La Nation Bénin...
Nouvelles
Le président Patrice Talon et son hôte satisfaits de leur accord[/caption]Après le rendez-vous du forum Chine-Afrique, le chef de l'Etat, Patrice Talon a poursuivi son périple avec d'autres activités porteuses, au nombre desquelles un accord cadre pour la création d'une entreprise sino-béninoise.
La visite en Chine du chef de l'Etat béninois s’est poursuivie avec un bref séjour dans la province du Yunnan dans le sud-ouest de la Chine. Première étape, le siège du groupe de construction et d'investissement du Yunnan. La délégation béninoise, conduite par le président de la République a eu droit à une visite des lieux, une séance de présentation des activités de cette multinationale et à la signature d'un accord-cadre de coopération pour la création d’une entreprise sino-béninoise d’investissement entre le ministre de l’Economie et des Finances Romuald Wadagni et le groupe de construction et d'investissement du Yunnan. Le chef de l’Etat et sa suite ont été ensuite reçus par le gouverneur de la province de Yunnan, Chen Hao, qui a présenté les atouts de sa région et souhaité un meilleur brassage entre les peuples béninois et chinois.
« Conformément aux recommandations des présidents chinois et béninois, quelques jours plus tôt à Beijing, il a été convenu, au terme de la rencontre avec le gouverneur du Yunnan, la création d’un centre culturel Confucius au Bénin avec pour objectif principal le partage d'expériences entre Chinois et Béninois dans les domaines de l’art, de la gastronomie, de l’hôtellerie et du tourisme », indique un communiqué de presse rendu public à l’issue de la séance.
Les gymnastes de la zone 2 présents au camp[/caption]Le camp de gymnastique aérobic a été lancé ce mercredi 5 septembre par les responsables de la Zone 2 de la Confédération africaine de gymnastique.
Les gymnastes venus du Bénin, du Congo, du Sénégal et du Burkina Faso prennent part à ce camp dont l’objectif est d’aider ces derniers à se préparer au championnat d'Afrique de gymnastique aérobic prévu du 10 au 15 septembre à Brazaville au Congo. Alexandrine Clarita Gninou et Fernand Dieudonné Kitty chez les seniors ainsi que Amdivie Tona Kouhounha et Rodrigue Thachegnon Ahissou dans la catégorie des juniors, vont profiter de cette occasion pour affûter leurs armes pour la compétition.
Selon Léonide Gbaguidi, président de la Fédération béninoise de gymnastique, ce camp est dirigé par Zeroc Khadidja et Olga Kyselovicova, deux experts de la Fédération internationale de gymnastique.

Organisée par la Fédération béninoise de handball (Fbhb), la phase finale des championnats nationaux hommes et dames séniors de handball est prévue du 11 au 16 septembre prochain au Palais des Sports de Cotonou.
La compétition regroupera les meilleures équipes des ligues régionales de handball. Sept équipes féminines et huit masculines sont attendues à cette compétition. Il s’agit, au niveau des dames, de Flowers, Aspac de Cotonou, Aso Modèle de Porto-Novo, Flambeau d'Abomey, Entente, d’Espoir et Assec de Djougou. Au niveau des hommes on note Flowers, Aspac, Buffles, Entente, Abo Sport, Assec de Djougou, Aso Tigre et AS Canon. Au terme de cette compétition, on connaîtra les équipes championnes de la saison 2018.
Sports 06 sept. 2018

Après les différentes phases de sélection, le lauréat de la première édition du programme Fenou sera connu, le lundi 17 septembre prochain, à Cotonou, a appris l’Agence Bénin Presse.
De sources proches des organisateurs, l’objectif de cette première édition est d’accompagner un projet de création d’entreprise. Ainsi, le gagnant de cette édition sera soutenu par le programme Fenou. Il bénéficiera, entre autres, d’un accompagnement de 1000 euros, soit environ 655.000 F cfa, d’un suivi personnalisé pour développer ou tester son projet, d’un appui à la recherche de financements et d’une campagne média.
A en croire les initiateurs, ce programme vise à récompenser les innovations qui vont répondre, demain, aux nouvelles attentes, préoccupations et exigences des consommateurs. Aussi, faut-il préciser, les idées de projets ont porté sur plusieurs thématiques dont le numérique, l’agro-alimentaire, les services, la création de valeur ajoutée dans différents secteurs et l’entrepreneuriat social.
Après une pré-sélection en demi-finales, 5 candidats seront retenus par le jury le 10 septembre prochain. Il participeront à la finale au cours de laquelle le gagnant sera connu.
Soulignons que le programme Fenou est une initiative de Mme Alix Gnonlonfoun, membre de la diaspora béninoise en France, en partenariat avec Ajs Patners, Mgt Conseils et MinDo Consultants. Ce programme s’adresse à toutes les personnes ou structures qui innovent dans divers domaines. Le projet vise, en outre, à favoriser le développement de services, d’initiatives d’outils, qui répondent aux évolutions de la société et aux atteintes d’une cible ou de consommateurs.
Michaelle Gayet, directrice executive de l'Ong [/caption]L’Ong "Be the best" organisera en décembre prochain la cinquième édition de l’initiative "Best Models of Punctuality" (Meilleurs modèles de ponctualité). Dans ce cadre, l’appel à soumissions est lancé et prendra fin le 15 septembre prochain. La directrice exécutive de l’Ong "Be the best", Michaëlle Gayet, a donné des précisions sur cet événement.
Les nouveaux modèles de ponctualité de l’année 2018 seront à l’honneur en décembre prochain. L’Ong "Be the best" reçoit depuis plusieurs semaines les soumissions sur sa plateforme en ligne. S’agissant du profil recherché, la directrice de l’Ong "Be the Best", Michaëlle Gayet, fait savoir que tout Béninois qui est ponctuel et qui fait attention au temps et à sa bonne gestion, peut être proposé comme candidat. « Je dis bien "proposé", car le règlement du programme interdit que vous soumettiez vous-même votre candidature même si vous pensez avoir le profil idéal. Un modèle doit être reconnu par d’autres et c’est cela qui justifie l’option de l’Ong "Be the Best" de n’accepter que les candidatures qui sont proposées par une tierce personne », fait-elle comprendre. Elle ajoute que le modèle de ponctualité recherché doit inspirer ses collaborateurs à faire comme lui, être un reflet de valeurs positives et agir en adéquation avec les quatre valeurs fondamentales de l’Ong que sont la ponctualité, l’innovation, le professionnalisme et l’excellence. Au terme de la phase de soumission qui finit le 15 septembre prochain, suivra la phase de présélection qui débouchera sur une liste de nominées. Cette liste sera transmise au jury pour la sélection finale. La sélection finale permettra d’identifier les meilleurs modèles de ponctualité de l’édition 2018 et ces modèles seront honorés en décembre prochain lors du 2018 Bmp Awards Ceremony dans les dix catégories ouvertes que sont : Administration publique ou Institutions, Société d’Etat, Société privée, Société civile, secteur Santé, secteur Judiciaire, secteur de l’Education, secteur parlementaire, Médias, Autres (responsables, cadres, agents, autres secteurs...).
Le programme Best Models of Punctuality (Bmp) est une initiative qui encourage la bonne gestion du temps et la ponctualité, des facteurs de développement. En effet, ce programme permet chaque année de sensibiliser sur la culture de la ponctualité et de récompenser les citoyens béninois qui sont des modèles de ponctualité et de bonne gestion du temps. Institué depuis 2014, ce programme a déjà permis de récompenser des personnes venant de diverses localités du Bénin à savoir Natitingou, Klouékanmè, Porto-Novo, Bantè, Parakou, Cotonou... Il a également permis de reconnaître des personnalités comme l’ancien recteur de l’Uac, Brice Sinsin, dans la catégorie Education en 2014, l’actuel ministre d’Etat Pascal Irenée Koupaki dans la catégorie Administration publique ou Institutions, le directeur de Capp Fm, le chroniqueur Jérôme Carlos, dans la catégorie Médias en 2015, l’actuel ministre de l’Energie, Dona Jean-Claude Houssou en 2016... Les candidatures de toutes ces personnes avaient été soumises par d’autres Béninois qui les considèrent comme des modèles.
Société 06 sept. 2018

Les différents acteurs de la filière karité au Bénin ont rendez-vous, ce jeudi 6 septembre à N’Dali, pour la cérémonie officielle de lancement de la campagne commerciale des amandes de karité, édition 2018.
Après Banikoara lors de la précédente campagne, ce sera les grandes retrouvailles entre les acteurs de la filière karité dans cette commune du Borgou. A leurs côtés, il y aura des membres du gouvernement dont les départements ministériels sont fortement impliqués dans la production et la gestion de cette spéculation.
Selon le directeur départemental de l’Industrie et du Commerce du Borgou, Parfait Sambiéni, toutes les dispositions ont été prises pour la réussite de l’évènement.
En effet, conformément à la volonté des acteurs de la filière, le gouvernement a décidé de maintenir le prix planché à 100 francs Cfa le kg, comme lors de la campagne écoulée. Il a également appelé les communes, surtout celles qui en sont les grandes productrices, à ne pas collecter sur les amandes de karité, des taxes autres que la Taxe de développement local.
Par rapport aux outils de travail, le directeur départemental de l’Industrie et du Commerce du Borgou a invité leurs propriétaires à la mettre à jour. Ainsi, informe-t-il, sa direction a déjà envoyé des équipes un peu partout pour procéder à la certification des instruments de mesures.
Albin Feliho,président de la Coneb (au milieu) révélant les avantages de la mission économique Paris.[/caption]Du 11 au 20 octobre prochain, la Confédération nationale des employeurs du Bénin (Coneb) participera à une mission économique et commerciale dont le but est de révéler le potentiel des entrepreneurs béninois. Face à la presse hier à Cotonou, le président de la Coneb, Albin Fèliho, a présenté les avantages de cette mission et son apport au Programme d'action du gouvernement.
Offrir aux opérateurs économiques de la France et du Bénin une plateforme de partenariats en vue d’une croissance partagée. C’est l’objectif de la mission économique initiée par la Confédération nationale des employeurs du Bénin (Coneb) et qui aura lieu en France au mois d’octobre prochain.
Pour Albin Fèliho, c’est une initiative qui s’inscrit dans le Programme d'action du gouvernement en ce qu’il promeut l’entrepreneuriat. Les entreprises béninoises ont, selon lui, tout à gagner à prendre part à cette mission. « Elles pourront devenir "glocal", penser global et se développer d’abord localement. Cette mission leur permettra de nouer des partenariats technologiques, industriels et financiers pour faire de la croissance partagée », a-t-il expliqué. A l’en croire, la mission économique à Paris est aussi l’occasion pour les entreprises béninoises de trouver des partenaires pour couvrir le marché de l’Uémoa et du Nigeria, de faire connaître leurs activités et d’identifier ce que recherchent les entreprises françaises du Bénin pour mieux diversifier leurs offres. Le président de la Coneb ajoute que Paris se révèle comme la plateforme francophone de choix pour l'établissement de liens et partenariat Sud-Sud au travers de la diaspora africaine. Le départ pour Paris est prévu pour mardi 9 octobre prochain et les chefs d'entreprises intéressés par cette opportunité pourront s'inscrire en ligne sur la plateforme de la confédération. La Coneb les appelle donc à profiter de cette opportunité aux fins de valoriser leurs projets et d’entrer en contact avec leurs homologues à l'international pour un partenariat plus dynamique.
Catherine Puiseux-Kakpo directrice Responsabilité sociétale des entreprises (Rse) du groupe TF1[/caption]Catherine Puiseux-Kakpo est directrice Responsabilité sociétale des entreprises (Rse) du groupe TF1 et présidente de l'Ong Agence africaine de développement durable (Agadd), engagée dans la promotion de la Responsabilité sociétale des entreprises (Rse). Dans cette interview, elle définit ce concept encore méconnu du grand public et revient sur ses implications et le rôle à jouer par l’Etat dans ce sens aux fins d’un développement durable.
La Nation : De quoi retourne le concept Rse ?
Catherine Puiseux-Kakpo : On entend par Rse: Responsabilité sociétale des entreprises. C'est la contribution des entreprises au développement durable. Les entreprises qui s'engagent dans la Rse prennent en compte l'impact qu'elles ont sur l'environnement, mais aussi sur la société dans laquelle elles opèrent. Elles minimisent les conséquences négatives de leurs activités comme l'utilisation de ressources naturelles, l'émission de déchets et de CO2 ou les nuisances pour les populations riveraines. Elles maximisent les impacts positifs qui peuvent aussi devenir des opportunités d'affaires : production d'énergies renouvelables, contribution à une agriculture régénérative, ville durable, mobilité sans pollution… Le volet environnemental est celui auquel on pense en premier lieu, mais la responsabilité sociétale, c'est aussi les bonnes conditions de travail dans l'entreprise, la gouvernance éclairée, la lutte contre la corruption, la qualité des produits et la relation avec les clients, la participation aux activités communautaires... Bref, tout ce qui fait des entreprises des acteurs du monde. La norme ISO 26 000, née en 2010, est celle qui décrit le mieux le cadre systémique de la Rse, qui ne s'oppose pas au business, au contraire.
Dans le contexte africain et notamment béninois, quelles sont les entreprises concernées par cette exigence ?
La Rse est par essence une action volontaire, menée au-delà du cadre légal qui s'impose aux entreprises. Donc, ce n’est pas une exigence formelle. Mener une politique de Rse est un choix de l'entreprise qui y voit son intérêt : meilleure réputation, économie de ressources, relations harmonieuses avec ses parties prenantes, adhésion des collaborateurs, réponse à de nouvelles exigences de la clientèle sur le plan de la qualité et de la santé, innovation, etc. Cela concerne les grandes entreprises mais aussi les Petites et moyennes entreprises.
En France, ces Pme se mobilisent bien sur cette question et des obligations de reporting Rse pèsent sur les grandes entreprises. Elles doivent aussi être vigilantes dans toute leur chaîne d'approvisionnement. Ce qui signifie qu'elles vont renforcer leurs exigences Rse lors des passations de marchés, notamment avec les fournisseurs qui opèrent dans un cadre légal moins contraignant, comme en Afrique. Ces exigences sont fortes également de la part des bailleurs de fonds de l’aide au développement et d'autres investisseurs institutionnels.
Au Bénin, les exigences de reporting ne s'appliquent qu'aux filiales de ces sociétés multinationales présentes sur le territoire. Donc, pas d’exigences à proprement parler pour les entreprises locales sur la Rse, mais il ne faut pas oublier que le cadre légal béninois, sur l'environnement par exemple, est riche, et qu'il n'est pas toujours respecté. C’est un point de départ ! Et je constate qu’au Bénin comme ailleurs, les attentes des citoyens consommateurs commencent à se faire savoir via les réseaux sociaux par exemple. La meilleure exigence pour faire évoluer les entreprises vient de leurs clients !
Quel est l'état des lieux de la mise en œuvre de la Rse au Bénin ?
La Rse est embryonnaire au Bénin, comme dans beaucoup de pays africains. Cela dit, le Sénégal a déjà un réseau d’entreprises engagées : l'Initiative Rse Sénégal. Le Maroc également est engagé depuis plus de 10 ans et a créé un label Rse pour les Pme. Le Cameroun a mené des actions de formation en précurseur. L’Afrique du Sud est très avancée. Ce qui existe déjà au Bénin, c’est le premier stade de la Rse qui se rapporte à l’action caritative : aide aux écoles, aux orphelinats, contributions relatives à l’installation de points d’eau ou d’énergie… Ces initiatives sont souvent portées par des fondations d’entreprises, mais aussi par des patrons engagés et attentifs à leur communauté. Ces actions restent indispensables vu l’ampleur des besoins et la faiblesse des services publics. Mais les stades suivants de maturité des politiques de Rse doivent amener les entreprises à se soucier aussi du cœur de leurs activités économiques. C’est là où résident les vrais risques et les opportunités pour l’entreprise. Une étude, menée par l'institut Respeco concernant l'ouverture des pays à la Rse, place le Bénin à la 97e position, soit en milieu de classement. Ce qui est plutôt encourageant.
Y a-t-il possibilité de changer la donne aujourd'hui ?
En tout cas, il faut tout tenter au moment du décollage économique de l’Afrique pour intégrer ces nouvelles pratiques. Le continent est riche de son capital naturel, de sa biodiversité, comme de sa jeunesse. Il faut que l’activité économique s’insère dans cette matière vivante, mais qu’elle ne la consomme pas. Des infrastructures durables, économes en matières premières et en énergie, des produits sains qui contribuent à la santé et au bien-être des populations, des villes propres, un air pur, des activités pourvoyeuses d’emplois dignes… les opérateurs économiques sont des acteurs majeurs du monde auquel nous aspirons. Le Bénin ne fait exception en rien sur les attentes de la population, dont la croissance exponentielle. La forte proportion de jeunes gens doit aussi être prise en compte. La boîte à outils s’est beaucoup développée dans les dernières années pour répondre à ces attentes : économie collaborative, économie circulaire, économie de fonctionnalité, agro-écologie, formidables innovations sociales via le digital… Ces nouveaux modèles économiques sont pensés pour découpler croissance et pression écologique. Les deux jusque-là vont toujours de pair, ce qui nous entraîne vers la catastrophe !
Au Bénin, j’ai rencontré des acteurs qui s’engagent déjà pour la promotion de la Rse : le cabinet Mindoh Consulting qui veut aider les entreprises à communiquer sur leurs engagements. Il en réunira certaines le 20 septembre prochain. L’Ong Rse Bénin qui mène de remarquables actions de sensibilisation en direction des entreprises, le réseau des Jardins de l'Espoir, qui regorge de compétences sur l'agro-écologie, des mobilisations citoyennes menées de main de maître comme l’initiative ‘’Sachets Héloué’’, qui lutte contre la prolifération du plastique, etc.
Quelle est l'implication du pouvoir politique dans la Rse ?
Son rôle est important. L’Etat met en place le cadre réglementaire qui s’impose aux entreprises. Il a la capacité de décider d’une fiscalité incitative pour les entreprises qui s’engagent. Il passe des marchés publics qui sont des occasions exceptionnelles de faire évoluer les pratiques des fournisseurs par des exigences dans les cahiers des charges… Concernant le Bénin et les autres pays en développement, le travail d’appropriation des Objectifs de développement durable par le gouvernement a montré que le secteur privé a un rôle crucial à jouer et que la responsabilité sociétale de l’entreprise constitue un élément important de ce rôle. Les Odd et les cibles quantifiées définies et priorisées au Bénin sont des guides qui balisent les actions à mener. L’Etat béninois a d’ailleurs mené une remarquable étude sur l’état des lieux et les conditions d’émergence de la Rse au Bénin qui décrit très bien cette situation. L’implication de toutes les parties de la société, dans une approche plus collaborative, vers ces Odd, est la clé de notre avenir.
Quel appel pourriez-vous lancer aux entreprises d'une part et à l'État d'autre part pour plus d'actions en faveur de l'environnement, souvent exposé aux effets néfastes des entreprises industrielles ?
Les entreprises ont tout à gagner à économiser les ressources naturelles et à préserver l’environnement et la société dans lesquels elles opèrent. D’abord parce que l’impunité en cas de manquement n’a plus droit de cité: l’Agence pour l’Environnement béninoise a interdit d’activité, en juin dernier, l’usine chinoise Yueken Internationale à Logozohè, après une sévère pollution d’un cours d’eau. Mais surtout parce que personne ne sera gagnant à long terme si l’environnement est appauvri, avec une population en mauvaise santé, dans un cadre dégradé… L’activité économique durable est celle dont tout le monde sort gagnant, qu’il soit actionnaire de l’entreprise, salarié, fournisseur, client ou riverain. Je ne minimise pas les difficultés des entreprises dont l’objectif de rentabilité est naturellement premier. Mais je constate partout, et j’en suis heureuse, qu’un mouvement mondial nous montre des entreprises qui s’engagent dans la Rse et qui en tirent profit de différentes façons.
Les démarches sont progressives, c’est naturel. Avec d’autres acteurs au Bénin, je souhaite encourager et aider les entreprises qui s’engageront : nous réfléchissons à mener des communications et si possible des formations dans les prochains mois. Je pense que les pouvoirs publics seront bienveillants vis-à-vis de cette démarche qui va dans le sens des propositions faites dans l'étude citée plus haut.
Jean Houssou, premier adjoint au maire d'Athiemé[/caption]Les membres du Réseau des journalistes du Bénin sur les catastrophes naturelles sont descendus, ce mercredi 5 septembre à Athiémé, une commune à risque d’inondation. En formation sur l’initiative de l’Agence nationale de protection sociale, ils sont allés s’imprégner de la situation actuelle de ladite commune qui est « sous contrôle », à en croire Jean Houssou, premier adjoint au maire d’Athiémé.
Afin de joindre aux notions apprises, mardi dernier en salle à Cotonou, la situation réelle vécue sur le terrain, les membres du Réseau des journalistes du Bénin sur les catastrophes naturelles (Rjbcn) sont descendus, ce mercredi 5 septembre à Athiémé, une commune à risque.
Selon le récit de Jean Houssou, premier adjoint au maire d’Athiémé qui a reçu la délégation de journalistes, lorsque les lâchées sont opérées à Nangbéto au Togo, après vingt-quatre heures au plus, cela se ressent dans cette commune riveraine. «Cette année, le fleuve a été précoce parce qu’en août déjà, les eaux sont montées et ont créé des dégâts. Hier soir, le niveau de l’eau était à 4,8 m, mais aujourd’hui (ce mercredi) c’est à 5,2 m », explique Jean Houssou. Selon lui, il est fort probable qu’il y ait eu des lâchées et il y aura plus d’eau dans les jours à venir, craint-il.
Fort des expériences du passé, le premier adjoint au maire présume qu’à ce niveau, certains champs non loin du lit du fleuve Mono sont sous l’eau et les paysans sont obligés de se retirer, en attendant le retrait des eaux, conseille-t-il.
« Nous avons fait les premières alertes puisqu’on nous a dit que la pluviométrie est abondante dans le septentrion. Nous avons prévu déjà de réactualiser notre plan de contingence », a laissé entendre le premier adjoint au maire.
Répondant aux questions de la presse sur les dispositions pratiques pour secourir les sinistrés, Jean Houssou déclare recourir au plan de contingence.
Par le passé, avec le système d’alerte précoce et l’élaboration du plan de contingence suivi de sa mise en œuvre, le nombre de décès a diminué, rappelle-t-il. Les émissions à la radio permettent aussi d’apporter assistance aux populations dans ce domaine, poursuit-il.
Par rapport à l’impact de la situation d’inondation, cela crée, explique-t-il, un problème social. D’une part, les populations se retirent vers les terrains surélevés où elles partagent avec les autochtones les ressources alimentaires disponibles. Ce qui, selon lui, crée un manque et l’impact social est fort. D’autre part, renseigne-t-il, l’impact économique est présent dans la mesure où les taxes que la mairie doit prélever sur les produits en vente diminuent.
Alertes
« Avec le contact de Nangbéto, nous les joignons pour nous informer. S’il y a de grandes lâchées, nous alertons les chefs d’arrondissement qui, à leur tour, préviennent les chefs villages afin que les voisins du lit du fleuve se retirent », explique le premier adjoint sur les dispositions prises en cas d’alerte à donner. Notons que le contrat de la mairie d’Athiémé avec Radio Lokossa lui permet de faire passer des communiqués en temps réel, afin de permettre aux populations de suivre les consignes et d’arrêter la saignée.
« Nous avons déjà apprêté des sites pourvus de toutes les commodités pour accueillir les sinistrés en attendant que les partenaires nous viennent en aide. », développe Jean Houssou. Selon lui, la situation est maîtrisée grâce à la mise en œuvre du plan de contingence.
Dans les arrondissements d’Adohoun, d’Atchannou et de Dédékpoè, de pareils sites d’accueil sont déjà opérationnels, rassure-t-il.
« Nous essayons de gérer, car les gens déjà habitués ne souhaitent pas être déplacés définitivement », signale le premier adjoint au maire.
Selon les explications de Jean Houssou, après le retrait des eaux, il y a des retombées positives notamment les poissons perdus rattrapés et les produits maraîchers qui sont abondants sans engrais.
Avec la mise en œuvre du plan de contingence, relève le premier adjoint au maire, les pertes en vies humaines ont considérablement diminué.
Cependant, relève-t-il, il y a un cas déplorable l’année dernière, où une femme voulant rejoindre son mari allé au champ s’était engagée sur la voie inondée, malgré l’opposition des riverains. Elle a payé pour la vie de son bébé, après avoir été surprise par la montée des eaux. Elle a tenté vainement de nager, déplore-t-il, car le pagne s’est dénoué et l’enfant est porté disparu.

La procédure lancée par le procureur de la République près le tribunal de Cotonou Elon'm Mario Mètonou, dans l’affaire dite tricherie sur les âges des joueurs de la sélection nationale cadette, en diligence à la requête du ministre en charge des Sports, suit son cours. Quelle leçon tirer de cette nébuleuse ?
L’enquête diligentée, par le procureur de la République Elon'm Mario Mètonou, suite à la disqualification de la sélection nationale cadette du Bénin du tournoi qualificatif Ufoa B pour tricherie sur l'âge des joueurs, est loin de livrer son verdict. Plusieurs présumés coupables sont interpellés et gardés par la police. Ecoutés au parquet, ce mercredi 5 septembre, les joueurs et compagnie sont retournés à la brigade criminelle où plusieurs personnes impliquées dans ce dossier sont gardées à vue.
A la barre !
L’ancien président de la Fédération béninoise de football, Anjorin Moucharaf, les 10 joueurs de la sélection cadette épinglés, l’entraîneur de l’équipe, Lafiou Yessoufou, Jonas Nounagnon, membre du staff de l’équipe, le médecin chargé de la contre-expertise de l’examen, Vicentia Boco et autres sont gardés à vue à la brigade criminelle à Cotonou depuis l’ouverture de l’enquête portant sur l’affaire.
Instruit par le gouvernement pour élucider les faits qui ont occasionné la disqualification de l’équipe nationale cadette pour tricherie sur les âges des joueurs, le procureur de la République près le tribunal de Cotonou, Elon'm Mario Mètonou n’entend épargner personne. Et pour cause !
Les dix joueurs accusés de fraude sur leur âge, après le test d’IRM de la Confédération africaine de football à Niamey et leur suite, étaient devant le procureur de la République, ce mercredi 5 septembre au parquet de Cotonou. Après une heure dans les murs du tribunal, les mis en cause ont été écoutés puis retournés à la brigade criminelle à Akpakpa. Ils seront à nouveau présentés au procureur de la République ce vendredi. Quant au directeur des Compétitions de la Fbf, Quentin Didavi, il a aussi fait une déposition à la brigade criminelle pour les besoins de l’enquête.
Cette affaire va connaître d’autres évolutions ce jeudi 6 septembre. De sources concordantes, des cadres du ministère en charge des Sports et de la direction de l’Immigration ayant intervenu dans le processus de la sélection des joueurs de l’équipe nationale cadette ou étant intervenus dans le contrôle de la contre-expertise du test d'imagerie par résonance magnétique à Lomé puis à Cotonou, seront également écoutés dans les heures à venir à la brigade criminelle à Cotonou pour la manifestation de la vérité.
Il va sans dire que cette affaire ne sera pas étouffée, à l’instar de nombreuses autres survenues par le passé, vu la diligence avec laquelle le ministre en charge des Sports soutenu par le gouvernement est décidé à démêler l’écheveau !
Quid des motivations ?
Au demeurant, il faut s’interroger sur les motivations des ayants cause à cette fraude qui n’est pas la première du genre, étant entendu que jusqu’à présent, elle n’a produit que des résultats biaisés, la pratique ayant été improductive vu les résultats des sélections d’âge loin d’avoir été brillants dans les diverses compétions auxquelles ils ont pris part. Etre plus âgé et jouer au football face à des plus jeunes qu’eux n'a pas donné à nos joueurs des sélections d’âge un quelconque avantage. La fraude en l’occurrence ne vaut donc pas la chandelle si jamais elle valait la peine.
Cela étant, il s’avère qu’au lieu de frauder, la Fédération béninoise de football aurait pu épouser l’approche de l’Exécutif portée par le ministre Oswald Homeky, à savoir la mise en place des associations sportives communales, l’instauration des classes sportives. Des réformes dont la finalité reste de détecter des talents depuis la base, de les former, de les suivre puis de les révéler au monde. En effet, cette approche, plus structurelle que conjoncturelle, est de nature à doter le Bénin de sélections de catégories d’âge au-dessus de tout soupçon et à même de rivaliser avec leurs homologues du continent et du monde.
Mais au lieu d’accompagner et de conforter cette démarche méthodique qui mise sur des valeurs sûres à long terme, les adeptes de la fraude du microcosme footballistique ont préféré persévérer dans le mal. Inutile de préciser par conséquent que la Justice aura la main lourde avec ces fraudeurs qui ont jeté le discrédit sur le pays, désormais moqué de par le monde. La détermination du gouvernement, le développement de l’affaire à la justice augure d’une telle perspective…heureuse ! ?