La Nation Bénin...
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Le président Mathurin De Chacus[/caption]Au lendemain de son élection à la tête du nouveau comité exécutif de la Fédération béninoise de football, le président Mathurin De Chacus a promis le démarrage du championnat national pour le samedi 29 septembre prochain. Qu'en est-il réellement ?
Une aube nouvelle vient de se lever pour le football béninois, après les crises récurrentes qui l’ont perturbé. Avec l’élection de Mathurin De Chacus à la présidence du comité exécutif de la fédération, plus rien ne sera comme avant. L’homme entend impulser une nouvelle dynamique à la gestion dont le secteur a toujours fait l’objet.
Dans la foulée, il a annoncé l’ouverture officielle de la saison à compter du mercredi 29 août dernier, puis le démarrage effectif du championnat pour le samedi 29 septembre prochain. Il a à cette fin, dans une correspondance en date du mardi 28 août dernier, invité les clubs à se rapprocher du secrétariat administratif de la fédération, pour les formalités usuelle en vue de leur inscription et l’établissement de leurs licences. Les clubs de Ligue 1 ont du samedi 15 septembre au 14 octobre prochain pour procéder au dépôt de leurs dossiers. Ceux de la Ligue 2, du 20 septembre au 19 octobre et les clubs de Ligue 3 appelés à fermer la marche, du 25 septembre au 24 octobre.
Le samedi 21 septembre prochain, au siège de la fédération à Porto-Novo, une rencontre est d’ailleurs prévue avec les responsables de tous ces clubs. Ce serait certainement pour porter à leur connaissance les conditions dans lesquelles la compétition se déroulera.
L’empressement du président Mathurin De Chacus et des membres de son comité de faire rouler rapidement le ballon sur les aires de jeu de nos stades est noble. Il y a longtemps que le pays a encore connu un championnat digne de ce nom.
Mais alors, ce sera une compétition avec combien de clubs par ligue ? Comment se jouera-t-elle ? Quelles sont les dispositions prises pour assurer son déroulement normal ? N’y aura-t-il pas de cahier de charges ? Autant d’inquiétudes non élucidées encore pour croire à l'effectivité de la compétition annoncée. L’autre zone d’ombre reste la suspension de tout le personnel de la fédération par le président.
Toutefois, les clubs affûtent sérieusement leurs armes, pour ne pas être surpris. Ils sont tous à pied d’œuvre pour constituer leur effectif. Certains ont déjà livré quelques matches de préparation.
L’international Moussa Latoundji recevant sa distinction[/caption]L’association des parents des apprenants du Centre de développement de football Latoundji Sport Promotion (Lsp) a procédé, ce samedi 15 septembre au stade René Pleven d’Akpakpa à Cotonou à la remise d’un trophée à l’international Moussa Latoundji pour ses mérites.
L’international Moussa Latoundji, ancien capitaine des Ecureuils et promoteur du Centre de développement de football Latoundji Sport Promotion a été distingué ce samedi 15 septembre par les parents des apprenants dudit centre. Ceci, à l'issue d’une séance d’entraînement au stade Réné Pleven de Cotonou. Selon le porte-parole de l’association des parents, Paterne Vignissi, ce geste vient reconnaître à cet ancien joueur sa vision pour le développement du football à la base au Bénin depuis deux ans. « Nous voulons vous témoigner notre soutien à travers ce trophée. Car, si tous les internationaux béninois faisaient comme vous, notre football serait déjà plus développé », a-t-il expliqué. Pour le porte-parole des parents, le travail qu’abat ce centre participe beaucoup à l’éducation et l’épanouissement des enfants sur plusieurs plans. L’ancien capitaine des Ecureuils, Moussa Latoundji se dit heureux de cette reconnaissance et promet continuer le travail non seulement pour le bonheur des parents mais aussi pour le développement du football au Bénin. Il invite les parents à travailler en synergie avec le centre afin que tous les efforts participent à la réussite de l’enfant à l’école et en sport. Les parents ont profité de cette occasion pour le féliciter pour sa nomination dans le staff technique de la sélection nationale en tant qu’assistant du Français Michel Dussuyer.
Au total, quatre catégories d’apprenants sont formées dans ce centre. On y retrouve les enfants de moins de 14 ans, moins de 12 ans, moins de 10 ans et ceux de moins de 7 ans. En entendant que le centre adopte le régime de l’internat, les enfants sont regroupés tous les samedis matin et tous les mercredis soir au stade René Pleven où ils reçoivent les notions techniques et pratiques du football en vue de devenir des professionnels du sport-roi dans les années à venir.
Sports 17 sept. 2018

Dire que la présence des dames est faible dans les institutions et milieux scientifiques n’est qu’un secret de polichinelle qui appelle tous à des actions de promotion. Le Bénin qui n'est pas en reste a organisé, du 10 au 14 septembre à Lokossa, un camp d’excellence en sciences, mathématiques et technologie à l’intention de dix-huit élèves filles, les plus brillantes de la promotion 1ère des séries D et C.
Lycée de jeune fille de Lokossa, courant 16 heures ce jeudi 13 septembre dernier, quelques collégiennes suivent un cours de mathématiques dans une salle de classe du foyer. Cahiers au point en face d’un tableau rempli de formules, le groupe constitué de dix-huit filles était entretenu par le conseiller pédagogique, Cyprien Kounouho.
« Cette situation de classe vise à renforcer la compétence des filles venues des douze départements dans le cadre du camp d’excellence », confirme Hubert Cakpo Yèhou, chef du service de Formation et scolarité à la direction générale de l’Enseignement secondaire général. Outre les mathématiques, les jeunes filles ont également eu droit aux cours de renforcement en Sciences de la vie et de la terre (Svt), en Physique chimie et technologie (Pct), à en croire Hubert Cakpo Yèhou. Comme c’est le cas, depuis lundi 10 septembre 2018, les notions développées à travers les différentes disciplines, précise-t-il, sont du niveau de Terminale, classe à laquelle sont admises les pensionnaires dès la prochaine rentrée scolaire. Les dix-huit élèves filles sont les plus brillantes de la promotion première des séries D et C sélectionnées sur la base de leurs résultats de l’année scolaire 2017-2018. A priori, le camp peut paraître une mise en condition dans la perspective de la prochaine rentrée, mais en sus, le gouvernement vise plus loin avec pour finalité l’incitation des lauréates aux carrières scientifiques. Dans les prochains jours, l’Exécutif engage les plus aptes, parmi ces filles qui ont réussi à dompter les bêtes noires des programmes scolaires, sur des scènes de challenges internationaux. Les couleurs nationales étant sacrées, leur défense ne doit échoir au premier venu et le ministère en charge de l’Enseignement secondaire l’a compris.
« Ce camp d’internement national va contribuer à renforcer les capacités des jeunes filles du Bénin dans les matières scientifiques et à mieux les aguerrir pour les rencontres régionales et internationales face à d’autres jeunes filles d’Afrique et du monde », révèle Mariam Chabi-Talata Zime Yerima, directrice de l’Enseignement secondaire général. En ligne de mire, le camp d'excellence à l’échelle des huit pays de l’Uemoa est une compétition scientifique entre jeunes filles des classes de première des lycées et collèges, qu’organise la Fondation Pathfinder. Consacrée à l’éducation et au développement, la fondation Pathfinder de l’astrophysicien malien Cheick Modibo Diarra récompense les lauréates avec des bourses de formations spécialisées dans de prestigieuses universités.
Pour procéder à la détection impartiale de la bonne graine à la rencontre de Lokossa, l’encadrement du camp d’excellence ne se contente pas de dispenser des enseignements, les bénéficiaires sont aussi évaluées dans toutes les disciplines. La proclamation des résultats a mis fin, dans la soirée du vendredi 14 septembre, au camp d’excellence. Les trois premières de cette promotion de l’édition 2018 sont respectivement, Laurette Biaou, Claudia Hountongbé et Adonis Vahimè. Retenues suivant leur moyenne générale comprise entre 18,5 et 19, elles auront la charge de représenter le Bénin au camp de l'Uemoa et aux autres rencontres internationales de leur catégorie.
Le camp a servi, par ailleurs, de cadre d’immersion culturelle aux dix-huit élèves filles. Introduit à dessein, le volet culturel a pour objectif de les préparer déjà à vanter la richesse du Bénin sur le plan culturel, lors des rencontres internationales, à travers le port de ses tenues vestimentaires traditionnelles, ses danses folkloriques et autres.
Exprimant leur gratitude au gouvernement et aux encadreurs, Laurelle Gbantèhou, porte-parole des lauréates, a témoigné que des efforts ont été fournis pour rendre leur « séjour agréable et très instructif ». « Ce camp d'excellence visant à améliorer notre niveau intellectuel et psychologique constitue un atout de taille pour l'émancipation de la gent féminine et la promotion de la science », souligne Laurelle Gbantèhou. A ses dires, sa promotion s'engage à faire la publicité de cette initiative dans leurs milieux de vie. « Nous nous portons d'ores et déjà garantes pour être des ambassadrices de ce camp d’excellence », gage la porte-parole.

La coopération entre Ecobank Bénin et l’Université d’Abomey-Calavi est formalisée, depuis le vendredi 14 septembre dernier, à travers une convention de coopération signée par les responsables de ces deux entités. Laquelle met à leurs charges des obligations respectives.
Les relations entre l’Université d’Abomey-Calavi et le groupe Ecobank via sa filiale au Bénin datent de très longtemps. Elles remontent à 2005 et se sont toujours bien portées. En dépit de l’absence d’un cadre formel de collaboration, banquiers et responsables universitaires ont eu plus d’une dizaine d'années de coopération sans anicroches et s’en félicitent mutuellement. C’est « une coopération particulière. Tout est parti sur une base de confiance et nous avons travaillé et fait le chemin ensemble », se satisfait le recteur de l’Université d’Abomey-Calavi, Maxime da Cruz. Pour lui, «cette collaboration a été tellement pertinente » qu’on aurait pu se passer d’une convention de coopération.
Malgré cette confiance mutuelle, et surtout pour davantage servir la cause de la communauté universitaire, les responsables des deux entités ont convenu de mieux asseoir le cadre de collaboration. D’où cette convention de coopération dont la formalisation a été décidée à la suite des travaux d’un comité technique investi de la mission d’évaluer le processus en vue de la prise de certaines décisions. « Nous avions commencé à vivre le phénomène de la massification qui imposait d’entrevoir des mécanismes particuliers de gestion de nos étudiants. Nous sommes convaincus qu’aucune institution ne peut vivre en vase clos et nous avons fait le choix de fonder sur la coopération certaines valeurs », indique le recteur de l’Uac, satisfait d’avoir à ses côtés un partenaire de la trempe d’Ecobank dont il salue l’engagement, avant de souhaiter que cette coopération se développe pour l’épanouissement des étudiants et étudiantes.
Epanouissement des étudiants, formation de cadres valeureux au profit de l’Afrique, engagement au service du développement du continent… Les ambitions du groupe Ecobank citées par Lazare Noulekou, administrateur directeur général d’Ecobank Bénin sont multiples. Et dans le viseur de la structure se trouvent tout particulièrement les étudiants dont elle veut impacter, changer et moderniser la vie et les conditions d’études.
La banque au bout des doigts
La banque au bout des doigts. C’est ce que propose en effet Ecobank en permettant aux usagers de l’Université d’Abomey-Calavi en général et aux étudiants en particulier d’effectuer les opérations bancaires liées à leurs études. Ils peuvent ainsi effectuer des paiements à partir de leurs téléphones mobiles, et profiter ainsi des facilités et technologies mises à leur disposition par la banque. Ecobank entend ainsi bancariser les paiements, sécuriser les inscriptions, simplifier le paiement des allocations universitaires… « Notre institution n’est pas étrangère à l’Université d’Abomey-Calavi », fera observer Lazare Noulekou pour illustrer combien il est imprégné de la vie sur le campus. Cet esprit de collaboration entre les deux institutions, selon lui, participe également de la vision du groupe Ecobank qui a toujours été de mettre à la disposition de l’Afrique des produits et services de qualité qui leur simplifient la vie et permettent l’épanouissement des usagers en comblant leurs attentes essentielles. « Pour nous à Ecobank, parler du développement du continent africain, c’est certes trouver des solutions aux problèmes d’aujourd’hui, mais aussi surtout préparer l’avenir », soutient Lazare Noulekou. Pour cette raison, les leviers sur lesquels il faut agir sont les jeunes et les universités qui forment les gens de demain. C’est pourquoi, poursuit-il, fidèle à cette mission de développement, le groupe, dans les 33 pays où il est présent, contracte d’importants partenariats avec des universités publiques et privées pour faciliter et sécuriser les transactions financières. Parmi ces transactions, le paiement de frais liés aux études, le paiement des allocations diverses, l’ouverture facile de comptes bancaires aux jeunes et aux étudiants, la mise à disposition des cartes bancaires et utilisation de l’application mobile. La signature de ce contrat dont lecture a été donnée apporte des améliorations technologiques à la solution de paiement des frais de scolarité et ouvre la voie à des services plus innovants avec des perspectives très optimistes, plus de 13 ans après l’instauration d’un esprit de coopération et d’écoute entre Ecobank et la plus grande université publique du Bénin?
Société 17 sept. 2018

Les cas Valentin Djénontin, Fatouma Amadou Djibril, Aboubakar Yaya et Simplice Codjo sous réserve de la levée d’immunité de ce dernier portent désormais à 10 le nombre d’anciens ministres dont l’autorisation de poursuite devant la Haute cour de Justice a été adoptée par l’Assemblée nationale, depuis l’installation de la Haute juridiction.
Avant ces quatre derniers, il y a eu en 2006 le cas d’Alain Adihou et en 2013 ceux des anciens ministres Soulé Mana Lawani, Rogatien Biaou, Armand Zinzindohoué, François Noudégbessi et Feu Kamarou Fassassi. La poursuite de ces six anciens ministres a été décidée dans les mêmes conditions de vote c’est-à-dire à la majorité des 2/3 par le Parlement. Ce qui a permis à la Chambre d’accusation de la Cour d’appel de Cotonou, faisant office de chambre d’instruction près la Haute cour de justice, d’instruire les dossiers concernant chacun des mis en cause. Deux des six anciens ministres en l’occurrence Alain Adihou et Rogatien Biaou ont été placés, dans la foulée, en détention préventive par le magistrat instructeur. Ils seront ensuite libérés au bout de quelques années. Les rapports devant sanctionner l’instruction de chacun des dossiers pour la seconde étape de la procédure devant la Haute cour de justice, celle de mise en accusation ou non de chacun des mis en cause, n’ont pas jusqu’ici été examinés par l’Assemblée nationale. Des indiscrétions informent d’ailleurs que ces rapports judiciaires ne sont pas encore transmis au Parlement, en dehors du cas d’Alain Adihou. Lequel a abouti à un non-lieu prononcé par le juge d’instruction. Cette décision du magistrat instructeur de ne pas mettre en accusation Alain Adihou a été entérinée, mardi 5 juin dernier, par le Parlement qui a rejeté la mise en accusation de l’ancien ministre chargé des Relations avec les Institutions de Mathieu Kérékou. C’est donc à juste titre que les regards sont tournés, depuis jeudi 13 septembre dernier, vers la Chambre d’accusation de la Cour d’appel de Cotonou pour les cas de Valentin Djénontin, Fatouma Amadou Djibril, Aboubakar Yaya et Simplice Codjo sous réserve de la levée d’immunité de ce dernier. Que fera le juge d’instruction ? Va-t-il placer ces quatre personnalités sous mandat de dépôt lors de sa mesure d’instruction ou les laisser libres? L’évolution de la procédure va nous édifier.
Th. C. NAGNONHOU.
Actualités 17 sept. 2018

Le président de la Cour constitutionnelle, Joseph Djogbénou, a reçu dans la matinée du vendredi 14 septembre, une délégation de la Plateforme électorale des Organisations de la société civile (OSC) du Bénin. Cette délégation conduite par Fatoumata Batoko Zossou a échangé avec ce dernier sur les appréhensions de la plateforme sur le nouveau code électoral adopté.
La loi 2018-31 portant code électoral en République du Bénin a été adoptée lundi 3 septembre dernier par la majorité des députés présents et représentés. Certaines dispositions du code ne sont pas du goût de la plateforme des OSC qui s’est rendue au cabinet du président de la Cour constitutionnelle, pour lui faire part de ses inquiétudes. Selon les explications de Fatoumata Batoko Zossou, présidente de cette plateforme, il est souhaitable que la Cour constitutionnelle, par le biais de son président donne écoute aux « appréhensions légitimes que porte la plateforme », en espérant qu’elle en tienne compte à toutes fins utiles. « Notre objectif est d’œuvrer pour que les élections se déroulent de manière pacifique et sans contestations », a souligné la présidente de la plateforme qui regroupe plus de 250 Ong et réseaux d’Ong. Cette audience a été sollicitée dans l’optique d’attirer l’attention sur certains points du code électoral, pour que la Cour constitutionnelle réfléchisse sur les actions à entreprendre en vue d’aboutir à un code consensuel. Les échanges avec le président Joseph Djogbénou ont permis de mieux éclairer la lanterne des représentants de la plateforme. « Nous partons d’ici confiants que la Cour constitutionnelle travaille dans le sens de la recherche du consensus », a-t-elle conclu.
Par Kensio AKPO (Stag.)
Actualités 17 sept. 2018

Le Bloc de la majorité parlementaire (Bmp) a édifié en votant en symbiose lors du vote d’autorisation de poursuite devant la Haute cour de Justice des ex-ministres Valentin Djénontin, Fatouma Amadou Djibril, Aboubakar Yaya et Simplice Codjo, sous réserve de la levée d’immunité de ce dernier. Tout ceci en dépit du caractère secret du scrutin.
Il est une évidence aujourd’hui que le Bloc de la majorité parlementaire (Bmp), est toujours soudé. Les résultats du vote à l’issue duquel l’Assemblée nationale a autorisé, jeudi 13 septembre dernier, la poursuite devant la Haute cour de Justice des anciens ministres Valentin Djénontin, Fatouma Amadou Djibril, Aboubakar Yaya et Simplice Codjo, sous réserve de la levée d’immunité de ce dernier, sont révélateurs de la bonne ambiance et entente entre les députés soutenant l’action du chef de l’Etat au Parlement. Ce faisant , ils ont mobilisé la majorité qualifiée des 2/3 des membres composant l’Assemblée nationale, obligatoire pour la validation de chacun des cas de poursuite des anciens ministres devant la Haute cour de Justice. Il était très difficile de pronostiquer sur le verdict du scrutin. Surtout que le vote ne s’est pas fait à main levée encore moins suivant le mode de vote à bulletin public à la tribune de l’hémicycle. Comme ce fut le cas d’ailleurs, au cours de cette année 2018, lors des votes des différentes tentatives de révision de la Constitution du 11 décembre 1990. Pour la poursuite devant la Haute cour de justice, la loi fondamentale a exigé stricto sensu le vote à bulletin secret et à la tribune de l’hémicycle. Du coup, il était quasi impossible de savoir les choix opérés par les députés. Or, il était possible pour chaque parlementaire de voter contre le mot d’ordre de son groupe parlementaire une fois seul dans l’isoloir. Chaque député était mis devant sa responsabilité en donnant sa caution ou non pour la poursuite de chacun des mis en cause devant la Haute juridiction compétente pour juger le président de la République et les membres du gouvernement à raison « des faits qualifiés de haute trahison, d’outrage à l’Assemblée nationale, ou d’atteinte à l’honneur et à la probité et d’infractions commises dans l’exercice ou à l’occasion de l’exercice de leurs fonctions ».
Ainsi, au regard du caractère secret du vote en cette matière, il était très difficile de présager de l’issue du vote relativement à chaque ancien ministre mis en cause. Un exploit que les députés du Bmp ont réussi en montrant qu’ils peuvent se faire mutuellement confiance lors des votes aussi bien publics que secrets. Les résultats du vote en disent long sur l’harmonie entre eux. Faut-il le rappeler, le vote à l’encontre de Fatouma Amadou Djibril et Valentin Djénontin poursuivis solidairement dans un même dossier, a donné 57 voix pour, 24 contre et 00 abstention, celui contre Aboubakar Yaya a été sanctionné par 60 voix pour, 21 contre et 00 abstention et celui contre Simplice Codjo Dossou par 59 voix pour, 22 contre et 00 contre. La décision de poursuite de l’ancien ministre d’Etat chargé des Finances, Komi Koutché, a été rejetée par 03 voix pour, 78 contre et 00 abstention. Le rejet de la poursuite contre l’ancien argentier national a été encore une volonté des députés du Bmp qui ont estimé que les faits reprochés à ce dernier sont purement privés et ne peuvent être connus de la Haute cour de Justice. Preuve de ce qu’il n’y a pas de chasse aux sorcières. Les résultats des cinq votes ont exprimé à 100% la position du Bmp forte de 60 députés contre 21 pour la minorité parlementaire. Les deux voix manquantes lors du vote étaient celles de l’honorable Taofick Mohamed Atao Hinnouho en détention préventive et qui n’a pas donné de procuration à un de ses collègues et du député suppléant Janvier Donhouahoué décédé. Le débat serait actuellement tout autre si l’un ou tous les dossiers de poursuite avaient échoué. Mieux, les députés du Bmp seraient en train de faire l’objet de toutes sortes de diatribes si la majorité des 2/3 c’est-à-dire 56 voix exigé par la Constitution n’avait pas été obtenue pour chacun des ex-ministres incriminés. Comme c’était le cas lors du rejet par l’Assemblée nationale, le 4 avril dernier, de l’étape de la « prise en considération de la révision constitutionnelle » où les députés du Bloc de la majorité parlementaire ont été fortement critiqués. Ainsi, si le vote de poursuite devant la Haute cour de Justice était un pari, les députés du Bmp peuvent se targuer de l’avoir gagné avec fierté. Ce faisant, ils donnent une fois encore au chef de l’Etat la preuve palpable de ce que sa majorité reste confortable au Parlement et prête pour l’accompagner sur la voie du développement du Bénin.

La dictée fait partie des épreuves de composition à l’examen du Certificat d’études primaires (Cep) et dans les Ecoles normales d’instituteurs à compter de la nouvelle année scolaire qui démarre, ce lundi 17 septembre, sur toute l’étendue du territoire national. Le ministre des Enseignements maternel et primaire, Salimane Karimou, est revenu sur cette innovation comme deux autres dans son message à l’endroit de tous les acteurs de l’école béninoise.
Les classes rouvrent officiellement leurs portes, ce lundi 17 septembre, pour le compte de l’année 2018-2019 avec l’intégration effective de la dictée dans le processus d’enseignement/apprentissage/évaluation. Cette matière est désormais réintroduite comme épreuve au Certificat d’études primaires (Cep) dans le cadre de la poursuite de la pratique de la dictée du Cours d’initiation (CI), au Cours moyen deuxième année (Cm2) ainsi que les Ecoles normales d’instituteurs. L’information a été donnée par le ministre des Enseignements maternel et primaire lors de son message à l’endroit de tous les acteurs de l’école béninoise pour une bonne rentrée scolaire. Salimane Karimou n’a pas manqué de préciser que la dictée était déjà réhabilitée et intégrée dans les emplois du temps depuis la rentrée scolaire d’octobre 2016. Mais il a été décidé, cette fois-ci, de consolider cette réforme dès cette année scolaire. Le ministre rassure, toutefois, que l’exercice de dictée dans les classes sera dépourvu de tout caractère rébarbatif. En d’autres termes, cette discipline ne va pas constituer un obstacle pour l’évolution des apprenants dans leur cursus scolaire, c’est-à-dire éliminatoire comme ce fut le cas par le passé, éclaire le ministre des Enseignements maternel et primaire.
L’autre réforme sur laquelle a insisté Salimane Karimou concerne l’extension des cantines scolaires pour atteindre, par anticipation, à partir de 2018 le taux de couverture de 51% initialement prévu pour 2021, conformément au Programme d’actions du gouvernement (Pag). Cette extension va porter sur 1600 nouvelles écoles, renseigne le ministre. Ce qui permettra d’impacter un effectif d’environ 480 mille écoliers. Avec ces statistiques, le gouvernement met désormais le cap sur la concrétisation de l’objectif « Une école/une cantine scolaire ».
La troisième et dernière grande innovation qui marquera le système éducatif cette année scolaire est l’entrée en vigueur du Plan sectoriel de l’éducation (Pse) post 2015. Ce Plan, à en croire le ministre des Enseignements maternel et primaire, est un instrument précieux mis à la disposition du système éducatif béninois et qui définit les lignes directrices de l’action de l’Etat dans le secteur de l’éducation à l’horizon 2030. C’est un outil visant à doter le Bénin « d’hommes et de femmes » épanouis, rayonnants de santé, compétents, et compétitifs pour répondre aux exigences de développement durable, de bonne gouvernance et de bien-être collectif ». Le Pse ambitionne d’aider à court terme à transformer de façon structurelle l’économie béninoise en s’appuyant, entre autres, sur l’amélioration des performances de l’éducation. Il est prévu, à cet effet, l’effectivité de l’éducation de base qui permet à tous les enfants de poursuivre leurs études jusqu’en classe de troisième au moins ; la considération de l’enseignement technique et de la formation professionnelle comme deuxième priorité de l’Etat et l’amélioration de la qualité de l’éducation, de l’équité et de l’inclusion en vue de la scolarisation primaire universelle et de l’apprentissage tout au long de la vie, détaille Salimane Karimou.
Après le rappel de trois réformes majeures, le ministre des Enseignements maternel et primaire a invité tous les acteurs de l’école béninoise notamment les parents d’élèves, les enseignants, le corps d’encadrement, les apprenants et les Partenaires techniques et financiers à jouer chacun sa partition pour une année scolaire 2018-2019 apaisée et réussie.

En visite sur les grands axes ayant bénéficié de l’éclairage public dans les villes de Cotonou et de Porto-Novo dans la nuit du mercredi 12 au petit matin de ce jeudi 13 septembre, le ministre de l’Energie, Dona Jean Claude Houssou, a croisé en chemin l’équipe de convoyage du septième moteur acquis par le gouvernement pour la construction d’une centrale thermique de 120 Mw à Maria-Gléta dans la commune d’Abomey-Calavi.
« Silence ! Le gouvernement travaille », a déclaré le ministre de l’Energie, Dona Jean Claude Houssou après avoir vu l’équipe de convoyage des moteurs acquis par le gouvernement pour la construction d’une centrale thermique de 120 Mw à Maria-Gléta dans la nuit du mercredi 12 septembre dernier sur le tronçon carrefour Iita-Tankpè lors de la visite des axes ayant bénéficié de l’éclairage public. Ce moteur est le dernier des sept acquis et qui a quitté le port pour le site de la centrale thermique.
Pour le ministre de l’Energie, le bilan par rapport à ce projet est positif. Positif conformément à ce qui était prévu. Toute l’équipe qui est mobilisée, selon lui, a montré son professionnalisme, notamment dans le temps de convoyage des moteurs.
Après les moteurs, c’est au tour des alternateurs et transformateurs de suivre. Car, il y a une semaine, c’est 3000 tonnes d’équipements qui étaient débarquées au port de Cotonou dans le cadre de la construction de cette centrale thermique. « C’est une performance historique qui arrive pour le Bénin et qui mérite un satisfecit particulier au président de la République qui, avec sa ténacité, son engagement et sa vision des choses, permet aujourd’hui de faire des réalisations que nous voyons », a souligné Dona Jean Claude Houssou. Pour lui, ce n’est qu’une étape de la grande ligne qui va amener le Bénin vers ce qu’il appelle une énergie disponible à tout moment en quantité et en qualité.
Le ministre de l’Energie estime que le planning est respecté et la performance bonne. Prévus en effet pour être au Bénin dans 14 jours, les moteurs acheminés de la France l’ont été en 11 jours. La fin des travaux est en vue et au cours du premier semestre 2019, on devait sortir, selon lui, les premiers kilowattheures de cette centrale thermique qui est une importante infrastructure non seulement au Bénin mais aussi dans la sous-région.
Il faut signaler que la fin des travaux de construction de cette centrale mettra un terme à la location des groupes électrogènes actuellement sur le site Aggréko à Maria-Gléta.

Le ministre de l’Energie, Dona Jean Claude Houssou, est satisfait de l’éclairage public sur les grands axes des villes de Cotonou et de Porto-Novo. Cette satisfaction a été exprimée au terme d’une visite de terrain qu’il a effectuée dans la nuit du mercredi 12 au jeudi 13 septembre dans les deux grandes villes.
Le préfet du département du Littoral, Modeste Toboula, le deuxième adjoint au maire de la ville de Cotonou, Augustin Houessinon et le deuxième adjoint au maire de la ville de Porto-Novo, François Ahlonsou affichent leur satisfaction quant à la mise en service de l’éclairage public dans les deux plus grandes villes du Bénin. L’éclairage public de quelques artères de ces deux villes réalisé par la Société béninoise d’énergie électrique (Sbee) pour ces élus municipaux et communaux est un ouf de soulagement pour leurs administrés qui sont désormais, disent-ils, épargnés de l’insécurité.
En effet, dans le cadre de la mise en œuvre des actions du Programme d’actions du gouvernement (Pag), il a été prévu, bien que cela soit transféré aux communes, l’éclairage public de grands axes dans certaines villes dont Cotonou et Porto-Novo. C’est ainsi qu’il y a quelques mois, des instructions ont été données à la Sbee par le gouvernement pour que les axes ciblés dans lesdites villes soient réellement dotés de l’éclairage public. C’est désormais chose faite. Car, sur le terrain dans la nuit du mercredi 12 au petit matin du jeudi 13 septembre, le ministre de l’Energie, Dona Jean Claude, après une visite des artères concernées, a déclaré que la mission a été accomplie par la Sbee.
« Ce que vous avez vu à Cotonou et à Porto-Novo, sur les différentes artères que nous avons visitées est une première phase », déclare le ministre de l’Energie. Pour lui, c’est une grande émotion quand il a entendu les autorités municipales apprécier le travail qui a été fait. Car, il y a des endroits au niveau des deux grandes villes qui, depuis une vingtaine d’années, n’ont pas connu l’éclairage public. « En moins de deux ans, le régime actuel a beaucoup fait pour ce pays et particulièrement pour Porto-Novo », soutient-il.
A Cotonou, le ministre de l’Energie estime que c’est la volonté conjuguée de la mairie, de la préfecture, de la Sbee et des techniciens qui a permis d’aboutir aux résultats qui sont là aujourd’hui. Le chef de l’Etat, rappelle-t-il, a voulu que la ville de Cotonou soit illuminée, une ville lumière. « Et c’est ce qui vient d’être fait », se réjouit-il.
Pour le ministre de l’Energie, c’est cet engagement du gouvernement qui montre que le Pag n’est pas un vain mot. Il se traduit dans les actions dont l’éclairage public qui, selon lui, est un acte palpable constaté dans la nuit du mercredi à hier jeudi dans les villes de Cotonou et de Porto-Novo.
Selon Dona Jean Claude, à Porto-Novo, c’est plus de 20 kilomètres d’axes principaux non illuminés qui ont retrouvé la lumière et qui de fait repoussent l’insécurité et doivent rassurer les Porto-Noviens.
Pour sa part, le directeur général de la Sbee, Laurent Tossou estime qu’il y a un pas déjà franchi, puisque les autorités des villes de Cotonou et de Porto-Novo ont reconnu qu’il y a déjà quelque chose de fait, même si tout ne l’est pas encore. « Nous allons poursuivre cette œuvre pour permettre à nos concitoyens de vivre mieux », a promis le directeur général de la Sbee.
Les axes visités
Il faut rappeler que la descente à Cotonou a permis au ministre et sa suite de tenir une séance de travail avec le préfet du département du Littoral avant de commencer à sillonner les axes qui ont bénéficié de l’éclairage public. C’est ainsi qu’il est parti de la préfecture de Cotonou pour aller à Maria-Gléta dans la commune d’Abomey-Calavi en passant par Ganhi-carrefour, Saint-
Michel-carrefour Legba-Bar Tito où il a fait un arrêt pour s’informer de comment les techniciens ont pu faire le travail. Cet arrêt qui était le deuxième après celui du carrefour d’accès du port l’a conduit à un troisième arrêt au carrefour de Bénin Marché avant de continuer sur Maria-Gléta sur le site des groupes Aggréko. Ici, le ministre et sa suite ont échangé avec les équipes de permanence sur comment elles s’organisent pour mettre en marche les groupes en cas de panne sur le courant électrique provenant de la Communauté électrique du Bénin (Ceb).
A Porto-Novo, plus de 20 kilomètres d’axes ont bénéficié de l’éclairage public. Il s’agit des axes Boulevard préfecture-Beaurivage, la rue des manguiers, l’Eglise notre Dame-commissariat central-couloir Boa-Eglise Sainte Anne-tronçon Sainte Anne Mairie de Porto-Novo-Catchi-Dangbé Klounon.