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Nouvelles

Nouvelle tarification des communications électroniques: Les associations de consommateurs n’abdiquent point
[caption id="attachment_30814" align="alignnone" width="1024"]Les consommateurs entre plaintes et résignation[/caption]

L’entrée en vigueur depuis ce mercredi 19 septembre d’une nouvelle tarification de télécommunication n’exclut pas des pourparlers pour amoindrir les contrecoups de cette nouvelle donne. Les associations de consommateurs quoi qu’appréciant les motivations d’une telle décision n’abdiquent pas.

Changement dans la tarification des télécommunications à partir de ce mercredi 19 septembre. Les différents forfaits internet et d’appel téléphonique ont connu de modification. Une réduction sensible au niveau des différents forfaits auxquels les consommateurs sont habitués. La mesure prise par le gouvernement, depuis quelques semaines, pour rentabiliser le secteur à travers le décret n°218-341 du 25 juillet 2018 portant introduction d’une contribution sur la consommation des communications électroniques fournies par les réseaux sociaux ouverts au public en République du Bénin demeure une pilule amère pour certains.

Mais loin de désespérer de cette mesure, certaines associations de consommateurs multiplient les pourparlers avec les opérateurs GSM et l’Autorité de régulation des postes et télécommunications pour une revue des nouveaux tarifs.
« Nous sommes actuellement en négociation avec les opérateurs et l’Autorité de régulation des télécommunications électroniques et de la poste  pour la réduction des coûts », précise Robin Accrombessi, président de l’Association des consommateurs des technologies de l’information et de la communication, joint au téléphone. Ce dernier estime nécessaire, pour que les opérateurs reviennent à l’ancienne tarification, l’implication des consommateurs, car « on ne peut pas défendre quelqu’un contre son gré ».
Pour rappel, le décret n°218-341 du 25 juillet 2018 portant introduction d’une contribution sur la consommation des communications électroniques fournies par les réseaux sociaux ouverts au public en République du Bénin institue désormais 5 % de taxe à prélever sur tous les services voix et sur l’internet.
Si la partie ne semble pas pliée d’avance comme le pense Robin Accrombessi à l’instar d’autres responsables d’associations de consommateurs, Edouard Wallace se veut réaliste. Il estime qu’aucune offre n’est sur le marché sans faire l’objet d’étude technique par le régulateur. « Hier quand tout le monde surfait gratuitement sur les segments normaux de télécommunication, personne ne s’est plaint, mais aujourd’hui est-il possible de continuer ainsi dans un pays qui se respecte ? », se demande-t-il. De ses explications, il ressort que tout le monde est ramené aujourd’hui sur le segment normal afin que le marché puisse prospérer. « Les télécommunications servent aussi à faire des affaires. Les grandes réformes envisagées par le gouvernement sous-tendent cette mesure en partie », selon lui. « Ce n’est non plus, pense-t-il, une mauvaise décision puisque partout où la question se pose, des réajustements sont faits afin qu’effectivement le marché puisse être pérennisé et pour ce faire il faut que ceux qui investissent dans les infrastructures puissent rentrer dans leurs fonds ». Chacun devant payer le juste prix, à ses dires.
Bien que le régulateur défend bec et ongle avoir travaillé à ce que les effets de cette réglementation ne puissent pas être préjudiciables à la consommation des services de communication électronique au Bénin, les consommateurs ont tôt fait de noter la hausse vertigineuse des coûts de communication. De quoi les embarrasser davantage et alimenter la grogne sur les réseaux sociaux.

Société 20 sept. 2018


Mise en œuvre de l’Agenda 2030: Les professionnels des médias appelés à jouer leur partition
[caption id="attachment_30812" align="alignnone" width="1024"]Les professionnels des médias conscients désormais de leur rôle dans la mise en oeuvre de l'Agenda 2030[/caption]

Conviée par l’Association nationale des communes du Bénin (ANCB), des professionnels des médias ont pris part, les 18 et 19 septembre derniers à Dassa-Zoumè, à un atelier de renforcement de capacités sur l’Agenda 2030. Venus des départements du centre et du septentrion, l’occasion leur a permis de prendre conscience de leur rôle dans sa mise en œuvre.

Le combat pour l’atteinte des Objectifs de développement durable (ODD) au Bénin ne saurait, selon l’ANCB, être laissé à la seule charge du gouvernement. Pour les besoins de la cause, elle travaille à la mise en place d’une synergie entre les différents acteurs nationaux et locaux. La formation organisée du 18 au 19 septembre à Dassa-Zoumé à l’intention des professionnels des médias participe de ce souci de la faîtière des communes de les associer à la campagne.
Selon le président de l’association, Luc Atrokpo, le monde est de nos jours confronté à des défis de plusieurs ordres qui nécessitent des actions urgentes et coordonnées. Conscients de cette réalité, 193 pays membres des Nations Unies ont adopté l’Agenda 2030 constitué de 17 objectifs universels, transformateurs, intégrés, avec une portée étendue et centrée sur les populations. Le but est de lutter contre la pauvreté, l’inégalité, l’exclusion et les injustices. Il s’agit aussi de faire face aux défis climatiques et de mettre fin à l’extrême pauvreté.
Dès lors, en vue de poser les bases nécessaires, a indiqué le président Luc Atrokpo, de nombreux actes ont déjà été posés par l’ANCB. Ainsi, l’association a créé une commission thématique dédiée aux ODD. Elle l’a dotée d’une feuille de route qui comporte un certain nombre d’axes stratégiques dont la formation et le renforcement des élus et agents communaux. Sous sa direction, l’évaluation des besoins des communes pour la mise en œuvre des ODD tout comme le plaidoyer pour la mobilisation des ressources au profit des communes, leur accompagnement dans la mise en place du dispositif de production des données statistiques, ont également été diligentés.
Au cours des deux jours qu’ont duré les travaux de l’atelier, les professionnels des médias ont eu à s’approprier l’Agenda 2030 notamment les ODD et leurs principes de mise en œuvre, les cibles priorisées par le gouvernement et les indicateurs de suivi associés. Ils ont désormais une maîtrise des mécanismes globaux nationaux et locaux de mise en œuvre de suivi de l’Agenda 2030.
La démarche de l’ANCB, insiste son président, vise à faire des journalistes des acteurs aguerris de l’Agenda 2030 en vue de mieux informer les populations qui sont les téléspectateurs, auditeurs et lecteurs. Comme partenaires dans ce projet, la Maison de la Société civile, la Fédération des radios communautaires et assimilées du Bénin (FéRCAB) et le Réseau des médias pour la décentralisation et le développement durable (RéMED) étaient aux côtés de l’ANCB.
Au sortir de la formation, le représentant de la Maison de la Société civile, Mathias Bêhanzin, est assuré que les professionnels des médias ont désormais une grande maîtrise de l’Agenda. Selon lui, ils sont aussi à même de sensibiliser les populations sur ce qui, jusqu’à l’horizon 2030, constitue la préoccupation de la communauté internationale. Le représentant du directeur général des collectivités locales, Joachim Domanou, a également abondé dans le même sens. Au nom de son association, Luc Atrokpo a exprimé toute sa gratitude à la Coopération allemande à travers le Programme d’appui à la décentralisation et au développement communal (PDDC) dont le soutien financier et technique a permis la tenue de cet atelier.
Les participants ont suivi plusieurs communications. « L’Agenda 2030 : un cadre de référence pour la cohérence des politiques de développement au Bénin », « Lignes directrices du Bénin pour la localisation des ODD », « L’indice de gouvernance locale : un dispositif de suivi de la bonne gestion communale », puis « Point sur les rôles des médias dans la mise en œuvre de l’Agenda 2030 », sont quelques-uns des nombreux thèmes abordés?

Société 20 sept. 2018


Grossesses précoces en milieu scolaire: Les auteurs dans le collimateur !

Les enseignants et élèves auteurs de grossesses sur les filles en milieu scolaire ont du souci à se faire. Le gouvernement n’entend plus laisser de tels actes impunis. De source officielle, certains enseignants et élèves en ont déjà fait les frais l’année scolaire écoulée et les diligences sont en cours pour que les sanctions s’étendent à toute personne auteur de grossesse sur les filles en milieu scolaire.

« Des salaires des enseignants reconnus auteurs de grossesse sur les filles élèves ont été suspendus et ils seront radiés. Les élèves reconnus auteurs de grossesse sont traduits en conseil de discipline et des sanctions réglementaires prises à leur encontre. Nous sommes en train de proposer une loi pour que tout auteur de grossesse sur une fille élève soit sanctionné. Ainsi les filles pourront avoir la possibilité de finir leur cursus », renseigne un communiqué du ministère de l’Enseignement secondaire technique et de la Formation professionnelle. Le gouvernement a donc décidé de mettre les auteurs de grossesses précoces face à leurs responsabilités. Les sanctions, en ce qui concerne les enseignements et élèves, sont déjà mises en œuvre, mais le gouvernement entend proposer une loi pour réprimer toute personne auteur de grossesse sur les filles en milieu scolaire. Il s’agit de faire appliquer les textes, mais aussi de rentabiliser la subvention par l’Etat de la scolarité de ces filles en s’assurant de les maintenir à l’école. Selon Ursule Adjou, parent d’élève, cette mesure du gouvernement est à saluer. « Il est temps que l’Etat prenne ses responsabilités face à la recrudescence de ce phénomène de grossesses précoces en milieu scolaire. Les différents acteurs qui s'activent pour que tous les enfants et jeunes jouissent de leurs droits y compris le droit à l'éducation ont fait assez de sensibilisations. Il faut passer à la répression. Et c'est ce que le gouvernement vient de faire à travers cette circulaire », affirme-t-elle. Selon elle, il importe aussi que le gouvernement étende les sanctions sur les auteurs de grossesse sur les filles en situation d’apprentissage dans le secteur technique. « Toutefois, je propose à l'Etat de commanditer des études pour cerner les vraies causes du phénomène afin que des solutions efficaces soient trouvées pour maintenir nos enfants filles à l'école et leur garantir un meilleur avenir », ajoute Ursule Adjou.

Société 20 sept. 2018


Grossesses précoces en milieu scolaire: Diverses impressions

A mon avis, il n'y a pas besoin de prendre une loi mais plutôt d'appliquer le code de l'enfant qui a largement légiféré sur la question et d'appliquer également la réglementation en vigueur, à savoir l'arrêté ministériel N° 154/Mesft/Prlj/Cab/Sgm/Igm/Igpm/Drh/Dej/Daf.P/Desg/Dep/Sa du 31 mars 2016 portant sanctions à infliger aux auteurs de violences sexuelles dans les établissements publics et privés d'enseignement secondaire et général, technique et professionnel.

Le code de l'enfant dispose en la matière en son article 170 ayant trait au droit à la scolarisation des enfants enceintes: « L’enfant qui tombe enceinte avant la fin de la scolarité, a le droit de la poursuivre ou de la reprendre » ; puis en son article 180 portant sur la grossesse chez l'enfant mineur de sexe féminin : « L'enfant mineur de sexe féminin doit être protégé contre toute grossesse avant l'âge de dix-huit (18) ans. La grossesse chez l'enfant mineur est interdite.Toute personne, qui engrosse un enfant de sexe féminin, malgré les dispositions de la présente loi, est seule responsable des conséquences qui en découlent ». A cet effet, tout auteur de grossesse précoce a l’obligation de veiller sur la grossesse jusqu'à son terme ; veiller à la santé de la fille ; faire face à tous les frais occasionnés par la grossesse ; s’occuper de la fille jusqu’à sa majorité au moins ; veiller à ce que la fille poursuive ses études ou entame une formation professionnelle ; s’occuper convenablement de l’enfant qui va naître. Au cas où l’auteur de la grossesse est lui-même un enfant, les obligations énumérées à l’alinéa précédent sont assurées par ses père, mère ou tuteur. Par ailleurs, le code sanctionne un tel acte en son article 331 : « Quiconque, par le fait de la tradition, de la coutume ou de toute autre pratique, est responsable de la grossesse précoce d’un enfant de sexe féminin, est puni de six (06) mois à deux (02) ans d’emprisonnement et d’une amende de cent mille (100 000) à deux cent mille (200 000) francs CFA ». Et l’article 332 ajoute : « Toute personne qui se rend auteur d’une grossesse précoce, en violation des dispositions de la présente loi et qui ne respecte pas les prescriptions de l’article 180 de la présente loi, est d’office déchue de son autorité parentale, sans préjudice de poursuites pénales ». Selon moi, faire connaitre l'arrêté aux enseignants est primordial. Car peu d'entre eux savent qu'une telle réglementation existe. Cet arrêté comporte toutes les peines disciplinaires et la responsabilité pesant sur les sachants qui ne dénoncent pas les auteurs. Elle précise aussi que les sanctions disciplinaires ne mettent pas l'auteur à l'abri d'une sanction pénale que parfois l'autorité administrative a l'obligation de déclencher.

Basilia Koukoui, 3ème secrétaire général de la Csa-Bénin

« Contraindre les enseignants à prendre en charge les filles et les enfants »

Sanctionner les auteurs ne suffit pas ! Il faut aussi voir tout ce qu’il y a autour. Tout ce qui y participe. Pourquoi les enfants vont chez les professeurs, pourquoi elles se laissent engrosser par les enseignants ? Ce sont des analyses à faire pour pouvoir mettre les barrages et sensibiliser réellement. On ne le dit pas souvent, mais il y a des filles qui sont tombées enceintes pour des enseignants et qui sont heureuses aujourd’hui ! Parallèlement, il y a des filles qui ne sont pas heureuses. Nul ne sait où se trouve son bonheur. Ce ne sont pas toujours des cas de viol et les filles en question ne sont pas toujours des mineures ! Parfois, c’est elles-mêmes qui vont vers les enseignants. L’enfant qui n’arrive pas à manger à la maison, qui va chez son professeur, prépare à manger au professeur, mange elle-même avant de rentrer chez elle ; elle le fait une, deux, trois fois, mais ça finit par arriver. Il faut déjà que les parents arrivent à bien éduquer leurs enfants, les conscientisent et que le gouvernement arrive à améliorer la situation sociale. La sanction ne règlera pas du coup le problème. Il faut rendre responsables les auteurs de grossesse. En les sanctionnant, ils peuvent laisser encore les filles ou les délaisser. Le mieux, c’est de contraindre les enseignants à prendre en charge systématiquement les filles qu’ils engrossent et les enfants.

Société 20 sept. 2018


Chartes des partis politiques et Code électoral: Le Psd-Bélier dénonce des textes « d’exclusion »

Le Parti social démocrate Le Bélier (Psd-Bélier) s’est prononcé, ce mercredi 19 septembre, à son siège à Porto-Novo, sur la situation nationale notamment politique avec en ligne de mire la Charte des partis politiques et le Code électoral récemment adoptés par le Parlement.

La Charte des partis politiques et le Code électoral nouvellement adoptés par le Parlement sont des textes « scélérats et anti démocratiques ». C’est la position du Parti social démocrate Le Bélier (Psd-Bélier) qui était face à la presse hier. Pour le président du Psd Bélier, Goras Gaglozoun, la nouvelle charte des partis politiques est un véritable « déni du droit d’association ». Il fait allusion aux dispositions de cette loi qui impose désormais 15 membres fondateurs pour chacune des 77 communes du Bénin avant la création de tout parti politique. Le conférencier constate que ces dispositions sont un recul démocratique et viole l’esprit et la lettre de l’article 5 de la Constitution du 11 décembre 1990 qui dispose que « Les partis politiques concourent à l’expression du suffrage. Ils se forment et exercent librement leurs activités dans les conditions déterminées par la Charte des partis politiques ». Le président du Psd Le Bélier remonte dans l’histoire pour faire remarquer que depuis l’adoption et la mise en application de la loi fondamentale, la Charte des partis politiques a été modifiée à plusieurs reprises alors que le texte est dans le corpus de la Constitution. Une première Charte a été adoptée et a retenu trois membres fondateurs par département, soit 18 pour l’ensemble du pays sous l’ancien découpage territorial. L’Assemblée nationale a modifié ensuite la Charte et a porté le nombre de membres fondateurs à 10 par département. Ce qui faisait 120 membres fondateurs pour l’ensemble du Bénin, les départements étant entre temps passés de six à douze. La troisième modification de la Charte des partis politiques intervenue en juillet dernier et qui porte à 1155 membres fondateurs par parti politique à créer est venue sceller totalement le droit à l’association de la population, dénonce Goras Gaglozoun. Il condamne également avec véhémence certaines dispositions du Code électoral notamment celles fixant la caution pour la présidentielle et les législatives à 250 millions F Cfa et 249 millions F Cfa par liste, contre respectivement 15 millions F Cfa et 8,3 millions F Cfa dans la loi encore en vigueur actuellement. Cette hausse des coûts de la caution à ces deux élections vient parachever « l’exclusion des couches populaires du Bénin de la gestion des affaires du pays », insiste Goras Gaglozoun qui a été appuyé par plusieurs autres des membres de son bureau politique dont Michel Holonou et Nestor Guédénon.

Politique 20 sept. 2018


Malanville: 45 jours pour un pont neuf sur la Sota

Effondré le 5 septembre 2018 sous la pression des eaux issues des récentes pluies diluviennes, le pont sur la Sota à l’entrée de Malanville sera reconstruit en urgence, a tranché le Conseil des ministres au cours de sa réunion de ce mercredi 19 septembre qui autorise la signature du marché relatif aux travaux.

Cette prompte décision de l’Exécutif fait suite aux diligences antérieures effectuées par le gouvernement, dès la survenue de la catastrophe, pour soulager les usagers notamment ceux des pays de l’hinterland. Vu l’importance des échanges terrestres entre le Bénin et le Niger ainsi devenus pénibles, le gouvernement a su en toute responsabilité prendre les bonnes mesures. Car déjà, en attendant un pont tout neuf, et en vue du rétablissement urgent de la circulation, l’entreprise Sogea Satom, identifiée pour réaliser les travaux de reconstruction, avec la baisse du niveau des eaux, oeuvre déjà pour un passage sur le fleuve mis en service dès la semaine prochaine, afin de soulager les usagers.
Alexis Meton

Société 20 sept. 2018


Christelle Assogba Maillard : « La jeune fille est un bijou à préserver jusqu’à l’âge de la maturité »

Le guide national de conduite du dialogue parents-enfants en matière de sexualité et de santé de reproduction se présente comme un outil adéquat pour éviter aux enfants adolescents certains pièges. Un outil qui ne peut toutefois se révéler efficace sans l’implication effective des parents. Christelle Assogba Maillard, présidente de l’Association pour l’éducation, la sexualité et la santé en Afrique (Apessa), explique l’intérêt de cet instrument pour les cibles.

La Nation : Le guide national de conduite du dialogue parents-enfants en matière de sexualité et de santé de reproduction, lancé récemment, table sur les notions d’éducation sexuelle au profit des jeunes apprenants. Qu’est-ce qui suscite une telle initiative ?

Christelle Assogba Maillard : Le guide vient compléter un ensemble d’initiatives que le gouvernement béninois, sur financement de l’Ambassade des Pays-Bas, a mis en place. Ces initiatives portent sur l’idée de l’introduction de l’éducation sexuelle dans les programmes scolaires. L’idée est partie du fait que nos enfants passent plus de temps à l’école qu’à la maison. Il est important d’assainir l’environnement dans lequel ils étudient et aussi de renforcer les capacités des enseignants qui ont à charge leur éducation afin de leur permettre d’avoir un comportement adéquat face aux questions de sexualité.
Il y a également l’initiative du plan de communication qui porte sur la nécessité d’expliquer à la communauté le bien-fondé de cet outil. Sa mise en œuvre implique plusieurs départements ministériels qui ont des charges identifiées en vue de l’aboutissement heureux du processus.
Le guide se focalise sur la sexualité des enfants. N’allez- vous pas trop vite en besogne, comme le pensent certains ?

Nous sommes tenus d’apporter l’information vraie aux enfants, aux enseignants et aux parents. L’enfant aura l’information sur la santé sexuelle et reproductive à l’école. Il va se retrouver en famille où des situations vont se présenter et le parent va devoir répondre à certaines de ses préoccupations. Il importe que le parent puisse lui aussi trouver les mots justes pour expliquer certaines notions à son enfant. Le guide donne les moyens aux parents d’aborder une problématique face à une situation précise. Sachant qu’à l’école, les bases sont déjà jetées, la question ne sera plus nouvelle pour l’enfant à la maison.
Par contre, le parent peut être surpris de voir son enfant à l’aise de discuter de ces notions.
N’oublions pas le facteur sociologique dans lequel nous vivions où nos parents et grands-parents n’avaient pas eu la chance d’aborder ce sujet avec les leurs. Le malaise face au sujet s’explique à deux niveaux : la sexualité est un sujet tabou, et regorge aussi d’autres paramètres. Quand on parle de sexualité, il ne s’agit pas des rapports sexuels. C’est tout ce qui touche à la différenciation humaine. Du fait de cette différence, il y a des prédispositions naturelles qui s’imposent aux garçons et aux filles. Le guide permet au parent d’être à l’aise pour aborder avec son enfant tous les sujets relatifs à la sexualité, en tenant compte de l’environnement général dans lequel nous sommes et en ramenant l’enfant sur les bases des valeurs propres à sa famille.

Le phénomène du mariage précoce et forcé est très ancré dans certaines communautés. Votre initiative ne court-elle pas le risque de se heurter à des résistances ?

Certaines communautés traînent un bagage culturel qui nécessite aujourd’hui une remise en cause. La démarche ne consiste pas à décourager d’emblée ces pratiques. Il est important de leur faire comprendre que l’intérêt de leur changement de comportement profite à toute la population. Dans ces communautés, le mariage précoce ne vise pas systématiquement à nuire à l’adolescente. Dans leur entendement, la jeune fille est suffisamment mûre pour être donnée en mariage après les premières menstruations. Il nous revient d’expliquer aux sages qu’une fille est trop jeune pour porter une grossesse et que le phénomène limite non seulement ses potentialités mais aussi celles de sa communauté. Il est utile de leur expliquer que la jeune fille est un bijou à préserver jusqu’à l’âge de la maturité. Notre démarche vise à rassurer la population par rapport à l’inquiétude que pourrait susciter l’introduction de l’éducation sexuelle dans les programmes scolaires, et aussi leur donner l’information juste sur les contenus de l’éducation à la santé sexuelle.

Etant donné que les enfants sont aguerris sur les notions relatives à la sexualité, n’est-il pas à craindre qu’ils s’adonnent délibérément à des pratiques malsaines ?

Votre préoccupation m’amène à caricaturer la situation dans laquelle nous évoluons actuellement. C’est comme si le parent se couvre avec un drap blanc transparent et voit au travers. Aujourd’hui, les enfants ont déjà l’information dans la rue. Mais le fait d’en parler va changer la qualité de l’information qu’ils ont et la source de recherche de solutions. Compte tenu du fait que le sujet est tabou, il n’osera pas l’aborder en famille. Or, le fait de l’exposer en famille en toute confiance, le rassure et le préserve de certains pièges. Il faudrait que le parent retrouve sa place de guide et de protecteur des enfants. Ce qui n’est plus le cas aujourd’hui. On ne doit plus laisser la rue éduquer l’enfant. Il faudrait que l’enfant puisse sentir la nécessité d’aller chercher l’information contradictoire au sein de sa famille. C’est en cela que le guide vient redonner la place du parent sur le plan de l’éducation sexuelle. Autrement, les enfants se confient au voisinage qui lui donne plus que l’information recherchée ou à leurs camarades de classe qui vont jusqu’à leur faire des démonstrations. Les conséquences deviennent alors grandes.

Pourquoi avoir alors limité l’introduction des cours d’éducation sexuelle à 24 établissements, étant donné que le besoin est si important ?

Nous sommes au début. C’est une innovation. Il n’est pas dit que toutes nos propositions sont bonnes et utiles. Après l’essai, nous ferons une évaluation en vue d’apprécier et de renforcer certains aspects. Lorsque nous atteindrons les résultats escomptés, nous allons passer à la vitesse supérieure. Nous tenons compte du contexte socioculturel de chaque département. Il est important de nous approprier l’information que nous donnons à l’environnement, pour permettre à nos cibles de s’identifier à notre travail afin de ne pas le rejeter.
Je voudrais rassurer les parents sur le fait qu’ils doivent se sentir à l’aise dans ce processus pour discuter de ces sujets avec les enfants. Qu’ils leur fassent ressentir qu’ils sont des individus à part entière et qu’ils n’ont pas besoin de ressembler aux autres. Les enfants ne doivent pas avoir la crainte de poser des questions sur la sexualité et la santé de reproduction. La génération actuelle souffre d’une crise identitaire. Mais pour qu’elle se sente en confiance, cela requiert l’attention et la responsabilité des parents.

Propos recueillis par Maryse ASSOGBADJO

Société 20 sept. 2018


Aplahoué: L’élection du nouveau maire reportée pour défaut de quorum

L’élection du nouveau maire d'Aplahoué est reportée sine die. La session d’élection convoquée ce mercredi 17 septembre à l’hôtel de ville n’a pu prospérer pour défaut de quorum.

A la convocation de la préfecture à cet effet, seuls onze conseillers communaux ont répondu effectivement à l'appel sur un effectif de vingt-quatre auquel le conseil est réduit après avoir enregistré un décès dans ses rangs. Face à cette défection notée des élus de presque tous les bords politiques représentés au conseil, la délégation de la préfecture qui avait à sa tête, son secrétaire général, n'a pas eu d'autre choix que de reporter l’élection. Une décision confirmée par le préfet Christophe Mègbedji, à travers un arrêté pris dans la même journée d'hier. « La session d’élection du maire d'Aplahoué, initialement convoquée pour le mercredi 19 septembre 2018, est reportée à une date ultérieure pour défaut de quorum », motive le préfet à l'article 1er du décret n°6/081/Pdc/Sg/Stccd.
Aux dires de l'autorité communale de tutelle, cette décision répond, non seulement au souci d'une gestion impartiale de la situation que vit le conseil, mais aussi à la volonté de réunir les conditions idoines pour une élection moins contestée. « Il ne sert à rien de forcer l’élection d'un nouveau maire dans cette ambiance où les contestations de la légitimité de l’élu raviveraient la crise», retient le préfet. Il entend, avant la convocation d'une prochaine session d'élection, inviter les différents protagonistes à se parler autour d'une table en vue d’atténuer la crise. On attendra alors cette troisième tentative d’élection avant de connaître enfin, peut-être, le successeur de l'ex-maire Casimir Sossou, révoqué.

Actualités 20 sept. 2018


Organisation des championnats nationaux de football: Bientôt la mise en place des commissions

Le nouveau comité exécutif de la Fédération béninoise de Football est désormais face au défi de l’organisation réussie des différents championnats nationaux de football. Tous les responsables de clubs sont attendus à une importante réunion ce samedi 22 septembre en vue d’être informés sur les tenants et aboutissants de cette compétition dont le lancement est prévu pour le 29 septembre prochain à Parakou.

L’organisation des championnats nationaux de football est l’un des chantiers majeurs du nouveau comité exécutif de la Fédération béninoise de Football. Pour impulser une nouvelle dynamique au football béninois en panne de décollage depuis plusieurs décennies. « Le match de lancement de la saison va opposer l’équipe des Buffles Fc du Borgou, championne en titre à l’Association sportive du port autonome de Cotonou (Aspac) au stade municipal de Parakou», selon Claude Paqui, secrétaire général par intérim de la Fédération béninoise de Football. Pour lui, toutes les dispositions sont en train d’être prises pour l’organisation réussie de cette randonnée. Dans ce cadre, il est prévu une importante rencontre, ce samedi 22 septembre entre le comité exécutif et les responsables de clubs de Ligue 1 et de Ligue 2 en vue d’échanger sur les bases du déroulement des différents championnats. Les acteurs impliqués dans l’organisation et les clubs devront s’approprier, au cours de cette séance, des textes régissant les championnats.
Selon le secrétaire général, Claude Paqui, le président de la Fbf, Mathurin de Chacus a consulté tous les acteurs du football avant la publication officielle de la composition des structures devant animer les compétitions. Pour lui, tout est mis en œuvre afin que les membres des différentes commissions et des ligues régionales impliquées dans l’organisation des compétitions soient connus dans les prochains jours.

Le compte à rebours

Le temps presse. Car, depuis 2010, aucun championnat n’est allé à son terme sans des contestations et litiges. Pour preuve, il a fallu la mise en place d’un comité ad hoc pour connaître des litiges du championnat 2016-2017. Le chantier est vivace et la nouvelle équipe de la Fbf se propose d’organiser régulièrement des championnats nationaux et des compétitions de catégories d’âges. La promotion de la formation sportive, la création des académies de football et une gestion améliorée des équipes nationales pourront redonner confiance aux sponsors et partenaires. Il faut rappeler que l’organisation réussie d’une compétition de football dépend surtout des actions de mobilisation des ressources financières, matérielles et humaines, de la communication et surtout de la transparence des structures de gestion. Une gestion rigoureuse, mais pertinente est attendue afin d’éviter que les champions soient désignés par des comités ad hoc plusieurs jours après la fin des championnats.

Sports 20 sept. 2018


Gestion des entreprises publiques: Une nouvelle réglementation pour la bonne gouvernance

L’une des décisions issues du Conseil des ministres du mercredi 19 septembre est l’adoption du projet de loi portant création, organisation et fonctionnement des entreprises publiques en République du Bénin et sa transmission à l’Assemblée nationale après avis de la Cour suprême. Engagement du président Talon, à travers ce projet de loi, le gouvernement entend corriger les insuffisances contenues dans les anciennes lois régissant les sociétés publiques et votées avant l’entrée en vigueur des Actes uniformes de l’OHADA en 1997.

L’ambition du gouvernement, à travers ce projet de loi portant création, organisation et fonctionnement des entreprises publiques, est de permettre au Bénin de se doter sous peu d’un cadre réglementaire unique applicable aux entreprises publiques. Lesquelles peuvent prendre les formes suivantes : établissement public encore appelé office ou agence, société d’Etat détenue à 100% par l’Etat et société à participation publique majoritaire. Les grandes innovations de cette réforme concernent, entre autres, l’option d’utilisation des règles de gestion privée dans les établissements publics, qui sera faite dans leurs statuts, l’élimination de la pratique de la nomination d’agents comptables publics concomitamment au recrutement de directeur administratif et financier dans les agences ou offices d’Etat, selon la vision du gouvernement. Désormais, les directeurs administratifs et financiers « seront recrutés suivant les règles régissant le recrutement du personnel intervenant dans la chaîne des dépenses publiques et seront soumis à la procédure d’accréditation en qualité de comptable public, par le ministère en charge des Finances », projette le gouvernement.
Autres dispositions importantes que comporte cette initiative, les Conseils d’administration aux fins d’une plus grande efficacité seront composés de trois membres au moins et sept au plus contre sept au moins et quinze au plus actuellement ; de même, la désignation du directeur général sera désormais basée sur l’atteinte des objectifs prédéfinis, la signature de contrat à cet effet, ainsi qu’un dispositif de contrôle parlementaire à travers un rapport sur la situation économique et financière des entreprises publiques devant figurer en annexe au projet de loi de finances…Il s’agit-là d’un dispositif pour une meilleure gouvernance grâce aux mécanismes d’alerte mis ainsi en place qui du reste fait entrer dans la modernité les entreprises publiques?

Actualités 20 sept. 2018


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