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Nouvelles

Gestion des déchets dans le Grand Nokoué : Le paiement des redevances différé
L’enlèvement des déchets solides ménagers dans les villes du Grand Nokoué demeure gratuit jusqu’à nouvel ordre. Le paiement des redevances est différé. « Le paiement de la redevance déchets prévu pour démarrer le 1er avril 2022 est différé à une date ultérieure ». Ceci n’est pas un poisson d’avril. Le communiqué 077 de la Société de gestion des déchets et de la salubrité du Grand Nokoué (Sgds-Gn) en date du 1er avril 2022 aperçu sur les réseaux sociaux est bien authentique. Il a été confirmé par Valery Lawson, directeur général de la Sgds-Gn, joint au téléphone, lundi 4 avril 2022. Par conséquent, précise-t-il à travers le communiqué, « le service de collecte des déchets continue d’être gratuit jusqu’à nouvel ordre. Les dispositions sont en cours pour que la mise en application de cette redevance soit effective avant la fin de l’année 2022 ». En effet, démarrée au début du deuxième trimestre 2020, la gratuité du service d’enlèvement des déchets était censée prendre fin au début du mois d’avril 2022. L’option du paiement était déjà envisagée. La gratuité ne devrait pas être éternelle. Elle devrait laisser place, un an après, à des redevances définies suivant une étude de modèle économique. Mais les choses ont désormais évolué. L’échéance fixée par la Société de gestion des déchets et de la salubrité urbaine du Grand Nokoué était le 1er avril 2022. Le mode de perception des redevances envisagé était une contribution sur la consommation de la Société béninoise d’énergie électrique (Sbee) et sur celle de l’eau. Pour les zones qui ne sont pas desservies par les deux sociétés d’Etat, il devrait y avoir des mécanismes pour amener les ménages à contribuer au financement de ce service. Cependant, la donne a changé. « La Sgds-Gn rassure qu’elle tiendra informées à temps les populations du montant de cette redevance, de son mode de recouvrement et de sa date de mise en application », souligne Valery Lawson qui invite les ménages à rester vigilants et à s’abstenir de donner de l'argent au titre de cette redevance. Environnement 06 avr. 2022


Dr Valère Salako au sujet des écosystèmes de mangroves : « Ce sont de véritables puits de carbone »
Les mangroves sont des ressources qui, conservées, peuvent rapporter gros sur le marché du carbone. Dr Valère Salako, coordonnateur scientifique du Laboratoire de biomathématiques et d’estimations forestières (Labef) de l’Uac, en donne les raisons sur la base de travaux réalisés ces dernières années sur la côte.

La Nation : A quoi ça sert d’estimer les stocks de carbone au niveau des écosystèmes ?

Dr Valère Salako : Avec le contexte de changement climatique, c’est connu de tous que le principal gaz à effet de serre à l’origine du réchauffement climatique, c’est le CO2. C’est aussi connu qu’il y a certains écosystèmes qui, à travers leurs composantes (e.g. des arbres et du sol sans les forêts), piègent le CO2 sous forme de carbone. Alors, estimer la quantité de carbone qu’un écosystème peut stocker devient important pour savoir les écosystèmes sur lesquels il faut investir le peu de ressources disponibles pour la conservation et la gestion durable. C’est là toute l’importance des travaux sur l’estimation de stocks de carbone. Ça permet d’évaluer la quantité de carbone que l’écosystème est capable de stocker, mais aussi d’aller sur le marché du carbone, où vous pouvez vendre le carbone stocké dans un écosystème que vous protégez et gérez durablement. Les prix actuels varient entre 30 et 90 euros la tonne (environ 20 000 à 60 000 F Cfa) selon les marchés. Ces fonds recouvrés peuvent aider à gérer durablement la ressource et à motiver davantage les acteurs qui y travaillent et concourent à la gestion durable de cet écosystème. Ces fonds peuvent aussi en partie servir à l’amélioration des conditions de vie des populations riveraines à ces écosystèmes.

Vous avez beaucoup travaillé ces dernières années sur les écosystèmes de mangroves. Est-ce que vous confirmez à travers vos estimations que ce sont des puits de carbone à protéger ?

Bien sûr. C’est aujourd’hui un secret de Polichinelle que les écosystèmes de mangroves font partie des grands puits de carbone. On estime que ces écosystèmes stockent jusqu’à 5 fois, voire plus, le carbone que d’autres écosystèmes terrestres tropicaux peuvent stocker. Cela explique toute l’importance de la conservation de ces écosystèmes. Dans le cadre des travaux que nous avons réalisés, nous nous sommes principalement intéressés aux impacts des activités anthropiques sur le stock de carbone. Donc, nous avons évalué le stock de carbone dans des mangroves bien protégées et dans des mangroves dégradées (par l’exploitation du bois pour le feu). Nous avons évalué deux composantes essentielles de ce stock de carbone : la composante aérienne qui concerne tout ce qui est au-dessus du sol et la composante en dessous, c’est-à-dire au niveau des racines et dans le sol. Le sol en lui-même piège et stocke le carbone.

Quelles sont les estimations obtenues ?

Les estimations suggèrent que dans un écosystème de mangrove protégé qui est plus ou moins bien conservé, on a jusqu’à 220 tonnes de carbone à l’hectare. Par contre, lorsque l’écosystème est dégradé, perturbé par des activités anthropiques, telles que la récolte du bois, il stocke en moyenne au maximum 130 tonnes à l’hectare, soit 90 tonnes de moins. Il y a donc un intérêt à protéger les mangroves. Cette quantité de carbone que nous avons trouvée dans les écosystèmes de mangroves font trois fois la quantité que d’autres études ont rapportée dans les forêts claires, et quatre à six fois la quantité de carbone que des études ont rapportée pour des savanes arborées et arbustives. Donc, il est impérieux de conserver ces écosystèmes, bien qu’ils ne couvrent qu’une infime partie de notre territoire. Les populations doivent savoir que c’est un joyau et une ressource importante qu’elles ont et qu’elles côtoient. Le rôle de ces écosystèmes n’est plus à démontrer. Il faut faire en sorte à les conserver, mais aussi à s’organiser pour aller vers les marchés du carbone qui, en quelque sorte, permettront de compenser les efforts substantiels de conservation tant des populations locales, des organisations de la société civile que de l’Etat central.
Environnement 06 avr. 2022


Collecte de données sur la pollution plastique : Des lycéens de Cotonou engagés sur les plages
L’Initiative d’observation citoyenne de collecte des déchets locaux dans les écosystèmes côtiers en Afrique gagne les côtes béninoises. Des apprenants du Lycée Technique Coulibaly de Cotonou s’investissent dans ce cadre contre la pollution plastique. Avoir une meilleure connaissance de la pollution plastique sur les plages. Des apprenants du Lycée technique Coulibaly de Cotonou sont engagés dans ce cadre à travers le Citizen observation of local litter in coastal ecosys tems (Collect). Ils sont conduits dans cette marche scientifique par l’Institut de recherches halieutiques et océanologiques du Bénin (Irhob) du Centre béninois de la recherche scientifique et de l’innovation (Cbrsi). L’objectif est d’acquérir des données sur les macroplastiques, les mésoplastiques et les microplastiques sur les plages de sable fin, dans les environnements côtiers africains, en collaborant avec les élèves du secondaire et les enseignants locaux par le biais d’une intervention scientifique citoyenne. « Pour mener à bien cette sensibilisation, le choix est porté sur les lycéens qui constituent une couche favorable pour l’atteinte des objectifs. Les élèves du Lycée Technique Coulibaly ont été identifiés à dessein parce qu’ils sont dans le domaine de l’eau et assainissement », explique Dr Zacharie Sohou, directeur de l’Irhob. L’Institut de recherches halieutiques et océanologiques du Bénin a ciblé les élèves de première et de terminale du Lycée Technique Coulibaly de Cotonou pour la collecte des données sur les déchets plastiques sur des plages de sable fin de Togbin et de Cotonou. Les élèves, lors de la première phase, en saison froide, s’étaient rendus sur les plages de «Obama Beach» le 15 octobre 2021 et sur la plage de Togbin, le 22 octobre 2021. Une autre phase de collecte a eu lieu les 30 mars et 1er avril 2022. « Cette collecte consiste à l’identification des macro, méso et micro plastiques suivant un protocole scientifique. Une fois que la collecte est effective, ces différents déchets font l’objet d’un traitement au laboratoire du Lycée Technique avec les élèves, d’une observation au foldoscope suivis de l’encodage des données pour une analyse approfondie. Les derniers échantillons travaillés seront envoyés à l’Université du Ghana pour l’analyse des microplastiques. Ceci, au soutien du Partnership for observation of global ocean», précise le chercheur. Ainsi, ces lycéens pourront devenir des citoyens scientifiques. Environnement 06 avr. 2022


Mécanisation agricole au Bénin : Des tracteurs remis à leurs premiers ayants droit
Une trentaine de producteurs agricoles ont reçu leurs tracteurs à prix subventionné par le gouvernement. Ils sont les tout premiers d’une longue liste de bénéficiaires. L’opération s'est déroulée, hier mardi, au siège de la Société nationale de mécanisation agricole (Sonama) à Ouidah. Les producteurs béninois peuvent désormais emblaver la superficie agricole de leur rêve. Grâce à des machines agricoles résistantes, ils n’ont plus de souci à se faire pour une production en quantité et de qualité qui assure la sécurité alimentaire. Des machines fournies clés en main par la Société nationale de mécanisation agricole (Sonama), bras opérationnel du gouvernement. Ce mardi donc, une trentaine de producteurs agricoles venus avec leurs tractoristes, ont reçu, chacun, leurs kits composés de tracteur et de plusieurs autres outils agricoles tels que le semoir, la billonneuse, la charrue, etc. Les kits ont une garantie d’un an. De plus, les tractoristes seront formés à la conduite de ces engins pour assurer leur durabilité. C’est une première au Bénin et cela réjouit énormément les bénéficiaires. Fataï Adéyèmi est le premier à avoir lancé sa commande. Ce producteur agricole reçoit les clés du tout premier tracteur qui sort de la Sonama, des mains de Jean-Patrick Yèkpè, directeur des Opérations commerciales de l’entreprise. « Au nom de tous les bénéficiaires ici présents, je dis un grand merci à toute l’équipe de la Sonama et au gouvernement du président Patrice Talon qui tient à la mécanisation agricole pour la sécurité alimentaire au Bénin… », affirme-t-il. Tractoriste, Djafarou Sagbohan, a testé l’un des engins 35 chevaux, en souriant tout au long de son trajet. Depuis le siège du tracteur, l’intéressé assure que cet engin est vraiment solide et facile à conduire par rapport à ce qu’il a l’habitude de conduire. « C’est tellement propre ! », lance-t-il. L’opération de remise de clés des tracteurs prend en compte un premier lot de 450 ayants droit, et va durer tout ce mois d’avril. La société insiste sur la qualité de ses engins et outils agricoles. Ceux-ci permettent également de maintenir la qualité des sols. Ainsi, le tracteur peut être utilisé pendant toute l’année, souligne le directeur des Opérations commerciales. « Le tracteur n’est pas à utiliser que pour une partie comme le labour. Il sera utilisé aussi pour la récolte parce que nous avons des outils de récolte que nous pouvons rajouter. Il sera utilisé pour le semis, le transport, et c’est pour cela que vous voyez des remorques ici.», détaille Jean-Patrick Yèkpè. «Notre but, poursuit-il, c’est que le tracteur soit utilisé tout le temps, ce qui permet de réduire la pénibilité des travaux champêtres et d’accroitre le rendement des producteurs. C’est pour cela qu’on a créé ces kits que le gouvernement a décidé de subventionner pour accélérer la mécanisation agricole pour l’atteinte des objectifs du Pag II ». Les premiers acheteurs de ces tracteurs repartent comblés, et invitent d’autres agriculteurs à leur emboiter le pas? Société 06 avr. 2022


La nouvelle moisson de l’Afrique : Le développement durable par l’innovation pour la transformation
Tribune de M. Qu Dongyu, Directeur général de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). Une transformation riche de promesses est déjà entamée sur les terres agricoles d’Afrique. Les agriculteurs familiaux ont de plus en plus recours à des approches novatrices et à la recherche scientifique, qu’ils combinent à des savoirs traditionnels, pour augmenter la productivité de leurs champs, diversifier les cultures, améliorer leur nutrition et renforcer leur résilience face au climat. Cette évolution peut aller beaucoup plus loin avec l’ajout d’outils numériques, une multiplication des liaisons avec les marchés et une plus grande efficience dans les chaînes agroalimentaires, particulièrement si le secteur privé et les politiques nationales viennent lui fournir un accompagnement. C’est là, le continent africain que l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) s’emploie à promouvoir, aux côtés d’un large éventail de partenaires: une Afrique où les systèmes agroalimentaires sont plus efficaces, plus inclusifs, plus résilients et plus durables. Pour que cette transition s’accomplisse, les pays africains doivent en être les auteurs. Du 11 au 14 avril 2022, plus de 50 pays africains se rassembleront lors de la trente-deuxième session de la Conférence régionale de la FAO pour l’Afrique à Malabo (Guinée équatoriale), pour définir les priorités régionales de la transformation des systèmes agroalimentaires sur le continent. Cette Conférence régionale est réunie à l’heure où 281 millions de personnes n’ont pas assez pour se nourrir tous les jours en Afrique, où près des trois quarts de la population africaine ne peuvent se permettre l’achat d’aliments nutritifs et où la sécheresse menace des vies et des moyens de subsistance dans la Corne de l’Afrique. Et ce, alors même que des pays continuent d’être aux prises avec les répercussions économiques de la pandémie de Covid-19. À l’instar de l’arbre, un grand fromager, qui figure sur le drapeau national de la Guinée équatoriale, et que l’on trouve sur l’île de Malabo, nous devons nous dresser face aux défis nombreux, concomitants et chevauchants, auxquels l’Afrique est confrontée. Cette réunion de haut niveau, qui doit durer quatre jours, aura pour théâtre le lieu où les dirigeants des pays membres de l’Union africaine ont pris l’engagement de transformer le secteur agricole africain et d’éliminer la faim en Afrique d’ici 2025. Le temps nous est compté. À défaut d’efforts d’ampleur extraordinaire de la part de chaque pays africain, il sera difficile de répondre à ces aspirations et de concrétiser les objectifs de développement durable (ODD). Le numérique et l’Accord portant création de la Zone de libre-échange continentale africaine (AfCFTA) peuvent néanmoins changer la donne dans cet effort d’ampleur extraordinaire. Pour la FAO, la place du numérique est au cœur du développement rural. C’est ainsi que notre initiative «1000 villages numériques », qui fait désormais l’objet d’une expérimentation dans sept pays africains, vise à équiper les communautés d’outils et de services numériques destinés à écourter la durée de cette transition et à nous rapprocher d’un bien-être dans le monde rural. À travers cette initiative, la FAO a aidé des pays à utiliser des outils numériques dans la création de cadastres électroniques et à se servir d’applications qui, dans la lutte contre les nuisibles et les maladies, offrent des prestations de vulgarisation conçues pour toucher les agriculteurs les plus isolés. Parallèlement, l’AfCFTA peut induire une transition radicale du monde rural africain vers la prospérité. En effet, ce marché unique pour la région Afrique, qui représente 1,2 milliard de consommateurs, offre une perspective majeure de stimuler la croissance économique, de réduire la pauvreté et d’étendre l’inclusion économique. Une mise en œuvre rapide au plan national, prenant en compte les femmes et les jeunes, rendra cette perspective bénéfique à tous. Et du reste, les pays africains ont déjà en main une série d’instruments conçus pour accélérer la transformation des systèmes agroalimentaires et le développement rural. Le premier d’entre eux est le Programme détaillé pour le développement de l’agriculture africaine (PDDAA), soit l’initiative d’échelle continentale conduite par des pays africains, dont la vocation est d’éliminer la faim et de réduire la pauvreté grâce au développement de l’agriculture. Je salue l’engagement des pays africains, récemment renouvelé, d’accélérer la mise en œuvre du PDDAA en vue de la réalisation des engagements de Malabo. La FAO se tient prête à appuyer cet effort, notamment par le renforcement de la qualité des données servant à mesurer l’état de ces réalisations dans le cadre des examens biennaux du PDDAA. Les autres instruments à disposition propres à accélérer l’avancement vers ces objectifs sont le Programme de développement des infrastructures en Afrique (PIDA), qui procure aux parties prenantes africaines un cadre commun de construction d’infrastructures intégrées destinées à stimuler le commerce et l’emploi; la Stratégie de l’Union africaine sur les changements climatiques, qui vise à concrétiser la vision de l’Agenda 2063 en renforçant la résilience du continent africain face aux effets négatifs du changement climatique; la Stratégie pour la science, la technologie et l’innovation en Afrique, qui peut être énormément bénéfique pour l’agriculture et stimuler le commerce intra-africain en faisant de celui-ci un moteur du développement. L’appropriation africaine et l’initiative africaine sont d’importance vitale dans ces programmes. Ces dossiers, avec d’autres, seront au cœur des débats de la Conférence régionale. Les tables rondes ministérielles seront axées sur les aspects suivants: priorités en matière de politiques publiques pour atténuer les impacts de la Covid-19 sur les systèmes agroalimentaires africains; investissement dans la restauration des écosystèmes en Afrique en vue d’une transformation des systèmes agroalimentaires; promotion du commerce et des investissements dans le cadre de l’AfCFTA; inclusion des femmes, des jeunes et des agriculteurs ruraux dans les systèmes agroalimentaires du continent. J’invite les décideurs, les organisations de la société civile, les établissements de recherche, le secteur privé, les partenaires donateurs et tous les acteurs s’intéressant à la transformation de l’Afrique par l’innovation dans l’agriculture à suivre les travaux de la conférence. Les débats seront sous-tendus par le Cadre stratégique 2022-2031 de la FAO , qui contribue au Programme 2030 pour le développement durable et fixe notre feuille de route vers la réalisation des «quatre améliorations»: amélioration de la production, amélioration de la nutrition, un meilleur environnement et de meilleures conditions de vie pour tous, en ne laissant personne de côté. Certaines initiatives phares de la FAO sont déterminantes pour ces objectifs : l’Initiative Main dans la main, qui cerne les lacunes de la transformation des zones rurales et associe aux différents pays des partenaires afin d’obtenir des résultats tangibles. Elle s’appuie sur une plateforme de données géospatiales forte de l’abondance des données de la FAO sur les secteurs essentiels. À ce jour, 27 pays africains ont rejoint cette initiative mondiale et d’autres pays d’Afrique sont encouragés à y prendre part et à en profiter. La FAO a récemment lancé l’initiative « Un pays – un produit prioritaire» en Afrique afin d’aider les pays à développer des chaînes de valeur durables et de toucher de nouveaux marchés. Notre initiative Villes vertes, qui intègre les espaces verts et l’agriculture dans la planification urbaine, se déploie dans plusieurs villes africaines. Cette initiative rend les villes plus durables et crée des circuits courts qui approvisionnent les marchés en produits alimentaires nutritifs. Toutes ces initiatives reçoivent leur impulsion des pays qui se les approprient, ce qui exprime la valeur déterminante de toute mesure d’échelle nationale. Ensemble, nous pouvons opérer la transition de l’agriculture africaine vers l’Afrique que nous voulons. //////////////////////// Pour suivre la Conférence sur le portail des webcast de la FAO: www.fao.org/webcast Pour nous suivre sur Twitter : @FAOAfrica Participez à la conversation sur Twitter : #ARC32   Source: FAO Actualités 06 avr. 2022


Championnat national d’haltérophilie : Etienne Koukè, Herbert Tolofon et Bruno Adidohoun sacrés champions
L’édition 2021 du Championnat national d’haltérophilie a connu son épilogue, samedi 2 avril dernier, au Fort Français de Ouidah. A l’issue de la compétition, Etienne Koukè, Herbert Tolofon et Bruno Adidohoun ont été sacrés champions de la saison sportive 2021 respectivement dans les catégories des -73Kg, -81kg et +81 kg. A travers l’organisation de l’édition 2021 du Championnat national d’haltérophilie, les dirigeants de cette discipline ont permis aux athlètes de renouer avec la compétition après deux années de trêve. C’est alors que la trentaine d’haltérophiles ayant pris part à cette activité statutaire de la Fédération béninoise d’haltérophilie n’a ménagé aucun effort pour soulever les masses. Venus de Forcing Club, Bénin Halter, Bénin Musculature, Hgo Gym Center, Gazelle de Savalou et autres, ils ont rivalisé d’ardeur dans trois catégories pour la conquête du titre. Ainsi, dans la catégorie des -73Kg, Etienne Koukè s’est adjugé le trophée de champion devant Amour Akélé et Ricardo Akakpo. Herbert Tolofon, quant à lui, a remporté la compétition dans la catégorie des -81kg, en prenant le dessus sur Alexandre Francisco et Abruce Houssou. Au niveau de la catégorie des +81, Bruno Adidohoun est champion après avoir totalisé le plus grand nombre de points devant Fadaïrou Chakiti et Fidel Houessou. Ces performances réjouissent Gratien Gbaguidi, président de la Fédération béninoise d’haltérophilie qui se dit heureux de l’aboutissement de cette 10e édition du championnat national de la discipline. « Je suis content de l’issue de cette compétition que la Covid-19 nous avait empêchés d’organiser », a-t-il confié. A l’en croire, le niveau du championnat s’est amélioré avec une concurrence rude entre les athlètes. «Les résultats sont meilleurs », se réjouit-il. Tournant son regard vers la 11e édition, il annonce l’organisation d’autres compétitions qui vont se greffer à ce tournoi pour permettre aux athlètes d’être plus motivés au travail. Les meilleurs vont constituer la sélection nationale pour défendre le Bénin lors des compétitions continentales. «Ces différentes compétitions vont participer non seulement à l’évaluation des athlètes mais aussi à la détection de nouveaux talents afin de renforcer le brassage entre les différents acteurs », a-t-il expliqué. Sports 06 avr. 2022


Promotion économique de la Commune de Toffo : Une table ronde pour la mobilisation des ressources
Il se tiendra le 7 avril prochain à Cotonou, une table ronde sur la promotion économique de la Commune de Toffo. En prélude à cet évènement porté par la mairie de Toffo avec l'appui de l'Agence nationale d'aménagement du territoire (Anatt), le comité d’organisation a tenu, ce mardi 5 avril, une conférence de presse afin d’expliquer le contexte de ces assises. La commune de Toffo principalement l’arrondissement de Houègbo regorge d’énormes potentialités naturelles, socio-économiques, culturelles encore peu exploitées. Et pour mettre en valeur ces potentialités, le Conseil communal avec l'appui de l'Agence nationale d'aménagement du territoire organise demain jeudi 7 avril, une table ronde des partenaires pour la mobilisation des financements nécessaires. Cette table ronde s'inscrit dans le cadre de l'initiative "Marchés des Territoires" et vise à valoriser les potentialités territoriales et le développement de projets structurants à l'échelle régionale et locale. Edmond Kokou Odidi, directeur de l’Agence nationale d’aménagement du territoire (Anatt), affirme que la structure qu’il dirige a pour mission essentielle de promouvoir la politique nationale d’aménagement du territoire. C’est dans ce cadre que depuis 2016, le Bénin s’est doté d’un instrument important appelé le ‘’Schéma national d’aménagement du territoire’’ qui met l’accent sur la promotion des pôles régionaux de développement qui sont au nombre de six. Parmi ces pôles, figure le pôle Sud dans lequel se situe Toffo et plus précisément Houègbo qui est un arrondissement concerné par le projet. « Le gouvernement à travers les investissements qu’il réalise, veille à ce que chaque citoyen partout où il se trouve ait le minimum pour vivre décemment. C’est dans ce cadre que pour accompagner les efforts du gouvernement, l’Anatt a engagé l’initiative ‘’Marché des territoires’’ qui consiste à mobiliser les acteurs étatiques, privés et autres pour la conjugaison des efforts en vue de réaliser des projets économiques participant à la réduction de la pauvreté », a-t-il expliqué. Edmond Kokou Odidi souligne que l’aménagement du territoire permet d’assurer le développement équilibré et durable de l’ensemble du territoire national. Depuis 2017, ajoute-t-il, l’Anatt sous la houlette du ministre du Cadre de vie et du Développement durable a lancé cette initiative qui leur a permis aujourd’hui de réaliser six Projets d’attractivité et de compétitivité des territoires (Pactes). Recherche de partenaires « Malgré ses atouts économiques socioculturels et touristiques, la commune de Toffo éprouve de sérieuses difficultés à assurer de façon continue et pérenne le service de la production de l’eau potable aux populations », a déploré Bibiane Soglo Adanmazé, maire de la commune de Toffo. Elle a accentué son intervention sur trois points à savoir : la présentation de la commune de Toffo, l’historique du Projet d’attractivité et de compétitivité de Houègbo et enfin la présentation des grands projets de la commune à l’horizon 2021-2026. Bibiane Soglo rappelle que le Pacte de Houègbo a fait l’objet d’une recherche de partenariat en 2020. « C’est dans ce cadre que nous avons saisi l’Anatt pour une visite au niveau de notre commune qui, par la suite, a fait l’objet d’une étude technique. A la suite de l’étude, l’Anatt nous a présenté deux options. L’une des options nous amène à la recherche de partenaires techniques et financiers, que nous avons retenue. C’est là que l’idée de l’organisation de la table ronde est née », révèle-t-elle. Elle indique que la mairie ne peut à elle seule lever les fonds pour la réalisation du projet. Des partenaires rencontrés au plan international sont prêts à l'accompagner. Bibiane Soglo n’a pas aussi manqué de présenter d’autres projets en cours pour le développement de la commune. Il est à rappeler que la table ronde qui s’ouvre demain aura lieu en visioconférence et en présentiel et réunira une centaine de participants nationaux et internationaux. Actualités 06 avr. 2022


Fédération béninoise de triathlon : Une vingtaine d’entraîneurs de niveau 1 formés dès le 9 avril
Deux experts, français et tunisien, vont former, du 9 au 12 avril prochain à Sègbohouè (Kpomassè), des entraîneurs de triathlon de niveau 1 au profit de la Fédération béninoise de la discipline. Il s’agit de Laurent Massias, directeur technique adjoint de la Fédération française de triathlon, responsable sportif des projets Fratri et du Tunisien Issam Meili. Conformément à son programme d’activités 2022, le comité exécutif de la Fédération béninoise de triathlon dirigé par Richard Assah organise cette formation en partenariat avec le Comité national olympique et sportif béninois (Cnos-Ben) et avec le soutien de la solidarité olympique, du Cio et de la World triathlon. Selon Richard Assah, président de la Fédération béninoise de triathlon, l’objectif est de doter cette jeune fédération de ressources humaines capables d’animer cette discipline sportive. C’est également l’occasion pour les participants d’améliorer leurs niveau et connaissances dans ce sport. Une vingtaine de stagiaires sont attendus à cette formation. « Nous ne voulons pas former pour former. Il s’agira pour ceux qui sont retenus pour cette formation d’être capables à moyen terme de pouvoir produire deux triathlètes filles et garçons capables d’être aux grands rendez-vous », prévient Richard Assah. A signaler que désignés par la World triathlon, ces deux experts sont attendus à Cotonou, vendredi 8 avril prochain.   Sports 06 avr. 2022


Erosion côtière à Sèyivè à Sèmè-Podji Des habitations ravagées (Les populations appellent à des actions urgentes)
La mer avance à grands pas et ravage tout sur son chemin au quartier Sèyivè situé derrière le poste de péage d’Ekpè, dans la commune de Sèmè-Podji. Très inquiètes, les populations appellent les autorités au secours pour des actions urgentes. L’érosion côtière dicte sa loi au quartier Sèyivè dans la commune de Sèmè-Podji. Plusieurs maisons sont déjà emportées par la mer qui avance à grands pas. Les dégâts pourraient évoluer dans les jours à venir si rien n’est fait face à la furie des vagues de l’océan, alerte Mariam Assani Raïmy, vice-présidente de l’Association de développement socio-économique de Sèyivè. Les installations publiques telles que les poteaux électriques et une voie pavée nouvellement construite dans la zone sont aussi menacées. L’inquiétude a gagné les populations depuis le samedi 2 avril dernier quand elles ont constaté que la mer a brusquement débordé et a atteint un niveau sans précédent. « Aujourd’hui, en dehors des terrains qui sont incomptables, deux maisons sont déjà englouties par les eaux », déplore Mariam Assani Raïmy. Selon elle, l’érosion côtière est plus prononcée dans le quartier à cause des travaux de réalisation d'un lépi du côté Ouest de la mer. Des travaux qui auraient entraîné des dégâts sur le côté Est qui compte, à l’en croire, plus de 300 habitations dont des maisons de haut standing. Une disposition provisoire avait été prise en 2019 à savoir l’ensablement du côté Est pour bloquer l’avancée de la mer. Aujourd’hui, tout le sable a été emporté par la mer mettant toutes les maisons et autres édifices publics de la zone sous de fortes menaces des vagues, déplore la vice-présidente de l’Association de développement socio-économique de Sèyivè. Les populations alertent les autorités publiques pour que le tir soit corrigé. Elles appellent le gouvernement à agir dans l'urgence comme ce fut le cas en 2019 avec des mesures palliatives en attendant des solutions durables. Le préfet de l’Ouémé sur le terrain Ce qui permettra de sécuriser un tant soit peu leurs investissements surtout que plusieurs d'entre eux sont déjà à la retraite. Le cri de détresse des concernés est parvenu déjà à l’oreille du préfet de l’Ouémé. Marie Akpotrossou était sur le terrain, lundi 4 avril dernier, pour s’enquérir de la situation. Elle était accompagnée du maire de Sèmè-Podji, Jonas Gbènamèto, ainsi que des autorités des directions départementales en charge du Cadre de vie et des Affaires intérieures et de la Sécurité. A l'occasion, l’autorité préfectorale n’est pas restée sans réaction. En attendant de rendre compte de la situation à sa hiérarchie pour des actions fortes, Marie Akpotrossou a instruit le maire à l’effet de prendre des dispositions pratiques et urgentes pour surveiller toute la zone concernée par le débordement de la mer. Vivement donc que les lignes bougent pour le bonheur des habitants de Sèyivè à Ekpè dans la commune de Sèmè-Podji. Actualités 06 avr. 2022


Open House Cotonou by Fbbb : Une fin en apothéose pour la Team Tanguiéta du Bénin
Le camp international de basketball 3X3 initié par la Fédération béninoise de basketball en partenariat avec Dreals Paris s’est achevé, le week-end dernier à Cotonou. Retour sur les performances... Terminus ! Tout le monde descend ! L’édition 2022 de l’Open House Cotonou by Fbbb a connu son épilogue avec le sacre de la Team Tanguiéta lors du tournoi final chez les hommes, dimanche 3 avril dernier au Centre communautaire Eya à Cotonou. Poussé par un public en liesse, le quatuor béninois composé de Romaric Quenum, Vivien Tossou, Salim Kora Sero et Yunss Akinocho, désigné Mvp au terme de la compétition a allié courage et détermination pour venir à bout de Team Adinike du Burkina Faso en finale. Galvanisés après trois jours de formation, ces joueurs béninois ont mis en pratique les cours de Richard Billant, ex-entraîneur des équipes de France 3×3, Angelo Tsagarakis, ancien joueur français du 3×3 et autres. Opposés à Team Adinike du Burkina Faso en finale, ils ont fait preuve de détermination et d’efficacité en usant de technicité, de passes précises et d’adresse redoutable aux shoots pour gagner la finale par le score de 18-10. « Nous sommes aux anges. Nous avons usé de notre expérience pour réussir ce challenge », a déclaré le capitaine de l’équipe béninoise Romaric Quenum, fier d’avoir remporté ce trophée grâce au soutien de la Fédération béninoise de Basket-ball qui a réussi le pari de l’organisation. Dans la catégorie des Dames, après s’être débarrassée de la Team No Fire No Limits, l’équipe du Togo-Mali, Frek’s a battu la Team Djougou du Bénin en finale. Dans cette confrontation au sommet, l’équipe togo-malienne est arrivée à bout de la sélection béninoise sur le score de 19-14. Au terme de la compétition, la joueuse malienne de la Team Frek’s, Khadiatou Coulibaly, a décroché le titre de Mvp. Cap sur les J.O Paris 2024 Une performance intéressante qui rend fières les joueuses de cette formation. « Nous nous sommes donnés à fond pour y parvenir grâce aux conseils de nos encadreurs », a confié leur capitaine Afetse Elise. Pour avoir évolué à trois alors que les autres équipes jouaient avec quatre joueuses, elle pense continuer avec la même motivation dans les mois à venir. La grosse surprise de la compétition est venue de la jeune équipe béninoise New Stars qui a éliminé en quarts de finale la sélection française avant de tomber en demi-finale face à l’équipe du Burkina Faso. Satisfait du bon déroulement de ce camp international, Ismahiln Onifadé, président de la Fédération béninoise de basket-ball, se dit impressionné par la discipline des athlètes et la détermination des encadreurs de Dreals Paris aux côtés du Bénin et des sélections africaines. Pour lui, le basket-ball béninois est sorti gagnant de cette initiative qui lui permettra de mettre le cap sur les Jeux olympiques de Paris en 2024. Toutes choses qui réconfortent Oswald Homéky, ministre des Sports, dans sa vision de professionnaliser la balle au panier au Bénin. Il a salué le partenariat entre Dreals Paris et la Fédération béninoise de basket-ball avant de réitérer son engagement à accompagner le Bénin à se qualifier pour les prochains Jeux olympiques. Sports 06 avr. 2022


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