La Nation Bénin...
Nouvelles

Le 13 septembre de chaque année, date anniversaire de la création de l’Organisation africaine de la propriété intellectuelle (Oapi), la communauté africaine célèbre la Journée africaine de la technologie et de la propriété intellectuelle. Elle est également l’occasion pour les gouvernants, les créateurs et la société civile de se rappeler l’un des défis majeurs du continent, celui de son essor dans tous les domaines, en l’occurrence, celui de l’industrie. Dans ce cadre, le ministre Serge Ahissou a délivré un message, hier mercredi 12 septembre, veille de l’évènement.
A l’instar de la communauté africaine, le Bénin, membre fondateur de l’Organisation africaine de la propriété intellectuelle, célèbre la Journée africaine de la technologie et de la propriété intellectuelle pour sensibiliser les inventeurs, les chercheurs et tous les autres acteurs de la créativité, sur le rôle que joue l’invention dans le développement industriel. Pour cette année, la 19e édition, le thème retenu est intitulé «L’invention, moteur du développement industriel ».
Le choix de ce thème s’explique, selon le ministre en charge de l’Industrie, Serge Ahissou, par le lien fort existant entre l’invention et le développement industriel. En effet, indique-t-il dans son adresse, « de nombreuses études ont démontré que le niveau de développement industriel d’un pays est lié à sa capacité à innover et à utiliser des inventions dans le développement et la transformation des procédés industriels et des produits qui, à leur tour, nécessitent l’implantation d’entreprises industrielles pour leur fabrication ».
Fort de cela, poursuit-il, le gouvernement du président Patrice Talon, à travers son programme d’action, en son axe 5, pilier 2, accorde une place de choix à la recherche et à l’innovation. « Il entend faire du Bénin une plateforme internationale d’excellence, du savoir et de l’innovation » et «plusieurs dispositifs ont été mis en place dans ce cadre, notamment le renforcement de l’Agence nationale de la propriété industrielle, organe de l’Etat en charge de la mise en œuvre de sa politique en matière de développement de la propriété industrielle», a déclaré le ministre.
Le ministre de l’Industrie s’est aussi fait le devoir de rappeler à l’adresse des chercheurs et autres inventeurs que l’utilisation des actifs de la propriété intellectuelle à savoir les brevets d’invention, les marques de produits ou de services, les dessins et modèles industriels, les noms commerciaux, les indications géographiques constituent des moyens incontournables pour le développement économique. Pour ce qui est des manifestations prévues dans le cadre de cette journée, plusieurs communications seront faites à l’endroit du public pour montrer l’importance de la propriété industrielle. Une journée portes-ouvertes à l’Agence nationale de la propriété intellectuelle sera organisée pour permettre aux acteurs de champ de découvrir les prouesses réalisées par les inventeurs et innovateurs.
Aussi, le ministre Serge Ahissou a-t-il rappelé que la 19e Journée africaine de la technologie et de la propriété intellectuelle précède, pour notre pays, la célébration, du 24 au 27 octobre prochain de la 7e édition du Salon africain de l’invention et de l’innovation technologique. « Le salon de Cotonou constitue une édition de relance et connaîtra la participation de 34 exposants à raison de deux exposants sélectionnés dans chacun des 17 Etats membres de l’Oapi», a révélé le ministre?

Compte rendu du Conseil des ministres
Le Conseil des ministres s'est réuni ce mercredi 12 septembre 2018 sous la présidence de monsieur Patrice Talon, président de la République, chef de l'Etat, chef du gouvernement.
Les décisions ci-après ont été prises.
I. Au titre des mesures normatives
I-1. Création, attributions et composition du Comité chargé de la coopération muséale et patrimoniale entre la France et le Bénin.
Le 26 août 2016, le Bénin a officiellement porté devant la République française, une requête visant la restitution des biens culturels issus du patrimoine national et se trouvant dans plusieurs musées et collections français.
Ces biens sont, pour notre pays, d'une valeur historique, spirituelle et culturelle inestimable et participent de son identité.
A la suite de cette démarche, des pourparlers ont eu lieu entre les autorités au plus haut niveau des deux pays.
En vue de conduire le processus, le présent Comité a été mis sur pied, et est composé de personnalités de grande réputation dans le domaine.
Il a pour mission de :
- définir avec la partie française, le cadre de partenariat et les modalités de circulation et de restitution des œuvres culturelles du Bénin en France ;
- convenir des modalités de réalisation d'un inventaire exhaustif des œuvres et des biens culturels concernés.
I- 2. Conditions d'ouverture et de déroulement des enquêtes techniques sur les accidents et incidents d'aviation civile au Bénin
Le Conseil a adopté ce décret qui définit les modalités d'enquête sur les accidents et incidents d'aviation civile survenus sur le territoire ou dans l'espace aérien béninois. Cette compétence s'exerce également en dehors du territoire ou de l'espace aérien national lorsqu'un :
-accident ou un incident survenu sur le territoire ou dans l'espace aérien d'un autre Etat implique un aéronef immatriculé en République du Bénin, ou exploité par une entreprise ayant son siège ou son principal établissement sur le territoire béninois et si cet Etat n'ouvre pas d'enquête technique ; et quand
-un accident ou un incident survenu en dehors de tout territoire ou espace aérien national implique un aéronef immatriculé en République du Bénin ou un aéronef dont l'Etat d'immatriculation n'ouvre pas d'enquête technique, si cet aéronef est exploité par une entreprise ayant son siège ou son principal établissement sur le territoire de la République du Bénin.
Notre pays se conforme ainsi aux normes internationales auxquelles il a souscrit, afin de finaliser le processus de mise en place du Bureau Enquêtes- Accidents.
Par ailleurs, le Conseil a adopté les décrets portant :
- nomination des membres du Conseil d'administration du Fonds de développement de l'artisanat ;
- approbation des statuts du Bureau Béninois du Droit d'auteur et des Droits voisins (Bubedra).
II- Au titre des communications
Les dossiers suivants ont été approuvés:
II-l. Institution d'un Programme national de soins palliatifs
Les soins palliatifs et l'accompagnement subséquent s'adressent au malade en tant que personne humaine, à sa famille et à ses proches, aussi bien à domicile qu'en résidence hospitalière.
Le besoin de soins palliatifs est de plus en plus manifeste dans notre pays. Mais l'état des lieux révèle que les initiatives et le dispositif existants en la matière sont parcellaires et peu efficaces.
L'institution d'un Programme national permettra donc de renforcer toutes les actions en cours, de manière à les rendre plus cohérentes et intégrées dans la perspective de durabilité et de pérennité.
Le Programme vise à soulager la douleur et à améliorer la qualité de vie des malades atteints de cancer et d'autres pathologies graves pour lesquelles l'espoir d'une guérison à court ou à moyen termes ne peut être envisagé.
Pour sa mise en œuvre, l'Etat procédera à la construction d'unités de soins dont il assurera le fonctionnement et les charges. Ce faisant, conformément aux principes de la couverture sanitaire universelle, toute personne, quels que soient ses revenus, la pathologie dont elle souffre ou son âge, pourra avoir accès à ces soins palliatifs, contre une symbolique contribution mensuelle à la portée de tous.
II-2. Redéploiement du personnel des directions des infrastructures et de l'équipement du secteur de l'éducation au sein du ministère du Cadre de vie et du Développement durable.
En vue de réorganiser le secteur de la construction des infrastructures scolaires et universitaires, et pour standardiser la qualité et la durabilité desdites infrastructures, le Gouvernement a mis en place l'Agence pour la Construction des Infrastructures du Secteur de l'Education (Acise). Celle-ci regroupe en son sein des fonctions assumées par les directions des Infrastructures et de l'Equipement des trois ministères du secteur de l'Education.
Avec le démarrage des activités de l'Agence, le personnel des directions concernées sera très peu sollicité.
Aussi, mû par le souci de la gestion rationnelle des personnels de l'Etat, le Conseil a-t-il décidé de mettre à la disposition du ministère du Cadre de vie et du Développement durable, pour emploi, la trentaine de cadres concernés.
II-3. Financement du Plan d'actions prioritaires découlant de la restructuration de l'Agence de promotion des investissements et des Exportations (Apiex).
La restructuration de l'Apiex a généré le besoin de financer ses activités prioritaires afin de lui donner plus de visibilité. Il s'agit de :
- la mise en oeuvre d'un plan d'assainissement du personnel existant et le recrutement du personnel technique indispensable pour faire face aux nouvelles fonctions de l'Agence ;
- le renforcement du système d'information et de gestion des opérations ;
- l'aménagement du nouvel immeuble devant abriter son siège ;
- le recours à diverses consultances dans le cadre de la gestion des opérations ;
- la mise en oeuvre du plan d'actions 2018 de l'indice Doing Business validé par le Comité interministériel de promotion des investissements ;
- l'étude et le démarrage des travaux de viabilisation de la Zone économique spéciale de Sèmè.
Ce faisant, l'Apiex pourra jouer efficacement son rôle de Guichet unique en charge de l'accueil, de l'orientation et de l'accompagnement des investisseurs et des exportateurs du Bénin.
C'est pourquoi le Conseil a autorisé la mise à disposition des ressources nécessaires à cette fin.
II- 4. Poursuite du partenariat avec l'Association pour la chirurgie orthopédique et traumatologique sans frontière de France.
Ce partenariat, démarré en 2009, est une coopération dans le domaine de la santé. Il consiste en un appui aux soins dispensés dans les formations sanitaires dans nos départements et concerne :
- le développement, outre la traumatologie, de certaines spécialités peu ou pas développées au Bénin (arthroscopie, microchirurgie et chirurgie des nerfs périphériques, chirurgie plastique, chirurgie du handicap, chirurgie prothétique, développement des techniques d'anesthésie moderne, etc.) ;
- l'envoi de jeunes chirurgiens béninois en France ;
- la venue d'experts français au Bénin ;
- l'acquisition de moyens pour l'application de techniques chirurgicales hautement spécialisées.
Les autres activités entrant dans le cadre du partenariat sont financées par le budget national. Il s'agit notamment :
- de bourses d'étude de courte durée au profit des médecins et infirmiers ;
- d'invitations à des congrès scientifiques et cours de renforcement des capacités ; et
- d'accueil de missions médicales françaises ponctuelles de chirurgie.
Le Conseil a marqué son accord pour la poursuite et le renforcement dudit partenariat.
II- 5. Création de la Société des Aéroports du Bénin
La création et le démarrage effectif des activités de cette société s'inscrivent dans la logique d'une gestion rationnelle du patrimoine de l'Etat afin de réduire les sources de déperdition de ressources publiques.
La société ainsi créée permettra de réaliser un recensement exhaustif du patrimoine aéroportuaire national. Relèveront désormais de la gestion de cette société, l'ensemble des aéroports et aérodromes du Bénin.
En effet, la connaissance des actifs aéroportuaires est un impératif et servira de levier pour la mobilisation de financements en vue du développement des infrastructures du secteur et de leur mise aux normes.
III- Rencontres et manifestations internationales
Le Conseil a autorisé la participation de notre pays :
- à la 15e édition du Salon international de l'Artisanat de Ouagadougou (Siao), au Burkina Faso, du 26 octobre au 04 novembre 2018 ;
- au colloque en droit et politiques publiques agroalimentaires, à Québec (Canada), du 25 au 27 septembre 2018 ;
- à la 5e édition de Agri Forum intitulée « Transformation agricole, le défi africain » à Libreville, au Gabon, les 18 et 19 octobre 2018 ;
- à la réunion des secrétaires généraux des Grandes Chancelleries d'Afrique francophone subsaharienne et de France, à Paris, du 08 au 10 octobre 2018; ainsi que
- l'organisation, à Cotonou, de l'atelier régional de restitution et de capitalisation sur la migration, les changements climatiques et l'environnement, les 27 et 28 septembre 2018, et de la Conférence régionale de partage des connaissances du programme mieux, les 2 et 3 octobre 2018 ; puis
- l'organisation de l'édition 2018 de la Semaine du numérique au Bénin?
Fait à Cotonou, le 12
septembre 2018
Le secrétaire général du
gouvernement,
Edouard Ouin-Ouro
Actualités 13 sept. 2018
Nagnini Kassa Mampo, Sg/Cstb et Emmanuel Zounon, Sg/Unstb[/caption]La deuxième session ordinaire de la Commission nationale permanente de concertations et de négociations collectives se tient, ce jeudi 13 septembre. Mais deux confédérations syndicales demandent au ministre du Travail et de la Fonction publique le report de l’heure d’ouverture de la session, à cause de leur marche de protestation prévue pour ce même jour.
La 2e session ordinaire de la Commission nationale permanente de concertations et de négociations collectives de l’année 2018 pourrait se tenir sans deux confédérations syndicales. La Confédération syndicale des travailleurs du Bénin (Cstb) et l’Union nationale des syndicats des travailleurs du Bénin (Unstb) ont saisi le ministre du Travail et de la Fonction publique en vue du report de l’heure d’ouverture de la session prévue pour se tenir le jeudi 13 septembre. C’est l’objet de la lettre en date du 10 septembre signée de Nagnini Kassa Mampo, secrétaire général de la Cstb et Emmanuel Zounon, secrétaire général de l’Unstb. Ces deux secrétaires généraux, se référant à la lettre n°0609/Mtfp/Sp-C du 06 septembre 2018 relative à la convocation des confédérations et centrales syndicales à la 2e session ordinaire de la Commission nationale permanente de concertations et de négociations collectives de l’année 2018 pour 10 heures, ont demandé le report de l’heure de l’ouverture de la session pour 15 heures, le même jour.
En effet, « Les travailleurs sous la direction de la Cstb et de l’Unstb ont projeté une marche pacifique, déjà publiquement annoncée, pour le jeudi 13 septembre 2018 à partir de 8 heures et dont la déclaration de marche a été déposée à l’autorité compétente depuis le mercredi 5 septembre », argumentent-ils. Ils demandent à la ministre de prendre en compte leur préoccupation afin d’éviter un chevauchement de la marche et de la session. Selon une source proche de l’Union nationale des syndicats des travailleurs du Bénin contactée dans la soirée de ce mardi 11 septembre aux environs de 16 heures, aucune suite ne serait encore donnée à la demande des syndicalistes. Mais ces derniers tiennent à la marche nonobstant leur convocation à la session.
La Cstb et l’Unstb ont plusieurs points de revendications qui motivent cette marche, notamment l’encadrement du droit de grève, la non-satisfaction des revendications des travailleurs, objet d’intenses grèves, le gel de la gestion de la carrière des travailleurs, le manque d’enseignants et d’agents de santé, les mutations d’enseignants...
Le magistrat Samuel Noutohou[/caption]Une épouse qui soustrait régulièrement des billets du portefeuille de son mari ; des enfants qui ont l’habitude de vendre les meubles de la maison, une mère qui cède frauduleusement les parcelles de son fils… ; même pris en flagrant délit, ils sont pénalement irresponsables au nom de l’immunité familiale. Le magistrat Samuel Noutohou, juge des mineurs au tribunal de première instance de Ouidah, révèle les subtilités de cette notion juridique.
La Nation : Que doit-on comprendre de l’immunité familiale ?
Magistrat Samuel Noutohou : L’immunité familiale, c’est le législateur lui-même qui l’a définie et la doctrine l’a accentuée. C’est le mécanisme par lequel on estime qu’en ce qui concerne les personnes unies par les liens de famille, on ne peut pas réprimer certains actes qu’ils commettent les uns envers les autres. Lorsqu’il y a vol entre époux, il ne peut pas avoir une sanction pénale. Un homme qui vole sa femme, vice-versa, ne peut pas être envoyé en prison pour ces faits de vol. C’est cela, l’immunité familiale. Elle répond au souci de protéger la cellule familiale en l’occurrence les conjoints, les ascendants et les descendants. Il est à noter qu’elle ne touche uniquement que les atteintes aux biens, les atteintes physiques étant exclues du champ de l’immunité familiale.
L’immunité familiale ne s’applique-t-elle qu’au vol ?
Même si ce sont les cas de vol entre époux, ascendants et descendants qui sont les plus fréquents, il existe d’autres infractions couvertes par le régime de l’immunité familiale. On peut citer, entre autres, les faits d’escroquerie, d’abus de confiance, d’extorsion de fonds, de chantage et d’autres délits de justice comme la non-dénonciation de crime, le défaut de témoignage dans une certaine mesure… Lorsque ces infractions sont commises par des personnes ayant un lien de famille avec leurs victimes ou les mis en cause, l’immunité familiale éteint toute sanction pénale. Ce n’est pas que l’infraction n’existe pas. L’infraction existe, mais au nom de l’immunité familiale, l’auteur de l’infraction ne peut pas subir une sanction pénale pour ces faits.
Si une femme se fait escroquer par son mari, elle doit donc se résoudre au silence ?
Bien-sûr ! On peut amener l’auteur à réparer civilement. Si une femme se fait voler par son mari, elle peut aller se plaindre et, une fois la procédure devant le juge pénal, elle demande la réparation civile. Le juge pénal va alors constater l’immunité familiale, mais peut condamner l’époux à la réparation civile. Mieux, la victime peut saisir directement le juge civil pour obtenir réparation. La sanction pénale n’existe pas, mais l’auteur peut être civilement contraint à réparer le préjudice causé à son conjoint, son ascendant ou son descendant. Au demeurant, en ce qui concerne les faits de vol entre conjoints, pas de sanction pénale mais une action civile reste possible !
Société 12 sept. 2018

Des responsables des transporteurs du Mali, du Niger et du Burkina Faso, des responsables syndicaux de transports et autres acteurs intervenant dans le flux commercial au niveau du corridor béninois ont été entretenus par le ministre des Infrastructures et des Transports, Alassane Séïdou, ce mardi 11 septembre dans l’enceinte dudit ministère, sur les mesures et diligences du gouvernement pour faire face aux difficultés engendrées par l’effondrement du pont sur la Sota à l’entrée de Malanville.
Dans la nuit du 4 au 5 septembre dernier, le pont sur la Sota à l’entrée de Malanville s’est effondré. « C’est un problème majeur parce que ce pont est essentiel pour que le trafic sur ce corridor qui est l’un des principaux soit possible », a d’entrée souligné le ministre des Infrastructures et des Transports, Alassane Séïdou, au cours de son conclave avec les transporteurs, les importateurs, les responsables de la douane, du Port autonome de Cotonou, de Bénin Control et tous les autres acteurs de la chaîne des transports. La difficulté à ce niveau, a expliqué le ministre, réside surtout dans le fait que ce pont est situé dans une zone marécageuse. « De part et d’autre du pont, il n’y a que des zones inondées donc une déviation à côté n’est pas possible », a fait observer le ministre face aux transporteurs. Après visite sur le site, concertation avec les techniciens, échanges et réflexions, il a été convenu la reconstruction du pont.
« Les techniciens ont échangé et ont finalement retenu de construire un pont définitif avec du matériel préfabriqué qu’ils vont transporter d’un autre chantier vers Malanville, ce qui est en train de se faire. Ils ont déjà apporté des engins et une bonne partie du matériel sur le chantier. Ils nous ont promis de construire un pont définitif en un mois et demi », a annoncé le ministre au cours de cette séance qui a mobilisé des transporteurs visiblement très inquiets. Aucun d’eux n’avait le sourire et il était aisé de deviner que la situation est bien grave et que par ailleurs, ce que voulaient par-dessus tout ces derniers, c’était une pièce de rechange pour continuer par transporter leurs marchandises.
Sauver l’essentiel par rapport au trafic
Pour le ministre Alassane Séïdou le plus urgent pour l’heure, c’est de sauver l’essentiel par rapport au trafic. « Le port souffre quand les corridors ne fonctionnent pas. Nous devons aller très vite. Nous avons réfléchi et retenu deux voies de contournement. La première passe par Djougou, Natitingou, Porga, Fada et Niamey. La seconde passe par Bodjécali à sept kilomètres environ de Malanville, Madécali, Iloua, Lolo… pour échouer à la frontière du Nigeria », leur a-t-il notifié. Mais ce n’est pas tout. Il a voulu également savoir les difficultés rencontrées par ces transporteurs déjà habitués à ces contournements.
A ce niveau, les langues ont tôt fait de se délier. Des responsables de transporteurs ont exprimé au ministre et à ses directeurs techniques les peines qu’ils endurent avec cette option. « Trop de secousses préjudiciables aux marchandises, l’insécurité… », les craintes des transporteurs sont multiples. Les autres difficultés sont relatives au surplus de distance engendré par les contournements, aux relations avec l’administration douanière et la société Benin Control qui doivent entériner les changements d’itinéraire avant que les camions s’engagent sur les nouvelles routes, les tracasseries de toutes sortes subies par les transporteurs autant en traversant le Burkina Faso pour la première déviation qu’au niveau du Nigeria pour ce qui concerne la deuxième déviation.
Mais elles n’ont pas leur raison d’être, a apaisé le ministre qui a assuré de la détermination du gouvernement à marcher aux côtés des transporteurs, à les soutenir et à agir afin que les impacts de cette difficulté soient moins ressentis. Bien de solutions ont été ainsi proposées par lui afin d’atténuer la peine des transporteurs. Des magasins seront aussi mis à la disposition de ceux qui en exprimeront le besoin, surtout par ces temps de pluie.
Pour ce qui est des changements d’itinéraires, la douane et la société Bénin Control ont été instruites pour leur faciliter la tâche, et des dispositions ont été prises pour qu’il n’y ait pas trop de camions à Malanville. Au niveau du port, on entrevoit des dérogations pour le retard en ce qui concerne le retour de certains conteneurs. La sécurité sera également de mise sur les nouveaux itinéraires.
Autre diligence du gouvernement, mais cette fois-ci en direction des populations, la mise à disposition de quatre barques motorisées pour les aider à relier les deux rives. Dans tous les cas, la construction du nouveau pont sera achevée dans le délai des 45 jours et l’entreprise met déjà les bouchées doubles pour le respecter, rassure le ministre?

Par 56 voix pour, 00 contre et 11 abstentions, l’Assemblée nationale a désigné Abou Boukari Adam Soulé en remplacement de feu Moïse Bossou, membre de la Commission électorale nationale autonome (Céna) qui a tiré sa révérence le 7 avril dernier dans sa soixante-quatorzième année.
Fin de vacance du siège de feu Moïse Bossou, membre de la Commission électorale nationale autonome (Céna) décédé le 7 avril dernier. Le poste revient désormais à Abou Boukari Adam Soulé. Il a été désigné, ce mardi 11 septembre, par l’Assemblée nationale en remplacement de l’illustre personnalité disparue. Le choix de l’ancien député a été opéré par la majorité parlementaire pour poursuivre le reste du mandat de la Céna qui prend fin en mai 2021. Il ne devrait d’ailleurs en être autrement d’autant que feu Moïse Bossou avait été désigné en 2014 par la majorité parlementaire d’alors sous la sixième législature. Il est du ressort de la majorité parlementaire actuelle de procéder à son remplacement suivant le principe du parallélisme des formes. Et ce, en vertu des dispositions de l’article 21 du Code électoral qui prévoit qu’en cas de démission, de décès ou d’empêchement définitif d’un membre de la Céna, il soit pourvu sans délai à son remplacement. Lesquelles dispositions ont servi de fondement juridique pour la Commission chargée des Lois de l’Assemblée nationale qui a proposé les modalités de désignation du remplaçant de ce membre de la Céna précédemment enseignant de droit public à la Faculté de droit et de sciences politiques (Fadesp) de l’Université d’Abomey-Calavi. C’est donc en respect des dispositions du Code électoral que la majorité parlementaire d’aujourd’hui, composée des députés des groupes parlementaires « Parti du renouveau démocratique » (Prd) présidé par Augustin Ahouanvoèbla ; « Unité paix et démocratie » (Unipaid) dirigé par Mathurin Nago, « L’Union fait la Nation » (Un) d’Antoine Kolawolé Idji, « Bénin uni et solidaire » (Bus) de Bonaventure Aké Natondé, « Agir pour le Bénin » présidé par André Okounlola Biaou et « Agir pour la République » de Barthélemy Kassa, a été proposée par la commission chargée des Lois de pourvoir au poste vacant comme ce fut le cas en 2014. Abou Boukari Adam Soulé est donc appelé à rejoindre les quatre autres membres de la Céna à savoir Basile Fassinou et Freddy Houngbédji désignés par la minorité parlementaire d’alors, Emmanuel Tiando choisi par la majorité parlementaire et Geneviève Boco Nadjo, le cinquième membre qui siège en qualité de représentant de l’Union nationale des magistrats du Bénin (Unamab).
Mais sans trop aller contre cette modalité de désignation proposée par la Commission des lois, le député Eric Houndété estime que cela hypothèque le souci du législateur de faire de la Céna une institution équilibrée. Ce qui, selon lui, pose le problème de la notion de la minorité et de la majorité dans le temps. « L’équilibre recherché pour la Céna est désormais rompu et sera davantage rompu avec cette désignation », critique le premier vice-président de l’Assemblée nationale.
Il faut préciser qu’Abou Boukari Adam Soulé est originaire du département du Borgou et a été ancien membre du parti Fard Alafia.

Démarrés le samedi 8 septembre dernier, les championnats nationaux scolaires de l’Union des associations sportives de l’enseignement technique et de la formation professionnelle (Uaset-Fp) ont pris fin dans la soirée d’hier, mardi 11 septembre au stade municipal de Lokossa par la gratification des meilleures performances.
Grande attraction de la soirée d’hier au stade municipal de Lokossa, le match de football qui a opposé la sélection de l’Atlantique-Littoral et celle du Mono-Couffo a été la dernière finale de l’édition 2018 des championnats nationaux scolaires de l’Uaset-Fp. La confrontation qui a duré quatre-vingt minutes, s’est soldée par le score d’un but à zéro en faveur des départements du Mono et du Couffo. Le seul but de la partie est une réalisation de Gédéon Kpotonsi.
Les deux équipes finalistes n'étaient pas à leur première confrontation. En 2014, la sélection de l’Atlantique-Littoral avait déjà remporté la finale face à celle du Mono-Couffo avant que celle-ci ne prenne sa revanche l’année dernière. Le Mono-Couffo avec cette nouvelle victoire vient enlever pour la deuxième fois consécutive ce trophée.
Le trophée leur a été remis hier par le préfet du Mono, Komlan Zinsou et le directeur de cabinet du ministre en charge de l’Enseignement secondaire, Jean Bénoît Alokpon. Pour M. Alokpon, il n’y a ni vainqueur ni vaincu mais juste la culture du fair-play tel qu’il l’a prodigué au démarrage du match. En plus du trophée, les finalistes tout comme leurs adversaires ont tous été distingués et ont reçu des jeux de maillots et de ballons.
Les trois premiers athlètes de la course de vitesse de 100m et de saut en longueur ont été eux aussi distingués.
A rappeler qu'un cross-country, dénommé "la foulée de l'avenir", a été organisé dans la matinée à l'intention des apprenants du secteur de l'artisanat. Venus des ateliers de menuiserie, de couture, de coiffure et autres, ils étaient au total 456 participants dont 260 dames représentant les cinq arrondissements de Lokossa. Les dames ont couru une distance de trois Km, contre quatre Km pour les hommes. Le taux de participation en nette progression cette année témoigne de l'intérêt du monde de l'artisanat à l'initiative, confesse Marcellin Dotou, président des artisans de Lokossa. « Nos apprenants sont motivés puisque les meilleurs à l'issue de la compétition gagnent des équipements de travail», retient le président des artisans. Des séchoirs, des paires de ciseaux, des fauteuils ainsi que des machines à coudre et bien d’autres outils étaient des lots ayant sanctionné les performances des plus endurants parmi eux. Toutes ces performances ont été célébrées avec les applaudissements des officiels dont la délégation de la mairie de Lokossa et les citoyens qui ont massivement effectué le déplacement du stade. Les regards sont désormais tournés vers l’édition 2019?

Le code électoral récemment voté par l'Assemblée nationale est diversement apprécié. Les dispositions portant la caution, le quitus fiscal, les grands ensembles ne sont pas partagées de tous les acteurs politiques et sociaux. Des représentants du Bloc de la majorité parlementaire et des acteurs politiques ont tenté de se convaincre sur ces questions lors de l'émission "Grande contradiction" de la chaîne Golfe Tv dimanche dernier.
Pourquoi augmenter les cautions, exiger un quitus fiscal délivré par le seul directeur général des Impôts ou encore imposer des regroupements de partis politiques ? À quoi riment ces dispositions du nouveau code électoral ?
Pour le député Orden Alladatin, les réponses sont bien évidentes. Il s'agit de redonner aux fonctions présidentielle et législative toutes leurs valeurs, de limiter les candidatures fantaisistes, de s'assurer de l'honnêteté et de la responsabilité des candidats vis-à-vis du fisc, de garantir une meilleure représentativité des parlementaires. Les dispositions du nouveau Code électoral viennent, à l'en croire, pallier les failles de l'ancien code et répondre à un diagnostic des réalités électorales au Bénin.
Diagnostic bien faussé, selon Donklam Aballo de l'Union sociale libérale (USL). La caution faramineuse vient renforcer le pouvoir de l'argent et contraste avec les intentions du chef de l'Etat actuel de réduire le pouvoir de l'argent lors des joutes électorales, allègue-t-il. Sur la question du quitus fiscal, le principe ne gêne pas, selon Donklam Aballo, ce sont les éventuels abus qui inquiètent. Si en pleine procédure, des candidats étaient victimes de ces abus, que faire? Le quitus fiscal, pour lui, ne devrait pas être une pièce fondamentale dans le dépôt des candidatures. Le contrôle de cette pièce devrait plutôt intervenir après dépôt des candidatures. Ainsi, le directeur général des Impôts se verrait contraint de délivrer avec célérité cette pièce pour la validation des candidatures par la Céna. Le député Atchadé Nourénou de la minorité parlementaire déplore le rejet des amendements de ses pairs de l'opposition. Mais le vote du code est bien démocratique puisqu'il a suivi le principe de la majorité, selon les textes, et la question de caution n'est qu'un élément parmi tant d'autres, pour empêcher que n'importe qui se lève et prétende au palais de la Marina pour le plaisir d'enrichir son curriculum vitae ou sa carte de visite, font savoir les députés Orden Alladatin et Gilbert Bangana.
D'ailleurs, le député Gilbert Bangana précise que les propositions de loi n'ont pas besoin d'être initiées par l'ensemble des 83 députés quoiqu'il soit vrai que le Bmp porte les projets du président Patrice Talon, le vote des lois engage toute l'Assemblée nationale. Sur le fond, il ajoute que le quitus fiscal n'est rien de nouveau puisque l'ancien code prévoit déjà dans la composition des dossiers de candidature, la preuve de la régularité envers le fisc. Au demeurant, freiner les ardeurs des candidats fantaisistes est une nécessité, mais hausser les cautions ainsi est, selon l'acteur social Joël Atayi Guèdégbé, aberrant?

Les associations de l’écosystème d’internet au Bénin donnent de la voix par rapport au contenu du décret N°2018-341 du 25 juillet 2018 portant introduction d’une contribution sur la consommation des services de communications électroniques fournis par les réseaux ouverts au public. C’est à travers une déclaration rendue publique, hier mardi 11 septembre à Cotonou.
Les associations de l’écosystème d’internet au Bénin demandent l’annulation du décret N°2018-341 du 25 juillet 2018 relatif à la taxe sur les communications électroniques. Cette mesure, selon elles, risque d’éprouver l’écosystème numérique béninois si elle n’est pas abrogée.
« L’ensemble de l’écosystème numérique, encore naissant, risque de souffrir énormément de cette mesure qui diminue considérablement les possibilités d’accès à l’information et le pouvoir d’achat des populations», avertit le président du Forum de la gouvernance de l’internet, Franck Kouyami.
Il poursuit : « Nous, associations de l’écosystème d’internet au Bénin, sommes profondément inquiètes des conséquences négatives de cette mesure sur l’économie numérique tant prônée par le gouvernement lui-même ».
Selon les conférenciers, cette mesure risque d’annuler les efforts du gouvernement dans le domaine des communications électroniques. « Ledit décret est en incohérence avec les efforts du gouvernement dans le secteur du numérique car, au-delà des revenus immédiats que l’Etat pourrait tirer de cette taxation, cette mesure conduira à une déstructuration de la dynamique actuelle dans le secteur », prévient le président du Forum de la gouvernance de l’internet.
Ces associations, dont le Réseau des médias digitaux du Bénin (Repromed) et l’Association béninoise des blogueurs (Abb), craignent également des restrictions à la liberté d’expression au Bénin. « A la lumière des clarifications apportées par le ministre de l’Economie et des Finances, le décret N°2018-341 du 25 juillet 2018 constitue une menace réelle pour la liberté d’expression, l’innovation numérique, la réduction de la fracture numérique et la neutralité du réseau dans notre pays, pourtant reconnu pour sa tradition historique de démocratie », insiste Franck Kouyami.
A en croire les conférenciers, la mesure ne répond pas aux dispositions internationales en matière de communications électroniques. « Ce décret est également contraire aux engagements internationaux de notre pays, notamment la décision des Nations Unies de 2011 reconnaissant l’accès non discriminé à internet comme un droit humain fondamental ainsi que les Objectifs de développement durable (Odd), précisément aux dispositions de la cible N°9», argumente le président du Forum de la gouvernance de l’internet.
Le décret querellé institue une contribution de 5% sur le montant hors taxe des communications (voix, sms, internet) et une taxe de 5 FCfa par méga-octet consommé par l’utilisateur de services dits over the top (facebook, whatsApp, Twitter, Viber, Telegram, Hangouts, …).
Les Ecureuils en plein dans le match[/caption]Les Ecureuils du Bénin ont réussi à passer le cap de Lomé dimanche 9 septembre dernier en tenant les Eperviers du Togo en échec (0-0) sur leurs propres installations. Stéphane Sèssègnon et ses coéquipiers ont surpris en déjouant les pièges de Claude Le Roy. Retour sur les moments clés du match.
Les Eperviers du Togo et les Ecureuils du Bénin se sont séparés dos-à-dos (0-0) à l’issue de leur derby entre voisins. Un résultat qui fait les affaires des Ecureuils sortis d’une longue trêve sans sélectionneur. Avec seulement 5 jours de préparation, rien ne donnait le Bénin favori dans ce match capital pour le Togo qui avait disputé plusieurs matchs amicaux. Mais les Ecureuils du Bénin ont créé la surprise en accrochant les Eperviers du Togo au stade municipal de Lomé devant 12000 spectateurs. Les cadres de l’équipe béninoise : le capitaine Stéphane Sèssègnon, Khaled Adénon, Salomon Junior et Poté Michael ainsi que les joueurs comme Olivier Verdon, Divid Kiki, Steve Mounier qui font aussi leurs débuts avec Michel Dussuyer, ont su préserver l’essentiel face à leur adversaire. Le bloc défensif de l’équipe de Michel Dussuyer a empêché les Eperviers de concrétiser les occasions de but.
Les Ecureuils étaient présents dans tous les compartiments de jeu, enrayant toutes les velléités des poulains de Claude Le Roy. Le gardien Fabien Farnolle a su bien gérer les sorties aériennes même si ses dégagements du pied étaient moins rassurants. Sa complicité avec la défense des Ecureuils étant sans failles, il a su faire preuve de vigilance face au capitaine togolais, un joueur bon de la tête.
Rassemblés autour de Khaled Adénon, les defenseurs béninois Olivier Verdon et Salomon Junior, Chaona Shams Deen et David Kiki ont su contenir les attaquants togolais. Leur capitaine Emmanuel Shéyi Adébayor, Mathieu Dossevi, Razack Boukari et autres ont été destabilisés tout au long de la rencontre. Beaucoup d’autorité et une bonne lecture de jeu font la marque des défenseurs béninois. En témoignent les chaudes alertes dans le camp béninois les 20e, 41e, 71e et 88e minutes où le Togo aurait pu faire la différence. David Kiki, Chaona Chams Deen et Khaled Adénon ont répondu énergiquement aux assauts offentifs togolais. Leur entancipation dans le jeu a occasionné les sorties de Razack Boukari et d'Emmanuel Adébayor.
Le capitaine béninois, Stéphane Sèssègnon, a donné du fil à retordre en résistant à la charge de Djéné Dakonam, Atakora Lalawélé et Ihlas Bebou en milieu de terrain. Il a allié technicité et force en manifestant beaucoup de présence et de sûreté. Pour preuve, ses envolées des 25e, 31e et 75e minutes de jeu. Le meneur de jeu béninois s'est impliqué personnellement sur le plan offensif en créant beaucoup de problèmes aux defenseurs togolais. Il a été soutenu dans ses œuvres par Jordan Adéoti. Sérieux en milieu de terrain, ce dernier a manqué d’un peu de justesse dans son jeu vers l’avant.
Les attaquants béninois se sont créés beaucoup d’occasions. Néanmoins, Jodel Dossou, Michael Poté et Steve Mounier ont manqué d’éfficacité devant les buts. Ils auraient pu faire parler la poudre. Les joueurs comme Désiré Azankpo, Marcellin Koukpo entrés en cours de jeu, en lieu et place respectivement de Michael Poté et de Jodel Dossou, ont également apporté leur force de caractère dans cette partie. Ainsi, le collectif des défenseurs béninois et les individualités en milieu de terrain et en attaque ont permis au Bénin de tirer son épingle du jeu.
Mieux préparer les
prochaines joutes
Avec ce résultat, le Bénin rejoint l’Algérie en tête du groupe D avec 4 points après deux journées. Les deux sélections vont s’affronter lors des 3e et 4e journées de la compétition. Elles totalisent chacune 3 points d’avance sur la Gambie et le Togo. Les responsables du football béninois, le staff technique et les Ecureuils ne doivent pas dormir sur leur laurier. Il va falloir concocter un meilleur programme de préparation avant la double confrontation contre Algérie, le 10 et 13 octobre prochains à Alger et à Cotonou. Le sélectionneur Michel Dussuyer et son staff n’auront qu’à faire des propositions dans ce sens. Si le Bénin espère se qualifier pour la Can Cameroun 2019, il faudra éviter une préparation comme celle faite face au Togo. Car, il faut des matchs amicaux pour huiler les automatismes et renforcer le collectif entre les milieux de terrain et les attaquants. Le match Togo-Bénin relève désormais du passé et, il faut en tirer les enseignements nécéssaires pour s'aguerrir dans la perspective des prochains matchs?
Résultats complets
Groupe A
Madagascar 2–2 Sénégal
Guinée équatoriale 1–0 Soudan
Groupe B
Maroc 3-0 Malawi
Comores 1–1 Cameroun
Groupe C
Gabon 1–1 Burundi
Soudan du Sud 0–3 Mali
Groupe D
Gambie 1–1 Algérie
Togo 0–0 Bénin
Groupe E
Seychelles 0–3 Nigeria
Afrique du Sud 0–0 Libye
Groupe F
Kenya 1–0 Ghana
Ethiopie 1–0 Sierra Leone
Groupe G
Congo 1–1 Zimbabwe
Liberia 1–1 RD Congo
Groupe H
Rwanda 1–2 Côte d’Ivoire
Guinée 1–0 République centrafricaine
Groupe I
Angola 1–0 Botswana
Mauritanie 2-0 Burkina Faso
Groupe J
Egypte 6-0 Niger
Swaziland 0–2 Tunisie
Groupe K
Namibie 1–1 Zambie
Mozambique 2–2 Guinée-Bissau
Groupe L
Lesotho 1–1 Cap-Vert
Ouganda 0–0 Tanzanie