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Nouvelles

Résidence de création de l’Aps au profit des comédiennes: Une initiative qui promeut la dignité féminine

Dans le combat pour l’émancipation de la femme et le respect de ses droits, les actrices et comédiennes pourraient prendre une part importante. A travers leur art, elles peuvent agir et impacter leurs pairs encore sujettes à de nombreuses violations de leurs droits. C’est ce à quoi l’association Action pour la solidarité (Aps) les a invitées, du 1er au 8 octobre dernier à Cotonou à travers une résidence qui débouchera sur des créations.

Une quinzaine de comédiennes amatrices et professionnelles et d’actrices d’horizons divers mobilisées autour de Carole Lokossou, comédienne, faisant office de formatrice à l’occasion. Du 1er au 8 octobre dernier, le centre culturel Artisttik Africa de Agla a connu des moments assez animés à travers un atelier de formation sur le thème «Regard des comédiennes béninoises sur la dignité féminine : Création et diffusion de représentations théâtrales ». Le projet est porté par l’association Action pour la solidarité (Aps) et se propose, entre autres, de contribuer à la promotion de la pratique théâtrale au profit de la jeunesse féminine au Bénin. Jean Florentin Agbona, président de ladite association précise qu’il s’agit aussi d’un créneau pour valoriser la comédienne dans le domaine de la création artistique et théâtrale, renforcer ses capacités professionnelles, créer une mise en scène théâtrale à partir d’une œuvre littéraire portant sur la dignité de la femme… Mais le projet ne compte pas se limiter à la seule création. Il englobe aussi à la suite de la résidence, une tournée de diffusion des créations dont le lead est laissé à la libre appréciation des impétrantes. Mais ce sur quoi insiste Aps, c’est que lesdites créations permettent de sensibiliser la femme sur ses droits et devoirs et sur sa place dans la construction de la société à travers des spectacles qui permettent à la population béninoise d’en savoir davantage sur l’importance de la femme dans le développement social, économique et politique.

In fine, projette Jean Florentin Agbona, la pratique du théâtre sera valorisée et promue au sein de la jeunesse féminine et les comédiennes auront aussi amélioré leurs capacités professionnelles dans l’exercice de leur métier. Ce projet rendra aussi disponibles des créations spécifiques à la thématique de la dignité féminine. L’exposition itinérante support de cette série de diffusion se fera à travers des villes comme Cotonou, Porto-Novo, Lokossa, Abomey, Parakou, Natitingou.
«Le présent projet s’inscrit dans la dynamique de la reconnaissance des efforts, des réalisations mais aussi des difficultés que rencontrent les femmes exerçant le métier de comédienne et d’animatrice de la création artistique et de la dramaturgie», ont expliqué les organisateurs à l’occasion du lancement officiel de la résidence. En plus des enseignements théoriques mais surtout pratiques dispensées par l’experte Carole Lokossou, il est aussi prévu une conférence-débat sur le thème : «Femme et création théâtrale au Bénin» et les comédiennes béninoises impliquées ou non dans la mise en œuvre des activités dudit projet bénéficieront de diverses récompenses. Plus qu’un projet, il s’agit, comme on le voit, d’un enjeu qui réintègre la femme de théâtre dans le confort et la pleine jouissance de l’exercice de sa profession. Il contribuera aussi à la valorisation et au repositionnement de la femme non seulement dans la société, mais aussi dans l’animation de la vie culturelle ¦

Culture 10 oct. 2016


Cour suprême : L’ambassadeur du Japon près le Bénin fait ses adieux à Ousmane Batoko

Le président de la Cour suprême, Ousmane Batoko a reçu, en audience à son cabinet mardi 4 octobre, l’ambassadeur du Japon près le Bénin. DainiTsukahara, en fin de mission au Bénin, est allé faire ses adieux.

L’ambassadeur du Japon près le Bénin, Daini Tsukahara quitte le Bénin. Il part après quatre années de mission diplomatique au cours de laquelle il a renforcé les relations de coopération entre les deux pays. A la veille de son départ définitif du Bénin, le diplomate nippon a jugé utile d’aller faire ses adieux aux présidents d’institutions de la République qu’il a côtoyés lors de l’exercice de sa mission. Daini Tsukahara était mardi 4 octobre à la Cour suprême. C’est dans ce cadre qu’il a échangé avec le président Ousmane Batoko. Selon lui, sa fin de mission au Bénin coïncide avec la fin de sa carrière diplomatique. Il est venu remercier le président de la Cour suprême pour toutes la sympathie et les amitiés qu'il a manifestées en son égard et également à son épouse. Daini Tsukahara a saisi l’occasion pour annoncer à son hôte son successeur en la personne de Kiyotumi Konishi qui a longtemps travaillé à l’Agence japonaise de coopération internationale (Jica). Il est attendu au Bénin en novembre prochain. Le Bénin peut compter sur ce dernier pour poursuivre le renforcement des liens de coopération entre les deux pays, assure le diplomate japonais en fin de mission. Il s’agira notamment d’insister sur le domaine de renforcement des capacités humaines au Bénin pour lequel le Japon a déjà réalisé la construction de plus d’un millier de salles de classe sur toute l’étendue du territoire national. Il caresse l’espoir que son successeur Kiyotumi Konishi va poursuivre sur la même lancée, voire élargir les domaines de cette coopération entre le Bénin et le Japon à travers la Jica?

Actualités 05 oct. 2016


Maladies diarrhéiques: Déjà dix cas de choléra à Parakou et environs

Déclenchée depuis un mois à Parakou et environs, l’épidémie de choléra continue de sévir. A la date du lundi 3 octobre dernier, la zone sanitaire Parakou-N’dali a enregistré dix cas mais, heureusement, aucune perte en vie humaine, souligne Dr Yarou Gado, médecin-chef de N’dali.

La commune de Parakou s’avère la plus touchée avec neuf cas contre un seul pour celle de N’dali, précise-t-il. Le quartier Camp Adagbè dans le 1er arrondissement est le plus enclin à l’infection diarrhéique aiguë avec huit cas au total contre un seul pour Banikanni dans le 2e arrondissement. Le manque d’hygiène, l’insalubrité du cadre de vie, le défaut de couverture des repas sont pointés du doigt comme causes de la maladie dans ce quartier précaire qui abrite un dépotoir sauvage d’ordures et de matières fécales avec des essaims de mouches, vecteurs potentiels des germes du bacille Vibriocholerae responsable de la maladie.
Sous la houlette de Dr Akim Abdou Gouda, coordonnateur de la zone sanitaire Parakou-N’dali, la plupart des personnes infectées sont traitées, notamment au Centre hospitalier départemental CHD-Borgou. Les cliniques et cabinets privés sont appelés à la vigilance et priés de signaler tous cas suspects de diarrhée et vomissement.
Au nombre des actions menées en collaboration avec les services d’hygiène pour freiner la propagation de la maladie, il y a : le traitement des puits des quartiers touchés, la sensibilisation des populations sur les pratiques d’hygiène et d’assainissement, la distribution de comprimés d’Aquatabs, la désinfection des maisons (ustensiles, literie, latrines et habitats) d’où proviennent les malades, le traitement préventif des sujets en contact avec ces derniers. Avec la rentrée des classes, l’accent devrait être mis sur les actions de sensibilisation pour plus de vigilance, et le lavage régulier des mains à l’eau coulante et au savon dans les établissements comme dans les maisons, afin de préserver la santé des tout-petits qui sont plus fragiles, préconise Dr Yarou Gado. Aussi, faudra-t-il éviter les aliments exposés à l’air libre et au bord de la voie, consommer de préférence les repas chauds et rendre l’eau toujours potable avant de boire.

Claude Urbain PLAGBETO A/R Borgou-Alibori

Santé 05 oct. 2016


Promotion de projets communautaires par les Etats-Unis: 36 millions de FCfa pourl’auto-assistance à la base

L’ambassade des Etats-Unis au Bénin a organisé, mardi 27 septembre dans ses locaux, une cérémonie de signature des subventions du Fonds d’auto-assistance au profit des bénéficiaires. Regroupant divers domaines d’utilité publique, ce programme dénommé "Self-Help de l’Ambassadeur" vient en appui aux organisations communautaires disséminées sur l’ensemble du territoire national.

Venues de Cotonou, Abomey-Calavi, Matéri, Athiémé, Parakou, les bénéficiaires du programme « Self-Help de l’Ambassadeur » ont à leur disposition un pactole de 36 millions de FCfa octroyé par le gouvernement américain pour le compte de l’année fiscale 2015. Les projets retenus parmi les meilleurs concernent divers domaines dont les violences basées sur le genre, l’extrémisme violent, le mariage précoce, etc.
En signant les protocoles de subvention, Lucy Tamlyn, ambassadrice des Etats-Unis près le Bénin a appelé les différents récipiendaires à leur devoir. « Nous célébrons aujourd’hui avec vous, la sélection de votre projet. Mais sachez tous que c’est maintenant que le travail commence », a-t-elle notifié.
Dans le cadre de ce programme d’auto-assistance, les Organisations non gouvernementales (ONG) bénéficiaires auront, entre autres, à construire des latrines écologiques, créer des centres de transformation de bois et du métal pour une école de sourds. Toutes ces actions contribuent, aux dires de l’ambassadrice, à résoudre des problèmes pressants et à apporter de la joie au sein des communautés.
Diluce Akouavi Essah, directrice exécutive de l’ONG Genre et environnement pour un développement durable en Afrique (Gedda) a promis au nom de ses pairs, utiliser les fonds à bon escient. « Grâce à ces subventions, les communautés de Pabegou et de Lokossa lutteront contre la malnutrition, la communauté d’Agbodada améliorera les techniques de production de l’huile de palme… », a-t-elle assuré.

Actualités 28 sept. 2016


Accès à l’eau potable dans les communes de Karimama et Malanville: Le Japon offre aux populations 5 forages pour un montant de 39 millions FCFA

L’ambassadeur du Japon près le Bénin, Daini Tsukahara, a pris part le 22 septembre dernier à la cérémonie d’inauguration de cinq forages équipés de pompe à motricité humaine dans les communes de Karimama et de Malanville.

Selon un communiqué de l’ambassade, ces forages ont été financés par le Japon avec un coût global de plus de 39 millions de FCFA, dans le cadre du don aux micro-projets. L’ambassadeur était aux côtés de Nassirou Bako-Arifari, député à l’Assemblée nationale, Inoussa Dandakoé, maire de la commune de Malanville, Albéric Assogba, directeur exécutif de l’ONG Institution non gouvernementale d’Union pour le développement et pour l’environnement, et autres.
Grâce à ce projet, les populations de cinq villages des communes de Karimama et Malanville ont un accès facile à l’eau potable. Le projet a permis également, selon le communiqué, de prévenir les maladies d’origine hydrique dues à la consommation de l’eau du fleuve non traitée.
Lors de la cérémonie, l’ambassadeur du Japon a exprimé sa joie de pouvoir accompagner les efforts du gouvernement béninois afin que l’eau potable ne soit plus une denrée rare pour les populations des communes de Karimama et Malanville.
Les différentes autorités qui ont pris part à cette cérémonie, ont remercié le peuple japonais pour avoir accepté de soulager la peine des populations de cinq villages des communes de Karimama et Malanville et à s’approvisionner en eau potable.
Par ailleurs, le communiqué précise que les autorités ont également pris l’engagement d’assurer un bon entretien des infrastructures réalisées pour le bonheur des populations bénéficiaires.

Bruno SEWADE

Actualités 27 sept. 2016


Assemblée nationale: Plus de 14 milliards FCFA de budget aux députés en 2017

A l’unanimité, les députés ont arrêté jeudi 22 septembre, le projet de budget de l’Assemblée nationale, exercice 2017 chiffré à plus de 14 milliards FCFA. Le dossier a été adopté sans grand bruit après la présentation du rapport par le premier questeur Valentin Aditi Houdé.

14 056 442 591 FCFA, c’est le montant du projet de budget de l’Assemblée nationale, exercice 2017. Il est légèrement en hausse par rapport au budget de l’année 2016 en cours d’exécution et évalué à la somme de 13 442 788 538 F CFA, soit une augmentation de 613 654 053 F CFA, correspondant à un taux de 4,56. Cette hausse a été induite notamment par les avantages financiers et matériels accordés aux députés et au personnel parlementaire pour améliorer leurs conditions de travail, a expliqué le premier questeur de l’Assemblée nationale, Valentin Aditi Houdé qui a présenté les grandes masses de ce budget conformément à la Constitution béninoise. Il s’agit surtout de la revalorisation de certaines indemnités et primes des députés à savoir : eau et électricité, téléphone, compensatrices de fonctionnement du cabinet particulier, logement, prime d'animation de circonscription électorale et la prime vestimentaire forfaitaire annuelle, la revalorisation des salaires de certains responsables du cabinet du président de l'Assemblée nationale ainsi que du secrétariat général administratif, la revalorisation des primes de risques et de renseignements du personnel du groupe de sécurité de l'Assemblée nationale, la prise en compte des émoluments des blanchisseurs des membres du bureau de l'Assemblée nationale, le reclassement, l'avancement d'échelon, l'inscription d'un crédit pour le recrutement du personnel du bloc médical et la revalorisation de la prime vestimentaire du personnel. A ces prévisions, Valentin Aditi Houdé ajoute le renforcement des lignes "Fournitures consommées", "Documentation, Abonnement, Edition du journal des débats parlementaires" et des "Frais de carburant et lubrifiant" en vue de la revalorisation des taux des bénéficiaires actuels et de la prise en compte du reste du personnel du secrétariat général administratif, la revalorisation des lignes "Entretien et réparation du mobilier, du matériel technique et des machines", "Edition revue semestrielle en couleur sur l'Assemblée nationale" et "Publicité-communiqués-contrats de prestation avec des organes de presse", la prise en compte de la provision pour aménagement de bureaux du nouveau bâtiment des députés ainsi que l'aménagement et l'équipement du bloc médical.

La pertinence des initiatives

Appréciant le rapport, les députés Augustin Ahouanvoèbla, Nouréïnou Atchadé, Léon Dègni, Louis Vlavonou et Patrice Nobimè Agbodranfo ont félicité le premier questeur de l’Assemblée nationale pour la qualité de sa présentation. Ils ont salué la pertinence des initiatives budgétaires initiées par le bureau de l’Assemblée nationale dans le sens d’améliorer les conditions de travail des députés et du personnel civil et militaire de l’Assemblée nationale. Les intervenants ont surtout loué le montant de 100 millions FCFA prévus pour construire le bureau de chaque député afin de leur permettre de ne plus errer dans la cour du palais des Gouverneurs aux heures creuses. Le député Patrice Agbodranfo Nobimè a mis l’accent sur les travaux de construction du nouveau siège du Parlement qui traînent depuis dix ans. Il a invité le bureau du Parlement à faire tout le nécessaire pour établir, si cela est possible, un budget annexe à côté du budget de Parlement pour achever les travaux. Le premier questeur Valentin Aditi Houdé dit avoir pris bonne note de la proposition de son collègue pour que le Parlement en finisse enfin avec ce chantier qui aura trop duré.
Soumis au vote, le rapport du projet de budget de l’Assemblée nationale a été adopté sans surprise à l’unanimité des députés présents et représentés?

Actualités 23 sept. 2016


Audiences à la Cour suprême: Plusieurs délégations chez Ousmane Batoko

Le président de la Cour suprême s’est entretenu mercredi 21 septembre à son cabinet à Porto-Novo, avec plusieurs délégations venues vers lui pour des préoccupations diverses et variées.

Les doléances des Béninois de l’extérieur et les problèmes du patronat de la presse ont été les deux sujets débattus mercredi 21 septembre par le président de la Cour suprême, Ousmane Batoko avec ses hôtes. La première personnalité reçue en audience a été Alfred Idohou, secrétaire général mondial du Haut conseil des Béninois de l’extérieur (Hcbe). Celui-ci effectuait hier une visite de courtoisie pour présenter à Ousmane Batoko le nouveau bureau de l’association. Il dit avoir saisi l’occasion pour recevoir les sages conseils du président de la Cour suprême pour la réussite du mandat. Aussi, Alfred Idohou a-t-il fait part au président Ousmane Batoko des difficultés de l’association. Lesquelles difficultés sont surtout, selon lui, d’ordre administratif.

En effet, à en croire le secrétaire général du Hcbe, l’association est une institution créée par décret présidentiel. Mais jusqu’ici rien n’est fait pour lui permettre de mériter cette considération. Alfred Idohou est allé solliciter l’appui du président de la Cour suprême pour que la place du Hcbe soit respectée dans le concert des autres institutions de la République. «Les Béninois de la diaspora sont des ambassadeurs du Bénin à l’extérieur qui œuvrent aussi pour le développement du pays de par le reste du monde», souligne Alfred Idohou.
A sa suite, le président Ousmane Batoko a échangé avec une forte délégation du nouveau bureau du Conseil national du patronat et de l’audiovisuel du Bénin (Cnpa Bénin). Celle-ci est conduite par son président Basile Tchibozo. La délégation est allée partager avec le président de la Cour suprême les problèmes auxquels sont confrontés les promoteurs d’organes de presse au Bénin. Il s’agit notamment de la défiscalisation des médias, le problème de suppression des contrats avec les organes de presse par le gouvernement, l’aide de l’Etat à la presse privée qui est passée de 300 millions de FCFA de 1997 à 350 millions sous le régime du président Boni Yayi malgré l’existence d’un relevé de Conseil des ministres en date de 2007 qui prévoit son augmentation progressive. A tous ces problèmes, la délégation ajoute plusieurs autres difficultés tels que les avantages que confère la carte de presse de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (HAAC) validés en Conseil des ministres et dont n’en bénéficient pas jusqu’ici les professionnels des médias. La situation du journal «Le Béninois libéré» suspendu par la HAAC et dont l’affaire est pendante devant la Cour suprême n’a pas été occultée.
Relativement à ce dernier point, le président de la Cour suprême, aux dires de Basile Tchibozo, aurait rassuré la délégation. Selon lui, les choses évoluent. Dès octobre prochain, les conseillers de la Cour vont statuer sur le dossier pour fixer les deux parties en conflit. Ousmane Batoko aurait martelé que le droit sera dit.
Le président Ousmane Batoko aurait été admiratif par rapport aux autres doléances. Il a donné des conseils au bureau du Cnpa-Bénin et a promis de les évoquer auprès du président Patrice Talon lors de la prochaine rencontre des présidents des institutions de la République.

Actualités 22 sept. 2016


Nouvelle Constitution ivoirienne: Bédié plaide pour la ’’sanction sans détour de la prise du pouvoir par les armes’’

Le président du Parti démocratique de Côte d'Ivoire (PDCI), Henri Konan Bédié, a souhaité, ce samedi à Daoukro, voir inscrire, ''sans détour'', dans la nouvelle Constitution ivoirienne en élaboration, ''la sanction de la prise du pouvoir par les armes''.

Le président Bédié, par ailleurs, président de la conférence des présidents du Rassemblement des houphouetistes pour la démocratie et la paix (RHDP, coalition au pouvoir) s'exprimait à l'occasion de la célébration de l'An 2 de l'Appel de Daoukro. Relevant des ''aspects confligènes'' de l'actuelle Constitution qui date de 2000, M. Bédé a indiqué que ''celle qui nous est proposée doit permettre de les corriger pour donner à la Nation un texte'' qui agrée à la majorité de
la population. ''Elle doit, en particulier, tirant les leçons de notre histoire récente, prévoir de manière formelle et sans détour la sanction de la prise du pouvoir par les armes ou par toute action violente'', a plaidé Henri Konan Bédié, en présence du Premier ministre Kablan Duncan, de plusieurs membres du gouvernement et de présidents d'institutions. Ainsi, a poursuivi M. Bédié, devront être déclarés ''hors-la loi tous ceux qui voudront accéder au pouvoir par des voies violentes, coups d'Etat ou coups de force aboutissant au changement de l'ordre constitutionnel établi'', a-t-il insisté. Le président Bédié, victime d'un coup d'Etat en 1999, a ajouté ''partager ce point de vue'' avec le chef de l'Etat Alassane Ouattara, initiateur du projet de réforme constitutionnelle, qui en a, selon lui, ''informé'' le
gouvernement.
Par ailleurs, Il a invité les Ivoiriens à aller au référendum, ''une forme de démocratie directe'' pour se prononcer sur la nouvelle Constitution, expliquant que ''le référendum permet aux citoyens de donner chacun son point de vue sur la manière dont il souhaite voir le pays dirigé''

APA

International 20 sept. 2016


Parcours atypique d’un comédien: Kocou Yémandjè, citoyen des scènes d’Afrique !

Il aurait pu être fonctionnaire ou sportif racé tant ses potentialités intellectuelles et physiques l’y invitaient. Mais il s’est jeté corps et âme dans le théâtre depuis près de deux décennies avec une gourmandise et une passion qui l’ont rapidement hissé au firmament des arts en Afrique. Récit d’un parcours riche d’enseignements qui compte se poursuivre pour les années à venir vers le cinéma.

42 ans de vie, 20 ans de carrière ! A l’instar de certains de ses congénères, Kocou Gbênakpon Yémandjè aurait pu faire carrière dans la fonction publique. Mais en lieu et place, c’est la scène qu’il a épousée et dès son jeune âge. Lui, le sort, ou le destin c’est selon, avait prévu d’en faire un acteur. Un homme que le monde entier viendrait voir. Gbênakpon, le prénom traditionnel donné à cet enfant né dans l’une des familles royales d’Abomey, signifie littéralement «Le monde viendrait te voir». Baccalauréat série D en poche, le jeune Kocou aurait pu également s’incruster dans la vie active, après des études universitaires, pour faire le «Akowé», appellation donnée par ici aux cadres fraichement recrutés dans l’administration. Mais il n’en sera rien ! Le péché, c’est sans doute à Alougbine Dine, comédien et metteur en scène, ancien directeur du Festival international de théâtre du Bénin (FITHEB) et fondateur de l’EITB (Ecole internationale de théâtre du Bénin) qu’il faudra l’imputer. C’est lui qui, interprétant majestueusement sur scène «Le songe d’une nuit d’été de Shakespeare», a définitivement convaincu Kocou que son rêve de devenir comédien est une noble ambition. Depuis lors, il ne s’en est plus écarté. Avec la scène, il a scellé une alliance qui vole de succès en succès depuis 19 ans.

Rêveur et voyageur

Rêveur déjà dès son plus jeune âge, Kocou va se révéler un voyageur infatigable. La plupart des grandes scènes, d’Europe, notamment de la France et d’Allemagne, lui sont familières. Il y a fait parler son talent plus d’une fois. Talent dont l’un des révélateurs se trouve être Ousmane Alédji, directeur fondateur du centre culturel Arttistik-Africa à Cotonou (Bénin). Ce pan de sa carrière, il le raconte volontiers, l’émotion presqu’à fleur de peau. «Ma rencontre avec Ousmane Alédji a été déterminante dans ma carrière. Le rôle de Patrice Emery
Lumumba que j’ai tenu dans son spectacle Imonlè m’a ouvert beaucoup de portes». Cette même aubaine apportera de nombreux autres déterminants dans la vie et la carrière du jeune comédien qui, déjà en fin d’année 1998, officiait en tant que premier porteur et deuxième assistant à la réalisation lors du tournage du long métrage Barbecue-Pejo du réalisateur béninois Jean Odoutan.
Modeste, parfois exagérément, il définit sa carrière comme «celle de tout artiste», faite «de rencontres, de hasards, de sacrifices, de découvertes…». Mais elle lui est «douce et fructueuse». Sans doute ! Surtout lorsqu’on a du talent et qu’on sait compter sur de bonnes gens. Tout ne fut néanmoins pas si rose. «J’ai appris avec le temps qu’il ne faut compter que sur soi-même en premier, et en second lieu construire son propre réseau», confesse le comédien. Pour preuve, la plupart des metteurs en scène qui l’ont dirigé sont étrangers. S’il garde des souvenirs avec la France où sa collaboration avec le théâtre de Folles Pensées dirigé par Roland Fichet en Bretagne (France) lui a fait rencontrer des artistes magnifiques, c’est encore au Cameroun qu’il dit beaucoup devoir. Il se définit ainsi comme l’un des meilleurs imitateurs de l’humoriste camerounais Jean Miché Kankan qui a fortement «influencé» sa carrière, se satisfait-il. Avec le Cameroun, c’est une autre histoire, dira-t-on alors, quand le comédien confesse y avoir rencontré un autre grand acteur du monde théâtral et artistique, Marc Guy Tony Mefe, qui lui «a tenu la main». Sauf que de plus en plus, le poucet voyageur d’antan perd de sa superbe. «Ces derniers temps, je limite volontairement mes voyages pour mieux me consacrer à mes études dans le domaine de la réalisation de film. J’ai des ambitions cinématographiques».

Carrière heureuse

Kocou Gbênakpon ne chôme pas. En mai 2016 à Agboville (à 50km d’Abidjan en Côte d’Ivoire), il a créé Le miroir des mœurs confus de l’auteur dramatique camerounais Wakeu Fogaing. Un spectacle produit par la compagnie Siamois Expressions de la Côte d’Ivoire. C’est un monologue joué par la comédienne Delphine Yoboué, directrice du Festival international de Théâtre d’Abidjan. La première mondiale du spectacle est prévue pour bientôt en Côte d’Ivoire. Comme si ce mois était source d’inspiration pour lui, il a aussi créé Le bal des loups cannibales de l’auteur dramatique camerounais Tony Mefe. Cette création est une production du FITHEB tenu il y a quelques mois à Cotonou et l’équipe se prépare actuellement pour la phase migratoire du même festival. Presqu’un an auparavant, en novembre 2015, il avait déjà créé Village Fou de l’auteur dramatique Franco-ivoirien Koffi Kwahule, avec sur scène 14 comédiens de la troupe nationale de théâtre.
Avec son «Théâtre Kocou» créé au début de sa carrière, il mène aussi des activités directement liées à ses activités de metteur en scène. «Des collaborations avec d’autres compagnies sont courantes», s’enorgueillit-il. Les échos sur la satisfaction qui se dégage de son travail lui parviennent souvent. «Si on dit de moi que je ne jure que par le travail bien fait, j’avoue que ça me fait plaisir» ; modestie vite ravalée lorsqu’il confirme : «J’aime le travail bien fait pour la simple raison que c’est ce qui vous fait mériter le respect des autres. Je ne saurais dire avec précision ce qui me donne une telle réputation, mais j’ose croire que c’est le résultat de mon travail».

Ambition…

Le théâtre béninois et africain dans cinq ans ? Difficile pour lui de l’entrevoir «quand on sait qu’il ne se fait pas grand choses pour aller dans le bon sens». La question de formation et de la qualification restent primordiales, avance-t-il. Et dans «un pays comme le nôtre par exemple, où nous avons, qu’on le veuille ou non, un fonds d’aide avec un budget significatif, il est inconcevable que la création artistique à tous les niveaux soit rare, alors que l’argent coule à flot», s’offusque le metteur en scène. Conclusion, «On ne pourra donc rien envisager dans cinq ans ni dans un siècle, si le statut de l’artiste ne devient pas effectif. Il faut un théâtre qui parle», préconise aussi le comédien qui dit travailler actuellement sur «la manière de faire un théâtre accessible à nos populations». Une vision qui le travaille depuis quelques années. Mais c’est beaucoup plus vers le cinéma que se tournent ses ambitions imminentes. En plus de la formation qu’il suit actuellement dans le secteur, Kocou Yémandjè souhaite finir sa carrière, non pas seulement comme un comédien avec qui l’Afrique doit compter, mais aussi en tant qu’acteur hollywoodien.

Culture 09 sept. 2016


Conseil des ministres: Un soldat et un caporal radiés pour extorsion de fonds

Le gouvernement, au cours de son conclave hebdomadaire tenu jeudi 1er septembre, a pris plusieurs décisions dont l’une des plus importantes aura été la radiation de deux éléments des Forces armées béninoises pour faute grave.

Fin de carrière précoce pour deux agents des Forces armées béninoises. Un soldat et un caporal voient ainsi leur séjour dans les casernes écourté pour faute grave. Ils ont été pris en flagrant délit d’extorsion de fonds à des expatriés sous la menace de leurs armes. Analysant une telle situation, peinte par le ministre d’Etat, secrétaire général à la présidence de la République au cours de son point de presse comme des «manquements aux valeurs républicaines», le Conseil des ministres a décidé d’une série de sanctions à leur encontre. Ainsi, soucieux de la protection des populations civiles et des communautés étrangères, le ministre délégué en charge de la Défense nationale a été instruit pour prendre contre les intéressés des mesures administratives et des sanctions disciplinaires. En somme, la radiation a-t-il annoncé. Aussi, le ministre en charge de la Justice a-t-il été pour sa part, instruit pour engager sans retard des poursuites appropriées contre les agents en cause. Par ailleurs, pour prévenir de tels actes à l’avenir, plusieurs ministres ont été instruits pour faire engager des campagnes de sensibilisation dans l’ensemble des garnisons et mettre à disposition au besoin, un numéro vert pour les dénonciations. Des sanctions ont été également prises contre un proche collaborateur d’un membre du gouvernement. Lequel collaborateur aurait, sur les réseaux sociaux, publié un commentaire inapproprié sur le décret portant mis en place à la présidence de la République d’une cellule d’analyse des projets d’arrêtés ministériels et préfectoraux. Il lui est reproché, de n’avoir pas «fait exclusivement part de ses commentaires à sa hiérarchie» sur ladite cellule. Le Conseil des ministres y a donc vu une entorse à ses obligations et l’a déchargé de ses fonctions.

La diaspora béninoise vivant en Amérique et en Asie recevra dès la semaine prochaine, les délégations itinérantes de délivrance des passeports biométriques ordinaires. Ainsi en a décidé le Conseil des ministres après avoir pris connaissance du rapport d’étape dudit processus. Cette même rencontre du gouvernement a décidé de la prise d’un décret portant actualisation de la Commission nationale permanente de concertation et de négociation collective entre le gouvernement, les Centrales et Confédérations syndicales pour l’arrimer à la nouvelle représentation du gouvernement. D’autres décisions non moins importantes ont été prises au cours du Conseil des ministres du jeudi 1er septembre qui a par ailleurs autorisé le ministre d’Etat en charge du Développement à effectuer des missions prospectives dans des pays d’Afrique et du Golf pour la recherche de financements extérieurs au profit des projets relevant des priorités du gouvernement?

Actualités 02 sept. 2016


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