La Nation Bénin...
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Le ministre de l’Energie, Dona Jean Claude Houssou, est satisfait de l’éclairage public sur les grands axes des villes de Cotonou et de Porto-Novo. Cette satisfaction a été exprimée au terme d’une visite de terrain qu’il a effectuée dans la nuit du mercredi 12 au jeudi 13 septembre dans les deux grandes villes.
Le préfet du département du Littoral, Modeste Toboula, le deuxième adjoint au maire de la ville de Cotonou, Augustin Houessinon et le deuxième adjoint au maire de la ville de Porto-Novo, François Ahlonsou affichent leur satisfaction quant à la mise en service de l’éclairage public dans les deux plus grandes villes du Bénin. L’éclairage public de quelques artères de ces deux villes réalisé par la Société béninoise d’énergie électrique (Sbee) pour ces élus municipaux et communaux est un ouf de soulagement pour leurs administrés qui sont désormais, disent-ils, épargnés de l’insécurité.
En effet, dans le cadre de la mise en œuvre des actions du Programme d’actions du gouvernement (Pag), il a été prévu, bien que cela soit transféré aux communes, l’éclairage public de grands axes dans certaines villes dont Cotonou et Porto-Novo. C’est ainsi qu’il y a quelques mois, des instructions ont été données à la Sbee par le gouvernement pour que les axes ciblés dans lesdites villes soient réellement dotés de l’éclairage public. C’est désormais chose faite. Car, sur le terrain dans la nuit du mercredi 12 au petit matin du jeudi 13 septembre, le ministre de l’Energie, Dona Jean Claude, après une visite des artères concernées, a déclaré que la mission a été accomplie par la Sbee.
« Ce que vous avez vu à Cotonou et à Porto-Novo, sur les différentes artères que nous avons visitées est une première phase », déclare le ministre de l’Energie. Pour lui, c’est une grande émotion quand il a entendu les autorités municipales apprécier le travail qui a été fait. Car, il y a des endroits au niveau des deux grandes villes qui, depuis une vingtaine d’années, n’ont pas connu l’éclairage public. « En moins de deux ans, le régime actuel a beaucoup fait pour ce pays et particulièrement pour Porto-Novo », soutient-il.
A Cotonou, le ministre de l’Energie estime que c’est la volonté conjuguée de la mairie, de la préfecture, de la Sbee et des techniciens qui a permis d’aboutir aux résultats qui sont là aujourd’hui. Le chef de l’Etat, rappelle-t-il, a voulu que la ville de Cotonou soit illuminée, une ville lumière. « Et c’est ce qui vient d’être fait », se réjouit-il.
Pour le ministre de l’Energie, c’est cet engagement du gouvernement qui montre que le Pag n’est pas un vain mot. Il se traduit dans les actions dont l’éclairage public qui, selon lui, est un acte palpable constaté dans la nuit du mercredi à hier jeudi dans les villes de Cotonou et de Porto-Novo.
Selon Dona Jean Claude, à Porto-Novo, c’est plus de 20 kilomètres d’axes principaux non illuminés qui ont retrouvé la lumière et qui de fait repoussent l’insécurité et doivent rassurer les Porto-Noviens.
Pour sa part, le directeur général de la Sbee, Laurent Tossou estime qu’il y a un pas déjà franchi, puisque les autorités des villes de Cotonou et de Porto-Novo ont reconnu qu’il y a déjà quelque chose de fait, même si tout ne l’est pas encore. « Nous allons poursuivre cette œuvre pour permettre à nos concitoyens de vivre mieux », a promis le directeur général de la Sbee.
Les axes visités
Il faut rappeler que la descente à Cotonou a permis au ministre et sa suite de tenir une séance de travail avec le préfet du département du Littoral avant de commencer à sillonner les axes qui ont bénéficié de l’éclairage public. C’est ainsi qu’il est parti de la préfecture de Cotonou pour aller à Maria-Gléta dans la commune d’Abomey-Calavi en passant par Ganhi-carrefour, Saint-
Michel-carrefour Legba-Bar Tito où il a fait un arrêt pour s’informer de comment les techniciens ont pu faire le travail. Cet arrêt qui était le deuxième après celui du carrefour d’accès du port l’a conduit à un troisième arrêt au carrefour de Bénin Marché avant de continuer sur Maria-Gléta sur le site des groupes Aggréko. Ici, le ministre et sa suite ont échangé avec les équipes de permanence sur comment elles s’organisent pour mettre en marche les groupes en cas de panne sur le courant électrique provenant de la Communauté électrique du Bénin (Ceb).
A Porto-Novo, plus de 20 kilomètres d’axes ont bénéficié de l’éclairage public. Il s’agit des axes Boulevard préfecture-Beaurivage, la rue des manguiers, l’Eglise notre Dame-commissariat central-couloir Boa-Eglise Sainte Anne-tronçon Sainte Anne Mairie de Porto-Novo-Catchi-Dangbé Klounon.

Il n’y a plus de doute sur la rentrée académique 2017-2018 prévue pour ce lundi 17 septembre. La pré-rentrée effectuée la semaine écoulée, enseignants et élèves sont appelés reprendre le chemin des classes, comme le recommande le ministre des Enseignements maternel et primaire.
« Il est attendu dans les cahiers d’activités et devoirs des écoliers les premiers devoirs et premières synthèses et retenons dans les cahiers de leçon dès le lundi 17 septembre 2018 sur toute l’étendue du territoire national ». Ainsi recommande le ministre des Enseignements maternel et primaire, Salimane Karimou, aux enseignants dans le calendrier des activités de la période pré-rentrée. Ce même calendrier prévoit pour le compte du jeudi 13 septembre, le premier conseil des maîtres qui va déboucher sur la répartition des enseignants dans les classes, la planification mensuelle… ; la mise à la disposition des enseignants des fournitures et matériel de travail dont les programmes d’études, emploi du temps, guides, manuels ; la mise en place du dispositif en vue de la gestion collégiale de l’école… Ce vendredi 14 septembre se tient l’assemblée générale des parents d’élèves suivie du lancement public de la rentrée des classes pour le démarrage effectif des activités pédagogiques le 17 septembre à 8 heures précises. Cette précaution du gouvernement est la preuve d’une pro activité soutenue par des discussions en amont avec les partenaires sociaux pour une rentrée scolaire sans anicroche. Si l’on considère que toutes les dispositions sont prises pour un bon démarrage des cours, le défi à relever reste celui du déficit d’enseignants dans les écoles maternelles et primaires. Toutes les classes ne sont pas pourvues d’enseignants selon des directeurs d’établissements qui plaident pour le recrutement des enseignants.
Education 14 sept. 2018

Club de la division d’élite du football béninois ayant représenté le Bénin à la dernière édition de la Coupe de la Confédération, la formation de Energie FC a procédé, hier jeudi 13 septembre, au lancement de sa saison. Elle a désormais un tout nouvel entraîneur.
Le club de football des électriciens de la SBEE, Energie FC, nourrit de sérieuses ambitions pour le championnat national de football, saison 2018-2019, dont le lancement est prévu pour samedi 29 septembre prochain. C’est depuis hier jeudi 13 septembre qu’il a entamé ses préparatifs sur le gazon synthétique d’Abomey-Calavi, l'installation qui va désormais accueillir ses séances d’entraînement.
Vice-championne du Bénin la saison dernière, l’Energie FC a vu son effectif sérieusement modifié. Entre autres tauliers encore présents, il y a Ibrahim Ogounlola, Aimé Santou, Abdel Bouraïma. Actuellement, l’équipe suit une cure de rajeunissement sous la houlette de son nouvel entraîneur, Mathias Déguénon. Ce dernier a été appelé pour remplacer l’ancien, Stanislas Akélé, parti faire ses preuves à l’AS Tonnerre de Bohicon.
Après un passage à la tête des équipes de catégories d’âges et de l’équipe nationale A’, Mathias Déguénon s’apprête donc à relever un nouveau challenge dans sa carrière d’entraîneur. Son expérience, il espère la faire profiter à son nouveau club.

Ce jour vendredi 14 septembre, la 6e mandature de la Cour constitutionnelle totalise cent jours de fonction. Avec une kyrielle de décisions déjà rendues, d’activités et d’audiences organisées, cette mandature semble avoir opté pour la célérité et le pro-activisme.
« 88 recours enregistrés de juin 2018 au 22 août 2018, 72 recours traités et vidés pour 61 décisions Dcc rendues du 21 juin 2018 au 28 août 2018 ». Ce sont les statistiques du secrétariat général de la Cour constitutionnelle. La 6e mandature de la Haute juridiction semble décidée à faire non seulement preuve de célérité, mais aussi d’ouverture dans le traitement des recours. En témoigne d’ailleurs la première réforme engagée par la 6e mandature dès son installation ; celle de la modification du règlement intérieur de l’institution. Une initiative du président de la Cour constitutionnelle, Joseph Djogbénou, approuvée par l’ensemble des conseillers. Le nouveau règlement intérieur stipule en son article 28 : « La procédure devant la Cour constitutionnelle est écrite, gratuite et contradictoire. Elle est publique, sauf décision contraire de la cour ». La Haute juridiction a alors institué des audiences publiques qui ont lieu tous les mardis. Ce faisant, la Cour offre la possibilité aux requérants de mieux expliciter leurs recours d’une part et, d’autre part, permet aux citoyens de mieux cerner les décisions rendues et les réelles compétences de la Cour. Toutes les décisions Dcc rendues sont d’ailleurs disponibles sur la page Facebook officielle et sur le site internet de l’institution.
L’autre innovation, c’est l’ordonnance portant fixation des tenues d’audience ; une toge stylisée avec des détails esthétiques qui font honneur aux conseillers. Le président de la Cour constitutionnelle, Joseph Djogbénou, a également initié des rencontres thématiques pour permettre aux conseillers d’échanger sur des notions essentielles qui reviennent dans les recours et sur lesquelles la Haute juridiction est amenée à se prononcer.
Pléthore d’audiences !
Dans ces cent jours de fonction, le président de la Cour constitutionnelle, Joseph Djogbénou, a déjà reçu plusieurs personnalités et tenu plusieurs séances de travail avec des associations. Le jour de sa prise de fonction, jeudi 14 juin dernier, il a échangé avec le ministre du Cadre de vie et du Développement durable, Didier José Tonato, sur les travaux de réfection des bâtiments de la Cour constitutionnelle. Il a ensuite reçu des personnalités et représentants d’institutions comme une délégation du Cos-Lépi, conduite par son président Janvier Yahouédéhou,le bureau de l’Agence nationale de traitement (Ant), conduit par le régisseur général, Bonaventure Gagnon, le Garde des sceaux, ministre de la Justice et de la Législation, Me Sévérin Quenum, le nouvel ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire du Bénin près Cuba, Cyr Koty, le préfet du Littoral, Modeste Toboula, le préfet de l’Ouémé, Joachim Apithy et le maire de Porto-Novo, Emmanuel Djiman Zossou, l’honorable El Hadj Yacoubou Malèhossou…
Le professeur Joseph Djogbénou a également reçu des praticiens du droit comme le docteur Ulrike Bick, juge à la Cour administrative fédérale d’Allemagne, une délégation de l’Académie des sciences constitutionnelle, administrative et politique (Ascap) conduite par le professeur Ibrahim Salami… Il a aussi échangé avec des représentants de confessions religieuses, d’associations cultuelles et culturelles comme le professeur David Koffi Aza, président du bureau exécutif national du Conseil national des cultes endogènes du Bénin, une délégation de l’Eglise protestante méthodiste du Bénin conduite par son président Amos Hounsa, une délégation du comité d'organisation du bicentenaire du sacre du roi Guézo, conduite par son président Dah MiminvoYamongbe Guézo…
Par ailleurs, la 17e promotion des avocats stagiaires du Centre international de formation des avocats en Afrique francophone (Cifaf),baptisée "Promotion Djogbenou", a été reçue par le président de l’institution pour une séance d’échanges le 29 août dernier?

L’Assemblée nationale a rejeté la demande de poursuite devant la Haute cour de justice de l’ancien ministre Komi Koutché et, en revanche, a approuvé celles des anciens ministres Valentin Djènontin, Fatoumatou Amadou Djibril, Simplice Dossou Codjo et Aboubakar Yaya. La décision a été prise ce jeudi 13 septembre, par les députés qui ont voté cas par cas pour chacun des cinq mis en cause.
L’ancien ministre d’Etat chargé des Finances, Komi Koutché, ne sera pas poursuivi devant la Haute cour de Justice pour répondre des faits qualifiés d’infractions d’enrichissement illicite et de blanchiment de capitaux mis à charge par le procureur général près la Cour d’appel de Cotonou. La décision de sa poursuite a été rejetée par l’Assemblée nationale par 03 voix pour, 78 contre et 00 abstention. Les autres anciens collègues de Komi Koutché tels que Valentin Djènontin, Fatoumatou Amadou Djibril, Aboubakar Yaya et Simplice Codjo Dossou n’ont pas eu la même chance que lui. Leurs poursuites pour des faits les concernant ont été autorisées par la plénière. Le vote contre Fatoumatou Amadou Djibril et Valentin Djènontin a donné 57 voix pour, 24 contre et 00 abstention, contre Aboubakar Yaya a donné 60 voix pour, 21 contre et 00 abstention et Simplice Codjo Dossou contre 59 voix pour, 22 contre et 00 contre. Le cas de Komi Koutché a surtout nourri les débats en plénière hier. Les députés ont estimé que les faits mis à sa charge ne valent pas la peine et ne sauraient nécessiter sa poursuite devant la Haute cour de Justice. Cette observation a été faite surtout par les députés du Bloc de la majorité parlementaire. Lesquels sont majoritaires à l’Assemblée nationale et dont la position devrait être déterminante dans ce vote nécessitant la majorité qualifiée des 2/3, soit 56 députés au moins. Les députés Bmp ont appelé l’Assemblée nationale à l’esprit de discernement par rapport à Komi Koutché qui peut être poursuivi pour autre chose mais pas dans le cas de l’affaire de vol perpétré chez lui, estiment-ils.
Pour André Okounlola Biaou, les fonds perdus ne sont pas de l’argent du Trésor public encore moins de l’Etat béninois. Il demande à la plénière de rejeter purement et simplement le dossier de poursuite de Koutché devant la Haute cour de justice. Un avis partagé par Rachidi Gbadamassi qui estime que le dossier de poursuite contre Komi Koutché est une affaire purement privée et n’a rien à voir avec ses fonctions antérieures de ministre. Dès lors, le Parlement est incompétent pour le connaître. Il fait observer, par ailleurs, qu’il n’y a pas d’acharnement dans les différents dossiers en cours. La persécution était hier sous le régime défunt. Rachidi Gbadamassi rappelle les affaires Censad, ICC services et Dangnivo.
Adam Bagoudou, dans son intervention, a informé la plénière que c’est lui qui a remis les fonds volés avec un tableau de répartition à Komi Koutché, alors directeur de campagne d’un candidat à l’élection présidentielle de 2016. Il a clarifié, au nom de l’honnêteté intellectuelle, que le montant n’était pas 800 millions FCfa comme le mentionne le dossier mais plutôt 95 millions Fcfa destinés effectivement à la campagne présidentielle de 2016. Au regard de l’origine des fonds, il estime que l’infraction relativement à Koutché sort totalement du champ d’application de l’article 136 de la Constitution. Pour sa part, Abdoulaye Gounou craint un amalgame si la Haute cour de justice devrait connaître du dossier Komi Koutché qui a été déjà vidé par le tribunal de première instance de deuxième classe de Savalou.
Après avoir salué cette vision du chef de l’Etat pour la lutte contre la corruption, Jean-Michel Abimbola, tout comme ces autres collègues intervenants, se dit favorable pour la poursuite des quatre autres ex-ministres en dehors de Komi Koutché. Le coordonnateur du Bmp invite ses collègues de la minorité parlementaire à faire confiance à la justice béninoise qui fait son travail avec impartialité et probité.
Mais pour les députés de l’Opposition, ces différentes demandes d’autorisations de poursuites constituent des manœuvres du pouvoir visant à neutraliser certaines personnes qui lui tiennent tête et à les empêcher d’aller aux élections législatives de 2019. Léon Dègni dit ne pas comprendre par quelle alchimie le procureur général peut vouloir poursuivre Komi Koutché qui a été victime de vol à la suite d’un cambriolage perpétré dans sa maison à Bantè. Il a relevé quelques insuffisances dans le dossier en montrant que le vol a été orchestré la nuit du 9 au 10 février et non la date du 13 février mentionnée par la lettre du Parquet général. Mieux, le député de la minorité parlementaire précise que, contrairement à lettre du parquet général, Komi Koutché n’a pas de maison à Gouka mais plutôt à Atokolibé à Bantè. Ce qui amène le député Guy Mitokpè à dénoncer que la septième législature a beaucoup travaillé mais a produit très peu d’actions qui vont dans l’intérêt de la population. Il se dit prêt à donner sa caution pour une lutte efficace contre la corruption mais il ne soutiendra pas une opération de charme et sélective. Guy Mitokpè invite le gouvernement à sortir aussi les autres dossiers à scandales tels que les affaires de machines agricoles, de Fonds d’aide à la culture, de PPEA II, de construction du siège de l’Assemblée nationale dans lesquels seraient impliqués plusieurs députés Bmp.
La suite de la procédure
La décision de poursuite devant la Haute cour de Justice prononcée à l’encontre des mis en cause est la première étape de la procédure. Les regards sont désormais tournés vers la justice qui a sollicité lesdites poursuites. Puisque, selon la procédure, la décision de poursuite prise par l’Assemblée nationale est notifiée au président de la Chambre d’accusation de la Cour d’appel de Cotonou, juridiction du siège de l’Assemblée nationale et faisant office de chambre d’instruction de la Haute cour de justice par le président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji. La même décision est communiquée au président de la Haute cour de justice, conformément à la procédure parlementaire. Lorsque l’instruction est achevée, la chambre d’instruction de la Haute cour de justice transmet par voie de greffe, le dossier au procureur général près ladite chambre qui prend un réquisitoire définitif, conformément à l’article 15.6 de la loi organique. L’acte constatant la clôture de l’instruction est désigné par l’article 15.7 de la loi organique relative à la Haute cour de Justice sous le thème de « Rapport ». Lequel met fin à l’instruction. Il s’agit d’un rapport circonstancié devant comprendre les éléments à charge et à décharge, les propositions à l’Assemblée nationale qui doivent tendre soit vers une mise en accusation lorsque les faits sont établis, soit vers la fin des poursuites lorsque les faits ne peuvent recevoir aucune qualification pénale. Mieux, en vertu de l’article 15.8 de la loi même organique sur la Haute cour de justice, ce rapport judiciaire est soumis à l’Assemblée nationale qui décide, s’il y a lieu, de la mise en accusation. Celle-ci constitue la seconde étape. La mise en accusation n’est acquise également à la majorité des 2/3 des députés. Le cas échéant, le vote accompagné du rapport de la Chambre d’instruction et des pièces à conviction est transmis au procureur général près la Haute cour de justice.
Th. C. N.

C’est un véritable soulagement que le gouvernement apporte aux patients atteints d’une maladie potentiellement mortelle et à leurs familles. L’institution d’un Programme national de soins palliatifs vise à soulager ces patients et les aider à surmonter l’épreuve de la maladie.
Contre une symbolique somme de mille (1000) Francs par mois, les Béninois atteints de maladies dont la guérison est difficile peuvent bénéficier de soins palliatifs entièrement pris en charge par l’Etat. « Il est de la responsabilité de l’Etat de veiller sur l’ensemble de ces citoyens, notamment sur les plus vulnérables. Nous savons tous que certains de nos concitoyens atteints de certaines maladies souffrent en phase terminale et les soins palliatifs sont destinés à soulager leur douleur et surtout à améliorer leurs conditions de vie, ce qui participe également à soulager la détresse de leurs proches et familles », a expliqué le ministre Oswald Homéky à l’issue du Conseil des ministres, présentant ainsi les avantages de l’institution du Programme national de soins palliatifs décidée par le gouvernement. « Nous savons que le coût des soins est parfois exorbitant pour les familles béninoises et c’est pour cela que le gouvernement a pris la décision de financer la prise en charge de ces soins palliatifs au profit de tous nos concitoyens atteints de maladies pour lesquelles la guérison est difficile », détaille le ministre.
« Les soins palliatifs cherchent à améliorer la qualité de vie des patients et de leurs familles face aux conséquences d’une maladie potentiellement mortelle. Cela, à travers la prévention et le soulagement de la souffrance, identifiée précocement et évaluée avec précision, et par le traitement de la douleur et des autres problèmes physiques, psychologiques et spirituels qui lui sont liés », indique ensuite le communiqué du Conseil des ministres. Les soins palliatifs et l’accompagnement subséquent s’adressent au malade en tant que personne humaine, à sa famille et à ses proches, aussi bien à domicile qu’en résidence hospitalière. Le besoin de soins palliatifs est de plus en plus manifeste dans notre pays. Mais l’état des lieux révèle que les initiatives et le dispositif existants en la matière sont parcellaires et peu efficaces.
« L’institution d’un Programme national permettra donc de renforcer toutes les actions en cours, de manière à les rendre plus cohérentes et intégrées dans la perspective de la durabilité et de la pérennité. Ce faisant, conformément aux principes de la couverture sanitaire universelle, toute personne, quels que soient ses revenus, la pathologie dont elle souffre ou son âge, pourra avoir accès à ces soins palliatifs », pense le gouvernement.
Une grande avancée en matière de santé publique et surtout de prise en charge de patients, lorsqu’on sait que le montant retenu n’est que de mille francs Cfa par mois. Une décision de grande portée sociale qui, sans aucun doute, vient illustrer que le chef de l’Etat et son gouvernement ont opté pour des actions à fort impact au plan social pour venir en aide aux citoyens?

La salle de rédaction de Radio Mono, La Voix de Lokossa, a servi de cadre, mardi 11 septembre dernier, à une séance de sensibilisation portant sur la protection de l’enfance et de l’adolescence dans les médias.
Des professionnels de l’audiovisuel et de la presse écrite ont échangé avec une délégation de la Haac sur les dispositions de la décision n°13-004/Haac portant protection de l’enfance et de l’adolescence dans les médias. A travers cette décision, constituée de onze articles, prise le 31 janvier 2013 sous la mandature précédente, ont été revisités les devoirs prescrits aux acteurs des médias dans le traitement et la diffusion/publication des textes, sons et images de la cible visée. Mettant un accent particulier sur les programmes et émissions à caractère violent ou érotique, les communicateurs ont exhorté les professionnels des médias au respect des articles 3 et 9 de la décision. Lesdits articles exposent les différents pictogrammes devant « apparaître nécessairement à l’écran pendant toute la durée des bandes annonces et des émissions ». Classés en quatre catégories, les pictogrammes sont appelés à laisser leur place à la mention « Attention aux âmes sensibles » lorsqu’il s’agit du factuel. L’article 9 en précise le contexte : « Lorsque l’information ou l’émission comporte des scènes à caractère violent et/ou est susceptible de nuire à l’épanouissement physique, mental ou moral des citoyens en général et de l’enfance et de l’adolescence en particulier, il est fait obligation au journaliste d’indiquer avant sa diffusion « Attention aux âmes sensibles ». Aussi est-il stipulé clairement à l’article 4 que « la mention Déconseillé aux moins de… doit apparaître de manière permanente et visible au bas de l’écran depuis la diffusion du générique jusqu’à la fin du programme ». En cas de non-respect de ces dispositions, prévient-on à l’article 10, la Haac prend les sanctions prévues par les textes en vigueur.
Sous les vocables de l’enfance et de l’adolescence, sont rangées les personnes de 0 à 18 ans, selon l’article 1er de la décision n°13-004/Haac qui, aux dires de la délégation, doit être un bréviaire pour chacune des rédactions. La Haac se doit, par ailleurs, de veiller à la création au sein des médias d’un Comité de visionnage des films et productions audiovisuelles. Toutes choses devant permettre un filtrage responsable pour ne pas tomber sous le coup de la décision. Puisque, retient la délégation, les journalistes sont tenus de respecter et de protéger le droit des enfants et des adolescents et ce, en matière de publication et de diffusion notamment d’images, d’identités et de photographies. Ces rappels ont été faits pour outiller un peu plus les participants à cette rencontre avec le chef de l’antenne Mono-Couffo de la Haac et Claudine Djidonou, directrice chargée de la Communication de la Coopération pour l’institution qui a conduit la délégation?

Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Aurélien Agbénonci, se rend à Accra (Ghana) dans le cadre des obsèques de l’ancien secrétaire général des Nations Unies, Kofi Annan, qui se déroulent ce jeudi.
A la tête de la délégation béninoise, le chef de la diplomatie béninoise réitérera les condoléances du chef de l’Etat, le président Patrice Talon, et du peuple béninois au gouvernement, au peuple ghanéen et à la famille de l’illustre disparu.
Le ministre Agbénonci rendra un dernier hommage à ‘’un diplomate d’exception qui a œuvré sans relâche pour la paix et le bien-être de l’humanité’’.
‘’J’ai perdu un père, un chef, un mentor. Homme d’exception et de vision, il a permis aux jeunes fonctionnaires compétents d’accéder à des postes de haut rang à l’Onu’’ a indiqué le ministre Agbénonci lors de la signature du cahier de condoléances, lundi 27 août 2018, à l’ambassade du Ghana près le Bénin.
‘’J’ai été profondément honoré quand il m’a fait confiance en me nommant jeune coordonnateur-résident en République du Congo en 2003’’, a-t-il témoigné.
Pour le chef de la diplomatie béninoise, Kofi Annan a été ‘’une source d’inspiration pour tant de personnes dans le monde’’.
‘’Son sens de dignité, sa droiture et sa discrétion vont nous manquer énormément’’, a-t-il regretté.
Lors d’une cérémonie d’hommage à Cotonou le vendredi 24 août, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Aurélien Agbénonci, a déclaré que Kofi Annan ‘’vivait le drapeau bleu comme une vocation’’.
Décédé le 18 août 2018 à Berne en Suisse à l’âge de 80 ans, Kofi Annan, Prix Nobel de la Paix, reste le premier Africain subsaharien ayant assumé la plus haute fonction au sein des Nations Unies?
Source Maec

Il apparait clairement, que l’idée de faire revenir au bercail les biens culturels du patrimoine national, est des plus sérieuses. Des doutes avaient été émis cependant par certains au Bénin comme à l’étranger, faisant montre d’un certain scepticisme à ce que la France puisse accéder à la requête béninoise de restituer des statues et objets royaux, objets d’attraction dans des musées en Hexagone.
Que de (quasi) gausseries et de quolibets alors !, de la part de ceux qui n’y croyaient pas, quand bien même des panafricanistes attitrés, notamment le Cran, Conseil représentatif des associations noires de France, trouvaient l’initiative géniale et ont appelé à ce qu’elle fasse effet boule de neige. D’autant plus que par un symbolisme voulu ou fortuit, c’est au mois d'août en 2016, mois d’accession à la souveraineté internationale de nombreux pays africains, que le président Patrice Talon avait envoyé à Paris cette demande de restitution. Une première, venant d’une ancienne colonie d’Afrique subsaharienne, et chose suffisamment rare pour ne pas être soulignée. Mais on revient de loin, car aussitôt la demande béninoise exprimée, le ministre des Affaires étrangères de l’époque, Jean-Marc Ayrault, lui a opposé alors une fin de non-recevoir, alléguant de ce que ces biens sont soumis au principe d’inaliénabilité, d’imprescriptibilité et d’insaisissabilité. Mal engagé ce combat ?
Gain de cause
Depuis lors, les lignes ont bougé, des discussions à ce propos ont eu lieu entre les autorités au plus haut niveau des deux pays. Le président Macron affichant du reste, après coup, sa bonne disposition à cette fin, a davantage facilité la dynamique dans laquelle s’inscrit le Bénin. La création du Comité chargé de la coopération muséale et patrimoniale, constitué de personnalités disposant d’expertise avérée en la matière tel notre compatriote Nouréini Tidjani Serpos, de grande réputation, et ancien haut responsable de l’Unesco, qui préside ce comité, est un palier supplémentaire de franchi. Et dénote, non seulement du sérieux de la démarche béninoise, mais aussi de ce que l’ambition, affirmée par le président Talon et inscrite en bonne place dans le Programme d’action gouvernementale, de booster le tourisme au Bénin pour en faire un levier de développement, ne répond à aucun impondérable d’effet d’annonce. Ajouté à d’autres actions entreprises, dont la construction des musées aux normes et standards internationaux en cours, la mise en place dudit comité témoigne de ce que le gouvernement avance méthodiquement sur ce chantier.
Œuvre confortative pour le développement du tourisme au Bénin certes, mais avant tout un acte patriotique, car le retour au bercail de ces biens culturels du patrimoine matériel national, est d’une valeur affective sans commune mesure, participant en sus de notre identité que nous ne saurions raisonnablement laisser à l’étranger. Le Bénin comme la plupart des pays d’Afrique a perdu trop de temps dans cette perspective. Chaque chose à son temps dit-on, et chaque chose en son temps. Il était temps ! ?
Paul AMOUSSOU
Actualités 13 sept. 2018

Les innovations du nouveau Code électoral confortent-elles l’engagement des femmes en politique ? Deux tendances sont observées.
Les innovations du nouveau Code électoral adopté par les députés le lundi 3 septembre dernier confortent-t-elles les femmes ? Sur le sujet, deux tendances sont observées comme ce fut le cas lors du débat sur la réforme visant à assurer une meilleure représentativité des femmes au Parlement. D’un côté, les réticentes et les craintives. De l’autre, celles qui apprécient de fort belle manière le contenu du nouveau texte.
La première catégorie redoute ‘’une exclusion’’ de la gent féminine de la politique à la lumière des nouveautés dudit code. Elle se focalise sur les cautions de 250 millions pour être candidat à la présidentielle et de 249 millions par liste pour les législatives.
Léontine Konou Idohou, présidente du réseau Rifonga apprécie : « les choses se sont tellement mal passées par le passé qu’aujourd’hui on a tendance à toujours comparer la politique à l’argent ». Selon elle, il sera désormais question pour les femmes de murir leur réflexion avant de s’engager en politique.
Pour autant, toutes les politiciennes ne manqueront pas de moyens financiers au point de ne pouvoir dégager les ressources nécessaires pour valider leurs candidatures en ce qui concerne la députation. Idem pour la joute présidentielle, car il est de notoriété publique que lorsque la femme est décidée, elle met tous ses moyens à contribution pour obtenir gain de cause. Du reste, du fait de l’égalité des sexes revendiquée, les femmes doivent se mettre au diapason. Il n'y a donc, pour les femmes, aucun régime de facilité à revendiquer, mais un créneau exploitable pour se mettre en position éligible, car les restrictions s’il en existe le sont également pour les hommes.
A cette fin, en vue des prochaines élections, les femmes gagneraient à développer de nouvelles approches pour améliorer leur effectif numérique peu reluisant au sein des instances décisionnelles. Il n’est pas superflu de rappeler qu’au niveau local, seulement 3 femmes sont élues maires sur les 77 communes, soit 3,9%. Au niveau législatif, 7 femmes sur 83, soit 8,4% et au niveau exécutif, 4 femmes sur 22, soit 18,2%.
Invite aux femmes
En ce qui la concerne, la Ligue des femmes de l’Union fait la Nation (Lf-Un) avait anticipé le vote du code électoral en outillant ses membres sur son contenu. Le diagnostic de la Lf-Un repose sur les enjeux du système partisan et le défi de la représentativité des femmes dans les instances décisionnelles. Les éclairages qu’elle a apportés dans ce sens prennent en compte, entre autres, le fonctionnement des partis politiques à l’aune du nouveau Code électoral.
Selon elle, la loi portant Code électoral a des points de convergence avec la charte des partis politiques. Les dispositions de cette proposition ne s’auraient donc être analysées isolément.
L’une des dispositions de la charte établit que seules les listes ayant recueilli au moins 15% des suffrages valablement exprimés au plan national se verront attribuer des sièges. Toutefois, ce pourcentage est revu à la baisse au cas où le nombre de listes éligibles serait inférieur à quatre.
Pendant ce temps, le code établit que seules les listes qui ont obtenu plus de 10% du suffrage exprimé au plan national peuvent prétendre enlever de sièges.
S’agissant des liens du code avec la charte des partis, ce sont seuls les partis politiques d’envergure nationale tel que formaté par la charte des partis qui présentent les listes. Cette disposition encourage la constitution de grands regroupements politiques. On peut y dégager une invite aux femmes à constituer des groupes dynamiques et forts ou à défaut d’intégrer de grands partis politiques qui puissent porter leurs candidatures. Cela mettrait un frein à la pratique, jusque-là, qui fait la part belle dans le jeu politique aux élites féminines qui œuvrent avant tout pour leurs propres intérêts.
De même, d’habitude, ce sont les femmes qui font la mobilisation pour les hommes politiques à la base. Or, au regard de certaines dispositions du nouveau Code électoral, elles sont tenues désormais de se pencher sur leur propre cas, en œuvrant davantage pour se faire élire. Les données ne peuvent plus être indéfiniment les mêmes. La nouvelle dynamique voudrait qu’elles fédèrent leurs énergies pour arracher le suffrage nécessaire en vue de s’assurer une meilleure représentativité.
Il faut rompre avec les vieilles habitudes qui consistent à mouiller le maillot pour les autres, les hommes en l’occurrence. Si les femmes veulent réellement se faire une place en politique, le moment est arrivé pour elles de revoir leur stratégie, de prendre conscience des défis de l’heure pour des choix conséquents pour se mettre en évidence. C’est en s’inscrivant dans cette dynamique que les femmes pourraient maximiser leur chance et s’assurer une meilleure représentativité, sans qu’aucune loi spécifique ne leur soit dédiée.
Quant à la disposition du Code électoral relative aux cautions aux élections législatives et à la présidentielle, la caution fixée à 10% du montant maximum des frais de campagne plafonnés à 2,5 milliards, soit 250 millions, elle ne doit pas être perçue comme un épouvantail pour les femmes engagées en politique. L’égalité prônée leur fait obligation de trouver les voies et moyens, les mêmes sans doute que les hommes, pour relever le défi.
Les effets induits par une telle mesure visent le regroupement des forces politiques en de grands ensembles, l’assainissement du paysage politique pour permettre aux partis politiques de pouvoir proposer et faire élire un candidat en leur sein. Relativement à cette disposition, la même détermination doit guider les femmes qui doivent militer désormais au sein de grands groupes, forts et capables de les propulser dans les instances de prise de décision.
Corriger les dysfonctionnements
Lucide, le diagnostic que fait la Ligue des femmes de l’Union fait la Nation sur la situation de la gent féminine met toutefois en exergue les efforts supplémentaires que les pouvoirs publics doivent cependant faire pour corriger certains dysfonctionnements. Au nombre desquels, le taux d’analphabétisme chez les femmes qui reste une grande barrière à lever. Sur une population générale de 67,4%, 78,1% de femmes sont analphabètes contre 44% d’hommes.
Aussi, les phénomènes tels les mariages précoces et forcés, les grossesses précoces ne sont pas de nature à favoriser une relève de qualité dans le rang des femmes. La Lf-Un, reste tout de même persuadée que le plus gros effort reste à faire par les femmes. « Ce sont les femmes elles-mêmes qui résistent au changement et qui tiennent un discours conservateur. Elles font souvent référence à la tradition, à la coutume, aux habitudes, à l'ordre établi, à l'impossibilité de modifier le cours des choses », relève-t-elle.
Quelques nouveautés du Code électoral
La loi n°2018-31 portant Code électoral en République du Bénin est un texte de 397 articles réparties en sept livres comportant d’importantes nouveautés par rapport à la loi actuellement en vigueur. Le code définit les règles relatives à toutes les élections en République du Bénin.Ces innovations se rapportent, entre autres, aux questions de cautionnement pour la présidentielle et pour les élections législatives, communales et locales qui ont subi des modifications douaniers et agents des Eaux et Forêts en fonction sont désormais exclus de se porter candidats de toutes les élections politiques (présidentielle, législatives, municipales, communales et locales), à moins de démissionner de leurs fonctions.
Société 13 sept. 2018