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Le centre de formation en football Kalala de Djougou a reçu, vendredi 24 août dernier, un important don de matériel sportif de musculation. C’est un grand soulagement pour ses pensionnaires qui, grâce à cette œuvre de Malick Gomina, pourront travailler davantage leur condition physique.
Les capacités opérationnelles du centre de formation en football Kalala de Djougou ont été renforcées, vendredi 24 août dernier, avec la réception de matériels sportifs pour la musculation composés de tapis roulant, d’équipements pour l’haltérophilie, de rameurs et autres.
C’est un geste de Malick Gomina, natif de Djougou, qui a tenu à réaffirmer son attachement au mieux-être de la jeunesse de la commune de la Donga. En dehors des pensionnaires du centre, ces équipements sont également mis à la disposition de toutes les équipes sportives de Djougou, ainsi que de la population. Il leur permettra d’entretenir leur condition physique et d’être plus performant au cours des différentes compétitions.
Comme le directeur départemental en charge des Sports de la Donga, Ibrahim Kpéïtoni, le directeur du stade Atchoukouma, Rabiou Mamam, et celui du centre, Moumouni Alidou, lui ont aussi exprimé leur gratitude, tout en exhortant les bénéficiaires de ces équipements à veiller à leur entretien.
Le ministre Aurélien GBENONCHI signe le livre de condoléance [/caption]Diplomates, fonctionnaires onusiens, représentants d’organismes sous tutelle des Nations Unies…étaient nombreux, vendredi 24 août dernier pour rendre des hommages mérités à Kofi Annan, ancien secrétaire général des Nations Unies, pour l’acteur de paix et l’homme des réformes qu’il fut au service de la communauté internationale.
Premier noir et deuxième Africain à occuper les fonctions de secrétaire général des Nations Unies, le Ghanéen Kofi Annan a été sous cette bannière, un homme dont l’action aura profondément marqué le monde et contribué à éteindre des foyers de tension.
Aurélien Agbénonci, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération et ancien sous-secrétaire général des Nations Unies, retient de cet homme qu’il qualifie de « mentor », deux éléments essentiels. Le premier, c’est qu’il a été au sein de l’Onu « l’homme des réformes ». Réformes qui ont notamment permis à nombre de jeunes cadres onusiens de s’éclore et de faire parler leur intelligence pour relever les nombreux défis que le monde actuel imposait à l’Onu. Il citera son propre exemple pour illustrer combien « des jeunes qui n’avaient personne ont pu prospérer sous lui, grâce à leur seul talent ». Le deuxième élément marquant que retient le ministre, c’est sa détermination à obtenir la paix. « C’est un homme qui m’a beaucoup marqué », confesse-t-il.
Comme lui, tous ceux qui ont côtoyé et connu l’homme témoignent de ses qualités exceptionnelles. La douleur ressentie face à une telle perte se lisait encore, vendredi dernier, sur le visage de la diplomate Danielle Loff qui, elle, a eu l’occasion de servir pendant des années à son cabinet. Elle a dit combien l’ancien patron de l’Onu était un homme exigeant, exceptionnel et humble qui avait le sens de la responsabilité et savait utiliser son sens du management pour résoudre les difficultés. « Son mandat n’a pas été facile, mais il a su travailler pour le consensus et savait prendre son bâton de pèlerin pour parcourir le monde à la quête de la paix », reconnaît cette ancienne collaboratrice.
Les anciens fonctionnaires onusiens du Bénin, dans la même veine, se souviennent comme si c’était hier de son plan de réformes intitulé « Réformer les Nations Unies » qui mettait l’accent sur l’amélioration de la cohérence et de la coordination de l’action de l’Onu dans le monde. Kofi comme ils l’appellent tous affectueusement a été à leurs yeux, « un homme d’une simplicité déroutante dont on se souviendra autant pour le charme et l’élégance nationale que pour le charisme à toute épreuve et un sens élevé de l’humour ».
Claudes Kamenga, au nom du représentant résident du système des Nations Unies au Bénin s’est incliné pour sa part devant la mémoire « d’un digne fils d’Afrique qui a marqué l’humanité tout entière » en se montrant très engagé pour la cause des démunis, des orphelins… Pour son pays, le Ghana, et pour l’Afrique entière, Kofi Annan restera, de l’avis de l’ambassadeur du Ghana près le Bénin, Alowe Leo Kabah, « un champion mondial pour la paix et un modèle inspirant de détermination au service de l’humanité ».
Né le 8 avril 1938 à Kumasi, Kofi Annan a été le septième secrétaire général de l’Onu et le premier à sortir des rangs du personnel de l’institution qu’il a intégré en 1972 par le poste de responsable administratif et budgétaire de l’organisation mondiale de la Santé à Genève. Depuis le 18 août dernier, le monde entier pleure sa disparition et les anciens et actuels fonctionnaires de l’Onu eux, ont peine à se consoler avec ce départ du « patron » pour l’éternité. « Il n’est pas mort parce qu’il nous a laissé des valeurs pour transformer le monde », se disent-ils donc en guise de consolation.
Georges Ayaovi Raymond, (au milieu 2ème position à partir de la droite) entouré[/caption]Georges Ayaovi Raymond, adjoint au maire et chef du 11e arrondissement de Cotonou, a été gratifié, vendredi 24 août dernier à Cotonou, par un diplôme d’honneur en reconnaissance de ses actions pour accompagner non seulement l’émancipation de la jeunesse, mais aussi le développement du Bénin. Cette distinction est l’œuvre du Réseau panafricain des enseignants pour la paix, l’unité et le développement (Répepud).
Georges Ayaovi Raymond, chef du 11e arrondissement de Cotonou, a reçu, vendredi 24 août dernier à Cotonou, le grand prix panafricain de l’excellence et le développement Docteur Kwame N’Krumah. Une délégation de trois membres du Réseau panafricain des enseignants pour la paix, l’unité et le développement (Répepud), conduite par professeur Godefroy Boko Sodjinou lui a transmis le diplôme d’honneur y afférent.
Ce diplôme d’honneur est une reconnaissance à l’endroit des acteurs du monde entier dont les actions militent en faveur de la solidarité, de la paix, de l’excellence et du développement. La réception de ce diplôme d’honneur, qui porte le signe de l’Unesco, consacre la reconnaissance du mérite de ses actions, notamment tout ce qu’il fait pour accompagner, non seulement l’émancipation de la jeunesse, mais aussi le développement du Bénin en général.
Le récipiendaire s’est dit touché par cette reconnaissance qui est une surprise pour lui. « Ce n’est pas du tout quelque chose que j’attendais », déclare Georges Ayaovi Raymond qui remercie le réseau de l’avoir observé, suivi puis nominé à cette distinction. Il dédie cette distinction au pays, notamment à la ville de Cotonou et particulièrement à ses administrés du onzième arrondissement.
Godefroy Boko Sodjinou affirme que le récipiendaire est suivi à travers ses actions bien avant qu’il soit élu local, puis municipal. « Il a été suivi dans ses actes, tant du social, tant de la promotion du genre, tant de l’encadrement de la jeunesse pour la sortir des sentiers battus qui conduit droit à la délinquance. Et, surtout pour la bonne gouvernance qu’il fait de son administration », souligne-t-il. L’universitaire affirme que c’est fort de cela qu’il a été proposé et retenu par le jury parmi les propositions des huit pays retenus en Afrique pour la nomination cette année.
Pour Imorou Ibrahim, secrétaire administratif au plan national du Réseau panafricain pour l’éducation et enseignant au département de sociologie anthropologie à l’Université d’Abomey-Calavi, « beaucoup d’atouts ont milité en faveur du Ca », notamment ses actions sur le plan local et sa jeunesse qui ont milité en faveur de sa nomination.
La transmission de ce diplôme de reconnaissance est le préambule d’une distinction officielle qui aura lieu le 7 septembre prochain à Cotonou. Au cours d’une soirée dénommée « La nuit des héroïnes méconnues », le récipiendaire sera inscrit à l’Ordre du mérite panafricain, une distinction qui lui sera décernée par Abdul Fulgence Tanga Kaboré, secrétaire général exécutif du Réseau panafricain.
Outre le Ca 11 de Cotonou, une quarantaine de personnes seront honorées au cours d’une soirée placée sous le haut parrainage du ministre d’État, Abdoulaye Bio Tchané. Elle sera exclusivement dédiée aux premières des douze départements au Baccalauréat et au Bepc cette année, pour récompenser leur mérite et leur excellence. Des femmes du gouvernement, de l’Assemblée nationale, de femmes leaders, etc. sont attendues à cette soirée.
Les lauréats de la 2è édition posent avec le Pdt de l'OCJ[/caption]Des jeunes et organisations de jeunes qui se distinguent par leur engagement, le service à la communauté et l’entreprenariat, ont été récompensés, samedi 25 août à l’occasion de l’édition 2018 des Oscars de la jeunesse.
Quatre catégories de jeunes ont été identifiées à l’occasion des Oscars de la jeunesse, édition 2018, initiés par l’Organe consultatif de la jeunesse (Ocj).
Dans la première catégorie ‘’Label leadership’’, Aboudou Djagbo Agro et Bénédicta Aloakinnou, respectivement premier et deuxième, se sont vus récompensés devant les dix-neuf autres candidats de cette catégorie qui n’ont pu s’imposer en dépit de leur charisme.
Sur les six dossiers de la catégorie ‘’Label création et innovation’’, Elvis Marx Godjo a été le seul lauréat.
Trois prix ont été mis en jeu dans la troisième catégorie ‘’Label entreprenariat et autonomisation économique’’. Le premier est allé à l’entreprise Transformation du souchet, le deuxième à Fresh gulp industries Sarl et le troisième est revenu à Ingride Sènan Lègba.
Dans la toute dernière catégorie ‘’Label services à la communauté’’, quinze dossiers ont été retenus. A l’issue du dépouillement, la troisième place est revenue à la Jci Cotonou prestige ; la deuxième à l’organisation Jevev, tandis qu’au premier rang, s’est imposée la Jci Cotonou étoile.
Le processus ayant conduit à cette délibération a été confié au cabinet World consulting group dont le premier responsable, Lin Atigli, assure avoir travaillé en toute impartialité suivant un processus conduit de façon autonome et suivant des critères précis. Tous les candidats étaient méritants et ont été départagés sur des détails à peu de points près, confie-t-il.
Le mérite revient donc à la jeunesse béninoise exulte de son côté le président de l’Ocj, Kpènan Thomas Singbo. Une jeunesse qui, à ses dires, n’est pas au bout de ses peines et doit se battre davantage dans le domaine de l’entreprenariat et de l’autonomisation. Autre défi, celui de l’amélioration de la représentativité des jeunes au sein des instances de prise de décisions. Pour le président de l’Ocj, ces oscars illustrent à merveille le talent et l’engagement économique de la jeunesse béninoise à impacter tous les secteurs et rendre service à la communauté.
Les lauréats ne s’écartent d’ailleurs pas de ce rêve. Odile Gnonwin, responsable de l’entreprise « Transformation du souchet », y croit en tout cas. Pour s’être lancée dans un microprojet qui lui vaut de nombreuses distinctions depuis des années, elle demeure convaincue que par le travail, le courage, la témérité et la rage de réussir, la jeunesse béninoise démontrera ses capacités à transformer le pays et pourquoi pas le monde.
Pierre Mèhoué présentant sa plaidoirie devant le jury et l'assistance[/caption]Organisé dans le cadre de la deuxième édition de la Semaine du jeune avocat, le concours de plaidoirie des jeunes avocats du Bénin a connu son épilogue, vendredi 24 août dernier à Cotonou. Au terme des différentes présentations, c’est Pierre Mèhoué qui a décroché le 1er prix Alfred Pognon de plaidoirie.
« Dieu existe-t-il ? ». C’est autour de ce thème que les trois candidats que sont Me Pierre Mèhoué, Me Marie-José Gnonhoué et Me Jacques Codjo ont développé leur plaidoirie devant un jury composé du bâtonnier Yvon Détchénou, de Me Angelo Hounkpatin et du conseiller Malick Cossou.
A l’entame, le président du jury, Me Yvon Détchénou, a énuméré les critères d’évaluation qui sont, entre autres, l’éloquence, l’originalité des exposés, les moyens de persuasion, les figures de style, les expressions du visage...
Pierre Mèhoué est le premier candidat à passer. Il développe la thèse selon laquelle Dieu existe vraiment. A l’en croire, c’est une question inutile lorsqu’on observe le monde de par les créatures et que l’homme qui se pose la question ne doute pas lui-même de son existence. « Si l’être qui a pu créer l’homme est plus grand que lui parce que c’est lui qui a créé l’univers, il n’a plus besoin de se poser la question de savoir si Dieu existe vraiment », soutient-il. Tout individu qui est en situation de détresse, a toujours recours à un Etre suprême plus fort que lui. D’autres diront qu’à la limite des pouvoirs humains, commence la sagesse de Dieu.
Pour sa part, c’est un sujet d’abord philosophique puisque beaucoup de théoriciens à savoir Kant, Anselme de Cantorbéry et d’autres comme Saint Thomas d’Aquin ont pu aborder la question. Mais l’autre pan, c’est la religiosité. « Et si l’homme, par sa raison, est incapable de démontrer que Dieu existe, cela ne voudra pas dire qu’il n’existe pas, puisque par la foi, par la croyance, l’homme peut réaliser l’existence de Dieu dans sa vie », a-t-il clarifié. Pierre Mèhoué conclut alors qu’au-delà de toutes ces thèses et de leurs véracités, l’homme doit se confier à un Etre suprême qui est Dieu et qui existe.
A sa suite, parole a été donnée à Me Jacques Codjo qui a développé la thèse et l’antithèse du sujet. Il affirme donc qu’en ce qui concerne l’existence de Dieu, les avis sont partagés. Il a démontré au prime abord que Dieu existe en partant de la question de savoir celui qui a pu façonner ce monde avec autant de créatures. Encore que la Bible dit que Dieu créa l’homme à son image. Et pour démontrer que Dieu n’existe pas, il fait référence aux philosophes et à certains scientifiques qui ont rejeté l’existence de Dieu et affirmé que Dieu n’est qu’une création de l’esprit humain. Il fait savoir que devant des incompréhensions aussi flagrantes où certains groupes disent tuer au nom de Dieu, on ne saurait accepter l’existence de cet Etre suprême. « L’existence de Dieu découle de la croyance de chaque être humain », a-t-il conclu.
Pure imagination
Quant à Me Marie-José Gnonhoué, il a démontré avec des arguments soutenus que l’existence de Dieu ne relève que d’une pure imagination de l’homme. Si non, Dieu allait déjà changer le cœur des hommes suite aux multiples exactions orchestrées par certains groupes en son nom. Il se pose plusieurs questions. Comment expliquer qu’en Cisjordanie, il existe un conflit israélo-palestinien alors qu’il s’agit de la Terre promise où Jésus-Christ de Nazareth qui incarnerait Dieu serait né ? Comment expliquer les deux guerres mondiales qui ont décimé le monde alors que Dieu était supposé le préserver ? Autant de questions qui ont amené Me Marie-José Gnonhoué à conclure que Dieu n’existe pas.
Les membres du jury, après s’être concertés, ont classé Me Pierre Mèhoué 1er, Me Marie-José Gnonhoué 2e et Me Jacques Codjo 3e. Le premier gagne une tablette avec un abonnement Dalloz d’un an ; le deuxième rentre avec un ordinateur portatif et le troisième reçoit un bon de 200 000 F d’ouvrages à la librairie Chez Rachel.
Me Pierre Mèhoué reconnaît la qualité de ses autres concurrents et les félicite parce que, pour sa part, c’est grâce à eux qu’un rang a pu être déterminé.
Mission accomplie donc pour l’Union des jeunes avocats du Bénin (Ujab) qui a organisé avec succès ce concours de plaidoirie dans le cadre de la deuxième édition de la Semaine du jeune avocat?

Trois fonctionnaires de la Police républicaine ont comparu, jeudi 23 août dernier, dans une procédure de flagrant délit devant le tribunal de première instance de deuxième classe d'Aplahoué, dans le département du Couffo. Le jugement s'est soldé par une relaxe et deux lourdes peines prononcées à l'encontre du chef d'escadron Raoufou Abiola Osseni, commandant de l'ex-Compagnie de gendarmerie d'Aplahoué et Lavenir Houssoutro qui relève, lui, du Commissariat de Klouékanmè.
Le chef d'escadron est condamné à dix ans de prison ferme et à une amende de 10 millions francs Cfa. Lavenir Houssoutro écope, quant à lui, écope de cinq années de prison ferme et d'une amende de 5 millions francs Cfa ; le gardien de paix, Vicel Faladé, chauffeur du commandant, au moment des faits, a été relaxé au bénéfice du doute.
Les deux dont la culpabilité est établie sont retournés à la prison civile à Mougnon, dans le département du Zou, où tous les trois étaient placés sous mandat de dépôt depuis leur dénonciation dans un dossier de vol dont avait connu le tribunal d'Aplahoué. Les mis en cause étaient donc convoqués, jeudi dernier, pour répondre des faits de « complicité d'escroquerie en bande organisée, recel d'escroquerie et abus de fonction ».
Est également attendu, dans cette procédure, le jugement de deux officiers de police judiciaire (Opj). Compte tenu du statut de ces derniers, le tribunal a saisi la Cour suprême qui est habilitée à désigner la juridiction compétente pour recevoir les dépositions des deux Opj et statuer sur leur sort.
Les regards sont donc tournés vers cette haute juridiction pour la suite à donner à ce dossier?
Société 27 août 2018
Emmanuel Opita, procureur général près la Cour d'appel de Cotonou (au micro), faisant le point de la session supplémentaire[/caption]A travers un point de presse tenu, vendredi 24 août dernier, le procureur général près la cour d’appel de Cotonou, Emmanuel Opita, a fait le point du déroulement de la session supplémentaire de la cour d’assises. Prévue pour se tenir du 16 juillet au 24 août 2018, la session qui s’est achevée un jour plus tôt a enregistré trente-quatre condamnations et un acquittement.
Au terme de la session supplémentaire de la cour d’assises de la cour d’appel de Cotonou du 16 juillet au 23 août 2018, 34 accusés ont été condamnés à diverses peines et un a été acquitté.
Au cours du point de presse qu’il a animé, vendredi dernier à Cotonou, Emmanuel Opita, procureur général près la cour d’appel de Cotonou, a fait observer que la session était prévue pour examiner vingt-cinq dossiers mais neuf s’y sont ajoutés, faisant passer le rôle à trente-quatre affaires. L’autre spécificité, à l’en croire, est liée au fait que la session s’est achevée un jour plus tôt. Il a expliqué que cet état de choses est dû à l’arrêt de renvoi pour complément d’informations concernant le dossier de disparition d’Urbain Pierre Dangnivo. Ce dossier annoncé pour durer quatre jours a plutôt duré trois pour cette raison.
S’agissant des statistiques des condamnations, il mentionne que sur les 34 dossiers examinés, 26 ont abouti à des condamnations, un à l’acquittement. Trois dossiers ont débouché sur l’internement des accusés pour des soins adéquats alors que quatre ont été renvoyés à une session ultérieure contre un dossier où l’extinction de l’action publique a été constatée. En termes de typologie des condamnations, le procureur général en a distingué deux : les travaux forcés et la réclusion criminelle. Il a aussi fait état de cinq pourvois en cassation faits par les accusés et les parties civiles?
L'auteur Lionel Yanick Montcho (au milieu) au cours de la présentation de l'ouvrage[/caption]L’univers littéraire s’est enrichi d’un ouvrage intitulé Gbè kpo do nukon- Tout est encore possible lancé, samedi 25 août dernier à Cotonou. Cet opuscule de vingt-cinq poèmes signé Lionel Yanick Montcho, a été présenté par Carmen Toudonou, en présence du parrain de l’auteur, Adadé Messan Folly-Bébé, chef du 13e arrondissement de Cotonou.
Gbè kpo do nukon-Tout est encore possible, c’est le titre du recueil de poèmes que vient de publier Lionel Yanick Montcho, une ode traduisant une note d’espérance et d’optimisme qui s’adresse à tous les vivants.
Avec un peu de passion, un peu de conviction, on parvient toujours à ses objectifs, déclare le représentant du préfacier Anselme Pascal Aguéhoundé.
Pour le parrain de l’auteur, Adadé Messan Folly-Bébé, chef du 13e arrondissement de Cotonou, il n’est pas facile d’écrire. Ce faisant, l’on contribue au développement de la nation. Raison pour laquelle il a encouragé l’auteur et la jeune génération à ne pas baisser les bras comme le traduit si bien le titre de l’ouvrage qui stipule que tout est encore possible tant que l’on vit.
Carmen Toudonou, présidente du comité d’organisation de Miss littérature, s’est réjouie de présenter l’ouvrage structuré en trois parties. Elle relève quelques éléments de forme, notamment le titre en fon mais toute la suite en français, une œuvre qu’elle qualifie d’« ode à l’espoir ». Sur la première de couverture, elle relève le bleu qui symbolise la Vierge Marie, le vert traduisant l’espoir, la nature, en somme, une œuvre d’art, reconnaît-elle. Cette couverture illustre le contenu et pourrait offrir la certitude de croire en une espérance, retient-elle.
Elle présente ensuite des éléments de fond, à savoir les vingt-cinq poèmes de deux à quatre pages en vers pour la plupart rimés, de véritables odes à l’espoir. Morceaux choisis pêle-mêle : "Mon frère, tu peux", " Le malheureux", "Plaidoyer entre l’homme et Dieu", "La femme stérile", "Délivre nous du mal" et "Mon rêve". L’auteur, selon elle, peint un monde triste et désolé, abordant des thèmes comme l’infidélité, la mort.
Elle montre enfin dans la troisième partie des traits de biographie de l’auteur, qu’elle qualifie d’ancien futur prêtre, d’ancien séminariste, auteur de deux autres ouvrages. « A défaut d’être prêtre de Jésus-Christ, il s’intronise maître de la parole », qualifie Carmen Toudonou.
Pour l’auteur, les vingt-cinq textes symbolisent les noces d’argent d’un être cher à découvrir dans l’une des dédicaces, un cadeau pour le réconforter. Selon Lionel Yanick Montcho, « Nous avons tous été premiers par le mystère de la fécondation où il a été enseigné que c’est le spermatozoïde le plus habile qui arrive à féconder l’ovule ». Pour traduire que sur terre, tous les humains peuvent faire beaucoup de choses afin de gagner leurs vies. L’ouvrage sonne, selon l’auteur, comme une sorte de thérapie qu’il conseille vivement à une sœur découragée et ou à un frère qui se plaignent des problèmes de la vie. Il demande aux désespérés de s’en remettre à la vie de Sarah ou à l’histoire de la mère de Samuel dans la Bible. Il retient que « Dieu a toujours le dernier mot et lui seul peut nous délivrer de nos maux ».
La poésie de Lionel Yanick Montcho est aux antipodes de celles d’Aimé Césaire ou de Charles Baudelaire. Un choix motivé de l’auteur qui entend non seulement bien se faire comprendre, mais également élargir et intéresser son lectorat. Un style qu’apprécie bien Carmen Toudonou qui estime que la poésie est rythme, musicalité et émotion. Ce qui lui fait dire : « Si vous lisez un poème et que cela vous a communiqué de l’émotion, cela veut dire que le poète a bien fait son travail »?
Ouvrir les palais royaux au public pour préserver le patrimoine et revitaliser les pratiques culturelles[/caption]Les responsables de l'Ecole du patrimoine africain (Epa) ont réuni les notables et têtes couronnées d’Abomey, vendredi 24 août dernier sur l’esplanade du palais Houégbadja à Abomey, dans le cadre du lancement de la participation des communautés à la gestion du site des palais royaux d’Abomey.
L'Ecole du patrimoine africain (Epa), en collaboration avec le Centre du patrimoine mondial (Cpm) de l'Unesco et la direction du Patrimoine culturel du Bénin, travaille à l'implication effective des communautés d'Abomey dans la gestion des palais royaux, à travers des actions concrètes. Une démarche qui se traduit désormais en acte avec l’ouverture des palais royaux d’Abomey aux communautés. Cet acte a été rendu officiel par l’Epa, vendredi dernier, lors d’une cérémonie symbolique qui a réuni devant l’esplanade du palais de Houégbadja à Abomey, des dignitaires, des familles royales, des cadres de la mairie et autres acteurs de cette cité historique.
Le représentant des dignitaires d’Abomey, Dah Agbohessou ; le représentant du maire d’Abomey, Guillaume Hollo et le gestionnaire des musées, Urbain Hadonou, saluent cette initiative qui donnera, à coup sûr, une nouvelle vie à ces sites qui tombent chaque jour un peu plus en ruine. En effet, le temps des royautés est bien révolu chez nous et les vestiges du passé sont à l’abandon malgré des efforts pour les sauvegarder.
Désormais, ces palais peuvent accueillir des visiteurs et de petits spectacles de danses d’Abomey. C’est la solution proposée aujourd’hui pour sauver ces palais royaux qui sont sujets aux intempéries et aux incendies répétés, comme c’est le cas du palais de Houégbadja qui a accueilli la cérémonie.
Samuel Kidiba, directeur de l’Epa, au cours de cette cérémonie, a rappelé que l'état de ces sites qui sont bien des patrimoines de l’Unesco, résulte en partie de l'absence de leur réaffectation d'usage au profit des communautés locales, alors qu’il faut leur implication dans le processus de valorisation de ces sites. Désormais, il faut corriger cette façon de faire pour impliquer effectivement les communautés afin de renforcer l'état de conservation des palais royaux d'Abomey en améliorant leur gestion. Aussi, cette démarche pourra contribuer à la revitalisation des pratiques culturelles et des espaces en vue de la gestion participative et durable des palais royaux.
Cette démarche d’ouverture des palais au public est un pas pour en finir avec l’image des murs en décrépitude, des toits en ruine, des façades et cours envahies par les herbes et les reptiles parce qu’il n’y a pas de vie dans ces lieux pourtant chargés d’histoires?
Le ministre des Enseignements maternel et primaire, Salimane Karimou[/caption]Le ministre des Enseignements maternel et primaire, Salimane Karimou, a procédé, vendredi 24 août dernier, au lancement des épreuves d’évaluation des enseignants formés dans les Ecoles normales d’instituteurs (Eni) et des Etablissements privés de formation des instituteurs (Epfi) qui pourraient être recrutés par l’Etat.
Jauger les programmes de formation dispensés dans les Ecoles normales des instituteurs (Eni) et des Etablissements privés de formation des instituteurs (Epfi) d’une part, et disposer d’un fichier fiable de la liste des enseignants formés dans les Eni et Epfi et non encore recrutés par l’Etat d’autre part. Tels sont les objectifs visés à travers l’évaluation diagnostique lancée, vendredi 24 août dernier, par le ministre des Enseignements maternel et primaire, Salimane Karimou.
Au total, 17 640 diplômés des Eni et des Efpi, toutes catégories confondues, ont pris part à ladite évaluation après une inscription volontaire dans les régions pédagogiques. On y dénombre 5 477 diplômés de Certificat d’aptitude pédagogique option Enseignement primaire (Cap/Ep), 10 443 nantis du Certificat élémentaire d’aptitudes pédagogiques option Enseignement primaire (Ceap/Ep) et 1720 diplômés du Certificat élémentaire d’aptitudes pédagogiques option Enseignement maternel (Ceap/Em). Les 17 640 instituteurs diplômés, mais sans emploi, sont répartis dans 85 centres de composition et 650 salles sur toute l’étendue du territoire national. Ils ont été évalués, les vendredi 24 et samedi 25 août derniers, selon les catégories, à travers des sujets de dissertation en pédagogique appliquée, dissertation en pédagogie générale, études de cas en pédagogie appliquée, mathématiques et en français.
Pour le ministre Salimane Karimou, cette évaluation diagnostique s’inscrit dans le cadre du Programme d’amélioration de la qualité de l’éducation dans le sous-secteur des enseignements maternel et primaire. Lequel programme a démarré avec le diagnostic physique dans les écoles maternelles et primaires publiques suivi de l’évaluation intellectuelle et professionnelle des enseignants de la maternelle et du primaire, y compris une partie du privé, précise le ministre. Salimane Karimou estime logique l’extension de l’évaluation diagnostique également à tous ceux qui ont été formés dans les différents établissements de formation d’instituteurs qu’ils soient publics ou privés. « Tout cela vise à mettre en place un Plan de renforcement de capacités au profit de tous ceux qui interviennent dans les écoles maternelles et primaires comme enseignants en vue d’apporter de l’amélioration à la qualité de ce qui se fait aujourd’hui dans les écoles», souligne le ministre des Enseignements maternel et primaire.
Selon lui, le constat révèle que le système éducatif béninois a de la peine à vraiment promouvoir l’excellence. « Il faut aider l’école béninoise à décoller. L’école a des difficultés. Elle est déficitaire et il faut trouver des remèdes », insiste Salimane Karimou. Il reste convaincu de ce qu’il ne faut pas espérer avoir de bons résultats au niveau du supérieur si l’enseignement de base est malade. C’est tout le sens des efforts du gouvernement qui a fait l’option de s’intéresser beaucoup plus à tout ce qui se passe au niveau du sous-secteur de l’enseignement maternel et primaire, explique-t-il. « Le gouvernement met le paquet là pour que les produits qui sortiront soient des produits de qualité que le secondaire pourrait aider à aller de l’avant jusqu’au niveau du supérieur », détaille l’autorité ministérielle qui était vendredi dernier, dans les Collèges d’enseignement général 2 de Ouidah et d’Ekpè dans la commune de Sèmè-Podji pour le lancement des épreuves de cette évaluation diagnostique.