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Nouvelles

Port de galons dans l’administration forestière : De nouveaux promus pour un Bénin davantage vert
L’administration forestière béninoise enregistre de nouvelles promotions au sein du personnel. A la faveur d’une cérémonie de port de galons, présidée ce vendredi 23 avril dernier, par José Didier Tonato, ministre du Cadre de vie et du Développement durable, les récipiendaires sont appelés à relever les défis de la conservation de la biodiversité et de la lutte contre les changements climatiques. L’administration forestière béninoise dispose désormais de nouvelles compétences. En témoigne la cérémonie de port de galons, vendredi dernier, de soixante agents, dont dix promus au grade de conservateurs adjoints des Eaux forêts et chasses, de première classe (équivalent capitaine-major), trente contrôleurs principaux des Eaux forêts et chasse (équivalent sergent-major), vingt contrôleurs adjoints des Eaux forêts et chasse de première classe (équivalent sergent-chef). Cette cérémonie marque un tournant décisif dans le processus de réforme de l’administration forestière au Bénin. « Les nominations et promotions au grade supérieur des fonctionnaires des Eaux, forêts et chasse doivent constituer pour les récipiendaires et pour le peuple, une raison supplémentaire pour plus de mobilisation autour des directives présidentielles en vue de faire du Bénin un pays consolidé de carbone, un pays vert, un havre de paix et de tranquillité pour la faune, un modèle continental en matière de conservation de la biodiversité», exhorte José Didier Tonato, ministre du Cadre de vie et du Développement durable. La nomination des fonctionnaires des Eaux, forêts et chasse dans les nouveaux grades définis par les statuts de l’administration forestière est une première dans notre pays. Elle leur confère davantage de responsabilités et les positionne dans la chaîne de commandement à divers niveaux. Le conservateur principal, Rémi Hèfoumè, directeur général des Eaux, forêts et chasse, souhaite que les bénéficiaires soient dignes de leurs galons. « Vous devez être exemplaires tant dans votre comportement profane que dans la gestion des ressources forestières du Bénin. Soyez dignes de cet honneur en contribuant sans relâche à la gestion durable des ressources forestières, à la lutte contre les changements climatiques et la criminalité faunique », dit-il pour renvoyer les nouveaux promus à l’exercice de leurs fonctions. José Didier Tonato est porteur du même message : « Vous qui avez l’honneur d’être les tout premiers à porter ces nouveaux galons, je voudrais vous inviter à vous sentir en mission, à vous comporter en modèles de bravoure, de discipline, d’engagement, d’intégrité tel que le chef de l’Etat voit le corps des Eaux, forêts et chasse ». Selon Rémi Hèfoumè, la promotion des récipiendaires fait partie des actes pris au terme des travaux d’avancement pour le compte des années 2021 et 2022 au profit de certains fonctionnaires de l’Etat. C’est le décret n°2022-045 du 21 janvier 2022 portant nomination, promotion de certains conservateurs des Eaux forêts et chasse au titre de l’année 2021 qui les promeut au grade supérieur. Les récipiendaires en savent gré au président de la République, Patrice Talon. « L’administration forestière est reconnaissante au chef de l’Etat, chef suprême des Armées, pour les efforts qu’il ne cesse de consentir en sa faveur. Cette cérémonie est l’aboutissement d’un long processus », apprécie-t-il. Dans un contexte de terrorisme et d’extrémisme violent, la partition des récipiendaires à la lutte est primordiale. « Avant le tourisme, il y a d’abord la conservation (ndlr: de la biodiversité) et aujourd’hui les parcs Pendjari et W. Nous avons le devoir de conserver et de développer le plus grand espace de conservation de la biodiversité (Wap), dont le Bénin s’enorgueillit», soutient José Didier Tonato. Les mois à venir permettront de mieux jauger les efforts des récipiendaires relativement aux défis de la conservation de la biodiversité sur l’ensemble du territoire national. Société 26 avr. 2022


Formation des jeunes aux valeurs de leadership : Le programme iTransform Africa lancé au Bénin
Le Bénin a été choisi pour bénéficier en premier du programme iTransform Africa. C’est une initiative citoyenne de la fondation Focus dont l’objectif est de transformer la jeunesse, lui faire prendre conscience afin de construire une Afrique forte, prospère et durable. Le programme a été exposé lors d’une conférence de presse tenue ce lundi 25 avril conjointement sur les sites de la fondation Focus à Abidjan et Cotonou, et suivie sur les plateformes digitales de la Fondation. Initié par la fondation Focus, le programme iTransform Africa Bénin a démarré. C’est un programme qui vise à construire une Afrique forte, prospère et durable. La phase d’enquête sera lancée sur toute l’étendue du territoire national le vendredi 29 avril et se poursuivra jusqu’au 15 mai 2022. Les jeunes âgés entre 16 et 25 ans, auront la possibilité de répondre au questionnaire en moins de dix minutes en cliquant sur un lien qu’ils recevront soit par Sms, par WhatsApp ou sur leurs comptes Facebook. Les campagnes de formation qui se dérouleront en trois temps pendant la durée du projet, vont commencer avec une première mission de transformation du 12 au 20 août. Pendant cette période, plus de 200 coaches et formateurs toutes nationalités confondues, seront déployés dans les douze départements du Bénin pour animer des séminaires de formation destinés aux jeunes de 10 à 14 ans, de 15 à 18 ans et de 19 à 25 ans. « Le programme entend former d’ici fin 2022, deux cent mille (200 000) jeunes aux valeurs de leadership et installer deux mille (2000) clubs de leadership dans les écoles et universités. Il est attendu que d’ici à 2023, la mise en œuvre de ce programme permette d’atteindre un million (1 000 000) de jeunes formés aux valeurs de leadership et cent mille (100 000) clubs de leadership dans les écoles et universités », fait savoir Raphael Tchomnou Ngantchop, président de la Fondation Focus et expert certifié des projets de transformation culturelle et organisationnelle. Le Bénin est le premier pays pilote de ce projet transformationnel. Suivront ensuite les autres pays notamment la Côte d’Ivoire, le Burkina Faso, le Cameroun… Le choix du Bénin pour accueillir la phase pilote est justifié non seulement par le dynamisme de la population mais surtout le courant de réformes en cours. « Le vaste programme de reconstruction engagé par Patrice Talon, président de la République du Bénin, a besoin d’être accompagné avec une transformation qui induit un changement de mentalités, une déconstruction de paradigmes et la mise en place d’une nouvelle échelle de valeurs pour une croissance durable », a soutenu Raphael Tchomnou Ngantchop, président de la Fondation Focus. Ce programme a d’ailleurs reçu l’accord de principe du ministre des Sports Oswald Homéky qui entend suivre de près sa mise en œuvre. Pour Adjaratou Lawani, vice-présidente en charge de la communication de la Fondation Focus et responsable communication du programme iTransform Africa Bénin, il s‘agit d’une aubaine que la jeunesse béninoise doit saisir. Faire de l’Afrique un continent de rêve iTransform Africa se déploie à travers des projets-pays dont la finalité est d’inculquer à la population jeune des valeurs fondamentales de réussite et de développement. Les objectifs du programme se déclinent comme suit : former au moins 20 % de la population jeune aux valeurs de leadership sur 2 ans ; installer et accompagner l’animation permanente des clubs de leadership dans au moins 80% d’établissements d’enseignement secondaire et universitaire ; accompagner les pouvoirs publics dans la formulation des priorités de développement des jeunes, ainsi que des plans d’actions associés. Il est question, à travers iTransform Africa, de bâtir en Afrique une nouvelle génération de leaders avec des valeurs fortes ; de développer chez chaque jeune l’état d’esprit d’entrepreneur ; de faire de chaque jeune un leader, un agent de transformation au service de sa famille, de sa communauté, avec une seule ambition: impacter positivement son environnement. Dans chaque pays, le projet va être déroulé en six phases que sont : l’analyse, le développement, la production, la première mission de déploiement, l’évaluation puis la deuxième mission de déploiement. Société 26 avr. 2022


Francis Kossi sur les opportunités de la crise économique : « Le Bénin peut devenir une plateforme de business »
Chaque crise est une opportunité. C’est ce que pense Francis Kossi, président du comité de développement industriel du Bénin. Tout en saluant les diligences accomplies par le gouvernement pour amortir les chocs, le directeur général du groupe Homintec fait des suggestions. La Nation : La crise économique engendrée par la Covid-19 ne fait que s’accentuer avec la guerre en Ukraine. Comment appréciez-vous les mesures prises par le gouvernement pour amortir les chocs ? Il faut d’abord comprendre la nature de cette crise qui nous a projeté une trappe inflationniste poussée. Il y a plusieurs événements géostratégiques et économiques à prendre en compte. Il faut remonter à 2007 à la crise des subprimes qui a engendré l’éclatement de la bulle immobilière. Une régulation a été tentée par la banque centrale, mais on n’avait pas fini de résoudre cette crise quand soudain en 2019, nous avons connu cette pandémie de Covid-19. Cette crise a une particularité. Non seulement elle a touché l’offre, mais aussi la demande. C’est une crise qui a non seulement bouleversé le secteur industriel dans sa productivité mais qui a touché au même moment le consommateur qui a du mal à trouver les ressources. Quand on arrive réellement à ce couple, on assiste à une crise aux conséquences très graves sur l’économie. Pour revenir à votre question, il faut comprendre que le gouvernement est en train de faire un travail énorme depuis 2016. Nous sommes en train de le voir à travers plusieurs réformes qui nous ont permis d’arriver à ce résultat. Il y a eu cet appui, ce dopage du secteur par le gouvernement. Je peux représenter cela comme une femme qui lors de son accouchement, reçoit 100 000 F Cfa d’un bonhomme qui entre dans la salle, pendant que la famille cherche les moyens pour régler la facture. C’est la même chose que le gouvernement est en train de faire pour que nous ne puissions pas trop sentir les effets. Il s’agit de doper l’économie réelle. Le gouvernement n’a pas un rôle régalien de frapper de la monnaie. Mais, il a fait un effort sur la base de notre contribution à l’économie. C’est un soulagement, mais on va toujours sentir cette crise. C’est une façon de nous aider à ne pas trop sentir les douleurs de l’enfantement. Une fois l’enfantement a eu lieu, on pourra se souvenir qu’un monsieur est passé et nous a aidés. Du coup, plusieurs pays n’ont pas su doper l’économie réelle. Mais le Bénin l’a fait de façon manifeste. Nous apprécions cette action du gouvernement pour nous aider dans cette crise profonde. Comment pensez-vous qu’on peut faire face à la crise dans la durée ? Il revient plutôt à l’économie réelle de pouvoir prendre un départ. L’économie réelle, c’est ce que nous vendons, c’est la transformation de ce que la nature nous donne. Il faut faire remarquer que nous sommes à la phase initiale de cette crise qui sera plus frappante dans les années à venir. Nous devons serrer doublement nos ceintures. Ce sera difficile pour la population mondiale. Avec ses réformes, le Bénin va peut-être dandiner pendant que les autres seront pratiquement à l’agonie. Au niveau des opérateurs économiques, ce sera difficile. Parce qu’il faut d’abord produire pour que ça soit consommé. Mais si la population n’a pas les moyens, nous aussi nous sommes ratatinés par les banques. Pour que les industries puissent rebondir autrement, il faut nécessairement qu’on puisse avoir un allègement bancaire, au niveau de la Fintech, au niveau des banques institutionnelles, les banques classiques d’épargne et de prêt pour ouvrir le marché afin que nous puissions continuer à répondre aux besoins en consommation. Il faut que les populations puissent avoir les moyens de payer du gari. Mais il nous faut aussi pour en produire. Il nous faut de l’énergie dont les prix flambent. Il faut nécessairement trouver le juste moyen pour que le consommateur ne soit pas en agonie et que ce que nous produisons à un coût élevé soit aussi consommé. Comment trouver le juste moyen que vous appelez de tous vos vœux ? Aujourd’hui, il ne revient pas seulement au gouvernement de dire que nous voulons aller là. C’est une directive qu’il donne, met les moyens et les plateformes nécessaires en place pour l’émergence économique. Mais quand vous avez un décrochage entre les actifs financiers, qui ont été tellement si hauts ces derniers temps, et l’économie réelle, vous êtes en pleine crise. Le gouvernement ne pourra qu’activer davantage le secteur privé qui crée de la richesse, lui permettre de sortir les leaders pour soutenir l’économie réelle. Pour aller vers l’industrialisation, ça ne se fait pas à un coup de baguette. Il faut une préparation d’avance. Il faut comprendre la révolution industrielle qui a commencé dans les années 75, qui sera dédoublée par un microprocesseur qui fera mariage avec la téléphonie mobile pour donner l’internet. C’est un outil exceptionnel pour la jeunesse qui doit booster l’économie. C’est la jeunesse qui doit porter l’économie dans plusieurs secteurs, dont le secteur agricole. Il y a énormément des possibilités pour que nous puissions doper ce secteur. Mais en le faisant, nous avons encore un autre défi majeur à relever. Lequel ? Nous devons produire assez. Et pour cela, il faut l’énergie pour augmenter le rendement. Mais il se peut que, selon le rapport du Giec, en augmentant l’énergie fossile pour produire, nous détruisions en même temps l’écosystème et les conséquences du dérèglement climatique se retournent contre nous. C’est comme l’animal qui mord la queue. Il faut à un moment donné, une politique consciencieuse, écologique et réfléchie. On réfléchit en tenant compte de notre environnement pour voir quel type d’énergie utiliser pour pouvoir booster notre industrialisation. D’où la nécessité d’aller vers cette transition écologique. Mais ce ne sera pas facile. Le Bénin seul n’y pourra pas. Nous ne sommes qu’une infime partie dans ce maillon, ceux-là qui sont à l’origine de la dégradation de notre écosystème. Il faut que ce soit dans une dynamique mondiale. Pour finir, cette crise n’est-elle pas une opportunité ? Chaque crise a toujours généré des opportunités. Toutes les crises ont fait des multimilliardaires. Il y a toujours ceux qui en profitent. La pandémie de Covid-19 a permis une augmentation gigantesque des actifs financiers. On aura toujours ce scénario et finalement, vous aurez une classe qui va s’enrichir, celle qui sera éveillée. Nous devons faire du Bénin cette classe qui va profiter de cette crise qui est indéniable. Nous pouvons booster notre économie autrement à travers l’innovation, les technologies. Nous pouvons faire de Cotonou, une plateforme de business. Dans des crises pareilles, vous trouvez les moyens pour que les autres puissent ramener leurs ressources chez vous. Ça, c’est de l’intelligence économique. Ce sont des choses qu’il faut étudier. Notre situation géostratégique permet de le faire, à côté du Nigeria, le géant africain. Le Bénin peut devenir une plateforme business pendant cette crise. Nous avons la chance que notre président, Patrice Talon, préside l’Uemoa. Je pense qu’avec son intelligence, il va générer ce potentiel économique pour que notre pays puisse bénéficier de cette crise et qu’après nous puissions rebondir autrement. Economie 26 avr. 2022


Installation des secrétaires exécutifs des mairies : le processus en cours dans l’Alibori et le Borgou
Recrutés dans le cadre de la réforme du secteur de la décentralisation au Bénin, les secrétaires exécutifs des mairies ont commencé, depuis ce lundi 25 avril, à être installés dans leurs nouvelles fonctions. Pendant que le préfet du Borgou, Djibril Mama Cissé était à Kalalé, son homologue de l’Alibori, Ahmed Bello Ky-Samah, a démarré la supervision de ces cérémonies par la commune de Banikoara. Le secrétaire exécutif de Banikoara, Wilfried Agoli-Agbo, a officiellement été installé dans ses nouvelles fonctions, ce lundi 25 avril. C’est au cours d’une cérémonie présidée par le préfet de l’Alibori, Ahmed Bello Ky-Samah et qui a consisté en une passation de charges entre le maire Bio Sarako Tamou et lui. La cérémonie s’est déroulée conformément à la loi N° 2021-14 du 20 décembre 2021 portant Code de l’administration territoriale en République du Bénin. Outre le paraphe de documents, la cérémonie a été marquée par diverses allocutions dont celle du préfet. Ce dernier a saisi l’occasion pour insister sur la pertinence de la réforme de la décentralisation qui prend son envol au niveau des collectivités territoriales. Le secrétaire exécutif, a-t-il rappelé, ne vient pas pour remplacer le maire. Il a alors exhorté les élus communaux à l’accompagner dans l’accomplissement de sa mission. Avant lui, c’est le maire Bio Sarako Tamou qui a réitéré l’engagement des membres de son Conseil communal à travailler pour le maintien par Banikoara, de son rang parmi les communes les plus performantes du Bénin. « Pour nous, élus communaux, cette réforme est la bienvenue. Elle nous soulage. Contrairement à l’opinion du commun des populations pour qui les fonctions de maire ou d’élu sont désormais vidées de leurs contenus, c’est maintenant plus que jamais pour nous acteurs politiques à la base, de jouir du plus grand appui de techniciens chevronnés commis pour la mission de développement de nos territoires », a indiqué le maire. « Nous n’avons pas droit à l’erreur», a confié Hounkpon Wilfried Agoli-Agbo, mesurant l’ampleur de la mission qui l’attend à la tête de l’administration communale. Dans l’Alibori, tous les secrétaires exécutifs prennent service au cours de cette semaine. Ce sera à la faveur d’une tournée du préfet Ahmed Bello Ky-Samah. Commencée par la commune de Banikoara, elle s’achèvera par celle de Kandi, mercredi 27 avril. Occupé par le même exercice, ce lundi 25 avril, le préfet du Borgou, Djibril Mama Cissé, était à Kalalé. C’est pour installer Ida Sénassi Tossou Dadavodou dans ses nouvelles fonctions. Administratrice en planification du développement local, cette dernière a désormais en charge l’organe exécutif de cette mairie. C’est avec le maire Tidjani Bani Chabi que la cérémonie de passation de service s’est déroulée sous la supervision du préfet, en présence des autorités communales, des cadres techniques de la mairie, des parents et amis. Par ailleurs, le maire de Nikki, Roland Gounou Lafia Joseph, a aussi passé le témoin à son secrétaire exécutif, Lesly Armand Terence Kpasselokohinto. C’est le représentant du préfet du Borgou, Ephraim Lemou, qui a officiellement installé et renvoyé le secrétaire exécutif à ses nouvelles fonctions. Actualités 26 avr. 2022


Hausse du prix du gasoil : une mesure pour prévenir la rupture
Prévenir le pire est l’option faite par le gouvernement en accédant à la requête des importateurs relativement à un réajustement des prix des hydrocarbures, notamment le gasoil sur le marché. Le porte-parole du gouvernement Wilfried Léandre Houngbédji a apporté des clarifications sur la question lors de ses échanges avec les médias, vendredi 24 avril dernier à l’Onip. Les prix du gasoil, du pétrole et du gaz ont connu respectivement une hausse de 68 francs, 186 francs et 65 francs. Soit 668 francs /l pour le gasoil, 795 francs/kg pour le gaz domestique et 851 francs/l pour le pétrole, à compter du 21 avril. « Nous sommes obligés de concéder aux importateurs que l’on passe à 668 francs. Là encore, on continue de faire un effort de plus de 400 F sur le litre. Si on ne concédait pas ce niveau de prix aujourd’hui, c’est qu’on aura une situation telle que nos importateurs ne s'approvisionneront plus. Si nous n’avons pas le produit, comment pouvons-nous faire tourner les industries ? », s’est interrogé Wilfried Léandre Houngbédji, porte-parole du gouvernement, en indiquant que la hausse exponentielle du prix du gasoil sur le marché international a induit un prix réel à la pompe de 1 020 francs/l. A juste titre, il y avait un gros risque à forcer le maintien au prix de 600 francs, conformément à la décision du Conseil des ministres du 23 mars. Le porte-parole du gouvernement explique que les importateurs avaient le dos au mur. Bien que le produit soit subventionné, ils devraient toujours débourser pour compenser le gap. « Ils sont obligés de débourser chaque jour davantage pour s’approvisionner, et si on ne fait rien, ils seront découragés. Alors que s’ils croisent les bras, nous allons tous en pâtir. C’est pour éviter ce péril que nous avons dû leur concéder, en attendant, qu’on pouvait aller à ce niveau tout en continuant à jouer sur les prix en apportant le maximum de subvention possible afin que dans tous les cas, le produit soit disponible sur notre territoire », a-t-il indiqué. Wilfried Léandre Houngbédji fait observer que les villes béninoises sont pour le moment épargnées des longues files d’attente observées ailleurs en raison de la pénurie du gasoil, parce que la situation est maitrisée sous nos cieux. « Si on ne faisait rien, vous allez voir les camions qui vont s’aligner dans toutes nos rues à la recherche de gasoil. Grâce à l’accompagnement que le gouvernement apporte aux acteurs, le produit est disponible et nous veillons à ce qu’il n’y ait pas de rupture. Soyez rassurés », a-t-il souligné. Selon Alimatou Shadiya Assouman, ministre de l’Industrie et du Commerce, la subvention globale mensuelle de l’Exécutif pour les produits pétroliers s’élève à 11 milliards de francs Cfa dont 9,5 milliards pour le gasoil. Actualités 26 avr. 2022


12e journée de la Super Ligue Pro : Belle conclusion pour Loto-Popo
Avec sa belle victoire  lors de la 12e journée de la Super Ligue pro de Football sur Adjidja Football club, Loto-Popo Fc a fini le week-end dernier la phase aller du tournoi de fort belle manière. Les buts de Faizou Kpara et Moussa Gary respectivement aux 7e et 95e minute ont permis aux Loto-Boys de surprendre les Forces armées béninoises à domicile. Déterminé à reconquérir  son titre, Loto-Popo Fc  a conclu en beauté la phase aller de la Super Ligue Pro de Football en dominant Adjidja lors de la 12e journée par le score de 2-0. Invaincus depuis quatre journées, les champions en titre ont enregistré leur troisième succès d’affilée loin de leur base, ce dimanche 24 avril. En déplacement au Stade René Pleven d'Akpakpa, Loto-Popo n'a pas vendangé l'occasion de se repositionner dans le top 5 du classement  avant la fin du premier tour. C’est d’ailleurs, les poulains du manager Abdeslam Ouaddou qui ont ouvert le score dès la 7e minute de jeu grâce à Faizou Kpara. Après le but, ils vont acculer leurs adversaires en s'offrant beaucoup d'autres occasions de but. En témoigne l'action offensive de la 14e minute sanctionnée par une frappe contrée par un défenseur des Forces armées béninoises. Mais, après cette occasion manquée, les coéquipiers de Patrick Sédjamè à défaut de creuser l'écart font le dos rond et empêchent toutes les velléités des adversaires. Ainsi, ils gardent le score intact pour aller à la pause. A la reprise, ils relèvent leurs ambitions à la hausse et finissent par tuer l'espoir chez leurs adversaires du jour. Faizou Kpara et ses partenaires vont s'évertuer à corser la note. Ils poussent et maintiennent la cadence des occasions. Les locaux voient du feu à la 70e minute avec le tir de Maman Souraka ainsi qu'à la 86e minute avec une reprise d'Idrissou Zakari repoussé par le dernier rempart de Adjidja. Dominés, les joueurs de Adjidja sont obligés de défendre et jouent bas. Alors que leurs supporters s'apprêtaient à consommer cette petite victoire, les hommes de la maison de chance inscrivent le 2e but par l'intermédiaire du Malien Moussa Gary qui profite d'une passe de son capitaine Patrick Sèdjamè pour enfoncer le clou  à la 95e minute. 2-0, Loto Fc réalise une bonne opération qui lui permet de s'installer à la 5e loge du classement avec 20 points +3. Sports 25 avr. 2022


Préparatifs du tournoi qualificatif de la Can U20 : Les Écureuils juniors sur la dernière ligne droite
Dans le cadre des préparatifs du tournoi qualificatif de la Can U20 qui se déroulera du 07 au 21 mai prochain à Niamey (Niger), la sélection nationale junior se prépare activement depuis le 16 avril dernier. Avec un effectif de 35 joueurs au départ, le staff technique dirigé par Mathias Déguénon a réduit son groupe à 25 joueurs au bout de 72 heures de travail. Les joueurs sont soumis à d'intenses séances d'entraînement au centre technique de Missérété et au stade Charles de Gaulle. Le travail s'accentue sur la cohésion et le collectif afin d'asseoir une formation capable de relever le défi à Niamey. Le coach Mathias Déguénon est conscient de l'immensité de la tâche. Il annonce une semaine très chargée avec des matchs tests contre des clubs de la Super Ligue pro et pense à d'éventuels joueurs pour renforcer son équipe. Sports 25 avr. 2022


Championnat professionnel de volley-ball: Belle entame pour Queens Vbc
Les rencontres de la troisième journée du Championnat professionnel de volley-ball ont été disputées le week-end dernier. A cette occasion, chez  les dames, Queens Volleyball Club du Bénin a réussi son entrée en compétition en s'imposant à Adjidja Vbc, dimanche 24 avril 2022 à Unafrica de Cotonou par le score de 3 sets à 1. Avec pour objectif de remporter leur première rencontre en ligue professionnelle, les poulains du duo d'entraîneurs Innocent Yaka et Yuru Saleck Tab ont gagné logiquement le premier set (25-19) et le 2e set avec 10 points d’écart (25-15). Mais, elles vont baisser pavillon lors du 3e set et les militaires vont réduire le score à 2 sets à 1 (23-25). Il a fallu attendre le 4e set  pour voir Queens Vbc prendre le dessus (25-21). Sports 25 avr. 2022


Insécurité maritime dans le golf de Guinée : Un patrouilleur en escale à Cotonou
Le patrouilleur de haute mer (Phm) Commandant Birot a fait escale à Cotonou, vendredi 23 avril dernier. Son arrivée dans les eaux béninoises s’inscrit dans le cadre de l’opération Corymbe qui lutte contre l’insécurité maritime dans le golfe de Guinée depuis le 1er mars dernier. Selon un communiqué des autorités françaises au Bénin, « le bâtiment français participait du lundi 18 au vendredi 22 avril à la patrouille opérationnelle African Nemo 22.2. Habituellement conduit sous forme d’exercice, African Nemo réunissait cette fois les marines italienne, espagnole, ivoirienne, ghanéenne, béninoise, togolaise, nigériane, gabonaise et française pour conduire conjointement une patrouille opérationnelle le long des littoraux de la Côte d’Ivoire au Nigeria, en passant par le Bénin », précise le communiqué. Ainsi, grâce à l’implication des parties prenantes, les unités engagées dans cette patrouille ont bénéficié d’un recueil de renseignement en couches qui ont été recoupées efficacement : prises d’images Radar et Ais par capteurs spatiaux, vols de surveillance maritime par le F50 de la marine nationale basé à Dakar et patrouilles maritimes avec les partenaires européens et africains, informe le même texte. Tous ces capteurs ont donc convergé pour reporter avec succès des comportements suspects de pêche au centre des opérations maritimes concernés. Après le Bénin, le Phm Commandant Birot continuera son déploiement en direction du Cap-Vert où il est attendu le 4 mai. Actualités 25 avr. 2022


1re édition de l’International Africa Gaming Cup : Sorrow vainqueur des phases qualificatives nationales
Capitale de l’e-Sport et du gaming sur le continent africain, Cotonou a accueilli, samedi 23 avril dernier, les phases qualificatives nationales de la première édition de l’International Africa Gaming Cup. A l’issue des challenges, le Béninois David Lafia-Monwoo alias Sorrow a remporté le gros lot du Cash prize face au Togolais William Tshimungu alias Arisen. Inconditionnels de l’e-Sport, ils sont des centaines de jeunes accros du gaming à prendre part, samedi 23 avril dernier, aux phases qualificatives nationales de la première édition de l’International Africa Gaming Cup à Cotonou. Les yeux rivés sur les écrans et l’esprit chevillé à la manette, ils ont prouvé leur savoir-faire pendant plus de 10 heures d’horloge autour du Tekken 7, jeu de référence parmi les jeux de combat. En finale chez les hommes, le Béninois David Lafia-Monwoo alias Sorrow est venu à bout du Togolais William Tshimungu alias Arisen après deux matchs. Avec son personnage préféré Lei, il a battu son challenger par 3-2 au premier match avant de l’achever au second match (3-1) à la satisfaction du public qui a fait le déplacement. Du coup, il repart avec la somme de 850 000 F Cfa qui représente le gros lot du Cash prize de 3000 000 F Cfa. Finaliste malheureux, le Togolais William Tshimungu alias Arisen décroche le chèque de 600 000 F Cfa. Arrivé troisième, Teddy Balogoun alias Dozo a gagné la somme de 500 000 F Cfa. Content d’avoir remporté cette compétition, le Béninois David Lafia-Monwoo alias Sorrow, gamer présent dans le top 7 français, pense que c’est une bonne initiative. Pour lui, cette compétition s’est déroulée dans les meilleures conditions et n’a rien à envier aux tournois de gaming qui se déroulent en Europe. Il félicite les initiateurs et prend l’engagement de défendre valablement les couleurs nationales lors des finales régionales et continentales. De jeunes dames accros du gaming ! Dans la catégorie des dames, c’est Enora Amadou avec son personnage préféré Noctus qui a gagné le tournoi. Elle s’est débarrassée de la redoutable Carreena Gbahoungba dont le personnage Miguel a mordu la poussière après de rudes combats. La championne remporte la somme de 100 000 F Cfa tandis que sa concurrente devra se contenter de l’enveloppe de 50 000 F Cfa. Fier d’avoir gagné le pari de l’organisation, Hessabi Mike, fondateur de la plateforme Nicecactus Gamer, se dit très ému d’avoir réussi cette étape au Bénin. C’est le lieu pour lui de saluer tous les gamers pour leur mobilisation autour du projet. « Nous avons montré notre capacité à organiser une compétition de gaming au standing international en Afrique. On espère encore aller plus loin », se réjouit-il. Il est heureux de la volonté du gouvernement béninois avec à sa tête le président Patrice Talon de faire de ce tournoi un évènement phare sur le continent africain. Faut-il le signaler, présent lors de la cérémonie d’ouverture, Ahmed Sacca Yarou, directeur de cabinet du ministre du Numérique et de la Digitalisation, s’est réjoui de la mobilisation des gamers béninois autour de cette compétition qui fait du Bénin, le carrefour de l’e-sport sur le continent africain. Il rassure les organisateurs du soutien du gouvernement tout au long de la compétition qui prendra fin en juillet prochain. « Nous sommes satisfaits de votre mobilisation autour de cette première édition», a-t-il déclaré. Après les phases qualificatives nationales, il y aura les finales régionales puis la finale continentale qui permettra de rassembler les meilleures équipes d’Afrique au Bénin en juillet prochain lors d’un week-end de show et d’animations. Sports 25 avr. 2022


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