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Nouvelles

Conférence administrative départementale: Malgré quelques avancées, la défécation à l’air libre préoccupe dans l’Atacora

A l’occasion de la Conférence administrative départementale de l’Atacora (CAD-A) tenue mercredi 19 septembre dernier à Natitingou, le principal sujet abordé a porté sur la défécation à l’air libre. Elle a été dirigée par le secrétaire général du département de l’Atacora, Abdoulaye Affo.

Le sujet principal débattu lors du déroulement de la Conférence administrative départementale de l’Atacora a porté sur « la fin de la défécation à l’air libre : résultats, interventions, perspectives ». Il a été présenté par Sédas Satognon, coordonnateur départemental de la composante "Hygiène et assainissement de base" du Programme d’amélioration de l’accès à l’assainissement et des pratiques d’hygiène en milieu rural (PAPHyR).
Selon le présentateur, c’est pour mettre fin à la défécation à l’air libre que le PAPHyR a été conçu par le ministère de la Santé. Il est question de promouvoir les bonnes pratiques afin d’accompagner les communautés dans l’amélioration de leur cadre de vie. Il ressort de l’exposé que la couverture en hygiène, assainissement de base rurale et urbaine était de 13% tandis que les données affichaient 5% de taux pour le rural et 25% pour le secteur urbain. Ce qui se traduit, selon lui, en termes de Fin de défécation à l’air libre (Fdal) à 54% pour le rural et l’urbain, 76% pour le rural et 27% pour l’urbain en 2012. Malgré la réalisation des latrines, il y avait toujours des problèmes de santé.
Le diagnostic a abouti, selon lui, à l’élaboration d’un document de stratégie nationale de promotion de l’hygiène et de l’assainissement de base en milieu rural. Un document dont l’exécution amorcée en 2013 est arrivée à terme en 2017.
Le premier défi, expose-t-il, vise à induire un changement de comportement durable des populations en matière d’hygiène et d’assainissement. Le deuxième défi consiste à accroître l’accès des populations défavorisées aux services d’hygiène et d’assainissement. Et le troisième défi est d’augmenter les ressources financières allouées. Le PAPHyR a donc proposé des actions pour 8181 localités dont 1185 pour l’Atacora. Et il y a eu 1067 localités Fdal.
Concernant les objectifs et résultats attendus, il fallait parvenir à une réduction sensible de la prévalence des maladies hydro-fécales. Il y a eu 7363 localités Fdal soit 90% desdites localités.
Le PAPHyR compte quatre composantes que sont la fin de la défécation à l’air libre et la promotion de bonnes pratiques et le développement de capacités des structures d’Etat en charge de l’hygiène assainissement, des communes et des organisations non gouvernementales ; puis le renforcement de la coordination et du suivi, la capitalisation et l’apprentissage. Le programme prend fin en 2019.
D’autres sujets inscrits en divers portant, entre autres, sur l’excès de vitesse, la sécurité des enfants obsédés par divers jeux et le phénomène des machines à sous venant de l’Asie ont meublé les discussions.

 

Société 21 sept. 2018


Journée internationale de la Paix: Défendre la paix pour un développement durable

« La paix et le développement durables.» C’est le thème retenu cette année, à l’occasion de la commémoration de la trente sixième édition de la Journée mondiale de la Paix. Audrey Azoulay, la directrice générale de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco) a, dans son message pour la circonstance, souligné la place que la problématique de la paix occupe dans la mission de l’ Unesco .

« La paix est imparfaite et fragile si elle ne bénéficie pas à toutes et à tous ; les droits de l’Homme sont universels ou ne sont pas » dit la Directrice générale de l’Unesco qui rappelle aussi cette préoccupation de René Cassin, un des artisans de la Déclaration universelle des droits de l’Homme en 1948 : 

« Il n’y aura pas de paix sur cette planète tant que les droits de l’Homme seront violés en une quelconque partie du monde que ce soit.» 
La Journée internationale de la Paix a été décidée en 1981, en vertu de la résolution 36/67 de l’Assemblée générale des Nations Unies. Cette date a été retenue pour cadrer avec la séance d’ouverture des travaux de la session annuelle de l’organisation mondiale le troisième mardi de septembre. Pour l’Onu, il s’agit d’établir la paix sur le fondement de la solidarité intellectuelle et morale de l’humanité ; cette journée doit être marquée par la non-violence et le cessez-le feu sur tous les théâtres de guerre.
En cette journée dédiée à la promotion de la paix, chaque citoyen du monde se doit de s’interroger sur le sens de ce mot. Pourquoi la paix est-elle importante pour le genre humain ? Comment la réaliser et la maintenir partout et en tous lieux ?
«  La paix n’est pas un simple mot , c’est un comportement » avait coutume de souligner le président de la Côte d’Ivoire, Félix Houphouët-Boigny consacré par l’histoire comme l’un des sages de l’ Afrique par sa constance à toujours rechercher les voies pour promouvoir le dialogue dans toutes les situations de conflit et d’opposition , aussi dans la gestion de son pays que dans les rapports entre les Etats. Par cette assertion, il entendait sans aucun doute souligner que la paix est une richesse à laquelle tous les êtres humains aspirent. Dans leurs actes quotidiens, toutes les femmes et tous les hommes doivent intégrer cette dimension de la vie en communauté consistant à préserver un cadre toujours apaisé pour permettre des échanges fructueux pour le bien de chacun et de tous.
Dans sa mission de régulateur des relations entre les Etats , et tirant les enseignements utiles des conflits de tous genres que le monde a connus et continue de connaitre, l’ Onu est passée des Objectifs du millénaire pour le développement (Omd) aux Objectifs de développement durable (Odd) dont le point seize (16 ) met l’accent sur l’impératif de la paix entre les peuples pour parvenir à un véritable développement durable. En d’autres termes, la réalisation des Objectifs de développement durable est tributaire du climat des relations entre les hommes et les femmes à l’intérieur d’un même pays d’une part, et d’autre part entre les Etats membre de l’Organisation des Nations unies.
En tant qu’institution du système des Nations unies, l’Unesco est concernée par la réalisation de tous les Odd. En effet, elle a pratiquement des rôles à jouer pour la mise en œuvre de chacun des objectifs parce que la formation et le perfectionnement des hommes et des femmes relèvent de ses compétences. C’est pourquoi, à travers ses Commissions nationales, l’Unesco travaille inlassablement à inscrire dans les consciences cette prescription inscrite dans le préambule de son Acte constitutif, à savoir : «  élever les défenses de la paix dans l’esprit des hommes et des femmes.»
Elever les défenses de la paix contre l’intolérance sous toutes ses formes , en particulier dans des contextes préélectoraux ou électoraux que vivent nombre de pays africains où la paix entre les composantes de la collectivité nationale est souvent mise à rude épreuve ; débouchant parfois sur des ressentiments qui laissent des séquelles durables.
Elever les défenses de la paix contre l’extrémisme qui peut prendre tous les visages , quand la jeunesse a le sentiment d’être abandonnée , livrée à elle-même par des politiques qui ne prennent pas en compte ses aspirations en tant que couche sociale sur laquelle repose l’ avenir du pays .
Elever les défenses de la paix contre les préjugés qui peuvent dresser les uns contre les autres les citoyens d’un pays à cause de leurs ethnies, sexe ou religions.
Depuis 1982 qu’elle a commencé à être célébrée , la Journée internationale de la Paix offre l’occasion de faire le point des résultats obtenus sur le chemin parcouru , d’une année à l’autre , aussi bien par chaque pays que par l’ensemble de la communauté mondiale , pour réduire les causes de frictions entre les composantes de la société. Il s’agit d’une œuvre de longue haleine, mais qui mérite d’être poursuivie, quelles que soient les difficultés de la route. C’est ce que souligne, à juste titre, la directrice générale, Audrey Azoulay, dans son message : 
« le chemin de la paix est long, mais c’est à chacune et à chacun d’entre nous d’influer sur son tracé en nous engageant au quotidien pour une société inclusive plus tolérante, plus juste.

* Secrétaire générale de la Commission nationale béninoise pour l’Unesco   

Par Adélaïde F. Allagbada*

Société 21 sept. 2018


Engagée dans la lutte contre la faim et la pauvreté: The Hunger Project Bénin renouvelle son accord de siège

Le ministère des Affaires étrangères et de la Coopération a décidé de faire à nouveau confiance aux actions de développement et de lutte pour l’éradication engagées, depuis des années, par l’Organisation non gouvernementale internationale The Hunger Project Bénin. Son accord de siège lui a été renouvelé, ce jeudi 20 septembre, et de nombreuses facilités lui ont été accordées par le gouvernement.

Si le gouvernement béninois à travers le ministère des Affaires étrangères a jugé utile le renouvellement de l’accord de siège à l’Organisation non gouvernementale internationale The Hunger Poject Bénin, c’est surtout parce qu’elle s’est imposée au fil des années comme l’une des structures les plus actives aux côtés des populations, notamment les plus démunies, afin de les aider à sortir de la pauvreté.

Installée au Bénin depuis 1997, The Hunger Project a connu une période d’installation de cinq ans concrétisée par un accord de siège signé en août 2002. Depuis lors, l’organisation a mené plusieurs réalisations concrètes relevant de ses domaines d’intervention. Ces actions s’inscrivent dans la logique de sa mission qui est d’éradiquer la faim et la pauvreté par des stratégies engageant les communautés locales. Grâce à cet engagement, elle a fortement impacté le quotidien des populations, surtout dans ses zones d’intervention, en prenant en compte des domaines tels que la sécurité alimentaire et la gestion de l’environnement, la mobilisation sociale et l’éducation, la promotion du genre, la nutrition et la santé, la microfinance et l’entrepreneuriat.
«À ce jour, les interventions de The Hunger Project touchent 311.073 personnes dont 162.458 femmes », a révélé à l’issue du paraphe des documents consacrant le renouvellement d’accord de siège, Pascal Djohossou, directeur national du projet. Ces interventions couvrent dix-huit zones appelées « Epicentres ». Lesquels comptent 138 villages répartis dans 17 communes dans huit départements. « Il est capital de mentionner que la stratégie de The Hunger Project vise à conduire les communautés à l’autonomisation après une période de huit ans d’intervention », a aussi expliqué le directeur national. Et avec fierté, il annoncera ensuite que quatre parmi ces épicentres sont arrivés à l’autonomisation.
Autant d’actions qui ont fini par convaincre le gouvernement par le truchement du ministère des Affaires étrangères, à voir en cette organisation non gouvernementale, une force très engagée dans la lutte contre la pauvreté et un soutien sans faille pour la sécurité alimentaire. Heureux de ces prouesses, Hervé Djokpé, secrétaire général dudit ministère, va en citer quelques-unes, en insistant particulièrement sur la campagne de vulgarisation organisée autour du Moringa. Dans le domaine de l’entrepreneuriat des femmes et des jeunes, The Hunger Project a également fait parler d’elle. A telle enseigne qu’Hervé Djokpé en vient à la conclusion qu’elle épouse les objectifs du Programme d’action du gouvernement, travaille à leur concrétisation et mérite le renouvellement de son accord. Lequel lui offre des avantages certains, notamment des exonérations douanières et fiscales pour faciliter ses actions.

Le Bénin se révèle dans les épicentres

La finalité de The Hunger Project est «un monde où chaque femme, homme, enfant accède aux ressources et services lui permettant de mener une vie saine en toute dignité ». Les spécificités de la stratégie mise en œuvre par l’organisation consistent en la mobilisation sociale avec un accent particulier sur les femmes et les jeunes, la prise en compte de la dimension sociale du développement en même temps que la promotion de l’entrepreneuriat pour assurer la durabilité et le partenariat avec les communes, les ministères sectoriels et les agences de financement tout en mettant l’accent sur une dynamique de développement piloté par les communautés, a détaillé son directeur national.
Le total de ses engagements financiers sur les dix dernières années s’élève à environ quatorze milliards de francs Cfa. Ce qui a été possible, souligne Pascal Djohossou, par la contribution de divers partenaires tels que The Hunger Project Global, l’ambassade du Royaume des Pays-Bas, le groupe des investisseurs privés néerlandais Katakle, les investisseurs privés australiens, la Coopération technique allemande… « The Hunger Project-Bénin apprécie à sa juste valeur le renouvellement de cet accord de siège qui lui accorde des avantages plus étendus ... Ceci constitue une motivation supplémentaire pour poursuivre les actions engagées, tout en restant dans la droite ligne des orientations du gouvernement, pour contribuer au mieux à l’élimination permanente de la faim et de la pauvreté », laisse-t-il entendre. Pour lui, le Bénin se révèle ainsi déjà dans les épicentres et se révélera davantage.

Société 21 sept. 2018


« Le sport au service de la santé »: Un projet fédérateur des femmes de Lokossa autour de Solange Gbessin

« Le sport au service de la santé » est une initiative que met en œuvre, du 14 au 29 septembre, une jeune activiste politique Solange Gbessin à l’intention des dames de la cité des kotafon.

Les participantes aux activités sportives prévues dans le cadre du projet « Le sport au service de la santé » se retrouvent à nouveau, ce samedi 22 septembre, après leur rencontre du vendredi dernier. Le projet leur offre non seulement des séances d’activités physiques mais aussi des communications sur des thématiques telles que le sport et la ménopause, la bonne alimentation, et la gestion des affaires publiques par les femmes. Les activités prendront fin le 29 septembre prochain à Lokossa, où se retrouvent les dames de cette commune et ses environs, autour de Solange Gbessin, une jeune qui essaie de prendre ses marques dans le domaine de la mobilisation autour des actions sociales. En effet, Solange Gbessin est membre d'un groupe de 140 femmes et jeunes filles, dont 20 pour le département du Mono, bénéficiaires du Programme de renforcement des capacités d'actions des femmes (Recafem, phase 4). Ces bénéficiaires sont encadrées en vue de prétendre accéder aux instances de décisions et poser des pas assurés une fois entrées dans la sphère politique. « Le sport au service de la santé » est donc le premier projet dont la mise en œuvre est soutenu par le Consortium Wanep-Rifonga, organisations de la Société civile, dans le cadre d’une grande initiative intitulée « Contribution à l’amélioration du taux des femmes aux postes électifs et nominatifs au Bénin ». L’intérêt du projet personnel, décline Solange Gbessin, est de permettre aux participantes « d'avoir une bonne santé et de se mettre à l'abri de beaucoup de maladies surtout celles cardio-vasculaires qui sèment la terreur dans de nombreux ménages ».
Le lancement du projet vendredi dernier à l’hôtel de ville a été marqué par la présence de plusieurs autorités et membres de la Conférence administrative départementale et une foule de citoyens. Saluant l'initiative, le maire de la ville, Pierre Awadji et le secrétaire général de la préfecture de Lokossa Arnaud Agon ont, tour à tour, promis l'accompagnement de leurs administrations respectives. « C'est également pour moi l'occasion de manifester, une fois encore, la satisfaction du conseil communal de Lokossa engagé lui-même pour la cause d'une meilleure présence effective de la femme dans tous les domaines », a tenu à faire savoir le maire?

Sports 21 sept. 2018


Chambre des comptes de la Cour suprême: La présidente Ismath Bio Tchané Mamadou installée

Promue, en Conseil des ministres par décret n°2018-330 du 25 juillet 2018, présidente de la Chambre des comptes de la Cour suprême, la magistrate Ismath Bio Tchané Mamadou est désormais installée dans ses fonctions. Elle a prêté serment à la faveur d’une audience de la Cour suprême présidée ce jeudi 20 septembre, par le président de cette haute juridiction, Ousmane Batoko.

Présidente par intérim de la Chambre des comptes de la Cour suprême depuis le 1er juillet 2016, Ismath Bio Tchané Mamadou est désormais dans la plénitude de ses fonctions qui font d’elle le premier magistrat béninois en matière des comptes de l’Etat. Elle a prêté serment, ce jeudi 20 septembre, conformément aux dispositions de la loi n°2004-07 du 23 octobre 2007 portant organisation, attributions et fonctionnement de la Cour suprême.
Recevant ce serment, le président de la Cour suprême, Ousmane Batoko, a félicité Ismath Bio Tchané Mamadou pour sa brillante nomination qui n’est pas le fait du hasard. Cette promotion est le couronnement de près de trois décennies de dur labeur, de rigueur et d’engagement au profit du droit, de la justice avec une longue expérience en matière de justice financière, témoigne le président de l’audience de céans. Elle est toute méritée par la récipiendaire à cause de son riche et exceptionnel parcours professionnel doublé de certaines valeurs qu’elle incarne. Lesquels ont contribué en grande partie à cette nomination, révèle Ousmane Batoko. Très fier de cette promotion, le président de la Cour suprême a mis l’accent sur la place importante qu’occupe la Chambre des comptes de la Cour suprême dans l’Etat de droit, la lutte contre la corruption et l’impunité ainsi que l’équilibre social au Bénin. Laquelle est chargée, entre autres, selon le président de la Cour suprême, de juger les comptes des comptables publics ; contrôler les finances publiques ; recevoir les comptes de campagne des candidats à toutes les consultations électorales et de recevoir la déclaration sur honneur de tous les biens du président de la République, des ministres du gouvernement, des membres de institutions de la République et des autres personnalités de l’Etat nommées par décret présidentiel. Ousmane Batoko se dit d’ores et déjà assuré que la mission sera une réussite pour le nouveau président de la Chambre des comptes parce que connaissant bien la maison. Toutefois, il n’a pas manqué de lui prodiguer de sages conseils pour que les attentes soient vraiment comblées.
Mais avant l’installation de la récipiendaire par le président Ousmane Batoko, l’honneur a échu au procureur général près la Cour suprême de prendre ses réquisitions. Onésime Madodé se réjouit surtout de la fin d’intérim enfin à la tête de la Chambre des comptes, une structure stratégique dont l’importance n’est plus à démontrer dans l’édification d’une justice financière. Il a rassuré la présidente Ismath Bio Tchané Mamadou de la disponibilité et de l’engagement de tout le parquet général près la Cour suprême à l’accompagner pour le relèvement des nombreux défis de la Chambre des comptes de la Cour suprême à l’aune surtout de la mise en œuvre des réformes portées par la loi organique du 27 septembre 2013 relative aux lois des finances au Bénin.

Qui est Ismath Bio Tchané Mamadou ?

Née le 03 janvier 1962, Ismath Bio Tchané Mamadou est entrée dans le corps de la magistrature le 26 décembre 1988. Elle a fait ses premières armes par les fonctions de juge au Tribunal de première instance de Cotonou. Ismath Bio Tchané a été promue ensuite Agent judiciaire du Trésor du ministère de l’Economie et des Finances où elle a écrit l’une des plus belles pages de sa carrière professionnelle. Elle a occupé ce poste jusqu’au 2 mars 2009 où elle a été nommée conseiller à la Cour suprême puis présidente de la Section des collectivités locales au niveau de la haute juridiction le 31 décembre 2013. Ici, elle s’est fait très tôt remarquer par sa rigueur, son dévouement et son abnégation au travail, son sens du devoir et service public, par le président Ousmane Batoko qui l’a nommée, le 1er juillet 2016, pour assurer l’intérim de président de la Chambre des comptes après le départ à la retraite de Maxime Akakpo. Ismath Bio Tchané Mamadou a assuré ses fonctions jusqu’à sa confirmation à ce poste en Conseil des ministres du 25 juillet dernier, par le chef de l’Etat, sur proposition du président de la Cour suprême. C’est dire combien l’impétrante, qui a été élevée au grade de chevalier de l’Ordre national du Bénin en 2014, est depuis hier dans son marigot.

Th. C. N.

Actualités 21 sept. 2018


1ère édition des rencontres de la Responsabilité sociétale des entreprises: Une nouvelle dynamique pour le développement durable au Bénin

Les chefs d’entreprise, responsables d’associations et d’Organisations non gouvernementales ont pris part à la première édition des rencontres Rse, Responsabilité sociétale des entreprises, à Cotonou ce jeudi 20 septembre, à l’initiative du communicateur Léon Anjorin Koboudé. Un moment d’échanges et de sensibilisation sur ce concept non connu du grand public, mais d’intérêt pour le développement durable du Bénin, si les entreprises s’y engagent.

« La Responsabilité sociétale des entreprises (Rse), c’est l’ensemble de la contribution de l’entreprise au développement social et au développement durable. On considère que l’entreprise ne peut plus être indifférente aux questions de changement climatique, ni aux questions liées à la pauvreté… », a expliqué Léon Anjorin Koboudé. C’est à l’occasion de la première édition des rencontres Rse dont l’ambition est de favoriser l’engagement des différentes parties prenantes en faveur du développement durable à travers la communication et la promotion de la Rse. Les chefs d’entreprise, les responsables d’associations et d’Organisations non gouvernementales… ont pris activement part à cette rencontre sur la Rse, un concept nouveau dont la vulgarisation permettra bien évidemment de booster le développement du pays. Chaque participant a pu apporter sa contribution au débat sur le panel : « Rse au Bénin : Enjeux pour l’entreprise et le développement durable », présenté par d’éminents professeurs d’université, des responsables d’Ong et des chefs d’entreprise.
L’objectif de cette rencontre est d’informer les entreprises et les autres parties prenantes sur les enjeux de la Rse au Bénin et d’obtenir à moyen terme leur engagement volontaire dans cette démarche. Les agents de ces différentes entreprises bénéficieront également d’une formation, selon Léon A. Koboudé sur les exigences de la Rse. Certes, le Bénin ne dispose pas encore de législation sur la Rse et son souhait ainsi que celui de bien d’autres participants est que le gouvernement et le Parlement puissent se pencher sur cette préoccupation. « La contribution des entreprises aux œuvres sociales ne doit plus être une question réservée aux pays dits développés », a martelé l’initiateur de la rencontre de la Rse, Léon Koboudé. Selon ses propos, l’entreprise qui s’y investit a tout à gagner notamment en termes de réputation qui pourrait favoriser son accès sur le marché international. « C’est une opportunité économique pour l’entreprise », a soutenu Léon Koboudé, rappelant que le parcours sera long pour réussir cette révolution dans nos pays, aussi bien en Afrique que dans le monde. Après cette première édition, l’initiateur projette d’autres éditions afin que le concept de la Responsabilité sociétale des entreprises puisse entrer dans les habitudes. Toutes choses qui, sans doute, vont amener les entreprises à contribuer au développement du Bénin et à impacter l’environnement à travers diverses actions. Rappelons que la Responsabilité sociétale des entreprises est basée sur des principes fondateurs tels que la bonne gouvernance, la lutte contre la corruption, l’égalité professionnelle homme et femme, le développement durable…

Société 21 sept. 2018


Hausse des coûts des offres Gsm: Le député Guy Mitokpè demande des clarifications

L’honorable Guy Mitokpè a adressé, ce jeudi 20 septembre, une question d’actualité au gouvernement pour demander à savoir les raisons qui motivent l’augmentation des tarifs des offres Gsm.

Il fonde son initiative qui s’inscrit dans le cadre de la mission de contrôle de l’action gouvernementale dévolue au Parlement sur le décret n°2018-341 du 25 juillet 2018 portant introduction d’une contribution sur la consommation des services de communications électroniques fournis par les réseaux ouverts au public en République du Bénin. Ce texte autorise, selon l’élu du peuple, l’introduction à compter du 3 août dernier, d’une contribution sur la consommation des services de communication électronique fournis par les réseaux sociaux ouverts au public. «La présente mesure qui devrait s’appliquer uniquement sur les mégaoctets dans le cadre de l’accès aux services sociaux Internet fait constater aux consommateurs une augmentation du coût général de la communication », note Guy Mitokpè qui s’indigne contre cette décision.
La question d’actualité a été déposée hier sur la table du président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji, qui ne ménagera certainement aucun effort pour faire les diligences nécessaires devant conduire à sa programmation et à son examen par la plénière des députés.

Thibaud C. NAGNONHOU, A/R Ouémé-Plateau

Actualités 21 sept. 2018


Couverture des élections en Afrique: Des journalistes de divers pays partagent leurs expériences

Avec leurs confrères de la radio ‘‘Voix de l’Amérique’’, des journalistes du Bénin, du Sénégal, de la Côte d’Ivoire et de la Mauritanie ont échangé les mardi 18 et mercredi 19 septembre derniers sur la couverture des élections en Afrique et les règles déontologiques qui doivent régir leurs activités professionnelles. C’était à travers des vidéoconférences qui ont eu lieu, pour chaque pays, dans l’enceinte de l’ambassade des Etats-Unis.

Le traitement des informations en période électorale n’est pas toujours aisé. Avec les pressions de toutes parts, le journaliste se trouve parfois pris entre le devoir de diffuser l’information vraie et les cloisons de la ligne éditoriale. Vieux d’expérience dans la couverture des élections en Afrique, le rédacteur en chef de la radio ‘’Voix de l’Amérique’’, Idrissa Seydou Dia, n’hésite pas à affirmer : « Le journaliste doit faire un effort d’impartialité ». Intervenant sur les stratégies de couverture médiatique adoptées en période d’élection, les lois et les restrictions en matière de diffusion, la sécurité des journalistes en période électorale et la couverture de la période post-électorale, les conférenciers, journalistes du Bénin, du Sénégal, de la Côte d’Ivoire et de la Mauritanie, ont partagé et exposé les contraintes qui sont les leurs dans l’exercice de leurs fonctions. En l’occurrence, dans le secteur public, ils ont relevé l’hégémonie du pouvoir public sur les médias de service public. Une situation qui rend difficilement réalisable, le souci d’impartialité du journaliste. Au demeurant, tous s’accordent sur un minimum d’exigences qui doivent guider l’activité professionnelle du journaliste. « Toujours vérifier les informations, éviter de propager les rumeurs, ne pas diffuser les propos incendiaires, penser aux conséquences positives et négatives de ses diffusions et publications, éviter de prendre des risques inutiles en période électorale… », sont entre autres des réflexes que le journaliste se doit de cultiver.

Société 20 sept. 2018


Émission « L'heure du développement »: Un label de reddition de compte

Initiée le 21 juin 2018 par la préfecture de Lokossa dans le but de contrer la désinformation ambiante sur les actions du gouvernement, l’émission radiophonique « L'heure du développement » a fait l’objet d’un bilan à mi-parcours ce mercredi 19 septembre à Lokossa, à la session mensuelle de la conférence administrative départementale (Cad) du Mono.

Le vendredi prochain, « L'heure du développement », émission diffusée sur la radio ‘’Mono, la voix de Lokossa’’, aura quatre mois de vie. Ce qui est déjà réalisé pendant cette période a été présenté à la session de la Cad tenue au siège de la préfecture de Lokossa. Au nom du comité de pilotage de l’émission, Ader Dossou a fait savoir qu'au total treize éditions ont déjà été diffusées et ont vu se relayer au micro de la radio, des responsables de différents services déconcentrés de l'Etat. Le préfet du département, Komlan Zinsou a été, lui-même, le tout premier à avoir ouvert la série des passages sur l’émission hebdomadaire. D'un format de 55 min, ‘’L'heure du développement’’ est diffusée en langue locale avec une partie interactive dont la moyenne des intervenants enregistrés à chaque édition, est estimée par le comité de pilotage, à une douzaine de personnes appelant de la plupart des six communes du Mono. L’émission est également relayée sur des réseaux sociaux en vue d'atteindre le plus grand nombre de citoyens et fait déjà échos au-delà des frontières du Mono. « Beaucoup de mes homologues des onze autres départements frappent à nos portes en vue de s'inspirer de l’expérience de cette émission », se félicite le secrétaire général de la préfecture, Arnaud Agon. A sa suite, plusieurs directeurs départementaux ont non seulement témoigné de l’efficacité de l’émission en tant que véhicule de bonnes informations des secteurs respectifs de leurs compétences mais aussi plaidé pour sa pérennisation ainsi qu'un recours plus intensif aux outils numériques pour renforcer la visibilité. A ce sujet, la mise en ligne sur la plateforme youtube est l'une des approches suggérées.

En perspective, la préfecture de Lokossa et le comité de pilotage travaillent à obtenir la synchronisation de l’émission sur les deux autres radios du département et sa rediffusion tous les jeudis. Aussi se préoccupent-ils de l'archivage des émissions et de la qualité des solutions à apporter aux préoccupations des auditeurs. De ceci dépendent la crédibilité et le maintien de l’engouement autour de l’émission, a mentionné Ader Dossou. A en croire le préfet du Mono, l’émission, créée pour contenir les campagnes de désinformation et sensibiliser les citoyens sur les réformes et la mise en œuvre du Programme d'action du gouvernement, bénéficie du soutien de la direction de la communication à la présidence de la République n

Société 20 sept. 2018


Nouvelle tarification des communications électroniques: Pénible adaptation des populations

Lamentations et jérémiades ont coulé aux quatre coins des rues, dans les maisons, et les lieux de rassemblement dans la matinée d’hier, mercredi 19 septembre, au constat de l’entrée en vigueur des nouvelles tarifications des forfaits appel et internet. Si certains, plus optimistes, croient en l’adaptation prochaine des populations, d’autres y voient un calvaire.

« J’ai activé mon forfait Moov 150 francs ce matin et j’ai reçu 4 minutes. Je dis bien 4 minutes au lieu de 14 minutes ! J’étais simplement découragé », affirme d’humeur maussade dame Pélagie, vendeuse de riz au quartier Adogléta. « Ne sachant rien ce matin, moi j'ai activé un forfait internet de 500 francs à un client et au lieu de 1 Go, il a vu 50 Mo. Il a voulu me sermonner, moi-même j'étais surpris. Et c’est quand j'ai appelé pour comprendre, qu'on m’explique que les nouvelles tarifications sont entrées en vigueur », raconte Saurel Gnanga, vendeur de crédit au carrefour Sobébra. 

Les nouvelles tarifications annoncées par les réseaux de téléphonie mobile sont bel et bien en vigueur et déjà, les populations s’y frottent et s’y piquent. « Mais c’est le début ! Moi je pense qu’avec le temps, on va s’y habituer. C’est vrai que nos poches vont en ressentir les effets, mais on saura désormais quoi publier et ne pas passer le temps à invectiver pour rien », justifie Melchior Ayi, sociologue de formation. Mais pour le jeune écrivain Lionel Montcho, cette logique est difficilement compréhensible pour les populations un peu aux abois avec la morosité économique. « Hausser les coûts de communication pourrait être contre-productif dans un contexte où le Bénin aspire à une révolution numérique et une prime est accordée à l’innovation technologique », note l’entrepreneur Fola Alikékéré. Mais pour Calèbe Midinoudéwa, taxer la connexion internet n’est pas mauvais en soi, si tant est que la qualité de la connexion est meilleure.

Société 20 sept. 2018


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