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Le maire de la commune de Natitingou, Antoine N’da.[/caption]L’Association paix et éducation (Ape-Bénin) a célébré, samedi 22 septembre dernier, en différé, la Journée internationale de la paix édition 2018. Ce, en présence du maire de la commune de Natitingou, Antoine N’da.
C’est sous le thème « Le droit à la paix : 70 ans après la déclaration universelle des droits de l’Homme » que la Journée internationale de la paix a été célébrée à Natitingou.
Grâce à des projections sur les comportements et attitudes qui promeuvent une culture de la paix, à une conférence-débat sur des thématiques qui défendent les valeurs se rapportant à la tolérance, à l’acceptabilité, au pardon, à la justice sociale et au respect des droits de l’Homme, dont celui relatif au rôle de la communication dans la construction d’une paix juste et équitable, l’édition 2018 de la Journée internationale de la paix a été marquée d’une pierre blanche dans la cité des Nantos.
Le président de l’Association paix et éducation (Ape-Bénin) Rachidi Adam, s’est référé à une résolution des Nations unies, pour rappeler à l’assistance composée majoritairement de jeunes que la culture de la paix est un ensemble de valeurs, d’attitudes, de comportements et de modes de vie qui rejettent la violence et préviennent les conflits en s’attaquant à leurs racines par le dialogue et la négociation entre les individus, les groupes et les Etats. Selon son témoignage, l’apport de la communication et de l’éducation est essentiel dans la promotion des modes de vie qui vont dans le sens de la résolution pacifique des conflits. « Bien qu’il fonctionne sur fonds propres, il était très important pour notre association qui œuvre notamment au quotidien pour promouvoir les droits de l’Homme dans toutes les couches de la société et surtout à l’éducation et à la formation de non-violence, de marquer cette journée dédiée à la paix», a souligné Rachidi Adam.
Saluant cette première initiative dans la commune de Natitingou, le maire Antoine N’da a reconnu la place de choix qu’occupe la paix dans le développement local. « A Natitingou, nous formons 56 communautés. En mettant en pratique vos différentes actions, souvenez-vous toujours qu’il y a là un foyer possible de tension et cherchez la stratégie pour renforcer la cohésion dans laquelle vivent ces communautés », a invité le maire.
La Journée internationale de la paix est célébrée les 21 septembre de chaque année.

Alors que les amoureux du football s’attendaient à voir la balle rouler de nouveau sur les stades avec le démarrage du championnat national le 29 septembre prochain, la nouvelle de son report pour le 27 octobre est tombée dans la soirée de ce mardi. Une nouvelle donne qui suscite des interrogations quant à l’organisation autour de cette compétition sportive.
Le président de la Fédération béninoise de Football, Mathurin de Chacus, a annoncé dès son élection le démarrage du championnat national de football pour le 29 septembre prochain. La nouvelle de la relance ne pouvait que réjouir de nombreux fanatiques du football et le public sevré depuis fort longtemps.
Bien que de nombreuses langues aient évoqué l’impréparation et l’improvisation autour de l’évènement, les dirigeants se sont accrochés à leur décision. Mais comme on pouvait s’y attendre, la nouvelle du report pour le 27 octobre prochain vient confirmer tous les doutes relevés.
Outre la demande de report formulée par les dirigeants des Buffles de Parakou, l’information relative à l’absence des principaux responsables du comité exécutif de la Fédération béninoise de Football, pressentis pour prendre part à Sharm elSheik en Egypte au congrès de la Confédération africaine de Football(Caf) dans la même période, justifierait cette décision.
Si le championnat qui devrait démarrer le 29 septembre se présente comme un test pour le nouveau comité exécutif et son président qui doivent avoir pour objectif de redonner confiance, après tant d’années de crises, il importe qu’ils se donnent toutes les chances de réussir son organisation. A l’idée que l’on ne sait grand-chose de l’ossature de cette compétition ni le nombre de clubs y engagés, ni le calendrier des matchs, il n’est guère une surprise de voir le championnat reporté.
Il est à souhaiter que de nouveaux évènements ne viennent perturber cet agenda et que le report puisse permettre à la fédération de régler tous les problèmes relevés par les différents acteurs du cuir rond et qui ont noms : la situation des commissions techniques, la non publication du calendrier complet du championnat, la liste complète des équipes retenues dans les différentes divisions, les problèmes de licence des joueurs, etc.

La célébration de la Journée internationale de la paix, vendredi 21 septembre dernier, coïncide avec le 70e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’Homme (Dudh). « Le droit à la paix: 70 ans après la Déclaration universelle des droits de l’Homme », un thème sur lequel le secrétaire général des Nations unies, Antonio Gutteres invite les citoyens du monde à méditer pour une paix durable. Pour sa part, le président de l’Ong ‘‘Changement social Bénin’’, Ralmeg Gandaho, exprime à travers cette interview son opinion sur la manifestation de la paix et appelle à travailler pour la maintenir au Bénin.
La Nation : La paix au Bénin, comment la percevez-vous en tant qu’Ong défendant les droits humains ?
Ralmeg Gandaho : Il suffit de se référer au message du secrétaire général des Nations unies pour comprendre que 70 ans après la Déclaration universelle des droits de l’Homme (Dudh), c’est l’occasion sur le plan mondial d’apprécier le niveau de la célébration de la dignité humaine. Cette appréciation, sans trop vite aller en besogne et au regard du quotidien des citoyens du monde, laisse croire que la dignité humaine est en génuflexion. Donc, le défi reste entier. Pour en revenir au contexte du Bénin, si la paix est considérée comme l’absence de guerre, on peut dire que le Bénin est un pays de paix. Mais si vous demandez à chaque individu comment il apprécie la paix, il vous dira que la paix pour lui c’est lorsqu’il n’a pas de souci pour assurer la satisfaction de ses cinq besoins fondamentaux et ceux de sa famille. De ce point de vue, si vous interrogez chaque Béninois, il vous dira oui, le Bénin n’est pas en guerre, mais nous avons l’impression chacun d’être en guerre pour notre survie.
Qu’est-ce qui sous-tend votre position ?
La question de la paix devient une question sensible qui interpelle sur le niveau de célébration de la dignité humaine depuis 1990. Avons- nous suffisamment travaillé pour le progrès ? Avons-nous suffisamment travaillé pour la satisfaction des droits sociaux et économiques ? Ne perdons pas de vue que les classements récurrents au niveau des Nations unies par rapport à l’indice du développement humain du Bénin ont prouvé, ces dernières années, que nous avons stagné après les 157e et 167e rangs. On n’a jamais pu faire des prouesses, on rivalise de médiocrité avec beaucoup d’autres pays qui stagnent là aussi. Les évaluations mondiales montrent combien nous avons des défis à relever par rapport à la dignité humaine, par rapport à la paix en chacun de nous.
Visiblement, vous dénoncez une situation de malaise ?
C’est vrai que dans la Constitution, des droits fondamentaux ont été consacrés. Le Bénin a aussi adhéré à beaucoup d’instruments internationaux, mais ce qui n’est pas vrai et qui reste un défi pour nous tous, c’est qu’à ce jour nous n’avons pas travaillé à partager les valeurs et principes au nom desquels le Bénin a adhéré à ces instruments. On n’a pas travaillé à les partager avec tous les Béninois et pour cela, nous avons ouvert la brèche, depuis 30 ans, à tout marchandage d’illusion. Je crois que nous avons le défi d’inviter les Béninois à célébrer un peu les droits de l’Homme. C’est un défi concernant la mobilisation des jeunes autour des questions pertinentes de leur développement.
Que préconisez-vous alors ?
21 septembre, Journée de la paix et 70 ans de la Dudh, nous ne prenons pas en fait les articles comme étant des incantations, nous les prenons comme étant inhérents à la dignité humaine, inhérents à l’existence humaine. Et de ce point de vue, pour autant que nous soyons humains, nous allons travailler davantage à ce que les valeurs humaines et les principes que véhiculent ces articles de la Dudh soient célébrés, tant par les politiques que par les commerçants.
Qu’est-ce qui n’a pas fonctionné d’après vous ?
En 30 ans, le recul qu’on a observé est dû à un défaut de militantisme, nous n’avons pas eu des citoyens moulés, outillés aux droits fondamentaux consacrés dans la Constitution. Nous n’avons pas eu des personnes en mesure d’exiger leur satisfaction, nous n’avons pas rendu les citoyens eux-mêmes acteurs, participants à l’effectivité de leurs droits. Nous avons organisé une démocratie élitiste, nous avons voulu construire un Etat de droit entre élites et nous avons échoué.
Le défi aujourd’hui, c’est de rendre accessibles les droits, le contenu des articles et le contenu des droits fondamentaux, de rendre effective la jouissance des dispositions de l’article 40 de la Constitution pour tous les Béninois. Ceux-là qui ont engendré notre Constitution de 1990 ont compris que sans une effectivité de son article 40, l’Etat de droit sera un vain mot et c’est le cas actuellement. Donc, il faut savoir là où l’on a trébuché et prendre la patience de reconstruire et d’espérer des résultats à moyen et à long termes. Partant de l’hypothèse que les réformes lancées et l’engagement politique qu’il y a aujourd’hui sont pour une restauration de la démocratie béninoise, je voudrais inviter les artisans à l’œuvre à intégrer le volet participatif. Car, sans une participation des principaux bénéficiaires, l’effectivité serait impossible. C’est un défi collectif que de travailler à maintenir l’état de paix au Bénin.
Propos recueillis par Alexis M. METON
Société 26 sept. 2018

Près de 1000 collaborateurs de Bolloré Transport & Logistics au Bénin ont participé le jeudi 20 septembre 2018 pour la 3e année consécutive au Marathon Day. Cet événement sportif interne créé à l’initiative de Cyrille Bolloré, président-directeur général de Bolloré Transport & Logistics, permet de récolter des fonds pour une association caritative.
Depuis 2016, le Marathon Day rassemble les collaborateurs de Bolloré Transport & Logistics du monde entier désireux de prendre part à cet événement. Cette année, ils sont près de 1000 à avoir parcouru les 5 km de la course à Cotonou. Pour chaque inscription, trois euros sont reversés à une association. Le Groupe qui soutient au quotidien la jeunesse à travers ses actions mécénales a choisi, cette fois-ci, de reverser l’intégralité des sommes récoltées à l’association Sos Village d’Enfants.
Sos Village d’Enfants accompagne, depuis plus de 60 ans, des frères et sœurs dont la situation familiale nécessite leur placement. Elle permet aux fratries de grandir ensemble dans un cadre de vie de type familial, en s’appuyant sur une relation éducative et affective durable nouée avec une éducatrice familiale (« mère Sos »). Au-delà de sa mission d’accueil d’enfants, elle développe aussi des programmes pour favoriser l’accès à l’éducation, à la formation professionnelle et à la santé. Elle mène également des actions de renforcement des familles et de prévention de l’abandon.
La particularité de l’édition du Marathon Day de cette année est de prêter main forte à des personnes dans le besoin au niveau local à travers une action solidaire toujours en lien avec la politique de mécénat du Groupe Bolloré à savoir la jeunesse et l’éducation.
Au Bénin, pour cette orientation du président Cyrille Bolloré, les équipes se sont mobilisées que ce soit le personnel de: Canal+ Bénin, Canal Box, Canal Olympia, Bénin Terminal, SMTC, Bénirail, Talent et spectacles Bénin, Havas, Bluezone, Bolloré Transport & Logistics Bénin, ensemble en une seule équipe, ont relevé le défi et mené à bien cette directive. De par leurs actions, au moins 600 écoliers défavorisés ont été impactés dans différentes localités du pays telles que Dangbo, Savi, Ganvié et Abomey-Calavi.
Bolloré Transport & Logistics est un opérateur majeur du transport et de la logistique à l’international avec 36 700 collaborateurs, répartis dans 106 pays et sur les cinq continents. Spécialiste du transport multimodal, le groupe exerce ses activités à travers quatre métiers : Bolloré Ports, Bolloré Logistics, Bolloré Railways et Bolloré Energy. Grâce à ses nombreux investissements, il a réalisé en 2017 un chiffre d’affaires de 7,9 milliards d’euros. Aujourd’hui, Bolloré Transport & Logistics est l’un des cinq opérateurs de logistique les plus importants en Europe, le 10e dans le monde et le principal groupe de transport en Afrique.
Source : Communication Bolloré Bénin
Société 26 sept. 2018

Présent à New York, à la 73e assemblée générale des Nations unies, le président Patrice Talon a également pris une part active à la table ronde sur la gestion des aires protégées.
Occasion pour le N°1 béninois, en VRP du tourisme national, de mettre en relief le parc de Pendjari, objet d’une réforme impulsée par le gouvernement actuel et faisant désormais de cette réserve animalière une destination de choix pour les amateurs de safari notamment. Opération de charme réussie, au regard des appréciations élogieuses de la communauté des gestionnaires d’aires protégées, suite à ce qu’il convient de qualifier de grand oral du président béninois.
P. A.

Une décision de suspension des prochaines dépenses du Fonds d’appui au développement des communes (Fadec) agite Houéyogbé, dans le Mono, depuis ce mardi 24 septembre où le maire a porté l’information au conseil.
Aux conseillers communaux en session hier, le maire Cyriaque Domingo a dit, au titre des divers, que le ministère en charge de la Décentralisation a instruit la tutelle de la commune aux fins de ne plus approuver ses dépenses dans le cadre de la consommation des subventions mises à disposition au titre du Fadec. Mais selon des sources proches du dossier, cette décision dont l’interprétation part dans tous les sens ne serait jamais intervenue si certaines dépenses n’ont pas été jugées hors du champ des recommandations. Cette appréciation qui, entre autres, fonde la décision du ministre fait suite aux résultats défavorables des récents audits commandités à la mairie de Houéyogbé en vue de s’assurer de la qualité des dépenses du fonds Fadec. En cause, plusieurs millions consacrés, notamment, à l’achat d’importants consommables tels que des poteaux électriques sans avoir requis, au préalable, l’aval de la tutelle. L’avis de la tutelle a tout son sens dans ce cas, dit-on, suivant le manuel de procédures qui encadre la consommation du fonds Fadec affecté ou non affecté.
Ensuite, si les secteurs d’investissement du Fadec affecté sont clairement précisés et proviennent des ministères sectoriels, le Fadec non affecté, quant à lui, est dédié aux besoins prioritaires des collectivités locales non sans l’approbation de l’autorité de tutelle.
Enfin, la décision s’entend telle une mesure conservatoire jusqu’à ce que le maire lève les réserves portées à l’encontre de sa gestion.
La sanction infligée à Houéyogbé ne constitue donc pas une fin en soi. Avant Houéyogbé, la commune de Grand-Popo, dans le même département du Mono, avait déjà connu cette malheureuse situation et l’a régularisée.
A rappeler que le fonds Fadec est l’un des plus importants outils du financement du développement des communes béninoises. Il est réglementé par un manuel de procédure dont la version 2015, après actualisation de celle de 2008, est en cours d’application depuis le 1er janvier 2016?
Désiré C. VIGAN A/R Mono-Couffo
Société 26 sept. 2018
Dénis Assongba[/caption]Au nombre des initiatives de valorisation de la culture béninoise en dehors des frontières nationales, il faut désormais compter le Festival « AfricaVodoun » aux Etats-Unis. Un projet porté par le Béninois Dénis Assongba et la Haïtienne Dowoti Sare dans le but de valoriser les arts et la culture vodoun.
Le Bénin n’en finit pas, de faire parler de lui à travers ses arts et sa culture. Grâce à Dénis Assongba, Béninois de la diaspora et à la Haïtienne Dowoti Sare, le Festival Africa Vodoun, tenu il y a peu aux Etats-Unis d’Amérique, a permis de révéler la richesse patrimoniale et diversifiée du Bénin. Ce festival se veut itinérant et a, aux dires des organisateurs, séduit de nombreux touristes et investisseurs américains. Son ampleur a été telle que, sur les trois villes retenues au départ, deux autres se sont ajoutées portant ainsi à cinq le nombre des localités hôtes. Après plusieurs jours de ferveur et de folles ambiances autour des arts et de la culture vodoun, les organisateurs se félicitent d’avoir tenu le pari de cette première édition, malgré de nombreuses difficultés.
Selon eux, on dénombre au total plus d’un million de spectateurs parmi lesquels de nombreux touristes. C’est surtout grâce à eux que ce festival naissant a été sous les feux de la rampe et a permis ainsi de valoriser et de promouvoir la culture béninoise. Ceci, à travers des danses traditionnelles, des démonstrations sur les manifestations et les merveilles du vodoun, des conférences-débats sur le vodoun et la culture africaine…« Ce fut un événement qui a mis en valeur le patrimoine culturel béninois», pense le Béninois Dénis Assongba. La Haïtienne Dowoti Sare y voit de son côté « un vrai succès ». Ces deux acteurs dont la passion pour la chose culturelle se passe de commentaires demeurent convaincus de ce que « la culture a une fonction économique et constitue le fondement du développement réel». C'est la raison pour laquelle ils ont décidé de révéler le Bénin par sa richesse culturelle à travers le Festival Africa Vodoun.
Pour le compte de cette première édition réalisée sur fonds propres, les organisateurs confient avoir rencontré quelques difficultés liées en l’occurrence au manque de soutien des autorités administratives et politiques béninoises et aux tentatives de déstabilisation et de sabotage de certains compatriotes résidant aux Etats-Unis. « En dépit de ces difficultés, l’édition a été un réel succès », soupirent-ils. Le promoteur béninois Dénis Atchadé Assongba annonce d’ailleurs une deuxième édition plus époustouflante avec les promesses de touristes et investisseurs américains prêts à s’impliquer dans la réalisation de certains volets spécifiques du Programme d’action du gouvernement. Il va sans dire que le soutien du gouvernement béninois s’avère tout aussi indispensable pour un meilleur ancrage et une plus grande réussite de l’initiative. Cette initiative, il faut le rappeler, vise la promotion et le développement du tourisme béninois et s’inscrit dans la vision exprimée par le gouvernement à travers son programme d’action.
Eustache Agboton [/caption]Le Bénin culturel sera à l’honneur durant tout le mois d’octobre à Lomé, la capitale togolaise. A la manette de cette initiative pionnière, deux jeunes promoteurs soucieux de valoriser la culture de leur pays. L’un d’entre eux, Eustache Agboton, laisse découvrir à travers cette interview, l’essentiel de ce qu'il faut savoir du Mois de la culture béninoise à Lomé.
La Nation : Pourquoi avoir initié un « Mois de la culture béninoise à Lomé » ?
Eustache Agboton : Plusieurs raisons sous-tendent la tenue de cette activité. D’un côté, les relations séculaires entre le Togo et le Bénin. Il s’agit de promouvoir le brassage culturel entre ces deux pays afin de raffermir les liens qui les unissent. Mais également, ce projet intervient dans un contexte où le « vivre ensemble » est de plus en plus d’actualité parce que chaque peuple revendique son identité, sa singularité. Ce festival se tient donc pour rappeler la nécessité du dialogue des cultures entre les peuples.
Vous le savez bien, le Bénin entretient avec le Togo en particulier et avec la plupart des pays de la sous-région ou d’ailleurs, de bonnes relations de coopération sur plusieurs plans. Pour nous, une telle initiative vient d’une part célébrer ce fait, mais également mettre en avant le potentiel culturel et artistique des deux pays. La forte communauté béninoise au Togo et de Togolais au Bénin, les similitudes culturelles entre les deux pays et d’autres facteurs ont permis de mettre en place ce projet que nous avons intitulé « Mois de la culture béninoise à Lomé» . Il s’agit en réalité d’un prétexte pour promouvoir le dialogue interculturel entre les deux peuples, tout en mettant en place un circuit de promotion et d’échanges artistiques entre le Bénin et le Togo. Tout ceci, nous en sommes convaincus, favorisera le brassage culturel.
Pourquoi le Togo?
Le Togo, c’est d’abord pour des questions pratiques. Lomé étant linguistiquement et géographiquement la capitale la plus proche de Cotonou. Il nous est apparu évident que, pour une première expérience, c’était un facteur à prendre en compte. D’un autre côté, l’Agence panafricaine d’Ingénierie culturelle (Apic), structure coorganisatrice du festival (avec l’agence Dekart de Emmanuel Tometin), développe depuis quelques mois certaines activités à Lomé. Nous pouvons notamment citer le Forum culturel du Togo qu’elle coordonne avec un partenaire sur place, en l’occurrence l’espace culturel Level. Lomé s’est donc imposée très facilement au moment de décider de la capitale devant accueillir l’activité.
Nous sommes à une semaine de l’évènement. Tout devrait être donc déjà prêt !
A quel niveau
êtes-vous ?
Dans la dernière ligne droite, je dirai. La programmation officielle a été dévoilée depuis le 3 août dernier lors d’une conférence de presse organisée à cet effet dans les locaux du bureau régional pour l’Afrique de l’Ouest de l’Organisation internationale de la Francophonie, qui est un partenaire majeur sur l’activité. Donc, les artistes retenus sont connus. Les espaces connus. Les dates connues. Au total, une soixantaine d’artistes du Bénin et du Togo sont programmés pour se produire dans des espaces de la capitale togolaise à travers 9 activités du 5 au 28 octobre. Il faut mettre en place et finaliser les mécanismes en ce qui concerne leur déplacement, leur hébergement, leur restauration et d’autres aspects logistiques. C’est ce à quoi s’attèle l’équipe d’organisation sur place qui fait tout pour que l’évènement soit une réussite.
Que prévoit la
programmation ?
Nous avons programmé une exposition d’art, une conférence-débat, une rencontre littéraire, un spectacle de danse, une projection cinématographique, une représentation théâtrale, un concert de musique, une soirée Dj, et d’autres activités. En tout, tous les week-ends du mois d’octobre, pas moins de deux activités artistiques et culturelles sont programmées dans divers lieux de la capitale togolaise.
Ce sont toutes des activités qui permettront de mettre la culture des deux pays au centre de l’attention et donc d’assister à un dialogue. Vous n’êtes pas sans savoir que chaque représentation artistique constitue une opportunité de découverte et d’acceptation de l’autre dans ses différences. Ce qui, c’est du moins ce que nous espérons, pourra raffermir les liens entre les populations des deux pays.
Tout porte à croire que vous organisez votre festival sans difficultés et avec des moyens conséquents !
Nous rencontrons des difficultés inhérentes à ce type d’organisation. Mais nous pensons et nous l’avons expérimenté, qu’il ne faut pas perdre de vue l’objectif initial qui est exaltant pour nous. Et qui constitue notre principal leitmotiv. Nous pensons, qu’il ne faut pas s’attarder sur ces difficultés qui nous ont parfois ralentis dans notre élan mais n’ont pas émoussé notre ardeur tant nous n’avons pas arrêté de nous dire que nous n’avons pas d’autres choix que d’avancer.
Dans ce type d’organisation qui vise à réunir deux peuples, qui transcende les frontières, je puis vous assurer que l’argent n’est pas un déterminant. Au contraire, et dans notre cas, ce qui nous maintient et qui nous a vraiment conforté dans l’idée qu’il faut ce genre d’activité, c’est le soutien indéfectible des institutions au plus haut niveau des deux pays. Cela n’a pas de prix. Ensuite, il y a les espaces qui, d’un coup, ont accepté d’abriter les activités. Enfin, les différents partenaires, mécènes, personnes de bonne volonté, qui d’une manière ou d’une autre, ont apporté un quelconque soutien, et pas toujours financier, pour la mise en œuvre du projet depuis le 1er mai où la pré affiche a été rendue publique.
Nous pensons que ce projet permettra de faciliter une plus grande visibilité des cultures des différents pays de la sous-région. Ce qui constitue pour nous une raison supplémentaire de le mettre en œuvre et surtout de le réussir?

L’Organisation non gouvernementale internationale Educo élargit son domaine d’intervention au Bénin. Depuis sept mois, le processus lancé sur l’identification de nouvelles zones pouvant bénéficier de ses interventions est arrivé à terme. Vendredi 21 septembre dernier, plusieurs Organisations de la société civile, partenaires d’Educo, se sont retrouvées à l’Infosec à Cotonou, pour valider l’étude de faisabilité de ce projet.
Après Malanville, Karimama et Ségbana dans le département de l’Alibori, N’Dali, Sinendé et Bembèrèkè dans le Borgou et certaines communes du département du Littoral, l’Ong Educo veut étendre sa zone d’intervention au Bénin. L’étude de faisabilité lancée, le 1er mars dernier, a connu son épilogue et les Organisations de la société civile, partenaires de l’Ong, se sont réunies au cours d’un atelier pour valider les résultats issus du diagnostic d’approfondissement des zones d’intervention actuelle et d’identification de nouvelles zones.
L'étude de faisabilité, est une démarche à la fois évaluative et prospective dont les résultats serviront d’aide à la décision pour la délégation d’Educo Bénin qui pourra opérer des choix stratégiques idoines tant dans le développement et la gestion de son tissu partenarial que pour l’extension géographique et thématique de son intervention en fonction des opportunités et créneaux mis en relief. L’équipe de consultants a travaillé en symbiose avec l’équipe technique d’Educo Bénin, à travers le processus modulé en neuf phases, à savoir la phase préliminaire, le lancement de l’étude, la revue documentaire, la collecte et le traitement des données primaires dans les zones actuelles et les nouvelles zones d’intérêt, l’analyse des données collectées dans les zones d’intervention actuelles et dans les nouvelles zones, l’élaboration des drafts du rapport et de la cartographie des Osc, l’atelier d’analyse et de validation des données et de formulation des recommandations, la finalisation des documents, et l’atelier de dissémination du rapport de l’étude.
Le directeur national d’Educo, Souleymane Ouédraogo, a confié que l’étude de faisabilité est d’une importance capitale pour l’Ong. « Ce n’est pas une étude de luxe, mais une étude à visée programmatique », a-t-il rassuré. Il a fait savoir également que la politique d’Educo au Bénin est de toujours accompagner le gouvernement en place. Ainsi, toutes les actions menées par Educo dans le domaine de la protection de l’enfant, de l’éducation et de la bonne gouvernance répondent à la stratégie globale de l’Etat, selon Souleymane Ouédraogo qui a opté pour continuer à intervenir dans les anciennes zones où elle s’investit depuis 2011, en approfondissant un peu les indicateurs sur lesquels elle compte travailler.
Perspectives et actions
Educo Bénin mène des actions de renforcement des Osc et responsabilise chaque acteur. Elle entend identifier les Osc avec lesquelles elle veut travailler de façon très participative sur une planification globale, laquelle se veut stratégique sur plusieurs années afin d’implémenter les projets et de pouvoir impacter de façon durable ses cibles.
Présent aux travaux, le coordonnateur de l’Observatoire du changement social, Pascal G. Tchiwanou, représentant le ministre d’Etat chargé du Plan et du Développement, a exprimé la satisfaction du ministre Abdoulaye Bio Tchané à Educo et ses responsables pour les nombreuses actions qu’ils mènent dans les communes du Bénin. « Le ministère du Plan a décidé de nouer un partenariat avec les Ong qui interviennent au Bénin. Elles font beaucoup de choses sur le territoire, elles impactent vraiment la politique de développement et il est temps de travailler pour resserrer les liens afin d’impacter la population», a informé le coordonnateur. Fasciné par tout ce qui se fait par Educo dans le domaine de l’éducation, de la bonne gouvernance et de la protection de l’enfant, il a indiqué que les autres organisations qui opèrent au Bénin doivent s’inscrire dans cette dynamique afin d’identifier les zones qui ont vraiment besoin des interventions. Il a exhorté les participants à œuvrer à l’amélioration du document qui permettra au gouvernement d’approfondir la politique dans les trois axes d’intervention d’Educo.
Au niveau de l’éducation, Educo pourrait investir dans le renforcement de la gouvernance et de la démocratie dans les écoles et collèges, le plaidoyer pour la construction des écoles maternelles et les crèches/garderies dans les zones périurbaines, l’amélioration de la sécurité, la sûreté et l’accessibilité des infrastructures scolaires. Au niveau de la protection, les centres d’intérêt pourraient être le renforcement de la responsabilité parentale et la connaissance des mécanismes/structures de protection et le suivi des enfants dans les couvents.

La septième session extraordinaire de la Conférence ministérielle africaine sur l’environnement (Cmae) tenue, du lundi 17 au mercredi 19 septembre à Gigiri, à Naïrobi sous l’égide du Programme des Nations unies pour l’environnement s’est penchée sur les nouvelles politiques sur l’environnement. Un engagement des autorités pour préserver l’écosystème soumis aux assauts des populations.
54 ministres africains de l’Environnement, des experts, des représentants des groupes de la société civile, les partenaires et les médias, ont pris activement part à la 7e Conférence ministérielle africaine sur l’environnement (Cmae) organisée à Gigiri à Naïrobi, du 17 au 19 septembre dernier. Le thème de cette session s’intitule : « Prendre des politiques environnementales dans l’action grâce à des solutions innovantes ». La conférence s’est concentrée sur les stratégies, les plans et les investissements nécessaires pour mettre en œuvre le concept de solutions environnementales innovantes. Plusieurs rencontres ont marqué les travaux, notamment le segment de groupe d’experts tenu les 17 et 18 septembre et le segment ministériel organisé le 19 septembre dernier. A cela, il faudra ajouter le forum des grands groupes africains et les parties prenantes qui a eu lieu les 15 et 16 septembre derniers, ainsi que des événements secondaires présentant un intérêt pour la mise au point de la conférence.
L’organisation de cette 7e conférence sur l’environnement a été une occasion pour la région Afrique de se préparer pour la quatorzième conférence des parties à la Convention des Nations unies sur la diversité biologique prévue du 17 au 29 novembre 2018 à Charm el-Cheikh, en Egypte. Elle aidera la région à se préparer pour le Sommet sur la biodiversité ministérielle africaine qui est organisé par l’Egypte cumulativement avec la Conférence des Parties.
Selon le bureau Afrique de l’Organisation des Nations unies pour l’environnement, les résultats de la 7e Conférence ministérielle africaine sur l’environnement (Cmae) façonneront la position des pays africains et leurs contributions à l’Assemblée des Nations unies de l’environnement (Unea-4) qui aura lieu l’année prochaine sur le thème : « Des solutions innovantes pour les défis environnementaux et de la consommation et de production durables ».
Lors de sa 14e session tenue en 2012, la Cmae a adopté la décision de création d’une plate-forme de partenariat africain pour la coordination, la mobilisation des ressources, la connaissance et l’appui à la mise en œuvre du Plan d’action environnemental du Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique. La plate-forme a été officiellement lancée lors de la 22e Conférence des Parties à la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (Unfccc Cop 22) à Marrakech, en 2016. L’objectif de la plateforme de partenariat menée par l’Agence du Nepad est de promouvoir la gestion durable de l’environnement en Afrique grâce au renforcement des partenariats, à la coordination et à l’harmonisation des activités, ainsi qu’à la mise en commun des ressources à différents niveaux.
La 24e session de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (Unfccc-Cop 24) se tiendra à Katowice, en Pologne, courant l’année 2018.