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Nouvelles

Préparatifs aux préliminaires de la coupe de la Caf: Energie Fc revient satisfait de sa tournée togolaise

Energie Fc, représentant du Bénin à la coupe de la Confédération africaine de football (Caf), a effectué la semaine dernière un stage bloqué à Lomé dans le cadre de ses préparatifs. Il en revient avec deux victoires en autant de rencontres disputées.

Energie Fc de la Société béninoise d’énergie électrique (Sbee) joue, le samedi 10 février prochain, contre l’équipe guinéenne Hafia Fc de Conakry en match aller des préliminaires de la Coupe de la Confédération africaine de football (Caf), au stade de l’Amitié général Mathieu Kérékou à Cotonou. Pour mieux préparer cette rencontre, Stanislas Akélé et ses poulains ont livré deux matchs amicaux dans la capitale togolaise. Deux rencontres remportées par le club béninois. Ils ont battu respectivement la Jca (Jeunesse Club d’Agoé), sur la plus petite des marques (1-0), vendredi 26 janvier dernier au stade d’Agoé, avant de surclasser Africa Foot Academy (Afac) (3-1), le samedi 27 janvier. Le stage de préparation va se poursuivre à Cotonou cette semaine avec trois autres matchs tests. Energie Fc va de nouveau essayer son dispositif face à des formations locales puis un grand match amical contre Dyto Fc, club de première division togolaise le dimanche 4 février prochain?

Sports 30 janv. 2018


Epidémie de fièvre hémorragique à virus Lassa au Bénin: Mieux connaître la maladie pour mieux la prévenir

Le Bénin est à nouveau confronté à une épidémie de fièvre hémorragique à virus Lassa qui sévit dans le nord du pays. Déjà quatre décès sur les sept cas enregistrés à la date du 24 janvier dernier. Mais qu’est-ce que la fièvre de Lassa et comment la prendre en charge et la prévenir ? L’Organisation mondiale de la Santé (Oms) y consacre son aide-mémoire n°179 de juillet 2017.

Selon l’OMS, « La fièvre de Lassa est une fièvre hémorragique virale aiguë d’une durée d’une à quatre semaines qui sévit en Afrique occidentale. Le virus de Lassa se transmet à l’homme par contact avec des aliments ou des articles ménagers contaminés par l’urine ou les excréments de rongeurs ». Il s’agit d’une zoonose, ce qui signifie que l’homme est contaminé par contact avec des animaux infectés et le réservoir du virus est un rongeur du genre Mastomys, communément appelé «rat à mamelles multiples». Le virus peut aussi se transmettre d’homme à homme par contact direct avec le sang, l’urine, les excréments ou autres sécrétions organiques d’une personne contaminée.
Selon l’Oms, « Environ 80% des personnes contaminées par le virus de Lassa n’ont pas de symptômes », ce qui rend difficile la détection de la maladie.Il est difficile de distinguer la fièvre de Lassa d’autres fièvres hémorragiques virales, comme la maladie à virus Ebola et de beaucoup d’autres maladies provoquant de la fièvre, notamment le paludisme, la fièvre typhoïde et la fièvre jaune. D’où le recours aux examens en laboratoire pour confirmer le diagnostic.
Lorsque la maladie est symptomatique, précise l’organisation, « le début des manifestations cliniques est en général progressif, avec de la fièvre, une faiblesse généralisée et un mauvais état général. Après quelques jours, les malades peuvent présenter des céphalées, une irritation de la gorge, des myalgies (douleurs dans les muscles), des douleurs thoraciques, des nausées, des vomissements, des diarrhées, une toux et des douleurs abdominales ». Dans les cas graves, d’autres signes tels qu’un œdème de la face, une pleurésie, une hémorragie buccale, nasale, vaginale ou digestive et une hypotension peuvent apparaître. Mais lorsque la maladie est détectée à un stade tardif, les signes manifestes observés sont plus graves allant d’un état de choc, des convulsions, des tremblements, à une désorientation pouvant entrainer un coma. Dans les cas mortels, le décès survient généralement dans les 14 jours qui suivent l’apparition des symptômes.
Pour ce qui est du traitement, des soins de soutien précoces, axés sur la réhydratation et le traitement symptomatique, améliorent les chances de survie.Le traitement antiviral semble efficace s’il est administré au début de l’évolution clinique.

Les mesures préventives

La fièvre de Lassa touche toutes les tranches d’âge et les deux sexes. Les personnes les plus exposées sont les habitants de zones rurales où vivent des rongeurs. Pour endiguer la propagation du virus dans une communauté où la présence de la maladie est confirmée, l’isolement rapide des sujets touchés est de mise. A cela s’ajoute la mise en œuvre de bonnes pratiques de protection contre l’infection et le suivi rigoureux des contacts. Actuellement, aucun vaccin ne protège contre la fièvre de Lassa. Dans le cadre de la prévention, l’Oms préconise la promotion d’une bonne hygiène communautaire pour éviter que les rongeurs ne pénètrent dans les habitations. Cela passe, entre autres, par la conservation des denrées alimentaires dans des contenants résistant aux rongeurs, l’élimination des ordures loin des habitations, le maintien de la propreté à l’intérieur de celles-ci et la présence de chats. Aux agents de santé, il est demandé de prendre les précautions d’usage en matière de prévention et de lutte contre les infections associées aux soins quand ils s’occupent des patients, quel que soit le diagnostic présumé. Il est recommandé aux familles d’éviter tout contact avec le sang et les liquides biologiques d’un malade même au moment des rites funéraires.
Le ministère de la Santé, pour sa part, invite les populations à protéger les réserves et les restes de nourritures, éviter la manipulation et la consommation des rats, se laver régulièrement les mains à l’eau et au savon, éviter tout contact avec une personne suspecte ou malade de fièvre Lassa. Il est en outre demandé à toute personne présentant des signes de la fièvre de Lassa de se rendre immédiatement dans le centre de santé le plus proche pour une prise en charge rapide et efficace.

Une épidémie devenue cyclique

La fièvre de Lassa est endémique dans plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest dont le Bénin où elle a été diagnostiquée pour la première fois en novembre 2014. Elle y a sévi cette année avec à la clé plusieurs décès. Cette épidémie est devenue cyclique, reconnait le gouvernement béninois. En 2016, le ministère de la Santé a enregistré 54 cas suspects avec 28 décès dans huit départements du pays. Sur les 54 cas, 16 ont été confirmés. En février 2017, le ministère de la Santé a notifié à l’OMS un autre cas de fièvre de Lassa dans la commune de Tchaourou.
La récurrence de la fièvre de Lassa dans la région est favorisée par les déplacements importants et constants entre les peuples. Cependant, l’OMS considère le risque de propagation comme faible, au vu des mesures prises en matière de préparation et de riposte à la maladie.
Face à cette nouvelle épidémie au Bénin, des mesures ont été prises en vue d’enrayer sa propagation. Il s’agit de la prise en charge gratuite des malades et le suivi des personnes ayant été en contact avec eux, l’approvisionnement des formations sanitaires en solutés, médicaments et consommables médicaux, la surveillance épidémiologique quotidienne et le renforcement des actions d’information et de communication.

Santé 30 janv. 2018


Audiences du président de l’Assemblée nationale : La 9e édition de Wémèxwé aura lieu en février prochain

L’édition 2018 de la fête identitaire des filles et fils de la Vallée de l’Ouémé baptisée Wémèxwé, aura lieu dans la commune d’Adjohoun du 21 au 25 février prochain. Cette date a été annoncée par le coordonnateur général du Comité intercommunal de coordination de Wémèxwé, Antoine Bonou, reçu en audience, ce mercredi 24 janvier, par le président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji.

Il est allé lui présenter le programme des manifestations entrant dans le cadre de la neuvième édition de cette fête. Laquelle n’avait pas eu lieu en 2017 en raison de quelques dissensions entre des filles et fils de la région et la coordination générale.
Les divergences semblent être désormais aplanies. « Le président nous a très bien reçu, nous a promis son soutien et nous a prodigué beaucoup de conseils pour le développement de la Vallée de l’Ouémé », a confié le coordonnateur général du Comité intercommunal de coordination de Wémèxwé au sortir de l’audience. Antoine Bonou dit avoir saisi l’occasion pour remercier Me Adrien Houngbédji pour l’importance qu’il accorde à la Vallée de l’Ouémé à travers ses nombreuses actions qu’il fait et continue de faire pour booster le développement des quatre communes de la région, à savoir Aguégués, Bonou, Dangbo et Adjohoun.
A la suite du coordonnateur général de Wémèxwé, le président Adrien Houngbédji s’est entretenu avec le bureau du Parlement des jeunes du Bénin (Pjb) conduit par son président, Aymard Konty. La délégation dit avoir effectué le déplacement du palais des Gouverneurs pour sacrifier à la tradition de présentation de vœux du Nouvel an au président de l’Assemblée nationale. Aymard Konty et sa suite ont profité de cet entretien pour adresser leurs doléances au président Adrien Houngbédji, afin de permettre au Parlement des jeunes du Bénin ainsi qu'à ses instances décisionnelles d’être plus dynamiques et visibles. Le président du Parlement des jeunes se réjouit de la grande écoute du président de l’Assemblée nationale qui a promis de faire le nécessaire pour que soient prises en compte les doléances en question dans les activités du Parlement au cours de cette année 2018?

Th. C. N.

Actualités 25 janv. 2018


Entretien avec Hervé Wégbomè, artiste comédien: « Ne rien faire pour corriger la mauvaise image donnée à l’Afrique serait l’entretenir… »

Positiver autour des réalités d’Afrique contrairement à l’image apocalyptique que se font les médias occidentaux du continent. C’est le credo qui justifie la dernière tournée théâtrale d'Hervé Wégbomè en France. Une odyssée artistique sur laquelle revient l’artiste comédien à travers cet entretien…

La Nation : Presque trois mois durant, vous vous êtes engagé dans une tournée qui vous a conduit à donner à différents publics français plus de 500 représentations de quatre spectacles évoquant divers sujets qui concourent à montrer à l’Occident une autre image de l’Afrique. Que représente pour le comédien que vous êtes, cet élan à positiver autour des réalités d’un continent longtemps martyrisé par l’image que les médias occidentaux renvoient à l’opinion internationale ?

Hervé Wégbomè : J’ai effectivement eu la chance de donner plus de 500 représentations en terre française. L’aventure a commencé en 2004 avec un projet théâtral de lutte contre le trafic et la maltraitance des enfants ; c’est ce projet mis en œuvre ensemble avec des jeunes béninois et français qui m’a conduit en France pour la première fois en 2004 et ensuite en 2006 puis en 2008. Au cours de l’un de mes séjours dans le cadre de ce projet, j’ai créé, en collaboration avec mon metteur en scène français, un premier spectacle solo : ‘’Les contes de Baï, ma grand-mère’’. C’était une série de contes qui parlent de l’Afrique traditionnelle. Je l’ai présenté dans plusieurs écoles, centres culturels, bibliothèques, centres de loisirs, etc. Après les représentations de ce spectacle et de ceux créés pour le projet, il y a eu des échanges avec le public et la grande majorité des questions posées était essentiellement sur la vie quotidienne en Afrique… « Comment vivez-vous dans votre pays ? En Afrique, avez-vous des voitures ? La télé ? Dormez-vous dans des arbres ? Par quel moyen êtes-vous arrivé en France ?... ».

Des questions qui illustrent réellement que même au XXIe siècle, les enfants et même les jeunes français n’ont de l’Afrique qu’une image erronée, puisée dans les dessins animés, les films fiction : Tarzan, Kirikou et autres… En plus du fait que les médias français, dans leurs éditions du journal télévisé, ne parlent pas beaucoup de l’Afrique qui se développe, mais plutôt de l’Afrique misérable, l’Afrique des guerres, l’Afrique de la famine, l’Afrique des épidémies… Pour le comédien que je suis, ne rien faire pour corriger cette mauvaise image serait l’entretenir… C’est de là que nous avons eu l’idée, avec mes deux metteurs en scène, de créer un nouveau spectacle, pour parler de l’Afrique d’aujourd’hui, montrer sa vraie image ; son image d’hier et d’aujourd’hui : l’Afrique de la tradition et du modernisme, l’Afrique des contes au clair de lune, des chasses aux porcs-épics, l’Afrique avec ses cérémonies d’initiation, ses cérémonies de « sortie d’enfant », ses prières à la nouvelle lune… en comparaison avec l’Afrique des téléphones portables à quatre cartes ‘’Sim’’ simultanées, l’Afrique des connexions internet, l’Afrique des jeux vidéo, etc. C’était ‘’Kan hoho nou’’ créé en 2011 ; un conte théâtralisé, seul sur scène avec une quatre-vingtaine d’objets. Jouer ce spectacle en France a été pour moi un rêve, une opportunité, une chance de pouvoir apporter quelque chose, contribuer à changer en quelque sorte cette fausse image… Et cela a marché ! En tout cas au niveau des petits et grands qui viennent me voir jouer et qui m’écoutent. Ce spectacle a connu et connaît toujours un grand succès jusqu’aujourd’hui en France ! Je le leur en mets plein la vue et les oreilles, je fais connaître véritablement mon pays, le Bénin et j’en suis très fier.

Des clichés et autres préjugés loufoques qui contribuent à altérer l’embellie de ce continent en plein essor, n’ont pas, semble-t-il, trouvé grâce aux yeux des auteurs des différentes pièces représentées. Est-ce une option ou un engagement de votre part à donner au public « une image vraie de l’Afrique d’aujourd’hui, tiraillée entre tradition et modernisme, une image non misérabiliste, exempte de tout préjugé » ?

C’est d’abord un engagement. Je suis Béninois né au Bénin et vivant au Bénin. J’adore mon pays et fier de mon continent, l’Afrique. J’ai grandi au Bénin et moulé dans nos traditions et cultures africaines. Puisque j’ai eu la chance de pouvoir monter sur des scènes françaises et de me faire écouter par des gens, la seule chose que je peux leur présenter, c’est ce que je maîtrise le mieux : la culture africaine, la beauté de chez moi, recto-verso. C’est un engagement depuis que j’ai touché du doigt la réalité de l’image irréelle et erronée que les jeunes français ont de mon pays et de mon continent.

Je suis heureux d’avoir avec moi des amis, des metteurs en scène qui partagent la même vision. Et depuis 2011, on le fait de façon assidue tous les ans. En plus de ‘’Kan hoho nou’’, nous avons créé et tourné trois autres spectacles. Il s’agit de ‘’Sin liho’’ créé en 2013, ‘’Parenthèse’’ en 2014, et ‘’Traversées’’ créé en 2016… Toutes ces pièces sont des créations collectives ; je les ai écrites en collaboration avec mes deux metteurs en scène. Les créations sont un alliage de plusieurs expressions artistiques : le conte, la musique, l’art plastique, le théâtre… Cela est un choix bien pensé et bien mûri puisque les spectacles sont joués partout, pour toutes les tranches d’âge. Ce mélange donne un caractère vivant et dynamique aux spectacles et ne laisse aucun moment de décrochage au spectateur. Pour chacune des pièces, nous avons trois ou quatre versions ; une version pour la petite enfance, une autre pour les enfants du primaire ; élémentaire ou cours moyen et une version pour le collège et le tout public. J’ai joué dans des crèches, j’ai joué dans des maisons de retraite, dans des écoles maternelles, primaires, des collèges, des lycées, des centres de loisirs, des centres culturels, des salles de fêtes, des salles de spectacles, dans des maisons en privé, j’ai joué dans des services, j’ai même joué dans l’hémicycle du Conseil départemental du Pas de Calais… C’est une très belle expérience pour le comédien que je suis.

Quel bilan pourriez-vous faire de ces représentations et de cette expérience Nord-Sud menée également avec un autre Béninois, Brice Bonou, co-metteur en scène de la plupart des spectacles donnés à l’occasion de votre tournée ?

Je suis revenu de ma tournée française en 2017, il y a juste un mois. Pour cette édition 2017, j’ai eu en même temps les quatre spectacles en tournée, comme en 2016. Chacun des spectacles connaît beaucoup de succès et les quatre sont demandés en même temps selon les lieux et le public. Il y a ‘’Kan hoho nou’’ créé en 2011 et joué 235 fois en France ; il y a aussi ‘’Sin liho’’, un spectacle qui traite de la problématique de l’eau en Afrique. Ce spectacle a été créé en 2013 toujours dans le même style que ‘’Kan hoho nou’’ et joué en tout 140 fois en France. Ce thème a été choisi puisque 2013 était l’année internationale de l’eau. Au départ, nous avions choisi créer une nouvelle pièce tous les deux ans mais en 2014, année du démarrage des célébrations du centenaire de la Grande guerre, pour concorder avec l’actualité en France, nous avions créé ‘’Parenthèse’’, un spectacle sur la Guerre 14-18. Ce spectacle qui raconte l’histoire d’un tirailleur sénégalais et d’une infirmière française à l’arrière du front, a mis la lumière sur les tirailleurs sénégalais venus aussi du Dahomey et d’un peu partout en Afrique. Il a traité aussi de rapport Noir et Blanc de l’époque… ce spectacle a été joué au total 75 fois depuis sa création. Sur ‘’Parenthèse’’, je n’ai pas été en solo, j’ai joué avec une comédienne française, Christine Gomez.

En 2016, avec les problèmes de l’immigration et pour aussi rentrer dans le programme scolaire sur conseil d’amis professeurs, nous avons créé ‘’Traversées’’ ; un spectacle qui traite des différentes traversées qu’a connues l’Afrique : la traite négrière, la colonisation, et surtout les causes des migrations des jeunes africains d’aujourd’hui vers l’Europe…Au total, 42 représentations de ce spectacle ont été données jusqu’en 2017. Comme bilan, de 2011 à 2017, j’ai joué en tout 492 fois en tournée en France plus trois participations à un festival ; ce qui fait un total de 495 représentations en France. Ce nombre, ajouté aux représentations dans le cadre du projet contre le trafic et la maltraitance des enfants avec une vingtaine de représentations, plus les premières expériences de tournée française solo avec le spectacle ’’Les contes de Baï, ma grand-mère’’ pour une quinzaine de représentations, je peux dire sans prétention que je totalise amplement plus de 500 représentations théâtrales en France du nord au sud et de l’est à l’ouest !!! Je dois ajouter que le spectacle ‘’Kan hoho nou’’ a été joué également 10 fois au Bénin en 2012 et 10 fois au Bénin et au Togo en 2013 tandis que ‘’Sin liho’’ a été joué 11 fois au Burkina Faso en 2014.

Les deux autres pièces ont été jouées exclusivement en France. Avec les tournées, des amis me disent souvent que c’est un record au niveau des artistes comédiens béninois, vivant au Bénin et qui vont donner des spectacles en France… Je ne sais pas si c’est vrai, mais ce qui est sûr, cette expérience est très enrichissante pour moi et pour Brice Bonou, co-metteur en scène de toutes les pièces depuis 2011 avec Bernard Renoult, metteur en scène français. C’est une très belle aventure remplie de découverte, d’apprentissage et d’expérience théâtrale pour moi. Je parcours une cinquantaine de villes à chaque fois dans toute la France, avec des milliers de spectateurs… Rien que pour 2017, j’ai donné en trois mois environ, 75 représentations qui ont rassemblé plus de 5000 spectateurs dans 50 villes et nous avons effectué plus de 9700 kilomètres de route.
Le public a l’habitude de vous voir exceller dans l’humour aux côtés d’artistes distingués comme tels dans ce registre. Le théâtre nourrit-il aujourd’hui cette envie d’explorer d’autres expressions artistiques chez le comédien ?

C’est vrai qu’au Bénin, on me connaît beaucoup plus avec mes spectacles ‘’humoristiques’’ et mes productions audiovisuelles aux côtés des célèbres Pipi Wobaho et Eléphant mouillé. Mais en réalité, j’étais aussi depuis très longtemps dans le conte, le théâtre dit classique et d’autres formes d’expression artistique. Ceux qui ont bonne mémoire pourront se souvenir de mes apparitions régulières sur l’émission Ayessi dominicale avec des pièces classiques, des déclamations poétiques, etc. Mais chez nous au Bénin, ces genres n’attirent pas la grande masse comme c’est le cas avec le théâtre populaire, le vaudeville, l’humour. Au Bénin, depuis que j’ai commencé véritablement le théâtre en 1996, j’ai déjà joué avec les ‘’Muses du Bénin’’, ‘’Ori Théâtre’’, le ‘’Théâtre Wassangari’’ pour ne citer que ces troupes et compagnies-là… Aujourd’hui, en plus du théâtre, je suis aussi dans la réalisation cinématographique. J’ai le plaisir de me mettre à la fois devant et derrière la caméra.
Pour finir, aujourd’hui, ma plus grande actualité, ce sont mes tournées françaises annuelles. Pour cette année 2018, nous avons en projet une nouvelle création théâtrale et une nouvelle tournée. Ce sera toujours avec l’Afrique et mon pays, le Bénin au centre du sujet. Je suis fier de le faire même sans aucun soutien de quelque nature que ce soit venant du Bénin. Mais cette fierté est d’autant plus grande qu’à travers ces spectacles, la vision de milliers de Français change en ce qui concerne l’image qu’ils ont de l’Afrique en général et de mon pays en particulier. Depuis 2011 que nous avons commencé cette expérience, plusieurs dizaines de Français ont déjà poussé leur curiosité à venir visiter le Bénin ; même si c’est à petite échelle, ces visites ont fait entrer des devises dans mon pays et j’en suis fier.

Aussi les bénéfices de ces tournées ont-elles permis dans un premier temps la création en 2012 d’un centre de loisirs à Zakpota avec l’objectif de donner gratuitement du loisir sain aux enfants de cette commune et continuer avec la lutte contre le trafic des enfants. Dans un deuxième temps, ces bénéfices vont intégralement à la tenue de ce centre de loisirs qui accueille gratuitement plus de 300 enfants sur six à huit semaines par an avec le recrutement d'une dizaine d’animateurs pour le centre et le financement d’une formation spécialisée à leur profit.
Une grande fierté pour moi, et je saisis l’occasion ici pour dire toute ma reconnaissance à mes deux metteurs en scène Brice Bonou et Bernard Renoult, ainsi qu’à toute l’équipe qui organise et rend possible cette aventure?

Culture 24 janv. 2018


Rencontre Patrice Talon-Responsables syndicaux: La séance d'échanges reportée sine die

La séance d'échanges annoncée ce mardi 23 janvier à 16 heures à la salle du Peuple du Palais de la Présidence entre le Chef de l'Etat et les responsables syndicaux a été reportée sine die, informe la direction de la Communication de la Présidence de la Présidence. Cette rencontre à travers laquelle Patrice Talon entendait discuter sans exclusive avec ses interlocuteurs ne pourrait se tenir comme prévu, par suite d'une contrainte de dernière minute, apprend-on. La Présidence de la République rassure qu'elle interviendra au plus tôt dès que l'agenda présidentiel le permettra. 

Politique 23 janv. 2018


Ligue africaine des champions: La liste des joueurs des Buffles Fc désormais connue

Les Buffles Fc du Borgou viennent de publier la liste des joueurs avec lesquels, il compte effectuer la prochaine campagne africaine au niveau des clubs. Pour les préliminaires de la Ligue africaine des champions, ils seront aux prises avec l’Asec Mimosas de la Côte d’Ivoire.

Après son sacre, les Buffles FC du Borgou ont obtenu le droit de représenter le Bénin à la prochaine édition de la Ligue africaine des champions. Ils auront à affronter, au tour préliminaire, l’Asec Mimosas d’Abidjan, un grand habitué des compétitions interclubs sur le plan africain.

Pour mieux aborder sa campagne africaine, les Buffles Fc ont décidé de procéder au renforcement de leur effectif. Ils ont testé un certain nombre de joueurs béninois et étrangers, après avoir repris les séances d’entraînement depuis jeudi 4 janvier dernier. Des matches amicaux livrés leur ont permis de se fixer sur la forme des nouveaux qui sont en instance d’intégrer.
Se conformant aux exigences en vigueur au niveau de la Caf, ils viennent d’arrêter la liste de leurs joueurs qui participeront à cette campagne africaine. Ainsi, sans surprise, un grand nombre de joueurs ayant fait le championnat avec le club ont été retenus par le staff technique dirigé par Idrissou Moutari. Ils sont 18, parmi lesquels on retrouve tous les cadres dont Marcellin Koukpo, Mama Sanni Bah-Yèrè, Rodrigue Kossi Fiogbé, Soffo Souradjou,
Amadou Zackari, Julien Agognon et Nabil Yarou.
Parmi les vingt-six joueurs dont les noms sont inscrits sur la liste, huit sont nouveaux. Il s’agit des internationaux béninois Mama Séibou, Rodrigue Fassinou, Gaston Houngbédji, Steve Glodjinon, Saliou Idrissou et Charbel Gomez. L’attaquant gabonais Bonaventure Sokambi et le Malien Djerma Jean Idrissa, sont les deux joueurs de la légion étrangère qui ont été sélectionnésn

Sports 23 janv. 2018


Incendie à Porto-Novo : Trois boutiques consumées au marché d’Ahouangbo

Trois boutiques parties en fumée avec tous leur contenu. C’est le bilan d’un incendie qui s’est produit aux environs de 14 h 15, ce lundi 22 janvier au marché d’Ahouangbo situé à deux pas de la Place Jean Bayol à Porto-Novo. C’est un marché qui s’anime au quotidien, du matin jusqu’au soir.

Le feu a attaqué trois boutiques faisant corps avec une maison mitoyenne à la pharmacie Place Bayol. Il s’agit d’une papeterie où sont vendus des articles scolaires et de bureau et de deux boutiques dont l’une est consacrée à la vente de chaussures et autres produits cosmétiques et l’autre de commerce de l’eau et de jus de fruit glacés. Le contenu des trois boutiques a totalement consumé. Leurs propriétaires n’ont pu rien récupérer. La tenancière de la boutique de vente des fournitures scolaires n’a pas pu résister au drame. Elle est tombée évanouie et sera vite isolée des lieux du sinistre.
Les dégâts auraient pu être plus lourds si les sapeurs-pompiers dont la base se trouvait à quelque trois minutes de marche du marché n’avaient pas promptement répondu à l’alerte. Ce qui a permis de circonscrire et de maîtriser les flammes dans leur furie. Les témoins de l’incendie ont salué cette intervention rapide des sapeurs-pompiers qui a permis d’éviter que le feu n’atteigne d’autres hangars surtout la maison abritant les boutiques. Quelques traces sérieuses de fumée noire étaient même perceptibles sur le mur de la maison.
Mais pour l’instant, les causes de l’incendie restent encore un mystère. Beaucoup suspectent un court-circuit certainement dû à une mauvaise installation électrique. Ce qui est plausible à voir le point du départ du feu, selon des témoins, où l’on retrouve un fil électrique enchevêtré avec le toit des boutiques fait de tôle.
Après les sapeurs-pompiers, la Police est venue sur les lieux faire le constat. Une enquête sera certainement ouverte pour tirer au clair l’origine de cet incendie que les victimes ne vont pas oublier de sitôt.

Thibaud C. NAGNONHOU,
A/R Ouémé-Plateau

Société 23 janv. 2018


Présentation de vœux au médiateur de la République: 473 dossiers de réclamations vidés en 2017

 

Quatre cent soixante-treize recours en réclamation des citoyens en conflit avec l’administration publique ont été reçus et traités en 2017 par le médiateur de la République. L’information a été donnée, vendredi 19 janvier dernier, lors de la cérémonie de présentation de vœux au niveau de cette institution.

Les agents du médiateur de la République et le premier responsable de l’institution, Joseph Gnonlonfoun, se sont formé leurs bons vœux du Nouvel an. L’occasion de la cérémonie a été saisie pour faire le point des activités de 2017, évoquer les difficultés rencontrées, tirer des enseignements et prendre de nouveaux engagements pour 2018, la dernière année du mandat de Joseph Gnonlonfoun. 

Dressant le bilan, le directeur de cabinet du médiateur de la République, Zourkanéyni Toungouh, annonce que 2017 aura connu un pic en termes de nombre de recours examinés. Selon lui, il y a eu, au total, 473 réclamations reçues et traitées contre 316 en 2016. Cet accroissement du nombre de recours pourrait s’expliquer par, non seulement la qualité des séances de sensibilisation et d’audiences foraines avec une cible importante, mais aussi par les actions hardies de moyens de communication, analyse le directeur de cabinet du médiateur de la République qui a présenté, au nom de l’ensemble du personnel, les meilleurs vœux de l’institution à Joseph Gnonlonfoun. Zourkanéyni Toungouh note que la nature des réclamations varie des litiges et problèmes domaniaux, aux problèmes liés à la carrière des agents de l’Etat, aux dossiers relatifs aux pensions de retraite et au non-paiement des cotisations à la Caisse nationale de sécurité sociale (Cnss). Il n’a pas manqué de faire non plus le point de la session annuelle du médiateur de la République au titre de 2017, deuxième activité majeure de l’institution. Cette activité qui consiste à tenir des séances de travail avec les administrations saisies en cours d’année, des demandes d’intervention restées sans réponse afin de trouver des solutions aux sollicitations des citoyens. L’édition de 2017 s’est déroulée au siège de l’institution à Porto-Novo du 17 novembre au 4 décembre dernier.
Deux cent onze recours ont été retenus, ayant rapport avec quatorze ministères, trois préfectures, six mairies et deux établissements publics. Vingt-et-une administrations sur les vingt-cinq attendues ont répondu présentes et ont permis de trouver des solutions pour certains dossiers et pour d’autres des engagements ont été pris pour des suites à donner, se réjouit le directeur de cabinet. Par contre, déplore-t-il, quatre ministères n’ont pas cru devoir effectuer le déplacement, en dépit des appels et malgré les instructions du chef de l’Etat. Cette situation dénote du manque de considération pour l’institution et d’intérêt face aux préoccupations des citoyens requérants et est de nature à ternir l’image des administrations sollicitées, relève Zourkanéyni Toungouh. Il a fait aussi le point des autres activités non moins importantes de l’institution au cours de l’année 2017 notamment les audiences foraines, les formations en renforcement de capacités initiées à l’intention du personnel, et les missions extérieures du médiateur de la République.
Joseph Gnonlonfoun a loué l’engagement de tous ses collaborateurs qui a permis d’obtenir ce bilan pour une administration « assainie » au service de la nation. Il a invité le personnel à maintenir encore le cap au cours de cette nouvelle année dans laquelle ils viennent de se plonger de plain-pied. L’un des défis de l’institution cette année, insiste Joseph Gnonlonfoun, est lié aux préparatifs des prochaines élections législatives de 2019 pour lesquelles des cliquetis se font déjà entendre. « Il va falloir faire montre de vigilance, de sang-froid, de discernement face aux partis pris des uns, aux résistances d’autres encore», souligne le médiateur de la République.

 

Actualités 22 janv. 2018


Préparatifs du Tournoi Ufoa dames/Zone B: Les Ecureuils dames atomisent Ifè Queens FC du Nigeria

Les Ecureuils dames affûtent leurs armes pour le tournoi de l'Union des fédérations ouest-africaines (Ufoa) de football auquel ils prendront part du 14 au 24 février prochain à Abidjan, en Côte d’Ivoire. Les joueuses béninoises ont livré, samedi 20 janvier dernier au stade René Pleven d’Akpakpa à Cotonou, un match de préparation contre le club nigérian d’Ifè Queens FC. Les poulains de Richard Bio l’ont emporté par le score sans appel de 10 buts à 1.

Après quelques jours d’entraînement, les Ecureuils dames étaient aux prises, samedi 20 janvier dernier, avec Ifè Queens FC du Nigeria. Même s’il ne s’agissait que d’un club, c’était le premier match de préparation de la sélection nationale encadrée par Richard Bio.
Cette rencontre à sens unique, les Ecureuils dames l’ont maîtrisée de bout en bout et remportée par le score de 10 buts à 1. A la pause, le score était de 4 buts à 0. Gloria Adébayo, Colombe Ahizimé, Aude Gbédjissi et Aminath Adéchinan ont été les bourreaux de l’équipe nigériane.
Les Ecureuils dames effectuent une autre sortie, mercredi 24 janvier prochain, au stade René Pleven d’Akpakpa. Ce sera face aux Robots FC of Sango, un autre club nigérian de football féminin.
A Abidjan, les Béninoises évolueront dans la poule B, en compagnie du Nigeria, du Togo et du Sénégal. Elles débuteront le tournoi, jeudi 15 février prochain au stade Robert Champroux, face au Nigeria. Dans la poule A, on retrouve la Côte d’Ivoire, le Niger, le Burkina Faso et le Ghana?

Actualités 22 janv. 2018


Audience à la Cour suprême : Les agents licenciés de la Sbee chez Ousmane Batoko

Le président de la Cour suprême a reçu à son cabinet, ce jeudi 18 janvier, plusieurs personnalités et délégations dont le Collectif des agents contractuels licenciés de la Société béninoise d’énergie électrique (Sbee). Ce dernier est allé plaider pour l’examen de son recours en souffrance à la chambre administrative de la Cour suprême.

Près de 150 agents occasionnels et prestataires de la Société béninoise d’énergie électrique (Sbee) qui disent avoir été « abusivement » licenciés en 2008 attendent que la Cour suprême se prononce sur le recours introduit au niveau de la chambre administrative de la Haute juridiction. Une délégation du collectif était, ce jeudi 18 janvier en audience chez le président de la Cour suprême, Ousmane Batoko, pour lui faire part de son impatience et de ses inquiétudes par rapport à la lenteur qu’accuse l’examen du dossier. Elle sollicite par la même occasion l’appui du président de la Cour suprême pour que soit accélérée cette procédure administrative.
Selon Simplice Dédjrossè, porte-parole de la délégation, c’est difficilement que ses collègues licenciés arrivent à joindre les deux bouts avec leurs familles. Leur situation de chômage leur crée beaucoup de difficultés, a-t-il signalé.
Ces agents confient que c’est un beau matin que, par lettre n°4084/08/SBEE/DG/DRHC/SAPR du 30 juillet 2008, il leur a été notifié la rupture de leur contrat d’insertion professionnelle à la Sbee. C’est ainsi qu’ils sont devenus depuis lors des chômeurs. La promesse des autorités de la société de leur faire appel en cas de besoin est restée jusque-là lettre morte. C’est seulement onze d’entre eux qui ont réintégrés et titularisés en novembre 2008. Mais la situation du reste n’a pas connu de suite jusqu’ici. Ils disent avoir rencontré le médiateur de la République pour faire fléchir les autorités de la Sbee mais sans suite.

Situation des Gsm

« Au début de l’année 2017, nous avons pu rencontrer certaines autorités de la Sbee mandatées par la direction générale et qui ont promis de nous donner une suite favorable d’ici fin juin 2017. Mais jusqu’à ce jour c’est le silence plat », se désole le porte-parole du collectif, Simplice Dédjrossè. Lui et ses camarades appellent la Cour suprême au secours pour corriger ce qu’ils appellent « une injustice »
A la suite de ses ex-agents de la Sbee, le président de la Cour suprême s’est entretenu aussi avec le président de l’Autorité de régulation des communications électroniques et de la poste du Bénin (Arcep-Bénin). Flavien Bachabi a abordé avec Ousmane Batoko les actions que mène son institution dans le cadre de l’assainissement du secteur des Gsm au Bénin. Selon lui, l’autorité reste accrochée au respect strict des textes qui existent dans le secteur. Il est hors de question que les opérateurs Gsm ne respectent pas les clauses des cahiers des charges et des conventions qu’ils ont signées avec l’Etat, insiste Flavien Bachabi. L’Arcep est là pour faire appliquer les lois sans complaisance et sans état d’âme. Ce sont ces mesures fortes qui expliquent aujourd’hui que le Bénin soit en train de passer de cinq à deux réseaux, renseigne le président de l’Arcep-Bénin. Selon lui, le président de la Cour suprême aurait beaucoup apprécié ces actions d’assainissement que l’Autorité mène depuis l’avènement du régime du Nouveau départ?

Société 19 janv. 2018


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