agence française de développement. Ce don vient renforcer la qualité des prestations dans les formations sanitaires.
Les hôpitaux agréés pour la gratuité de la césarienne sur toute l’étendue du territoire national ont été dotés, vendredi dernier au Cnhu-HKM de Cotonou, d’un lot de matériels et d’équipements. Il s’agit de douze catégories d’instruments chirurgicaux et sept types de matériels et équipements de santé maternelle et infantile ainsi que de planification familiale.
Selon le coordonnateur du Programme d’appui à la santé maternelle et infantile (Pasmi), Prince Comlan Adjovi, ce geste favorise l’amélioration des plateaux techniques et le renforcement des compétences du personnel de la santé.
Le ministre de la Santé, Alassane Séidou, précise que cette contribution a été possible grâce à l’Agence française de développement (Afd) à travers le Programme d’appui à la santé maternelle et infantile (Pasmi). « D’un montant de près 227 millions de francs Cfa, ces matériels viennent renforcer les plateaux techniques en vue d’impacter la qualité des prestations dans les hôpitaux », a-t-il déclaré. Le ministre rassure les responsables des formations sanitaires de la volonté du gouvernement de contribuer au renforcement du programme qualité du ministère de la Santé, un des points importants du Programme d’action du gouvernement. « Ce lot de matériels et d’équipements n’est qu’une partie minime d’un important paquet prévu pour le renforcement des plateaux techniques des formations sanitaires sur toute l’étendue du territoire national » a-t-il annoncé.
Le directeur général du Centre national hospitalier et universitaire (Cnhu-Hkm), Alexandre Coffi Sossou, a remercié le ministère de la santé et l’Agence française de développement pour ce don qui soulage les formations sanitaires bénéficiaires?

Après Cotonou, le journaliste-écrivain Abalo Cocou Mèdagbé a lancé à Porto-Novo, samedi 3 février dernier, son roman « Dieu n’est pas là-bas ». Ce deuxième lancement a été parrainé par l’ancien ministre Christine Ouinsavi.
Etalé sur 216 pages et subdivisé en treize chapitres, le roman « Dieu n’est pas là-bas » d’Abalo Cocou Mèdagbé n’est pas une œuvre d’évangélisation comme pouvait laisser penser, à première vue, sa page de garde. C’est un livre qui promeut plutôt le dialogue interreligieux à travers l’amour et la paix.
En effet, de la présentation de l’ouvrage par l’auteur lui-même, l’on retient essentiellement, que le roman s’ouvre sur la vie d’un cultivateur, un redoutable ancien criminel qui a été finalement arrêté et incarcéré au Nigeria par la gendarmerie de ce pays, malgré ses forces surnaturelles. Revenu au village après trente ans de vie carcérale, le braqueur va se marier à un personnage aussi sinistre que lui avec qui il va mener une vie de couple malheureuse dans une cabane à 10 km du village d’Alafiarou dans la commune de Tchaourou. Le hasard fera connaître à ce couple un pasteur venu de Porto-Novo pour évangéliser les âmes dans Alafiarou. Les deux personnages renaîtront en Christ mais seul le cultivateur a véritablement abandonné ses pratiques maléfiques.
Le suspense de l’œuvre demeure dans l’exploit du pasteur sans pareil. Celui-ci réussit une grande campagne d’évangélisation ayant fait déplacer des milliers d’habitants venus de toutes les contrées d’Alafiarou pour soulager leurs douleurs, selon les promesses des affiches et des autres moyens de publicité. Mal en a pris à ce pasteur trop zélé de fouler aux pieds toutes les valeurs culturelles et cultuelles chères aux populations ayant fait le déplacement. De retour d’une séance d’évangélisation, le pasteur entendit à 3 h du matin des chants et danses provenant d’une rivière. Il décida d’aller détruire l’esprit ‘’satanique’’ qui troublait la quiétude des paisibles citoyens. Il sera porté disparu par la divinité « Tchankpanan » appelé en région Fon le vodoun Sakpata dont il a méprisé la capacité spirituelle, malgré les mises en garde de ses disciples natifs du milieu qui ont échappé au piège en prenant leurs jambes au cou. Malgré les prières des autres pasteurs, des parents et amis, ce n’est qu’après moult négociations avec la haute dignitaire de la divinité, que le pasteur réapparaîtra avec comme un nouveau statut : initié et adepte de la divinité Tchankpanan. Le pasteur reconverti prouvera désormais la force surnaturelle de son pouvoir actuel en guérissant tous les malades venus à la cérémonie de sa réapparition. Bien que ce pasteur consulte désormais le Fâ pour guérir miraculeusement des malades qui se présentent à lui, il ne se sépare pas de sa bible et va montrer à son épouse que les religions se valent et que l’une ne doit mépriser ou discréditer l’autre, note Abalo Cocou Mèdagbé. Un enseignement que salue la marraine de la cérémonie. Christine Ouinsavi s’est dite très impressionnée par l’ouvrage « Dieu n’est pas là-bas », un roman à suspens, selon elle. Elle laisse comprendre que Dieu n’est exclusivement dans aucune religion et qu’il est dans toutes les religions et tout processus qui concourt à édifier l’homme dans l’amour de l’autre. Un point de vue que le Pape Jean Paul II avait toujours prôné dans le monde, souligne Christine Ouinsavi.

Les Buffles Fc du Borgou ont rejoint, depuis mercredi 31 janvier dernier, Cotonou. Ils y ont rendez-vous avec l’Asec Mimosa de la Côte d’Ivoire, dimanche 11 février prochain, en match aller du tour préliminaire de la Ligue africaine des clubs champions.
Après deux matches livrés au Ghana, les Buffles Fc du Borgou ont établi leur quartier général à Cotonou où depuis quelques jours, ils ont entamé la dernière ligne droite de leur préparation. C’est en vue de leur match aller du tour préliminaire de la Ligue africaine des clubs champions face à l’Asec Mimosa, dimanche 11 février prochain au stade de l’Amitié général Mathieu Kérékou.
Leurs premières séances d’entrainement dans la capitale économique, les poulains d’Idrissou Moutari les ont effectuées, ce jeudi 1er février. C’est avec l’effectif au complet des joueurs avec lesquels ils comptent faire la campagne.
Au cours de leur stage bloqué à Cotonou, il est prévu qu’ils livrent des matches amicaux pour procéder aux derniers réglages. Jusque-là, ils ont joué six matches de préparation qui se sont soldés par trois victoires et trois défaites?
Résultats des matches
amicaux des Buffles Fc
Buffles Fc # Diable Rouges de Tchatchou 2-0
Buffles Fc # As Togo Port 2-1
Buffles Fc # As BonaKeri de N'dali 1-2
Énergie Fc # Buffles Fc 0-1
Adjouana du Ghana # Buffles Fc 1-0
Ashanti Kotoko du Ghana # Buffles Fc 1-0

Energie Fc, représentant du Bénin à la coupe de la Confédération africaine de football (Caf), a effectué la semaine dernière un stage bloqué à Lomé dans le cadre de ses préparatifs. Il en revient avec deux victoires en autant de rencontres disputées.
Energie Fc de la Société béninoise d’énergie électrique (Sbee) joue, le samedi 10 février prochain, contre l’équipe guinéenne Hafia Fc de Conakry en match aller des préliminaires de la Coupe de la Confédération africaine de football (Caf), au stade de l’Amitié général Mathieu Kérékou à Cotonou. Pour mieux préparer cette rencontre, Stanislas Akélé et ses poulains ont livré deux matchs amicaux dans la capitale togolaise. Deux rencontres remportées par le club béninois. Ils ont battu respectivement la Jca (Jeunesse Club d’Agoé), sur la plus petite des marques (1-0), vendredi 26 janvier dernier au stade d’Agoé, avant de surclasser Africa Foot Academy (Afac) (3-1), le samedi 27 janvier. Le stage de préparation va se poursuivre à Cotonou cette semaine avec trois autres matchs tests. Energie Fc va de nouveau essayer son dispositif face à des formations locales puis un grand match amical contre Dyto Fc, club de première division togolaise le dimanche 4 février prochain?

Le Bénin est à nouveau confronté à une épidémie de fièvre hémorragique à virus Lassa qui sévit dans le nord du pays. Déjà quatre décès sur les sept cas enregistrés à la date du 24 janvier dernier. Mais qu’est-ce que la fièvre de Lassa et comment la prendre en charge et la prévenir ? L’Organisation mondiale de la Santé (Oms) y consacre son aide-mémoire n°179 de juillet 2017.
Selon l’OMS, « La fièvre de Lassa est une fièvre hémorragique virale aiguë d’une durée d’une à quatre semaines qui sévit en Afrique occidentale. Le virus de Lassa se transmet à l’homme par contact avec des aliments ou des articles ménagers contaminés par l’urine ou les excréments de rongeurs ». Il s’agit d’une zoonose, ce qui signifie que l’homme est contaminé par contact avec des animaux infectés et le réservoir du virus est un rongeur du genre Mastomys, communément appelé «rat à mamelles multiples». Le virus peut aussi se transmettre d’homme à homme par contact direct avec le sang, l’urine, les excréments ou autres sécrétions organiques d’une personne contaminée.
Selon l’Oms, « Environ 80% des personnes contaminées par le virus de Lassa n’ont pas de symptômes », ce qui rend difficile la détection de la maladie.Il est difficile de distinguer la fièvre de Lassa d’autres fièvres hémorragiques virales, comme la maladie à virus Ebola et de beaucoup d’autres maladies provoquant de la fièvre, notamment le paludisme, la fièvre typhoïde et la fièvre jaune. D’où le recours aux examens en laboratoire pour confirmer le diagnostic.
Lorsque la maladie est symptomatique, précise l’organisation, « le début des manifestations cliniques est en général progressif, avec de la fièvre, une faiblesse généralisée et un mauvais état général. Après quelques jours, les malades peuvent présenter des céphalées, une irritation de la gorge, des myalgies (douleurs dans les muscles), des douleurs thoraciques, des nausées, des vomissements, des diarrhées, une toux et des douleurs abdominales ». Dans les cas graves, d’autres signes tels qu’un œdème de la face, une pleurésie, une hémorragie buccale, nasale, vaginale ou digestive et une hypotension peuvent apparaître. Mais lorsque la maladie est détectée à un stade tardif, les signes manifestes observés sont plus graves allant d’un état de choc, des convulsions, des tremblements, à une désorientation pouvant entrainer un coma. Dans les cas mortels, le décès survient généralement dans les 14 jours qui suivent l’apparition des symptômes.
Pour ce qui est du traitement, des soins de soutien précoces, axés sur la réhydratation et le traitement symptomatique, améliorent les chances de survie.Le traitement antiviral semble efficace s’il est administré au début de l’évolution clinique.
Les mesures préventives
La fièvre de Lassa touche toutes les tranches d’âge et les deux sexes. Les personnes les plus exposées sont les habitants de zones rurales où vivent des rongeurs. Pour endiguer la propagation du virus dans une communauté où la présence de la maladie est confirmée, l’isolement rapide des sujets touchés est de mise. A cela s’ajoute la mise en œuvre de bonnes pratiques de protection contre l’infection et le suivi rigoureux des contacts. Actuellement, aucun vaccin ne protège contre la fièvre de Lassa. Dans le cadre de la prévention, l’Oms préconise la promotion d’une bonne hygiène communautaire pour éviter que les rongeurs ne pénètrent dans les habitations. Cela passe, entre autres, par la conservation des denrées alimentaires dans des contenants résistant aux rongeurs, l’élimination des ordures loin des habitations, le maintien de la propreté à l’intérieur de celles-ci et la présence de chats. Aux agents de santé, il est demandé de prendre les précautions d’usage en matière de prévention et de lutte contre les infections associées aux soins quand ils s’occupent des patients, quel que soit le diagnostic présumé. Il est recommandé aux familles d’éviter tout contact avec le sang et les liquides biologiques d’un malade même au moment des rites funéraires.
Le ministère de la Santé, pour sa part, invite les populations à protéger les réserves et les restes de nourritures, éviter la manipulation et la consommation des rats, se laver régulièrement les mains à l’eau et au savon, éviter tout contact avec une personne suspecte ou malade de fièvre Lassa. Il est en outre demandé à toute personne présentant des signes de la fièvre de Lassa de se rendre immédiatement dans le centre de santé le plus proche pour une prise en charge rapide et efficace.
Une épidémie devenue cyclique
La fièvre de Lassa est endémique dans plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest dont le Bénin où elle a été diagnostiquée pour la première fois en novembre 2014. Elle y a sévi cette année avec à la clé plusieurs décès. Cette épidémie est devenue cyclique, reconnait le gouvernement béninois. En 2016, le ministère de la Santé a enregistré 54 cas suspects avec 28 décès dans huit départements du pays. Sur les 54 cas, 16 ont été confirmés. En février 2017, le ministère de la Santé a notifié à l’OMS un autre cas de fièvre de Lassa dans la commune de Tchaourou.
La récurrence de la fièvre de Lassa dans la région est favorisée par les déplacements importants et constants entre les peuples. Cependant, l’OMS considère le risque de propagation comme faible, au vu des mesures prises en matière de préparation et de riposte à la maladie.
Face à cette nouvelle épidémie au Bénin, des mesures ont été prises en vue d’enrayer sa propagation. Il s’agit de la prise en charge gratuite des malades et le suivi des personnes ayant été en contact avec eux, l’approvisionnement des formations sanitaires en solutés, médicaments et consommables médicaux, la surveillance épidémiologique quotidienne et le renforcement des actions d’information et de communication.