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Nouvelles

Entrepreneuriat féminin et riziculture : Des raisons de promouvoir le riz étuvé du Bénin
Les acquis du Programme d’appui à l’entrepreneuriat féminin au sein de la filière riz Bénin (Paeffr-Bénin) appellent à la promotion du riz étuvé du Bénin et l’extension du projet à l’échelle nationale. C’est pourquoi les 24 et 25 mars derniers, la vice-présidente du Bénin, Mariam Chabi Talata accompagnée de la cheffe de coopération de l’Ambassade du Canada près le Bénin, a effectué une mission dans le département des Collines pour s’imprégner des performances des femmes étuveuses de riz. Le riz étuvé du Bénin porté par les femmes pour la conquête du marché national, c’est le vœu des bénéficiaires du Programme d’Appui à l’entrepreneuriat féminin au sein de la filière riz Bénin (Paeffr-Bénin) dans les Collines. Dans cette perspective, elles ont reçu du 24 au 25 mars 2022, la visite de la vice-présidente du Bénin, Mariam Chabi Talata et la cheffe de Coopération de l’Ambassade du Canada près le Bénin, Myriam Pierre-Louis. Depuis février 2017, le gouvernement du Canada a investi plus de cinq milliards F Cfa dans le Paeffr-Bénin à travers le Centre d’Étude et de Coopération Internationale (Ceci). Ce programme déployé dans les communes de Bantè, Dassa, Glazoué, Ouèssè, Savalou et Savè prendra fin en novembre 2023. Il a permis de renforcer la vocation économique de l’Union régionale des Femmes étuveuses de riz des Collines (Urfcer-C) et de ses six coopératives communales. En effet, plusieurs investissements structurants ont été réalisés. Il s’agit des aménagements hydroagricoles, la construction et l’équipement de centres modernes de transformation de riz. Le projet a aussi contribué au renforcement des capacités de gestion des coopératives membres et facilité l’accès aux services financiers, aux connaissances professionnelles et aux marchés. Autonomisation des femmes Les actions du projet ont permis de renforcer la participation des femmes aux instances décisionnelles et de développer leur leadership. La négociation, l’alphabétisation fonctionnelle et le renforcement du fonctionnement institutionnel de l’Urfer-C et de ses coopératives membres ne sont pas du reste. Ces actions ont contribué à bâtir dans cette région du Bénin, un exemple type d’entrepreneuriat féminin à succès. C’est d’ailleurs tout le fondement de la politique d’aide internationale féministe du Canada qui repose sur le principe selon lequel promouvoir l’égalité ainsi que l’autonomisation des femmes est la démarche la plus efficace pour produire une croissance économique forte et éradiquer la pauvreté. La politique canadienne d’aide internationale féministe soutient que les femmes sont des agents puissants du changement, qui peuvent complètement transformer leur ménage, leur société et leur économie. Cette initiative permettra progressivement un développement territorial concerté et intégré si les autorités du pays l’encadrent et l’entretiennent durablement de sorte que l’expérience puisse être répliquée à une échelle qui dépasse celle de l’Urfer-C. Car, l’activité génératrice de revenus que constitue le riz étuvé, est réalisée par les ressources locales, en l’occurrence les femmes. A terme, la demande locale serait boostée au niveau de la communauté. Elle leur permet aussi d’avoir une autonomisation financière et de dégager des ressources pour leurs besoins ainsi que ceux de leur famille. Des succès à dupliquer Au-delà de ces transformations engendrées par le programme, il urge de donner une chance aux femmes d’aller de l’avant à travers la promotion du riz étuvé du Bénin. Selon la cheffe de Coopération : « Ces femmes disposent maintenant d’un potentiel pour produire du riz. Mais, ce potentiel mérite d’être renforcé afin de nourrir les populations ». Ainsi, en vue de la durabilité de ces investissements, la sécurisation du marché est importante ainsi que l’incitation à la consommation et à la commercialisation du riz local. Le message, sur place, a captivé l’attention des officiels car l’initiative corrobore la vision du chef de l’Etat Patrice Talon, à travers le volet Agriculture du Programme d’action du gouvernement. La vice-présidente, Mariam Chabi Talata, a lancé un appel pour que des décisions soient prises pour la consommation du riz béninois. Au cours de cette tournée, les femmes ont pu démontrer qu’elles peuvent aller à un rendement de 6 tonnes/hectare et faire aujourd’hui deux récoltes de riz par an. Il ne reste qu’à organiser la commercialisation du riz local. Mais en attendant, les organismes internationaux comme le Programme Alimentaire Mondial (Pam) et d’autres structures de marchés privés qui constituent un marché potentiel immédiat sont appelés à collaborer avec ces femmes, en décidant par exemple de ravitailler les stocks destinés aux cantines scolaires en riz étuvé, comme c’est le cas actuellement chez les producteurs de maïs. Société 07 avr. 2022


Radio Mono, La voix de Lokossa : 19 ans déjà au service de la langue Kogbe
Mise en service en 2003, « La voix de Lokossa» a totalisé 19 ans d’activités, mardi 5 avril dernier. Cette radiodiffusion sonore non commerciale diffuse ses programmes sur la 106.7Mhz, fréquence dont l’exploitation est attribuée à Sotelle Houessou. Ceci à la faveur d’une convention qui définit les conditions d’exploitation sous le contrôle de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac). La radio couvre cinquante kilomètres de rayon. Ce qui s’étend bien au-delà de la ville de Lokossa. En effet, la fréquence couvre, pour le compte du département du Mono, les communes d’Athiémé, de Comé, de Houéyogbé et de Grand-Popo. Au-delà du Mono, les programmes de la radio sont reçus dans des villes comme Dogbo dans le département du Couffo et Allada, chef-lieu de l’Atlantique. Lesquels programmes permettent au média d’assurer ses fonctions d’information, d’éducation et de divertissement. Une bonne part des programmes se déroule en langues locales dont Kogbe majoritairement parlée à Lokossa et environs. Le défaut de la langue Kogbe sur les radios précédemment en activité aurait motivé la création de Radio Mono « La voix de Lokossa », selon l’équipe dirigeante. Sébastien Guidi, son directeur, dans le cadre de cet anniversaire, s’est refusé à se complaire dans une certaine autosatisfaction. Pour lui, la Voix de Lokossa «reste la radio des grands défis». Si le premier défi est d’éviter la faillite de l’entreprise, le directeur et son personnel doivent redoubler d’ardeur pour maintenir leur audience dans un environnement concurrentiel qui va se renforcer avec l’arrivée de nouveaux concurrents. Plusieurs promoteurs des départements du Mono et du Couffo ont eu le bonheur de se voir attribuer en 2021 de nouvelles fréquences par la Haac. Et l’installation de ces radiodiffusions sonores du secteur privé est en cours à Agoué, Houéyogbé, Aplahoué et ailleurs. La perspective du démarrage de leurs activités fait dire à Jules Sovisssi, ancien rédacteur en chef de la radio, que l’anniversaire pourrait être l’occasion de redéfinir les bases d’un nouvel envol. Il prie l’administration d’en faire « Une journée de réflexion et d’échanges francs pour définir ensemble les stratégies à mettre en œuvre afin de permettre à cette entreprise de vivre plus longtemps, d’améliorer les conditions de travail du personnel et de faire véritablement face à la concurrence qui pointe à l’horizon».   Société 07 avr. 2022


1er Marathon de Cotonou : L’Ong Be the best encourage la pratique de l’athlétisme
La 1re édition du marathon ‘’Be the best’’, pour le compte de Cotonou, se déroule le 24 avril prochain. Les objectifs et les conditions de déroulement de cet évènement sportif inédit qu’offre l’Organisation non gouvernementale « Be the best» aux amoureux de la course et de la marche ont été dévoilés à la presse, vendredi 1er avril dernier à la mairie de Cotonou. Après Porto-Novo qui sera à sa 5e édition cette année, le marathon « Be the best» entend conquérir également Cotonou. Initiée par l’Organisation non gouvernementale « Be the best », cette première édition à Cotonou vise à encourager et accompagner la pratique de la course à pied par les sportifs professionnels et amateurs de cette ville ainsi que toute la population béninoise. Le but est également d’encourager les mères et les filles à la pratique du sport, de récompenser les meilleurs dans chaque catégorie et de créer un événement d’envergure internationale à Cotonou. Au cours de cette compétition, les participants auront à disputer quatre différents parcours à savoir une course individuelle de 42 km, une course individuelle de 21 km, une course individuelle et une course handisport de 10 km et enfin une marche sportive de 5 km. « Nous avons choisi la ville de Cotonou pour ce marathon parce que, depuis les indépendances, c’est la première fois que nous traçons, validons 42,195 km dans la ville puisque la distance du marathon est une distance réglementaire connue », informe Ninon Ahoudjinou, coordonnateur du projet. Il affirme que cette première édition se veut cosmopolite, sur le plan africain et mondial, et s’intéresse à tous les jeunes, collégiens, amateurs, professionnels de tous genres, de par le monde. Il évoque aussi le thème de ce marathon qui est : « Femme, santé et développement», qui, à l’en croire demeure crucial pour l’Ong « Be the best » qui s’est fixé pour objectif d’atteindre 20 % de participants féminins. Initiative saluée En termes de parcours prévisionnel, les participants à cette compétition vont prendre le départ de l’Etoile rouge, passer par le carrefour des Trois banques, la place des Martyrs, le carrefour Erevan, la Route des pêches, le boulevard de la Marina, le 3e pont, le carrefour Sobébra, le carrefour Pk3, le Nouveau pont et vont boucler la boucle à l’Etoile rouge. Avec un cordon de sécurité composé de sapeurs-pompiers, des agents de la Police républicaine et des équipes médicales, le marathon se déroulera sous la supervision des experts de la Fédération béninoise d’athlétisme et des membres de la Ligue régionale Littoral d’athlétisme. Concernant les récompenses, Ninon Ahoudjinou informe que les 10 premiers de chaque sexe pour la course de 42,195 km, les 5 premiers de chaque sexe pour la course de 21,100 km, les 5 premiers de chaque sexe pour la course de 10 km, et les 5 premiers de chaque sexe pour la marche de 5 km seront tous primés. « C’est pour la première fois qu’on parle de marathon à Cotonou. Les années antérieures, il s’agissait de semi-marathon. La Fédération béninoise d’athlétisme est très heureuse d’accueillir cet évènement », a précisé Vincent Boton, représentant de la Fédération béninoise d’athlétisme. Il rassure du soutien de la fédération pour la réussite de l’évènement parce que, dit-il, les organisateurs respectent les clauses d’assurance, de sécurité et de dénomination. « Notre souhait est que cet évènement dure longtemps et que cela devienne mondial », a-t-il indiqué. En acceptant d’accompagner l’initiative, le Conseil municipal que dirige le maire Luc Atrokpo s’est dit préoccupé par le bien-être de ses administrés. Paul Sehouehoué, représentant du maire, note que dans le sillage de la nouvelle dynamique qui embrase le Bénin, le Conseil municipal pense que Cotonou a besoin de se forger une identité sur les plans sous-régional et international. Les premiers leviers identifiés dans leur plan d’action pour réaliser cette ambition, selon lui, sont la culture et le sport. Le représentant du maire invite, par ailleurs, les Cotonoises et les Cotonois à s’inscrire massivement à ce marathon et appelle les potentiels partenaires et sponsors à soutenir l’initiative qui permettra de mieux révéler la ville de Cotonou et le Bénin. Société 07 avr. 2022


Usage de tisanes pour accouchement rapide : « C’est un danger de mort », selon Léa Kenou
Pour accoucher le plus rapidement possible, avant le terme prévu par la sage- femme, plusieurs femmes ont recours à des tisanes. Vendues bon marché pour la plupart du temps sur les réseaux sociaux, ces tisanes pourraient mettre en danger aussi bien la vie de la mère que celle de l’enfant, selon la sage-femme Léa Kenou. Par Mathilde ASSOGBA (Stag) De plus en plus proposées par des vendeurs d’illusions qui pensent pouvoir changer le cours normal des choses, les tisanes pour un accouchement rapide, déjà au 7e mois de grossesse, peuvent s’avérer très dangereuses pour les femmes qui s’y prêtent. Selon Léa Kenou, sage-femme d’Etat, il n’est pas judicieux de boire une tisane dont le seul but est de vite accoucher. Chaque étape a son importance. « La prise de tisanes bouleverse l’ordre normal des choses et peut avoir des conséquences», souligne Léa Kenou. Comme conséquences majeures, elle signale la mort du fœtus ou une souffrance fœtale, une rupture utérine, une hémorragie du post-partum, une intoxication, un changement du rythme cardiaque de la mère pouvant entraîner la mort, une hausse drastique de la tension artérielle, une déchirure grave du col de l’utérus pour ne citer que ces cas. La maïeuticienne témoigne que des femmes arrivent parfois en urgence à la maternité avec des saignements suite à la prise de ces décoctions. « Ces tisanes induisent des contractions désordonnées et précoces », dénonce-t-elle. L’accoucheuse rappelle que quand bien même toutes les conditions sont réunies, il peut y avoir des complications. Il ne sert donc à rien d’aggraver les choses avec ces produits bon marché dont les composants ne sont nullement maîtrisés. Notons que ces tisanes sont pour la plupart conçues par des personnes qui n’ont pas véritablement de qualifications reconnues dans le domaine. Certaines se basent sur des informations reçues sur le net ou des recettes de grand-mère n’ayant pas au préalable fait l’objet d’études scientifiques. Il y a aussi cette catégorie de femmes qui, dans la foulée, ayant connu de succès après expérimentation de ces tisanes, s'érigent en professionnelles et les revendent. Sauf que, « Ce que Adjoua a utilisé ne marchera pas forcément pour Jessica », indique la sage-femme. Chaque femme a son organisme et chaque organisme est spécifique, semblent-elles oublier. La plupart des femmes qui s’y adonnent, justifient cet acte par le fait que nos grands-parents, de leur temps, avaient recours à cette pratique. Mais, Léa Kenou ne partage pas cet avis car, selon elle, ceux-ci buvaient certes des tisanes mais pas n’importe lesquelles et pas dans le même but. Aussi, elle soutient que « nous ne sommes pas à la même époque et nous ne savons pas grand-chose des retours négatifs de ces tisanes à l’époque. En l’absence de statistiques sur le nombre de femmes mortes des suites de complications après la prise de ces tisanes, elle invite à la prudence. « Celles qui sont mortes suite à des complications après usage de ces tisanes ne pourront plus parler. Celles qui ont perdu enfant et utérus en gardent les séquelles », note-t-elle. Les conditions pour un accouchement normal Selon la sage-femme, pour le bien-être du couple mère-enfant, plusieurs paramètres sont pris en compte par les agents de santé. Entre autres, elle cite la présentation du fœtus, le poids du fœtus, l’absence de certaines maladies (drépanocytose, cardiopathie, etc.), le nombre d’accouchements par le passé, le bilan sanguin, le nombre de fœtus, la maturité et la normalité du bassin, la position du placenta, l’aspect, la qualité du liquide amniotique, etc. Autant de conditions qui doivent être réunies, d'où la nécessité d’éviter l’usage des décoctions précipitant la venue au monde du bébé car chaque étape a sa raison d’être et son importance dans le déroulement du processus d’accouchement. « Si Dieu ne voulait pas que la grossesse dure neuf mois, il allait changer les choses. La grossesse n’a jamais fonctionné comme un fast-food. De grâce, ne buvez pas tout ce qu’on vous présente. Nous voulons des accouchements sans danger », palide-t-elle. Elle invite les uns et les autres et particulièrement les femmes en état de grossesse à faire confiance à la science. « La science a évolué et tout est mis en place pour que nous accouchions dans de bonnes conditions. Pensons-y avant de commettre l’erreur de prendre une quelconque tisane ». Santé 07 avr. 2022


Vaccination contre la méningite A dans le Borgou : Un taux de couverture encourageant
L’heure est désormais au bilan de la campagne de vaccination contre la méningite de type A organisée du 21 au 27 mars dernier. En matière de taux de couverture vaccinale enregistré, les prévisions sont largement dépassées dans le Borgou. Dans le département du Borgou, la campagne de vaccination contre la méningite de type A, organisée du 21 au 27 mars dernier, a connu un franc succès. En témoignent les taux de couverture enregistrés. L’objectif de départ pour la campagne, a rappelé le chef division santé communautaire à la direction départementale de la Santé du Borgou, Moïse Chabi Esaï, c’est de vacciner au moins 95 % de la cible au niveau de toutes les communes des départements du Borgou, de l’Alibori, de l’Atacora, de la Donga et des Collines. Ce qui, selon lui, a été largement dépassé. « Si l’on désagrège les couvertures de chaque département, on se rend compte que toutes les communes sont à au moins 100 %. Dans le Borgou, on est même à 111 %», se réjouit-il. Une satisfaction partagée par le médecin coordonnateur de la zone sanitaire Parakou-N’Dali, Akim Gouda. «Au niveau de la commune de N’Dali, sur 41 221 enfants cibles attendus, 40 657 ont pu être vaccinés, soit une couverture vaccinale de 98 %. Dans celle de Parakou, sur 92 680 enfants attendus, il y a eu près de 106 543 vaccinés. Ce qui représente une couverture supérieure à 115 %», informe-t-il. « Nous sommes donc largement au-delà des 95 % », insiste le médecin coordonnateur. Toutefois, le chef division santé communautaire à la direction départementale de la Santé du Borgou, a souligné, qu’après les 7 jours de campagne, il y avait encore des enfants qui n’étaient pas vaccinés. D’où l’organisation des séances de rattrapage qui ont permis de les prendre en compte. Il ne pourrait en être autrement dans la mesure où, jusqu’à ce jour, cette vaccination demeure le seul moyen le plus efficace pour réduire le taux de mortalité due à la maladie et atténuer ses conséquences. Santé 07 avr. 2022


Santé et droits sexuels et reproductifs des jeunes : un projet pour des solutions innovantes dans six communes
Des organisations de la société civile, sous le leadership de l’Association béninoise pour la promotion de la famille (Abpf), sont déterminées à permettre aux jeunes de jouir de leur santé et de leurs droits sexuels et reproductifs (Sdsr). Ce sera à travers ‘’Right Here Right Now 2’’, lancé ce mercredi 6 avril. La coalition Bénin du projet ‘’Right Here Right Now 2 (Rhrn2)’’ veut aller loin, au nom de la santé de reproduction et des droits sexuels et reproductifs. Au cours du lancement marqué par la présence de l’ambassadrice des Pays-Bas au Bénin, des honorables députés engagés pour la cause et du ministre de la Santé, les objectifs du Rhrn2 ont été dévoilés. « Le projet Right Here Right Now 2 au Bénin se veut être un incubateur de solutions innovantes qui s’intègre à la vision commune des membres de la coalition ; celle de promouvoir la santé, les droits sexuels et reproductifs des adolescents et jeunes et la justice en matière de genre, à travers des stratégies clés comme l’accès à l’information et à l’éducation, le plaidoyer, la mobilisation sociale et politique, le renforcement de la société civile et surtout le renforcement de capacités », a martelé Judith Gbèhinto Maffon, présidente nationale de l’Abpf. Ce combat n’est pas que béninois. L’initiative est développée dans plusieurs pays et est porté au Bénin par la coalition composée par l’Association béninoise pour la promotion de la famille, le réseau Bénin Synergies Plus, le Réseau ouest-africain des jeunes femmes leaders du Bénin et l’Association des blogueurs du Bénin. Ces Osc entendent ainsi œuvrer pour permettre aux jeunes dans toute leur diversité de jouir de leur santé et de leurs droits sexuels et reproductifs (Sdsr) au sein des sociétés justes en termes de genre. « Notre rôle en tant que coalition pays est d’œuvrer à une meilleure intégration des valeurs de ce projet et à une meilleure approche ciblant toutes les parties prenantes. L’épanouissement des jeunes constitue le pilier central de nos actions, car le futur que nous voulons pour eux, aussi radieux soit-il dans nos prévisions, ne pourra jamais être matérialisé sans leur implication effective », a-t-elle précisé. Selon la coordinatrice du Rhrn2, Florence Djihoun, les principales cibles visées sont les jeunes dans toute leur diversité, les femmes, les filles et les populations marginalisées des zones difficiles d’accès, plus précisément Cotonou, Lokossa, Savalou, Parakou, Kandi et Banikoara. Au cours de la cérémonie de lancement, To Tjoelker-Kleve, ambassadrice des Pays-Bas, a tenu à saluer l’initiative qui, entre autres, combat la discrimination. Le député Serge Medewanou a été quant à lui séduit par l’engagement et la détermination de la coalition en faveur des jeunes. Un panel de discussion a permis aux différents acteurs de mieux cerner le contenu de ce projet. Santé 07 avr. 2022


Nommé chef d’état-major des forces armées béninoises :Fructueux Gbaguidi, l’ascension d’un soldat exemplaire
Le général Fructueux Gbaguidi prend les commandes de l’état-major des forces armées béninoises. Un niveau de responsabilité qu’il doit à la reconnaissance de mérite par le chef de l’Etat et à son parcours exemplaire. C’est une promotion qui ne saurait étonner dans les garnisons béninoises. Promu Général de brigade Fructueux Gbaguidi est élevé au rang de chef d’état-major des armées béninoises. Celui qui occupait depuis six ans le poste de chef d’état-major de l’armée de terre cumule près de 35 ans dans les rangs. Des années pendant lesquelles il s’est illustré, selon ses frères d’armes, par son exemplarité. Tout est parti du prytanée militaire de Saint-Louis au Sénégal où le jeune élève a pris son ancrage dans le métier des armes. Après son premier diplôme universitaire, le ressortissant de la ville de Savalou fait son entrée à l’académie militaire d’Antsirabé à Madagascar en 1987 puis à l’Infantry Officer Basic Course de Fort Benning en Georgie aux Etats-Unis, trois ans plus tard. Le jeune soldat fera ensuite une formation de parachutiste à American Airborne School, le cours des capitaines d’infanterie à Infantry Officer Advanced Course en Géorgie aux Etats-Unis et des études au Public Information Officer University. Le moins qu’on puisse dire, c’est que Fructueux Gbaguidi a un parcours fourni en parchemins. Comme tout officier, les diplômes d’état-major et de l’école de guerre marquent un tournant décisif dans la carrière de l’homme à la démarche vive et toujours cadencée. Commandant du camp de Gbada, attaché de défense à l’ambassade du Bénin en France, commandant à la 1re compagnie de combat du Bataillon d’intervention rapide (Bir), aide de camp du chef d’état-major général, commandant du 2e Bataillon interarmes de Parakou, directeur des études de l’école nationale supérieure des armées, directeur de l’école nationale des sous-officiers, les expériences antérieures de Fructueux Gbaguidi font de lui un fin connaisseur de la grande muette. Et pas seulement au Bénin. Au Mali, en, république démocratique du Congo et sur d’autres théâtres, il s’est illustré positivement, confirmant tout le bien que ses supérieurs et subalternes pensent de lui. Actualités 07 avr. 2022


Secteur sanitaire privé : Accroître le leadership des femmes
Elles sont nombreuses, elles se tuent au travail, mais leurs efforts ne sont pas toujours valorisés ; les femmes du secteur sanitaire privé méritent d’être célébrées et soutenues. La Journée de la femme du secteur sanitaire privé organisée vendredi 1er avril dernier à Cotonou, a été l’occasion de dévoiler le genre et le leadership féminin dans ce secteur. Accroître la visibilité du genre et du leadership des femmes du secteur sanitaire privé au Bénin ; c’est l’objectif de la Journée de la femme du secteur sanitaire privé qui s’est tenue vendredi 1er avril dernier. Plus spécifiquement, cette journée a permis de renforcer les capacités des acteurs du secteur privé pour l’amélioration de l’implication du genre dans la production des services de santé de qualité à la population béninoise. Le thème de la journée a été tiré du thème général de la Journée internationale des droits de la femme 2022 qui est: « Promouvoir l’égalité du genre pour un avenir durable ». C’est une initiative de la Plateforme du secteur sanitaire privé et de l'Association des cliniques privées du Bénin (Acpb) avec l'appui financier de l’Usaid. Représentant le partenaire, Jean Placide Agbogba fait remarquer que parmi les professionnels de la santé, les femmes constituent le noyau le plus important en l’occurrence pour tout ce qui relève de la santé reproductive, la santé de la mère et de l’enfant. Il est donc utile de célébrer les femmes du secteur sanitaire privé. « Nul ne peut ignorer aujourd’hui la place des femmes dans le secteur sanitaire. Elles accueillent les malades, servent les médicaments, accouchent, opèrent les malades, participent à leur prise en charge… », va renchérir Docteur Lucien Dossou-Gbété, président de la Pssp. Il sera soutenu par Docteur Latif Mousse, président de l’Acpb. C’est donc à juste titre que cette activité vient promouvoir l’égalité du genre dans le secteur de la santé. Le premier thème abordé est d’ailleurs intitulé : « L’égalité du genre pour l’avenir durable ». A propos, la spécialiste Genre, Rebecca Gagnon, soutient que le concept du Genre ne doit pas se concevoir comme une rupture de relation entre l’homme et la femme mais doit s’entrevoir dans une équitable complémentarité. A l’en croire, tous les rôles dits masculins sont accessibles à toutes les femmes et vice versa. Il apparait dès lors impérieux d’œuvrer au renforcement de l’implication de la femme du secteur de la santé dans les décisions relatives au développement du secteur de la santé ; et à une meilleure appropriation des réformes par les femmes.

Souci d’équité

Plusieurs communications ont meublé l’événement. On peut retenir entre autres thèmes abordés : « Etat des lieux de la prise en compte du Genre dans les politiques et programmes de santé au Bénin » sous la conduite de Docteur Lucien Dosou-Gbété ; la communication sur « Femmes et pathologie cardio-vasculaire » animée par la cardiologue Joyce Hounmènou ; le thème « L'égalité en milieu obstétrical pour l'offre des soins fondés sur les droits humains », abordé par la sage-femme et juriste Annick Nonohou. Et pour ne pas occulter les hommes, la dernière communication a porté sur le thème: « Les besoins en santé des hommes béninois : réalités et enjeux », développé par le professeur titulaire d’urologie Josué Avakoudjo. Ces communications suivies de débats ont abouti à une prise de conscience des difficultés des femmes en milieu professionnel, à un partage d’expériences, à la nécessité pour les hommes de cultiver le réflexe du bilan de santé… A l’origine de cette initiative très appréciée des participants, un souci d’équité : « En effet, les efforts de la plateforme pour relever la portée du secteur privé en général, continuent de laisser sous boisseau le rôle spécifique capital de la femme dans le dispositif de leviers qui amplifient la visibilité du secteur. Or, ces acteurs apparaissent comme des pièces importantes du jeu du puzzle que constitue le secteur de la santé », a expliqué Pascal Fafeh, secrétaire exécutif de la Plateforme du secteur sanitaire privé.
Société 06 avr. 2022


Bceao : Baisse de 20 % du résultat net enregistré en 2021
La Bceao a enregistré une baisse de 20 % de son résultat net en 2021, du fait de la diminution des produits issus du refinancement dans le cadre de la relance économique post-Covid dans les Etats de l’Uemoa. La Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bceao) a dégagé un résultat net de 55,315 milliards F Cfa l’année dernière, selon les états financiers de l'exercice clos le 31 décembre 2021. Ce résultat est en baisse de 13,923 milliards F Cfa représentant une diminution de 20 % par rapport à celui de 2020 qui était chiffré à 69,238 milliards F Cfa. En effet, le bilan fait état de 243,591 milliards F Cfa de produits nets contre 188,276 milliards F Cfa de charges d’exploitation générale. Le total des actifs (avoirs, créances, investissements financiers, biens immobiliers) fait 25,034 milliards F Cfa contre 20,961 milliards F Cfa à fin 2020, soit une augmentation de 19 %. Quant aux passifs (billets et monnaies en circulation, comptes créditeurs et dépôts, transferts, engagements divers), ils sont de l’ordre de 22,126 milliards F Cfa à fin 2021 contre 18,163 milliards F Cfa en 2020, soit une hausse de 22 %. Le solde des capitaux propres au 31 décembre 2021 s’élève à 2,908 milliards F Cfa contre 2,798 milliards à fin décembre 2020. Hormis la baisse des produits (-23,201 milliards F Cfa par rapport à 2020) issus du refinancement, induite par la mise en œuvre des mesures d’atténuation de l’impact de la crise sanitaire sur le système bancaire et le financement de l’activité économique dans l’Uemoa, la pandémie de la Covid-19 n’a pas d’impact significatif sur les états financiers de la Bceao, note le rapport. En 2021, la Banque centrale a poursuivi la mise en œuvre de mesures de riposte et d’accompagnement, notamment les opérations d’injections de liquidité à taux fixe sur les guichets d’open-market à une semaine et à un mois, lancées dès avril 2020. Le Comité de politique monétaire (Cpm) de la Banque a maintenu inchangés ses taux directeurs en 2021. Dans le cadre du redémarrage de l’appareil productif, il avait décidé d’une baisse de 50 points de base pour les taux directeurs à compter du 24 juin 2020. Le taux d'intérêt minimum de soumission aux opérations d'appels d'offres d’injection de liquidité est passé ainsi de 2,50 % à 2,00 % et le taux d’intérêt du guichet de prêt marginal est ramené de 4,50 % à 4,00 %. En plus, un nouveau mécanisme d’émission d’obligations dites de ”relance” (OdR) par les Etats a été mis en place en 2021 pour permettre aux États de lever des ressources longues à des taux favorables pour le financement de leurs plans de relance, après le programme des émissions de bons Covid-19 ayant pris fin au 31 décembre 2020. Economie 06 avr. 2022


Stratégie de renforcement des capacités 2021-2025 de la Bad : Une boussole pour plus d’efficience dans les projets
La Bad se dote d’une nouvelle Stratégie de renforcement des capacités (Src 2021-2025) pour se concentrer sur la réalisation efficiente et efficace des projets. Basée sur trois piliers, elle devrait donner un coup d’accélérateur à la réalisation des Odd, de l’Agenda 2063 de l’Afrique. Le groupe de la Banque africaine de développement (Bad) adopte une nouvelle stratégie pour guider ses activités de renforcement des capacités institutionnelles dans les pays membres régionaux (Pmr) sur la période 2021-2025, en vue d’une croissance inclusive et d’un développement durable en Afrique. Le nouveau document remplace la Stratégie de renforcement des capacités 2010-2014 (Src 2010-2014), qui soulignait que « quel que soit le montant des ressources financières injectées dans le développement de l’Afrique, les résultats obtenus seront limités ou modestes si les pays ne disposent pas des capacités humaines, organisationnelles et institutionnelles nécessaires pour absorber et utiliser efficacement ces ressources ». Malgré les progrès considérables accomplis par certains pays durant la dernière décennie, relève la Banque, les capacités sous toutes leurs formes (individuelles, organisationnelles et institutionnelles) demeurent un frein pour le développement inclusif du continent. La Src 2021-2025 constitue pour la Bad l’occasion de se concentrer davantage sur la réalisation efficiente et efficace des interventions afin de tenir les engagements pris dans le cadre de la Septième augmentation générale du capital (Agc VII) et de la Quinzième reconstitution du Fonds africain de développement (Fad-15). Elle fournit le cadre d’orientation général nécessaire à une meilleure qualité des portefeuilles de projets de la Banque. Il est question d’assurer la pérennité des interventions de la Banque en améliorant les capacités managériales et techniques pour l’élaboration et la mise en œuvre des projets et programmes dans les pays africains, de renforcer la gestion des finances publiques et des politiques économiques, notamment la mobilisation des ressources intérieures, la gestion des dépenses publiques, la gestion de la dette, la gestion des politiques macroéconomiques et budgétaires, et les systèmes de responsabilité publique. Il s’agit également d’accroître les capacités institutionnelles pour « un courtage du savoir et un dialogue efficaces » et de positionner la Banque comme partenaire de premier plan des pays africains en termes d’assistance technique. Conformes à la Stratégie décennale de la Banque, ces objectifs répondent aux engagements pris par l’institution envers ses actionnaires pour relever les défis du renforcement des capacités en Afrique.

Piliers et priorités

Au nombre des principes directeurs, la stratégie sera guidée par des partenariats pour la coordination du renforcement des capacités, notamment avec la Banque mondiale, le Fonds monétaire international (Fmi) et d’autres institutions mondiales, des groupes de réflexion sur les politiques, des universités et des agences nationales en Afrique, afin de créer des complémentarités et d’améliorer l’efficacité de la mise en œuvre des actions. Un soutien coordonné sera fourni aux Pmr, pour une gestion des politiques macroéconomiques plus proactive, efficace et durable, adaptée aux besoins prioritaires de développement des capacités institutionnelles des pays africains. La Src 2021 - 2025 comporte trois piliers thématiques principaux relatifs à la gestion de projets, la gestion des politiques et le renforcement des capacités dans les secteurs prioritaires. Ils sont soutenus par deux programmes/catalyseurs transversaux interconnectés, dont l’un porte sur la coordination du développement des capacités et les services consultatifs, et l’autre, sur le renforcement des institutions et des partenariats africains. Les activités de mise en œuvre comprendront des évaluations des besoins en renforcement des capacités des pays et des « cliniques institutionnelles et fiduciaires » visant à renforcer les capacités des unités de mise en œuvre des projets et des organismes publics compétents en la matière tout au long du cycle des projets de la Banque. Le plan d’action prévoit l’échelonnement des activités pour permettre un apprentissage et des améliorations continus. La plupart des programmes proposés ont été éprouvés en 2019 et 2020 et devraient garantir la capacité et l’impact de la mise en œuvre. La Banque mise sur les technologies modernes et les innovations pour offrir aux pays africains des programmes de renforcement des capacités virtuels, hybrides et en présentiel, par le biais de l’Académie virtuelle de renforcement des capacités.
Economie 06 avr. 2022


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