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Nouvelles

Désinformation au Bénin : une étude dévoile les dessous de l’Infox
On en sait un peu plus sur les facettes du phénomène des fake news dans l’espace Cedeao. Elles sont dévoilées par une étude du Centre pour la démocratie et le développement (Cdd West Africa). Le rapport sur le Bénin porte la signature de Léonce Gamai. Les infox au Bénin n’apparaissent pas au hasard. Le consultant formateur en média Léonce Gamai en a la certitude, après les recherches menées sur « l’écosystème des fausses informations au Bénin : une vue d’ensemble ». « Elles foisonnent beaucoup plus en période électorale, de tension et de crise (sanitaire, socio-politique et sécuritaire). Leurs création, (re) production et diffusion s’inscrivent dans des logiques bien définies, à savoir la bataille autour du pouvoir politique, l’expression d’une panique collective face à une crise ou une situation extraordinaire, l’expression d’une résistance quasi-collective ou d’une large partie de l’opinion à une action publique, etc. », souligne l’auteur. Les travaux ont dévoilé, entre autres, les principaux acteurs de l’espace en ligne/hors ligne de l’écosystème de l’information et l’origine de leur légitimité, l’interaction entre l’écosystème des «fake news » en ligne avec les structures médiatiques et non-médiatiques, des exemples concrets et récents de l’impact des infox, et le rôle des acteurs externes dans leur formation. Une ampleur inquiétante Les résultats renseignent que l’initiation et la diffusion des infox sont l’œuvre des milieux politiques, des utilisateurs des réseaux sociaux ainsi que de citoyens non présents en ligne. « Les infox circulent majoritairement à travers deux canaux que sont les réseaux sociaux et le bouche à oreille», précise Léonce Gamai. Même si les données collectées dans le cadre de l’étude ne permettent pas de mettre en évidence le rôle d’organisations étrangères dans la production et la diffusion de fake news à destination spécifique du Bénin, l’étude ne banalise aucun risque. «Peu importent la logique, les acteurs ou le canal, les infox sont des sources de menaces potentielles et permanentes pour l’ordre socio politique qu’elles ont d’ailleurs mis à mal au moins une fois pendant les cinq dernières années», fait-il remarquer. Il y a de quoi s’inquiéter, vu l’ampleur des infox au cours de la dernière décennie au Bénin. « Par exemple, les soulèvements meurtriers de mai 2019 à Cotonou ont été provoqués par une rumeur et des contenus mensongers diffusés sur les réseaux sociaux. D’autre part, la campagne de vaccination contre le Covid-19 se voit affaiblie par les fausses nouvelles qui circulent non seulement sur les réseaux sociaux, mais aussi hors ligne de bouche à oreille », déplore l’expert. Des recommandations Deux réponses majeures ont été identifiées contre la propagation des fausses nouvelles au Bénin. Il s’agit de la répression et le fact-checking. « Sur le premier volet, les résultats de recherche indiquent que le droit béninois n’est pas muet sur la question. Mais il se pose, entre autres, un problème autour du champ d’application des dispositions répressives d’une loi comme le code du numérique. Sur le second point, il a été recensé plusieurs initiatives de fact-checking portées par des professionnels des médias et des organisations de la société civile. Même si elles ont contribué à atténuer l’ampleur des informations, les actions de vérification des faits présentent des limites. Le fact-checking est pratiqué de façon intermittente. Par ailleurs, très peu d’organes de presse s’y investissent », souligne-t-il. Alors, l’étude fait des recommandations pour contrer ce mal changeant et à multiples facettes. Entre autres, il y a la généralisation du fact-checking dans les organes de presse, l’éducation des populations aux médias et au numérique, la formation des nouveaux acteurs de l’information en ligne, le renforcement de la protection juridique des journalistes et professionnels des médias qui s’avèrent indéniablement le rempart contre les fake news. Fact-Checking 01 avr. 2022


Djamel Belayachi à propos des Infox : « Le fact-checking est un défi pour tout le monde »
Le monde entier commémore, ce 2 avril 2022, la Journée internationale du fact-checking, un ensemble de pratiques et d’outils de vérification de l’information. Djamel Belayachi, journaliste pour Les Observateurs de France 24, revient ici sur l’enjeu et le défi, aussi bien pour les médias que pour le citoyen. La Nation : Quel est l’enjeu autour du fact-checking ? Djamel Belayachi : A Les Observateurs de France 24 qui est un média participatif, nous menons des enquêtes à partir d’informations qui sont signalées par des citoyens de par le monde. Ils nous envoient des photos et des vidéos, sur lesquelles nous menons des enquêtes. Mais depuis quelques années, nous nous sommes rendu compte que dans le lot des images sur lesquelles ils nous demandaient d’enquêter, il y avait beaucoup d’images sorties de leur contexte et qui sont fausses. C’est ce qui nous a poussés à créer une nouvelle rubrique qui s’appelle « Info Intox », qui est une rubrique de fact-checking. Cette rubrique est devenue un volet important de notre travail. L’enjeu pour nous, c’est éducatif. On a senti la nécessité d’éduquer surtout les jeunes au média. Aujourd’hui, ce ne sont plus les médias classiques que nous avons connus il y a 20, 30 ans : les chaînes de télévision, les radios et la presse écrite, mais des médias (officieux) sur Internet et sur les réseaux sociaux. Il y a un nombre important de personnes qui postent sur Tweeter, Facebook, WhatsApp. Il y a des gens qui publient aussi sur Instagram et différentes plateformes. Un nombre très important d’images circulent sur les réseaux sociaux, et il arrive souvent que des citoyens consomment ces informations comme si elles étaient vraies. Donc, c’est là que le rôle du journaliste devient primordial pour dire attention, ces médias ne sont pas des organes de presse, des journalistes. Ce sont des informations qui ne sont pas vérifiées. D’où la nécessité d’insister auprès du public, par exemple auprès des lycéens qui utilisent beaucoup les réseaux sociaux, pour leur aspect ludique comme actuellement Tik Tok qui est un média très partagé par les lycéens et étudiants. Il faut donc les sensibiliser à la nécessité de vérifier les images qu’ils reçoivent et de ne pas systématiquement les partager. On sait que ce sont surtout les journalistes qui sont engagés dans la lutte, mais en quoi le citoyen peut aussi s’approprier les outils du fact-checking pour réduire la portée d’une fausse information qui circule ? Je vous donne un exemple concret. Quand nous faisons les sujets pour déconstruire une fausse information, que ça soit dans un article, dans le cadre de notre mission ou d’un sujet vidéo, au-delà du fait de dire attention cette vidéo est fausse, on explique toujours comment nous sommes parvenus à découvrir qu’une information est fausse. Donc, nous donnons toujours des outils. Par exemple, on peut dire : voilà, ici, nous avons utilisé la recherche d’image inversée, et voici comment on effectue une recherche d’image inversée. Parce qu’au final, ce sont des outils qui ne sont pas très compliqués à maîtriser et qui sont en accès libre. Tous les citoyens peuvent se les approprier et les utiliser pour vérifier. Donc, premièrement, on insiste sur le réflexe : ne jamais partager une information si elle n’est pas vérifiée et avérée, et deuxièmement nous montrons comment faire pour vérifier. Avec la menace des fausses informations, est-ce que le fact-checking sera à la fois un défi pour les journalistes et les citoyens ? Oui ! Moi, je dirai que c’est un défi pour tout le monde surtout pour l’avenir parce que malheureusement, les fausses informations qui circulent sur les réseaux sociaux peuvent avoir des répercussions dans la vie réelle. Il faut faire attention surtout aux discours de haine, aux fausses informations qui peuvent inciter à la haine contre une communauté religieuse, ethnique, etc. Donc, pour tout ce qu’on sent derrière qu’il y a un discours de haine, il faut faire très attention et vérifier, et ne pas partager. Société 01 avr. 2022


Célébration de la Jif 2022 : le personnel féminin du Maec réfléchit sur son statut
Le personnel féminin du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération (Maec) a célébré, ce mercredi 30 mars, la Journée internationale des droits de la femme. Au menu, la question de la représentativité des femmes aux postes élevés de la diplomatie et la construction du développement durable avec les femmes. Célébration sobre, mais empreinte de sens au ministère des Affaires étrangères et de la Coopération (Maec), dans le cadre de la Journée internationale des droits de la femmes. Moment propice pour le personnel féminin dudit ministère de lancer la discussion autour de la faible représentativité des femmes dans la maison diplomatie et de définir quelques approches en faveur du développement durable avec la contribution des femmes. Inès Kérékou, présidente de la Cellule focale genre du ministère, n’entrevoit pas l’avenir de l’humanité sans les femmes. Elle pense qu’il faut associer les femmes à toutes les étapes décisionnelles pour gagner le pari. « Lorsque les femmes sont responsabilisées et impliquées dans la prise de décision, elles apportent leurs idées constructives à une meilleure définition des priorités et à la résolution des problèmes», argumente-t-elle. Hervé Zanvo, directeur de cabinet du ministre des Affaires étrangères, est dans la même logique. Pour lui, il est temps de tourner la page des discriminations et de faire de meilleures places aux femmes. « La lutte pour les droits des femmes mérite d’être maintenant plus que jamais intensifiée afin de permettre aux femmes de prendre une part active dans toutes les décisions pour l’élimination progressive des causes profondes des inégalités entre les hommes et les femmes en vue d’un développement inclusif, intégrateur et durable», insiste-t-il. Mais avant, il importe aux femmes elles-mêmes de se mettre en évidence dans la société. Appels à l’action certes, mais les responsables au plus haut sommet de l’Etat ne dorment pas sur leurs lauriers. « Sur le plan national, la lutte contre toutes les formes de discriminations, telle que traduite par la Politique nationale de promotion du genre est une priorité majeure pour le gouvernement. Le renforcement du cadre normatif et institutionnel ainsi que les politiques et programmes de protection des droits des femmes au Bénin sont évocateurs de l’engagement personnel du chef de l’Etat à la cause des femmes », assure Hervé Zanvo. Au-delà de ces efforts, la chance pour les femmes d’être suffisamment représentées au sein des grandes instances, y compris dans la maison diplomatie doit être une motivation, un défi pour elles. C’est à cette prise de conscience individuelle et collective qu’invite Bernadine do Régo, première femme cheffe de mission diplomatique au Bénin, au cours du panel intitulé «Genre et diplomatie, enjeux pour le personnel féminin du Maec ». Sur la question, elle recommande aux femmes d’être compétentes, d’affirmer leur talent, d’être naturelles et non extravagantes et de donner le meilleur d’elles-mêmes afin que chaque Béninois puisse se retrouver en elles. Actualités 01 avr. 2022


Célébration de la Jif 2022 : l’Upmb honore les femmes professionnelles des médias
Dans le cadre de la Journée internationale des droits de la femme, l’Union des professionnels des médias du Bénin (Upmb) en collaboration avec Care International Bénin/Togo a organisé une séance d’échanges, ce jeudi 31 mars à Cotonou. C’était un moment de réflexion sur le rôle des femmes professionnelles des médias pour l’atténuation des changements climatiques. Par Mathilde ASSOGBA (Stag.) L’Union des professionnels des médias du Bénin (Upmb) n’est pas restée en marge de la célébration de la Journée internationale des droits de la femme. Ce jeudi 31 mars, en partenariat avec Care International Bénin/Togo, elle a réuni les femmes professionnelles des médias et autres acteurs à la faveur d’une causerie-débat sur le thème ‘‘L’égalité aujourd’hui pour un avenir durable : appel à l’action d’adaptation et d’atténuation au changement climatique pour les femmes’’. Selon Zakiath Latoundji, présidente de l’Upmb, l’objectif visé par cette causerie-débat est d’actualiser les connaissances des femmes professionnelles des médias du Bénin sur l’initiative de la commémoration de la Journée internationale des droits de la femme et de s’approprier le thème choisi pour cette édition 2022. Elle pense qu’il est important qu’elles soient suffisamment informées afin d’avoir les ressources nécessaires pour informer et sensibiliser les autres. « Nous sommes des femmes des médias. Nous sommes des professionnelles des médias et nous avons besoin d’être informées pour informer », a-t-elle martelé. Pour Aqueline Béhanzin, représentante de la directrice pays de Care International Bénin/Togo, ce moment d’échanges est une opportunité de réflexion. L’initiative permettra à chaque participante de mieux s’informer sur les actions à mener pour lutter contre le changement climatique. « Nous allons apprendre davantage sur les défis, les opportunités et les actions à entreprendre pour réduire la vulnérabilité des femmes et renforcer leur résilience face au changement climatique pour un monde plus égalitaire et un avenir durable », a-t-elle souligné. Zakiath Latoundji reste convaincue que chacune des participantes repartira avec les informations nécessaires sur les actions à mener pour le combat contre le changement climatique. Elle préconise par ailleurs une pérennisation des rencontres de ce type afin de garder allumée la flamme de la confraternité au sein des professionnels des médias. Actualités 01 avr. 2022


Célébration de la Jif 2022 : les femmes de l’Onip engagées contre la discrimination du genre"
L’Office national d’imprimerie et de presse (Onip) a célébré en différé la Journée internationale des droits de la femme, hier jeudi 31 mars à son siège à Cotonou. Mobilisées autour des responsables de l'office, sans discrimination de position ni de rang, les femmes s'engagent à lever les barrières de la discrimination du genre en milieu professionnel. Estelle Vodounnou (Stag.) "Discrimination du genre en milieu professionnel". C’est autour de ce thème que les femmes de l’Office national d’imprimerie et de presse (Onip) se sont réunies, hier jeudi 31 mars, dans le cadre de la célébration en différé de la Journée internationale des droits de la femme. Bertin Sowakoudé, directeur général de l’Onip, exhorte tout homme à voir en chaque femme en face de lui sa fille, sa sœur ou son épouse. Il estime que la valeur de la femme et la place qu’elle occupe dans la société devraient amener les hommes à la respecter et à la valoriser. « Quand vous pensez mal de la fille de quelqu’un, quelqu’un d’autre pensera mal de votre fille. Si vous avez une sœur et que vous ne voulez pas que quelqu’un pense mal d’elle, vous devez éviter de penser mal de la sœur d’autrui, si vous avez une épouse et que vous ne voulez pas que quelqu’un pense mal d’elle, ne le faites aussi pas à l’épouse d’autrui», insiste-t-il. Conscient que les femmes ont une part de responsabilité en ce qui concerne la discrimination en milieu professionnel, Bertin Sowakoudé les invite au travail et à la rigueur. Au nom des femmes de l’office, Reine Azifan, ancienne directrice générale de l'Onip, recommande à chaque femme la connaissance des droits de la femme afin de bannir le phénomène de discrimination. « Notre pays s’est doté d’un arsenal juridique extraordinaire mais combien d’entre nous maîtrisent ces textes qui nous accordent des droits. J’exhorte les femmes à travailler à les connaître pour mieux réclamer le respect de leurs droits », conseille-t-elle. Mais puisqu’il n’y a pas de droits sans devoirs, estime-t-elle, il faut donc mériter, assumer sa position et montrer qu’on est capable de faire mieux que les hommes. Pour l’ancienne directrice générale de l’Onip, la femme est capable de ce dont l’homme est capable. Il n’y a donc aucune raison de discrimination du genre en milieu professionnel si elle travaille à donner le meilleur d’elle-même, sans compétition, à l’édifice commun. Reine Azifan, à l’occasion de cette célébration, a exhorté toutes victimes de harcèlement sexuel en milieu de travail à dénoncer ce phénomène et à briser le silence contre toutes sortes de brimades. Actualités 01 avr. 2022


Fonctions techniques et administratives dans les mairies : La liste définitive des candidats éligibles
Les personnes habilitées à occuper les fonctions de secrétaire exécutif dans les mairies sont connues. Il en est de même pour celles pouvant prétendre aux six autres fonctions administratives et techniques dans l’administration des collectivités territoriales. Elles ont été sélectionnées après un processus qui aura duré environ trois mois et qui était constitué de plusieurs étapes. Ce sont les personnes figurant dans cette base de données qui seront tirées au sort demain, devant tous les maires, pour occuper les sept postes concernés dans chaque mairie.   Actualités 31 mars 2022


Mesures gouvernementales relatives aux produits de première nécessité : Un contrôle systématique des prix sur le marché
L’application des mesures du gouvernement relatives aux prix de certains produits de première nécessité a conduit une équipe de la direction départementale de l’Industrie et du Commerce Atacora-Donga au marché de Natitingou, lundi 28 mars dernier. L’équipe de contrôle en a profité pour faire une mise en garde aux contrevenants. « À partir de maintenant, vous n’avez plus de choix. Vous devez vendre aux prix fixés par le gouvernement. Vous devez afficher également les prix de vos produits pour permettre à toute personne qui vient de savoir combien vous vendez, cela facilitera aussi le contrôle. Vous devez prendre l’habitude d’indiquer le prix à partir de ce moment ». C’est l’exhortation de Rufis Sarè, directeur départemental de l’Industrie et du Commerce Atacora-Donga aux commerçants du marché de Natitingou. Ce lundi 28 mars, jour du marché, a été une occasion pour son équipe de vérifier le niveau d’application des mesures prises par le gouvernement pour accompagner les populations en ce moment de la flambée des prix des produits. Pour le directeur départemental, il y a lieu de remarquer que concernant les produits spécifiques, par exemple l’huile végétale, le riz simple importé de 50 kg, les prix ont baissé considérablement, mais les commerçants n’appliquent pas encore la mesure envisagée par le gouvernement. « Il y a encore une différence de 1 000 F entre les prix indiqués par le gouvernement et ceux pratiqués sur le marché », fait-il remarquer au terme du contrôle au niveau des étalages et auprès des détaillants de produits de grande consommation. Selon Rufis Sarè, toutes les commerçantes sont au courant des nouvelles mesures. Donc, il n’y a pas de raison pour que ces prix ne soient pas respectés sur le marché. « Nous sommes passés d’étalage en étalage pour vérifier, sensibiliser à l’effet de prendre toutes les dispositions à l’endroit de ces commerçantes pour qu’elles respectent les prix fixés par le gouvernement pour soulager les populations », a-t-il indiqué. La préoccupation des femmes au niveau du marché réside dans les frais de douane qui seraient élevés, ce qui justifie, selon elles, la non-application des mesures prises en conseil des ministres. Pour le directeur, cela n’est pas une raison pour aller contre les mesures en vigueur. Justifiant ses propos, Rufis Saré souligne que les services douaniers au niveau des frontières sont instruits pour respecter les nouvelles grilles pour ce qui concerne le paiement des frais de douane. Ce qui se répercute forcément sur le prix qu’on doit pratiquer au consommateur final. « Ces prix fixés sont irréversibles, tous ceux qui vendent sur le territoire national doivent les respecter. En tant que service déconcentré, nous allons prendre les mesures pour sanctionner tout contrevenant », a prévenu le Ddic Atacora-Donga. Un dépôt de ciment fermé, mis sous scellés Plusieurs dépôts de ciment ont fermé à Natitingou. Selon les autorités départementales de l’Industrie et du Commerce, il s’agit d’une stratégie commerciale qui permet de stocker et de revendre cher quand d’autres n’auraient pas le produit dans leurs entrepôts. Un des entrepôts qui disposent de près de quarante tonnes de ciment, a jugé bon de fermer. Sur demande de l’équipe de contrôle de visiter l’intérieur, le produit est bien disponible. L’équipe a décidé de mettre sous scellés l’entrepôt en question après avoir constaté qu’il n’y a pas de facturier ni l’affichage des prix pour renseigner le client et le corps de contrôle du prix de vente. « Nous avons parcouru cinq dépôts de vente de ciment, tous sont fermés. Ici, on a découvert selon la déclaration de la vendeuse présente à côté de l’entrepôt fermé près de quarante tonnes de ciment stockées. Nous n’avons pas pu entrer en possession des factures d’achat pour savoir si les produits sont acquis avant ou après les mesures et puis nulle part ce n’est indiqué le prix de vente. Autant d’irrégularités observées sur la base desquelles, nous avons scellé le magasin et les produits sont ainsi saisis et seront vendus au prix de 85 000 F la tonne à la population», a déclaré Rufis Saré. Société 31 mars 2022


André Zogo, secrétaire exécutif du Pne-Bénin : « Il faut veiller à maintenir la qualité de l’eau »
La communauté internationale a célébré le 22 mars 2022 la Journée mondiale de l’eau placée sous le thème : « Eaux souterraines : rendre visible l’invisible ». Le secrétaire exécutif du Partenariat national de l’eau (Pne-Bénin), André Zogo évoque les défis en matière de sécurité en eau. La Nation : Que pouvons-nous comprendre par la sécurité en eau ? André Zogo : La sécurité en eau, c’est un concept qui est de plus en plus utilisé actuellement et qui renvoie à la capacité de disposer de l’eau en quantité et en qualité acceptable, pour les moyens de subsistance, le bien-être au niveau de la population et le développement économique. Tout ceci n’est possible que dans un climat de paix et de stabilité politique. Sans la sécurité humaine, on ne pourra pas avoir une sécurité en eau, la disponibilité de l’eau en quantité et en qualité acceptable. Pour offrir à la population de l’eau de boisson, il faut disposer de la ressource. Aujourd’hui, au Bénin, les ressources en eau sont évaluées à 15 milliards de mètres cubes, dont 2 milliards de mètres cubes d’eaux souterraines. Ce qui signifie qu’en termes de ressources en eau, nous avons les eaux souterraines que nous ne voyons pas et les eaux de surface que nous voyons facilement à travers les plans d’eau, les cours d’eau, les mares, les lagunes, les océans, etc. Ces ressources sont-elles protégées, sécurisées ? On peut dire que les eaux souterraines sont mieux protégées, puisque situées en profondeur, protégées par des couches pédologiques. Ces eaux ont déjà une qualité meilleure à celle des eaux superficielles qui sont exposées aux intempéries et aux activités anthropiques. Les usages qui sont faits de ces ressources varient selon leur nature. Comme les eaux souterraines ont à priori une qualité meilleure, on les réserve préférentiellement pour les usages directement en lien avec la consommation. Les ressources en eau superficielle sont préférées pour les autres usages (agriculture, industrie, etc.). À travers ces usages concurrentiels, on se rend compte qu’on peut, si l’on n’y prend garde, porter atteinte à la qualité de l’eau. Il est important, lorsqu’on utilise les ressources en eau, de pouvoir veiller à maintenir de façon durable la qualité de cette eau. À travers des activités telles que l’agriculture, qui utilisent les intrants chimiques, il y a la pollution des ressources en eau de surface. Ces éléments chimiques, transportés, peuvent aussi atteindre les eaux souterraines. Donc, il est important dans les activités économiques (agriculture, industrie) de veiller à maintenir la qualité de façon durable. Quels sont les défis actuels ? En termes de défis, dans ce contexte de changement climatique, nous faisons face à des phénomènes extrêmes comme les inondations. Le défi, c’est de pouvoir faire en sorte que la population puisse continuer à avoir accès à l’eau potable parce que c’est facile qu’en période d’inondation, les personnes qui difficilement accédaient à l’eau potable commencent par utiliser ces eaux là comme sources d’approvisionnement en eau de boisson. C’est un premier défi. Le second concerne l’assainissement. Quand nous parlons de l’eau, nous devons parler en même temps de l’hygiène et de l’assainissement. On peut avoir une eau de qualité à la source, mais à la consommation, cette eau ne sera plus de bonne qualité. L’hygiène et l’assainissement doivent aller de pair. Dans ce cadre, il est nécessaire que l’attention qui est portée aujourd’hui à l’eau soit également portée à l’hygiène et l’assainissement. Jusqu’à un passé récent, on disait que l’hygiène et l’assainissement de base sont le parent pauvre du secteur. Aujourd’hui, on constate qu’il y a des investissements qui se font. Il faut qu’ils soient poursuivis pour que nous puissions avoir accès aux services d’assainissement pour accompagner les actions en cours dans le sous-secteur de l’eau et atteindre la sécurité en eau. Le 3e défi, auquel je voudrais que l’on s’intéresse, c’est d’œuvrer pour des cadres de concertation fonctionnels. Parce que, c’est avec ces concertations que lorsque les problèmes se posent, on arrive à trouver des solutions. C’est là tout l’intérêt de la gestion intégrée des ressources en eau (Gire). Environnement 31 mars 2022


Projet «Safe and inclusive cities for girls» : Du matériel de travail offert à 127 bénéficiaires formés
Dans le cadre de la mise en œuvre du projet «Safe and inclusive cities for girls» exécuté par Terres Rouges Bénin avec l’appui de Plan international Bénin, des jeunes filles, des femmes et des hommes ont reçu des équipements hier mercredi 30 mars à Cotonou. Grâce au projet « Safe and inclusive cities for girls » exécuté par Terres Rouges Bénin avec l’appui de Plan international Bénin, 127 jeunes filles, femmes et hommes ont reçu, hier mercredi 30 mars, du matériel de travail pour leur autonomisation. Formés en couture, coiffure hommes et dames, pâtisserie, fabrication de produits cosmétiques, soudure, peinture, électricité, ils ont bénéficié de divers équipements d’une valeur totale de 22 millions F Cfa. Il s’agit des machines à coudre, des ustensiles de cuisine et du matériel de travail relatifs à tous ces corps de métiers. Cette cérémonie tenue dans une ambiance festive avec la participation de la directrice départementale des Affaires sociales, du préfet du Littoral, des patrons et patronnes des ateliers de formation des bénéficiaires, est l’aboutissement de plus de deux ans de parcours. Durant cette période, ces filles, femmes et hommes en situation de précarité, identifiés dans la rue, ont bénéficié de sensibilisation en santé sexuelle et reproductive, de soins en santé de base, d’appuis alimentaires et de financement de leurs formations professionnelles. Au nom de ses pairs, Norberte Hounkpè, leur représentante, ne cache pas sa joie de sortir de la précarité pour devenir un agent économique. Elle se réjouit particulièrement de la mise à disposition de matériel de travail pour leur insertion professionnelle. « Votre geste nous permettra de commencer plus sereinement notre vie professionnelle. Nous vous promettons d’en faire un bon usage afin de démontrer que la précarité n’est pas une fatalité», a-t-elle assuré au nom des bénéficiaires. Du côté des initiateurs et exécutants du projet, c’est la satisfaction et la fierté. Karl Paul Frédéric, représentant de Plan international Bénin, l’a clairement exprimé au cours de son intervention. Pour sa part, Hermann Hessou, directeur de Terres Rouges Bénin, une association spécialisée en accompagnement psychosocial des enfants en situation de rue, clame aussi sa satisfaction pour l’aboutissement du projet. Mais il met l’accent sur la nécessité du suivi qu’entend organiser son association auprès des bénéficiaires. « Nous allons organiser le suivi pour nous assurer que le matériel est utilisé à des fins professionnelles et est bien entretenu », a-t-il promis. Il donne également une idée de la suite de « Safe and inclusive cities for girls ». Selon lui, le projet prend fin normalement ce 31 mars. «Mais il y a un grand résultat sur le projet. C’est la construction d’un endroit sécurisé pour les enfants et jeunes en situation de rue pour les accompagner face aux violences physiques, morales, sexuelles afin de restaurer leur dignité », a-t-il confié. Cette action, annonce Hermann Hessou, sera menée avec les autorités administratives du département. Culture 31 mars 2022


Nocturne au palais de la Marina : L’histoire du cavalier wassangari en lumière
Nocturne, samedi 26 mars dernier, au palais de la Marina dans le cadre de l’exposition « Art du Bénin, d’hier et d’aujourd’hui: de la restitution à la révélation ». Au menu, « Bio Guéra ou le destin d’un peuple ». Il s’agit d’une pièce théâtrale qui retrace une partie de l’histoire de ce héros du septentrion pendant la période coloniale. « Bio Guéra ou le destin d’un peuple ». C’est la pièce théâtrale qui a meublé la nocturne du week-end dernier au palais de la Marina, dans le cadre de l’exposition « Art du Bénin, d’hier et d’aujourd’hui: de la restitution à la révélation». L’œuvre revisite un pan de l’histoire de ce héros du septentrion qui s’est illustré lors de l’invasion coloniale française. Il a été un résistant tout aussi redoutable que le roi Béhanzin, informe le metteur en scène. « Bio Guéra a été aussi résistant que Béhanzin à un autre moment de l’histoire. Du coup, nous trouvons opportun de montrer ce résistant très peu connu. Donc, ce soir, nous avons montré l’opposition de Bio Guéra face aux Français qui ont pris le dessus simplement parce qu’il a été trahi par certains parmi les siens. Donc, malgré son abnégation et sa popularité, notamment auprès des femmes, il n’a pas pu gagner face aux troupes françaises qui, de plus, étaient en supériorité militaire», explique le metteur en scène Alougbine Dine. Au moment de cette invasion, même les femmes de sa communauté étaient prêtes à aller au front avec lui. « Il est tellement adulé par les populations qu’il y a beaucoup de femmes qui vont vers lui pour demander à l’accompagner au front dans le combat contre les Français. Mais comme ce n’est pas quelque chose d’habituel, il leur a dit de garder la maison et de laisser les hommes y aller et qu’ils vont revenir… », ajoute le metteur en scène. La pièce représentée à la belle étoile est un classique du cinéaste Séverin Akando. Le spectacle produit par Alougbine Dine et ses hommes rencontre l’assentissent du public. Un public jeune qui découvre ce pan de l’histoire de Bio Guéra. Une fois encore, la nocturne a fait son effet. Elle a permis de connecter le public béninois à l’histoire méconnue du cavalier wassangari. La nocturne est un rendez-vous pris tous les derniers samedis du mois, et qui prolonge l’exposition publique diptyque dans la nuit. Occasion pour le public de découvrir l’une des merveilles de l’art de la parole au Bénin, en sus des trésors royaux et œuvres d’art contemporain qui sont exposés. Culture 31 mars 2022


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