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Nouvelles

Lutte contre la tuberculose: Nouveau centre de traitement à Za-Kpota
[caption id="attachment_30771" align="alignnone" width="1024"]Des responsables du centre lors de l’ouverture à Za-Kpota[/caption]

Un nouveau pas vient d’être franchi dans la lutte contre la tuberculose dans le département du Zou. Un centre de dépistage et de traitement de la maladie a été mis en service, vendredi 14 septembre dernier, au centre de santé de Za-Kpota.

C’est une délégation du Programme national de lutte contre la tuberculose (Pnt) conduite par Dr Ablo Prudence Wachinou qui a procédé au lancement officiel des activités du centre de dépistage et de traitement de la tuberculose, avec la remise d’outils et de médicaments pour son fonctionnement.Ceci en présence de Dr Hénok Ogboni, médecin-chef du centre de santé de Za-Kpota entouré de son personnel. A l’instar des autres centres, ce nouveau centre de dépistage de la tuberculose de Za-Kpota est doté d’une équipe formée pour le traitement de cette maladie et équipé du matériel nécessaire pour prendre en charge les cas. 

Les malades bénéficient gratuitement des services à l’exception de l’examen de radiologie si nécessaire.
Au cours de la symbolique cérémonie de remise des outils pour le centre, le médecin-chef Hénok Ogboni, au nom du centre de santé, s’est réjoui du choix de sa structure pour abriter ce centre de dépistage et de traitement de la tuberculose. Un geste qui réduit la distance aux malades de la localité obligés de se rendre à Bohicon, fait-il observer. Désormais, les malades sont pris en charge de bout en bout à Za-Kpota et ne seront plus référés ailleurs pour la solution à ce problème de santé. Mieux, tout ceci sera fait gratuitement jusqu’à la guérison.
A son tour, Dr Ablo Prudence Wachinou, représentant le Pnt, a rappelé l’importance de la lutte contre la tuberculose, une maladie grave et contagieuse qu’il faut rapidement et absolument prendre en charge. Maladie contagieuse, la tuberculose se transmet d’un malade à une personne saine par la toux, l’éternuement et autres, rappelle-t-il.
Et, c’est en vue de l’amélioration de la couverture en soins antituberculeux de la population de Za-Kpota et environs que le ministère de la Santé, à travers le Programme national de lutte contre la tuberculose (Pnt) a décidé de la création du centre de dépistage et traitement au sein de centre de santé communal de Za-Kpota. Dr Wachinou, en remettant les outils et produits au personnel de ce nouveau centre, a rassuré les uns et les autres sur l’engagement du Pnt à assister ce centre afin que la prise en charge des malades soit sans faille et que Za-Kpota ne traîne plus de malades cachés dans les hameaux sans soin. Il indique aussi que de façon périodique, le Pnt s’engage à y faire des descentes pour évaluer ce qui s’y fait et ravitailler en médicaments, réactifs et autres médicaments nécessaires pour la prise en charge des malades appelés à fréquenter le centre.
Depuis plusieurs années, le Pnt assure la surveillance des déclarations périodiques des cas de tuberculose identifiés dans ses unités périphériques de prise en charge. Le programme apporte aussi des vivres pour venir en aide aux malades. Puis, à l’équipe du centre désormais opérationnel, il est prévu la mise à disposition d’une moto pour aller sur le terrain détecter et convaincre les malades qui restent encore ignorants des dispositions sanitaires prises pour lutter contre le mal.
La gratuité du dépistage et des médicaments octroyés aux patients dans ce centre a été saluée par le représentant du chef d’arrondissement de Za-Kpota-Centre, Bienvenu Soho. Il assure que la sensibilisation de la communauté tient une place dans sa mission.

Santé 18 sept. 2018


Promotion de l’excellence en milieu scolaire du Couffo: L’Association Afossogbé gratifie les meilleurs apprenants d’Avétuimey
[caption id="attachment_30768" align="alignnone" width="1024"]René Missohou, président de l’Association Afossogbé, remettant un lot de kit scolaire à un élève méritant[/caption]

L’école primaire publique d’Avétuimey, dans le département du Couffo a servi de cadre dans la soirée du dimanche 16 septembre dernier à une cérémonie de remise de prix organisée par l’Association Afossogbé à l’intention des lauréats des derniers examens de fin d’année et des deux premiers des classes du CI au CM II.

Le bureau de l’Association des jeunes volontaires pour le développement Afossogbé s’est rendu, dimanche dernier à Avétuimey, dans l’arrondissement d’Azovè, les bras chargés de présents pour gratifier les apprenants qui se sont fait remarquer par leurs efforts. Au nombre d’une soixantaine, les apprenants à l’honneur sont les trente-et-un lauréats enregistrés, pour le compte de la localité, au Certificat d’études primaires (Cep) et les neuf admis au Brevet d’études du premier cycle (Bepc) ainsi qu’une vingtaine d’écoliers, à raison des deux premiers classés à la tête des effectifs des classes du CI jusqu’au CM II. Chacun de ces brillants apprenants d’Avétuimey a été doté d’un kit scolaire composé, entre autres articles, de cahiers de 100, 200 et 300 pages, de cahiers de Tp, de bics et d’ouvrages pédagogiques. Toute chose devant les soulager par rapport aux fournitures scolaires à mobiliser dans le cadre de la rentrée scolaire. Le moment a été choisi à dessein pour apporter cette assistance aux populations d’Avétuimey ville située à un kilomètre de la ville d’Azovè en allant vers la commune de Klouékanmè.

« Nous avons choisi la veille de la rentrée pour effectuer ce geste parce que, conscients qu’il est difficile pour nos parents surtout au village de financer la totalité des fournitures scolaires », confirme René Missohou, président de l’Association Afossogbé. Mettant l’accent sur l’importance qu’accorde leur creuset à la promotion de l’excellence en milieu scolaire, René Missohou explique, par ailleurs, que la cérémonie de gratification vise à créer une saine émulation dans le milieu scolaire à Avétuimey. Il a invité les parents et apprenants à s’inspirer du vécu des donateurs, pour ne jamais baisser les bras face aux difficultés. « Nous avons connu nous-mêmes ces difficultés avant de devenir ce que nous sommes. C’est une fierté pour les parents de nous voir réussir et de comprendre qu’il est important d’instruire les enfants que de les préférer dans les champs », a confié au nom de ses pairs, René Missohou.
Reconnaissants envers leurs bienfaiteurs, le chef du village, Donatien Dogblé, le porte-parole des parents d’élèves et les lauréats Steev Tohouénou et Sidoine Ehoui, représentants leurs pairs, ont tour à tour promis de ne pas décevoir les attentes. « Les fournitures vont m’aider à être première de la classe de sixième », a promis la jeune collégienne, Sidoine Ehoui.
Créée en février 2016, l’Association Afossogbé n’est pas à sa première intervention à Avétuimey. Elle y a organisé des cours de vacances en 2016 et en 2017, fait des dons de cahiers d’activités et de manuels scolaires à plus de 400 écoliers et fait bénéficier des cours de renforcement aux écoliers du CM II avant leur présentation au Cep. Autant d’activités qui ont nécessité la mobilisation d’environ un million cinq cents mille francs Cfa.

Société 18 sept. 2018


Rentrée scolaire 2018-2019: Démarrage effectif à Bohicon

Après la pré-rentrée effectuée le 10 septembre dernier, apprenants et enseignants retrouvrent le chemin des classes pour le démarrage effectif des activités académiques au niveau primaire comme secondaire.

Au Ceg 2 Bohicon, la foule était hier immense. Les nouveaux collégiens non inscrits à la pré-rentrée accompagnés de leurs parents, étaient dans la cour de l’école avec chemise dossier en main, panier, chiffon, houe et balaie, attendant d’être introduits à la réception de l’administration pour les formalités d’inscription. Les apprenants eux étaient tous en tenue kaki. On observait des va-et-vient dans la cour, des mouvements des anciens élèves qui cherchaient leurs noms sur les listes affichées devant les salles de classe. Pendant ce temps, d’autres étaient déjà en salle avec les professeurs pour prendre connaissance de l’emploi du temps, faire la prise de contact et prendre le programme et les premiers cours dans certaines classes.
Au Ceg 4 Bohicon, le constat est le même. « Les élèves ayant cour à 7 heures étaient déjà en salle même si leur effectif était faible. Des élèves qui sont dans la cour commencent le cours à 8 heures », confie le directeur Jean-Claude Emmanuel Gomez. Et il poursuit en indiquant que « les parents retardataires qui n’ont pas encore inscrit leurs enfants sont mis en attente pour le moment. Ce matin, le démarrage des cours est effectif. Tous les élèves font cours aujourd’hui». En clair, tout est mis en place pour le démarrage des cours.
Hospice Romain Godjo, enseignant des Sciences de la vie et la de terre, déplore le faible effectif des apprenants. Selon lui, « tous les élèves ne sont pas présents ce matin mais on fait avec. J’ai déjà donné le contrat pédagogique, la situation d’apprentissage et abordé le contenu de l’apprentissage. Les absents rattraperont le train en marche. Ce qui n’est pas bien ».
Sergio Azonhou, élève en Terminale raconte n’avoir pas la pêche pour le démarrage de la rentrée, parce que les vacances ont fait à peine un mois et demi. Et, avoue-t-il, c’est bien malgré lui qu’il a commencé les cours ce lundi.
Au groupe scolaire bilingue Léopold Sédar Senghor, le constat est pratiquement le même. Les enseignants contrôlent les fournitures scolaires des écoliers déjà en classe à 8 heures. Dans le même temps, certains parents sont au secrétariat de l’école pour inscrire leurs enfants. Dans l’enceinte de l’école primaire publique de Kpokon, c’est le calme. Les apprenants sont en salle avec leurs enseignants respectifs. La liste des fournitures et l’emploi du temps sont inscrits au tableau et les enfants prennent note dans les cahiers ouverts devant eux?

Education 18 sept. 2018


Rentrée scolaire 2018-2019: Pour une année fructueuse dans l’Ouémé !

L’école béninoise s’éveille de nouveau. A Porto-Novo comme dans les autres communes de l’Ouémé, la rentrée des classes est effective, depuis ce lundi 17 septembre, avec le souhait d’une année scolaire apaisée et fructueuse.

Vive la rentrée scolaire 2018-2019 ! Apprenants, enseignants et autres acteurs du système éducatif béninois ont repris le chemin des classes depuis ce lundi 17 septembre, pour un nouveau cycle scolaire de neuf mois. Cette rentrée est effective dans toutes les écoles aussi bien publiques que privées de Porto-Novo, à l’exception de certains établissements des zones lacustres qui doivent encore attendre quelques semaines du fait des inondations.
Les cours ont effectivement démarré en trombe dans le privé dont les écoles La Merveilleuse, la Cité et les Jumelles. Enseignants et écoliers étaient tous en classe déjà à 9 heures. L’heure était à la publication des emplois du temps et à la prise de contact. La situation est la même dans plusieurs complexes scolaires du secteur privé.
Mais les choses sont encore à la traîne au niveau de plusieurs établissements du secteur public surtout de l’enseignement secondaire à Porto-Novo. Cela est dû à certaines situations auxquelles sont confrontées les écoles du secteur public. Ce constat a été fait hier par le préfet de l’Ouémé, Joachim Apithy, qui a sillonné, comme de tradition, certaines écoles publiques pour s’assurer de l’effectivité de la rentrée des classes. Il avait à ses côtés le maire de Porto-Novo, Emmanuel Zossou, le directeur départemental chargé des Enseignements maternel et primaire, Alain Houssou et le directeur départemental en charge de l’Enseignement secondaire, technique et de la formation professionnelle, Bertin Dansou. Plusieurs établissements dont les écoles primaires publiques de Djègan-Kpèvi et de Hinkoundé et les Collèges d’enseignement général de Djègan-Kpèvi et de Koutongbé ont reçu les autorités. Les responsables des établissements scolaires sillonnés ont saisi l’occasion de la tournée des autorités départementales pour égrener le chapelet de leurs difficultés.
Au complexe scolaire public de Hinkoundé, plusieurs salles de classe ne tiennent plus debout, les toitures sont délabrées et l’école est sans clôture. Le directeur du complexe, Christophe Zinsou, et le président de l’Association des parents d’élèves (Ape), Ganiou Liamidi, ont plaidé pour la réhabilitation de ce complexe. Ils disent avoir écrit partout dont à la mairie pour attirer l’attention des autorités sur l’état de délabrement de l’école. Ce qu’a reconnu le maire Emmanuel Zossou tout en appelant les responsables de l’école à la patience. Selon lui, le processus est en cours pour aboutir à la passation des marchés pour la réhabilitation de cette école. Il a informé de ce que le gouvernement a octroyé à la mairie 14 millions F Cfa pour réhabiliter les écoles délabrées. Ce montant s’ajoutera aux 20 millions F Cfa prévus par la mairie dans le budget 2018 pour les travaux de réfection des écoles maternelles et primaires. Mais ces 34 millions F Cfa sont insuffisants face aux nombreux besoins sur le terrain, fait savoir Emmanuels Zossou. Pour la clôture, le chef de l’établissement a été invité à saisir le ministre, entendu que cette doléance dépasse les prérogatives du conseil municipal, clarifie Alain Houssou.
Le préfet Joachim Apithy a invité les responsables de l’école, malgré ces difficultés, à donner le meilleur d’eux-mêmes pour de meilleurs résultats?

Education 18 sept. 2018


Echanges sur la sauvegarde du patrimoine à Abomey: La nécessité du rapatriement des biens culturels au cœur des débats

L’association Action Bénin pluriel (Abp) a tenu, dimanche 16 septembre dernier, à la Maison des jeunes d’Abomey une causerie sur le thème « La sauvegarde et la promotion du patrimoine culturel béninois, état des lieux, enjeux et perspectives ». La question du rapatriement de biens culturels s’est invitée au cœur du débat.

La causerie sur le thème « La sauvegarde et la promotion du patrimoine culturel béninois, état des lieux, enjeux et perspectives » a mobilisé autour du président de l’Abp, Alain Ayadokoun, les ministres Aurélien Agbénonci, Marie-Odile Attanasso, Alain Fortunet Nouatin, le préfet du Zou, le maire d’Abomey et autres personnalités. Tous face aux jeunes, notables et têtes couronnées qui ont massivement fait le déplacement pour mieux comprendre les enjeux du processus de rapatriement des patrimoines culturels béninois. Au cours de cette causerie, le président Alain Ayadokoun et le ministre des Affaires étrangères, Aurélien Agbénonci ont rappelé la nécessité pour le Bénin de mener le combat pour le retour des trésors royaux d'Abomey pillés, vendus puis emportés par les conquérants lors de la colonisation. Alain Ayadokoun sollicite le concours des notables, gardiens de la tradition et jeunes d’Abomey, cité historique d’où provient la majorité des biens culturels, pour une appropriation du débat.
C’est depuis l’avènement de Patrice Talon au pouvoir que la requête du Bénin a été officiellement adressée à la France pour le retour de ses biens culturels. Ceci avec l’appui de l'Unesco dont l’engagement pour le transfert des biens culturels aux pays d'origine reste sans faille. Le gouvernement privilégie la voie du dialogue et de l’amitié pour le retour de ces biens culturels estimés entre 4 500 et 6 000 dont une bonne partie se retrouve en France au Musée du Quai Branly et dans des collections privées. Mais qu’à cela ne tienne, de l’entendement du ministre des Affaires étrangères, Aurélien Agbénonci, convaincu, ce combat étant juste et noble. Car, justifie-t-il, « ces objets qui appartiennent à nos ancêtres, donc au Bénin ne représentent pas que des objets pour nous. Cela fait bien partie de notre histoire, donc de notre dignité ». Mieux, soutient Aurélien Agbénonci, le retour de ces oeuvres du patrimoine national devra « nous permettre d’affiner notre potentiel touristique ».
Au cours de cette rencontre l’assistance a aussi eu droit à une projection soutenue par des explications des experts comme Gabin Djimassè et Richard V. Sogan. De riches explications qui lèvent toute équivoque sur la nécessité et la légitimité de rapatrier ces trésors du patrimoine culturel béninois retenus dans des musées étrangers.

Société 18 sept. 2018


Actes de corruption aux postes de contrôle: Les mises en garde de la hiérarchie aux policiers et douaniers
[caption id="attachment_30761" align="alignnone" width="1024"]Les DG Police républicaine et le DG douane lors du lancement de l'appel de KRAKE[/caption]

Les éléments de la Police républicaine et des douanes béninoises auteurs de faits de corruption et de rançonnement seront frappés avec la dernière rigueur. La hiérarchie des deux corps s’est montrée ferme, ce lundi 17 septembre, lors de sa rencontre avec les éléments en poste à la frontière bénino-nigériane de Kraké.

« Lorsque vous payez des dessous de table et que vous faites les couloirs pour soudoyer les agents, vous créez des manques dans les caisses de l’Etat. Vous enrichissez quelques individus et ainsi vous empêchez la construction des écoles et des maternités et retardez le développement du pays ». Cette explication du directeur général de la Police républicaine, le général Nazaire Hounnonkpè face aux usagers de la frontière bénino-nigériane de Kraké, vise à attirer l’attention de ces derniers sur l’ambition du gouvernement de porter au taux zéro, le degré de corruption dans les rangs des éléments de la police et des douanes.
Pour y parvenir, ce sont les concernés mêmes qui ont été largement avertis au cours d’une séance de travail conduite par les patrons de la police et de la douane. Le général Nazaire Hounnonkpè et le colonel des douanes Charles Inoussa Boco Sacca se sont voulus très clairs face à certains de leurs collaborateurs. L’ère de la complaisance est révolue et désormais, tout agent passible d’actes répréhensibles devra en répondre suivant les textes en vigueur. « Le gouvernement a fait l’option de combattre la corruption et ses corollaires sous toutes ses formes. Nous devons tout faire pour extirper de nos rangs les brebis galeuses. Les collègues qui ne marcheront pas au même diapason que la troupe seront sanctionnés… ». C’est avec un ton particulièrement ferme que le général Nazaire Hounnonkpè s’est adressé à sa troupe, disposé à frapper sans ménagement tout contrevenant.

Dernier avertissement

Dans cette marche vers la discipline au sein des hommes en bleu, le général met en évidence certains points saillants. L’utilisation du personnel qui ne fait pas partie des effectifs est strictement interdite et tout résistant doit faire l’objet d’une enquête et être présenté au procureur. Il en sera de même pour tout « élément encombrant ou nuisible » qui s’arroge les prérogatives dévolues aux policiers et douaniers. Par ailleurs, il est formellement interdit aux agents de percevoir de l’argent sans délivrer des quittances. « Aucun usager ne doit verser de l’argent entre les mains d’un policier », avertit le général Hounnonkpè. Aux éléments de la police et des douanes, il est également demandé de tout faire pour faciliter le passage aux usagers, d’éviter de rallonger les contrôles (une manière d’obliger les citoyens à payer des dessous de table).
Plus spécifiquement, la Police républicaine n’a pas vocation à contrôler les produits pétroliers. Elle pourrait informer la douane ou au besoin lui prêter main forte pour agir contre ces produits. En outre, les contrôles injustifiés et tous azimuts sont interdits.
Comme lui, le colonel des douanes, Charles Inoussa Boco Sacca, s’est montré aussi intransigeant. Et cette sortie qui tient d’un avertissement, il l’a dénommée « l’appel de Kraké ». Un appel qui sonne comme un signal fort dont la finalité est d’assainir les deux entités. Le temps des sanctions de premier degré est révolu et place sera désormais faite à des sanctions plus fortes, prévient-il. A ces injonctions, Constant Honvou, commissaire de Kraké, Eloïse Dossa Akinotcho, receveur de Kraké et Mauricette Dafia Adjibi, chef brigade Kraké ont répondu avoir déjà pris la mesure de la situation. Ils ont rappelé les différentes mesures prises chacun en ce qui le concerne pour mettre fin à l’existence des ‘’klébés’’ et surtout pour éviter de la part de leurs collaborateurs, tout acte ternissant l’image des deux corps.

Appel aux usagers

La lutte contre la corruption dans les rangs des policiers et douaniers repose également sur les usagers de leurs services et sur les populations en général, pensent les patrons des deux entités. A ces derniers, ils ont lancé un appel à la dénonciation pour les aider à démasquer leurs collaborateurs récalcitrants. En dehors du numéro vert de la Police républicaine, le 166 joignable 24 heures sur 24 pour toutes plaintes, il y désormais le 64004646, un numéro connecté à l’application mobile WhatsApp pour toute dénonciation ou encore le 21309836. Grâce à ces numéros, plus aucune place ne sera faite au rançonnement ou autres formes de déviance. Aussi, le directeur général de la Police républicaine a-t-il annoncé le lancement sous peu d’une nouvelle plateforme toujours destinée à recevoir des plaintes ou des dénonciations contre les éléments fautifs.

Fin de règne pour les « klébés » !

Les usagers des services douaniers les connaissent très bien. Aux postes frontaliers surtout, ils règnent comme des dieux, terrorisant parfois les populations pour se faire leur beurre. Mais çà, c’est désormais du passé. Les « klébés », individus qui se jouent les aides-douaniers ou « policiers-civils », n’auront plus droit de cité. L’appel de Kraké lancé par les patrons de la police et de la douane, lundi 17 septembre les concerne aussi. Dans les périmètres où opèrent policiers et douaniers, ils sont interdits d’existence et plus généralement sur l’ensemble du territoire national. Aux contrevenants, il est réservé un sort amer et le patron de la Police républicaine en a donné le signal fort en envoyant l’un d’eux, surpris à l’entrée du poste frontalier juxtaposé de Kraké s’expliquer devant le procureur. « Ils ne font pas partie de nos effectifs et n’ont pas été formés pour nos missions », a insisté à nouveau le colonel des douanes Charles Inoussa Boco Sacca avant de prendre congés de ses hommes.

J.F.M

Actualités 18 sept. 2018


Repositionnement dans l’univers politique: Le Rassemblement Nouvelle conscience rallie le Bloc progressiste
[caption id="attachment_30760" align="alignnone" width="1024"]L’ancien premier ministre Pascal Irénée Koupaki[/caption]

Les militants de la Nouvelle conscience portée par l’ancien premier ministre Pascal Irénée Koupaki ont désormais une nouvelle identité politique. Ils ont intégré le Bloc progressiste soutenant les actions du chef de l’Etat. Ainsi en a décidé le conseil national du mouvement, tenu samedi 15 septembre à Cotonou.

« Oui à l’assainissement du système partisan », « Oui à la gouvernance éthique et de qualité totale » ! Les slogans du Rassemblement Nouvelle conscience (Rnc) n’ont pas varié, plus de deux ans après la campagne perdue au premier tour de l’élection présidentielle 2016. Depuis, l’eau a coulé sous le pont mais l’engagement des militants Rnc reste intact. Samedi 15 septembre à Cotonou, le temps d’un conseil national de leur rassemblement politique sur le thème « Le Rnc face aux exigences du système partisan », ils ont martelé à travers hymnes et discours, leur vœu de voir se poursuivre leur idéal. Pour y arriver, ils ont décidé non seulement de se maintenir sur l’échiquier politique national, mais aussi et surtout de se donner un nouvel positionnement pour concrétiser ce rêve. « Si nous avons une identité qui n’a ni opposants, ni ennemis, la force de notre combat et la chance qu’il soit victorieux résident donc dans notre faculté à dialoguer avec toutes les entités politiques et institutionnelles, éthiques et traditionnelles, sociales et culturelles de notre pays, car il n’y a pas d’identité fermée sur elle-même sauf à devenir inaccessible », indique le leader de la Nouvelle conscience lui-même dans une lettre adressée à ses compagnons. 

Ce qui est certain, c’est qu’à l’heure de la réforme du système partisan qui prône les grands ensembles politiques qui, d’ailleurs, ont commencé par germer, les militants réunis autour de Pascal Irénée Koupaki, avaient le devoir de trancher. C’est ainsi qu’au terme des travaux en commission, ils ont opté pour l’adhésion du Rnc au Bloc progressiste. Face aux nombreuses mains tendues de divers rassemblements politiques dont les leaders ont réaffirmé leur vœu d’avoir le Rnc dans leur escarcelle, Pascal Irénée Koupaki et les siens ont porté leur choix sur le Bloc progressiste. « Ce qui nous distingue, c’est notre identité », apprécie Pascal Irenée Koupaki.
Avant d’en arriver là, la cérémonie d’ouverture de ce conseil national a été l’occasion pour nombre d’acteurs de saluer cette vision, celle de la nouvelle conscience. Lambert Koty, président du comité d’organisation des travaux, a indiqué que le temps est venu pour des interrogations sur l’avenir de la Nouvelle conscience. Thierry Codjo au nom de la jeunesse Rnc dira lui que cette réforme du système partisan, engagée depuis par le vote de lois au Parlement, fait partie intégrante du projet de société du candidat Pascal Koupaki. Rappelant les dix valeurs cardinales de la Nouvelle conscience, Julienne Akpovo au nom des femmes Rnc voit à travers ce conseil, l’occasion d’emprunter de nouvelles routes. Paul Gnimagnon, Barnabé Dassigli, Adidjatou Mathys, François Abiola, Jean Michel Abimbola et Raphaël Akotègnon, représentants de divers partis ou alliances politiques ont apprécié la tenue de ce conseil qui permet un repositionnement à l’heure des grands ensembles politiques.

Société 17 sept. 2018


Lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme: Les Osc sensibilisées

Le Réseau des organisations non gouvernementales pour les Objectifs de développement durable (Rodd) a procédé, vendredi 14 septembre dernier, à la Maison de la Société civile, à la restitution des résultats d’un « atelier régional de sensibilisation des Osc sur les exigences de la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme (Lbc/Ft) », aux Osc du Bénin.

Les Organisations de la société civile du Bénin, membres du Réseau des organisations non gouvernementales pour les Objectifs de développement durable (Rodd), en savent désormais davantage sur la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme (Lbc/Ft). Elles ont eu droit vendredi dernier à la restitution d’une mission régionale «de sensibilisation des Osc sur les exigences de la Lbc/Ft ». Ladite mission s’est déroulée au Cap-Vert, du 5 au 7 septembre et a connu la participation du Bénin. C’est une initiative du groupe intergouvernemental d’action contre le blanchiment d’argent en Afrique de l’Ouest (Giaba) dont l’objectif est de sensibiliser les Osc sur les dangers et conséquences du phénomène dans la région africaine. 

La finalité est de renforcer les capacités des Osc sur la thématique afin qu’elles « puissent assurer des plaidoyers de manière à influencer la mise en œuvre effective des dispositifs de Lbc/Ft aux niveaux national et régional», a expliqué la présentatrice du rapport de mission et présidente du Rodd, Carmen Gaba Mathrani. La sensibilisation des Osc sur l’utilisation des plateformes de lutte contre le phénomène vise également à encourager la diffusion de publication et le partage de renseignements fiables en matière de Lbc/Ft, a-t-elle poursuivi.
La mission a permis aux participants d’en savoir plus sur la place et le rôle de la société civile dans la sensibilisation, le plaidoyer et la mobilisation, de même que sur les approches que le réseau des Osc pourrait développer en vue des résultats qualitatifs. Lesquelles approches permettront de bâtir une relation de complémentarité entre les Osc et les décideurs politiques.
L’atelier s’est également penché sur les difficultés que rencontre la société civile dans les dossiers liés à Lbc/Ft lors des interventions avec les pouvoirs publics et les mesures qu’elle peut prendre pour favoriser l’évolution des législations pour plus de transparence dans la lutte contre le phénomène.
Selon la présentatrice du rapport, la couche juvénile est très exposée au phénomène. « Il existe une grande nécessité de sensibilisation de masse et l’éveil des consciences chez les jeunes et les enfants au besoin de lutter contre le phénomène », souligne-t-elle. Elle poursuit : «seules la sensibilisation et les lois ne suffisent pas à dissuader les jeunes de la région de commettre de tels crimes, il est nécessaire que les gouvernements créent des conditions d’emploi ».
L’autre facteur qui encourage le fléau, relève-t-elle, est la prépondérance de l’économie monétaire dans les Etats membres et le niveau élevé de pauvreté dans la région. D’où les recommandations de l’atelier qui portent sur la synergie d’actions entre les Osc et les médias, le renforcement de la coopération entre les Osc au niveau national et régional, l’organisation des séances de dialogues entre acteurs politiques et Osc pour une action concertée, ainsi que des plaidoyers pour encourager les établissements d’enseignement à introduire des modules Lbc/Ft dans leurs programmes.
« La réussite de la mise en œuvre des dispositifs relatifs à la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme requiert des actions conjuguées de toutes les parties prenantes », admet la présidente du Rodd, Carmen Gaba Mathrani. En termes de perspectives, le Bénin insistera, entre autres, sur l’appropriation de la loi 2018-17 du 15 juillet 2017 relative à la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme en République du Bénin et sa vulgarisation en français et dans les langues nationales en vue de l’appropriation de tous.

Société 17 sept. 2018


Planification de l’aménagement du territoire: Le plan directeur d’urbanisme de Parakou en élaboration

Le processus d’élaboration du Plan directeur d’urbanisme de Parakou a été lancé, vendredi 14 septembre dernier à son hôtel de ville. Ce document vise une meilleure planification de l’aménagement du territoire de la ville.

La Coopération suisse a entrepris des actions afin de doter les 8 communes du Borgou de documents fiables de planification spatiale notamment les plans d’urbanisme et les schémas d’aménagement. Encore quelques jours et Parakou aura les siens disponibles. La réalisation de ces documents exige un financement de 83 millions de francs Cfa avec une contribution à hauteur de 20 millions de la mairie. C’est son hôtel de ville qui a servi de cadre, vendredi 14 septembre dernier, au lancement du processus de leur élaboration.

En effet, le Plan directeur d’urbanisme (Pdu) et les schémas d’aménagement de Parakou en cours d’élaboration serviront surtout à renforcer les politiques de prise de décisions au niveau local. Leur élaboration répond au souci d’une meilleure planification de l’aménagement de la ville de Parakou. C’est le fruit de la coopération entre le Bénin et la Suisse.
Pour le premier adjoint au maire de Parakou, Ibrahim Chabi Mama, le Plan directeur d’urbanisme constitue le document officiel le plus important d’une municipalité en matière de planification de l’aménagement de son territoire. « Il contient, sur un horizon temporel de 10 ans, les politiques d’urbanisme arrêtées par le conseil municipal, lesquelles gouverneront désormais les prises de décisions des autorités locales », a-t-il expliqué. « C’est un outil de gestion qui permet au Conseil municipal d’assurer une cohérence entre les choix d’intervention dans les dossiers sectoriels tout en tenant compte des potentiels et des contraintes d’aménagement du milieu naturel et bâti ainsi que des préoccupations et attentes formulées par les populations et les organismes lors de la consultation publique », a poursuivi Ibrahim Chabi Mama. Selon lui, il définit également les politiques d’intervention en matière d’implantation d’équipements ou d’infrastructures, tout en considérant les besoins et la situation financière de la municipalité.
Présent à la cérémonie, le secrétaire général de la préfecture de Parakou, Sanni Bio Bayé, a salué l’initiative. Face aux problèmes liés aux opérations de lotissement et à la poussée démographique de la ville, ce plan servira désormais, selon lui, de boussole pour rendre dynamique le cadre de vie des populations. Abondant dans le même sens, le président de l’Association pour le développement des communes du Borgou (Adécob), Lafia Boubacar Oumarou, a indiqué que l’élaboration de ce document aidera Parakou à assurer un contrôle efficace de son espace territorial.
Pour la directrice résidente de la Coopération suisse au Bénin, Valérie Liechti, le processus d’élaboration du Plan de développement communal est concomitant à celui du Pdu. Elle espère que les dispositions seront prises pour des concertations régulières entre les experts pour la formulation des deux documents. La Coopération suisse a également invité l’Adécob à veiller pour qu’il y ait une synergie dans l’élaboration des chemins directeurs de Pèrèrè, N’Dali et Tchaourou, l’urbanisation poussée de la ville de Parakou menaçant déjà certains de leurs villages.

Société 17 sept. 2018


Non-conformité aux règles d'hygiène: Trois boulangeries fermées à Parakou

Le Comité de suivi et de contrôle des réformes dans le secteur boulangerie et pâtisserie à Parakou a effectué une descente surprise sur le terrain, jeudi 13 septembre dernier. Cette opération vise à constater l’effectivité de la mise en œuvre des mesures retenues au cours de l’atelier du samedi 1er septembre dernier à la région économique Nord de la CCIB, dans le cadre de l’amélioration des conditions d’hygiène entourant la préparation du pain.

La descente inopinée effectuée, jeudi 13 septembre, par le comité de suivi et de contrôle des mesures d’assainissement dans le secteur de fabrication du pain à Parakou, a été préjudiciable à trois boulangeries. Pour non-conformité aux règles d’hygiène, elles ont vu leurs portes cadenassées. C’est à la grande déception de leurs responsables, agents et clients.
Dans une de ces boulangeries non loin du carrefour Hubert Maga, c’est la débandade, à l’arrivée des membres du comité. Avec des pains exposés à même le sol et le cadre de travail tellement répugnant, le responsable des lieux surpris par la descente n’a pas eu le courage de se montrer.
Scandalisé par le constat qu’il a effectué, le responsable du suivi des réformes engagées par la municipalité, Gildas Aïzannon, n’a pas pu se retenir. L’objectif de l’opération enclenchée dans le secteur, a-t-il rappelé, c’est de veiller au respect du poids du pain conformément à la réglementation en vigueur. Il en est de même pour les prix officiellement recommandés. « Les conditions de sa fabrication doivent respecter les normes d’hygiène recommandées en la matière », insiste-t-il. « Nous ne voulons pas que ces boulangeries continuent d’empoisonner les populations de la ville de Parakou », poursuit Gildas Aïzannon. La bataille qui vient d’être engagée, averti-t-il, durera tout au moins un an. « Tant qu’il le faudra, nous allons maintenir la pression», a-t-il prévenu, confirmant ainsi la détermination du maire Charles Toko et des membres de son Conseil municipal à assainir le secteur.
Quelques jours plus tôt, le comité était à Madina où il a relevé un certain nombre de légèretés dans une boulangerie dont les pains sucrés, artisanalement fabriqués, étaient exposés à l’air libre et à même le sol, à la portée des mouches et de la poussière. Les tables de pétrissage et les mixeuses sont dans un état qui laisse à désirer. Juste en face de la boulangerie qui est installée. En dehors de sa proximité avec un WC, on déplore aussi que la boulangerie se trouve en face d’ un caniveau à ciel ouvert rempli de détritus et d’eaux usées.
Pour l’heure, les sanctions appliquées ne sont que temporaires. Selon Gildas Aïzanon, en plus des amendes qu’elles se verront infliger, les boulangeries qui ont choisi de ne pas se conformer courent une fermeture qui peut aller jusqu’à un an.

Société 17 sept. 2018


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