La Nation Bénin...



Résultat pour : mmoga vender monedas Visité Buyfc26coins.com. Todo perfecto, desde el pago hasta la entrega..QZkn

Nouvelles

Urbain Fanou, docteur vétérinaire : « La vie avec des animaux de compagnie peut être très dangereuse »

Il est un plaisir d’avoir chez soi un ou des animaux de compagnie comme le chien ou le chat. D’aucuns disent qu’il joue un rôle protecteur et même social. Pourtant, cette collaboration n’est pas sans danger. Urbain Fanou, Dr vétérinaire en clientèle privée, responsable de la clinique et pharmacie vétérinaire Bon Pasteur à Cadjèhoun, attire l’attention des lecteurs sur les risques liés à une vie commune avec les animaux.

La Nation : Dr Urbain Fanou, la vie commune avec des animaux a-t-elle des risques ?

Urbain Fanou : Les animaux de compagnie sont bien nombreux. Bien que les chiens soient largement considérés comme les meilleurs compagnons de l’homme, ils présentent généralement des maladies très dangereuses transmissibles à l’homme. On ne peut nier depuis la nuit des temps la passion de l’homme pour les chiens de compagnie qui ne cesse de s’intensifier. Car ils jouent un rôle de plus en plus important dans notre société. Compagnon de vie, l’animal de compagnie représente bien plus que ce qu’on peut souvent imaginer dans la société. Le rôle du chien de protection est de dissuader tout intrus d’approcher les biens de son propriétaire. Il n’hésite pas à intervenir si l’étranger ne tient pas compte de ses aboiements qui correspondent à des mises en garde.
Au-delà du chien et du chat, on peut citer le cheval, le perroquet, le singe, le varan, le boa et bien d’autres selon le choix de l’homme. Lorsque je parle du boa ou de la tortue, cela peut paraître étrange. Mais il y a des gens qui vivent avec le boa des sables, le boa ordinaire ou le varan. Mais tous ces animaux de compagnie ont des maladies spécifiques qu’ils peuvent transmettre entre eux et à l’homme. C’est là qu’on commence par parler des zoonoses, qui sont des maladies et infections dont les agents se transmettent naturellement des animaux vertébrés à l'homme et vice-versa.
Lorsque je prends la rage, elle est une maladie dangereuse et transmissible à l’homme. Elle est une maladie commune aux animaux à sang chaud. Ceux qui ne font pas la rage sont ceux qui prennent la température du milieu ambiant. Comme animaux à sang chaud, on peut citer entre autres le chien, le chat, les bœufs et les chevaux. Mais quand je prends le poisson, il prend la température du milieu ambiant; donc on suppose qu’il ne fait pas la rage. Mais, la rage a plusieurs signes cliniques. Il y a la rage paralytique et la rage silencieuse. Il y en a d’autres qui se manifestent avec beaucoup plus d’agressivité. Par contre, il en existe d’autres qui ne sont pas aussi agressifs, mais il y a un changement de comportement au fond. La particularité de la rage, c’est que lorsque la maladie est déclarée avec les signes cliniques, il est une évidence qu’on ne peut plus sauver celui qui est atteint. C’est ça la particularité de la rage. Par contre, on peut la prévenir. Je suppose un chien qui fait la rage, qui a mordu quelqu’un par exemple, on peut sauver cette personne parce que la personne n’a pas encore commencé la rage aussitôt après la blessure. Mais si la personne commence par aboyer, c’est que les signes cliniques sont déjà là et on ne peut plus rien faire.

En dehors de la rage, quelles sont les autres maladies que peuvent transmettre les animaux de compagnie ?

Il n’y a pas que la rage qui soit la maladie dangereuse transmissible de l’animal à l’homme. Il existe beaucoup d’autres maladies. Chez le chien, par exemple, il y a la maladie de carré qui peut tuer le chien même. C’est cette maladie qui est encore appelée la maladie du jeune âge. Le chien atteint de cette maladie a parfois quelques boutons sur le corps. Il y a l’hépatite également chez le chien de même que la leptospirose et le parvovirus B19. Ce dernier est un virus pathogène pour l'homme, responsable d'infections généralement bénignes. Outre l’érythème, l’infection peut également provoquer des arthropathies qui sont plus fréquentes chez les adultes. La virulence de l’infection est plus importante chez les patients immunodéprimés et en cas de transmission materno-fœtale.
Les infections à parvovirus B19 se manifestent dans des zones à climat tempéré par des poussées épidémiques environ tous les deux à quatre ans. 50 à 60 % des femmes en âge de procréer présentent des marqueurs sérologiques d’infection passée. Pendant la grossesse, l’infection par le parvovirus B19 peut être responsable d’avortements spontanés, d’anémies fœtales majeures avec anasarque fœto-placentaire et de mort in utero. La transmission du virus se fait principalement par voie respiratoire et également par le passage transplacentaire du virus de la mère au fœtus et se produit dans un tiers des cas de primo-infection chez une femme enceinte.
L’infection à Toxocara Canis est également courante, surtout chez les chiots. Dangereuse pour la santé des enfants, cette pathologie est due à un ver qui pond des œufs. Ces derniers restent accrochés dans les poils du chiot au moment où il évacue ses excréments. Lors de contact avec le chiot, ces œufs se collent facilement à la peau de l’homme et se transforment en larves qui pénètrent la peau et se propagent dans le sang.
La teigne aussi est une pathologie fongique qui touche la peau du chien et elle se transmet directement par contact. Parmi ses symptômes, vous pouvez constater des plaques rouges et des démangeaisons.
A cela s’ajoute la leptospirose qui est une bactérie présente dans l’urine des chiens. Cette bactérie provoque chez l’homme des symptômes variés comme le rhume, l’infection du cerveau et les maladies rénales. Les chiens peuvent répandre par leurs excréments des parasites, tels que l’ascaris et l’ankylostomiase, nuisibles à l’homme. Ces parasites se transmettent directement par voie cutanée d’un chien à un autre ou d’un chien à un homme. Les symptômes de l’ascaris varient d’un individu à l’autre, de simples troubles d’estomac aux troubles de la vue. La manifestation la plus dangereuse de l’ankylostomiase est la perte de sang provoquant un retard mental ou un retard de croissance chez l’enfant. Pour éviter ces parasites, lavez bien vos mains avec du savon après avoir ramassé et jeté les excréments de votre animal de compagnie. C’est une infection aiguë causée par un parasite qui s’introduit dans l’organisme sain suite à une morsure ou un léchage d’une plaie par un animal contaminé. Il peut y avoir la gale comme chez tous les animaux exposés à la malpropreté. Chez certains animaux, vous pouvez trouver des vers qui rentrent dans la peau, mais un individu qui ne se lave pas correctement peut aussi avoir cette maladie. Ce sont les grosses mouches qui vont déposer ces laves sur sa peau. Et ces maladies, on les retrouve chez les propriétaires qui ne respectent pas les règles d’hygiène.
Prenons Ebola par exemple, vous savez comment c’est arrivé. Regardez combien ils sont injectés dans les vaccins pour Ebola, mais rien n’est fait pour la rage. Si tu tombes malade, tu dois mourir. Il y a en dehors de tout ça, les gens qui utilisent les perroquets, les amoureux des oiseaux, qui mangent avec eux, qui les nourrissent et sans se laver les mains mangent eux-mêmes ; ceux-là peuvent facilement contracter la mitose. Ça, c’est au niveau de ceux qui consomment la viande de singe, le lièvre, l’agouti, etc. Certaines personnes détectées malades ont été sauvées. Mais, pour un individu qui fait la rage, et qui est déclaré malade, c’est-à-dire la personne présente déjà les signes de la maladie, il n’y a rien à faire, c’est la mort. De justesse, nous avons sauvé une dame qui passait la nuit ensemble avec son boa sur le lit.

Que recommandez-vous ?

Là, il vaut mieux se rapprocher de votre vétérinaire pour avoir plus de précision. Mais je peux vous donner quelques détails. Tout dépend du principe actif que vous utilisez. Si c’est la première vermification que vous faites, quinze jours après, on vous donne un rendez-vous pour prendre une seconde dose. C’est des comprimés qu’on écrase souvent dans les jus ou sur la viande ou sur du poisson. Les doses sont prises en tenant compte du poids de l’animal, tous les deux, trois et six mois, mais en fonction de votre principe actif qui inclut la durée de protection. Il y a certains qui prennent deux mois parce que c’est moins cher et d’autres vont jusqu’à six mois qui sont beaucoup plus coûteux.
Le traitement de l’environnement est également important, et fait appel à une aspiration rigoureuse, un nettoyage des sols et murs à l’eau chaude et au savon, une désinfection à l’eau oxygénée ou à l’eau javel non diluée.
Les morsures de chat, de chien et de lapin peuvent être à l’origine d’infections locales se traduisant par des suppurations, des cellulites ou des abcès. Le traitement par vermifuge régulier des carnivores domestiques est une nécessité. Traiter les chiens et les chats contre les vers est le meilleur moyen de les protéger, mais aussi de limiter les risques de transmission à l’adulte et à l’enfant. Comme les chiennes et les chattes peuvent transmettre des ascarides à leurs petits pendant la gestation ou la lactation, et que les œufs de parasites peuvent être très nombreux dans l’environnement, il est conseillé de vermifuger les animaux dès leur plus jeune âge, et de renouveler le traitement très régulièrement. Traitez votre animal contre les puces de manière préventive, tous les mois, toute l’année. Il existe désormais une grande variété de traitements, en pipettes ou en comprimés...
Que faire pour être à l’abri des maladies dont vous venez de faire mention ?

La vie avec des animaux de compagnie est très dangereuse si l’on ne prend pas des mesures. Pour être à l’abri de ces maladies, il faut s’occuper d’eux. Il ne sert à rien d’avoir des animaux, juste pour les avoir. C’est très important. Vous voyez l’incident qui s’est produit la dernière fois à Bohicon avec un lion ! Je ne peux pas comprendre qu’on ne prenne pas un animalier ou même deux pour s’en occuper. Vous avez un lion, il faut avoir le fusil hypodermique avec une portée de cinquante mètres pour l’anesthésier à distance, parce que l’animal peut sortir à tout moment. L’animal reste toujours un animal quel que soit ce qu’on lui fait. Pour revenir à votre question, la solution reste absolue. Tout homme vivant avec un animal doit le déparasiter, le vacciner, le vermifuger, parce qu’on est protégé que quand on soigne les animaux. Même si votre animal de compagnie ne sort pas, il peut être contaminé par les animaux en divagation. Même les musaraignes qui passent de maison en maison peuvent contaminer ton chien ; et tu sors le matin, ton chien t’attaque, tu dis qu’il ne sent pas, qu’il n’a pas bien mangé, qu’il a faim, ce n’est pas ça. Il faut protéger vos animaux, cela vous permet de protéger, par la même occasion votre environnement. La meilleure manière de gérer les animaux de compagnie, c’est de les vacciner et de veiller à ce que leur carnet de soins soit à jour.
Par ailleurs, il y a d’autres maladies qui tuent également les animaux mais qui ne sont pas des zoonoses. Dès lors, en cas de contact avec une femme enceinte ou avec un patient immunodéprimé, il faudra vérifier le statut sérologique et en cas d'absence d’anticorps spécifiques, une surveillance minutieuse sera de mise. Parfois, ces produits sont rares.

Comment pallier la rareté de ces produits ?

Il y a des produits qui sont rares, mais on en trouve si on a les moyens. Il y a des années, il y a eu pénurie du vaccin antirabique, je pense que vous voulez parler dans ce sens ? Il suffisait d’aller au Togo ou au Ghana pour s’en procurer.
C’est l’Etat qui commande les vaccins et sérums. L’Etat joue le rôle régalien et normalement on ne devrait pas avoir de rupture.
En premier lieu, je voudrais juste demander à l’Etat de jouer pleinement son rôle et prendre ses responsabilités. Il ne faut pas que l’Etat soit un « commerçant ». L’Etat peut acheter et vendre, mais il ne faut pas que l’Etat cherche à acheter que des produits qu’il va vendre. Le commerçant veut vendre ce qui coule, il ne veut pas vendre ce qui n’a pas de date d’expiration, c’est pour cela que je dis que l’Etat ne doit pas être commerçant. Parce que, dès que vous commandez suffisamment, vous n’êtes pas sûr de tout vendre, vous aurez aussi des vaccins périmés sous les bras. Donc, l’Etat ne doit pas nécessairement vouloir faire une marge bénéficiaire, c’est important. Le privé, il ne commande pas sans être sûr d’avoir une demande conséquente, mais ça ne doit pas être le cas avec l’Etat. C’est quand l’Etat devient commerçant, qu’il y a toujours rupture. Donc mon premier appel va à l’endroit de l’Etat, qu’il ne cherche pas à faire des profits, mais qu’il se base sur le bien-être des populations.
Ensuite, je vais demander aux députés de voter des lois comme c’est le cas au Sénégal et dans d’autres pays, pour permettre aux agents sanitaires de faire le porte-à-porte, pour contrôler les carnets de vaccination des animaux. Quand quelqu’un n’est pas en règle, il paye une amende. Voilà ce que je peux dire.
Enfin, aux propriétaires d’animaux, je leur demande de s’en occuper. Quand on n'a pas les moyens de s’en occuper, ce n’est pas la peine d’en avoir. Car, quand on a des animaux et qu’on n’en prend pas soin, on se met en danger et on met en danger tout notre entourage.

Santé 04 sept. 2018


Forum surla coopération sino-africaine:Le message du président Talon attendu ce jour à Pékin
[caption id="attachment_30618" align="alignnone" width="1024"]Poignée de main entre les présidents Patrice Talon et Xi Jinging[/caption]

Le président de la République prend part depuis ce lundi 3 septembre aux côtés de nombreux autres dirigeants du continent au sommet Chine - Afrique. La rencontre accouchera de plusieurs décisions fortes dans l’intérêt des deux parties. Ce mardi 4 septembre, le président Patrice Talon sera à la tribune du sommet pour un message pour le moins très attendu.

A l’instar du président Patrice Talon, 53 autres dirigeants des pays d’Afrique prennent part aux côtés du président de la République populaire de Chine, Xi Jinping, au sommet Chine - Afrique dont les travaux ont démarré, ce lundi 3 septembre. « Construire une communauté de destins Chine - Afrique encore plus solide pour une coopération gagnant-gagnant », c’est le thème de ce sommet qui enregistre ce jour, plusieurs messages importants dont celui du président Patrice Talon. Un message plutôt attendu, lorsqu’on sait que le chef de l’Etat béninois a habitué la communauté internationale à un langage direct, franc et sincère chaque fois qu’il en a l'occasion.
Mieux, sa vision des relations que doivent entretenir les pays africains et la Chine est connue et déjà, reçu en audience samedi dernier par Xi Jinping, il l’avait clairement rappelée. Dans le contexte de réformes et de facilitations des conditions d’investissement au Bénin, le message du chef de l’Etat à la tribune de la Chine - Afrique fera un appel à la communauté économique chinoise afin qu’elle s’intéresse davantage aux nombreux projets contenus dans le Programme d’action du gouvernement.
Rappelons qu’au cours de la cérémonie d’ouverture du sommet hier, le président chinois a pris la décision de mettre en œuvre huit initiatives au cours des trois prochaines années afin d’accroître le volume des investissements en Afrique. Cette décision passe par la mise à disposition du continent africain d’une enveloppe de 60 milliards de dollars ciblant plusieurs domaines que sont : la sécurité, les infrastructures, l’énergie, l’éducation, la santé, indique un communiqué de presse parvenu à notre rédaction. « Le président Xi Jinping a annoncé l’octroi de 60 milliards de dollars américains supplémentaires au développement économique des pays africains sous forme d’aide gouvernementale, d’investissements et de financements dans les secteurs de la promotion industrielle, de la connectivité des infrastructures, de la facilitation du commerce et du développement écologique », poursuit le même communiqué.

Société 04 sept. 2018


Gestion des ordures ménagères dans la ville de Cotonou : L’indiscipline des citoyens pollue le cadre de vie

Les abords des voies pavées et les ruelles de la ville de Cotonou servent de dépotoir d’ordures pour les ménages. Le phénomène prend d’ampleur et interpelle non seulement les citoyens mais aussi et surtout les autorités municipales.

Le dépôt d’ordures ménagères le long des artères de la ville de Cotonou est devenu un fait courant depuis quelque temps. Un acte d’incivisme devenu une habitude sans aucune réaction de la part des autorités communales. L’on pouvait croire que Cotonou est débordée par les ordures. Les usagers de la route côtoient ces déchets qui sont déposés au niveau de certains carrefours et boulevards dans la ville de Cotonou au quotidien. Les ménages transforment ainsi des trottoirs réservés aux piétons en des dépotoirs d’ordures.
Un acte qui contraste avec les règles environnementales et l’assainissement du cadre de vie pour lequel se bat le gouvernement de la Rupture dont la vision est d’offrir un cadre de vie décent aux citoyens. L’engagement est ferme et se matérialise par les libérations des espaces publics occupés illégalement. Depuis lors, certains espaces sont aménagés mais d’autres sont en attente d’aménagement en jardin public prévu par le gouvernement. Certains ménages constituent une menace au cadre de vie par leurs actes à l’égard de l’écosystème. Ils participent par leurs actes à la pollution, indisposant de ce fait les habitants et autres usagers de la route. Des jets d’ordures dans tous les coins sans ménagement. De l’avenue du Canada en passant par Gbégamey, Fifadji, Cadjèhoun, Saint Cécile, Gbèdjromèdé…, la pollution a atteint son paroxysme.
La situation désole les usagers impuissants, qui interpellent les autorités. Devant un tas d’ordures disposées le long de la voie pavée menant du carrefour 5e Dimension au marché Gbégamey de Cotonou situé à quelques encablures du site de transfert des ordures réalisé grâce au Projet d’urgence de gestion environnementale en milieu urbain (Pugemu), Alpha Ismaïl, un riverain n’a pas pu contenir sa colère. « C’est de la responsabilité de l’Etat et des autorités municipales si les ordures sont déposées aux bords des pavés », s’écrie-t-il. Cela ne pouvait se passer ainsi si les riverains n’ont pas eu la caution de le faire, pense-t-il, avant de confier que l’acte crée la pollution et indispose les usagers de ce tronçon. Alpha Ismaïl estime que les riverains, présumés auteurs de ces actes d’incivisme, doivent se sentir gênés par leurs actes.
« Comment s’imaginer que dans une ville comme Cotonou, des gens se permettent de déposer des ordures le long des axes routiers ? », s’est demandé un étudiant aux prises avec des sacs de jute contenant des déchets, des emballages de sachets plastiques, des objets usagers de toutes sortes, qui l’ont contraint à descendre du trottoir pour poursuivre son chemin. Selon ce dernier, il y a lieu de revoir la gestion des ordures ménagères dans la ville.
Le passage des véhicules de la société en charge de la collecte des ordures ménagères pour ramasser les divers déchets jetés dans la ville, contrairement à la pratique habituelle d’enlèvement des ordures dans les ménages, renseigne sur une certaine légèreté des autorités. Après la pollution des artères, un véhicule passe par la suite pour ramasser les ordures. Ce qui laisse croire que les auteurs des dépôts ‘’sauvages d’ordures’’ ont reçu la caution des autorités, pour commettre leurs forfaits. Les explications de l’un des agents commis au chargement des bennes à ordures sur l’un des sites de transfert d’ordures de Cotonou laisse pantois. Le combat pour l’assainissement du cadre de vie impose de réprimer les actes de pollution environnementale. Les autorités ne doivent pas fléchir, car l’image de la ville en dépend.

Environnement 04 sept. 2018


Quelles retombées du sommet de Beijing ?
[caption id="attachment_30616" align="alignnone" width="1024"]ECHANGEUR DODOMEY[/caption]

Le forum sur la coopération sino-africaine a lieu du 3 au 4 septembre 2018 à Beijing en Chine. Le président de la République du Bénin, chef de l’Etat, Patrice Talon, avec sa délégation, a rencontré à cette occasion le président chinois Xi Jinping pour le renforcement de la coopération entre les deux pays. Quels bénéfices tirer du sommet de Beijing ?

En fait, le Bénin et la Chine ont établi les coopérations économique, politique, commerciale et culturelle depuis longtemps. Dans le domaine des infrastructures, la Chine a entrepris de nombreux projets d’infrastructures. Ces projets ont permis de créer un grand nombre d’emplois locaux au Bénin, favoriser la communication et la circulation du pays.
Beaucoup de fruits sont issus de cette coopération pour le peuple béninois ces dernières années. Grâce à cette coopération, l’entreprise chinoise dénommée China Railway Shisiju Group Corporation (CRSSG), une société d’Etat chinoise, est entrée au Bénin depuis 2008 par le projet de construction de l’échangeur de Godomey. Cela s’inscrit dans le cadre des aides chinoises dont le but est de favoriser le développement des infrastructures du Bénin. En dehors de l’échangeur de Godomey, cette entreprise s’est aussi occupée de beaucoup d’autres travaux publics comme la réhabilitation et la construction du pont et l’aménagement du jardin public de Fifadji, la reconstruction du premier tronçon de la route Akassato-Bohicon, la réhabilitation et la construction du pont de Sodo (Hêvié), etc. La réalisation des ponts de Fifadji et de Hêvié est financée par la Banque mondiale et qui contribue à l’amélioration de la circulation à la population béninoise.
M. Yu Kui, directeur général de CRSSG-Bénin promet : « Comme initiateur de ‘’Une ceinture et une Route’’, nous allons contribuer grâce à nos efforts au dévoloppement du Bénin et au ‘’Bénin Revélé’’. Nous avons une grande confiance en l’avenir du Bénin et la bonne relation entre le Bénin et la Chine. »
Le sommet en cours à Beijing sur la coopération sino-africaine planifiera de manière exhaustive les domaines prioritaires et les principales orientations de la coopération sino-africaine au cours des trois prochaines années. De plus en plus de fonds de soutien dans le domaine de l’économie, de l’énergie, de l’agriculture, de la santé, de la culture et des infrastructures seront promis par la Chine et mis en oeuvre en Afrique.
La construction d’infrastructures joue, sans aucun doute, un rôle important dans la connexion des stratégies de développement et dans la construction d’une communauté de destins plus forte entre la Chine et l’Afrique.

Société 04 sept. 2018


Rencontre du Conseil de l’alimentation et de la nutrition (Can): Examiner les performances des Ong partenaires du Pmasn

Ce lundi 3 septembre, s’est ouvert dans la ville de Dassa-Zoumè, département des Collines, un atelier d’examen de performance des Ong partenaires des 40 communes bénéficiaires du Projet multisectoriel de l'alimentation, de la santé et de la nutrition (Pmasn). Un bilan à mi-parcours pour de nouvelles résolutions.

Durant trois jours, des maires, des responsables d’Ong partenaires des quarante communes bénéficiaires du Projet multisectoriel de l'alimentation, de la santé et de la nutrition (Pmasn) et autres acteurs intervenant dans le secteur, procèdent à une évaluation financière et technique des activités. Venus de tous les départements du pays pour prendre part à Dassa-Zoumè à cette évaluation, ils seront mieux outillés au terme des travaux pour la suite des actions sur le terrain.
A l’ouverture des travaux de cet atelier, on notait la présence du maire de Dassa, Nicaise Fagnon; de Mireille Houensou, coordonnatrice régionale Zou-Collines du Can ; de Romain Abilé Houéhou, représentant des associations de consommateurs, et du professeur Rock Mongbo, secrétaire permanent du Conseil de l’alimentation et de la nutrition (Can) et coordonnateur du Pmasn.
Le gouvernement a bénéficié de la part de la Banque mondiale d'un crédit d'un montant d’environ 14 milliards de francs Cfa pour la mise en œuvre du Projet multisectoriel de l'alimentation, de la santé et de la nutrition sur la période 2014-2019. Ce projet est exécuté par le Secrétariat permanent du Conseil de l'alimentation et de la nutrition (Sp-Can). Le Pmasn a pour mission d'«accroître la couverture et l'utilisation des interventions à base communautaires relatives à la nutrition et à la croissance des enfants dans les zones ciblées dans 40 communes du Bénin ». Il vise principalement, rappelle le professeur Roch Mongbo, les cibles de la fenêtre d'opportunités des 1000 premiers jours de vie, les enfants de moins de 5 ans, les femmes enceintes, les adolescents et adolescentes.
Le professeur Roch Mongbo indique l'atelier vise à examiner la performance des Ong partenaires contractées pour la mise en œuvre des activités communautaires du projet dans les 40 communes bénéficiaires. Il s'agira de présenter les points d'étapes technique et financier de mise en œuvre des interventions à base communautaire relatives à la nutrition et à la croissance des enfants au titre des trois premiers trimestres par chacune des seize Ong.
Mireille Houensou, coordonnatrice régionale Zou-Collines du Can, précise que « Le présent atelier tient ses origines du fait de la nécessité d’une évaluation bilan des Ong partenaires dans l’approche d’intervention dans le secteur de l’alimentation de la santé et de la nutrition.
Le Sp-Can a cosigné, conjointement avec les maires, des contrats de partenariat avec ces Ong sélectionnées. Les contrats ont pris effet le 1er novembre 2016 dans les 21 premières communes pour une durée d'un an et renouvelé en octobre 2017 pour la même durée. Tandis que, depuis août 2017, ceux des 19 communes restantes sont activés pour une durée d'un an. Ce qui justifie la présence de plusieurs maires à cette rencontre de Dassa.

Activités

Malgré les difficultés rencontrées par les Ong des communes, notamment la pénurie des outils de travail, elles ont procédé, entre autres activités, à l'état des lieux à travers le diagnostic de la commune, à la sélection des villages et au recensement des cibles. Elles ont également formé les équipes des Ong (animateurs, superviseurs et responsables de projet sur certaines thématiques du manuel complet de base en alimentation, santé et nutrition), procédé au dépistage des enfants de moins de 5 ans et organisé au sein des communautés, des interventions relatives à la nutrition et à la croissance des enfants.
Des missions de contrôle de la qualité technique et financière ont été réalisées par les coordinations régionales dans toutes les six régions dans les 40 communes bénéficiaires.
Les contrats signés avec les Ong en cours arrivent à échéance le 31 août et 31 octobre respectivement dans les 19 communes de la deuxième vague et les 21 premières communes. Pour éviter une discontinuité des interventions communautaires dans les 40 communes, le Sp-Can a entrepris un processus intégré d'examen de la performance des seize Ong dans la mise en œuvre des contrats. C'est ce qui justifie aussi l'organisation de cette rencontre d'examen des performances des Ong des 40 communes.
Durant les trois jours de travaux, les participants auront à partager les résultats et les leçons apprises des missions du contrôle de qualité effectuées par les six coordinations régionales. Ils se sépareront demain mercredi 5 septembre avec en main de nouvelles feuilles de route pour la suite du processus pour garantir l'effectivité de continuité des activités communautaires dans les 40 communes?

Société 04 sept. 2018


Inondations à Malanville: Appel à la réalisation d’une digue de protection

En fin de semaine dernière, les membres de la Plate-forme communale de réduction de risques de catastrophes et d’adaptation aux changements climatiques de Malanville ont tenu deux réunions urgentes. C’est suite à la montée vertigineuse des eaux du fleuve Niger et aux dégâts dus aux pluies diluviennes qui s’abattent ces derniers jours sur la commune.

La montée des eaux du fleuve Niger au niveau du pont à Malanville est inquiétante. De 886 ml l’année dernière à pareil moment, le niveau est passé à 930 ml en fin de semaine dernière. Aux dégâts liés à la sortie du fleuve et de ses affluents de leurs lits, s’ajoutent ceux occasionnés par les pluies diluviennes qui, depuis quelque temps, tombent pratiquement tous les jours dans la région. D’où les réunions de crise des vendredi 31 août et samedi 1er septembre derniers tenues par les membres de la Plate-forme communale de réduction de risques de catastrophes et d’adaptation aux changements climatiques. C’était sous la direction du maire Inoussa Dandakoé.
L’occasion lui a permis, une nouvelle fois, d’appeler le gouvernement et les partenaires techniques et financiers à aider la commune à en finir définitivement avec le récurrent problème des inondations, à travers la réalisation d’une digue de protection. Le Conseil communal seul ne peut faire face aux désastres enregistrés sur le terrain. De la part des participants aux deux réunions, il a souhaité avoir des propositions concrètes pour une gestion efficace de la situation.
Pour l’instant, la sensibilisation de la population va se poursuivre. Il en sera de même pour l’identification des sites pouvant accueillir les sinistrés.
Les membres de la plate-forme ont toutefois conseillé au maire de faire un plaidoyer à l’endroit du gouvernement pour leur apporter une assistance en vivres, couvertures et autres afin de les soulager. Pour permettre à la population de Malanville de surmonter l’épreuve qu’elle endure, un appel à la solidarité a été lancé par le maire aux membres de son conseil communal.
Déjà, des équipes ont été déployées sur toute l’étendue du territoire de la commune pour évaluer l’ampleur des dégâts. Elles auront également à rassurer les sinistrés.
Dans certaines localités où il est descendu, le maire a pu appréhender l’ampleur du sinistre, comme à Wollo et Tassi Tédji où les pluies diluviennes tombées, jeudi 30 août dernier, ont fait un mort, cinq blessés et d’importants dégâts, suite à l’effondrement de la dalle traditionnelle d’une maison construite en terre battue. Moins chanceuse que ses quatre enfants et son époux grièvement blessés et transportés à l’hôpital pour suivre des soins, la mère de famille a rendu l’âme sur place.
Présentant ses condoléances à la famille éplorée, le maire Inoussa Dandakoé a appelé ceux qui vivent dans les habitations à risque, par ces temps de fortes pluies, à les abandonner. Il a également saisi l’occasion pour inviter la population de sa commune à éviter de se baigner dans le fleuve ou le traverser en utilisant des pirogues artisanales.

Société 04 sept. 2018


Lotissement à Lokossa: 1564 parcelles recasées de 2015 à 2018

Le point des récentes opérations de lotissement dans la commune de Lokossa a meublé, vendredi 31 août dernier à l’hôtel de ville, la première séance de reddition de comptes au titre de l’année en cours du maire Pierre Awadji.

Des citoyens de la ville de l’Espérance ont eu droit, vendredi dernier, à une reddition de comptes portant sur le lotissement. Le maire Pierre Awadji et quelques responsables des services techniques dont Charles Afouda, chef du service des Affaires foncières et de l’Urbanisme, ont exposé avec force détails ce qui a été fait de 2015 au 21 août 2018.
Il ressort de leur communication qu’en 2015, la commune a enregistré 213 parcelles recasées pour un montant de 9 750 000 francs Cfa. En 2016, 75 parcelles ont été recasées pour un montant de
3 410 000 francs Cfa contre 444 recasées pour un montant de
20 015 000 francs Cfa en 2017. Du début de l’année 2018 au 21 août dernier, l’ensemble des parcelles concernées s’élève à 832 pour un montant total de 40 678 000 francs Cfa.
En somme, la commune de Lokossa a vu 1564 parcelles recasées, pour un montant total de 73 853 000 francs Cfa, pendant la période allant du 1er janvier 2015 au 21 août 2018.
Au titre des faiblesses, le bilan relève des retards du recasement dans plusieurs localités et indexe des dysfonctionnements, notamment des conflits domaniaux et des difficultés financières qu’éprouvent certains présumés propriétaires à s’acquitter promptement des frais afférents aux opérations. Lesquels dysfonctionnements, pense l’équipe communale, ne peuvent être corrigés qu’en intensifiant la sensibilisation dans les villages et quartiers de ville. A cette approche, le maire entend s’y atteler avec son équipe, dans les prochains jours, en vue de réduire les cas de retard dans le chronogramme des activités de lotissement de la cité des Kotafon.
Ont participé aux échanges de ce premier exercice de reddition de comptes de l’année en cours, des sages, notables et des représentants des organisations de la Société civile ainsi que la plupart des soixante-cinq chefs de village et quartier de villes de Lokossa.
La reddition de compte, justifie le maire, est un devoir qui tire sa légalité des dispositions de l’article 2 de la loi n°97-029 du 15 janvier 1999 portant organisation des communes en République du Bénin qui retient, selon lui, la participation citoyenne comme principe de base de la Décentralisation.

Société 04 sept. 2018


Vie des médias: Café média plus célèbre son 200e numéro

Le numéro 200 de Café médias plus (Cmp) a été célébré, vendredi 31 août dernier à la Maison des médias de Cotonou. Démarrée, il y a quatre ans, l’initiative se révèle un véritable rendez-vous hebdomadaire de dialogue entre Hommes des médias et les personnalités sociopolitiques et culturelles.

Café média plus (Cmp) fait du chemin. Le premier press club au Bénin a célébré ses quatre années de parcours, vendredi dernier à la faveur de son 200e numéro. Le directeur des Médias au ministère de l’Economie numérique et de la Communication, Lévy Adéyèmi, souligne l’importance que revêt le Cmp. « C’est un espace qui nous est offert pour nous connaître, discuter et échanger sur des problématiques actuelles ».
Dans un an, Cmp aura 5 ans. Les organisateurs entendent célébrer cet anniversaire en beauté. Le signal est donné avec le 200e numéro à travers le cocktail de thèmes retenus pour décortiquer l’actualité nationale.
Deux panélistes ont ouvert la phase des discussions. Franck Kpotchémè et Lévy
Adéyèmi ont entretenu le public sur le thème « Régulation des médias au Bénin : des textes pour restreindre ou pour assurer la liberté de la presse ? »
Pour répondre à cette interrogation, les invités ont fondé leur argumentaire sur les différents textes nationaux qui promeuvent la liberté de presse au Bénin. Ils ont évoqué certaines dispositions du Code de l’information, de la Loi portant Code du numérique et de la Constitution béninoise relatives aux missions de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac). Ils ont également fait cas des limites de la liberté de la presse, notamment les manquements à la déontologie.
Le second panel a été animé par trois femmes: Léontine Idohou Konou, présidente de Rifonga Bénin ; Christelle Houndonougbo, femme politique, présidente du Congrès du peuple pour le progrès (Cpp) et Isabelle
Otchoumaré, journaliste à Capp FM, auteure du livre’’ Le déséquilibre’’.
Chacune a apporté des éléments de réponses au thème «Pourquoi constitutionnaliser la présence massive des femmes dans les institutions de la République?». La problématique souligne la nécessité d’asseoir une reconnaissance juridique pour la représentativité des femmes.

La présence des femmes dans les institutions

Selon les panélistes, cette question ne devrait plus être posée au Bénin, au regard de l’arsenal juridique dont dispose le pays en la matière. « Si les nombreuses conventions favorables à la promotion des femmes étaient respectées, le Bénin ne serait plus à ce niveau », conçoit la présidente de Rifonga-Bénin. Elle cite l’article 26 de la Constitution qui tranche déjà la question en reconnaissant l’égalité entre les sexes.
La problématique de la promotion de la gent féminine devrait être l’affaire de tous. Pas besoin de la constitutionnaliser avant de faire une place aux femmes. « Le problème des femmes est un problème général et non celui des femmes uniquement. Il n’est pas question d’utiliser les femmes pour diviser les politiciens. Si les textes étaient appliqués, le problème serait réglé de façon générale », tranche-t-elle.
La présidente du Cpp, Christelle Houndonougbo, partage les mêmes appréciations : «Nous ne demandons pas la constitutionnalisation pour une représentativité massive des femmes dans les instances décisionnelles ». Elle explique que la question a été mal abordée dès le début et qu’à l’étape actuelle, le Bénin ne présente pas une bonne image à l’international. « Je suis favorable à la représentativité des femmes. Mais la manière d’aborder le sujet pose un problème », dit-elle.
A l’en croire, les analyses que suscite la problématique n’arrangent pas les choses. « Chacun appréhende le débat en fonction de ses intérêts alors qu’il faut un bon plaidoyer pour gagner le pari », relève-t-elle. « Il faut dépasser les passions pour y arriver ; les femmes doivent s’engager dans la lutte et s’informer », exhorte-t-elle.
Pour débattre de la question, la journaliste de Capp Fm, Isabelle Otchoumaré, s’attarde plutôt sur les chiffres pour souligner le fossé du genre au Bénin. Elle fait un état des lieux du nombre de femmes dans les instances décisionnelles pour montrer les écarts à combler. Elle cite également l’exemple du Rwanda et du Sénégal qui ont opté pour une discrimination positive au profit des femmes au sein de leurs Parlements.
La troisième causerie est axée autour du thème : « Quelle place pour le consensus dans les décisions politiques ? ». Elle a été animée par Joël Ataï Guèdègbé, acteur de la société civile et
Nourou Deen Sacca Saley, acteur politique?

Société 04 sept. 2018


Exercice en clientèle privée par les agents de santé: Les conditions à remplir

Les professionnels de santé agents de l'État devraient déjà choisir de continuer à travailler dans le secteur public ou de démissionner pour aller travailler dans le secteur privé depuis le 31 août dernier, sous peine de subir la rigueur de la loi. Mais quelles sont les conditions à remplir en cas de choix d’exercice en clientèle privée ?

L’exercice en clientèle privée ne sera pas une porte ouverte au désordre. Il est soumis à la délivrance d’une autorisation en bonne et due forme. Selon le ministre de la Santé, Benjamin Hounkpatin, l'étude des dossiers de demande d'autorisation d'exercice en clientèle privée et des dossiers de demande d'autorisation d'ouverture et d'exploitation d'établissement sanitaire privé est dorénavant subordonnée au paiement des frais d'étude. Les personnes ayant déposé leurs demandes et qui sont en attente de réponse sont invitées à se rapprocher du service de la Réglementation sanitaire de la direction nationale de la Santé publique au ministère de la Santé pour les dispositions nécessaires à prendre. Pour ce qui concerne les personnes ne disposant d'aucune autorisation et celles disposant d'autorisation non valide, elles sont invitées à déposer leurs dossiers auprès des ordres et associations qui encadrent leurs corps professionnels, pour transmission au secrétariat de la commission technique d'étude des demandes.
Quant aux professionnels de santé qui sont dans le secteur privé, ils ont trois mois pour obtenir leurs autorisations d'exercice en clientèle privé, selon le ministre. Les professionnels de santé, promoteurs de formations sanitaires privées, ont également trois mois pour obtenir leur autorisation d'ouverture et d'exploitation d'établissement sanitaire privé, poursuit-il. Tout professionnel de santé exerçant dans le secteur privé de la santé doit disposer d'une autorisation d'exercice en clientèle privée accordée par le ministre de la Santé, ajoute-t-il.
Toutefois, une dérogation spéciale d'exercice en clientèle privée, encadrée dans des limites bien précises, est accordée aux anesthésistes réanimateurs agents de l'État. Il importe de nuancer que les prestataires ponctuels, c’est-à-dire payés sur la base du nombre de prestations ou gardes, les agents de l'Etat qui sont déjà admis à la retraite et qui disposent d'autorisation d'exercice en clientèle privée, les apprenants non agents de l'Etat et qui disposent d'autorisation d'exercice en clientèle privée, ne sont pas concernés ni par l’obtention d’une autorisation ni frappés l’interdiction en clientèle privée.
Par cette clarification, le ministre tient à fixer les uns et les autres sur leurs responsabilités et leurs obligations, conformément aux points essentiels contenus dans la feuille de route d'assainissement du secteur.

Actualités 04 sept. 2018


Assemblée nationale: Le Code électoral approuvé avec de grandes innovations

Les députés à l’Assemblée nationale ont adopté, ce lundi 3 septembre, la loi n°2018-31 portant Code électoral en République du Bénin. C’est un texte de 397 articles répartis en sept livres comportant d’importantes innovations par rapport à la loi actuellement en vigueur.

Les députés ont bouclé, ce lundi 3 septembre, l’examen de la proposition de loi portant Code électoral en République du Bénin. Ils ont adopté à leur grande majorité le dossier, à l’exception des membres de la minorité parlementaire présents ou représentés qui ont voté contre le texte. Les députés sont venus à bout de cette loi, après trois séances plénières dont la première a eu lieu jeudi 30 août dernier. Le texte adopté est assorti de nombreuses innovations par rapport au Code électoral actuellement en vigueur.
L’on retient essentiellement que les douaniers et les agents des Eaux et Forêts en fonction sont désormais exclus de se porter candidats de toutes les élections politiques notamment présidentielle, législatives ainsi que municipales, communales et locales. S’ils désirent être candidats, le nouveau Code électoral les contraint à démissionner non pas de leurs fonctions mais plutôt de leurs corps. Ce qui met dorénavant ces assimilés des Forces armées ou des Forces de sécurité publique, les militaires et les policiers sur un pied d’égalité. Cette innovation tient au fait que les douaniers et les forestiers qui portent aussi des armes bénéficient aujourd’hui du même statut que les agents des Forces armées béninoises ou de la Police républicaine.
La députée Claudine Prudencio qui avait fait, vendredi dernier, un amendement pour la suppression de cette innovation relative à l’exclusion des douaniers et forestiers de la course pour les consultations électorales politiques s’est rétractée par la suite.
S’agissant des questions de cautionnement, le nouveau Code électoral fixe par la caution pour l’élection présidentielle à 10 % du montant maximum des frais de campagne plafonné à 2,5 milliards F Cfa, soit donc 250 millions F Cfa contre 15 millions F Cfa dans la loi actuellement en vigueur. Pour la députation, elle est également de 10 % des frais de campagne électorale pour les législatives qui s’élèvent à 30 millions F Cfa par candidat en lice, soit donc 3 millions F Cfa par candidat titulaire et 249 millions F Cfa par liste de candidatures composée de 83 candidats titulaires et leurs suppléants sur l’ensemble du territoire national. La caution était de 8,3 millions F Cfa par liste de candidatures soit 100 000 francs Cfa par candidat à l’aune de la loi en vigueur.
Le montant de cautionnement est versé au Trésor public contre récépissé. Il est remboursable pour la liste de candidatures aux législatives ou au candidat à l’élection présidentielle qui obtient au moins 10 % du suffrage national exprimé. Ce remboursement n’est pas possible s’agissant des élections des membres des conseils municipaux, communaux ou locaux. La caution est fixée ici à 10 000 F Cfa contre 20 000 F Cfa dans la loi actuellement en application pour les élections municipales et communales et 1000 F Cfa au lieu de 2 000 F Cfa pour les élections locales.

Ex-chefs d’Etat fixés !

Pour les élections législatives, il n’est plus permis aux alliances de partis politiques de porter des candidats. Seuls les partis politiques peuvent se présenter. Mieux, seules les listes qui ont obtenu 10 % du suffrage exprimé au plan national peuvent prétendre enlever de sièges. Il ne sera plus tenu compte dorénavant des suffrages obtenus par chacune des listes à l’interne d’une même circonscription électorale.
Les députés de l’Opposition, Guy Mitokpè et Valentin Djènontin Agossou, ont tenté d’amender cette innovation pour la revoir à la baisse tout comme celle relative à la caution pour les élections présidentielle et législatives mais en vain. Leurs amendements ont été rejetés par la majorité de la plénière. Guy Mitokpè a proposé également de ramener de 25 à 18 ans l’âge minimum pour aller dorénavant aux élections législatives afin de permettre aux jeunes qui ont des ambitions politiques de tenter leurs chances. Sa collègue Claudine Prudencio, elle, propose 20 ans. Mais ces deux amendements ont été rejetés. L’âge plancher d’éligibilité pour la députation est maintenu à 25 ans. Il faut aussi retenir que le Code électoral adopté hier ne fait plus obligation aux anciens présidents de la République de renoncer à leur statut d’ex-chefs d’Etat avant de se porter candidats aux législatives. Cette innovation contenue au départ dans la proposition de loi a été supprimée par la plénière. Ces derniers sont désormais libres de s’engager ou de pas s’engager dans la course pour les législatives de 2019. La loi interdit, en revanche, aux agents de l’Etat nommés à des postes de responsabilité de cumuler leurs fonctions avec celle de députés. Ils sont tenus de faire un choix dans les trente jours suivant leur élection. Exception a été faite aux professeurs d’université de rang magistral qui peuvent cumuler à cause de leurs travaux de travaux de recherches universitaires et scientifiques. Plusieurs députés ont voulu amender cette innovation pour l’étendre surtout aux architectes de la Fonction publique, mais cet amendement n’a pas été pris en compte par la Commission chargée des Lois qui a présenté hier le dossier.
Par ailleurs, une autre nouveauté a été introduite parmi les pièces à fournir pour les dossiers de candidatures à toutes les élections politiques en général. Il est prévu désormais la présentation du quitus fiscal des trois dernières années précédant l’année de l’élection, attestant que le candidat est à jour vis-à-vis des impôts. Cette pièce sera délivrée par le directeur général en charge des Impôts. La délivrance de ce quitus fiscal par un directeur général non indépendant et aux autres d’une autorité hiérarchique inquiète certains députés de l’Opposition. Car ce dernier est libre de donner cette pièce fiscale à qui il veut et de refuser à d’autres. Mais ils ont été rassurés par le ministre chargé de la Justice, Me Séverin Quenum, qui a représenté le gouvernement lors de l’examen de ce texte. Il a invité les députés à ne pas s’en faire. Les choses se feront dans les règles de l’art, a-t-il assuré. Car, l’administration fiscale béninoise, selon lui, demeure toujours républicaine. Le ministre chargé de la Justice félicite les députés pour avoir doté le Bénin de cette boussole et de ce manuel de procédure qui constitue, selon lui, une grande avancée dans la quête d’une meilleure culture démocratique?

Actualités 04 sept. 2018


1610 - 2230