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Nouvelles

Campagne #Wiki For Human Rights : améliorer les articles relatifs aux droits humains sur wikipédia
Les wikimédiens du Bénin organisent la campagne #Wiki For Human Rights ou Wiki pour les droits humains à un environnement sain tout au long de ce mois d’avril. L’objectif de cette initiative est de créer ou d’améliorer les articles existant sur Wikipédia relatifs aux droits de l’homme et aux sujets liés aux trois thématiques que sont le changement climatique, la pollution et la biodiversité. En marge de la campagne #Wiki For Human Rights ou Wiki pour les droits humains à un environnement sain, Wikimedia Benin User Group organise un atelier de formation Wikipedia au profit des membres de trois Organisations non gouvernementales intervenant dans les domaines de la biodiversité, de l’environnement et des droits de l’homme au Bénin. Devenus contributeurs Wikimedia avec un compte (sur n’importe quel wiki), ils peuvent participer au concours destiné à améliorer les articles liés au «droit à un environnement sain», thème de Wiki For Human Rights 2022. Selon l’organisateur local, Saliou Abdou, l’objectif de cette initiative est de créer et d’améliorer les articles existant sur Wikipédia relatifs aux droits de l’homme et aux sujets liés aux trois thématiques que sont le changement climatique, la pollution et la biodiversité. Cette campagne va se dérouler en trois étapes. Il s’agit d’abord de faire une séance virtuelle pour mieux expliquer la campagne. Ensuite, un atelier de formation est programmé pour les nouveaux inscrits sur wikimedia et ses projets. Enfin, un challenge sera lancé pour récompenser les meilleurs contributeurs. « Ce challenge incite à créer des contenus prenant en compte le changement climatique, la pollution, la biodiversité outre leurs multiples impacts sur le bien-être et la survie de l’homme », a-t-il ajouté. La compétition est dotée de prix allant de 50 à 100 dollars Usd avec de nombreux autres lots à gagner. Pour Saliou Abdou, Wikipédia manque d’articles sur toutes sortes de sujets. Ainsi, grâce à ce concours, il espère améliorer les contenus liés au «droit à un environnement sain», thème de Wiki For Human Rights 2022. « Combler les lacunes de Wikipédia sur ces sujets aide le public à prendre les milliers de décisions nécessaires pour faire face à ces crises environnementales urgentes », conclut l’organisateur local. Société 12 avr. 2022


Numérique et digital : Carmelle Codjia parle des opportunités pour la jeunesse
Le monde du numérique est en perpétuelle mutation et offre des emplois à la jeunesse. Carmelle Codjia, spécialiste en communication marketing et du digital, invite ici la jeunesse à se faire former sur les usages du numérique pour tirer meilleur profit de ce secteur. Le secteur du Numérique représente aujourd’hui un véritable levier qui permet aux entreprises d’améliorer leur image et de rester compétitives. Pour Carmelle Codjia, spécia-liste en communication marketing et du digital, il apparait comme la source d’un certain nombre de compétences et de connaissances. Selon elle, le digital, c’est tout ce qui est du domaine du numérique et qui entre dans la dimension des réseaux sociaux que « nous utilisons » à savoir Facebook, WhatsApp, Twitter, Instagram, Snap chat, Tik tok, LinkedIn et autres. Ces réseaux sociaux permettent de se faire une présence en termes d’image et de notoriété. Elle note que tout ce qui se fait à travers les médias traditionnels sont transférés sur le numérique pour plus de visibilité. « Le digital aujourd’hui nous donne beaucoup de visibilité, vous touchez beaucoup de cibles et c’est moins cher », a-t-elle fait savoir. A l’en croire, le digital offre assez d’opportunités aux jeunes aujourd’hui et pour rattraper le train en marche, il est important de se faire former sur les pratiques, les outils et les différents leviers liés au marketing digital. « On a la possibilité d’être gestionnaire de publicité, Community manager, rédacteur web, de faire le montage, le cadrage et d’être aussi le chargé de communication d’une entreprise en ligne », a-t-elle souligné. La spécialiste du digital ajoute que ce monde est tellement vaste et la jeunesse doit pouvoir y arriver, s’insérer et voir là où se trouvent ses passions et succès. « La jeunesse ne doit plus se plaindre du chômage. Quand vous faites une formation dans le digital, vous n’avez pas besoin d’être employé par une entreprise. Au contraire, vous êtes consultant de plusieurs entreprises et vous êtes aussi libre de votre temps », a-t-elle martelé. Selon elle, pour qu’une entreprise soit visible, il faut qu’elle intègre forcément le numérique dans sa stratégie. « Il faut pouvoir s’adapter aux exigences du monde du digital. Ni la jeunesse, ni aucune entreprise ne doivent rester en marge de cette révolution technologique», a-t-elle conclu. Société 12 avr. 2022


Sécurité numérique au Bénin : Cinq outils pour protéger sa vie privée en ligne
Face aux risques auxquels les populations sont exposées dans l’utilisation croissante des moyens du numérique, l’Agence nationale de la Sécurité des Systèmes d’Information (Anssi) propose des outils pour protéger la vie privée en ligne. Au nombre de ces instruments, il y a les extensions de sécurité informatique, Https Everywhere, Privacy Badger, Password Checker, Adblock Plus et le service NetCraft. Une grande partie de la vie quotidienne se déroule en ligne. C’est alors que les hackers recueillent un maximum d’informations ou de données personnelles pour pouvoir les utiliser malhonnêtement contre les usagers du numérique. Ils peuvent par exemple voler l’identité d’une personne pour accéder à ses comptes bancaires et retirer la plus grande somme d’argent possible avant que la victime ne s’en rende compte. En dehors des pirates informatiques, les fournisseurs de services internet, gouvernements, publicitaires et autres sont les acteurs intéressés aussi par les données personnelles. Face à ces risques, la protection de la vie privée devient primordiale, selon Ouanilo Médégan, directeur de l’Agence nationale de la Sécurité des Systèmes d’Information (Anssi). C’est pourquoi, il a fait publier un livre blanc qui propose des outils et astuces qui renforcent la protection de la vie privée en ligne. Au nombre de ces outils, figure l’extension libre de sécurité informatique pour navigateurs web Https Everywhere. Edité par Electronic Frontier Foundation et Tor Project, c’est un outil qui force la navigation chiffrée sur tous les sites qui supportent le Https mais qui ne le proposent pas par défaut. Cet outil numérique est disponible sur Mozilla Firefox, Mozilla Firefox Android, Google Chrome, Opera, Vivaldi et Microsoft Edge. Contre les tracking, l’Anssi propose aux internautes l’utilisation du Privacy Badger. Module d’extension libre pour les navigateurs web Mozilla Firefox et Google Chrome, c’est un outil dont l’objectif est de bloquer les régies publicitaires et les autres sites tiers qui cherchent à connaître les pages visitées par l’internaute. Accessible sur Mozilla Firefox, Mozilla Firefox Android, Google Chrome, Opéra, Alternatives, Do not Track Me, Ghostery, Disconect private Browsing, il surveille et avertit des sites qui essayent de traquer les habitudes de navigation. Avec Adblock Plus, il est possible de se protéger du pistage en ligne des annonceurs publicitaires. Cette application dispose d’un navigateur mobile dédié au blocage des publicités: Adblock Browser (Android) et Adblock Browser (iOS). Il est disponible sur Mozilla Firefox, Mozilla Firefox Android, Google Chrome, Opera, Safari Mac, Safari IPhone, Samsung internet Android et Alternatives. Contre l’hameçonnage et le piratage L’hameçonnage ou phishing est une technique utilisée par des fraudeurs pour obtenir des renseignements personnels dans le but de perpétrer une usurpation d’identité. L’Anssi propose des fonctionnalités dont le NetCraft pour se prémunir contre ce cybercrime. Service disponible depuis 1995, cet instrument sonde le web à la recherche de sites internet. Son extension dispose d’un système anti-hameçonnage qui permet d’être averti lorsque l’on tente de se connecter sur un site frauduleux d’hameçonnage avec un navigateur web. Il est disponible sur Microsoft Edge, Google Chrome, Mozilla Firefox, Opera Alternatives Shop phishing. En dehors de l’hameçonnage, les internautes sont confrontés aussi au vol de mot de passe. Dans ce cas, l’internaute peut utiliser l’extension Password Checker. Cet outil permet de vérifier que le mot de passe qui est saisi dans un champ sur un site n’a pas été retrouvé dans des brèches de données des grands sites internet. Il rassure que votre mot de passe n’est pas envoyé à un quelconque serveur pour vérification. Disponible sur Google Chrome, Password Checker, il envoie les cinq premiers caractères de l’empreinte (hash) de votre mot de passe et reçoit un ensemble d’empreintes comme résultats qu’il vérifie maintenant avec celui de l’utilisateur du numérique. Société 12 avr. 2022


Revue du secteur de l’énergie à fin 2021 : Des défis à relever malgré les avancées
Les parties prenantes ont effectué, jeudi 7 avril dernier, à Cotonou, la revue du secteur de l’énergie à fin 2021. Le bilan depuis 2016 est élogieux. Néanmoins, des défis restent à relever pour l’autonomisation du Bénin en énergie électrique. « Secteur de l’énergie du Bénin : la transition énergétique en marche pour une amélioration efficace et durable des performances ». Tel est le thème retenu pour la revue du secteur de l’énergie au 31 décembre 2021. Ces assises, selon le ministre Dona Jean Claude Houssou, visent à faire le point des principales avancées du secteur et de la mise en œuvre des recommandations des revues précédentes, échanger sur les contenus nationaux de la stratégie d’électrification, montrer comment le genre est pris en compte dans les actions et recueillir des recommandations pour la mise en œuvre d’actions efficaces devant conduire à l’atteinte des objectifs du Programme d’action du gouvernement 2021-2026 (Pag II). Au terme de l’exercice, l’on retient que le dynamisme insufflé dans le secteur de l’énergie depuis six ans à travers le Pag I, a porté ses fruits. « Aujourd’hui, nous sommes à même de satisfaire 100 % de nos besoins en électricité. On a une amélioration substantielle du taux d’accès à l’électricité, on a l’opérateur national qui réalise un certain nombre de performances par rapport à sa prestation et tout ceci a été obtenu grâce à tant de réformes, tant de projets réalisés avec tant de ressources injectées et surtout avec une forte contribution du budget national », développe Hermann Zimé, directeur de la planification des finances (Dpaf) du ministère de l’Energie. Pour lui, ces avancées notables et les projets en cours ou à venir témoignent de l’importance que le gouvernement accorde à ce secteur. Quant aux perspectives, les enjeux sont grands, les défis énormes. « Vous n’êtes pas sans savoir que le chef de l’Etat a assigné à notre secteur l’atteinte de l’autonomisation énergétique du pays. Ce qui veut dire que nous sommes tenus de travailler pour ne pas avoir à importer de l’électricité de l’étranger pour satisfaire nos besoins », rappelle le Dpaf. Hermann Zimé est convaincu qu’à travers le dynamisme insufflé à ce secteur sous le leadership du ministre, cet objectif sera atteint sous peu. En la matière, tous les acteurs présents à la revue assurent avoir pris bonne note des actions qui restent à mettre en œuvre et renouvellent leur engagement à travailler dans ce sens. Les réalisations effectuées s’inscrivent également dans une approche d’intégration régionale pour permettre au Bénin de prendre place dans la gestion des flux d’énergie au sein de l’espace Cedeao. Et pour y arriver, le pays s’emploie à réaliser le maillage de son territoire à travers de nombreux projets pour développer non seulement son réseau de transport mais aussi le réseau de distribution de la Sbee. Société 12 avr. 2022


Lutte contre le terrorisme dans la sous-région : L’Initiative d’Accra planifie « Koudanlgou renforcée »
La 16e réunion des chefs des services de renseignements et de sécurité de l’Initiative d’Accra a été ouverte hier, lundi 11 avril, par le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique. Plusieurs points dont la planification de «Koudanlgou renforcée » sont inscrits à l’ordre du jour de cette rencontre prévue pour durer deux jours. Tout se met en place pour l’exécution de l’opération « Koudanlgou renforcée ». A la 16e réunion des chefs des services de renseignements et de sécurité de l’Initiative d’Accra qui se tient du 11 au 13 avril à Cotonou, les participants venus des pays de l’organisation se pencheront sur plusieurs questions qui leur permettront d’opérationnaliser au mieux la volonté des chefs d’Etat et de gouvernement. En effet, en prenant l’Initiative d’Accra, les chefs d’Etat et de gouvernement du Togo, du Bénin, du Ghana, de la Côte d’Ivoire, du Niger et du Burkina Faso estimaient trouver un remède au terrorisme qui sévit dans la sous-région. Face à ces violences gratuites qui endeuillent les familles et créent le désarroi au sein des populations, ils unissent leurs forces et moyens pour éradiquer l’influence néfaste de ce fléau qui menace en permanence la sous-région. « Koudanlgou renforcée », c’est la version améliorée de « Koudangou IV », une vaste opération militaire conjointe qui avait permis de mettre hors d’état de nuire des centaines de terroristes dans la sous-région. Ce sont les résultats éclatants de cette opération qui ont conduit à penser à sa poursuite sous une forme plus améliorée. Pour ce faire, une conférence des chefs des opérations des pays membres de l’Initiative d’Accra s’est tenue au cours du mois de mars dernier pour statuer sur les aspects techniques, tactiques, logistiques et financiers entrant dans le cadre de la planification de « Koudanlgou renforcée ». A Cotonou, les responsables des services de renseignements et de sécurité vont donc statuer sur la planification de l’opération et formuler des recommandations pertinentes à soumettre à l’examen des ministres chargés de la Sécurité et de la Défense pour une mise en œuvre de l’opération. Les différents responsables mesurent d’ailleurs l’enjeu. Les affres du terrorisme « La situation sécuritaire est pour notre organisation l’un des plus grands défis à relever dans ses efforts de promotion de la paix et de la sécurité. Toutes les formes d’extrémisme y compris les plus violents auxquels recourent les groupes terroristes lors des attaques compromettent dangereusement l’équilibre des relations d’amitié que nos populations entretiennent depuis des lustres », a relevé Pamphile Zomahoun, directeur des Services de liaison et de la Documentation du Bénin. Selon lui, l’efficacité collective dans la lutte contre le terrorisme dépend de la facilité de circulation et de partage des renseignements. Il exhorte donc ses collègues à maintenir l’élan de changement de paradigme pour mieux réussir le défi de la lutte contre le terrorisme. Cette perception, le secrétaire exécutif de l’Initiative d’Accra la partage. Benedict Theme a rappelé quelques réussites de l’organisation ainsi que les démarches menées pour une consolidation des relations avant d’insister sur l’importance du partage des renseignements. Pour sa part, le ministre béninois de l’Intérieur et de la Sécurité publique, en lançant les travaux, a félicité les chefs des renseignements et de la sécurité pour les résultats déjà obtenus. « Grâce à votre dynamisme, les lignes ont remarquablement bougé au niveau de l’organe de gestion de notre organisation… Notre rencontre devra par ailleurs permettre de rendre compte du niveau d’opérationnalisation de notre organisation et du point d’étape de l’élaboration des documents juridiques devant servir de socle à son édification», a fait savoir Alassane Séidou. Il ajoute que la rencontre sera l’occasion de faire le point à mi-parcours de l’occupation des postes – pays au sein du Secrétariat exécutif. Il faut préciser que l’Initiative d’Accra a été lancée en septembre 2017 par le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, le Ghana et le Togo. Elle est un mécanisme de sécurité coopératif et collaboratif qui repose sur trois axes : le partage d’informations et de renseignements, la formation du personnel de sécurité et de renseignement et la conduite d’opérations militaires conjointes transfrontalières. Actualités 12 avr. 2022


Signature de trois contrats d’affermage : Objectif, l’eau potable pour tous
Pour assurer d’ici à 2030, l’accès à l’eau potable aux populations, le gouvernement a adopté une approche novatrice pour la réalisation et la gestion des infrastructures hydrauliques en milieu rural. C’est dans ce cadre qu’est intervenue, hier lundi 11 avril, la signature de trois contrats d’affermage et de travaux connexes pour la production et la distribution d’eau potable en milieu rural. L’Agence nationale d’approvisionnement en eau potable en milieu rural (Anaepmr) représentée par son directeur général, Sylvain Adokpo Migan, a signé hier, au nom du Bénin, trois contrats d’affermage et de travaux connexes pour la production et la distribution d’eau potable en milieu rural. La cérémonie s’est déroulée sous le parrainage de Samou Seidou Adambi, ministre de l’Eau et des Mines et de Johannès Dagnon, président du Comité technique chargé de conduire le processus des réformes du secteur de l’eau. Au nombre des signataires, José da Cruz, directeur général de la Société Omilaye et Marc Alberola, mandataire du Groupement Eranove/Vergnet Hydro/Uduma d’une part ; et d’autre part Mohamed Fathallah, directeur général de la Société Sba des Eaux et Abderraouf Nouicer, mandataire du Groupement Sonede International/Bus/Agetur. Ces opérateurs auront à charge d’approvisionner, en délégation de service public, les habitants des zones rurales du Bénin, soit une population estimée aujourd’hui à près de neuf millions de personnes. Ils auront à exploiter et à maintenir 610 Adductions d’eau villageoises et 25 Systèmes d’approvisionnement en eau potable multi-villages, dans l’objectif d’assurer, d’ici à 2030, l’accès à l’eau potable aux populations avec notamment plus de 25 000 km de réseau. « Le programme d’investis-sement du gouvernement de la République du Bénin a pour objectif d’assurer un accès universel à un service d’eau potable de qualité, à un prix abordable pour les habitants des zones rurales sur l’ensemble du pays à l’horizon 2030. Ce défi exige un engagement fort et combiné de la puissance publique et de professionnels du secteur privé. Nous sommes heureux de pouvoir compter sur la solide expérience d’opérateurs de référence tels les Groupements composés d’Eranove, Vergnet Hydro et Uduma d’une part et de Sonede International, Bus, Agetur d’autre part pour nous accompagner et relever durablement ce défi », a déclaré Sylvain Adokpo Migan, président de la Commission ad hoc chargée de la sélection des opérateurs régionaux pour la gestion par affermage du service public de l’eau potable en milieu rural au Bénin. L’Agence nationale d’approvision-nement en eau potable en milieu rural (Anaepmr) a été créée en 2017 dans la perspective de la mise en œuvre de la nouvelle vision du Gouvernement du Benin pour le développement et l’organisation de la gestion du patrimoine hydraulique de l’Etat en milieu rural en vue d’assurer l’accès universel à l’eau potable dans le pays. A travers l’Anaepmr, dont la mission est de développer et d’organiser la gestion du patrimoine hydraulique de l’Etat en milieu rural, le gouvernement du Bénin a adopté une approche novatrice pour la réalisation et la gestion des infrastructures hydrauliques en milieu rural axée sur le contrôle de la qualité de l’exploitation et de la maintenance, de la capacité de production et de distribution en matière de service public durable d’eau potable à un coût abordable à l’échelle du pays. Société 12 avr. 2022


Stabilité financière : Fitch confirme la note B+ avec perspective stable pour le Bénin
L’agence de notation Fitch Ratings a maintenu la note « B+ » avec une perspective stable pour le Bénin. Et, l’assainissement budgétaire ainsi que les performances macro économiques pourraient davantage améliorer cette stabilité financière à moyen terme. Fitch Ratings a confirmé la note de défaut des émetteurs en devises à long terme (Idr) du Bénin à « B+ » avec une perspective stable, selon un communiqué de l’agence internationale de notation financière en date à Londres du 8 avril dernier. Le document précise que cette note reflète « une forte croissance tendancielle, une dette publique par rapport au produit intérieur brut (Pib) inférieure à celle de ses pairs et un bilan récent de réformes économiques et de politiques budgétaires prudentes, contrebalancées par de faibles recettes publiques et une économie relativement peu diversifiée fortement dépendante du Nigeria et de la filière coton ». En effet, l’économie a retrouvé une trajectoire de croissance forte atteignant 7 % en 2021 (selon le gouvernement), après un ralentissement à 3,8 % enregistré en 2020 en raison des effets pervers de la pandémie de Covid-19 et de la fermeture en août 2019 des frontières nigérianes. Il est prévu une croissance moyenne de 6,3 % à moyen terme, soutenue par une augmentation de la production agricole, notamment du coton, et la poursuite des investissements dans le cadre du nouveau programme d’action du gouvernement. Le déficit budgétaire s’est creusé de 4,7 % du Pib en 2020 à 5,7 % en 2021, inférieur au déficit de 6,5 % prévu dans la loi de finances rectificative, rapporte Fitch. L’amélioration de la performance des recettes (+13,7 % en 2021), grâce à la poursuite des mesures administratives génératrices de recettes en matière de recouvrement fiscal et douanier, n'a pas entièrement compensé la hausse des dépenses (+13,3 %), notamment les dépenses d’investissement, qui ont augmenté de 29 %. Le budget 2022 prévoit un déficit de 4,5 % du Pib. Les dépenses devraient chuter de 2 % et les revenus augmenter de 13 % par rapport aux estimations de 2021. Compte tenu des contingences, le déficit diminuera à 4,9 % du Pib en 2022 et 4,1 % en 2023, selon les prévisions. Le plafond du déficit régional fixé à 3 % du Pib dans le pacte de convergence de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa), et suspendu en raison de la crise économique et sanitaire, devrait être rétabli d'ici 2024. L’assainissement budgétaire entrepris depuis six ans pourrait être plus progressif à cause des incertitudes économiques dues aux chocs exogènes au plan international, notamment la guerre en Ukraine. L’assainissement budgétaire contribuera à inverser la hausse de la dette induite par la pandémie, combiné à des progrès suffisants dans la mobilisation des recettes budgétaires pour faire face aux risques de viabilité budgétaire liés à une base de recettes étroite. Risques modérés Le gouvernement prévoit de relever les dépenses de sécurité pour faire face à la montée des attaques djihadistes qui se multiplient dans le Nord du pays, d’augmenter les salaires, et de mettre en place des subventions temporaires pour atténuer la hausse des prix alimentaires (estimée à 0,8 % du Pib) en 2022. Le Bénin devrait conclure un nouveau programme du Fonds monétaire international (Fmi) en 2022, pour soutenir l’accroissement des recettes. La faible mobilisation des recettes intérieures limite les dépenses publiques et affaiblit les indicateurs de viabilité de la dette. Fitch estime que la dette publique du Bénin a augmenté à 49,7 % du Pib en 2021, bien en deçà de la médiane « B» estimée à 68 %, en raison de l'élargissement du déficit budgétaire. L’assainissement budgétaire progressif et la poursuite de la croissance économique entraîneront une stabilisation de la dette à environ 49 % du Pib, prévoit l’agence. Toutefois, les risques de passif éventuel sont faibles, avec un seul prêt garanti souverain de 0,1 % du Pib, une dette d'entreprise publique non garantie de 1,7 % du Pib (à fin 2020) et aucun passif éventuel lié à un partenariat public-privé en cours. L’appui du Fmi, le soutien des créanciers officiels et les émissions nationales couvriront les besoins de financement du Bénin à moyen terme. Les besoins de financement budgétaire seront d’environ 10 % du Pib en 2022. En termes de stratégie, la flexibilité de financement du Bénin s'est améliorée. Pour rappel, le pays a émis deux euro-obligations en 2021, dont la première obligation d'objectifs de développement durable (Odd) en Afrique (500 millions d’euros, 4,95 %, 2035). Le déficit du compte courant s’est creusé à 4,8 % du Pib en 2021, reflétant la hausse des importations et des prix du pétrole. En effet, de janvier à septembre 2021, les exportations ont augmenté de 14,7 % en glissement annuel, tandis que les importations ont augmenté de 22,4 %. Il est attendu que le déficit se réduise à 3 % d’ici 2023, légèrement en dessous de la médiane « B » projetée de 3,5 %, dans l’espoir que les exportations, notamment des produits agricoles, augmentent et que les importations se modèrent. Des progrès en matière de diversification économique réduiraient davantage l’exposition de l’économie et des comptes extérieurs aux fluctuations du commerce frontalier avec le Nigeria et du cours du coton. Actualités 12 avr. 2022


Conjoncture économique dans la zone Uemoa : baisse des opérations sur le marché interbancaire en février
La Bceao a indiqué dans son « Bulletin mensuel des statistiques » que le volume moyen hebdomadaire des opérations est en baisse de 10,1 % sur le marché interbancaire en février 2022. « Au niveau du marché interbancaire de l’Uemoa, le volume moyen hebdomadaire des opérations, toutes maturités confondues, est ressorti à 581,3 milliards en février 2022, en baisse de 10,1 % par rapport au mois précédent », a indiqué la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’ouest (Bceao) dans son Bulletin mensuel des statistiques de février 2022. Le taux moyen pondéré s’est également replié, passant de 2,55 % en janvier 2022 à 2,50 % au cours du mois sous revue. La Bceao fait observer que sur le compartiment à une semaine, le volume moyen des opérations a enregistré une baisse de 14,6 % sur un mois pour se situer à 392,8 milliards en février 2022. Et le taux d’intérêt moyen sur ce compartiment s’est replié, pour se situer à 2,26 % au cours du mois sous revue, contre 2,32 % un mois plus tôt. Selon la Bceao, les résultats de l’enquête sur les conditions de banque indiquent une relative stabilité des taux d’intérêt débiteurs des banques au cours du mois de février 2022 par rapport au mois précédent. Hors charges et taxes, le taux débiteur dans l’Union est ressorti à 6,26 % en février 2022, contre 6,25 % en janvier 2022. Et les taux d’intérêt créditeurs des dépôts à terme ont connu une baisse, ressortant à 5,24 % en février 2022, contre 5,28 % en janvier 2022. Le Bulletin mensuel des statistiques de février 2022 de la Bceao souligne quand même que sur le marché monétaire régional, le montant moyen des soumissions sur le guichet hebdomadaire des adjudications s’est établi à 4 025,7 milliards en février 2022, contre 3 632,8 milliards un mois plus tôt, soit une hausse de 10,8 %. Au cours du mois de février 2022, l’indicateur du climat des affaires est ressorti à 101,0, au-dessus de sa moyenne de long terme, traduisant un optimisme des chefs d’entreprise quant à l’évolution de la conjoncture. Et les indicateurs d’activités affichent une bonne orientation de la conjoncture au cours du mois sous revue. Ainsi, en février 2022, l’indice du chiffre d’affaires dans le commerce a connu une progression de 10,6 %, sur un an, après une hausse de 9,9 % le mois précédent. En outre, les activités dans le secteur des services se sont renforcées, avec une augmentation de 8,7 % de l’indice y afférent, après une hausse de 8,3 % un mois plus tôt. S’agissant de la production industrielle, elle s’est accrue de 3,5 % au cours du mois sous revue, après une progression de 3,1 % il y a un mois. Sur la base des données officielles, le taux d’inflation est ressorti, en glissement annuel, à 6,1 % à fin février 2022, contre 6,5 % en janvier 2022. Le niveau élevé de l’inflation en février 2022 est essentiellement imputable à la hausse des prix de la composante « Produits alimentaires » (+11,3%) et, dans une moindre mesure, celle de la fonction « Logement» (+4,0%) et « Transports » (+2,7%). Economie 11 avr. 2022


Sexualité en milieu scolaire : Les conseils de Tognifodé aux apprenants du Ceg Ste Rita
Véronique Tognifodé, ministre des Affaires sociales et de la Microfinance, assistée de ses collaborateurs, a rencontré, vendredi 8 avril dernier, les élèves du collège d’enseignement général (Ceg) Sainte Rita. Elle a échangé avec eux sur les risques d’une sexualité non responsable, d’une maternité précoce, le développement de l’estime de soi et l’importance du dialogue parents-enfants. Par Estelle VODOUNNOU (Stag.) A l’occasion des festivités du cinquantenaire du Collège d’enseignement général (Ceg) Sainte Rita, Véronique Tognifodé, ministre des Affaires sociales et de la Microfinance, a échangé avec les apprenants dudit collège. Elle a exprimé notamment aux filles sa volonté de les rendre responsables et de les aider à mieux construire leur avenir. Ainsi, sur le thème «Agbasatché ! nùssissi » pour signifier que mon corps est précieux et qu’il faut le respecter, la ministre a échangé avec les apprenants sur les questions liées à la santé sexuelle et reproductive, les risques relatifs à la sexualité non responsable, à une maternité précoce, etc. Les apprenants ont exprimé à l’occasion et sous anonymat leurs inquiétudes à la ministre qui y a apporté des réponses adéquates. « Dans la posture d’une éducatrice, elle a enseigné aux élèves, en l'occurrence les filles, comment se poser des questions devant une situation. Sur la base des questions des élèves, elle a construit des réponses qui leur permettent une prise de conscience pour un avenir meilleur. Elle est partie des préoccupations pour donner des réponses », a expliqué Bruno Gbèhinto, directeur général des Affaires sociales. Surprise par les diverses préoccupations sur le harcèlement sexuel en milieu scolaire malgré les mesures prises par les services de l’Etat pour juguler ce mal, la ministre Véronique Tognifodé a invité les apprenants à briser le silence et à alerter les autorités de l’établissement, celles locales ou les agents du Centre de promotion sociale. Quant à la dénonciation et à l’assistance aux enfants par rapport aux abus de toutes sortes, elle a exposé les attributs de la ligne verte 138. Outre ces mesures, elle a rassuré ses interlocuteurs que le code de l’enfant punit les comportements irresponsables des adultes envers les enfants. Elle leur a aussi donné des astuces pour entamer la démarche de communication avec le parent le plus proche. Notons que c’est une séance très riche qui a réjoui plus d’un et a étanché la soif de plusieurs filles. « J’ai appris beaucoup de choses au travers de ces échanges avec la ministre et je promets de les mettre en application pour un avenir radieux», s'est engagée Marlène Zinsou, apprenante. Maurille Mondé, directeur du Ceg Sainte Rita, a exprimé sa reconnaissance de voir l’Etat contribuer activement à l’épanouissement des filles, à leur maintien à l’école et aux sensibilisations pour prévenir certains fléaux en milieu scolaire. Société 11 avr. 2022


50e Championnat du monde de pétanque au Bénin : Idrissou Ibrahima préconise un report en toute objectivité
Soucieux de la bonne organisation du 50e championnat du monde de pétanque au Bénin, El Hadj Idrissou Ibrahima, président de la Confédération africaine de sport boule (Casb), a rencontré, vendredi 8 avril à Cotonou, le comité exécutif de la Fédération béninoise de Pétanque. Au cours de cette séance, il a passé au scanner les activités effectuées, depuis la remise du cahier des charges de cette compétition en octobre 2019 avant d’inviter les acteurs à la réflexion en vue d’un report responsable de l’évènement. Garant de toute compétition de pétanque sur le continent africain, El Hadj Idrissou Ibrahima, président de la Confédération africaine de sport boule (Casb), a tenu, vendredi 8 avril dernier à Cotonou, une séance de travail avec les membres du comité exécutif de la Fédération béninoise de Pétanque (Fbp). Au menu de cette rencontre, l’organisation de la 50e édition du championnat du monde de pétanque au Bénin. Après avoir tenu une séance de travail, le 18 mars dernier, avec Oswald Homéky, ministre des Sports et Garba Yaya, président de la Fédération béninoise de Pétanque, sur les activités menées dans le cadre des préparatifs de l’évènement, El Hadj Idrissou Ibrahima estime qu’il subsiste quelques zones d’ombre. C’est pourquoi, responsable devant la Fédération internationale de Pétanque et Jeu provençal (Fipjp) de l’organisation de cette compétition, il a tenu à situer le peuple béninois, les boulistes africains et mondiaux afin d’anticiper sur un éventuel report de cet évènement mondial. Pour lui, dans l’ordre normal des choses, la Fbp est responsable devant la confédération et doit pleinement assumer sa responsabilité dans cette compétition octroyée au Bénin par l’instance supérieure avec la remise du cahier des charges. « Connaissant la volonté politique clairement affichée du gouvernement béninois et de son chef qui s’est impliqué personnellement dans la construction d’un boulodrome de norme internationale, la Casb n’aura-t-elle pas raison d’œuvrer pour le report de quelques mois du Mondial de décembre 2022 ? », s’interroge-t-il. A l’en croire, dans un contexte où la construction du boulodrome et les dépenses relatives à l’organisation de cette compétition figurent en bonne place dans le Budget de l’Etat 2022, cette position de la Casb ne saurait être une capitulation mais plutôt la voie du réalisme, de la conviction et de la responsabilité. En attendant l’arrivée d’une mission officielle de la Fipjp dans les mois à venir pour constater l’état d’avancement des travaux, notamment la construction du boulodrome décidée par le Conseil des ministres en sa séance du 8 septembre 2021 et de l’organisation en général, le président de la Casb se veut réaliste.

Quid de la construction du boulodrome ?

Pour El Hadj Idrissou Ibrahima, président de la Casb, le paradoxe dans ce dossier est qu’une réunion tripartite entre le président de la Fédération internationale de Pétanque et Jeu provençal (Fipjp), les architectes et sociétés spécialisées en construction des boulodromes, en présence du ministre béninois des Sports a eu lieu à Paris courant mars 2022 sur l’étude approfondie de la construction d’un boulodrome au Bénin, pour accueillir le Mondial de décembre 2022. Il en ressort trois points essentiels pour la construction de cette infrastructure sportive à Cotonou. Premièrement, ériger un simple hangar de circonstance pour décembre 2022 en lieu et place d’un boulodrome, deuxièmement, faire construire un boulodrome plus élaboré au-delà de décembre 2022 qui nécessitera un délai de 14 mois et troisièmement, construire un joli boulodrome, beau et jamais vu au Bénin et en Afrique, qui tienne compte des plans architecturaux modernes français, qui nécessitera un délai de 18 mois de réalisation. Au regard des ambitions et du choix du gouvernement de construire ce joyau avec des commodités exceptionnelles à l’instar de quelques rares nations au monde, il est clair que les travaux ne peuvent plus tenir dans le délai. « L’honnêteté intellectuelle m’amène à vous poser le problème en vue de requérir en retour vos suggestions issues de vos analyses pour consolider les bases des éléments constructifs du boulodrome à Cotonou au Bénin », a-t-il déclaré. En dépit des préoccupations, Garba Yaya, président de la Fédération béninoise de Pétanque, se montre rassurant. « Il est à retenir que la compétition aura bel et bien lieu au Bénin », a-t-il confié. Pour lui, le gouvernement tient à construire un boulodrome dans les normes. « Nous n’avons pas encore vu le démarrage des travaux mais le gouvernement prend au sérieux cette question », a-t-il poursuivi. Pour le président de la Fbp, toutes les dispositions sont en train d’être prises pour permettre au Bénin d’avoir une équipe compétitive à ce rendez-vous mondial. « Nous avons programmé la rentrée fédérale qui se déroulera dans toutes les régions du pays avec une triplette de l’équipe nationale qui y participera à toutes les étapes », a-t-il indiqué. Pour lui, la direction technique de la fédération a rendu compte au comité exécutif du déroulement de la première phase de préparation de la Coupe du monde 2022 tête-à-tête, doublette et doublette mixte au Danemark. Présent à cette rencontre, Julien Minavoa, président du Comité national olympique et sportif béninois, estime que toutes les parties prenantes de cette compétition mondiale doivent échanger pour trouver des solutions idoines à la situation. « Nous devons trouver des solutions qui puissent permettre à notre pays d’organiser cette compétition dans les meilleures conditions », a-t-il préconisé.
Sports 11 avr. 2022


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