La Nation Bénin...
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Les périodes de vacances riment d’ordinaire avec diverses activités génératrices de revenus pour les élèves qui aident leurs parents à préparer la rentrée scolaire. Cette année, peu d’élèves se consacrent à ces jobs de vacances à Cotonou.
Plusieurs activités génératrices de revenu occupent les élèves pendant la période des vacances. Par ces jobs de vacances, les élèves qui s’emploient à ces activités tirent le maximum de leur revenu, de quoi préparer la rentrée scolaire. En dehors de la vente d’objets divers dans les boutiques ou à la sauvette, ils aident aussi les maçons sur des chantiers de construction…
Mais cette année, l’engouement pour ces activités a sensiblement diminué dans la ville de Cotonou. Par le passé, par centaines, on pouvait les remarquer à longueur de journée, ces élèves vendeurs qui prennent d’assaut les bureaux des administrations aux heures de pause, les bars, les carrefours et les feux tricolores, pour proposer différents articles. Cette année, ils sont peu nombreux ces vacanciers qui vendent des bouquins, des CD, des objets d’art ou de décoration ou divers produits destinés à la consommation, notamment ceux venus de la Chine utilisés contre les courbatures, les maux de hanche, la fatigue...
Ce manque d’engouement de jeunes vacanciers pour les jobs de vacances cette année peut s’expliquer par le fait que la période des vacances a été écourtée à cause des mouvements de grève enregistrés courant l'année scolaire passée. Cela peut être aussi lié, selon dame Virginie, propriétaire de boutique de vente de CD à quelques encablures du Hall des arts, au fait que les autorités ont mis fin à la vente à la sauvette dans les feux tricolores. Beaucoup de jeunes vacanciers l’aidaient à vendre des CD et prenaient leur commission. Mais depuis que les forces de sécurité, sur instruction de l’autorité préfectorale, renvoient systématiquement les vendeurs des feux tricolores, il n’y a plus d’affluence, a-t-elle expliqué.
Diverses fortunes
Sur les esplanades intérieure et extérieure du stade de l’Amitié général Mathieu Kérékou qui grouillent de monde surtout les week-ends, on remarque néanmoins quelques vacanciers, devenus le temps du repos scolaire des vendeurs ambulants.
Michel A., élève en classe de première, rencontré au stade de l’Amitié, quelques ouvrages en main, explique qu’il fait son job de vacances avec plaisir, même si la plupart des clients lui confient que les temps sont durs. « Je fais le job de vacances sans complexe, pour aider mes parents à préparer la rentrée scolaire », a confié Michel A., l’air fatigué. Il indique que la vente de livres l’oblige à parcourir plusieurs endroits : des quartiers de Cotonou, des bars restaurants, des buvettes, les ateliers, quelques services... Depuis environ un mois qu’il a commencé à vendre des livres dont les romans et les livres scolaires, il réussit à faire un bénéfice de 1000 francs Cfa par jour, où parfois 1500 francs. Pour en arriver à ce résultat, il lui faut s’abstenir quelques fois de manger afin de faire assez d’économies. « Je suis venu d’Abomey pour pouvoir travailler pendant ces moments de vacances. Les matins, mon tuteur m’amène prendre les livres et le soir, je le suis pour rentrer à la maison », a détaillé Michel A.
A l’instar de ce dernier, Ulrich A. confie, quant à lui, qu’il est venu pour la même activité, à la différence que c’est ‘’son patron’’ qui l’a fait voyager sur Cotonou et c’est à la fin de son séjour qu’il entrera en possession des bénéfices de ses ventes. Confiant, il affirme qu’il n’y aura pas de difficulté à prendre son argent pour retourner à Abomey où il fréquente. «J’ai fait cette option pour me faire un peu d’argent afin de supporter les charges de ma scolarité. Si je garde l’argent par devers moi, je risque de tout dépenser… », a-t-il affirmé. Outre ces activités diverses, d’autres écoliers par contre ont choisi d’aider leurs parents dans les petits commerces : vente de condiments, des torchons, de pain sucré… comme Guillaume A. et Elysée A. qui s’apprêtent à commencer le collège après l’obtention du Certificat d’études primaires (Cep) cette année.

Pour améliorer leur gestion des inondations et partager leurs bonnes pratiques en la matière, une délégation du Cameroun est en visite au Bénin du 30 août au 8 septembre. Elle a rencontré, ce mardi 4 septembre, le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Sacca Lafia, dans les bureaux de l’ex-Primature.
Ecouter, observer, échanger et apprendre afin d’améliorer la gestion des inondations au Cameroun et inversement partager avec le Bénin les bonnes pratiques du Cameroun en la matière. C’est l’objectif de la visite au Bénin d’une délégation camerounaise composée de préfets de départements, de maires, d’autorités administratives morales, chefs traditionnels, et cadres.
Arrivée à Cotonou depuis le 30 août dernier, la délégation camerounaise a déjà tenu plusieurs séances d’échange et de partage avec les personnes ressources de l’Agence nationale de la protection civile (Anpc) du Bénin. « Dès le 31 août, le lendemain de notre arrivée, nous avons suivi des communications sur le système d’alerte précoce au Bénin et le plan de contingence, des projections d’images sur les interventions de l’Anpc, une vidéo portant sur le rétablissement du pont d’Akogbato, les grandes réalisations du Pugemu… Ce qui comble déjà nos attentes », atteste le chef de la délégation camerounaise Fissou Kouma.
Il ressort de ses propos que le choix du Bénin pour ce partage d’expériences tient en ce que le Bénin, après avoir affronté les désastreuses inondations de 2010, a acquis des expériences avérées en la matière. Or, dans l’extrême Nord du Cameroun, particulièrement dans la Vallée du Logone, les inondations sont récurrentes. Pour protéger la plaine des inondations, fait savoir le représentant de la délégation camerounaise, le gouvernement avait érigé depuis 1954 une digue de retenue d’eau qui, par la suite, a permis la mise en œuvre d’un projet de riziculture sur 11 500 hectares. En outre, en raison des dégâts survenus lors des inondations de 2012, le gouvernement a mis en place le Projet d’urgence de lutte contre les inondations (Pulci), un projet dont l’une des trois composantes est la prévention des catastrophes et la mise en œuvre du plan de contingence. C’est, selon Fissou Kouma, ce en quoi la délégation camerounaise cherche à se renforcer au Bénin.
Le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Sacca Lafia, a remercié la délégation camerounaise pour avoir choisi d’apprendre et de partager auprès du Bénin. « Je ne peux qu’encourager les pays africains pour qu'ils puissent s’entraider entre eux. Nous avons beaucoup de choses à apprendre les uns des autres. Il y a beaucoup de défis que l’expérience des uns peut aider les autres à relever », a-t-il affirmé. Il a précisé que l’Agence nationale de la protection civile est un dispositif multi-acteurs mis en place par l’Etat béninois pour prévenir et faire face aux catastrophes. A l’en croire, il existe des similitudes dans la gestion des inondations au Bénin et au Cameroun, avec notamment les menaces du fleuve Niger à l’extrême Nord du Bénin, l’érection d’une digue au niveau du fleuve et la mise en place d’une riziculture irriguée par la digue. Le ministre Sacca Lafia a souhaité que cette visite soit effectivement une occasion du donner et du recevoir.
La délégation a, par ailleurs, visité quelques sites touristiques à Ouidah tels que le Temple de Python, la Porte du Non-Retour, le musée de la Traite négrière. Elle descendra dans les prochains jours à Abomey pour visiter différents dispositifs mis en place pour la réduction des risques d’inondation au Bénin.

Une délégation de la Croix rouge béninoise conduite par son président national Mathias Agoligan Avoha, a offert, samedi dernier, aux sinistrés de Gouandé, dans la commune de Matéri, un important lot de matériels de cuisine et autres, d’environ deux millions de francs CFA.
Cet énième don de la Croix rouge béninoise est composé de brouettes, de houes, de balais, de poubelles, de râteaux, de nattes, de sceaux en plastique avec couvercles, des marmites, des cartons de savon palmida et des couvertures.
« Ce don n’est pas le premier et ne sera pas le dernier. Nous reviendrons, ça c’est sûr », a rassuré le président national de la Croix rouge, Mathias Agoligan Avoha.
En évoquant la présence des volontaires de la Croix rouge sur le terrain pour toujours porter assistance aux déplacés, le président national de la Croix rouge a pris l’engagement de les accompagner jusqu’à leur relogement. « Je suis venu moi-même pour évaluer la situation et saisir nos partenaires à l’extérieur du pays », a-t-il précisé, tout en invitant les sinistrés à garder l’espoir pour un lendemain meilleur.
Le responsable des peulhs de la commune de Matéri, Ousmane Béidi, heureux de ce geste à l’endroit de tous les sinistrés, a remercié le gouvernement et les différents donateurs, qui viennent les bras chargés de matériels de survie et de vivres, apporter leur soutien aux sinistrés de Gouandé.
Le préfet de l’Atacora, Lydie Déré Chabi Nah, invitant les membres de la Croix rouge béninoise, à prendre les devants de la mobilisation pour le relogement des sinistrés, a fait savoir que la devise de cette association dont elle-même est membre, « C’est partout, pour tous, le sourire», une devise qui cadre avec l’action que vient de poser la croix rouge béninoise.
ABP
Grâce à ce module de latrines, plus aucun risque de maladies d'origine fécale au niveau des élèves[/caption]L’Association des Tchabè pour le développement (Atd-Ajóbí) a fait don, samedi 1er septembre dernier, d’un module de quatre latrines au Ceg 2 de Savè. La cérémonie d’inauguration et de remise s’est déroulée en présence des membres de ladite association, des responsables et diverses personnalités de la localité.
Le deuxième Collège d’enseignement général de Savè dispose désormais d’un module de latrines. C’est grâce à un don de l’association des Tchabè pour le développement (Atd-Ajóbí) qui a financé sur fonds propres la construction de l’ouvrage pour un montant de 1,5 million F Cfa. Ainsi, les élèves, qui étaient obligés de déféquer dans la nature faute de latrines, peuvent faire leurs besoins en respectant de l’environnement.
Selon Martin Biaou Chafara, président de l’association, le module de latrines mesure 8 m de longueur sur 2 m de largeur et a une profondeur de deux mètres. A l’intérieur de chaque latrine se trouvent deux pots utilisables de façon alternative. En procédant à la remise de l’ouvrage, il a exhorté les bénéficiaires à en prendre soin, car pour lui, c’est la seule condition pour bénéficier d’autres appuis.
Une exhortation appréciée par les élèves à travers leur porte-parole. Face à ce geste pour le bien-être des acteurs de cet établissement et pour la protection de l’environnement, Eugene Azonwaï, le directeur du collège, s’est montré particulièrement reconnaissant en direction des donateurs. Il a ensuite profité de la tribune qui lui est offerte pour exposer d’autres problèmes auxquels le collège est confronté, notamment l’absence d’un laboratoire et de la clôture du domaine qui abrite l’établissement.
Avant de procéder à la coupure du ruban symbolique lors de l’inauguration, le maire de Savè, Timothée Biaou, a exprimé toute sa joie devant cette réalisation. « Vous avez réalisé une belle œuvre. Elle est énormément grande. L’association Ajóbí mérite d’être soutenue et accompagnée ; elle force mon admiration », a-t-il déclaré.
L’inauguration de ces latrines entre en ligne de compte des manifestations de la troisième édition des retrouvailles annuelles de l’association tenue du 31 août au 2 septembre dernier. Elles ont été notamment marquées par d’autres activités dont l’assemblée générale des membres et des soirées culturelles. Faut-il le rappeler, cette association vise, entre autres, à fédérer les énergies des ressortissants tchabè afin de contribuer au développement de leur aire culturelle.

« Régulation des médias au Bénin : des textes pour restreindre ou pour assurer la liberté de presse ? » est un des trois thèmes qui ont fait l’objet du 200e numéro du club de presse Café des médias du vendredi 31 août à la Maison des médias Thomas Mègnassan à Cotonou. Il en ressort que les textes en vigueur comportent des limites.
Dans l’esprit des travaux de la Conférence des forces vives de la nation, toutes les lois qui ont été édictées ultérieurement sont restées, dans leurs principes et dispositions, sur la droite ligne de la notion de liberté de presse, a d’entrée souligné Franck Kpochémè, président de l’Union des professionnels des médias du Bénin (Upmb). Il a passé en revue les instruments juridiques qui portent sur la liberté de la presse. Ainsi, en son article 24, fait-il savoir, la Constitution dispose que la liberté de la presse est reconnue et garantie par l’Etat, puis protégée par la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac) dans les conditions fixées par la loi organique. Ensuite, ont été votés le Code de la communication et de l’information, la loi sur la radiodiffusion numérique en 2014 et la loi portant Code du numérique.
Les limites à ces dispositions juridiques sont patentes, selon le président de l’Umpb. Dans l’article 142 de la Constitution, il est dit que la Haac veille au respect de la déontologie en matière d’informations et d’accès aux informations. Malheureusement, dans la loi organique, il n’est pas possible aujourd’hui de détecter cette disposition qui permet à la Haac de sanctionner les organes de presse en cas de faute déontologique, déplore M. Kpochémè.
Sur la décision de la Haac concernant la suspension du journal La Nouvelle Tribune, il explique qu’il a été dit que le Code de déontologie et le Code de l’information et de la communication ont été violés, mais il est impossible de dégager les dispositions qui sanctionnent les manquements à ces obligations légales. « Nulle part, il n’est inscrit que c’est la loi organique qui est compétente pour les recours aux sanctions en cas de violation du Code déontologique », souligne Franck Kpochémè. Seul le tribunal est compétent dans le cas d’espèce.
Lorsqu’on parle de liberté de la presse et qu’on s’en tient uniquement à la liberté d’opinion, d’expression, de pensée consacrées dans la Déclaration universelle des droits de l’Homme (Dudh), toute liberté qui se heurte à celle des autres, doit connaître une limite, pense Lévy Adéyèmi, directeur général des Médias. Il explique que le Code du numérique reprend les dispositions du Code de l’information et de la communication concernant les violations du Code de déontologie mais en les assortissant de lourdes sanctions. Le Code du numérique, un document qui règlemente toute activité du numérique, « n’est pas celui des journalistes », affirme-t-il. Le code réservé aux hommes de médias est celui de l’information et de la communication.

Nommé par décret 2018-383 du 29 août 2018, le nouveau procureur général près la cour d’appel de Cotonou, Pierre Dassoundo Ahifon, est officiellement entré dans ses fonctions. Il a été installé, ce mardi 4 septembre par le président de la cour d’appel de Cotonou, Arsène Hubert Dadjo.
Le parquet général de Cotonou est désormais sous l’égide de Pierre Dassoundo Ahifon. Conformément aux dispositions en vigueur, le nouveau procureur général a été installé hier lors d’une audience solennelle. Cette audience d’installation fait suite à la correspondance du garde des sceaux, ministre de la Justice et de la Législation, en date du 30 août dernier, transmettant au président de la cour d’appel de Cotonou, le décret 2018-383 du 29 août 2018 portant nomination du procureur général près la cour d’appel de Cotonou.
Dans son réquisitoire, le ministère public a présenté l’impétrant et son parcours élogieux dans l’appareil judiciaire depuis 2003, avant de requérir du président de céans son installation et son renvoi dans ses fonctions de procureur général près la cour d’appel de Cotonou.
Le magistrat Pierre Dassoundo Ahifon a officié en décembre 2003 au parquet de Porto-Novo où il a séjourné jusqu’en janvier 2010, gravissant tous les échelons. À l’ouverture du tribunal de première instance (Tpi) d’Abomey-Calavi, c’est sur lui que le gouvernement d’alors a porté son choix pour conduire les premiers pas de la juridiction naissante. Fonction qu’il a assumée jusqu’en janvier 2012 où il a rejoint le collège des juges d’instruction du tribunal de première instance (Tpi) de Natitingou. Il fut concomitamment président par intérim du Tpi de Porto-Novo et fut envoyé au dernier trimestre de l’année 2016 dans le Zou pour tenir le parquet général d’Abomey. C’est cette fonction qu’il a quittée pour prendre, depuis hier, celle de procureur général près la cour d’appel de Cotonou. Pierre Dassoundo Ahifon coiffe désormais les parquets des Tpi de Cotonou, Porto-Novo, Abomey-Calavi, Pobè, Ouidah et Allada.
« Toutes ces expériences nous permettent de dire que vous n’êtes pas un novice dans le domaine. Vous avez la capacité de faire face aux défis qui seront les vôtres désormais », a laissé entendre le président de la cour d’appel de Cotonou » Arsène Hubert Dadjo » avant de déclarer installé le nommé Pierre Dassoundo Ahifon, procureur général près la cour d’appel de Cotonou et de le renvoyer à l’exercice de ses fonctions.

Les députés ont adopté, ce mardi 4 septembre, la loi n°2018-35 modifiant et complétant la loi n°2015-18 du 1er septembre 2017 portant statut général de la Fonction publique en République du Bénin. Le texte a été proposé par le député André Okounlola Biaou et quatre autres.
Il vise à clarifier les conditions de licenciement ou de révocation des personnels de la Fonction publique ; de définir avec précision les responsabilités de l’Administration et des personnels de la Fonction publique en cas de licenciement ou de révocation de ceux-ci, explique la commission chargée des Lois qui a présenté le dossier à la plénière. Selon celle-ci, la pertinence de ce texte découle du fait que la loi n°2018-35 modifiant et complétant la loi n°2015-18 du 1er septembre 2017 portant statut général de la Fonction publique en vigueur comporte des insuffisances. Elle ne fixe pas avec précision les modalités de licenciement et de révocation des agents de la fonction publique. Cette imprécision ne garantit pas une bonne protection des agents, de même qu’elle ne situe pas convenablement les responsabilités de l’administration dans les procédures de licenciement ou de révocation. Ce qui pourrait entraîner des abus, alerte la commission chargée des Lois.
Le présent texte a donc pour but de corriger cette imprécision et mettre en harmonie les dispositions relatives au licenciement et à la révocation qui régissent les travailleurs tant du secteur privé que public.
La loi approuvée hier par les députés modifie et complète en son article premier, les dispositions des articles 393, 394 et 395 de la loi n°2015-18 du 1er septembre 2017 portant statut général de la Fonction publique. Ainsi, l’article 393 nouveau adopté devient : « Tout agent faisant partie des personnels de la Fonction publique peut être licencié ou révoqué. La violation ou l’inobservation des formalités préalables ainsi que des règles de procédure ne rend pas le licenciement ou la révocation abusifs au fond. Le cas échéant, la juridiction administrative accorde à l’agent public concerné une indemnité pour sanctionner l’inobservation de ces règles sans que le montant de cette indemnité ne puisse excéder deux (02) mois de salaire brut. L’indemnité n’est due qu’à compter d’un (01) an de travail effectif ».
L’article 394 nouveau se fait plus précis. Il clarifie davantage les choses en ces termes : « Tout licenciement ou révocation abusif ouvre droit à une indemnisation. Le montant de l’indemnisation est fixé en fonction de la preuve des éléments qui justifient l’existence et l’étendue du préjudice. Toutefois, le montant de la réparation ne peut être inférieur à trois (03) mois de salaire brut ni excéder neuf (09) mois ». Le salaire à prendre en considération, pour la fixation du montant de la réparation est le salaire brut moyen des douze mois d’activité précédant la décision de licenciement ou de révocation du travailleur, détaille l’article 395 nouveau de la loi approuvée à l’unanimité des députés présents ou représentés, à l’exception de ceux de la minorité parlementaire qui ont émis un vote en défaveur du texte.
Th. C. N.
Ministre Alassane Seidou[/caption]Le ministre des Infrastructures et des Transports, Alassane Séidou, a procédé, ce mardi 4 septembre à Cotonou, au lancement d’un atelier consacré à la revue au 30 juin du Plan de travail annuel de son ministère. Pendant deux jours, les participants vont évaluer l’exécution physique et financière des activités inscrites au Pta 2018 et apporter des solutions idoines aux dysfonctionnements pour l’atteinte des objectifs contenus dans le Programme d’action du gouvernement.
Les gestionnaires de crédits, les responsables à divers niveaux et les points focaux de suivi-évaluation du ministère des Infrastructures et des Transports étaient conviés, ce mercredi 4 septembre, à la salle de conférences du Conseil national des chargeurs du Bénin, pour revisiter le travail abattu dans le secteur des infrastructures et des transports, au 30 juin 2018. Il était question de déceler les faiblesses et d'y apporter des solutions en vue d’améliorer les conditions de vie des populations.
Selon le secrétaire général dudit ministère, Urbain Tchiakpè, cette revue du plan de travail annuel au 30 juin 2018 répond au principe de la Gestion axée sur les résultats. Pour lui, les responsables à différents niveaux vont apprécier de façon judicieuse les résultats obtenus de l’exécution du Pta en vue des actions correctives appropriées. Il estime que c’est le lieu de commenter le point de réalisation physique de tous les projets en vue de l’amélioration des performances. « La redevabilité est une exigence de la gestion axée sur les résultats», a-t-il déclaré.
Selon le ministre des Infrastructures et des Transports, Alassane Séidou, cette revue se tient conformément aux exigences de la gestion axée sur les résultats et à la loi des finances. Pour lui, cet exercice constitue un outil majeur d'aide à la décision pour l'atteinte des objectifs du Pag. Il invite les cadres et responsables du ministère à examiner l'exécution physique et financière des différentes activités inscrites au Plan de travail annuel 2018 du ministère, expliquer et commenter les résultats, analyser les difficultés rencontrées lors de l'exécution du Pta et formuler des recommandations pour capitaliser les acquis.
Conscient du bas taux d'exécution actuel du Pta, le ministre Alassane Séidou a invité ses collaborateurs à plus d'engagement et de détermination dans l'accomplissement efficient de la mission républicaine assignée à son département.

Adoptée le 4 janvier dernier, la loi n°2018-01 portant statut des magistrats en République du Bénin a été abrogée, ce mardi 4 septembre par les députés qui l’avaient votée pour retirer le droit de grève à cette corporation. C’est le premier dossier examiné hier par l’Assemblée nationale.
L’abrogation, hier, de la loi n°2018-01 portant statut des magistrats en République du Bénin a permis de rétrocéder le droit de grève aux magistrats et de l’encadrer par la suite, à travers la loi n°2018-34 modifiant et complétant la loi n°2001-09 du 21 juin 2002 portant exercice du droit de grève en République du Bénin, que les députés ont adoptée au cours de la même séance plénière ce mardi. L’abrogation de cette loi a toutefois été dénoncée par les députés Valentin Djénontin et Nourénou Atchadé de la minorité parlementaire. Ils soutiennent ne pas comprendre les motivations de leurs collègues de la majorité parlementaire qui ont pris l’initiative de réintroduire la loi sur le retrait du droit de grève aux magistrats. Laquelle loi avait été déclarée contraire à la Constitution par la Cour constitutionnelle, mandature de Théodore Holo, invitant les députés à encadrer l’exercice et la jouissance de ce droit plutôt que de le retirer. La mise en conformité à la Constitution de cette loi a été boudée, selon les deux députés de l’opposition, par certains députés du Bloc de la majorité parlementaire. Le dossier est resté en attente jusqu’à l’installation en juillet dernier de l’actuelle mandature de la Cour constitutionnelle. Celle-ci a remis en cause la décision de la Cour, en déclarant la loi querellée conforme à la Constitution. La suite de la procédure devrait être l’étape de la promulgation de ce texte par le chef de l’Etat.
Les deux députés estiment anormal que l’Assemblée nationale veuille se raviser maintenant en optant pour l’encadrement du droit de grève qui a été décidé par la mandature passée de la Cour constitutionnelle.
Prenant le contre-pied de leurs deux collègues de l’opposition, le député André Okounlola Biaou rappelle que la loi sur le retrait du droit de grève aux magistrats n’est pas tombée du néant. Elle a été initiée à la suite d’une tournée effectuée par les députés dans les maisons carcérales où il a été constaté le surpeuplement des maisons carcérales dû au retard dans le jugement des prévenus. Cette lenteur est la conséquence surtout des grèves perlées et intempestives dans la maison justice. Face à la situation, l’Assemblée nationale se devait d’agir pour mettre fin à cet abus dans la jouissance du droit de grève par les magistrats, explique le député membre du Bloc de la majorité parlementaire (Bmp). La décision du retrait de grève avait été prise et étendue aux agents de santé où la situation était encore plus grave, poursuit André Okounlola-Biaou. Il confond ensuite ses collègues qui reprochent au Bmp de vouloir se décider enfin pour l’encadrement du droit de grève, que « l’Assemblée nationale est souveraine et prend ses décisions au moment opportun ».
André Okounlola Biaou sera appuyé par son collègue Benoît Dègla qui souhaite que le Bénin s’inspire de l’exemple des autres pays, notamment la Malaisie qui a choisi la voie du développement en renonçant à la grève.
Oswald Homeky,ministre chargé des sports[/caption]La disqualification du Bénin, dimanche 2 septembre dernier à Niamey au tournoi qualificatif Ufoa B comptant pour les éliminatoires de la Can U-17 Tanzanie 2019, pour tricherie sur l'âge des joueurs, continue de susciter des débats au sein de l’opinion. Cette deuxième sanction de l’histoire du football béninois pour les mêmes motifs interpelle et mérite que toute la lumière soit faite et que les coupables soient punis avec la dernière rigueur.
Le peuple béninois a appris avec consternation la disqualification de sa sélection nationale cadette par la Confédération africaine de football au tournoi qualificatif Ufoa B comptant pour les éliminatoires de la Can U-17 Tanzanie 2019, pour tricherie sur l'âge des joueurs. Cette sanction infligée au Bénin alimente, depuis dimanche dernier, les débats, en dépit du message du président de la Fédération béninoise de football, Mathurin de Chacus, du communiqué du comité exécutif de la Fbf et du message du ministre en charge des Sports sur sa page Facebook.
Le public sportif ne comprend pas comment 10 joueurs sur 18 se retrouvent inéligibles à cette compétition, malgré l’expertise et la contre-expertise subies pour l'ensemble des joueurs à la demande du ministre en charge des Sports, Oswald Homéky, avant le départ de la délégation pour Niamey.
Plusieurs avertis du monde sportif se demandent comment les joueurs David Tchetchao et Dominique Kougneadjo déclarés inéligibles par le centre de radiographie, d’échographie et de scanner de la Clinique « Les Grâces » suite à l’examen d’IRM se sont retrouvés à Niamey au détriment d’autres jeunes qui étaient éligibles sur la liste.
Les joueurs Shereef Yessoufou, Septime Ehoué et autres qui ont déclaré des âges contraires à ceux détectés par l’IRM auraient pu être des indices d’anticipation avant l’expédition. Autant de pistes à explorer pour comprendre le sujet. Il doit bien y avoir des coupables à chaque étape du processus ayant abouti à cette faute administrative ou cette légèreté. C’est pourquoi, il faut rechercher les auteurs et les punir, car c’est la deuxième fois que le Bénin subit une telle humiliation dans une compétition internationale.
Bis repetita !
En effet, suite à une réclamation du Mali en 2014, la Confédération africaine de football avait sanctionné le Bénin pour avoir triché sur l’âge de quatre joueurs U-17 lors des phases qualificatives pour la Can U-17 2015. A cette époque, les sélections U-17 et U-20 ont été disqualifiées et interdites de participer à tous matchs officiels sur une période de deux ans, allant de septembre 2014 à septembre 2016. Malheureusement, les responsabilités n’ont jamais été situées pour ce premier forfait. Les membres de la Fbf au moment des faits avaient admis des erreurs administratives, et avaient pris acte de cette décision de la Caf avant de se voir retirer l’agrément du gouvernement quelques mois plus tard lors du Conseil des ministres le 27 avril 2015. Aucun coupable n’a été puni pour cette faute qui avait pourtant terni l’image du pays.
L’impunité a laissé place aux errances administratives, à la triche et au gaspillage des ressources de l’Etat. Quatre années plus tard, les mêmes causes produisant les mêmes effets, le Bénin paie à nouveau le prix de la sélection fantaisiste des joueurs inéligibles en équipes nationales de catégories d’âge malgré les moyens financiers mis à disposition du staff médical de l'équipe pour éviter une telle situation.
Malheureusement, la tricherie sur les âges en football est érigée en règle au Bénin depuis plusieurs années avec la complicité de certains officiers d’état civil. Cette situation déshonorante pour le pays devrait amener les autorités au haut niveau de la République à situer les responsabilités et à réfléchir à une vraie politique de formation à la base. Il faut interpeller tous les acteurs afin de décourager cette pratique à jamais.
Situer les responsabilités
A l’annonce de la triste nouvelle, le ministre du Tourisme, de la Culture et des Sports, Oswald Homéky et le président du comité exécutif Mathurin de Chacus restent unanimes sur la suite à donner à ce dossier.
Pour Oswald Homéky, ce qui s'est passé à Niamey est inadmissible. Il souhaite qu'en de pareilles circonstances les responsabilités soient situées et les responsables sanctionnés quels que soient leur rang et leur position. « Le comité exécutif de la fédération et le ministère apporteront en toute responsabilité toutes les clarifications et tous les éléments de preuve » a-t-il promis.
Le ministre en charge des Sports qui a autorisé la participation de l'équipe au tournoi de Niamey à la suite des résultats d’IRM entend laver son honneur et celui du pays. « C'est une question de responsabilité et d'honneur », a-t-il écrit.
Pour sa part le président Mathurin de Chacus, peiné, promet également des sanctions. « Je ne manquerai pas à mon devoir patriotique de faire sanctionner tous ceux qui sont impliqués dans cette sale situation qui humilie mon pays », a-t-il déclaré. Il a saisi la justice en portant plainte contre X dans cette affaire.
Car, seules les sanctions à l’encontre des mis en cause pourront arrêter cette légèreté qui a caractérisé nos sélections depuis plusieurs années.
Le Bénin doit désormais respecter les règles d’une compétition sportive et en finir avec l’amateurisme ainsi que l’improvisation. Se faisant, cette pratique qui consiste à utiliser des joueurs sans papiers ou des joueurs étrangers sans liens d’origine avec le Bénin en équipe nationale du Bénin n’aura plus droit de cité.
Les regards sont tournés vers le gouvernement, le ministère en charge des Sports, le comité exécutif de la Fbf pour voir clair dans ce dossier.