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Nouvelles

Contrôle des plaques d’immatriculation des motos: Un moratoire de trois mois accordé aux retardataires
[caption id="attachment_30544" align="alignnone" width="1024"]le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique Sacca Lafia[/caption]

Le contrôle des plaques d’immatriculation des motos déclenché par la Police républicaine depuis vendredi 24 août, est suspendu pour trois mois. Ainsi en a décidé le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique dans un communiqué radiodiffusé et télévisé parvenu à notre rédaction, ce mardi 28 août.

« Pour éviter des désagréments inutiles aux populations, un moratoire de trois mois est accordé aux motocyclistes retardataires pour se conformer à la réglementation en vigueur », annonce le communiqué radiodiffusé et télévisé signé du ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Sacca Lafia, parvenu à notre rédaction. Il a expliqué que c’est dans le cadre du renforcement des mesures de sécurité dans certaines agglomérations du pays, que la Police républicaine a déclenché une opération de contrôle de plaques d’immatriculation des motos depuis le vendredi 24 août.
Cette opération, précise le communiqué, a engendré un encombrement des services de l’Agence nationale des transports terrestres en charge de la délivrance desdites plaques.
Chaque propriétaire de moto non immatriculé devra faire preuve d’esprit patriotique et civique, exhorte le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, pour qu’à compter du 1er décembre marquant la fin du moratoire, aucune moto ne circule sans plaque d’immatriculation.
Ce communiqué du ministre Sacca Lafia vient à point nommé, car les victimes de cette opération se désolent déjà des désagréments à eux causés par la lenteur dans le traitement de leur dossier et le manque d’information pouvant les aider à remplir sans difficulté les formalités de retrait de leurs engins.
Depuis vendredi dernier, le nombre de motos qui circulent dans la ville de Cotonou a considérablement diminué. Des centaines d’engins sont saisis et convoyés dans les locaux de l’Ecole de police.
Un soulagement temporaire donc pour les motocyclistes non en règle qui circulaient la peur au ventre ; seulement, la plupart d’entre eux souhaitent que les frais d’immatriculation des motos jugés « exorbitants » soient revus à la baisse?

Société 29 août 2018


Contribution sur la consommation des services de communications: L’Arcep clarifie, les consommateurs s’inquiètent
[caption id="attachment_30542" align="alignnone" width="1024"]Hervé Coovi Guèdègbé, secrétaire exécutif de l'Arcep[/caption]

Le décret 2018-341 du 25 juillet 2018, portant introduction d’une contribution sur la consommation des services de communications électroniques fournis par les réseaux ouverts au public fait l’objet de polémiques depuis quelques jours. Si du côté de l’Autorité de régulation des communications électroniques et de la poste du Bénin (Arcep-Bénin), l’on rassure de la pertinence de l’acte et du non renchérissement des coûts, les consommateurs sont plutôt sur leurs gardes.

Le décret 2018-341 du 25 juillet 2018, portant contribution sur la consommation des services de communications électroniques fournis par les réseaux ouverts au public n’entraînera pas un renchérissement des coûts de la communication comme le véhiculent les rumeurs ces derniers jours. C’est du moins l’assurance que donne le secrétaire exécutif de l’Autorité de régulation des communications électroniques et de la poste (Arcep-Bénin), Hervé Coovi Guèdègbé. Face à la polémique qui enfle au sujet de l’augmentation éventuelle des coûts de la communication suite au décret signé par le chef de l’Etat, il justifie la pertinence de ladite décision. A l’en croire, la mesure est plus d’intérêt économique que financier pour le gouvernement. « Avec cette mesure, on permet de rendre un peu plus onéreuse la consommation du service pour que le producteur du service puisse avoir les ressources pour développer l’infrastructure. L’utilisation de l’internet requiert la disponibilité des infrastructures», explique-t-il.
Dans les rangs des consommateurs, les supputations vont bon train. Leurs craintes se situent au niveau de la qualité, du développement de l’internet et de la liberté de communiquer. Mais le secrétaire exécutif de l’Arcep-Bénin apaise. « Ce décret peut inquiéter à la première lecture. Mais dans le sens de son application et dans la mission de l’autorité de régulation, il y a une mesure à vocation régulatrice qui permettra de continuer à disposer d’un réel secteur des télécommunications au Bénin », assure-t-il. « Nulle part dans le décret, il n’est question d’empêcher quelqu’un d’utiliser les réseaux sociaux. Les consommateurs seront surpris de constater qu’entre les tarifs de communication d’hier et ceux nouvellement proposés, il n’y a pas eu 5 % d’augmentation », poursuit-il. Il ajoute : « Quel que soit le franc symbolique supplémentaire que va débourser le consommateur pour consommer ces services, il ne peut pas en être content. Toutefois, il faut remarquer que de 2015 à aujourd’hui, la taxe a diminué. La plupart des taxes qui existaient avant 2016 étaient sur les minutes de consommation ; ce qui empêchait l’opérateur de faire des gratuités ».

Une vieille décision !

Le décret en question fixe une contribution en deux éléments. Premièrement, la contribution est libellée comme 5 % du prix hors-taxe pour tous les services, voire Sms et internet. Deuxièmement, la contribution est libellée comme 5 F Cfa hors-taxe par méga octet dans le cas de l’accès à internet utilisé pour fournir un service par contournement (plate-forme over-the-top service ou plate-forme de réseau social).
Selon le secrétaire exécutif de l’Arcep, les taxes critiquées ne sont pas nouvelles. « En 2015, la nécessité d’introduire des contributions de cette nature sur les services de communications a amené le gouvernement d’alors à fixer des redevances de 53 F Cfa sur les appels internationaux, de 5 F Cfa sur la minute», rappelle-t-il. « Quand nous étions à 5 F la minute d’appel comme redevance, la minute coûtait environ 60 F et 53 F sur l’international », fait-il savoir.
Evoquant la démarche du gouvernement, il explique qu’il a marqué une pause en 2016 afin d’aménager l’environnement de la consommation pour plus de convivialité dans le secteur. « La Rupture a décidé de suspendre cette taxe en 2016 pour procéder à une étude de l’écosystème afin de voir de quelle manière, il faut taxer le secteur pour que cela n’entrave pas la politique commerciale et la consommation des services », développe-t-il.
Mieux, poursuit-il, la suspension a permis de réduire des charges. « La contribution initiée aujourd’hui reste dans les proportions de 5 % du prix hors-taxe. Si je dois consommer rigoureusement 100 francs en hors-taxe de services des communications électroniques, je paie 105 francs. Entre la taxe qui était de 5 F sur 60 F de consommation en 2015, nous sommes venus à une contribution de 5%», détaille-t-il.

Inquiétude

Les associations de consommateurs ne semblent pas être sur la même longueur d’onde que l’Arcep-Bénin. « La décision de l’Etat est tombée comme un coup de massue sur l’association des consommateurs de téléphonie mobile. En 2015, nous avions négocié avec le régime de Boni Yayi, pour que cette mesure ne soit pas prise ; nous avions estimé qu’elle allait aggraver la paupérisation des consommateurs », relate le président de la Voix des consommateurs, Robin Accrombessi. « Par rapport à ces mesures fiscales, le consommateur qui est le dernier maillon de la chaîne est plus impacté », estime-t-il.
Lui aussi fonde son raisonnement sur les chiffres. « Lorsque nous prenons la deuxième taxe, si par exemple vous faisiez un forfait de 300 Mo à 500 F, en considérant les 300 Mo désormais, on va multiplier 300 fois 5 F. Ce qui donne 1500 F plus les 500 F que vous dépensiez avant; le tout vous revient à 2000 F », explique-t-il.
De son côté, l’autorité de régulation nuance. « Il est indéniable que le retrait de la gratuité d’un bien à un citoyen puisse l’inquiéter, mais le fait est que la gratuité d’un bien peut engendrer sa destruction à un moment donné de son évolution», indique Hervé Coovi Guèdègbé. Le secrétaire exécutif de l’Arcep clarifie : «En matière de télécommunications, les contributions et les redevances que supporte la consommation diffèrent de celles appliquées dans le domaine des autres biens courants. L’élément de comparaison du consommateur se retrouve dans la notion du tarif de consommation ; il n’a pas un autre prix à payer au niveau des impôts ».

Elan mondial

Selon Hervé Coovi Guèdègbé, la situation observée jusque-là rogne considérablement les chiffres d’affaires et les revenus du secteur. « L’investissement de l’Etat doit être déterminant dans la croissance du secteur. D’année en d’année, il faut noter que le Bénin a observé 20 % de baisse en termes de croissance du secteur des télécommunications », révèle-t-il.
La même tendance s’observe malheureusement au niveau mondial. « Il s’est développé dans le monde entier au nom du principe de la neutralité de l’internet, des grandes entreprises de plateforme qui peuvent offrir des services sans avoir investi dans les réseaux des opérateurs », se désole-t-il. « Dans quel magasin peut-on avoir deux produits où l’un est gratuit et l’autre onéreux ? », s’interroge-t-il, avant d’ajouter que le moment est venu de corriger les habitudes pour la survie des réseaux mobiles.
La réforme en cours au Bénin vise à inscrire le pays dans une dynamique mondiale en matière de communication, selon Hervé Coovi Guèdègbé. « Les taxes sur les consommations dans le secteur de la communication électronique sont aujourd’hui d’actualité dans tous les pays. Partout, il y a des taxes sur la consommation des services de consommation électronique. Ce décret répond à une préoccupation exprimée par tous les opérateurs du monde », argumente-t-il.
L’Arcep-Bénin promet de jouer sa partition pour que les nouvelles grilles tarifaires relatives aux offres des Gsm puissent être appréciées par tous. « Notre rôle est de travailler avec les opérateurs pour que, dans la détermination des tarifs, ils puissent voir comment supporter cela dans le mécanisme d’autorisation des offres. Nous jouons sur tous les leviers afin de faire l’approbation des offres de services », indique le secrétaire exécutif de l’Autorité de régulation des communications électroniques et de la poste.
Le comparatif de ces nouvelles offres par rapport aux anciennes permettra aux associations des consommateurs d’opiner sur les impacts de la mesure, d’interpeller au besoin les opérateurs de téléphonie mobile et de faire des plaidoyers en direction de l’Etat, afin qu’il revoie sa politique fiscale dans le secteur.

Société 29 août 2018


Douzième conférence annuelle de la microfinance: Les acteurs engagés pour une finance inclusive responsable
[caption id="attachment_30541" align="alignnone" width="1024"]Photo de famille des participants à la douzième conférence annuelle de la microfinance à Cotonou[/caption]

La douzième conférence annuelle de la microfinance s’est ouverte, ce mardi 28 août à Cotonou. C’est une initiative du Consortium Alafia, qui regroupe pendant deux jours les professionnels du secteur autour du thème « La finance inclusive responsable et le développement des micro-entreprises ».

Les professionnels de la microfinance se mobilisent pour une finance inclusive responsable et le développement des micros-entreprises. La douzième conférence annuelle de la microfinance ouverte, ce mardi, se propose de baliser le terrain en vue d’un secteur plus dynamique au service du développement durable et de la lutte contre la pauvreté. La rencontre fera le point de l’évolution de l’inclusion financière, abordera les approches de financement du capital social des entrepreneurs et la prise en compte de la technologie dans l’offre de services. 

« Cette conférence sera une occasion pour le Consortium Alafia d’apporter sa contribution à la résolution de la problématique du développement des Pme au Bénin notamment à travers leur financement », explique le représentant du ministre en charge de la Microfinance, Pascal Idrissou Wélé.
Elle offre l’occasion aux acteurs de partager les expériences en termes d’approches, d’outils et de success stories en matière de financement des petites et moyennes entreprises (Pme) et de présenter la vision et la stratégie de chaque principal acteur pour l’essor d’un système financier inclusif responsable au Bénin.
Selon lui, le poids de la microfinance est inestimable en matière de réduction de la pauvreté. «L’industrie de la microfinance au Bénin a su coloniser tous les quartiers et pénétrer tous les villages tout en transcendant les diverses catégories sociales », vante-t-il.
Cette conviction est également partagée par le président du Conseil d’administration (Pca) du Consortium Alafia,
Emmanuel Gahou. Il souligne la force vitale de la microfinance pour les entreprises : « En brisant les murs de la pauvreté, elle permet aux populations capables d’avoir les moyens d’entreprendre des activités de gagner des revenus et d’améliorer la qualité de vie. C’est une activité difficile à délaisser, parce que ce faisant beaucoup seront mis de côté et il y aurait de sérieux remous sociaux difficiles à contenir ».
Les récentes prouesses du secteur en disent long sur son importance. « A fin mars 2018, le nombre de clients actifs est de 2 234 356 avec un encourt de crédit de 150,67 milliards de F Cfa et un encourt de dépôt qui s’élève de 105,3 milliards de francs Cfa», révèle le Pca.

Dynamisme des acteurs

Ces données témoignent du professionnalisme et du dynamisme des acteurs. « Vous êtes des concepteurs et des bâtisseurs réels d’une part importante de l’économie sociale et solidaire béninoises. Par vos initiatives, vous préparez les milliers de micros et petits entrepreneurs qui deviendront des architectes du développement économique et social durable dont le Bénin a grand besoin », salue-t-il.
Toutefois, les acteurs ne doivent pas dormir sur leurs lauriers. Il évoque les clefs d’une microfinance inclusive responsable. «Il nous faudra bâtir un système financier dynamique, innovant et inclusif qui s’adresse à l’ensemble de la population suivant ses besoins ; un système qui permet aux professionnels, aux entrepreneurs et à la jeunesse de participer à la création de richesses tout en apprenant à épargner, un système qui protège et assure les actifs des épargnants », indique Emmanuel Gahou.
En attendant, le Consortium Alafia peut compter sur l’accompagnement du gouvernement pour le développement du secteur, rassure le représentant du ministre en charge de la Microfinance, Pascal Idrissou Wélé.
De bonnes perspectives se profilent pour l’essor du secteur. « Au plan de la promotion du secteur de la microfinance, nous encourageons le gouvernement pour la concrétisation de son choix de faire de la microfinance le fer de lance pour le développement économique et social du Bénin. Avec lui, nous sommes convaincus que l’actualisation et la mise en œuvre effective de la Politique nationale de développement et la microfinance du Bénin seront dans les jours à venir, une réalité concrète », espère-t-il.

Société 29 août 2018


Rentabilité de l’agriculture africaine: Des experts en concertation pour améliorer la qualité du cajou
[caption id="attachment_30540" align="alignnone" width="1024"]des experts du Cicc à Cotonou[/caption]

Le Conseil international consultatif du cajou tient à Cotonou, les 28 et 29 août, une réunion de haut niveau. Des experts de divers pays y ont été conviés pour travailler sur les documents-socle de l’institution. Leurs travaux interviennent en prélude à la session ministérielle qui s’ouvre demain jeudi 30 août toujours à Cotonou.

Avec une architecture bien structurée, des documents fiables et une organisation sans faille, le Conseil international consultatif du cajou (Cicc) sera une institution forte à même de porter les aspirations et les ambitions du monde agricole et des producteurs du cajou. C’est cette mission assignée aux experts internationaux venus de plusieurs pays africains réunis à Cotonou pour deux jours, en vue de renforcer ce creuset et de le doter d’outils pour un meilleur fonctionnement à l’occasion de la deuxième réunion du Cicc.

C’est une rencontre censée révolutionner le devenir du monde agricole sur le continent, admet Dr Adama Coulibaly, directeur général du Conseil du coton et de l’anacarde. Aussi, salue-t-il la mobilisation des experts qui, apprécie-t-il, se sont massivement mobilisés autour des enjeux de la rencontre. L’importance de la filière cajou pour nos économies n’est plus à démontrer, note-t-il, au regard de l’engagement de ces experts pour porter loin le Cicc.
Pour Gaston Dossouhoui, ministre en charge de l’Agriculture, le Cicc est porteur de beaucoup d’espoir en ce sens qu’il va régir la vie du cajou en Afrique et dans le monde. S’agissant du Bénin, il met un point d’honneur sur cette culture, ainsi que l’illustre la place de choix accordée à cette culture dans le Programme d’action du gouvernement. Le pays compte ainsi, à l’instar des autres producteurs, densifier sa production pour atteindre les 300 000 tonnes par an et parvenir à transformer au moins 50 % de la production sur place. Dans les autres pays, les défis de la filière ne sont pas moindres et pour cette raison, les experts du Cicc, souhaite le ministre, doivent travailler à rendre disponibles des mécanismes pour améliorer la qualité du cajou et renforcer sa production. La mise en place et le fonctionnement idoine du Cicc s’imposent donc comme des défis, indique-t-il.
Comme lui, Serge Ahissou, ministre en charge du Commerce, à l’ouverture des travaux, s’est montré optimiste quant à l’avenir de la filière. L’une des voies les plus importantes pour y parvenir, c’est l’opérationnalisation du Cicc, souligne-t-il. Pour cette raison, il a invité les experts à travailler assidument sur des éléments comme le règlement intérieur, le budget, l’organigramme, les termes de référence, le plan d’actions, le statut du personnel, le recrutement du secrétaire exécutif du Cicc.
A la suite des travaux des experts, s’ouvre demain la réunion ministérielle du Conseil international consultatif du cajou pour connaître des conclusions et propositions soumises par la session des experts.

Société 29 août 2018


Audience spéciale publique à la Cour constitutionnelle: Cinq décisions rendues et deux requêtes renvoyées (La Cour fait appel aux experts sur une question d'égalité entre ethnies)
[caption id="attachment_30539" align="alignnone" width="1024"]Les membres de la Cour constitutionnelle lors de l'audience spéciale publique du mardi 28 août[/caption]

Sous l'égide de son président Joseph Djogbénou, la Cour constitutionnelle a tenu, ce mardi 28 août, une audience spéciale publique. La particularité de cette audience tient en ce qu'elle a connu d'une mise en état avec la contribution d'experts au regard de la délicatesse et de la sensibilité du recours. Au demeurant, sur les sept dossiers au rôle de l'audience, cinq décisions ont été rendues et deux dossiers ont été renvoyés.

Adoptée par l'Assemblée nationale, jeudi 26 juillet dernier et transmise le 9 août à la Cour, la loi n°2018-23 portant Charte des partis politiques en République du Bénin est passée au scanner de la Haute juridiction. Faisant usage de ses prérogatives, le chef de l'Etat, par requête en date du 22 août 2018 a soumis à la Haute juridiction le contrôle de conformité de ladite loi. 

Statuant sur la forme, la cour a déclaré la requête recevable au motif que la demande du chef de l'Etat trouve son ancrage légal dans la Constitution et sa requête a été envoyée dans le délai légal de quinze jours entre la transmission de la loi objet de la requête et sa soumission à la cour, conformément aux textes en vigueur.
Traitant du fond, la Haute juridiction a déclaré tous les articles de la loi conformes à la Constitution et par ricochet, la loi 2018-23 portant Charte des partis politiques en République du Bénin conforme à la Constitution.
Le nommé Basile Badjito a saisi la Cour constitutionnelle d'un recours en inconstitutionnalité du décret portant statut et règlement intérieur de l'Association nationale des praticiens de la médecine traditionnelle
(Anapramet). Il rappelle qu'une association ne saurait être créée par décret puisqu'elle est régie par la loi 1901 du 1er juillet 1901. Le requérant s'offusque de ce que les dispositions dudit décret réorganisent l'association, bafouant les prérogatives de l'assemblée générale de l'Anapramet.
Le représentant du ministre de la Santé explique plutôt que par ledit décret, le gouvernement reconnaît simplement
l'Anapramet et autorise la collaboration entre la médecine moderne et traditionnelle. Réaffirmant la liberté d'association et l'impact de ce décret sur le libre fonctionnement de l'Anapramet, la Cour a déclaré qu'un tel décret viole effectivement la Constitution.
Egalité devant la loi sans distinction de sexe, de race, de région ou de religion... C'est ce principe constitutionnel que le sieur Arnaud Houessou demande à la Cour de rétablir lorsqu'il forme un recours sur la violation du principe d'égalité par le ministre de la Fonction publique. Le requérant expose une inégalité de traitement entre agents ayant les mêmes qualifications. L'un aurait été promu et avancé au détriment des autres. La Cour constitutionnelle est bien le défenseur de l'égalité, hélas le requérant n'a apporté aucune preuve établissant qu'il est lésé dans des privilèges dont il devrait bénéficier. La cour a donc déclaré qu'il n'y a pas violation de la Constitution.

Propriétés et statuts en cause

Voyant leurs biens immeubles menacés, l'ensemble des acquéreurs du domaine Aho a sollicité, par requête, l'intervention de la Haute juridiction dans le règlement des conflits domaniaux les opposant à d'autres particuliers. Les requérants indiquent qu'ils ont acquis les terres Aho légitimement et en ont été reconnus nouveaux propriétaires par décision de justice. Mais ils se plaignent de l'entêtement des occupants illégaux qui avaient été déguerpis d'une part et d'autre part du gouvernement qui a déclaré ces terres indisponibles. Juge de la constitutionnalité, la Cour constitutionnelle s'est déclarée incompétente car cette affaire tend, précise-t-elle, à faire apprécier l'application du Code foncier par la Haute juridiction.
Saisie par une requête du président du Tribunal de première instance de première classe de Cotonou par intérim, la Cour a statué sur une exception d'inconstitutionnalité soulevée par le sieur Gafar Aliou assisté de Me
Nicolin Assogba. L'exception porte sur une disposition du Code de procédure civile, commerciale, sociale, administrative et des comptes qui ne favoriserait un procès équitable. Ce code ayant déjà été déclaré conforme à la Constitution, la cour a conclu que la requête est irrecevable pour autorité de la chose jugée.
Par requête, le sieur Adjamonsi Worou a soumis à la cour un recours en inconstitutionnalité de trois décrets portant respectivement sur le statut particulier des corps du personnel de la douane et assimilés, le statut particulier des corps du personnel de la police nationale et le statut particulier du personnel des eaux et forêts. Le requérant évoque des manquements et discriminations dans le reclassement et l'avancement. Représenté par son secrétaire général, le gouvernement fait savoir que les décrets objets de la requête sont des décrets d'application qui avaient déjà été retirés de l'ordonnancement juridique avant d'être réintégrés d'une part et que le recours portant sur le statut du personnel de la police nationale est sans objet au regard de la réforme intervenue au niveau des forces de sécurité d'autre part. Il en découle que le gouvernement prend déjà les mesures idoines pour procéder à un juste reclassement. Au regard des évolutions dans le dossier, la cour a renvoyé l'examen de l'affaire pour l'audience du 2 octobre après communication des nouvelles pièces.

Avis d'experts sollicités sur un recours sensible

Le dernier recours dont a connu la Haute juridiction a porté sur une question d'égalité entre ethnies. Le requérant David Nahouan fait savoir que dans la classification des ethnies par l'Institut national des statistiques et de l'analyse économique (Insae), plusieurs ethnies ont été classées sous la désignation "Gua, Otamari et apparentés". Une classification qui tendrait à léser les autres groupes sociaux dans leur identité culturelle. Par ailleurs, il précise que le terme Otamari désigne un individu dont la langue est le ditamari. Or, il existe plusieurs groupes sociaux ayant des langues distinctes (Berba, Gourma, Ossori, Natema, Wama, Yende) mais qui ont été confondus sous la classe "Gua, Otamari et apparentés", souligne-t-il. Un terme opprimant pour les autres groupes qui ne peuvent pas accepter une identité qui n'est pas la leur.
Ayant pris fonction, il y a moins d'une semaine, le directeur général de l'Insae, Laurent Houssa, a rappelé qu'un recours portant sur le même objet avait déjà été introduit et jugé en 2017. La Haute juridiction s'était alors jugée incompétente. Après avoir reconnu l'égalité des peuples, il a exposé que l'Insae n'a jamais eu l'intention de brimer des peuples au détriment d'autres en désignant ces groupes ethniques de "Gua, Otamari et apparentés". C'est un travail purement statistique conforme aux prescriptions internationales qui ne tient pas compte des détails de langue mais des regroupements. Le terme "apparenté" fait référence aux interprénétrations entre regroupements, a-t-il fait savoir.
Au regard de la nécessité de disposer de connaissances techniques et scientifiques pour mieux apprécier le recours, la Haute juridiction a sollicité quatre experts. Il s'agit du professeur Didier N'dah, maître de conférences en archéologie et histoire, du professeur Emmanuel Tiando, du professeur de sociologie Nassirou Bako Arifari et du professeur de droit public à l'université de Kara, Adama Kpoda.
Le maître de conférences en archéologie et histoire, Didier N'dah a déploré le fait que l'Insae ne tienne pas compte de toutes les spécificités culturelles dans ses recherches. « Le terme Gua, par lequel l'Insae désigne ces groupes sociaux, n'a aucune signification pour les populations de l'Atacora. C'est une langue parlée dans la région Est du Ghana. Par contre le terme Gu désigne un ensemble de langues qui se retrouvent dans la zone voltaïque dont le Nord-ouest du Bénin », a-t-il indiqué.
« Il n'y a pas de peuple Gua, il existe plutôt la langue Gur », certifie le professeur Emmanuel Tiando. Selon lui, la méthodologie en matière de recherches scientifiques au Bénin pose problème. Or, une mauvaise méthodologie amène à de mauvais résultats. La désignation "Gua, Otamari et apparentés" cause bien de préjudices aux autres groupes inclus. Il nuit à l'identité des autres groupes de langue Gur et peut représenter, selon le professeur Emmanuel Tiando, une menace à la paix sociale. « Au regard du fait que les Français, les Italiens, les Espagnols, les Portugais sont des peuples latins, si l'on désignait ces peuples par "Les Espagnols et les autres" pensez-vous que les Français seraient contents? C'est la même chose qui se passe ici », a-t-il argumenté. Selon lui, l'Atacora comprend une diversité de groupes socioculturels qui, chacun, réclament leur identité. Et tous ces peuples ont leurs langues.
Pour le professeur sociologue Nassirou Bako Arifari, les statistiques et les classifications de l'Insae sont une catastrophe scientifique. Le groupe Gua est une invention de l'Insae. « Dire que le requérant est "Otamari et apparentés" alors qu'il est Wao (singulier de Waba) et parle le Wama, est une violation de son droit à l'identité. Mettre les Waba sous "Otamari et apparentés", c'est renier leurs origines », a-t-il déclaré. Faisant ressortir quelques distinctions entre les groupes sociaux, il ajoute que les Waba sont considérés comme les seuls forgerons métallurgiques alors que les Bètamaribè (pluriel de Otamari) étaient essentiellement des cultivateurs. Selon lui, l'impact de cette confusion est si grande qu'aujourd'hui, certains Waba pensent que ce sont ces statistiques qui font que le ditamari est perçu comme la langue la plus représentative des groupes assimilés. Conséquence, elle est la seule langue parlée dans les médias et probablement la langue choisie pour l'apprentissage des langues endogènes.
Le dernier expert sollicité, le professeur titulaire de droit public Adama Kpoda fait remarquer que les réflexions scientifiques et historiques ne sont pas systématiquement considérées comme des vérités juridiques. Car le juge doit tenir compte de certaines clarifications et qualifications. Selon lui, l'impératif de l'unité l'emporte sur les revendications ethniques. « L'identité culturelle ne s'apprécie devant une juridiction que lorsqu'on apporte la preuve d'une discrimination et tant que cette preuve n'est pas apportée, le juge n'a pas d'éléments objectifs pour apprécier. Or la requête ne fait mention d'aucune discrimination palpable », précise le juriste. Au regard de la complexité du sujet et des apports considérables, la Cour a renvoyé l'examen du dossier pour l'audience du 9 octobre prochain?

Actualités 29 août 2018


Ratification de prêts au Parlement: Plus de 73 milliards F Cfa pour des routes et la santé
[caption id="attachment_30537" align="alignnone" width="1024"]Cette autorisation de ratification de deux accords de financement renforcera les nombreux chantiers de bitumage et d’asphaltage en cours dans plusieurs régions du pays[/caption]

Les députés ont autorisé, ce mardi 28 août, le gouvernement à ratifier trois accords de financement d’un montant total de 73 025 017 410 F Cfa dont deux estimés à 65 025 017 410 F Cfa pour la réhabilitation du corridor Cotonou - Niamey: section Béroubouay - Malanville longue de 169,4 km, et les 8 milliards F Cfa restants pour le Projet régional d’amélioration des Systèmes de surveillance des maladies en Afrique de l’Ouest (Redisse III).

Deux dossiers d’autorisation de ratification d’accord de prêt ont été adoptés à l’unanimité des députés, ce mardi 28 août à l’Assemblée nationale. Le premier dossier est relatif au projet de loi portant autorisation de ratification de l’accord de financement signé à Cotonou, le 11 juin 2018, entre la République du Bénin et l’Association internationale de développement (Aid) dans le cadre du 

Projet régional d’amélioration des Systèmes de surveillance des maladies en Afrique de l’Ouest (Redisse III). Le montant de l’accord est de 8 milliards F Cfa.
Le second dossier concerne le projet de loi portant autorisation de ratification des accords-cadres de pré-mise en œuvre et de mise en œuvre, signé le 3 avril 2018, entre la République du Bénin et la Banque islamique de développement (Bid) dans le cadre du financement du projet de réhabilitation du corridor Cotonou-Niamey : section Béroubouay - Malanville longue de 169,4 km.
Les deux accords-cadres de la Bid font un montant cumulé de 65 025 017 410 F Cfa sur un coût total hors-taxes et hors-douane du projet estimé à
78 209 753 110 F Cfa. Le reste du financement du projet, c’est-à-dire les 13 184 735 700 F Cfa est à la charge du Fonds de l’Opep pour le développement international (Ofid) dont la ratification est prévue pour sous peu.
Le financement obtenu de la Bid dont la ratification a été autorisée hier par les députés est assorti de certaines conditions.
L’accord-cadre de pré-mise en œuvre, d’un montant de
3 870 146 300 F Cfa, est conclu pour une durée de remboursement de 20 ans dont 4 ans de différés en capital. La marge bénéficiaire est de 1,8% l’an sur le montant décaissé l’an et non encore remboursé.
Pour ce qui est de l’accord-cadre de mise en œuvre estimé à un montant de 61 154 871 110 F Cfa, il est assorti d’une durée de remboursement de 20 ans dont 3 ans de différé en capital. Le taux d’intérêt est de 1,8 % l’an sur le montant décaissé l’an et non encore remboursé. Ce qui permet de dégager un élément don moyen des deux accords-cadres de 29,6 %. La périodicité de remboursement de chacun des deux financements est la semestrialité.

Cris de cœur parlementaires

Les travaux seront réalisés par allotissement. Le lot 1, d’une durée de 36 mois, concerne le tronçon Béroubouay - fleuve Goubafari soit 148,6 km constitué essentiellement de travaux de revêtement, d’assainissement et de drainage, de signalisation et d’éclairage ainsi que d’équipement de sécurité routière à la charge de la la Bid. Il est prévu par ailleurs l’aménagement de 65 km de piste en terre; la construction de 15 salles de classe, la construction de 2 centres de santé ; la construction de 8 marchés ; la réalisation de 10 forages ; la réalisation de 5 retenues d’eau, la construction de 52 latrines et la construction de 4800 ml de clôture de bâtiments administratifs et scolaires.
Le lot 2 d’une durée de 20 mois se rapporte au tronçon fleuve
Goubafari -Malanville long de 20,8 km à la charge du fonds de l’Opep pour le développement international (Ofid). La signature de cet accord de prêt interviendra incessamment, informe le président de la Commission des Finances et des Echanges de l’Assemblée nationale, Raphaël Akotègnon qui a présenté les deux accords-cadres adoptés hier par les députés. Selon lui, le projet de réhabilitation du corridor Cotonou - Niamey : section Béroubouay -
Malanville s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du quatrième axe stratégique du Programme d’action du gouvernement (Pag) qui vise à faire des infrastructures de transport un levier important pour soutenir la croissance économique et faciliter le développement des exportations.
L’objectif visé par le projet est de promouvoir l’intégration régionale et d’accroître les échanges commerciaux entre le Bénin et les pays voisins, notamment le Niger, le Burkina Faso, le Togo et le Nigeria, à travers l’amélioration des conditions du transport sur ce corridor international. Lequel objectif a été vanté par tous les députés intervenus au cours du débat général dont Parfait Houangni, André Okounlola Biaou et Benoît Dègla. Ils ont tous reconnu que le gouvernement fait beaucoup d’efforts dans le sens de l’amélioration du réseau routier national. Selon eux, cette autorisation de ratification de deux accords de financement vient renforcer les nombreux chantiers de bitumage et d’asphaltage en cours dans plusieurs régions du pays. Tout en reconnaissant que tout le Bénin surtout le Nord-Bénin est en chantier, les députés Benoît Dègla et André Okounlola Biaou relèvent que le centre-Bénin semble être marginalisé. Ils plaident pour une répartition équitable des projets routiers pour permettre un désenclavement total du pays. Les cas de l’axe Kilibo-Ouèssè, Glazoué-Ouèdèmè-Aklamkpa et Oké Owo-Savè aujourd’hui impraticables avec impossibilité pour les paysans d’écouler leurs produits vivriers, ont été cités en exemple par les deux députés qui disent porter les cris de cœur de ces populations.
Présent à la séance plénière, le ministre chargé des Infrastructures a rassuré les deux députés. Alassane Séïdou a expliqué que toutes les routes évoquées ont été recensées par son ministère. Elles font partie des axes priorisés dans le cadre des travaux d’entretien routier devant démarrer très bientôt sous le financement du Fonds routier?
Une Convention internationale approuvée

Les députés ont également examiné et adopté, à la faveur de leur séance plénière de ce mardi 21 août, le projet de loi portant autorisation de ratification du Protocole facultatif à la Convention à l’égard des femmes, adoptée à New York aux Etats-Unis d’Amérique, le 2 octobre 1999. Ce dossier a été approuvé à l’unanimité des parlementaires présents ou représentés, tout comme d’ailleurs les deux autres sur lesquels ils se sont penchés hier au titre des travaux de la troisième session extraordinaire de l’année 2018.
Th. C. N.

Actualités 29 août 2018


Championnat national de basketball: Energie (D) et Elan (H) sacrés champions

La phase finale du championnat national de basketball senior s’est achevée, samedi 25 août dernier au Hall des arts, loisirs et sports de Cotonou, avec le sacre d’Energie basketball club, qui a conservé son titre chez les Dames et Elan basketball club chez les hommes.

Energie Bbc chez les dames et Elan Bbc chez les hommes ont remporté, samedi 25 août, au Hall des arts, loisirs et sports de Cotonou, le championnat national senior de basketball saison 2017-2018. Les deux formations ont réussi un parcours sans faute lors du tournoi, chacune dans sa catégorie, pour arracher le titre. 

Chez les hommes, Elan Bbc a arraché le trophée lors de la dernière journée face l’Association sportive du Port autonome de Cotonou (Aspac) par le score de 67-68. Auréolés de trois victoires avant la dernière journée, Aspac et Elan se sont livré un combat sans merci lors de la dernière journée. Ils n’ont pu se départager qu’après une prolongation. Une déception sans doute pour les Portuaires qui lorgnaient le titre après avoir battu le champion en titre, Renaissance basketball club, en match inaugural.
La veille de cette confrontation, Elan a battu les Lions de Savè (47-88) tandis qu’Aspac s’est débarrassée de Bosco Star (80-39). Ecarté du titre avant la dernière journée, Renaissance basketball club s’est confortée avec une victoire face aux Lions de Savè (94-25).
Chez les dames, la championne en titre, Energie a réussi à conserver son titre en faisant un carton plein. Après avoir battu respectivement Bosco Star de Parakou (107-20) et Aso Modèle (102-41) lors des premières journées, les dames d’Energie ont conclu leur belle performance par une victoire (56 – 61) face à l’Association sportive du Port autonome de Cotonou. Elles réussissent ainsi à confirmer leur suprématie en deux éditions successives sur le basketball béninois.
L’Aspac perd ainsi les deux titres tandis que Lions de Savè, Bosco Star et Aso Modèle devront continuer le dur apprentissage pour faire mieux, la saison prochaine?

Sports 28 août 2018


Gala de boxe à Parakou: L’évènement se précise
[caption id="attachment_30533" align="alignnone" width="1024"]Séidou Fataou Garadima alias Commandant Borro[/caption]

Les regards des férus du noble art au Bénin seront tournés, samedi 1er septembre prochain, vers la ville de Parakou. Elle accueillera un gala de boxe avec, à la clé, un combat néo-professionnel. 

La fièvre ne cesse de monter à Parakou à mesure que s’approche cette date du gala international de boxe que le stade omnisports de la ville abritera. L’évènement constituera en soi une première pour la ville. Sur le ring, un de ses fils, Séidou Fataou Garadima alias Commandant Borro sera opposé au pugiliste ghanéen Kofi Ahhbah dit Black Bomba. Ce sera pour un combat néo-professionnel dans la catégorie des mi-lourds.
Actuellement, les organisateurs procèdent aux derniers préparatifs. Chargé à bord d’un train à Cotonou, le matériel devant monter le ring est arrivé sans difficulté à Parakou, depuis samedi 25 août dernier.
Quant au boxeur ghanéen, il est attendu ce mardi 28 août, à Cotonou. Il ralliera Parakou demain.
Confiant et très déterminé, Commandant Borro confie être prêt pour le combat. A son adversaire, il promet le KO. Au cours des séances d’entraînement sous la houlette de son coach Martin Patrice, il continue à mettre les bouchées doubles pour gagner son combat.
En dehors du combat néo-professionnel, six autres combats sont également programmés au cours de ce gala, et n’opposeront que des pugilistes béninois.

 

Sports 28 août 2018


Football / Préparatifs éliminatoires de la Can U-17: Les Ecureuils cadets sur la dernière ligne droite
[caption id="attachment_30532" align="alignnone" width="1024"]Les Ecureuils cadets[/caption]

La sélection nationale cadette de football prendra part du 2 au 15 septembre prochain à Niamey au Niger au tournoi de l’Union des fédérations ouest-africaines (Ufoa B) de football. Les Ecureuils ont remporté (3-2) leur dernier match amical face à Oasis du Nigeria, avant leur départ pour cette compétition comptant pour les éliminatoires de la Can U-17 Tanzanie 2019.

Les Ecureuils cadets ont battu Oasis du Nigeria (3-2), ce dimanche 26 août au stade René Pleven, lors de leur dernier match amical avant leur participation au tournoi de l’Ufoa B prévu du 2 au 15 septembre prochain à Niamey. 

Placé dans le groupe B composé du Nigeria, du Burkina Faso et de Côte d’Ivoire, le Bénin devra batailler dur lors de cette compétition dont le champion sera qualifié pour la Coupe d’Afrique des nations des moins de 17 ans en Tanzanie en 2019. Le Niger, pays hôte, va affronter le Togo et le Ghana dans le groupe A.
Les deux premiers de chaque groupe devant se qualifier pour les demi-finales du tournoi, le vainqueur en finale représentera la zone Ufoa B à la phase finale de la Can U-17, Tanzanie 2019.
Désormais, sur la dernière ligne droite des préparatifs, l’encadrement technique des Ecureuils cadets dirigé par le sélectionneur Lafiou Yessoufou joue son va-tout pour permettre au Bénin de s’en sortir face au Nigeria, à la Côte d’Ivoire et au Ghana, favoris de ce tournoi.
Ce nouveau mode de qualification sur la base des éliminatoires régionales est une décision prise lors du premier symposium de la Caf sur le football africain tenu en juillet 2017 à Rabat (Maroc).
Le tournoi va démarrer le 2 septembre avec un match d’ouverture entre le pays hôte, le Niger et le Togo au stade Seyni Kountché de Niamey tandis que les Ecureuils cadets sont attendus par la Côte d’Ivoire pour le compte de leur première.
Le champion de ce tournoi rejoindra l’Angola, le Cameroun, la Tanzanie, pays-hôte, et l’Ouganda qui ont déjà validé leur billet pour la phase finale de la Can U-17 Tanzanie 2019?

Sports 28 août 2018


Divagation d'animaux à Parakou: L’opération d’abattage systématique relancée
[caption id="attachment_30529" align="alignnone" width="1024"]Plus de 200 bêtes ont fait les frais de l’opération d’abattage systématique[/caption]

Passée la trêve accordée à l’occasion de la fête de l’Aïd el-Kébir, la mairie de Parakou a relancé depuis, vendredi 24 août dernier, l’assaut contre les bêtes en divagation sur son territoire. En termes de bilan, ce sont plusieurs dizaines de moutons et de cabris qui paient le prix de l’entêtement de leurs propriétaires. Ce qui fait l’affaire des détenus de la prison civile de la ville qui, pour leurs repas, ont de la viande à profusion.

L’opération d’abattage systématique des animaux en divagation dans la ville de Parakou a repris de plus belle, depuis vendredi 24 août dernier. Pour la circonstance, une équipe mixte constituée des éléments de la Police républicaine et des agents de la mairie a été déployée sur le terrain, pour appréhender toutes les bêtes qui errent aussi bien dans les rues que sur les artères principales de la ville, dans les trois arrondissements de la municipalité. A l’arrivée, la chasse a été abondante. 

Souvent à la base de nombreux accidents de la circulation, environ 200 de ces bêtes ont fait les frais de cette opération et ont été systématiquement égorgées. C’est pour couper court à la rumeur persistante selon laquelle les animaux arrêtés échouent finalement dans les domiciles des autorités de la municipalité.
L’opération qui n’est qu’à son début aura lieu à la fin de chaque semaine, annoncent les autorités municipales. Aucune résistance n’a été observée sur le terrain, vendredi 24 août dernier.
Après la descente, la procédure recommande qu’un compte-rendu soit fait au procureur de la République qui décidera de la destination de la viande des animaux abattus. D’ores et déjà, avait averti le maire Charles Toko, il est prévu qu’elle soit remise à la prison civile de la ville. Ce qui permettra d’améliorer la ration alimentaire des détenus de cette maison d’arrêt.
Les propriétaires des animaux n’auront à s’en prendre qu’à eux-mêmes. La mairie de Parakou les a mis en garde à maintes reprises et ce, depuis des années, leur demandant de parquer leurs bêtes dans des enclos.

Société 28 août 2018


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