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Nouvelles

Nouvelles offres de Canal+: Plus de chaînes, plus de programmes et un kit scolaire en surplus
[caption id="attachment_30528" align="alignnone" width="1024"]Photo de famille du directeur de Canal+ Bénin, Jonathan Lett, avec ses collaborateurs et des invités[/caption]

Toujours innovant et toujours plus proche de ses abonnés, Canal+ Bénin enrichit son paquet d’offres de nouvelles chaînes et de nouveaux programmes. Cerise sur le gâteau, Canal+ Bénin a décidé d’accompagner les parents dans la préparation de la rentrée scolaire. Face à la presse, samedi 25 août dernier à Cotonou, le directeur de Canal+ Bénin, Jonathan Lett, a levé le voile sur la série d’offres et d’initiatives au profit des populations.

La rentrée aura lieu avec Canal+ Bénin de la meilleure des façons. Du 28 août au 15 septembre prochain, tout abonnement ou réabonnement donne droit à un kit scolaire composé de crayons, stylos, cahiers..., généreusement offert. « Le mois de septembre, vous le savez, c’est la rentrée des classes et c’est une période un peu difficile pour les parents. Ils doivent faire face à beaucoup de dépenses. C’est pourquoi Canal+ Bénin a décidé de les accompagner dans la préparation de la rentrée scolaire », a expliqué le directeur de Canal+ Bénin Jonathan Lett. Outre le kit scolaire, Canal+ réserve une autre surprise : de nouvelles chaînes, de nouveaux programmes, de meilleures distractions... 

Dès septembre en effet, les bouquets Canal+ s’enrichissent de trois nouvelles chaînes : Canal+ Comédie pour apaiser, dissiper toute amertume et redonner sourire, Canal+ Action pour un divertissement hot et pour le plaisir des cinéphiles puis Canal+ Sport pour satisfaire les passionnés du football et des grandes compétitions sportives.
D’ailleurs, la rentrée scolaire coïncide avec la rentrée sportive et Canal+ entend être l’allié de premier plan des amoureux du football avec la diffusion de la Ligue 1, la Liga, la Premier League, l’Uefa Champions League, l’Uefa Europa League... et des autres rendez-vous sportifs tels le Top 14... Et ce n’est pas tout ! Dès septembre, la chaîne A+, chaîne des séries africaines, bien appréciée pour la vitrine qu’elle représente pour l’Afrique, fera peau neuve. Elle propose de nouveaux programmes avec A+ Création, A+ Nostalgie, A+ AfroNovelas et A+ Saga. Pour se réabonner et avoir droit à toutes ces offres, pas besoin de se rendre forcément dans une agence ! Un Mobile money ou Moov money et les bouquets Canal+ sont de retour avec la semaine généreuse pour tout réabonnement intervenu avant l’expiration du précédent. Et pendant que la famille Canal+ s’agrandit non seulement avec de nouveaux abonnés mais aussi avec de nouvelles chaînes, le décodeur HD est au prix exceptionnel de 15 000 francs Cfa.
Toutefois, il y a aussi la possibilité de suivre Canal+ sans décodeur avec l’application myCanal qui permet de regarder en direct les chaînes Canal+ sur tous les écrans : ordinateurs, tablettes et Smartphones.

Queen Fumi, ambassadrice de Canal+ Bénin

Par ailleurs, le directeur général de Canal+ Bénin a insisté sur le bien-fondé et les avantages pour tout abonné ou nouvel abonné de faire recours aux techniciens maison de Canal+ pour l’installation ou la maintenance du décodeur. Car d’aucuns se plaignent de la non stabilité des chaînes ou de difficultés d’accès à certaines chaînes. Ces problèmes, à en croire le directeur de Canal+ Bénin, sont dus à une mauvaise installation. Or avec les techniciens Canal+, l’installation est de meilleure qualité avec une garantie de six mois et la maintenance est faite de façon à limiter les désagréments qui surviennent. Les anciens abonnés pourront aussi faire pointer à nouveau leurs antennes à moindre coût.
Lors du point de presse tenu samedi dernier, le responsable communication de Canal+ Bénin, Afoussath Salifou-Traoré, a présenté le nouveau visage de Canal+ Bénin. C’est la jeune artiste béninoise Queen Fumi qui prêtera sa voix et son image au groupe. Cette nouvelle ambassadrice de la marque Canal+ est en effet une passionnée de la musique et s’avère être aussi très sensible aux actions communautaires de Canal+. Elle présente donc un profil bien favorable aux idéaux de Canal+, a-t-elle expliqué. A travers une prestation en live, l’artiste a démontré qu’elle ne reflète pas moins tout le talent qu’on lui attribue.
Le directeur de Canal+ Bénin, Jonathan Lett, et la jeune ambassadrice Queen Fumi ont procédé à la signature officielle du contrat en présence de la presse?

Opérateur TV de référence

Canal+ est le leader de la télévision en Afrique. depuis plus de vingt ans, le groupe Canal+ a pour objectif d’offrir le meilleur de la télévision en Afrique, en proposant différentes formules d’abonnement, des offres accessibles et en constante évolution avec notamment plus de chaînes africaines, de contenus inédits et exclusifs pour répondre aux attentes et exigences de ses abonnés. Canal+ est présent dans plus de 25 pays d’Afrique avec 13 filiales et plus de 30 partenaires. Le groupe compte aujourd’hui plus de 3 millions d’abonnés en Afrique. Le groupe Canal+ accompagne aussi les communautés au sein desquelles il s’implante. Dans ce cadre, plusieurs initiatives panafricaines sont soutenues et entreprises notamment dans les domaines de la technologie de pointe, de l’émancipation des femmes à travers le programme «L’Afrique au féminin» qui vise à former des jeunes réalisateurs et réalisatrices au profit de l’Afrique. C’est une formation qui s’adresse à tous ceux qui ont déjà des prérequis dans la production audiovisuelle. La promotion 2018 va bientôt démarrer et des places sont encore disponibles dans la promotion 2019. Canal+ Bénin s’est établi en 2015 après avoir été longtemps représenté par son distributeur historique Eit?

Société 28 août 2018


Déversement des eaux usées domestiques dans la nature: Réduire les risques environnementaux par la sensibilisation
[caption id="attachment_30525" align="alignnone" width="1024"]Les eaux usées sont source de maladie[/caption]

Les rues, les artères, les caniveaux ainsi que les alentours des maisons constituent les dépotoirs des eaux usées produites dans les ménages. A Cotonou, le phénomène est si criant qu’il convient d’intensifier la sensibilisation afin de réduire les menaces sur l’environnement et promouvoir un cadre de vie sain.

Le rejet des eaux usées dans la nature doit répondre à des exigences. Celles-ci sont contenues dans le décret n°2001-109 du 4 avril 2001 fixant les normes de qualité des eaux résiduaires en République du Bénin. Nonobstant les dispositions de ce texte, les « mauvaises pratiques environnementales », comme les désigne Wilfried Adikpéto, chargé de programme à Benin environment and education society (Bees Ong), sont perpétuées de façon inquiétante. Aujourd’hui, il est question de changer de paradigme en adoptant des comportements respectueux de l’environnement, préconise-t-il. 

Les citoyens pourraient disposer d’un cadre de vie sain, mais les attitudes des ménages en matière de gestion des eaux usées et des déchets solides ménagers sont loin de favoriser ce qu’il appelle « l’écocitoyenneté » qu’il faut promouvoir à travers toutes les localités du Bénin.
L’article 18 du décret n°2001-109 précise : « Les eaux usées domestiques ne peuvent être déversées dans le milieu naturel qu’après avoir subi le traitement approprié de manière à éviter la pollution des nappes d’eaux souterraines et des eaux douces, estuariennes et marines ». A l’article 19, il est dit qu’ : « En zone urbaine, toutes les habitations sont reliées à un système d’assainissement individuel ou collectif ». L’article 26 stipule : « Le rejet d’eaux usées domestiques dans les caniveaux d’évacuation des eaux pluviales est interdit ». Le respect de cette règle est problématique. Rien qu’à observer comment des ménages gèrent leurs eaux usées dans les villes, on pourrait conclure à l’ignorance des textes soutenue par l’inaction des autorités : absence de sensibilisation et de mesures pouvant inciter à un changement de comportement. L’autre cause de pollution est l’enfouissement des déchets solides ménagers sans tenir compte des normes environnementales. Ces pratiques, faut-il le souligner, sont toujours d’actualité à Cotonou et environs. Wilfried Adikpéto souligne que l’écosystème étant assez fragile et complexe, il n’est pas possible d’enfouir les déchets au risque de compromettre le système racinaire des plantes. Ce n’est pas non plus bon de brûler les ordures soi-même, cela va libérer des gaz à effet de serre dans l’atmosphère, signale-t-il.
Les autorités doivent intensifier la sensibilisation quant à la bonne gestion des déchets, pour préserver l’environnement qui ne cesse d’être pollué du fait des mauvaises pratiques des citoyens.

Environnement 28 août 2018


Préservation des ressources naturelles: L’écosystème exposé aux effets pervers des pesticides
[caption id="attachment_30524" align="alignnone" width="1024"]L’utilisation des pesticides a un effet sur les espèces non-ciblées[/caption]

L’environnement est menacé par l’utilisation des pesticides devenus objets de crainte et de grande méfiance pour leurs effets néfastes et pervers sur l’écosystème et la santé de l’homme.

Doit-on craindre le pire avec l’utilisation des pesticides ? L’on peut répondre par l’affirmative, au regard des explications des spécialistes de l’environnement sur l’usage que les citoyens font de ces substances chimiques. Le professeur titulaire Michel Boko, membre du Conseil économique et social (Ces), alerte sur des dangers liés à l’usage de ces substances sur la santé et sur l’écosystème. 

C'est un tableau plus noir que vert, selon l’Agence européenne pour l'environnement citée par le professeur Michel Boko qui fait état d’une biodiversité en déclin, des écosystèmes dégradés, des sols et ressources naturelles sous pression, des milieux aquatiques souillés, des déchets mal recyclés.
L’utilisation faite actuellement des pesticides et des herbicides dans des aires de cultures au Bénin suscite des inquiétudes, souligne le professeur. Les ressources en eau et les écosystèmes dont dépendent les individus et les sociétés sont exposés à une insécurité sociale et économique, indique-t-il. Il fait constater une profonde dégradation des rivières, lacs et réserves souterraines ainsi que des conflits de plus en plus graves en période de pénurie. La pollution avec à la clé la perturbation du cycle de l’eau, l’intoxication, le développement de certaines maladies chez les troupeaux, la féminisation des espèces, sont quelques impacts relevés par l’enseignant.
Quant aux effets sur les écosystèmes naturels, à savoir les eaux, les sols et l’air, le professeur Michel Boko met l’accent sur l’épandage des pesticides et le ruissellement de composés toxiques ainsi que l’épandage d’engrais d’origine organique ou minérale et ruissellement des nutriments. Les effets des pesticides sur l’environnement comprennent aussi les effets sur les espèces non-ciblées, parce qu’ils sont pulvérisés ou épandus globalement sur les parcelles cultivées. Ainsi, plus de 98 % des insecticides pulvérisés sur les cultures et 95 % des herbicides atteignent une destination autre que leur cible, selon Michel Boko. « En outre, les eaux de ruissellement peuvent transporter les pesticides vers les milieux aquatiques, tandis que le vent peut les transporter vers d’autres parcelles, vers des pâturages, des établissements humains et des zones non aménagées, affectant potentiellement d’autres espèces », explique le professeur. Il indique aussi que d’autres problèmes sont liés à des mauvaises pratiques en matière de production, de transport et de stockage. Au fil du temps, l’application répétée de pesticides augmente la résistance des ravageurs, tandis que leurs effets nocifs sur d’autres espèces peuvent faciliter la résurgence des ravageurs. Ceux qui sont appliqués sur les cultures peuvent se volatiliser et être soufflés par les vents vers les régions voisines, ce qui présente une menace potentielle pour la faune et la flore sauvages.
Toutefois, les risques liés à l’utilisation des pesticides sont à des degrés divers, selon d’autres spécialistes qui estiment qu’il n’y a pas matière à s’embarrasser. La polémique, ces derniers jours, sur les méfaits du glyphosate, source probable de cancer, pourtant figurant parmi les pesticides homologués au Bénin a fait réagir le ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, Gaston Dossouhoui. Ce dernier, lors d’une conférence de presse qu’il a animée, jeudi dernier à son cabinet, a rassuré les citoyens. Entre autres, il a affirmé que cette substance ne crée aucun dégât sur l’environnement. « Le débat qui se mène n’est pas un débat technique. Je voudrais rassurer les Béninois que l’Etat veille… », a indiqué le ministre Gaston Dossouhoui. Le glyphosate serait inoffensif d’après les explications du ministre, même si le Centre international de recherche sur le cancer, une agence spécialisée de l’Organisation mondiale de la Santé (Oms) pour la recherche sur le cancer, créée en mai 1965 par une résolution de l’Assemblée mondiale de la Santé, a démontré que cette molécule est cancérigène.
De toute façon, prudence est mère de sûreté, dit l’adage.

Environnement 28 août 2018


Pour améliorer la vision: Les verres correcteurs, un compagnon indispensable

« Au fur et à mesure que l’âge avance, on constate une certaine détérioration de la vision. A partir de 40 ans, il y a la presbytie qui s’installe et qui fait que la vision de près est difficile chez la plupart des gens ». Ce constat de l’ophtalmologue Yazid Savage amène de nombreuses personnes à recourir aux lunettes à verres optiques.

Comme l’ensemble du corps humain, les yeux aussi subissent le vieillissement. A un moment de la vie, le recours aux verres optiques pour améliorer la vue s’impose à certaines personnes. En tant que dispositif médical, les verres optiques sont en principe prescrits par un spécialiste de la question, c’est-à-dire l’ophtalmologue. Le constat est que très souvent, dès la première consultation, quel que soit l’âge, le spécialiste ‘’s’empresse’’ de prescrire les verres optiques. 

Pour Dr Yazid Savage, ophtalmologue à Cotonou, il ne s’agit nullement d’un quelconque empressement. En effet, explique-t-il, « Lorsque vous venez en consultation, on évalue votre acuité visuelle. Si elle est inférieure à 10/10, on va chercher à l’améliorer en l’amenant à 10/10 en mettant les verres optiques, les lentilles». Aussi, ajoute-t-il, « Des gens peuvent venir en consultation avec une acuité visuelle de 10/10 et repartir avec une prescription de verres optiques parce qu’ils se plaignent de maux de tête ou autre, chaque mal avec sa solution ».
Malgré le port de verres optiques appelés « verres correcteurs», la capacité visuelle ne fait que baisser d’année en année. Pourquoi parler alors de verres correcteurs ? se demandent certains patients. Il s’agit de toute évidence d’un quiproquo que relève le spécialiste. Le port de lunettes optiques est dû, la plupart du temps, à la forme des yeux. « Si on prend un myope, c’est que ses yeux sont plus gros que la normale de sorte que quand il regarde, l’image qu’il voit se forme avant la rétine. Ce qui fait qu’il ne voit pas bien de loin. On met les verres, juste pour repousser l’image sur la rétine. Les hypermétropes, par contre, ont des yeux plus petits que la normale. Donc quand ils regardent, l’image se forme en arrière de la rétine. Alors on met les verres pour que l’image se forme sur la rétine afin de leur permettre de bien voir », explique Dr Yazid Savage.
Dans ces conditions, le port de verres optiques ne vient pas changer la forme des yeux. Lorsqu’on parle de verres correcteurs, cela ne signifie pas que les verres viennent corriger le mal qui est à l’origine de la baisse d’acuité visuelle, mais plutôt améliorer la vision, donc ils viennent corriger la qualité de la vision. « Les verres optiques ils viennent corriger la vision et non les yeux », martèle-t-il.

Quand faut-il changer les verres optiques ?

De façon générale, les lunettes optiques sont portées jusqu’à ce qu’elles ne permettent plus de bien voir. Pour certains utilisateurs, les verres doivent être changés tous les deux ans ou tous les trois ans. Qu’en disent les spécialistes ? Dr Savage recommande la consultation chez l’ophtalmologiste au moins une fois l’an. A cette occasion, précise-t-il, l’ophtalmologiste dira s’il est temps de changer les verres ou non. « Au fur et à mesure que l’âge avance, on constate une certaine détérioration de la vision. A partir de 40 ans, il y a la presbytie qui s’installe et qui fait que la vision de près est difficile chez la plupart des gens. A cause de cette presbytie, on peut être amené à changer de verres tous les deux ans », ajoute Dr Yazid Savage.
Ce que confirme Grégoire
Antoine, opticien et directeur du magasin Tchi Tchi Africa: « De façon générale, la durée de vie des verres optiques est à peu près de deux ans si on en fait un bon entretien ». Il précise qu’il y a des lunettes qu’on porte à partir de 40-45 ans, des verres progressifs, pour des personnes qui sont presbytes. Dans ce cas, c’est dû au vieillissement de l’œil tout simplement.
Contrairement aux temps anciens, les verres optiques les plus utilisés aujourd’hui sont des verres en matière organique (en plastique). « La différence majeure entre le verre minéral (en verre) et le verre organique, c’est le poids déjà. Avec le verre minéral, lorsqu’il s’agit d’une correction un peu élevée, les lunettes étaient super lourdes. Avec le verre organique, on a quelque chose d’un peu plus léger », souligne Grégoire Antoine. Et en termes de qualité optique, ça ne change pas grand-chose. Par rapport à la rayure, précise-t-il, « Le verre minéral se raye moins que celui organique; par contre, si vous le faites tomber sur un caillou pointu, ça va s’exploser. En termes de sécurité pour les enfants par exemple, un enfant qui met un verre minéral, c’est strictement interdit parce que si l’enfant tombe et s’il y a un bout de verre qui va dans l’œil, ce n’est pas bon alors qu’avec l’organique, on a des verres incassables ». En clair, le verre organique est un verre léger qui résiste mieux aux chocs. Du coup, c’est moins dangereux pour les yeux. Donc il y a plus de points positifs que négatifs en ce qui concerne le verre organique.

Quid de l’entretien des verres ?

Pour sa part, Grégoire Antoine ne recommande pas l’utilisation des lingettes imbibées pour nettoyer les verres optiques parce qu’on ne connaît pas ce qu’ils mettent sur le papier. S’il y a par exemple du chlore, à force de nettoyer le verre avec, cela peut détériorer l’antireflet. Pour nettoyer les verres de lunettes, conseille-t-il, il faut les passer sous l’eau de robinet et les nettoyer ensuite avec un chiffon sec et propre. « Il ne faut pas le faire avec les habits ni avec le pagne, au risque de rayer les verres », ajoute-t-il. Ces petits chiffons offerts souvent au moment de l’achat des verres peuvent être lavés sans problème à la machine ou à la main. Le nettoyage des verres peut se faire également chez l’opticien au moins une fois par mois.
Il souligne qu’ici au Bénin, il y a le facteur environnemental qui intervient notamment la poussière et le sable qui se déposent sur les verres. Dans un tel environnement, quand on ne met pas les lunettes sous l’eau avant de les nettoyer et qu'on met le chiffon, ça raye. Et contrairement à ce que soutiennent certains opticiens, Grégoire Antoine affirme qu’il n’existe pas de traitement anti-rayure.
Selon l’opticien, les lunettes à verres optiques sont comme des prothèses. Un dispositif médical qui aide à voir mieux. On s’habitue à bien voir avec, si bien qu’on ne peut plus les enlever. Il faut donc en assurer un bon entretien et en cas de renouvellement, passer d’abord chez l’ophtalmologue.
Grégoire Antoine recommande de consulter l’ophtalmologue une fois tous les ans ou tous les deux ans ne serait-ce que pour un contrôle intérieur de l’œil surtout qu’ici au Bénin et en Afrique, le soleil fait qu’on a la possibilité d’avoir une cataracte un peu plus tôt, vers les 45 ans alors qu’en Europe, c’est plutôt vers les 60 ans. Il faut donc se protéger du soleil.

Santé 28 août 2018


Assainissement du secteur de la santé: Les contrôles démarrent le 1er septembre prochain
[caption id="attachment_30522" align="alignnone" width="1024"]Benjamin Hounkpatin, ministre de la Santé[/caption]

L’injonction faite aux acteurs de santé de rester dans le secteur public ou de choisir de se consacrer exclusivement à leurs activités dans le secteur privé entre dans sa phase répressive dès le 1er septembre 2018 sur le territoire national. Tout contrevenant s’expose à la rigueur de la loi, a rappelé le ministre de la Santé, Benjamin Hounkpatin, vendredi 24 août dernier lors d’une conférence de presse animée à son cabinet à Cotonou.

Conformément à l’article 3 du décret 2018-342 du 25 juillet 2018 portant suspension d’autorisation et révocation d’autorisation qui dispose qu’en application des dispositions des articles 20 et 84 de la loi n° 2015-18 du 1er septembre 2017 portant statut général de la fonction publique, tout exercice en clientèle privée au mépris dudit décret est réputé faute professionnelle grave passible de la révocation ou de la résiliation du contrat de travail avec perte de tout droit sans préjudice des sanctions pénales réprimant l’exercice illégale des professions médicales et paramédicales. Ces dispositions issues du Conseil des ministres du 25 juillet dernier ont été rappelées par le ministre de la Santé, Benjamin Hounkpatin, au cours d’une conférence de presse qu’il a animée vendredi dernier à Cotonou. De plus, tout agent révoqué ou licencié en application du présent décret ne peut être autorisé à exercer à titre privé, a-t-il indiqué.
Bien qu’elles soient pénibles, ces nouvelles mesures visent à assainir le secteur de la santé, c’est-à-dire soulager les peines des populations en veillant à ce qu’elles disposent d’une bonne santé. Benjamin Hounkpatin estime que, passé le 1er septembre prochain, les acteurs ciblés concernés devraient avoir fait l’option de se conformer aux nouvelles dispositions légales en matière d’exercice de la profession médicale. Toutefois, les agents anesthésistes ne sont pas concernés par cette disposition en raison de la nécessité de leur prestation et de leur effectif réduit.
Le ministre a appelé ceux des agents de santé qui s’y livrent à dorénavant se départir des mauvaises pratiques de rançonnement, de vente illicite de médicaments et consommables médicaux, de vol et de sabotage du matériel médico-technique mis en place à grands frais par l’Etat. Car, il sera appliqué une « Tolérance zéro » par rapport à ces déviances et les responsables des formations sanitaires à divers niveaux ont été instruits à cet effet.
Il a également rappelé à l’attention des prestataires du secteur public qu’ils sont tenus d’être régulièrement à leur poste afin de vaquer à leurs activités. A cet effet, les dispositions nécessaires sont prises pour encadrer leur présence effective au poste. Aussi, les a-t-il invités à s’acquitter de leur mission avec zèle, passion, dévouement, en gardant à l’esprit les fondamentaux du serment d’Hippocrate.

Des mesures pour assainir le secteur privé

Plusieurs dispositions sont également prises pour assainir totalement le secteur privé, a-t-il ajouté. Il s’agit notamment de la définition d’une feuille de route, de la mise en place d’un cadre de concertation regroupant toutes les parties prenantes et d’une série de mesures visant à finaliser avec diligence le processus de délivrance des nouvelles autorisations d’exercice en clientèle privée et d’ouverture d’établissements privés de santé.
Par ailleurs, il a lancé un appel à tous ceux qui se livrent à l’exercice illégal des professions médicales et paramédicales notamment dans des habitations et autres locaux clandestins, afin qu’ils mettent fin à cette pratique avant la descente sur le terrain des équipes de contrôle. « La loi sera appliquée avec la dernière rigueur à tous les contrevenants», a insisté le ministre. Ainsi, les populations ne seront plus exposées à l’existence des formations sanitaires non autorisées qui leur dispensent des soins de mauvaise qualité préjudiciable à la vie. Dès lors, le gouvernement prendra toutes les dispositions de sorte que les formations sanitaires soient totalement disponibles et disposées à apporter des solutions à leurs préoccupations. Il s’agira d’améliorer l’écoute des citoyens afin que toutes leurs difficultés en matière de santé soient signalées pour recevoir les réponses les plus appropriées et les plus urgentes qu’appelle chaque cas et ce, le plus promptement possible.

Santé 28 août 2018


Saisie des motos sans plaque d’immatriculation: Sale temps pour des motocyclistes récalcitrants

Plusieurs motos non immatriculées sont extirpées de la circulation, depuis ce week-end à Cotonou, suite à une opération déclenchée par les éléments de la Police républicaine. Si certains propriétaires de motos grincent des dents parce que leurs engins sont saisis, d’autres avertis s’échinent à faire les formalités.

Les utilisateurs de motos sans plaque d’immatriculation roulent la peur au ventre depuis ce week-end. A l’origine de cette situation, une opération surprise des éléments de la Police républicaine qui ont pris d’assaut les grands carrefours ainsi que les ruelles de la ville de Cotonou pour arrêter les motos non immatriculées, conformément à l’arrêté 2006 n°012/MTPT/MISD/DC/SG/CTTT/DGTT/SPC/SER portant réglementation de l’exploitation des motos affectées au transport public de passagers. 

C’est douloureux pour certains visiblement depuis la nuit du vendredi 24 août dernier ; aucune chance ne leur est laissée de s’échapper. Des feux tricolores du stade de l’Amitié à Godomey en passant par Akpakpa, Dantokpa, etc., le contrôle est systématique et la désolation se lit dans les rangs des motocyclistes non en règle et arraisonnés. Plusieurs motos saisies sont convoyées, à l’Ecole nationale de la Police républicaine dont la cour est devenue trop exiguë depuis ce lundi pour contenir les cargaisons de véhicules à deux ou trois roues y entreposées.
C’est le parcours du combattant pour ceux dont les motos sont saisies. Ces derniers font le tour depuis sans parvenir à retirer leurs moyens roulants. Outre la pénalité fixée à 10 000 francs Cfa à payer au Trésor public, ils doivent également faire face à d’autres dépenses, notamment la souscription à une police d’assurance pour la moto et au permis de conduire ainsi qu'aux frais de fourrière en fonction du nombre de jours que la moto a passés au commissariat. A cela s’ajoutent les formalités d’établissement et de fixation de la plaque minéralogique. Cette formalité paraît longue au regard de la forte demande que le service de l’Agence nationale des transports terrestres (Anatt) enregistre.
Dans leurs plaintes, certaines victimes de l’opération déplorent le manque d’information pouvant les situer sur la conduite à tenir et prient les autorités de leur faciliter les formalités. Il urge, selon elles, de revoir les procédures pour le retrait en un temps record des motos des commissariats. Selon une source policière proche du commissariat central de Cotonou, la police ne fait qu’appliquer les textes de loi.

Actualités 28 août 2018


Non déclaration des biens et patrimoine: Des membres d’institutions de la République indexés par l’Anlc
[caption id="attachment_30520" align="alignnone" width="1024"]Jean-Baptiste Elias, président de l'Anlc lors de la conférence de presse, ce lundi 27 août à Cotonou[/caption]

Tous les membres des institutions de la République ne sont pas en règle avec les exigences de l’article 3 de la loi n°2011-20 du 12 octobre 2011 qui leur impose la déclaration de leurs biens et patrimoine avant et après les fonctions auxquelles ils ont été appelés. Ce lundi 27 août au cours d’une conférence de presse, le président de l’Autorité nationale de lutte contre la corruption (Anlc) a déploré cet état de choses et a mis en garde les retardataires sur les diligences que son institution entreprendra sous peu pour faire respecter la loi.

A la date du 28 juin dernier, le président de la République et seulement 22 membres du gouvernement mis en place par le décret n°2018-198 du 5 juin dernier ont déclaré leur patrimoine, conformément aux exigences de la loi n°2011-20 du 12 octobre 2011 portant lutte contre la corruption et autres infractions connexes. Les trois restants, à savoir les ministres en charge de la Défense nationale, de la Santé et de la Justice ne l’ont fait qu’après cette date, a martelé le président de l’Autorité nationale de lutte contre la corruption (Anlc), Jean-Baptiste Elias, au cours d’une conférence de presse, ce lundi 27 août au siège de l’institution.
Toujours en ce qui concerne le gouvernement, seulement trois anciens ministres : Ange N’koué, Rafiatou Monrou et Hervé Hêhomey ont déclaré leurs biens et patrimoine à la cessation de leurs fonctions au sein de l’Exécutif, a indiqué le président de l’Anlc.
Au niveau du Parlement, seulement 58 des 82 députés siégeant actuellement ont satisfait à cette obligation légale. Les 24 restants ne l’ont toujours pas fait, ou du moins, n’ont pas apporté la preuve de l’accomplissement de ce devoir à l’Anlc.
Les sept sages de la nouvelle Cour constitutionnelle installée le 6 juin dernier n’avaient pas déclaré leur patrimoine à l’entrée en fonction en cette qualité. Mais après la date du 28 juin dernier, ils l’ont tous fait, bémolise le président de l’Anlc. Au niveau de cette institution, cinq des sept sages de la dernière mandature ont déclaré leur patrimoine en fin de mandat. Au niveau de la Cour suprême, de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac), de la Commission électorale nationale autonome (Cena), de l’Autorité nationale de lutte contre la corruption (Anlc) et de la Haute cour de justice (Hcj), tous les membres sont en règle vis-à-vis de la loi n°2011-20, selon Jean-Baptiste Elias. Idem pour le médiateur de la République et la grande chancelière et le vice-grand chancelier de l’Ordre national.

Dernier délai : 17 septembre

Au niveau du Conseil économique et social (Ces), 22 conseillers sur les 30 sont en règle et huit autres ne se sont toujours pas conformés à la norme. Même situation pour quatre des douze membres de l’Autorité de régulation des marchés publics (Armp) qui, à la date du 28 juin dernier, n’étaient toujours pas en règle.
Contrairement à ses huit autres collègues, le conseiller Hakim Akpiti de l’Autorité de régulation des communications électroniques et de la poste (Arcep-Bénin) n’a pas satisfait à l’obligation de déclaration de patrimoine jusqu’à la date sus-citée, relève le président de l’Anlc.
A ces membres d’institutions de la République qui peinent à satisfaire à cette obligation, pourtant exigée quinze jours après leur entrée en fonction, le président de l’Anlc lance un appel à la promptitude. Ils sont invités à le faire au plus tard le 17 septembre prochain. « Passé ce délai, l’Anlc va saisir le président de la Cour suprême pour la mise en application de l’article 4, alinéa 6 de la loi n°2011-20 du 12 octobre 2011 », a expliqué Jean-Baptiste Elias au cours de sa conférence de presse. Rappelons que ledit article stipule que le refus de déclaration est « puni d’une amende dont le montant est égal à six mois de rémunération perçue ou à recevoir dans la fonction occupée. Ceux qui ont fini leurs missions et qui n’ont toujours pas procédé à la déclaration de fin d’exercice, il les a aussi exhortés au respect de la loi pour ne pas en faire les frais?

Actualités 28 août 2018


Assemblée nationale: La session extraordinaire 2018 lancée avec 57 députés
[caption id="attachment_30519" align="alignnone" width="1024"]Durant deux semaines, les députés sont appelés à examiner douze dossiers[/caption]

L’Assemblée nationale a ouvert, ce lundi 27 août, sa troisième session extraordinaire de l’année 2018 prévue pour connaître de douze dossiers dont le Code électoral et les autorisations de poursuites devant la Haute cour de Justice de cinq anciens ministres. Les travaux de la plénière inaugurale ont été présidés par le président du Parlement, Me Adrien Houngbédji, en présence de cinquante-six de ses collègues.

C’est reparti, depuis ce lundi 27 août, pour quinze jours de travaux parlementaires au palais des Gouverneurs à Porto-Novo. Les députés ont entamé leur troisième session extraordinaire de l’année 2018 sollicitée par 51 d’entre eux. Les travaux ont été officiellement ouverts par le président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji. Cette ouverture a été rendue possible grâce au quorum qui était atteint.
En effet, après vérification du quorum, il a été relevé que 57 députés ont répondu présents à l’invitation du président de l’Assemblée nationale. Le quorum de la moitié plus un des députés, c’est-à-dire 42 députés, était donc largement atteint. Ce qui donne ainsi carte blanche à Me Adrien Houngbédji de procéder, conformément à la procédure parlementaire, à la lecture des douze points inscrits à l’ordre du jour de cette troisième session extraordinaire. Le président de l’Assemblée nationale a informé la plénière de ce que plusieurs des dossiers programmés ont été déjà examinés en Commission technique et les rapports disponibles puis distribués aux députés pour examen en plénière. Quant aux autres dossiers dont les rapports ne sont pas encore disponibles, il a reçu l’assurance des présidents des Commissions techniques qui promettent de faire les diligences nécessaires et les apprêter avant la fin des quinze jours que dure la session extraordinaire.
Au nombre des dossiers déjà prêts pour être examinés, Me Adrien Houngbédji cite, entre autres, la proposition de loi portant Code électoral en République du Bénin et le projet de loi portant autorisation de ratification de la convention de crédit signée à Paris le 5 mars 2018 entre la République du Bénin et l’Agence française de développement (Afd) dans le cadre du financement du Programme d’appui des villes au changement climatique (Pavicc). Ces différents dossiers pouvaient être examinés déjà ce lundi ; mais le président de l’Assemblée nationale a donné encore la journée d’hier à ses collègues pour qu’ils approfondissent le contenu de ces dossiers. Il a souhaité que ces textes soient examinés en priorité au cours de la séance plénière de ce mardi 28 août à l’hémicycle. Et cela, en attendant le traitement et l’adoption des autres dossiers en instance d’examen devant les Commissions techniques concernées suivant leur spécificité. Il s’agit notamment de la proposition de loi modifiant et complétant la loi n°2001-09 du 21 juin 2002 portant exercice du droit de grève en République du Bénin ; la proposition de loi abrogatoire de la loi portant statut de la magistrature en République du Bénin ; de la proposition de loi modifiant et complétant la loi n°2015-18 du 1er septembre 2017 portant statut général de la fonction publique en République du Bénin et sans oublier les dossiers d’autorisations de poursuites, devant la Haute cour de Justice, des anciens ministres Komi Koutché, Fatouma Amadou Djibril, Valentin Djènontin Agossou, Simplice Codjo et Aboubakar Yaya.

Actualités 28 août 2018


Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme: Les membres de la juridiction installés

Les membres de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet) ont officiellement pris fonction, ce lundi 25 août. C’est à la faveur d’une audience solennelle tenue à la Cour d'appel de Cotonou que le président de la Cour suprême Ousmane Batoko a procédé à l’installation du président de la Criet, Cyriaque Dossa, et du procureur spécial près ladite cour, Gilbert Togbonon, en présence du ministre de la Justice et de la Législation, Séverin Quenum, et d'autres personnalités administratives et judiciaires.

Nommés par décret pris en Conseil des ministres du mercredi 25 juillet dernier, les seize magistrats, membres de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet), entrent en fonction. Leur installation fait suite à la promulgation de la loi 2018-13 du 2 juillet 2018 modifiant et complétant la loi n° 2001-37 du 27 août 2002 portant organisation judiciaire en République du Bénin et création de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet). La cérémonie d’installation des membres de ladite cour s’est déroulée en trois audiences.

Lors de la première audience ouverte par le président de la Cour suprême, Ousmane Batoko, il a été procédé à l’installation du président de la nouvelle juridiction, Cyriaque Dossa, et du procureur spécial près la Criet, Ulrich
Gilbert Togbonon, sur réquisition du procureur général près la Cour suprême. Dans son réquisitoire, celui-ci a rappelé l’ancrage légal de l’installation des membres de la Criet. Il s’agit non seulement de la loi portant création de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme mais aussi de l'article 10 de la loi portant statut général de la magistrature qui stipule : «Les magistrats du Parquet sont installés en audience solennelle de la juridiction pour laquelle ils sont installés. Les magistrats ne peuvent accomplir aucun acte de leur fonction qu’après avoir été régulièrement installés ». La nouvelle loi n’ayant pas prévu les modalités d’installation des membres de la Criet, l’avocat général près la Cour suprême fait savoir qu’en l’absence d’une telle disposition, le président de la Cour suprême est la personne la plus habilitée à les installer. Insistant sur l'indépendance du juge et sa loyauté à l'égard de l'intérêt général, il a énoncé : « Monsieur Cyriaque Dossa et Monsieur Ulrich Gilbert Togbonon, quel juge et quel procureur voulez-vous être ? Celui d'une démocratie où l'intérêt général et l'indépendance priment ou celui d'une dictature où la loi passe en obéissance au prince de l'heure ?», une interrogation du ministère public qui ne trouvera réponse que dans l'exercice des fonctions des deux autorités de la Criet. Au terme de son réquisitoire, le ministère public a requis que soit déclaré installés les sieurs Cyriaque Dossa et Gilbert Togbonon respectivement président de la Criet et procureur spécial près la Criet et que soit dressé procès-verbal de la présente cérémonie.
Réquisitions auxquelles le président de céans, Ousmane Bataoko, a satisfait, après avoir félicité les deux nouvelles autorités de la Criet et leur avoir prodigué des conseils.

Membres et substituts installés

Une deuxième audience s'est ensuite ouverte ; celle de l'installation des membres de la Criet par le président de la Criet, Cyriaque Dossa, sur réquisition du procureur spécial, Gilbert Togbonon. Au nombre de douze, ceux-ci ont été nommés par le même décret pris en Conseil des ministres du 25 juillet dernier. Il s'agit des magistrats : Richard Tchognon Limoan, Adamou Moussa,
Guillaume Lally, Cyprien Tchibozo au titre d'assesseurs avec pour suppléants Édouard Ignace Gangny et Rodolphe Azo; des magistrats Edibayo Dassoundo au titre de président de la chambre des libertés et de la détention avec pour assesseurs Fortunato Kadjègbin et Essowê Batamoussi puis des magistrats Lucien Déguénon au titre de président de la commission d'instruction avec pour assesseurs Geneviève Sohou et Islamiath Moustapha.
La troisième audience a été consacrée à l'installation officielle des deux substituts du procureur spécial, notamment les magistrats Célestin Kponon et Edwige Aklou Tangni.
Avant de les renvoyer à l’exercice de leurs fonctions, le président de la Cour suprême, Ousmane Batoko, a appelé le président de la Criet et le procureur spécial près la Criet à un devoir de professionnalisme et de responsabilité. Il les a conviés au sens de devoir et de responsabilité. « La Criet sera ce que vous en aurez fait, vous et tous les autres membres, premiers magistrats de la Criet. Vous en récolterez, en premier, le respect mais aussi le blâme ou la couronne d'épines en cas de faillite... A la science, il faut que vous alliez la conscience. Bien de juges oublient leurs fonctions d'arbitres et se confondent en accusateurs. Trouvez le juste équilibre entre la nécessité de réprimer les crimes économiques et la nécessité de respecter la présomption d'innocence jusqu'à ce que soit établie la culpabilité des poursuivis. Et vous, procureur spécial, tâchez à rester dans votre rôle de représentant du ministère public », leur a-t-il conseillé.
Pour le président Ousmane Batoko, la tâche ne sera pas aisée mais il ne doute pas que les personnes appelées à l’accomplir en seront à la hauteur. Selon lui, la preuve de la volonté politique d'en finir avec l'impunité et la corruption à tous les degrés est donnée à travers la promulgation par le chef de l’Etat de la loi 2018-13 du 2 juillet 2018 modifiant et complétant la loi n° 2001-37 du 27 août 2002 portant organisation judiciaire en République du Bénin et création de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme. « L'installation de cette cour intervient dans un contexte particulier marqué par la lassitude sur le plan national de l'impunité et la multiplicité des crimes économiques et de la corruption d'une part et des menaces de plus en plus proches de terrorisme d'autre part », a-t-il rappelé en leur assurant que la Criet ne manquera ni de matières ni de clients.
Une certitude partagée par le ministre de la Justice et de la Législation Séverin Quenum. Avant qu'il soit procédé à l'installation des membres de la Criet, il a rappelé la vision du chef de l'Etat pour le renforcement du modèle de démocratie du Bénin. S’adressant aux membres de la nouvelle juridiction, il a indiqué : « La Criet n'est pas un accident de parcours. C'est un devoir de conscience, un devoir de conscience citoyenne. Vous n’êtes pas et ne serez pas des juges soumis... Travaillez à sauver la nation des mains des prédateurs, des fossoyeurs de l'économie nationale… ».
Compétence et composition de la Criet
La Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet) est, conformément à l'article 5 de la loi qui la crée, une cour pénale spéciale chargée de la répression du crime de terrorisme, des infractions à caractère économique telles que prévues par la législation pénale en vigueur ainsi que de la répression du trafic de stupéfiants et des infractions connexes. Elle a une compétence nationale et siège à Cotonou. Néanmoins, son président peut ordonner la tenue des audiences en tout autre lieu du territoire sur réquisitions conformes du procureur spécial. Outre la voie de flagrance, la Criet est saisie par un arrêt de renvoi de la commission d’instruction instituée par la même loi.
La Criet est composée d’un président et de quatre assesseurs. Le président est nommé parmi les magistrats de grade hors classe en fonction ou à la retraite. Les assesseurs sont nommés parmi les magistrats de grade A1-8 au minimum en fonction ou à la retraite. Tous les membres de la Criet, à l'exception du président, accomplissent leur mission cumulativement avec les fonctions qu’ils exercent par ailleurs. Les magistrats à la retraite nommés membres de la Cour ne doivent avoir fait l’objet d’aucune sanction disciplinaire au cours de leur carrière. Les membres de la cour sont tous nommés par décret pris en Conseil des ministres après avis du Conseil supérieur de la magistrature.
La loi organise aussi le greffe et le ministère public de la Criet. Le greffe est tenu par un greffier en chef et deux assistants nommés par arrêté du ministre chargé de la Justice. Le ministère public près la Criet est exercé par le procureur spécial, un magistrat nommé par décret pris en Conseil des ministres après avis du Conseil supérieur de la magistrature. Il a les mêmes compétences dans l’exercice de ses fonctions que celles que la loi confère au procureur de la République. Le procureur spécial est assisté de deux substituts. Il peut aussi être assisté de toute autre personne dont la compétence est avérée nécessaire à l’enquête. En dehors du procureur spécial, les substituts accomplissent leurs fonctions cumulativement à celles qu’ils exercent par ailleurs. Le procureur spécial se saisit de toute affaire relevant de sa compétence prévue par la loi. Il est informé de toute infraction relevant de sa compétence, notamment le crime de terrorisme, des délits ou crimes à caractère économique tels que prévus par la législation pénale en vigueur ainsi que le trafic de stupéfiants et des infractions connexes.
La Criet est accompagnée dans sa mission par une commission d’instruction composée d’un président et de deux magistrats en fonction ou à la retraite. Cette commission est chargée de l’instruction des affaires relevant des compétences dans les conditions prévues par la loi. Elle clôture l’instruction du dossier des arrêts notamment de renvoi devant la Criet pour jugement. Les ordonnances de la Cour d’instruction sont frappées d’appel. Y compris même les arrêts de non-lieu qui peuvent faire l’objet d’appel devant la Criet soit par le procureur spécial, soit par la partie civile dont, selon la loi, l’Autorité nationale de lutte contre la corruption (Anlc) pour les affaires relevant des compétences de cette dernière.
Par ailleurs, la loi institue aussi la chambre des libertés et de la détention composée de trois membres nommés par année judiciaire parmi les magistrats en fonction ou à la retraite, par le président de la Criet.

Actualités 28 août 2018


Congrès électif à la Fédération béninoise de football: Mathurin de Chacus aux commandes pour quatre ans
[caption id="attachment_30516" align="alignnone" width="1024"]Mathurin de Chacus[/caption]

L’assemblée générale élective de la Fédération béninoise de football s’est tenue, samedi 25 août dernier à Porto-Novo. Au terme des travaux, l’unique liste en lice « Bénin football Nouveau départ », conduite par Mathurin de Chacus, a été élue par 55 voix pour, 18 contre, une abstention et un nul.

La liste « Bénin football Nouveau départ » a été élue par 55 voix pour, 18 contre, une abstention et un nul, samedi 25 août dernier à Porto-Novo, pour conduire les destinées de la Fédération béninoise de football. Ainsi, le nouveau président Mathurin de Chacus succède à Anjorin Moucharaf pour les quatre prochaines années. 

L’élection a eu lieu au siège de la fédération, après l’adoption à l'unanimité du rapport de la commission ad' hoc chargée du règlement définitif des contentieux nés des championnats nationaux de la saison 2016-2017 par les 75 délégués. Le scrutin s’est déroulé dans la transparence, selon Casimir Kanakin, président de la commission électorale.
Le président sortant, Anjorin Moucharaf a félicité son successeur Mathurin de Chacus pour son élection et a prodigué des conseils aux membres du nouveau bureau. Il les invite à travailler en synergie pour la renaissance du football au Bénin.
Au cours de la cérémonie officielle d’ouverture des assises, le ministre en charge des Sports, Oswald Homéky, s’est réjoui du consensus retrouvé au sein de la famille du football. Selon lui, ce congrès électif n’aura pas été possible sans le consentement de tous acteurs qui ont été favorables à la médiation du gouvernement sous l’égide du chef de l’Etat, le 23 décembre 2016. « Aujourd'hui est un grand jour pour le football béninois, car chacun a fait des sacrifices pour que nous soyons à ces assises », a-t-il déclaré. C’était l’occasion pour ce dernier de rendre hommage au président sortant, Anjorin Moucharafou, et aux autres anciens présidents Victorien Attolou et Augustin Ahouanvoébla qui ont fait « preuve de sagesse » tout au long de la transition. Il a salué les membres des deux instances chargées de l’organisation des élections, la commission électorale et celle de recours.
Julien Minavoa, président du Comité national olympique et sportif béninois, a salué l’implication du président Patrice Talon pour le règlement définitif des crises à la Fédération. Il a invité les délégués à faire de cette assemblée générale élective, une formalité.

Nouveau challenge

Au nom du nouveau comité exécutif, le président Mathurin de Chacus a exprimé son satisfécit quant à la tenue de cette assemblée générale élective. « L’issue de ces assises engage le football béninois », a-t-il confié. Il place son mandat sous le signe d'un nouveau départ pour le football béninois et du rassemblement de tous les acteurs. «  Nous devons redonner à ce sport ses lettres de noblesses. Le football béninois va se relever », a-t-il martelé.
Pour atteindre les objectifs fixés dans son programme, il invite tous les acteurs à se conformer à la vision du président Patrice Talon pour instaurer un climat de paix et de transparence à la Fbf. « Il n’y aura pas de place pour l’improvisation, l’amateurisme, la division et le laxisme », a-t-il laissé entendre. Le nouveau président de la Fbf compte bâtir avec ses alliés un nouvel avenir pour le sport-roi au Bénin. Pour lui, c’est l’heure de promouvoir les talents en mettant l’accent sur la formation, la régularité des championnats nationaux et une meilleure gouvernance.
Le représentant de la Fédération internationale de football association (Fifa), Jacques Anouma, et celui de la Confédération africaine de football, Sita Sangaré, ont félicité la commission électorale, le nouveau comité, le président sortant Anjorin Moucharaf et tous les acteurs pour avoir opté pour le consensus.
L’ambassadeur de la Fifa, Jacques Anouma, a également salué la médiation du président Patrice Talon et du ministre en charge des Sports dans le processus. Il leur promet le soutien des instances faîtières du football. « En tant que témoins de ces assises, nous nous engageons à vous aider », a-t-il déclaré. Selon lui, c’est un nouveau challenge qui attend le comité élu. C’est pourquoi, il invite tous les acteurs à la paix et à l'union pour obtenir de meilleurs résultats au bout du mandat?

Sports 27 août 2018


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