La Nation Bénin...
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Démarrés le samedi 8 septembre dernier, les championnats nationaux scolaires de l’Union des associations sportives de l’enseignement technique et de la formation professionnelle (Uaset-Fp) ont pris fin dans la soirée d’hier, mardi 11 septembre au stade municipal de Lokossa par la gratification des meilleures performances.
Grande attraction de la soirée d’hier au stade municipal de Lokossa, le match de football qui a opposé la sélection de l’Atlantique-Littoral et celle du Mono-Couffo a été la dernière finale de l’édition 2018 des championnats nationaux scolaires de l’Uaset-Fp. La confrontation qui a duré quatre-vingt minutes, s’est soldée par le score d’un but à zéro en faveur des départements du Mono et du Couffo. Le seul but de la partie est une réalisation de Gédéon Kpotonsi.
Les deux équipes finalistes n'étaient pas à leur première confrontation. En 2014, la sélection de l’Atlantique-Littoral avait déjà remporté la finale face à celle du Mono-Couffo avant que celle-ci ne prenne sa revanche l’année dernière. Le Mono-Couffo avec cette nouvelle victoire vient enlever pour la deuxième fois consécutive ce trophée.
Le trophée leur a été remis hier par le préfet du Mono, Komlan Zinsou et le directeur de cabinet du ministre en charge de l’Enseignement secondaire, Jean Bénoît Alokpon. Pour M. Alokpon, il n’y a ni vainqueur ni vaincu mais juste la culture du fair-play tel qu’il l’a prodigué au démarrage du match. En plus du trophée, les finalistes tout comme leurs adversaires ont tous été distingués et ont reçu des jeux de maillots et de ballons.
Les trois premiers athlètes de la course de vitesse de 100m et de saut en longueur ont été eux aussi distingués.
A rappeler qu'un cross-country, dénommé "la foulée de l'avenir", a été organisé dans la matinée à l'intention des apprenants du secteur de l'artisanat. Venus des ateliers de menuiserie, de couture, de coiffure et autres, ils étaient au total 456 participants dont 260 dames représentant les cinq arrondissements de Lokossa. Les dames ont couru une distance de trois Km, contre quatre Km pour les hommes. Le taux de participation en nette progression cette année témoigne de l'intérêt du monde de l'artisanat à l'initiative, confesse Marcellin Dotou, président des artisans de Lokossa. « Nos apprenants sont motivés puisque les meilleurs à l'issue de la compétition gagnent des équipements de travail», retient le président des artisans. Des séchoirs, des paires de ciseaux, des fauteuils ainsi que des machines à coudre et bien d’autres outils étaient des lots ayant sanctionné les performances des plus endurants parmi eux. Toutes ces performances ont été célébrées avec les applaudissements des officiels dont la délégation de la mairie de Lokossa et les citoyens qui ont massivement effectué le déplacement du stade. Les regards sont désormais tournés vers l’édition 2019?

Le code électoral récemment voté par l'Assemblée nationale est diversement apprécié. Les dispositions portant la caution, le quitus fiscal, les grands ensembles ne sont pas partagées de tous les acteurs politiques et sociaux. Des représentants du Bloc de la majorité parlementaire et des acteurs politiques ont tenté de se convaincre sur ces questions lors de l'émission "Grande contradiction" de la chaîne Golfe Tv dimanche dernier.
Pourquoi augmenter les cautions, exiger un quitus fiscal délivré par le seul directeur général des Impôts ou encore imposer des regroupements de partis politiques ? À quoi riment ces dispositions du nouveau code électoral ?
Pour le député Orden Alladatin, les réponses sont bien évidentes. Il s'agit de redonner aux fonctions présidentielle et législative toutes leurs valeurs, de limiter les candidatures fantaisistes, de s'assurer de l'honnêteté et de la responsabilité des candidats vis-à-vis du fisc, de garantir une meilleure représentativité des parlementaires. Les dispositions du nouveau Code électoral viennent, à l'en croire, pallier les failles de l'ancien code et répondre à un diagnostic des réalités électorales au Bénin.
Diagnostic bien faussé, selon Donklam Aballo de l'Union sociale libérale (USL). La caution faramineuse vient renforcer le pouvoir de l'argent et contraste avec les intentions du chef de l'Etat actuel de réduire le pouvoir de l'argent lors des joutes électorales, allègue-t-il. Sur la question du quitus fiscal, le principe ne gêne pas, selon Donklam Aballo, ce sont les éventuels abus qui inquiètent. Si en pleine procédure, des candidats étaient victimes de ces abus, que faire? Le quitus fiscal, pour lui, ne devrait pas être une pièce fondamentale dans le dépôt des candidatures. Le contrôle de cette pièce devrait plutôt intervenir après dépôt des candidatures. Ainsi, le directeur général des Impôts se verrait contraint de délivrer avec célérité cette pièce pour la validation des candidatures par la Céna. Le député Atchadé Nourénou de la minorité parlementaire déplore le rejet des amendements de ses pairs de l'opposition. Mais le vote du code est bien démocratique puisqu'il a suivi le principe de la majorité, selon les textes, et la question de caution n'est qu'un élément parmi tant d'autres, pour empêcher que n'importe qui se lève et prétende au palais de la Marina pour le plaisir d'enrichir son curriculum vitae ou sa carte de visite, font savoir les députés Orden Alladatin et Gilbert Bangana.
D'ailleurs, le député Gilbert Bangana précise que les propositions de loi n'ont pas besoin d'être initiées par l'ensemble des 83 députés quoiqu'il soit vrai que le Bmp porte les projets du président Patrice Talon, le vote des lois engage toute l'Assemblée nationale. Sur le fond, il ajoute que le quitus fiscal n'est rien de nouveau puisque l'ancien code prévoit déjà dans la composition des dossiers de candidature, la preuve de la régularité envers le fisc. Au demeurant, freiner les ardeurs des candidats fantaisistes est une nécessité, mais hausser les cautions ainsi est, selon l'acteur social Joël Atayi Guèdégbé, aberrant?

Les associations de l’écosystème d’internet au Bénin donnent de la voix par rapport au contenu du décret N°2018-341 du 25 juillet 2018 portant introduction d’une contribution sur la consommation des services de communications électroniques fournis par les réseaux ouverts au public. C’est à travers une déclaration rendue publique, hier mardi 11 septembre à Cotonou.
Les associations de l’écosystème d’internet au Bénin demandent l’annulation du décret N°2018-341 du 25 juillet 2018 relatif à la taxe sur les communications électroniques. Cette mesure, selon elles, risque d’éprouver l’écosystème numérique béninois si elle n’est pas abrogée.
« L’ensemble de l’écosystème numérique, encore naissant, risque de souffrir énormément de cette mesure qui diminue considérablement les possibilités d’accès à l’information et le pouvoir d’achat des populations», avertit le président du Forum de la gouvernance de l’internet, Franck Kouyami.
Il poursuit : « Nous, associations de l’écosystème d’internet au Bénin, sommes profondément inquiètes des conséquences négatives de cette mesure sur l’économie numérique tant prônée par le gouvernement lui-même ».
Selon les conférenciers, cette mesure risque d’annuler les efforts du gouvernement dans le domaine des communications électroniques. « Ledit décret est en incohérence avec les efforts du gouvernement dans le secteur du numérique car, au-delà des revenus immédiats que l’Etat pourrait tirer de cette taxation, cette mesure conduira à une déstructuration de la dynamique actuelle dans le secteur », prévient le président du Forum de la gouvernance de l’internet.
Ces associations, dont le Réseau des médias digitaux du Bénin (Repromed) et l’Association béninoise des blogueurs (Abb), craignent également des restrictions à la liberté d’expression au Bénin. « A la lumière des clarifications apportées par le ministre de l’Economie et des Finances, le décret N°2018-341 du 25 juillet 2018 constitue une menace réelle pour la liberté d’expression, l’innovation numérique, la réduction de la fracture numérique et la neutralité du réseau dans notre pays, pourtant reconnu pour sa tradition historique de démocratie », insiste Franck Kouyami.
A en croire les conférenciers, la mesure ne répond pas aux dispositions internationales en matière de communications électroniques. « Ce décret est également contraire aux engagements internationaux de notre pays, notamment la décision des Nations Unies de 2011 reconnaissant l’accès non discriminé à internet comme un droit humain fondamental ainsi que les Objectifs de développement durable (Odd), précisément aux dispositions de la cible N°9», argumente le président du Forum de la gouvernance de l’internet.
Le décret querellé institue une contribution de 5% sur le montant hors taxe des communications (voix, sms, internet) et une taxe de 5 FCfa par méga-octet consommé par l’utilisateur de services dits over the top (facebook, whatsApp, Twitter, Viber, Telegram, Hangouts, …).
Les Ecureuils en plein dans le match[/caption]Les Ecureuils du Bénin ont réussi à passer le cap de Lomé dimanche 9 septembre dernier en tenant les Eperviers du Togo en échec (0-0) sur leurs propres installations. Stéphane Sèssègnon et ses coéquipiers ont surpris en déjouant les pièges de Claude Le Roy. Retour sur les moments clés du match.
Les Eperviers du Togo et les Ecureuils du Bénin se sont séparés dos-à-dos (0-0) à l’issue de leur derby entre voisins. Un résultat qui fait les affaires des Ecureuils sortis d’une longue trêve sans sélectionneur. Avec seulement 5 jours de préparation, rien ne donnait le Bénin favori dans ce match capital pour le Togo qui avait disputé plusieurs matchs amicaux. Mais les Ecureuils du Bénin ont créé la surprise en accrochant les Eperviers du Togo au stade municipal de Lomé devant 12000 spectateurs. Les cadres de l’équipe béninoise : le capitaine Stéphane Sèssègnon, Khaled Adénon, Salomon Junior et Poté Michael ainsi que les joueurs comme Olivier Verdon, Divid Kiki, Steve Mounier qui font aussi leurs débuts avec Michel Dussuyer, ont su préserver l’essentiel face à leur adversaire. Le bloc défensif de l’équipe de Michel Dussuyer a empêché les Eperviers de concrétiser les occasions de but.
Les Ecureuils étaient présents dans tous les compartiments de jeu, enrayant toutes les velléités des poulains de Claude Le Roy. Le gardien Fabien Farnolle a su bien gérer les sorties aériennes même si ses dégagements du pied étaient moins rassurants. Sa complicité avec la défense des Ecureuils étant sans failles, il a su faire preuve de vigilance face au capitaine togolais, un joueur bon de la tête.
Rassemblés autour de Khaled Adénon, les defenseurs béninois Olivier Verdon et Salomon Junior, Chaona Shams Deen et David Kiki ont su contenir les attaquants togolais. Leur capitaine Emmanuel Shéyi Adébayor, Mathieu Dossevi, Razack Boukari et autres ont été destabilisés tout au long de la rencontre. Beaucoup d’autorité et une bonne lecture de jeu font la marque des défenseurs béninois. En témoignent les chaudes alertes dans le camp béninois les 20e, 41e, 71e et 88e minutes où le Togo aurait pu faire la différence. David Kiki, Chaona Chams Deen et Khaled Adénon ont répondu énergiquement aux assauts offentifs togolais. Leur entancipation dans le jeu a occasionné les sorties de Razack Boukari et d'Emmanuel Adébayor.
Le capitaine béninois, Stéphane Sèssègnon, a donné du fil à retordre en résistant à la charge de Djéné Dakonam, Atakora Lalawélé et Ihlas Bebou en milieu de terrain. Il a allié technicité et force en manifestant beaucoup de présence et de sûreté. Pour preuve, ses envolées des 25e, 31e et 75e minutes de jeu. Le meneur de jeu béninois s'est impliqué personnellement sur le plan offensif en créant beaucoup de problèmes aux defenseurs togolais. Il a été soutenu dans ses œuvres par Jordan Adéoti. Sérieux en milieu de terrain, ce dernier a manqué d’un peu de justesse dans son jeu vers l’avant.
Les attaquants béninois se sont créés beaucoup d’occasions. Néanmoins, Jodel Dossou, Michael Poté et Steve Mounier ont manqué d’éfficacité devant les buts. Ils auraient pu faire parler la poudre. Les joueurs comme Désiré Azankpo, Marcellin Koukpo entrés en cours de jeu, en lieu et place respectivement de Michael Poté et de Jodel Dossou, ont également apporté leur force de caractère dans cette partie. Ainsi, le collectif des défenseurs béninois et les individualités en milieu de terrain et en attaque ont permis au Bénin de tirer son épingle du jeu.
Mieux préparer les
prochaines joutes
Avec ce résultat, le Bénin rejoint l’Algérie en tête du groupe D avec 4 points après deux journées. Les deux sélections vont s’affronter lors des 3e et 4e journées de la compétition. Elles totalisent chacune 3 points d’avance sur la Gambie et le Togo. Les responsables du football béninois, le staff technique et les Ecureuils ne doivent pas dormir sur leur laurier. Il va falloir concocter un meilleur programme de préparation avant la double confrontation contre Algérie, le 10 et 13 octobre prochains à Alger et à Cotonou. Le sélectionneur Michel Dussuyer et son staff n’auront qu’à faire des propositions dans ce sens. Si le Bénin espère se qualifier pour la Can Cameroun 2019, il faudra éviter une préparation comme celle faite face au Togo. Car, il faut des matchs amicaux pour huiler les automatismes et renforcer le collectif entre les milieux de terrain et les attaquants. Le match Togo-Bénin relève désormais du passé et, il faut en tirer les enseignements nécéssaires pour s'aguerrir dans la perspective des prochains matchs?
Résultats complets
Groupe A
Madagascar 2–2 Sénégal
Guinée équatoriale 1–0 Soudan
Groupe B
Maroc 3-0 Malawi
Comores 1–1 Cameroun
Groupe C
Gabon 1–1 Burundi
Soudan du Sud 0–3 Mali
Groupe D
Gambie 1–1 Algérie
Togo 0–0 Bénin
Groupe E
Seychelles 0–3 Nigeria
Afrique du Sud 0–0 Libye
Groupe F
Kenya 1–0 Ghana
Ethiopie 1–0 Sierra Leone
Groupe G
Congo 1–1 Zimbabwe
Liberia 1–1 RD Congo
Groupe H
Rwanda 1–2 Côte d’Ivoire
Guinée 1–0 République centrafricaine
Groupe I
Angola 1–0 Botswana
Mauritanie 2-0 Burkina Faso
Groupe J
Egypte 6-0 Niger
Swaziland 0–2 Tunisie
Groupe K
Namibie 1–1 Zambie
Mozambique 2–2 Guinée-Bissau
Groupe L
Lesotho 1–1 Cap-Vert
Ouganda 0–0 Tanzanie
Faire du sport pour se sentir en bonne santé[/caption]Pour des raisons pécuniaires ou de motivation, beaucoup préfèrent le sport à domicile ou carrément l’abandonner. Or pour avoir la bonne santé physique et morale, la pratique régulière du sport et de préférence assistée semble indispensable. Certains avertis conseillent les salles de gym pour plus d’efficacité.
« Seule la volonté ne suffit pas pour faire du sport. En plus de celle-ci, il faut de la détermination pour atteindre ses objectifs », conseille Alphonse Kohin, coach de gym à Gbégamey. Pour lui, il n’est pas indiqué de commencer à faire du sport et de l’abandonner pour quelque raison que ce soit. Mieux, on ne peut connaître l’efficacité du sport que l’on pratique si personne ne vous aide à mieux faire. Il ajoute qu’on ne peut prétendre être en bonne santé sans faire du sport. Malheureusement, beaucoup ne font pas du sport ou s’ils doivent le faire, cela se passe généralement chez eux à domicile ou au pire des cas, ils abandonnent.
Simplice Sègbanou, agent permanent de l’Etat, dit avoir bien envie de faire du sport, mais il est freiné dans son élan par la timidité. Avec les regards des gens, dit-il, il craint que le fait de ne pas savoir se servir des machines puisse faire objet de raillerie. Aussi, ayant deux jeunes frères à sa charge, il se demande si le tarif d’abonnement pour eux trois ne va pas peser sur ses ressources. « S’inscrire dans une salle de sport peut être coûteux, voire très coûteux », conclut-il.
Selon d'Alphonse Kohin, les abonnements peuvent aller de 2 000 Fcfa à 200 000 Fcfa selon qu’il s’agit d’un abonnement mensuel, trimestriel, semestriel ou annuel. A moins qu’il ne s’agisse d’un abonnement promotionnel.
Alors il se demande s’il est une obligation de passer par la salle de sport ? Simplice Sègbanou estime qu’il y a beaucoup d’avantages à faire du sport à domicile. Car, il n’y a pas de contraintes horaires, affirme-t-il, qu’on choisit de s’entraîner avant d’aller travailler le matin ou que ce soit le soir. Après avoir fait endormir les enfants, on peut toujours s’entraîner, donc fini les excuses d’horaires dans les salles de gym. En plus, si vous ne vous entraînez pas, c’est que vous aurez fait d’autre choix. S’entraîner à la maison, pour lui, est aussi un gain de temps. Autrement dit, on n’a pas besoin de se déplacer.
Tout en rejetant les mouvements d’ensemble dans les salles de gym, Isidore Gandjèto, géomètre demeurant à Fidjrossè, dira que la priorité n’est pas de faire la même chose que les autres. La priorité, pour lui, c’est de trouver l’entraînement qui vous convient et d’y mettre l’intensité et de progresser régulièrement. Pour le reste, c’est une question de goût qu’on choisisse l’entraînement en salle ou à la maison. « Car, si j’ai bien appris quelque chose de mon parcours, c’est bien qu’il faut y trouver du plaisir sinon on abandonne très vite à la première difficulté », complète-t-il. Mais cela ne suffit pas pour faire exclusivement du sport à domicile ou dans la rue. Cette pratique a aussi de nombreux inconvénients.
Il nuance en disant qu’on ne dispose pas toujours de l’espace comme on l’aurait souhaité surtout dans des villes comme Cotonou. « Je n’ai pas toujours la place qu’il me faut dans mon salon pour faire des pompes ou des abdos », déplore Gertrude Kpodjèté, étudiante en 3e année de médecine à la Faculté des sciences et de la santé à Cotonou. Il est évident que certains exercices demandent un peu plus de place tels que les sauts, argumente-t-elle. « Mes voisins ont du mal à m’entendre sauter au-dessus de leur tête à 6h du matin pendant une série de sauts, il en est de même pour les bruits de mes talons », ajoute-t-elle. Aussi le sport à domicile ne permet-il souvent pas de progresser. « Très tôt, la routine vous laisse aller au découragement », a-t-elle confié.
Or ce qui compte pour d’autres c’est d’avoir des résultats, c’est avant tout de chercher à toujours progresser.
Les gains du sport en salle de gym
Ridwane Machioudi, promoteur d'une salle de gym, estime que le sport en salle a beaucoup d’avantages.
Le premier intérêt, souligne-t-il, est que le sport nous éloigne quand même de certaines maladies. Mais il faut reconnaître qu’il y a une différence entre le sport en salle et les sports hors-salle. Il explique que dans les salles de sports, il y a des machines qui accompagnent le client dans toutes ses activités sportives. Outre les machines, on distingue les tapis qui permettent de courir en salle et beaucoup d’autres qui permettent de faire toute activité physique. Comme avantage à fréquenter les salles de gym, on peut retenir l’encadrement. Dans les salles de gym, il existe des coaches qui sont spécialisés dans le suivi des clients et qui leur permettent d’atteindre leurs objectifs.
Beaucoup avancent des raisons non pertinentes pour ne pas fréquenter les salles de gym comme la raison financière. Mais, poursuit-il. Ils se trompent, puisqu’il est plus facile de payer un agriculteur pour bien manger ou un établissement sportif pour faire le sport que de payer un docteur pour cause de maladie. Ça ne coûte absolument rien d’aller faire du sport en salle.
Certains clients ont tendance à être un peu timides lorsqu’ils se retrouvent devant d’autres personnes à faire le sport pour des raisons de déformation physique. Il y en a qui viennent pour une perte de poids, pour augmenter le souffle, d’autres pour avoir un gain physique et d’autres encore pour se sentir bien au quotidien. Le sport permet de ralentir les soucis de santé. C’est pourquoi il convie tout le monde à faire du sport. Car, il nous empêche de voir le docteur trop fréquemment.
« Tout le monde n’est pas exposé au même type de sport », explique Alphonse Kohin, coach de gym. Par exemple, dit-il, on trouve chez les jeunes, entre la vingtaine et la quarantaine dont les activités sportives très souvent centrées sur une prise musculaire. Chez les dames qui veulent perdre du poids, se raffermir le corps, ou les plus âgées qui veulent augmenter le souffle et se sentir bien dans leur corps, le type de discipline sportive diffère.
Concernant le résultat obtenu par les clients, les coaches en reçoivent et au bout de huit mois, ils ont perdu la moitié du poids initial. Mais ça demande une éducation du corps de la personne. « On n’obtient pas le résultat du jour au lendemain », déplore Ridwane Machioudi, qui reconnaît, tout de même, que c’est au fil du temps, en faisant du sport tous les matins comme on se brosse les dents qu’on atteint un résultat. C’est pourquoi, il est conseillé faire du sport en salle parce qu’il y a aussi l’encadrement adéquat et les machines adéquates pour une prise en charge appropriée. « Et il faut faire du sport au moins trois fois par semaine. Aussi, ne faut-il pas abandonner à la longue, à moins que vous ayez des problèmes de santé », conseille-t-il.
« Généralement, on dit 30% de sport et 70% d'alimentation. Moi je dirai 50% sport et 50% d'alimentation. Ce qui est important, c’est d’avoir l’éducation nécessaire qu’il faut en termes d’alimentation », affirme-t-il. Ainsi, il faut savoir quoi manger, quand et la quantité à manger. L’idée n’est pas de remplir son ventre, mais de nourrir ses organes. Il y en a qui ne contrôlent pas leur alimentation alors que les deux vont de pair.
« Les avantages de la salle de sports sont avant tout l’énorme potentiel en termes de perte de poids, de types d’exercices et de machines disponibles », complète Judith Hadonou-Yovo, responsable d'une salle de gym à Fidjrossè.
C’est très important, dit-elle, pour s’assurer d’une progression sans limite. Surtout que même si vous progressez, il peut arriver d’atteindre un palier où l’on stagne. Dans ce cas-là, explique-t-elle, on peut faire travailler les muscles avec d’autres machines ou selon le type d’exercice pour relancer votre progression. Au-delà des machines et exercices possibles, les salles offrent souvent la possibilité de tester différentes activités comme les cours de fitness comme la zumba, le body-combat, le stretching, l’abdos-fessiers ou le cycling. Un autre avantage, ajoute-t-elle, c’est d’avoir accès à des coaches professionnels et diplômés. Vous pouvez toujours leur demander de vérifier la façon dont vous réalisez un exercice, de vous conseiller sur une technique. Car, elle sert en général à faire une proposition de programme adapté à l’objectif du client.
Par ailleurs, même si l’on sait que quand on n’est jamais allé dans une salle de musculation, on a surtout l’impression que c’est rempli de personnes qui se regardent dans la glace ou passent leur temps à dévisager les autres membres, surtout la gent féminine. Au contraire, la salle de musculation est avant tout un environnement particulièrement stimulant pour faire du sport. En plus, il faut rationaliser le coût payé en se donnant à fond. Donc bien souvent, dès qu’on arrive à la salle de sport, même si l'on n’était pas très motivé, on retrouve l’envie de se dépasser et de tout donner. Surtout quand on assiste à un cours collectif. « Je trouve que ça donne vraiment envie de se dépasser et n’oubliez pas que le meilleur moyen d’avoir des résultats rapidement c’est de progresser à chaque séance.
Noukpo Eric Padonou[/caption]Quelle peut être la politique extérieure d’un « petit » pays comme le Bénin dans un monde en constance mutation? A cette question, Noukpo Eric Padonou essaie de trouver des réponses à travers son dernier livre « La politique étrangère du Bénin sous le renouveau démocratique : paradigmes et acteurs ».
C’est un énarque accompli, très vite débarqué pour servir dans l’arène politique, qui scrute la politique étrangère du Bénin à travers l’ouvrage « La politique étrangère du Bénin sous le renouveau démocratique : paradigmes et acteurs ». Le libre est préfacé par l’ambassadeur Gratien Lazare Pognon, ancien secrétaire adjoint de l’Oua et postfacé par le professeur Frédéric Joël Aïvo, doyen de la Fadesp de l’Uac. «Le Bénin peut-il mettre en œuvre une politique étrangère originale dans ses orientations tout comme la conférence nationale a été un mécanisme innovant de sortie de crise politique ? ». C’est bien là l’interrogation qui a conduit l’auteur à offrir sa plume à une belle réflexion qui analyse la politique étrangère du Bénin avec à la fois le pessimisme de l’intelligence et l’optimisme de la volonté.
« Ce pessimisme se justifie par les mutations rapides de l’ordre mondial post chute du mur de Berlin avec un système international productiviste engendrant la course aux armements, la débâcle écologique, la modification des rapports de force internationaux avec une présence accrue sur la scène internationale de nouveaux acteurs tels que les firmes internationales, les Ongs, les marchés financiers, la technoscience, l’affrontement entre le monde de Davos et de Porto Allègre, le passage du système bipolaire au système unipolaire et plus tard au multipolaire… », analyse l’auteur du livre. L’optimisme pour sa part «s’explique par le fait que, malgré tout, il existe encore des forces qui poussent à des sociétés solidaires, démocratiques, équitables et pacifiques, il existe un chemin pour les petits Etats sur la scène internationale ».
Son ouvrage, révèle-t-il alors, a vu le jour pour contribuer à une meilleure compréhension du comportement et des réactions du Bénin sur la scène internationale depuis 1990. « Il n’est donc ni une compilation de faits divers diplomatiques, ni un panégyrique encore moins une critique diplomatique stérile », mais voudrait contribuer à mieux situer la politique étrangère par rapport à des valeurs à découvrir, à défendre et à promouvoir sur la scène internationale et à identifier ceux qui gouvernent la politique étrangère du Bénin. A sa manière, Noukpo Eric Padonou compte remédier à la faible production scientifique sur le sujet.
Les paradigmes de la politique étrangère du Bénin
« Dans ce livre, nous avons développé nos analyses et conclusions autour d’un plan binaire. Je convie donc le lecteur à d’abord comprendre les paradigmes qui fondent la politique étrangère du Bénin depuis le renouveau démocratique et ensuite à identifier les acteurs influents du processus décisionnel », révèle-t-il. Aussi, fait-il la nuance de n’avoir pas fait une étude systémique de la politique étrangère du Bénin, car par exemple, la dimension géographique et sectorielle de la diplomatie béninoise n’a pas été abordée.
Dans la première partie de cette publication dont le lancement officiel a eu lieu récemment à Cotonou et a mobilisé universitaires, acteurs politiques et de la société civile, l’auteur a tenté de retracer l’ensemble des idées autour desquelles la politique étrangère est structurée. Des réponses, il espère en avoir apporté à plus d’une question sur la politique étrangère du pays. « A travers ces réponses, vous allez vous rendre compte que le Bénin s’est émancipé, comme lui seul sait le faire, du paradigmatisme qui frappe les relations internationales, consistant à voir les différentes théories comme des paradigmes mutuellement exclusifs », note l’auteur.
« A travers les différentes thématiques traitées par les discours diplomatiques, il y a en Nicéphore Soglo, en Mathieu Kérékou et en Boni Yayi quelque chose à la fois d’Emmanuel Kant, l’utopiste des lumières, de Kenneth Waltz, le concepteur de l’autorégulation spontanée des unités politiques et de Raymond Aron », développe-t-il. Son analyse, se satisfait-il, permet d’installer le pouvoir exécutif au cœur du pouvoir décisionnel conformément aux grands classiques des régimes politiques de type libéral. « Contrairement à une opinion répandue qui fait du ministre des Affaires étrangères l’acteur principal de la politique étrangère, c’est le président de la République qui détient le monopole de la prise de décisions », rectifie l’auteur.
La lecture combinée des paradigmes et des acteurs permet de dire qu’à l'instar de toutes les grandes nations du monde, et malgré le contexte mondial agité, le Bénin a une politique étrangère qui a été constante dans le temps malgré les alternances politiques. L’auteur en vient donc à la conclusion que cette politique étrangère n'a pas brillé de mille feux malgré quelques succès diplomatiques. « Nous continuons de penser qu’au-delà des déterminants quantitatifs de la politique étrangère utilisant des critères bruts tels que le produit intérieur brut, les réserves stratégiques, les dépenses militaires, la production industrielle, les réserves d’énergie, il existe d’autres critères, difficilement quantifiables, mais qui ont une grande influence sur la capacité d’un Etat à agir sur la scène internationale », tranche Noukpo Eric Padonou.

Les organisations en charge de la protection de l’environnement et les jeunes s’engagent à procéder au nettoyage de la planète en un jour, grâce à l’opération World Cleanup day ( jour de nettoyage de la planète) portée par Let’s do it Bénin/Togo. Le 15 septembre prochain, date retenue pour l’opération, vingt sites principaux sont retenus dans les localités du Bénin pour être nettoyés.
Une date pour nettoyer toute la planète. Le 15 septembre prochain, des associations et structures de jeunes vont se mobiliser pour nettoyer toute la planète de ses déchets. Au Bénin, plusieurs associations ou structures en charge de la protection de l’environnement et des organisations de jeunes ont adhéré à cette opération dénommée World Cleanup day portée par Let’s do it Bénin/Togo.
L’objectif est de participer au plus grand rassemblement citoyen et environnemental de la planète pour la nettoyer de ses déchets sauvages en une journée. Au-delà du nettoyage, le projet vise à démontrer concrètement l’omniprésence des déchets sauvages dans notre environnement, à sensibiliser largement les citoyens aux problématiques en lien avec ce fléau, à motiver l’implication citoyenne aux côtés des divers acteurs œuvrant quotidiennement sur le sujet et à promouvoir les actions durables de réduction des déchets à travers le monde. Le World Cleanup day (jour de nettoyage de la planète) est une démarche citoyenne pacifiste pour mobiliser citoyens et acteurs privés et publics autour du problème des déchets sauvages.
Plus de quarante organisations sont annoncées pour prendre part à la campagne de nettoyage de la planète afin de la préserver des effets néfastes des changements climatiques au Bénin. Chaque participant ne ramassera qu’un seul type de déchet spécifique. Mais dans leur ensemble, ils ramasseront tous les types de déchets et les trieront au fur et à mesure en les ramenant à des points de rassemblement où le tri sera effectué. D’après le vice-président d’Afrodream international, chargé à la mobilisation et au partenariat Let’s do it Bénin/Togo, Romain Décadjèvi, toutes les organisations qui se sentent perturbées par l’allure que prennent les effets néfastes des changements climatiques ont adhéré au mouvement. Un mouvement de plaidoyer, d’action et de sensibilisation, qui va impliquer les élus locaux et communaux. A Cotonou, deux sites sont identifiés ainsi qu’à Abomey-Calavi. A Djougou, Parakou, Comè, Bohicon et autres localités, un site est respectivement identifié. Soit vingt sites principaux au total dans tout le Bénin. Mais cela n’empêche chaque organisation de décider d’étendre cette action de salubrité dans d’autres endroits si elle le juge important et utile. L’essentiel, soutient-il, c’est qu’au soir du 15 septembre l’on puisse impacter par cette opération, la planète. Par exemple, la campagne de 2016 a permis de retirer 500 mille tonnes de déchets de la planète.
L’implication des autorités est à souhaiter pour que le Bénin puisse faire parler de lui à l’issue de cette campagne. Des dispositions sont prises pour que le matériel devant faciliter cette opération ne manque pas aux participants.
Prophète Lucien Kinninnon[/caption]Le ministère l’Arche de Noé a célébré du 5au 9 septembre dernier sa 14e grande fête d’actions de grâce à son siège mondial à Cococodji-Agbogboville. Les diverses manifestations ont permis au prophète Lucien Kinninnon et ses fidèles d’être réconfortés dans leur foi.
La célébration de la 14e fête d’actions de grâce a été l’occasion pour pasteurs, responsables, fidèles et curieux venus des quatre coins du Bénin et d’ailleurs de prendre d’assaut le siège mondial du ministère de l’Arche de Noé à Cococotomey situé à 22 Km de Cotonou. Objectif, célébrer 14 ans de guérisons, de délivrances et de miracles de Dieu à travers d’intenses séances de prières, d’adoration, de reconnaissance et de délivrance des âmes perdues. Les témoignages des uns et des autres ont servi de preuves pour renforcer la foi des fidèles et amener les incrédules à croire aux miracles de Dieu.
Cette fête a permis à tous les fidèles de cette congrégation de se réunir pour magnifier le Seigneur Jésus-Christ qui a permis au prophète d’insuffler un nouveau dynamisme au ministère dont la devise demeure la guérison et le miracle par la Bible. « L'évangile de Jésus-Christ est le seul espoir pour le monde aujourd'hui. Car, il renferme la réponse de Dieu à toutes les situations difficiles de l'humanité », a enseigné Lucien Kinninnon.
Au cours d’une conférence de presse qu’il a animée jeudi 6 septembre dernier, le prophète Lucien Kinninnon, fondateur de l’Arche de Noé, a fait le point du chemin parcouru dans la mission à lui confiée par Dieu. La mission de l’Arche de Noé, raconte-t-il, est une mission de délivrance et du salut des âmes. « Dieu nous a dotés du don de guérison par son fils Jésus-Christ », soutient-il. Cette mission, poursuit-il, a commencé par la résurrection d’une petite fille décédée. Et, c’est fort de cela que le prophète Lucien Kinninnon s’est investi dans l’évangélisation. Depuis 14 ans, il aide les âmes perdues à trouver la délivrance, la guérison par le miracle de Dieu. Ainsi, la multiplication des miracles a conduit à la création d’une église devenue, aujourd’hui, le réceptacle de toutes les religions. « L’important est la puissance de Dieu par la parole de Dieu et par l’évangile », a-t-il souligné. Ainsi, des morts sont ressuscités, des porteurs du virus de Vih et des paralysés ont été guéris.
Selon le prophète, on distingue deux types de connaissances : les connaissances scientifiques de ce monde détenues par les hommes et les connaissances de Dieu Tout-Puissant, le Créateur. En dehors de ses œuvres divines, le prophète s’est investi dans la satisfaction des besoins socio-communautaires des fidèles en créant une école maternelle et une clinique pour l’éducation et la santé des enfants des fidèles.
Dans sa mission, il est le premier médiateur panafricain du dialogue interreligieux de la paix en Afrique. Au cours du culte de ce dimanche 9 septembre qui a clôturé les diverses festivités, les fidèles ont été invités à croire en Jésus-Christ pour être délivrés des griffes du Satan.

Les acteurs du système éducatif à Parakou ont effectué ce lundi 10 septembre, la pré-rentrée. C’est conformément au calendrier scolaire 2018-2019 tel qu’établi par le gouvernement, en attendant le démarrage des activités académiques et pédagogiques le lundi 17 septembre prochain.
Après environ deux mois de vacances, l’école béninoise ouvre à nouveau ses portes dès le lundi 17 septembre prochain, sur toute l’étendue du territoire national. En attendant de se retrouver dans les salles de classe, ses acteurs ont effectué, hier, lundi 10 septembre, la pré-rentrée. Comme leurs homologues des autres localités, ceux de Parakou ont également sacrifié à cette formalité devenue une tradition.
En effet, la pré-rentrée a été instituée pour régler les éventuels problèmes qui pourraient subvenir le jour de la rentrée et empêcher l’année scolaire de se dérouler normalement. L’objectif poursuivi, a expliqué le directeur départemental des enseignements secondaire, technique et de la formation professionnelle du Borgou, Ayouba Garba, c’est de permettre un démarrage des activités académiques sans encombre dès le premier jour. « Il s’agit de s’assurer que toutes les dispositions ont été prises en matière de préparatifs afin que les premiers cours puissent être dispensés à partir du lundi prochain », a-t-il poursuivi. Au cours de la rencontre qu’il a eue avec les chefs des établissements d’enseignements secondaire et technique du Borgou, samedi 8 septembre dernier au Lycée Mathieu Bouké de Parakou, il les a instruits dans ce sens.
Aux Ceg Hubert Koutoukou Maga, Titirou, Banikani et au Lycée Mathieu Bouké, c’est en grand nombre que les enseignants ont répondu présents au rendez-vous. Pour les responsables de ces établissements, il n’est pas question de traîner les pas. Sur le terrain, ils étaient occupés à recevoir ou à confectionner les dossiers de transferts, à établir les listes des anciens élèves qui passent ou redoublent et qui sont autorisés à continuer les cours. Ils procèdent aussi à la répartition et à l’inscription des nouveaux élèves admis au Cep et classés dans leurs établissements. C’est le samedi 8 septembre dernier qu’ils sont entrés en possession de ces listes. Au niveau des censorats, l’heure était également à la confection et à la distribution des emplois du temps aux enseignants.
Pour le directeur du Ceg Hubert Koutoukou Maga, Allassane Illiassou, ces dispositions sont de mise à la veille de chaque rentrée scolaire. Elles restent les mêmes, soutient son homologue du Ceg Banikani, Toussaint Bawa. Ce dernier a, d’ailleurs, rencontré le personnel administratif et enseignant de son établissement. « Tel que tout se passe au Lycée Mathieu Bouké, les activités académiques doivent pouvoir commencer dès le premier jour », a rassuré le proviseur Alassane Yarou Boni.
Curieux de savoir si la rentrée sera effective, le lundi 17 septembre prochain, quelques élèves du Ceg Hubert Maga étaient dans leur établissement. « Jusqu’à présent, les listes et les emplois du temps n’ont pas encore été affichés », se plaint Issoufou Souleiman, l’un d’entre eux. « On attend jusqu’au mercredi pour voir si quelque chose sera fait », a-t-il laissé entendre. Au Ceg Guéma, c’est un groupe d’élèves qui a été surpris, affairé aux travaux de nettoyage des salles de classe et de débroussaillage de la cour. Pendant ce temps, des parents attendaient de rencontrer le directeur ou le censeur pour régler le problème de transfert de leurs enfants.
Au Complexe primaire public Abdoulaye Issa, le constat est le même. Devant des registres, les directeurs assistés de quelques enseignants sont déjà à pied d’œuvre. Pour éviter qu’il y ait des bousculades, le lundi 17 septembre prochain, le président de l’Association des parents d’élèves du complexe, Ibrahim Aboubacar, exhorte les parents à profiter de la semaine pour venir faire inscrire leurs enfants.

A la veille de la rentrée scolaire de l’année académique 2018-2019 prévue pour le lundi 17 septembre prochain dans tous les établissements secondaires publics et privés, la pré-rentrée a démarré ce lundi 10 septembre dans les établissements scolaires de Bohicon.
En prélude à la reprise des classes, la pré-rentrée est effective depuis ce lundi 10 septembre dans les collèges de Bohicon, quoiqu’elle reste timide. Cependant, dans la plupart des collèges, il n'y avait pas encore grande animation dans les cours des établissements.
Au collège d’enseignement général 2 (Ceg 2) de Bohicon, il y a peu d’élèves, venus seuls ou avec leurs parents pour les inscriptions. Les quelques inscriptions se font pour les nouveaux venus en classe de sixième ou pour les élèves transférés. Cette opération est gérée par le directeur Brice Vidéta Kottin en personne qui, débordé par la foule de parents, n’a pas voulu parler à la presse hier. Dans la cour de l’établissement, quelques parents d’élèves piaffent d’impatience d’être reçus par le directeur qui a tout concentré dans son bureau.
Au Ceg 4 de Bohicon comme ailleurs, la pré-rentrée est bien timide. Quelques enseignants et parents d’élèves trainent les pas et causent dans la cour du collège. Les inscriptions se déroulent timidement. Tout comme au Ceg 2, les élèves ne sont pas présents pour procéder au rangement et au désherbage de la cour de l’école. Quant aux enseignants du collège, ils y viennent aussi pour prendre connaissance de leurs emplois du temps et solliciter des modifications au besoin. Rares sont les élèves ayant répondu présents à cette pré-rentrée. .
Au complexe scolaire de Zakpo, l’ambiance est la même. Quelques enseignantes papotent dans la cour devant une table qui sert de bureau occasionnel. Un peu loin de ce groupe de femmes, on retrouve dans son bureau, Henri Kassamawo, directeur du groupe C. Il nous confie que dans son groupe, les enseignants sont bien présents pour la pré-rentrée. Tout est au point, les fournitures pour chaque classe sont remises à l’enseignant pour sa préparation.
S’agissant des inscriptions d’élèves, Henri Kassamawo déplore la faible affluence des parents. De 7h30 à 12h30, seuls six enfants ont été inscrits. Puis l’après-midi, une grande pluie a tout perturbé et empêcha du coup toute activité dans le complexe.
Tout en se réjouissant de la bonne organisation de la pré-rentrée de cette année, le directeur du groupe C a toutefois tenu à faire part de son grand souci relatif à l’insuffisance de salle de classes au niveau de son groupe. « Ici au groupe C, nous avons six classes ouvertes. Seules trois sont en matériaux définitifs. Les trois autres qui abritent le CI, Cp et Ce1 sont en Apatam », dit-il, en nous montrant un grand hangar qui abrite les enfants.
Il est à signaler que la forte pluie qui s’est abattue sur la ville de Bohicon hier après-midi a empêché certainement les parents et élèves de sortir pour la pré-rentrée. Heureusement que celle-ci se poursuit mardi, jeudi et vendredi.