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Nouvelles

Préparatifs de la coupe des nations de volley-ball de la Zone 3: Fin du stage des Écureuils demain à Natitingou
[caption id="attachment_30492" align="alignnone" width="1024"]Les Ecureuils volleyeurs affûtent leurs armes[/caption]

Dans le cadre des préparatifs de la coupe des nations de la Zone 3 de volleyball, les sélections nationales de volleyball du Bénin vont achever leur stage ce samedi 25 août à Natitingou. Les listes des douze joueurs retenus par catégories (masculine et féminine) vont être rendues publiques à la fin de cette phase.

Les volleyeurs béninois évoluant à l’étranger comme Faïçal Gahoué de l'As Douane au Burkina Faso, Yacoubou Daouda de l'As Sonapost du Burkina Faso, meilleur joueur du championnat burkinabè de la saison passée et de Moukaila Raïmou qui joue au Qatar, vont arborer les couleurs nationales lors de ce tournoi, du 27 août au 2 septembre prochain au Plateau de volley-ball à l’Injeps de Ouagadougou.
Les entraîneurs Raymond Nato et Moussitaou Obadimedji chez les hommes et Ghislain Tomèdé et Bonaventure da Silva chez les dames, sont satisfaits des conditions dans lesquelles la mise au vert s’est déroulée à Natitingou. Ils restent confiants quant à la forme des joueurs des deux sélections qui peuvent défendre valablement le Bénin face aux autres sélections nationales hommes et dames de la Côte d'Ivoire, du Nigeria, du Togo, du Niger, du Ghana, du Mali et du Burkina Faso, pays hôte. La délégation conduite par le premier vice-président de la Fédération béninoise de volleyball, Bawa Cissé Mohamed, va quitter Cotonou ce dimanche pour Ouagadougou.

 

Sports 24 août 2018


Renouvellement du comité exécutif de la Fbf: Le congrès électif prévu pour demain

L’Assemblée générale du renouvellement du comité exécutif de la Fédération béninoise de football (Fbf) aura lieu, ce samedi 25 août à Porto-Novo. Les 75 délégués venus des ligues et associations affiliées à ce regroupement sont appelés à plébisciter ou non l’unique liste en lice « Bénin Football Nouveau départ » conduite par Mathurin de Chacus.

Le congrès électif de la Fédération béninoise de football se tient demain au siège de la Fédération béninoise de football à Porto-Novo. Les soixante-quinze délégués venus des ligues et des associations affiliées à cette fédération devront décider des prochains responsables devant siéger au comité exécutif de l’association. Sauf cataclysme, le président des Dragons de l’Ouémé, Mathurin de Chacus et ses alliés à savoir Francis Gbian, Magloire Oké, Pamphile Zomahoun, Guy-Marie d’Almeida, Pédro Ayéma, Firmin Akplogan,William Fangbédji,Valère Glèlè, Radji Soumanou, Imorou Bouraïma, Wahab Adam Chabi, Innocent Attindéhou, Laurent Gnassounou, Adrien Hounadjinou, Saka Oussou, Bako Abdoulaye, Bocovè Marcellin et Floriane Afoutou, devront être plébiscités au terme des assises.

De sources proches de la commission électorale de la Fbf dirigée par Casimir Kanakin, toutes les dispositions ont été prises pour que les assises se déroulent dans de meilleures conditions. Les travaux vont se dérouler sous la supervision de Sita Sangaré, président de la Fédération burkinabè de football en qualité de représentant de la Confédération africaine de football.
Cette assemblée générale élective à laquelle seule la liste « Bénin Football Nouveau départ » est en compétition s’annonce comme une étape cruciale dans la relance du football après une décennie de conflits de leadership au sommet de l’association. Car, elle mettra fin à la phase transitoire née de la médiation du chef de l’Etat, Patrice Talon le 23 décembre 2016 à la Présidence de la République. Les délégués sont conviés à opter pour le consensus prôné par le gouvernement du président Patrice Talon qui souhaite régler définitivement la crise au sein du football béninois. Ce serait également la fin d’une époque, lorsqu’on sait que certains cadors de cette fédération comme Anjorin Moucharaf, président sortant, Augustin Ahouanvoébla, ancien président et les frères Bruno et Quentin Didavi sont forclos.
A quarante-huit heures du congrès, Mathurin de Chacus a invité les délégués à venir massivement participer aux assises pour lui accorder leurs suffrages. Il a convié la famille du football à l’union et à la paix. Les regards du public sportif sont tournés vers Porto-Novo pour voir l’issue de ce congrès.

Sports 24 août 2018


Réunion de concertation entre le Bénin et le Japon: La stratégie de la coopération bilatérale au cœur des travaux
[caption id="attachment_30488" align="alignnone" width="1024"]Vue partielle des participants à la réunion de concertation entre le Bénin et le Japon[/caption]

Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Aurélien Agbénonci, a procédé, ce jeudi 23 août à Cotonou, au lancement des travaux de la rencontre de concertation annuelle sur la coopération entre le Bénin et le Japon. A cette occasion, l’ambassadeur du Japon près le Bénin, Kiyofumi Konishi, a réitéré la volonté du gouvernement nippon de continuer d'accompagner le Bénin.

Dans le cadre de la coopération entre le Bénin et le Japon, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Aurélien Agbénonci, représentant du ministre d’Etat chargé du Plan et du Développement a lancé, ce jeudi 23 août à Cotonou, la concertation annuelle sur la coopération entre les deux nations au titre de l’année 2018. 

Selon l’ambassadeur du Japon près le Bénin, Kiyofumi Konishi, cette rencontre est une occasion pour comprendre la stratégie de la coopération entre les deux gouvernements. Il s’agira pour les autorités béninoises et japonaises de régler les problèmes liés à l’exécution de certains projets. A ce propos, il invite le gouvernement à veiller à la bonne gestion des fonds de contrepartie issus de la vente du riz offert par le gouvernement du Japon. « Le Japon souhaite que les fonds soient bien gérés pour être investis dans les domaines sociaux tels que la construction des salles de classe, le projet commune du Millénaire de Bonou et les cantines scolaires», a-t-il souhaité.
Il réitère la volonté du Japon de renforcer la coopération avec le Bénin à travers la réalisation de plusieurs projets dans les années à venir. L’ambassadeur Kiyofumi Konishi annonce la construction de 210 salles de classe au profit du Bénin d’ici 2020. Selon lui, ces projets de construction et d’équipement de salles de classe dans les écoles primaires publiques du département de l’Atlantique vont commencer dès 2019.
Dans le cadre du « Programme cantines scolaires », 5790 tonnes de riz de l’aide alimentaire arriveront au Bénin en décembre prochain, annonce l’ambassadeur.
Pour lui, ce don contribuera à renforcer réellement la sécurité alimentaire au Bénin et permettra de réaliser divers projets socioéconomiques grâce aux fonds de contrepartie. Il rassure le gouvernement béninois que l’étude technique du projet de l’aménagement du carrefour Cfao va démarrer en début d’année prochaine.
Selon l’ambassadeur Kiyofumi Konishi, l’amélioration du cadre macroéconomique du Bénin, la stabilité politique, la liberté, la bonne gouvernance et la démocratie, sont des valeurs communes aux deux nations qui favorisent la coopération entre elles. Il encourage le gouvernement béninois dans la mise en œuvre de son programme d’action.
Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Aurélien Agbénonci, a remercié l’ambassadeur du Japon pour sa disponibilité à accompagner le Bénin dans ses efforts de développement. « Au nom du gouvernement béninois, nous saluons la contribution du Japon dans le cadre du Programme cantines scolaires », a-t-il déclaré. En vue d’offrir de meilleures conditions de vie aux populations, le ministre Aurélien Agbénonci sollicite le renforcement la coopération entre les deux pays. Il promet de travailler au respect du mécanisme de suivi des projets comme exigé par le gouvernement japonais.

Société 24 août 2018


Alphonse Sèdolo Gbaguidi, poète: « Je condamne le mythe négatif de la primauté de l’apparence sur le réel »
[caption id="attachment_30486" align="alignnone" width="1024"]Le souvenir encore vivace du poème [/caption]

Il y a une trentaine d’années, le poète-écrivain béninois Alphonse Sèdolo Gbaguidi a fait naître de sa plume le célèbre poème "Je ne suis pas beau". Cet écrit a suscité l’intérêt de plusieurs personnalités, institutions et médias aux plans national et international. L’auteur évoque ici les motivations profondes de ce texte présenté, il y a trente ans sur la Télévision nationale, et sa passion pour le poème en général.

La Nation : Vous avez écrit et présenté le poème "Je ne suis pas beau", il y a aujourd’hui plus d’une trentaine d’années. Qui est-ce qui vous l’a inspiré ?

Alphonse S. Gbaguidi : « Je ne suis pas beau » ne veut pas forcément dire qu’Alphonse S. Gbaguidi n’est pas beau et se plaint de ce fait, surtout dans la foulée de sa première présentation télévisée. Certains ont pensé ou pensent à tort que ce poème reflète ma réalité physique qui n’est certes pas celle avenant d’Apollon, d’Adonis ou de Don Juan mais n’est nullement identique à celle repoussante de Quasimodo ou Pat-Hibulaire. Un artiste qui s’exprime peut être le porte-parole d’autres personnes ou de toute une communauté. Ici au Bénin, du fait de sa complainte mélodieuse introductive en langue nationale fon, jugée parfois causasse, qui lui a donné une envergure supranationale et restée plus ancrée dans la conscience collective, ce poème a été malheureusement appréhendé par certains comme la complainte d’un être solitaire en mal d’identité, la face d’un sournois exhibitionniste en mal de publicité, ou encore une tentative d’exorcisation d’un complexe d’infériorité.
Que véhicule alors ce poème de si pertinent comme message pour être encore « vivace » selon vous à nos jours ?

A sa première lecture ou audition, ce poème se présente comme le cri du cœur d’un enfant mal aimé qui s’en remet à ses parents à cause du fait que, paraîtrait-il, il n’est pas beau. Ce poème est ma façon de promouvoir les valeurs éthiques et morales en condamnant ce que j’appelle : le mythe négatif de la primauté de l’apparence sur le réel. Il est certes de notre droit le plus absolu de chercher à avoir une apparence attrayante, mais il est encore plus de notre devoir de chercher à avoir une conscience probe ou propre à défaut de pouvoir l’avoir pure. Sans nier que ce poème m’a été en partie inspiré par certaines considérations d’ordre personnel, j’affirme que « Je ne suis pas beau » est un cri de guerre contre le fait que l’apparence semble primer sur le réel. C’est un cri de révolte contre le racisme, l’égoïsme, l’égocentrisme et autre laideur de nos sociétés et vilénies de nos comportements. C’est le cri d’espérance de tous ceux qui ont une conscience probe et souffrent du fait qu’ils n’ont pas une apparence attrayante.
Enfin, c’est une démarche de promotion d’une digne éthique comportementale empreinte de sagesse et d’humilité. Je ne sais si la vivacité encore intacte et l’actualité de ce poème, trente ans après, tiennent, entre autres facteurs, à ce devoir d’exemplarité auquel je fais l’effort de m’astreindre en permanence avec esprit de sacrifice dans ma pratique sociale et mes rapports avec mes contemporains chaque jour que Dieu fait.

Plus de trente ans sont passés depuis que vous l’avez écrit. Le chemin a été long. Quelles en sont les grandes lignes ?
Le poème « Je ne suis pas beau » est le sixième de mon répertoire. Il avait été écrit en acrostiche le 14 février 1982 à Abidjan en Côte d’Ivoire et présenté au cours d’une émission de grande écoute à la Télévision ivoirienne le 23 avril 1982, la Radio nationale ivoirienne, le 14 juillet 1982 avant d’être publié dans le quotidien national ivoirien Fraternité Matin du 10 août 1982. Revenu au Bercail à Cotonou en 1984, ma modeste personne vit ce poème être d’abord publié dans le quotidien national béninois Ehuzu d’alors du 17 décembre 1984 puis présenté dans quelques-unes des émissions culturelles hebdomadaires de la Radio nationale béninoise en 1986 avant le choc émotionnel événementiel à l’échelle nationale et internationale qui provoqua le dimanche 21 août 1988 lors de sa présentation à l’ex-émission télévisée « Dimanche Variété » de l’Ortb animée par Bibi Daouda. Cela n’avait pas manqué d’attirer vivement l’auguste attention du chef de l’Etat béninois de l’époque, le président Mathieu Kérékou. Ce poème qui figurait aussi, depuis 1986, au nombre des textes choisis par le professeur Guy Ossito Midiohouan pour l’édition de l’anthologie Nouvelle poésie du Bénin au Centre de formation national d’Avignon en France a connu une ascension jusqu’à l’Unicef en août 1990 où il fut édité sur prospectus ou dépliant à Cotonou à la faveur de la tenue du symposium international de cette institution en prélude à son sommet mondial qui a eu lieu en septembre 1990 à New-York.
« Je ne suis pas beau » a fait l’objet de plusieurs sujets de thèses dans certaines universités africaines francophones et figure même en commentaire dans plusieurs essais littéraires dont les Mélanges de Jean Pliya présenté par le professeur Adrien Huannou en mai 1994 sous la plume du professeur Joseph Adandé aux pages 130 et 131.

Il est rare de trouver des personnes qui se passionnent encore de cet art. Comment êtes-vous devenu poète ?

Si je dois franchement répondre à cette question, je vous dirais, sans ironie, que la poésie n’épouse jamais ceux qui la choisissent et désirent faire l’amour avec elle, mais plutôt ceux qu’elle choisit et avec qui elles désirent faire l’amour. Un poème ne se conçoit pas lorsque son auteur le désire, mais plutôt lorsque son auteur est éprouvé par certaines situations qui le mettent dans un état de déprime et de douleur ou d’euphorie et d’extase qui s’essouffle à son tour aux ronces de l’inspiration et de la création artistique. Je n’ai donc pas choisi d’être poète. C’est Dieu et la nature des choses de la vie qui m’ont rendu poète au moment où je m’y attendais le moins. C’était quelques moments après la mort de Bob Marley survenue le 11 mai 1981, alors que j’étais en proie, en Côte d’Ivoire, à une crise de désespoir consécutive à des déboires financiers et sentimentaux qui ont failli me conduire au suicide. Ce fut par la suite en octobre 1981 toujours en Côte d’Ivoire que les prémices de ce qui m’est reconnu aujourd’hui avec bienveillance comme talent artistique et poético-littéraire ont commencé à s’affirmer avec l’accouchement de mes premiers poèmes qui étaient surtout consacrés en éloge ou hommage au plus haut dirigeant ivoirien d’alors et dont la qualité a conduit à les faire publier et diffuser dans les médias officiels de ce pays à savoir « Fraternité – Matin » et la Radio et Télévision ivoirienne (RTI)?

Poème
Je ne suis pas beau

J Je ne suis pas beau, j’ai mal dans mon
âme ;
E Entends-tu mes plaintes, mère ?

N Non ! Je ne suis pas beau, ça tourne dans
ma tête ;
E Est-ce une destinée, mère ?

S Souffrance je l’appelle, ma laideur…
U Unanimes ils sont sur ma laideur…
I Insupportable est ma laideur…
S Souffrance je l’appelle, ma laideur…

P Pas une fois on ne m’a jugé beau, mère ;
A Ah oui, personne ne m’a jamais jugé beau,
mère ;
S Sauf père et toi, vous qui m’aimez si
tendrement

B Beauté ? Es-tu physique, morale ou
spirituelle ?
E Etre physiquement beau, est-ce une fin en
soi ? Si oui,
A A cette allure, fausse route vous faites
frères et sœurs :
U Une Vraie Beauté ! … de l’âme, de l’esprit
elle émane :
Dans ce cas, « beau », je le suis !

Culture 24 août 2018


1re édition de Miss Word Benin: La finale aura lieu demain
[caption id="attachment_30485" align="alignnone" width="1024"]Yémi Abiola, initiatrice du concours de beauté Miss Word Bénin[/caption]

La grande finale de la première édition de Miss Word Benin aura lieu, ce samedi 25 août à Cotonou. Initié par la Nigériane Yèmi Abiola vivant au Bénin, ce concours de beauté entend mettre sous les projecteurs la beauté intellectuelle et physique des femmes béninoises.

La première édition de Miss Word Benin connaîtra son épilogue demain. Les filles retenues révèleront leur potentiel et leur savoir-faire au public ce 25 août à Cotonou. De grandes surprises attendent les lauréates de cette compétition.
L’opportunité et la particularité de Miss Word Benin résident en ce que la Miss et ses dauphines pourront participer aux concours internationaux dont Miss monde, Miss univers et Miss terre, qui auront lieu respectivement en Chine, au Japon et aux Philippines.
Pour éviter toute confusion, l’initiatrice de l’événement, la Nigériane Yémi Abiola clarifie : « Ce n'est pas une concurrence avec Miss Bénin. C'est parce que nous avons la franchise de Miss Word que nous avons voulu mettre en œuvre ce concours qui présente une opportunité internationale. Ce n’est ni en remplacement de Miss Bénin ni une concurrence avec Miss Bénin », a-t-elle indiqué. Elle fait savoir qu’il est prévu à long terme un partenariat entre Miss Word Benin et Miss Bénin pour partager les opportunités internationales qu’offre Miss Word Benin avec Miss Bénin.
C'est un projet qu'elle portait depuis trois ans et dont la tenue a été maintes fois différée en raison des difficultés d’ordre financier. Cette année, elle se dit décidée à donner forme à cette ambition qui ne vise qu’à valoriser la beauté africaine et promouvoir l’émancipation de la femme.
Le casting a débuté le 21 juillet dernier à Parakou. Elle a eu lieu le 22 juillet à Bohicon, le 29 juillet à Ouidah, le 4 août à Porto-Novo puis le 5 août à Abomey-Calavi. La phase de présélection s’est achevée le 11 août à Cotonou. Les filles en dehors de Cotonou ont eu la possibilité de s'inscrire entre le 21 juillet et le 5 août en envoyant une vidéo de 45 secondes soumise au vote du jury. Au total, 30 candidates ont été retenues pour la phase finale. Celles-ci ont été internées et sont coachées par des professionnels pour offrir un beau spectacle lors de la finale. Présentant les critères de sélection, le chargé du coaching, Yannick Ahounou, indique qu’il faut : « avoir au moins 1,70 m, être célibataire sans enfant et avoir entre 18 et 25 ans ».
Parlant de l’origine de ce concours, Yèmi Abiola affirme : « J'ai remarqué qu'il y avait beaucoup de choses à faire au Bénin pour la valorisation de la femme et pour son émancipation ». C’est pourquoi ce concours comporte un volet social qui réside dans l'éducation des filles et leur sensibilisation au Vih/Sida, puis l'assainissement et la protection de l'environnement. « Il y aura une collecte des fonds au cours de la soirée et ces fonds seront reversés dans les zones où le taux de scolarisation est bas. Nous pensons en l’occurrence construire, grâce aux fonds, une infrastructure scolaire de trois salles de classe dans chaque département et prendre entièrement en charge la scolarisation de cinq filles par département », a-t-elle indiqué.

Culture 24 août 2018


Délimitation des communes et des unités administratives: L’étude de faisabilité du projet est imminente

Une délégation de la Commission nationale des affaires domaniales (Cnad) était, ce jeudi 23 août à Parakou, pour une séance d’information et de sensibilisation sur le projet de délimitation et de matérialisation des limites des communes et des unités administratives locales du Bénin. A terme, il s’agit d’apporter une solution définitive aux problèmes récurrents des conflits de limites territoriales qui, depuis l’avènement de la décentralisation, opposent certaines communes et autres entités locales.

Une séance de travail, d’information et de sensibilisation sur le projet de délimitation et de matérialisation des limites a eu pour cadre, ce jeudi 23 août, la préfecture de Parakou. C’était entre une délégation de la Commission nationale des affaires domaniales (Cnad) du ministère de la Décentralisation et de la Gouvernance locale et les élus communaux, ainsi que des membres de la Société civile et autres associations de développement du Borgou.
Pour le secrétaire général de la préfecture de Parakou, Sanni Bio Bayé, l’élaboration du projet permettra d’endiguer définitivement les problèmes de contestation de limites territoriales au niveau des communes et des unités administratives locales. Les dissensions déplorées, a-t-il rappelé, résultent de l’imprécision du découpage du territoire national en 1978. Elles ont été aggravées, selon lui, par les votes de la loi n° 2013-05 du 27 mai 2013, portant création, organisation et fonctionnement des unités administratives locales en République du Bénin modifiée et complétée par la loi n° 2015-01 du 6 mars 2015.
Le projet d’actualisation du répertoire des unités administratives locales vise à terme, a insisté le secrétaire général, la mise en place d’un plan cadastral national, moderne et numérique. Ce qui, a-t-il assuré, permettra de déterminer à tout moment, la situation géographique, précise et fiable de n’importe quelle unité administrative locale du Bénin. « Il constitue un outil de prévention et de règlement des conflits de limites territoriales entre les unités administratives locales », a poursuivi Sanni Bio Bayé.
A sa suite, le secrétaire permanent de la Commission nationale des affaires domaniales du ministère de la Décentralisation et de la Gouvernance locale, René Gammavo, a indiqué que le succès du projet dépendra de la mobilisation et de l’adhésion de tous. Séduit par la forte mobilisation des maires du Borgou et des membres de leurs conseils communaux à la rencontre, il les a invités à s’impliquer dans sa mise en œuvre, afin de faciliter son meilleur aboutissement. « En 2009, très préoccupé par ces conflits, le gouvernement a initié le projet de délimitation et de matérialisation des limites des circonscriptions administratives. Mais malheureusement, il n’a pas prospéré, après avoir été suspendu à deux reprises en raison des difficultés budgétaires », a confié René Gammavo. Ne pouvant rester insensible face aux conflits qui assaillent les communautés à la base, le gouvernement l’a relancé en mars 2015. « Sur les 77 communes, pratiquement 71 ont des problèmes au niveau de leurs délimitations », a informé le secrétaire permanent. Ainsi, le projet de délimitation et de matérialisation a été remis en selle par le gouvernement, avec l’inscription d’une ligne de crédit au budget qui servira à réaliser son étude de faisabilité. « Le projet initial n’avait pas pris en compte tous les contours ; d’où l’initiative de l’étude en vue », a-t-il également fait observer. L’objectif, selon René Gammavo, est d’avoir des unités administratives locales aux territoires bien définis, exempts de contestations et dans lesquelles les communautés à la base pourront accompli avec quiétude à leurs tâches de développement.
Les conflits persistants depuis des années entre les communes et autres unités administratives locales du Bénin ont engendré de nombreuses tensions et des affrontements regrettables au sein des communautés riveraines. Ce qui entrave la cohabitation pacifique entre elles et compromet les différents efforts que déploient les différents acteurs du développement.

Société 24 août 2018


Sécurité des immeubles au Bénin: Etouffer les pratiques de la mafia foncière

Trois jours d’échanges et de partage de connaissances pour amener les acteurs impliqués dans la gestion foncière à actualiser leurs connaissances et mieux faire face aux exigences de protection et de sécurité des immeubles. Un atelier s’y penche depuis ce jeudi 23 août à Allada.

Des titres fonciers qui couvraient des villages entiers en faveur d’un individu, d’une famille ou d’une collectivité, plusieurs permis d’habiter délivrés par des autorités sur les mêmes parcelles, des morcellements anarchiques des domaines publics ou privés de l’Etat ou des collectivités locales, des parcelles régulièrement cédées par des parents et revendues par les enfants… Les pratiques de la mafia foncière au Bénin sont multiples et multiformes. « La faim inextinguible du Béninois de disposer de sa propre portion de terre, quelles que soient les conditions, a laissé place à une série d’anomalies qui appellent l’arbitrage de l’Etat en vue de limiter les dégâts ou tout au moins les contenir. En cela, la loi 2013-01 du 14 août 2013 portant Code foncier et domanial en République du Bénin, vue comme un moyen de freiner la mafia foncière, peine à régler le problème. « Ses dispositions complexes et compliquées » sont encore à la base des plaintes des citoyens devant certaines institutions comme le Médiateur de la République. C’est elle qui, avec le soutien du ministère en charge de la Justice par le truchement du Projet d’appui à l’amélioration de l’accès à la justice et de la reddition des comptes (Paaajrc), organise à Allada, du 23 au 25 août, un atelier d’échanges à l’endroit des acteurs du foncier des départements de l’Atlantique et du Littoral. 

Une initiative applaudie par le maire de la commune d’Allada, Michel Acléhinto qui y voit un souci de protection « des immeubles souvent cédés pour assouvir en un laps de temps des besoins qui reviennent au galop dès que l’argent est terminé ».
Jean-Claude Codjia, préfet de l’Atlantique, a, lui aussi, la dent dure contre les acteurs qui opèrent dans le bradage des immeubles. Il pointe particulièrement du doigt les cadres de l’Administration pour leur complaisance, leur cupidité, leur irresponsabilité et la corruption dont ils font montre dans la gestion des immeubles.

Sécurisation des immeubles

Le mal est donc endémique et, reconnu par tous et nécessite des actions diligentes. Et c’est ce à quoi se consacre l’atelier de formation et d’échanges sur la sécurisation des immeubles conformément à la loi modifiant le Code foncier et domanial des immeubles en République du Bénin démarré depuis hier à Allada. « La terre constitue le principal moyen de subsistance et le principal vecteur d’investissement, d’accumulation de richesses et de transmission entre les générations au Bénin. Elle est l’une des pierres angulaires de la lutte contre la pauvreté. Le foncier est donc une clé de développement économique des filières de production agricole », reconnaît Flavien Akouété, Sossou, directeur national du Paaajrc, pour justifier la pertinence d’une telle rencontre, déjà organisée au profit des mêmes acteurs pour le compte d’autres départements. C’est le moment, note-t-il, de réfléchir et de pallier les innombrables problèmes qui gangrènent le foncier au Bénin en apportant des réponses précises par des processus nationaux de dialogue sur les politiques associant tous les acteurs.
Mais la solution ne viendra ni des plaintes, encore moins des procès faits aux cadres de l’Administration. L’antidote que propose le médiateur de la République, Joseph Gnonlonfoun, c’est la formation, l’appel aux experts et autres spécialités afin qu’ils apportent les éclaircissements à ceux qui, au niveau central et décentralisé, sont amenés à se pencher sur les questions liées à la terre. « Leur mission n’est pas de faire absorber les 539 articles du Code foncier », mais d’échanger avec des gens de terrain pour qu’ils enrichissent leurs connaissances et corrigent leurs erreurs, nuance le médiateur.
L’atelier est soutenu par l’Agence nationale du domaine et du foncier (Andf) et appuyé par le Programme des Nations Unies pour le développement (Pnud).

Société 24 août 2018


Accès des zones enclavées à l’électricité hors-réseau: L’Aberme et Mca-Bénin II signent l’accord de mise en œuvre
[caption id="attachment_30482" align="alignnone" width="1024"]Jean Francis Tchèkpo, Dg/Aberme (à gauche), et Gabriel Dégbègni, coordonateur Mca-Bénin II, apposant leurs signatures sur les documents[/caption]

Dans le cadre de la mise en œuvre du deuxième compact du Millennium Challenge Account au Bénin, un accord est intervenu entre le programme et l’Agence béninoise d’électrification rurale et de maîtrise d’énergie (Aberme). La cérémonie de signature a eu lieu, ce jeudi 23 août, au ministère de l’Energie, sous la présidence du ministre Dona Jean-Claude Houssou.

Le sort des populations des zones isolées du réseau conventionnel d’électricité préoccupe les autorités. Pour leur ouvrir l’accès à l’électricité, le gouvernement à travers l’Agence béninoise d’électrification rurale et de maîtrise d’énergie (Aberme), a signé avec le deuxième programme Millennium challenge account Bénin (Mca-Bénin II) un accord pour la mise en œuvre de l’électricité hors-réseau au profit des zones démunies.
A l’occasion, Dona Jean-Claude Houssou, ministre de l’Energie, indique que dans le cadre de cet accord, seront mis en œuvre le projet « Réforme des politiques et renforcement institutionnel » et le projet « Accès à l’électricité hors-réseau » du programme Mca-Bénin II. « Le défi que veut relever ce partenariat est d’apporter un service d’électricité hors-réseau de qualité aux populations des zones isolées en augmentant le taux d’accès », précise-t-il, ajoutant que cela implique de façon accrue le secteur privé. Il ne manque pas de rappeler que le programme Mca-Bénin II ambitionne de construire d’importantes infrastructures électriques pour améliorer l’offre de l’énergie électrique en quantité et en qualité et d’accroître l’accès à l’électricité pour les populations des zones reculées ou isolées où l’expansion du réseau conventionnel est probable à court et moyen termes. De même, poursuit-il, il est aussi prévu d’engager des réformes novatrices et courageuses de bonne gouvernance pour assurer l’assainissement, l’amélioration des performances et la durabilité du sous-secteur de l’énergie électrique.
Pour sa part, Jean Francis Tchèkpo, directeur général de l’Agence béninoise d’électrification rurale et de maîtrise d’énergie (Aberme), indique que la signature d’accord répond à deux préoccupations. D’une part, il est question de poursuivre, à une vaste échelle, la facilitation de l’accès des populations les plus vulnérables du Bénin au service énergétique. D’autre part, il s’agit de saisir l’opportunité qu’offrent les énergies renouvelables pour électrifier les localités rurales situées hors de portée du réseau conventionnel.

Energies renouvelables

Faisant l’état des lieux, Jean Francis Tchèkpo note que malgré les efforts en matière d’électrification rurale, les coûts des ouvrages de production et de distribution d’électricité réduisent les efforts d’électrification aux seuls centres urbains et péri-urbains. Selon lui, c’est pour pallier cette difficulté que le gouvernement a mis en place un programme d’électrification pour les localités rurales en mettant l’accent sur l’électrification des infrastructures sociocommunautaires à partir les énergies renouvelables dont l’énergie solaire. Vu l’ampleur des tâches à accomplir, les actions menées par l’Aberme se révèlent insuffisantes. Aussi, apprécie-t-il la signature d’accord entre sa structure et Mca-Bénin II. Déjà, il assure une franche collaboration de l’agence et de ses services techniques pour l’atteinte des objectifs.
Christopher Broughton, directeur résident de Millennium Challenge Corporation (Mcc), précise que l’accord permettra à l’Aberme de suivre la mise en œuvre et l’élaboration des projets qui seront financés par Mca-Bénin II dans le cadre de la facilité de l’énergie. Il s’agira aussi pour l’agence d’assister Mca-Bénin II dans l’autorisation relative aux travaux de construction des mini-réseaux prévus dans le cadre règlementaire. L’Aberme devra aussi contribuer à l’amélioration de l’accès à l’électricité dans les régions démunies et éloignées du réseau conventionnel.
Pour Gabriel Dégbègni, coordonnateur national de Mca-Bénin II, la signature d’accord avec l’Aberme est la formalisation du partenariat entre les deux structures. Car déjà, signale-t-il, l'Aberme participe aux activités du deuxième programme Mca. Le présent accord est un contrat de partenariat, éclaire-t-il. A l’en croire, ce contrat définit expressément les axes de collaboration et les obligations de chaque partie sur les questions relatives à l’électrification rurale notamment l’électrification hors-réseau et l’efficacité énergétique. L’implication des deux structures dans la mise en œuvre du programme Mca permettra de renforcer non seulement leurs capacités dans les différents domaines d’intervention mais aussi d’assurer la pérennité des acquis des projets, relève Gabriel Dégbègni.

Société 24 août 2018


Projet ‘’Girls focused robotics training programme:’’ Des élèves initiés à la technologique robotique
[caption id="attachment_30480" align="alignnone" width="1024"]Quelques robots exposés avant la démonstration devant les invités à l’ambassade des Etats-Unis près le Bénin[/caption]

L’ambassade des Etats-Unis d’Amérique près le Bénin a servi de cadre, ce jeudi 23 août, à une séance de démonstration de robots au profit des élèves de plusieurs collèges d’enseignement général de Cotonou. Une initiative de Femcodors pour familiariser ces jeunes apprenants avec les nouvelles technologies.

Femcodors, à travers son projet ‘’Girls focused robotics training programme’’ a outillé environ quatre cents élèves des lycées et collèges de Cotonou, sur les montages et la programmation des robots. Ces élèves ont été formés dans trois catégories à savoir Vex Edr Robot, Vex IQ Robot et Benin Bot officiel.
Ce jeudi, ces élèves venus des collèges d’enseignement général Suru-Léré, Houéyiho, Zogbo, Fiyégnon et du Lycée Coulibaly, dont 70 % de filles, ont démontré ce qu’ils ont appris à l’assistance composée aussi bien des parents, amis que d’agents de l’ambassade des Etats-Unis près le Bénin.
Des robots de tout genre montés et programmés sur diverses tâches ont été exposés avant une séance de démonstration appréciée de l’assistance. Des robots programmés pour exécuter l’hymne national du Bénin ou encore pour chanter une berceuse, transporter un patient pour l’hôpital ; d’autres encore ont réussi à sortir d’un labyrinthe après avoir évité chaque fois les obstacles sur leur chemin…
Selon les témoignages du directeur des Affaires publiques de l’ambassade des Etats-Unis près le Bénin, Kanishka Gangopadhyay, ces enfants n’avaient aucune expérience au départ. Mais grâce au programme de formation, souligne-t-il, ils peuvent utiliser des techniques modernes, pour régler des problèmes modernes. Le rôle principal de l’ambassade des Etats-Unis a été de soutenir l’équipe de Rachael Orumor, manager des projets, à former et à initier les enfants à l’informatique et à la robotique, a informé le directeur des Affaires publiques. Après Cotonou, ce sera au tour de Parakou de bénéficier également de ce projet d’intérêt pour le Bénin, déterminant d’après lui.
Pour sa part, Rachael Orumor, manager des projets, a indiqué que l’idée est partie du travail qu’elle fait à l’extérieur du pays. « Il y a beaucoup d’enfants qu’on initie à la science robotique ; c’est l’avenir, c’est là où nous allons », a-t-elle affirmé. Elle a soutenu qu’il est important aujourd’hui de doter les enfants de cette connaissance. Autrement, il sera difficile pour l’Afrique d’atteindre un niveau de développement satisfaisant, elle qui est en arrière de 50 ou 60 ans selon les estimations. Cette formation au niveau des écoles secondaires vient à point nommé, selon elle, pour permettre que les enfants béninois disposent des mêmes compétences que les enfants du monde.
« Nous avons compris que l’informatique et la science robotique remplacent l’homme dans les différentes tâches aujourd’hui au point où il y a le problème de chômage dont une grande partie est due au fait que les tâches sont exécutées par les ordinateurs plutôt que par des hommes. Et si cela continue, d’ici quelques années, on ne pourra plus continuer à travailler en Afrique parce qu’on n’a pas les compétences qu’il faut dans ce domaine », estime Rachael Orumor. Elle estime que si l’Afrique se place comme un continent qui fabrique ses équipements futurs dans le domaine des nouvelles technologies, la filière robotique peut être développée sur le continent, pour réduire le chômage des jeunes.
Hébath Tidjani, encadreuse en robotique au lycée Coulibaly, a souligné pour sa part que la formation était très intéressante. Au démarrage, fait-elle savoir, les enfants ont montré un grand intérêt pour la science et la technologie regrettant de n’avoir pas eu la chance de faire des choses pratiques dans la technologie. Femcodors leur a ainsi donné une belle opportunité pour toucher du doigt ce que la science pouvait permettre de nos jours.

Société 24 août 2018


Journée internationale de la traite négrière et de son abolition: Les pays victimes du « honteux trafic » réclament leurs droits
[caption id="attachment_30477" align="alignnone" width="1024"]Vue partielle des membres de la diaspora venus pour la célébration à Ouidah[/caption]

Le Bénin a célébré, ce jeudi 23 août à Ouidah, la Journée internationale de souvenir de la traite négrière et de son abolition (Jistna 2018). Cette commémoration vise à impliquer tous les pays victimes de ce « honteux trafic » pour réclamer au monde leurs droits.

Emotions et consternations se lisaient sur tous les visages de ces Africains descendants d’esclaves déportés pour les Amériques, ce jeudi à la plage de Ouidah, lieu sacré de la traite négrière. Ils sont nombreux venus d’Haïti, de Nantes, de Prichard, des Etats-Unis, pour commémorer la mémoire de leurs ancêtres. Cette affluence qui caractérise la célébration de cette année témoigne de l’implication de toutes les personnes descendante d’esclaves pour rompre le silence, s’unir et contribuer au développement de la terre de leurs aïeux. 

Il est question, dira Emmanuel Gordien, membre du Comité national pour la mémoire et l’histoire de l’esclavage, de « briser le silence sur la traite négrière et de l’esclavage dans les différentes régions du monde ».
Pour sa part, Ange-Marie Thébaud, représentant de Mme Petrus-Barry, expert des Nations Unies pour le droit des personnes d’ascendance africaine et les droits de l’Homme, indique qu’il était question de disposer d’un lieu de mémoire et le choix a été porté sur Ouidah. Ainsi, des personnes d’ascendance africaine connaîtront les standards internationaux qui leur permettront de réclamer, de promouvoir et de jouir de leurs droits de mémoire, de reconnaissance, de justice, de réparation et de développement. Elle précise que tous les pays ayant participé à la traite transatlantique, pratiqué l’esclavage, organisé le commerce d’êtres humains auront pris des mesures juridiques pour éradiquer le racisme, la discrimination raciale, la stigmatisation et l’intolérance qui y sont associés. L’Union africaine aussi aura reconnu et intégré la diaspora africaine de manière concrète et opérationnelle. Elle aura ratifié une convention demandant à tous les pays d’Afrique de reconnaître la diaspora africaine et de les intégrer en leur octroyant la citoyenneté si ces derniers la leur demandent dans le respect des cadres juridiques nationaux et continentaux. Une convention internationale des Nations Unies, complète-t-elle, aura été ratifiée et sera mise en œuvre par ces Etats membres. Cette convention s’attachera à des mesures pour la promotion, la protection, la réalisation des droits des personnes d’ascendance africaine. Ces dernières connaîtront leur histoire et développeront des lieux de mémoire communs et pourront utiliser les références scientifiques et académiques africaines connues et publiées pour se référer à l’histoire de l’Afrique.

S’enrichir des différences

Où qu’elles se trouvent dans le monde, les personnes d’ascendance africaine auront des possibilités de communiquer, de créer des liens avec leur terre première afin de partager leurs identités communes et d’exploiter leurs différences pour s’enrichir mutuellement.
Pour la représentante de l’Unesco au Bénin, Adélaïde Allagbada, cette implication va permettre d’offrir une occasion pour communier afin de comprendre qu’ils sont tous fils de ce terroir qui est l’Afrique. Ainsi, à chaque retour, ils pourront retrouver leurs parents et ensemble à nouveau dire non à l’esclavage et oui à la renaissance des Noirs et des pays avec les Amériques.
Le conseiller municipal de Nantes, Gildas Salaün, souligne : « Leur courage nous impose des devoirs ».
Des siècles passent mais la douleur est toujours vivace dans les esprits, a souligné le maire de la commune de Ouidah, Célestine Adjanohoun, appuyé par le préfet de l’Atlantique, Jean-Claude
Codjia. Ils ont rappelé comment des milliers de Béninois et d’Africains ont subi la barbare traite des Noirs pour les Amériques avec des souffrances et morts atroces.
Dans la nuit du 22 au 23 août 1791, a rappelé le président du comité d’organisation de cette célébration, Christophe
Chodaton, des hommes et des femmes arrachés à l’Afrique et mis en esclavage se sont insurgés contre le système esclavagiste pour obtenir la liberté et l’indépendance d’Haïti en 1804. Il a lancé un appel au gouvernement pour sensibiliser tous les Béninois sur l’importance de la tragédie de la traite négrière et de l’esclavage et d’enseigner aux jeunes pour les faire réfléchir sur les conditions du mieux vivre ensemble. Le gouvernement doit pouvoir institutionnaliser cette mémoire par tous les moyens.
Une cérémonie de libations et de bénédictions dirigée par Daagbo Hounnon Tomadjlèhounkpon II a précédé cette célébration.

Société 24 août 2018


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